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Corrigé détaillé X ENS Physique MPI 2026

Déviation d'un astéroïde par percussion

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MP2I : 28 questions sur 35, parties I, II et IV en entier. Autres questions faisables en MP2I

Autres premières années : BCPST1 3 questions.

Détail par partie
  • Partie I : Orbite de Didymos autour du Soleil4/4Faisable
  • Partie II : Orbite de DART autour du Soleil17/17Faisable
  • Partie III : Moteur ionique3/10En partie
  • Partie IV : Etude de l'astéroïde double Didymos-Dimorphos et effet de l'impact de DART4/4Faisable

Le sujet en bref

Sujet moyen · Mécanique, Électromagnétisme, Optique géométrique · 7 incontournables · 28 questions de première année
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Inspiré directement de la célèbre mission spatiale DART (Double Asteroid Redirection Test) de la NASA, ce sujet remarquable aborde les différentes phases de la déviation contrôlée d'un géocroiseur. L'épreuve est découpée en quatre parties indépendantes et progressives : la détermination de l'orbite héliocentrique de l'astéroïde Didymos par analyse de données réelles, le calcul fin du transfert orbital de la sonde par deux méthodes complémentaires (énergie potentielle effective et invariant de Hamilton), l'étude physique du moteur ionique à grille (régime de charge d'espace et loi de Child-Langmuir), et enfin l'analyse photométrique et mécanique de l'impact sur le satellite Dimorphos.

Ce sujet constitue un support de révision exceptionnel pour les concours. Très formateur, il allie une modélisation physique limpide, des ordres de grandeur pertinents et une absence délibérée de calculs lourds, privilégiant l'élégance du raisonnement et la compréhension intuitive des concepts fondamentaux.

Difficulté
Moyen, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 2 h 20 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

7 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en MP2I et MPSI : 28 questions sur 35, parties I, II et IV.

Où gagner des points

19 questions rapides et accessibles
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Rapides et accessibles (19) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

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Sommaire

35 questions
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Partie I : Orbite de Didymos autour du Soleil

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : champ de force centrale, conservation du moment cinétique

Rappeler en vertu de quel principe le mouvement d'une planète ou d'un astéroïde sous l'attraction du Soleil est dans un plan contenant celui-ci.

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Invoquer la conservation du moment cinétique d'un point matériel soumis à une force centrale dirigée vers le Soleil.

Voir la réponse courte

La force gravitationnelle étant centrale, le moment cinétique est conservé, ce qui implique que la trajectoire est plane et passe par le Soleil.

Voir le corrigé complet

L'attraction gravitationnelle exercée par le Soleil sur une planète ou un astéroïde est une force centrale dont le centre de force est le centre du Soleil S :

\vec{F} = -\frac{\mathcal{G} M_{\odot} m}{r^2}\,\vec{e}_r

Dans le référentiel héliocentrique supposé galiléen, le moment de cette force par rapport au point S est constamment nul :

\vec{\mathcal{M}}_S(\vec{F}) = \vec{r} \wedge \vec{F} = \vec{0}

En vertu du théorème du moment cinétique, le moment cinétique de l'astre par rapport à S, défini par \vec{L}_S = \vec{r} \wedge m\vec{v}, est une constante du mouvement :

\frac{\mathrm{d}\vec{L}_S}{\mathrm{d}t} = \vec{\mathcal{M}}_S(\vec{F}) = \vec{0} \implies \vec{L}_S = \vec{\mathrm{cste}}

Comme \vec{r}(t) \cdot \vec{L}_S = 0 à chaque instant, le vecteur position reste orthogonal au vecteur fixe \vec{L}_S (supposé non nul). Le mouvement est donc contenu dans le plan fixe passant par S et orthogonal à \vec{L}_S.

\boxed{\text{Le mouvement plan résulte de la conservation du moment cinétique par rapport au Soleil.}}

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : trajectoire elliptique, demi-grand axe

Didymos décrit une orbite elliptique autour du Soleil. Sa distance minimale au Soleil (correspondant au point de l'orbite dit "périhélie") est . Le fait que soit très proche de explique que Didymos passe parfois très près de la Terre, comme on le voit sur la figure 1, notamment en 2022, qui est l'année choisie pour l'impact. Déduire de la figure une estimation du demi-grand axe de l'orbite de Didymos.

Voir l'indice

Rechercher sur le graphique la distance maximale Terre-Didymos lorsque la Terre et l'astéroïde sont en opposition aux aphélies/périhélies.

Voir la stratégie
  1. Relever sur la figure 1 la distance maximale d_{\max} séparant la Terre de Didymos.
  2. Identifier la configuration géométrique correspondant à ce maximum pour en déduire la distance à l'aphélie r_{\max} de Didymos.
  3. Calculer le demi-grand axe a par la relation géométrique reliant a, r_{\min} et r_{\max}.
Voir la réponse courte

Lecture de l'aphélie r_{\max} sur le schéma pour déduire le demi-grand axe a = (r_{\min} + r_{\max})/2.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 1, la distance maximale séparant la Terre de Didymos atteint des pics situés à :

d_{\max} \approx 3{,}27 \, r_0 \quad (\text{soit entre } 3{,}25\, r_0 \text{ et } 3{,}30\, r_0)

Les orbites de la Terre et de Didymos étant coplanaires, la distance entre les deux corps est maximale lorsqu'ils sont en opposition par rapport au Soleil (alignement Didymos – Soleil – Terre) et que Didymos se trouve à son aphélie, c'est-à-dire à sa distance maximale r_{\max} du Soleil.

La Terre décrivant une orbite quasi circulaire de rayon r_0, cette distance maximale vaut :

d_{\max} = r_{\max} + r_0

On en déduit l'aphélie de l'orbite de Didymos :

r_{\max} = d_{\max} - r_0 \approx 3{,}27 \, r_0 - 1{,}00 \, r_0 = 2{,}27 \, r_0

Par définition des paramètres d'une ellipse de demi-grand axe a, la distance au périhélie et la distance à l'aphélie vérifient :

2a = r_{\min} + r_{\max} \implies a = \frac{r_{\min} + r_{\max}}{2}

Avec r_{\min} = 1{,}01 \, r_0 et r_{\max} \approx 2{,}27 \, r_0, on obtient :

a \approx \frac{1{,}01 + 2{,}27}{2} \, r_0 \approx 1{,}64 \, r_0
\boxed{a \approx 1{,}64 \, r_0 \approx 2{,}5 \times 10^8 \text{ km}}

(Une valeur comprise entre 1{,}6\, r_0 et 1{,}65\, r_0 est tout à fait acceptable compte tenu de la précision de lecture).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
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  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : troisième loi de kepler, période orbitale

Déduire de la valeur du demi-grand axe une estimation de la période de révolution de Didymos autour du Soleil, en années.

Voir l'indice

Appliquer la troisième loi de Kepler en comparant l'orbite de Didymos à celle de la Terre (T_0 = 1\text{ an} pour a_0 = 1\text{ UA}).

Voir la stratégie
  1. Appliquer la troisième loi de Kepler reliant la période de révolution au demi-grand axe pour deux corps en orbite autour du même astre central (le Soleil).
  2. Exprimer directement la période T en années en prenant l'orbite terrestre comme référence.
Voir la réponse courte

Application de la troisième loi de Kepler T = (a/r_0)^{3/2} exprimée en années pour en déduire la période de Didymos.

Voir le corrigé complet

D'après la troisième loi de Kepler, pour tout corps en orbite képlérienne autour du Soleil de masse M_\odot, le rapport entre le carré de la période de révolution et le cube du demi-grand axe est une constante universelle :

\frac{T^2}{a^3} = \frac{4\pi^2}{G M_\odot}

En appliquant cette loi à Didymos ainsi qu'à la Terre, dont la période de révolution est T_0 = 1\text{ an} et le rayon orbital r_0 = 1\text{ UA}, on obtient :

\frac{T^2}{a^3} = \frac{T_0^2}{r_0^3} \implies T = T_0 \left( \frac{a}{r_0} \right)^{3/2}

Avec la valeur a \approx 1,64\,r_0 estimée à la question 2 :

T \approx 1,64^{3/2} = 1,64 \times \sqrt{1,64} \approx 1,64 \times 1,28 \approx 2,1\text{ ans}
\boxed{T \approx 2,1\text{ ans}}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : période orbitale, loi des aires

Validez votre estimation de en exploitant les données de la figure 1.

Voir l'indice

Mesurer la pseudo-période des passages rapprochés sur la figure 1 pour relier la période synodique à la période sidérale T.

Voir la stratégie

La figure 1 représente la distance Terre-Didymos au cours du temps. On peut exploiter cette courbe de deux manières complémentaires :

  1. Par la pseudo-période des oscillations rapides, qui correspond à la période synodique T_s entre la Terre et Didymos.
  2. Par la périodicité des passages très rapprochés (minima quasi-nuls), qui traduit une quasi-résonance entre les périodes orbitales de la Terre et de Didymos.
Voir la réponse courte

Comparaison de la période calculée avec l'intervalle entre passages successifs au périhélie visibles sur la trajectoire de la figure 1.

Voir le corrigé complet

Méthode 1 : Exploitation de la période synodique

La distance entre la Terre et Didymos oscille à chaque conjonction (alignement Soleil-Terre-Didymos du même côté). La durée séparant deux conjonctions successives est la période synodique T_s, reliée aux périodes de révolution T de Didymos et T_0 = 1\text{ an} de la Terre par :

\frac{1}{T_s} = \frac{1}{T_0} - \frac{1}{T}

Sur la figure 1, on compte environ 26 oscillations complètes (maxima ou minima) sur l'intervalle de 50 ans (entre 2000 et 2050), soit :

T_s \approx \frac{50\text{ ans}}{26} \approx 1,9\text{ ans}

On en déduit la période orbitale T de Didymos :

\frac{1}{T} = \frac{1}{T_0} - \frac{1}{T_s} \approx 1 - \frac{1}{1,9} \approx 0,47\text{ an}^{-1} \implies T \approx \frac{1}{0,47} \approx 2,1\text{ ans}

Méthode 2 : Périodicité des passages très proches

L'énoncé signale que Didymos passe très près de la Terre en 2022. La figure 1 montre effectivement un minimum très marqué (d \lesssim 0,1\text{ UA}) en fin 2022, ainsi qu'un autre vers fin 2003 (et le suivant vers 2041-2042). L'intervalle séparant deux configurations quasi-identiques au périhélie est :

\Delta t \approx 2022 - 2003 = 19\text{ ans}

Pendant cette durée, la Terre effectue 19 révolutions et Didymos en effectue N entières. Comme T \approx 2\text{ ans}, on a N = 19 / 2 \approx 9 révolutions, ce qui donne :

T \approx \frac{19\text{ ans}}{9} \approx 2,11\text{ ans}

Ces deux lectures confirment remarquablement la valeur obtenue à la question Q3 :

\boxed{T \approx 2,1\text{ ans}}

Résultat

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Partie II : Orbite de DART autour du Soleil

Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : orbite circulaire, vitesse orbitale

On lance l'engin spatial DART, de masse , depuis la Terre. On l'envoie suffisamment loin pour qu'il échappe à l'attraction gravitationnelle de la Terre et ne soit plus sensible qu'à celle du Soleil, et on le place dans un premier temps sur la même orbite que la Terre. Que vaut alors sa vitesse autour du Soleil ?

Voir l'indice

Exprimer la vitesse sur une trajectoire circulaire de rayon r_0 soumise à l'attraction gravitationnelle du Soleil.

Voir la réponse courte

Égalité entre accélération centripète et attraction gravitationnelle pour obtenir la vitesse circulaire v_0 = \sqrt{G M_S/r_0}.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel héliocentrique, supposé galiléen, l'engin spatial DART de masse m, une fois affranchi de l'attraction terrestre, n'est plus soumis qu'à la force gravitationnelle exercée par le Soleil de masse M_S :

\vec{F} = -\frac{G M_S m}{r_0^2}\,\vec{e}_r

Pour une orbite circulaire de rayon r_0, le principe fondamental de la dynamique projeté sur la direction radiale s'écrit :

m\,\frac{v^2}{r_0} = \frac{G M_S m}{r_0^2} \implies v = \sqrt{\frac{G M_S}{r_0}}

Cette vitesse orbitale ne dépend pas de la masse m du corps en orbite. L'engin DART étant placé sur la même orbite que la Terre, sa vitesse orbitale autour du Soleil est identique à celle de la Terre :

\boxed{v = v_0 = 30\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : moment cinétique, impulsion radiale

Quelle est la variation de son moment cinétique par rapport au Soleil ?

Voir l'indice

Calculer le produit vectoriel de la position \vec{r} par la variation d'impulsion purement radiale.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur position \vec{r} et le vecteur vitesse \vec{v} de DART juste avant et juste après l'impulsion.
  2. Calculer le moment cinétique par rapport au Soleil \vec{L}_S = \vec{r} \wedge (m\vec{v}) dans chaque cas et en déduire la variation \Delta\vec{L}_S.
Voir la réponse courte

L'impulsion étant purement radiale, le produit vectoriel \vec{r} \wedge m\vec{v}_1 est nul, donc le moment cinétique est conservé (\Delta \vec{L} = \vec{0}).

Voir le corrigé complet

L'impulsion étant supposée instantanée, la position de DART ne varie pas pendant son application :

\vec{r} = r_0 \vec{e}_r

Avant l'impulsion, la vitesse de DART est purement orthoradiale : \vec{v}_- = v_0 \vec{e}_\theta. Le moment cinétique par rapport au Soleil est :

\vec{L}_S^- = \vec{r} \wedge (m\vec{v}_-) = r_0 \vec{e}_r \wedge (m v_0 \vec{e}_\theta) = m r_0 v_0 \vec{e}_z

où \vec{e}_z = \vec{e}_r \wedge \vec{e}_\theta.

Après l'impulsion, la vitesse s'écrit \vec{v}_+ = v_1 \vec{e}_r + v_0 \vec{e}_\theta. Le moment cinétique devient :

\begin{aligned} \vec{L}_S^+ &= \vec{r} \wedge (m\vec{v}_+) \\ &= r_0 \vec{e}_r \wedge m(v_1 \vec{e}_r + v_0 \vec{e}_\theta) \\ &= m r_0 v_1 (\vec{e}_r \wedge \vec{e}_r) + m r_0 v_0 (\vec{e}_r \wedge \vec{e}_\theta) \\ &= m r_0 v_0 \vec{e}_z \end{aligned}

puisque \vec{e}_r \wedge \vec{e}_r = \vec{0}.

La variation du moment cinétique de DART par rapport au Soleil est donc nulle :

\boxed{\Delta\vec{L}_S = \vec{0}}

Résultat

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Question 7

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : énergie mécanique, demi-grand axe

Quelle est la modification de son énergie mécanique par rapport au Soleil ? En déduire la variation du demi-grand axe au premier ordre en , en négligeant les corrections du second ordre.

Voir l'indice

Écrire la variation d'énergie cinétique due à l'apparition de la vitesse radiale v_1, puis relier E_m au demi-grand axe a.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie mécanique avant et immédiatement après l'impulsion brève : la position n'ayant pas le temps de changer, l'énergie potentielle est inchangée, seule l'énergie cinétique varie.
  2. Relier l'énergie mécanique au demi-grand axe a de la trajectoire elliptique via la relation classique E_m = -\dfrac{G M_S m}{2a} et effectuer un développement limité au premier ordre en |v_1|/v_0.
Voir la réponse courte

Calcul de \Delta E_m = \frac{1}{2}mv_1^2 d'ordre deux en v_1/v_0, d'où une variation nulle du demi-grand axe au premier ordre.

Voir le corrigé complet

Avant l'impulsion, DART est sur l'orbite circulaire de rayon r_0 à la vitesse v_0. La force d'attraction gravitationnelle exercée par le Soleil de masse M_S assure l'accélération centripète :

\frac{G M_S m}{r_0^2} = m \frac{v_0^2}{r_0} \implies \frac{G M_S m}{r_0} = m v_0^2

L'énergie mécanique initiale de DART s'écrit alors :

E_{m,0} = E_{c,0} + E_{p,0} = \frac{1}{2} m v_0^2 - \frac{G M_S m}{r_0} = -\frac{1}{2} m v_0^2

L'impulsion étant communiquée pendant un bref instant, le vecteur position n'a pas le temps de varier : la distance au Soleil reste égale à r_0, et l'énergie potentielle gravitationnelle est inchangée.

En revanche, la vitesse devient \vec{v} = v_1 \vec{e}_r + v_0 \vec{e}_\theta, d'où une norme au carré :

v^2 = v_1^2 + v_0^2

La nouvelle énergie mécanique de DART vaut donc :

E_m = \frac{1}{2} m (v_0^2 + v_1^2) - \frac{G M_S m}{r_0} = E_{m,0} + \frac{1}{2} m v_1^2

La modification de son énergie mécanique est donc :

\boxed{\Delta E_m = \frac{1}{2} m v_1^2}

Pour une orbite képlérienne elliptique de demi-grand axe a dans le champ de gravitation solaire, l'énergie mécanique s'exprime par :

E_m = -\frac{G M_S m}{2a}

Initialement, la trajectoire circulaire de rayon r_0 a pour demi-grand axe a_0 = r_0, d'où E_{m,0} = -\dfrac{G M_S m}{2r_0} = -\dfrac{1}{2}mv_0^2. Immédiatement après l'impulsion, on a :

-\frac{G M_S m}{2a} = -\frac{1}{2} m v_0^2 + \frac{1}{2} m v_1^2 = -\frac{G M_S m}{2r_0} \left(1 - \frac{v_1^2}{v_0^2}\right)

Il vient :

a = \frac{r_0}{1 - \left(\frac{v_1}{v_0}\right)^2} = r_0 \left[ 1 + \left(\frac{v_1}{v_0}\right)^2 + o\left(\left(\frac{v_1}{v_0}\right)^2\right) \right]

La variation du demi-grand axe \Delta a = a - r_0 est un infiniment petit du second ordre en |v_1|/v_0 :

\Delta a = r_0 \left(\frac{v_1}{v_0}\right)^2 + o\left(\left(\frac{v_1}{v_0}\right)^2\right)

Au premier ordre en |v_1|/v_0, en négligeant les corrections du second ordre, la variation du demi-grand axe est donc nulle :

\boxed{\Delta a = 0 \quad \text{(au premier ordre en } |v_1|/v_0\text{)}}

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1 · Première méthode : utilisation de l'énergie potentielle effective

Question 8

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Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : énergie potentielle effective, moment cinétique

On rappelle que le mouvement radial dans un champ de gravitation newtonien est celui d'une particule à une dimension soumise à une énergie potentielle effective . Établir l'expression de et l'exprimer en fonction de , , et .

Voir l'indice

Exprimer l'énergie mécanique en coordonnées polaires et isoler le terme dépendant uniquement de r en utilisant L_z = m r^2 \dot{\theta}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie cinétique de la sonde en coordonnées polaires planes (r, \theta) et en déduire l'énergie mécanique E_m.
  2. Éliminer la coordonnée angulaire \dot{\theta} grâce à la conservation du moment cinétique L_z = m r_0 v_0 et relier la constante gravitationnelle G M_S à r_0 et v_0.
  3. Identifier l'équation du mouvement radial sous forme d'une conservation d'énergie à une dimension pour obtenir E_{\mathrm{p,eff}}(r).
Voir la réponse courte

Écriture de l'énergie mécanique sous forme radiale pour identifier l'énergie potentielle effective en fonction de m, r_0, v_0 et r.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel héliocentrique supposé galiléen, le vecteur vitesse de DART s'écrit en coordonnées polaires (r, \theta) :

\vec{v} = \dot{r} \vec{e}_r + r \dot{\theta} \vec{e}_\theta

L'énergie cinétique de la sonde de masse m est donc :

E_c = \frac{1}{2} m \dot{r}^2 + \frac{1}{2} m r^2 \dot{\theta}^2

L'attraction gravitationnelle exercée par le Soleil de masse M_S dérive de l'énergie potentielle newtonienne (en choisissant la référence nulle à l'infini) :

E_p(r) = - \frac{G M_S m}{r}

Pour la Terre (ou initialement pour DART) sur son orbite circulaire de rayon r_0 à la vitesse v_0, le principe fondamental de la dynamique projeté sur la direction radiale s'écrit :

m \frac{v_0^2}{r_0} = \frac{G M_S m}{r_0^2} \implies G M_S = r_0 v_0^2

L'énergie potentielle gravitationnelle s'exprime donc en fonction de m, r_0, v_0 et r par :

E_p(r) = - \frac{m r_0 v_0^2}{r}

Par ailleurs, le moment cinétique scalaire L_z par rapport au Soleil est conservé au cours du mouvement et invariant lors de l'impulsion radiale (question Q6) :

L_z = m r^2 \dot{\theta} = m r_0 v_0 \implies r\dot{\theta} = v_0 \frac{r_0}{r}

L'énergie mécanique totale s'écrit ainsi :

\begin{aligned} E_m &= \frac{1}{2} m \dot{r}^2 + \frac{L_z^2}{2 m r^2} + E_p(r) \\ &= \frac{1}{2} m \dot{r}^2 + \frac{1}{2} m v_0^2 \left(\frac{r_0}{r}\right)^2 - m v_0^2 \left(\frac{r_0}{r}\right) \end{aligned}

Le mouvement radial r(t) s'identifie à celui d'une particule fictive de masse m se déplaçant à une dimension selon l'axe r, d'énergie mécanique E_m = \frac{1}{2} m \dot{r}^2 + E_{\mathrm{p,eff}}(r), où l'énergie potentielle effective est définie par :

\boxed{E_{\mathrm{p,eff}}(r) = m v_0^2 \left[ \frac{1}{2} \left(\frac{r_0}{r}\right)^2 - \frac{r_0}{r} \right] = \frac{m v_0^2 r_0^2}{2 r^2} - \frac{m v_0^2 r_0}{r}}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : énergie potentielle effective, position d'équilibre

Comment, à partir de l'énergie potentielle effective, retrouve-t-on le rayon de l'orbite circulaire ? Vérifiez que vous obtenez le résultat attendu.

Voir l'indice

Écrire la condition d'équilibre radial \mathrm{d}E_{\mathrm{p,eff}}/\mathrm{d}r = 0 et vérifier la stabilité par le signe de la dérivée seconde.

Voir la stratégie
  1. Relier la condition d'orbite circulaire (r(t) = \mathrm{cste}) à une position d'équilibre pour le problème radial unidimensionnel équivalent régi par E_{\mathrm{p,eff}}(r).
  2. Calculer la dérivée de l'énergie potentielle effective par rapport à r, déterminer le rayon d'équilibre r_c, et vérifier la stabilité par la dérivée seconde.
Voir la réponse courte

L'orbite circulaire correspond au minimum de E_{\mathrm{p,eff}}(r), obtenu en annulant sa dérivée première, ce qui redonne r = r_0.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre du mouvement radial équivalent à une dimension, l'énergie mécanique s'écrit :

E_m = \frac{1}{2}m\dot{r}^2 + E_{\mathrm{p,eff}}(r)

En dérivant cette relation par rapport au temps pour \dot{r} \neq 0, on obtient l'équation du mouvement radial :

m\ddot{r} = - \frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p,eff}}}{\mathrm{d}r}(r)

Une orbite circulaire correspond à un rayon constant r(t) = r_c, d'où \dot{r} = 0 et \ddot{r} = 0 pour tout t. Le rayon r_c d'une orbite circulaire s'obtient donc comme une position d'équilibre du mouvement radial, c'est-à-dire un extremum de l'énergie potentielle effective :

\left.\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p,eff}}}{\mathrm{d}r}\right|_{r=r_c} = 0

À partir de l'expression établie à la question Q8 :

E_{\mathrm{p,eff}}(r) = m v_0^2 \left[ \frac{1}{2}\left(\frac{r_0}{r}\right)^2 - \frac{r_0}{r} \right]

Calculons la dérivée par rapport à r :

\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p,eff}}}{\mathrm{d}r}(r) = m v_0^2 \left( - \frac{r_0^2}{r^3} + \frac{r_0}{r^2} \right) = \frac{m v_0^2 r_0}{r^2} \left( 1 - \frac{r_0}{r} \right)

L'annulation de cette dérivée donne immédiatement :

1 - \frac{r_0}{r_c} = 0 \implies \boxed{r_c = r_0}

On retrouve bien le rayon r_0 de l'orbite circulaire initiale de la Terre et de la sonde DART.

De plus, en calculant la dérivée seconde en r = r_0 :

\frac{\mathrm{d}^2 E_{\mathrm{p,eff}}}{\mathrm{d}r^2}(r) = m v_0^2 \left( \frac{3r_0^2}{r^4} - \frac{2r_0}{r^3} \right) \implies \left.\frac{\mathrm{d}^2 E_{\mathrm{p,eff}}}{\mathrm{d}r^2}\right|_{r=r_0} = \frac{m v_0^2}{r_0^2} > 0

L'extremum est un minimum strict : l'orbite circulaire est donc un équilibre stable pour les perturbations radiales.

Résultat

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Question 10

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : petite oscillation, pulsation propre

On considère maintenant des trajectoires faiblement elliptiques, telles que avec, pour tout temps , . Pour ces trajectoires, présente des oscillations de faible amplitude autour de . En utilisant l'expression de obtenue plus haut, déterminer la pulsation de ces petites oscillations en fonction de et .

Voir l'indice

Développer l'énergie potentielle effective au second ordre autour de la position d'équilibre r_0 pour identifier une pulsation harmonique.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation différentielle régissant le mouvement radial r(t) à l'aide de l'énergie potentielle effective E_{\mathrm{p,eff}}(r) (ou dériver par rapport au temps la conservation de l'énergie mécanique).
  2. Effectuer un développement limité au premier ordre en r_1(t) autour de la position d'équilibre r_0.
  3. Identifier la pulsation propre \omega de l'oscillateur harmonique obtenu.
Voir la réponse courte

Développement au second ordre de E_{\mathrm{p,eff}} autour de r_0 pour obtenir la pulsation des petites oscillations radiales \omega = v_0/r_0.

Voir le corrigé complet

Le mouvement radial d'une particule dans un potentiel central newtonien est équivalent à un mouvement unidimensionnel le long de la coordonnée r, régi par l'équation du mouvement :

m \ddot{r} = -\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p,eff}}}{\mathrm{d}r}(r)

En posant r(t) = r_0 + r_1(t) avec |r_1(t)| \ll r_0, et sachant que r_0 correspond à un extremum de E_{\mathrm{p,eff}} (\mathrm{d}E_{\mathrm{p,eff}}/\mathrm{d}r(r_0) = 0 d'après la question Q9), le développement de Taylor de la force effective au premier ordre en r_1 s'écrit :

-\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p,eff}}}{\mathrm{d}r}(r_0 + r_1) = -\left.\frac{\mathrm{d}^2 E_{\mathrm{p,eff}}}{\mathrm{d}r^2}\right|_{r_0} r_1 + \mathcal{O}(r_1^2)

D'après le résultat de la question Q9, la dérivée seconde au minimum vaut :

\left.\frac{\mathrm{d}^2 E_{\mathrm{p,eff}}}{\mathrm{d}r^2}\right|_{r_0} = \frac{m v_0^2}{r_0^2}

L'équation différentielle du mouvement pour la perturbation r_1(t) devient ainsi :

m \ddot{r}_1 + \frac{m v_0^2}{r_0^2} r_1 = 0 \iff \ddot{r}_1 + \omega^2 r_1 = 0

avec :

\omega^2 = \frac{1}{m} \left.\frac{\mathrm{d}^2 E_{\mathrm{p,eff}}}{\mathrm{d}r^2}\right|_{r_0} = \frac{v_0^2}{r_0^2}

On en déduit l'expression de la pulsation des petites oscillations radiales :

\boxed{\omega = \frac{v_0}{r_0}}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : aphélie, approximation linéaire

On veut que l'aphélie de l'orbite de DART, défini comme le point de l'orbite où sa distance au Soleil est maximale, coïncide avec le périhélie de l'orbite de Didymos (voir question 2) ce qui permet un impact. Est-on bien dans le cadre de l'approximation faite à la question précédente ?

Voir l'indice

Comparer l'écart maximal requis r_1 = 0{,}01\,r_0 à la distance de référence r_0.

Voir la réponse courte

Avec r_{\max} - r_0 = 0,01\,r_0, l'écart relatif est de 1

Voir le corrigé complet

D'après la question 2, le périhélie de Didymos se situe à la distance :

r_{\min} = 1{,}01\, r_0

Pour que l'aphélie de l'orbite de DART coïncide avec ce point, la distance maximale de DART au Soleil doit être :

r_{\max} = r_{\min} = 1{,}01\, r_0

Comme la trajectoire est décrite sous la forme r(t) = r_0 + r_1(t), l'écart radial maximal vaut :

\max |r_1(t)| = r_{\max} - r_0 = 0{,}01\, r_0

L'écart relatif vérifie donc pour tout instant t :

\frac{|r_1(t)|}{r_0} \le 0{,}01 = 1\,\% \ll 1
\boxed{\text{On est donc parfaitement dans le cadre de l'approximation } |r_1(t)| \ll r_0 \text{ des petites oscillations.}}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
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Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : équation du mouvement, amplitude d'oscillation

En utilisant l'expression de , déterminer la valeur numérique de permettant de réaliser cet objectif.

Voir l'indice

Résoudre l'équation horaire des petites oscillations radiales avec les conditions initiales r_1(0) = 0 et \dot{r}_1(0) = v_1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer r_1(t) en intégrant l'équation de l'oscillateur harmonique avec les conditions initiales immédiatement après l'impulsion.
  2. Relier l'amplitude de l'oscillation radiale à la vitesse |v_1| et à la pulsation \omega.
  3. Identifier l'amplitude requise d'après la question Q11 pour calculer numériquement |v_1|.
Voir la réponse courte

L'amplitude de l'oscillation radiale vaut |v_1|/\omega = 0,01\,r_0, ce qui donne |v_1| = 0,01\,v_0 \approx 300\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

Voir le corrigé complet

L'écart radial r_1(t) vérifie l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique non amorti de pulsation \omega = v_0 / r_0 (question Q10) :

\ddot{r}_1(t) + \omega^2 r_1(t) = 0

En choisissant l'origine des temps t = 0 à l'instant de l'impulsion radiale, les conditions initiales s'écrivent :

r_1(0) = 0 \quad \text{et} \quad \dot{r}_1(0) = v_1

La solution générale est donc :

r_1(t) = \frac{v_1}{\omega} \sin(\omega t)

L'écart maximal à l'orbite circulaire est donné par l'amplitude des oscillations :

r_{1,\max} = \frac{|v_1|}{\omega} = \frac{|v_1|}{v_0} \, r_0

Pour que l'aphélie de la trajectoire atteigne le périhélie de Didymos (question Q11), il faut :

r_{\text{aph}} = r_0 + r_{1,\max} = 1{,}01 \, r_0 \implies r_{1,\max} = 0{,}01 \, r_0

On en déduit l'expression littérale de |v_1| :

|v_1| = \omega \, r_{1,\max} = 0{,}01 \, v_0

Avec v_0 = 30\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} = 3{,}0 \times 10^4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, on obtient l'application numérique :

|v_1| = 0{,}01 \times 30\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} = 0{,}30\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{|v_1| = 300\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
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Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : troisième loi de kepler, période orbitale

Que vaut la période de la trajectoire elliptique de DART ? Comment aurait-on pu obtenir ce résultat sans calcul ?

Voir l'indice

Utiliser l'invariance du demi-grand axe au premier ordre établie en Q7 conjointement avec la troisième loi de Kepler.

Voir la réponse courte

La période vaut T = 2\pi/\omega = 1\text{ an}, retrouvée sans calcul car le demi-grand axe ne varie pas au premier ordre.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, le rayon r(t) oscille avec une pulsation \omega = \dfrac{v_0}{r_0}. La période de ces oscillations radiales, qui correspond à la période de révolution sur l'orbite fermée, vaut donc :

T = \frac{2\pi}{\omega} = \frac{2\pi r_0}{v_0}

Or, r_0 et v_0 sont respectivement le rayon et la vitesse orbitale de la Terre sur son orbite quasi circulaire, si bien que \dfrac{2\pi r_0}{v_0} = T_0 = 1\text{ an}. On a ainsi :

\boxed{T = 1\text{ an} \approx 365\text{ jours}}

Obtention sans calcul : D'après la troisième loi de Kepler, le rapport \dfrac{T^2}{a^3} ne dépend que de la masse du Soleil :

\frac{T^2}{a^3} = \frac{T_0^2}{r_0^3}

Comme établi à la question Q7, l'impulsion radiale ne modifie le demi-grand axe qu'au second ordre en |v_1|/v_0, si bien qu'au premier ordre :

a = r_0

Le demi-grand axe étant inchangé au premier ordre, la troisième loi de Kepler impose directement que la période orbitale de DART reste égale à la période orbitale terrestre, soit T = T_0 = 1\text{ an}.

Résultat

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Question 14

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
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Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : condition initiale, trajectoire elliptique

L'impulsion radiale permettant à DART de passer sur une orbite elliptique lui a été communiquée le 24 décembre 2021. DART a atteint sa cible Dimorphos le 26 septembre 2022, soit trois quarts d'une année plus tard. En déduire si l'impulsion radiale était dirigée vers le Soleil ou dans le sens opposé.

Voir l'indice

Évaluer la phase \omega t au bout de \Delta t = 3/4\text{ an} sachant que l'aphélie (r_1 > 0) doit être atteint précisément à cet instant.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'écart radial r_1(t) à l'instant du rendez-vous t = \frac{3}{4}T à l'aide du résultat de la question Q12.
  2. Identifier la condition sur r_1(t) pour que DART se trouve à l'aphélie lors de la rencontre.
  3. En déduire le signe de la vitesse radiale initiale v_1 et la direction de l'impulsion par rapport au Soleil.
Voir la réponse courte

À \omega t = 3\pi/2, \sin(\omega t) = -1 ; pour que r_1 > 0 à l'aphélie, il faut v_1 < 0, donc une impulsion orientée vers le Soleil.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q12, l'écart radial à l'orbite circulaire s'écrit :

r_1(t) = \frac{v_1}{\omega} \sin(\omega t)

où t = 0 correspond à l'application de l'impulsion le 24 décembre 2021, et \omega = \frac{2\pi}{T} avec T = 1\text{ an} (question Q13).

L'impact a lieu après une durée de transfert :

\Delta t = \frac{3}{4} T

La phase correspondante vaut donc :

\omega \Delta t = \frac{2\pi}{T} \times \frac{3}{4}T = \frac{3\pi}{2}

À cet instant, la fonction sinus vaut \sin\left(\frac{3\pi}{2}\right) = -1, de sorte que la position radiale de DART est :

r_1(\Delta t) = -\frac{v_1}{\omega}

D'après les questions Q2 et Q11, l'impact avec Dimorphos (dont le périhélie est à r_{\min} = 1{,}01\,r_0) doit se produire à l'aphélie de l'orbite de DART, ce qui impose :

r_1(\Delta t) = +0{,}01\, r_0 > 0

On en déduit :

-\frac{v_1}{\omega} > 0 \iff v_1 < 0

Le vecteur unitaire radial \vec{e}_r étant conventionnellement orienté du Soleil vers l'extérieur, une vitesse initiale négative v_1 < 0 signifie que :

\boxed{\text{L'impulsion radiale était dirigée vers le Soleil.}}

Résultat

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2 · Seconde méthode : constantes du mouvement

Question 15

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : vecteur de hamilton, intégrale première

On définit le vecteur , où est le vecteur vitesse et une constante. Montrer que pour une trajectoire donnée, il existe une valeur de telle que le vecteur soit constant, et déterminer son expression, en y faisant apparaître le moment cinétique.

Voir l'indice

Dériver \vec{T} par rapport au temps en appliquant le principe fondamental de la dynamique et la loi des aires \mathrm{d}\vec{e}_\theta/\mathrm{d}t = -\dot{\theta}\vec{e}_r.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'accélération \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} à l'aide du principe fondamental de la dynamique appliqué au corps en orbite soumis à la gravitation newtonienne du Soleil.
  2. Calculer la dérivée temporelle de \vec{e}_\theta et exprimer \dot{\theta} en fonction du moment cinétique L_z.
  3. Dériver \vec{T} = \vec{v} - B\vec{e}_\theta par rapport au temps et identifier la valeur de la constante B assurant \frac{\mathrm{d}\vec{T}}{\mathrm{d}t} = \vec{0}.
Voir la réponse courte

Dérivation de \vec{T} par rapport au temps en utilisant la formule de Frenet ou la dérivation polaire, d'où B = G M_S m / L.

Voir le corrigé complet

On étudie un corps céleste de masse m dans le référentiel héliocentrique, supposé galiléen, soumis à la seule attraction gravitationnelle du Soleil de masse M_S :

\vec{F} = -\frac{G M_S m}{r^2}\,\vec{e}_r

Le principe fondamental de la dynamique donne :

\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -\frac{G M_S}{r^2}\,\vec{e}_r

Dans la base polaire (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta), la dérivée temporelle du vecteur orthoradial vaut :

\frac{\mathrm{d}\vec{e}_\theta}{\mathrm{d}t} = -\dot{\theta}\,\vec{e}_r

Le moment cinétique par rapport au Soleil s'écrit, en posant \vec{e}_z = \vec{e}_r \wedge \vec{e}_\theta :

\vec{L}_S = \vec{r} \wedge (m\vec{v}) = r\vec{e}_r \wedge m(\dot{r}\vec{e}_r + r\dot{\theta}\vec{e}_\theta) = m r^2 \dot{\theta}\,\vec{e}_z = L_z\,\vec{e}_z

Le moment de la force gravitationnelle en S étant nul, le moment cinétique est une constante du mouvement. On en déduit :

\dot{\theta} = \frac{L_z}{m r^2}

Dérivons le vecteur \vec{T} = \vec{v} - B\vec{e}_\theta par rapport au temps :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\vec{T}}{\mathrm{d}t} &= \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} - B\frac{\mathrm{d}\vec{e}_\theta}{\mathrm{d}t} \\ &= -\frac{G M_S}{r^2}\,\vec{e}_r - B(-\dot{\theta}\,\vec{e}_r) \\ &= \left( -\frac{G M_S}{r^2} + B\,\frac{L_z}{m r^2} \right)\vec{e}_r \\ &= \frac{1}{r^2}\left( \frac{B L_z}{m} - G M_S \right)\vec{e}_r \end{aligned}

Pour que \vec{T} soit un vecteur constant à tout instant le long de la trajectoire, il faut et il suffit que :

\frac{B L_z}{m} - G M_S = 0

soit, en notant L = \|\vec{L}_S\| = L_z > 0 la norme du moment cinétique :

\boxed{B = \frac{G M_S m}{L_z}}

Il existe donc bien une valeur de B, dépendant uniquement des caractéristiques du système et du moment cinétique de la trajectoire, pour laquelle \vec{T} est un vecteur constant.

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : vecteur de hamilton, orbite circulaire

Déterminer et pour l'orbite circulaire de rayon .

Voir l'indice

Évaluer \vec{v} et \dot{\theta} sur l'orbite circulaire initiale pour déduire la valeur de B et celle du vecteur \vec{T}.

Voir la réponse courte

Sur l'orbite circulaire, B = v_0 et le vecteur vitesse est purement orthoradial \vec{v} = v_0\vec{e}_\theta, ce qui conduit à \vec{T} = \vec{0}.

Voir le corrigé complet

Pour l'orbite circulaire de rayon r_0, le mouvement s'effectue à la vitesse v_0 selon la direction orthoradiale :

\vec{v} = v_0 \vec{e}_\theta

Le moment cinétique par rapport au Soleil s'écrit :

L_z = m r_0 v_0

En utilisant la relation G M_S = r_0 v_0^2 établie à la question Q8, la constante B introduite à la question Q15 s'exprime par :

B = \frac{G M_S m}{L_z} = \frac{(r_0 v_0^2) m}{m r_0 v_0} = v_0

On en déduit immédiatement le vecteur \vec{T} :

\vec{T} = \vec{v} - B \vec{e}_\theta = v_0 \vec{e}_\theta - v_0 \vec{e}_\theta = \vec{0}

Finalement :

\boxed{B = v_0 \quad \text{et} \quad \vec{T} = \vec{0}}

Résultat

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Question 17

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : vecteur de hamilton, trajectoire elliptique

Dessinez une orbite elliptique, en précisant la position du Soleil et le sens de parcours. Suivant lequel des deux axes de l'ellipse le vecteur est-il dirigé ? Précisez son sens sur votre dessin.

Voir l'indice

Projeter la relation de définition de \vec{T} au périhélie et à l'aphélie où la vitesse est purement orthoradiale.

Voir la stratégie
  1. Puisque le vecteur \vec{T} est une constante du mouvement, sa direction et son sens sont identiques en tout point de la trajectoire.
  2. On choisit de l'évaluer en un point particulier remarquable, le périhélie, où la vitesse radiale s'annule et où la géométrie est simple.
  3. On en déduit l'axe de l'ellipse auquel il est parallèle ainsi que son sens.
Voir la réponse courte

Au périhélie et à l'aphélie, la vitesse est orthoradiale, ce qui montre que \vec{T} est dirigé suivant le demi-petit axe.

Voir le corrigé complet

Le vecteur \vec{T} = \vec{v} - B\vec{e}_\theta étant constant au cours du mouvement, calculons-le au périhélie P, point de distance minimale au Soleil F situé sur le grand axe.

En ce point :

  • la vitesse radiale est nulle : \dot{r}_p = 0, donc la vitesse est purement orthoradiale : \vec{v}_p = v_p \vec{e}_\theta(P) ;
  • le vecteur unitaire radial \vec{e}_r(P) est porté par le grand axe (axe focal, dirigé de F vers P) ;
  • le vecteur unitaire orthoradial \vec{e}_\theta(P) est orthogonal au grand axe, c'est-à-dire parallèle au petit axe de l'ellipse.

En exprimant la vitesse au périhélie à l'aide de l'équation de la conique r(\theta) = \frac{p}{1+e\cos\theta} et de la constante des aires C = r^2\dot{\theta} :

v_p = \frac{C}{r_p} = \frac{C(1+e)}{p} = B(1+e)

car d'après la question Q15, B = \frac{G M_S}{C} = \frac{C}{p}.

On en déduit :

\vec{T} = \vec{v}_p - B\vec{e}_\theta(P) = \bigl(v_p - B\bigr)\vec{e}_\theta(P) = B e\,\vec{e}_\theta(P)

Comme B > 0 et e > 0, le vecteur \vec{T} est colinéaire à \vec{e}_\theta(P) et de même sens.

\boxed{\text{Le vecteur }\vec{T}\text{ est dirigé suivant le \textbf{petit axe} de l'ellipse, dans le sens de la vitesse au périhélie.}}

Résultat

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Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : vecteur de hamilton, impulsion

On applique maintenant ces résultats à l'orbite elliptique de DART après qu'une vitesse radiale lui a été communiquée. Quelles sont les expressions de et dans ce cas, en fonction de et ?

Voir l'indice

Calculer la constante B à partir de L_z, puis évaluer \vec{T} immédiatement après l'impulsion où \vec{v} = v_1 \vec{e}_r + v_0 \vec{e}_\theta.

Voir la stratégie
  1. Utiliser l'expression de la constante B établie en question 15 en exploitant la conservation du moment cinétique lors de l'impulsion radiale.
  2. Évaluer le vecteur de Hamilton \vec{T}, qui est une constante du mouvement, à l'instant suivant immédiatement l'impulsion pour en déduire sa norme.
Voir la réponse courte

Comme L est inchangé, B = v_0, et l'évaluation de \vec{T} juste après l'impulsion donne \vec{T} = v_1 \vec{e}_r, d'où |\vec{T}| = |v_1|.

Voir le corrigé complet

D'après la question 6, l'impulsion communiquée à DART est purement radiale, ce qui conserve son moment cinétique par rapport au Soleil :

L_z = m r_0 v_0

D'après la question 15, la constante B s'exprime sous la forme B = \dfrac{G M_S m}{L_z}. En utilisant la relation pour l'orbite circulaire initiale G M_S = r_0 v_0^2 (question 8), il vient :

B = \frac{m r_0 v_0^2}{m r_0 v_0} = v_0
\boxed{B = v_0}

La constante B n'est donc pas modifiée par l'impulsion radiale.

Le vecteur \vec{T} étant une constante du mouvement képlérien, sa valeur est déterminée par les conditions initiales immédiatement après la fin de la brève impulsion radiale (notée t = 0^+). À cet instant, la sonde se trouve toujours à la distance r_0 du Soleil, avec la vitesse :

\vec{v}(0^+) = v_1 \vec{e}_r + v_0 \vec{e}_\theta

En injectant cette vitesse et la valeur de B dans la définition du vecteur de Hamilton, on obtient :

\begin{aligned} \vec{T} &= \vec{v}(0^+) - B \vec{e}_\theta \\ &= \left(v_1 \vec{e}_r + v_0 \vec{e}_\theta\right) - v_0 \vec{e}_\theta \\ &= v_1 \vec{e}_r \end{aligned}

En prenant la norme de ce vecteur, on en déduit :

\boxed{|\vec{T}| = |v_1|}

Résultat

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : vecteur de hamilton, vitesse à l'aphélie

Déterminer la vitesse de DART au périhélie et à l'aphélie en fonction de et .

Voir l'indice

Utiliser la colinéarité de \vec{v} et \vec{e}_\theta aux apsides ainsi que l'orientation de \vec{T}.

Voir la stratégie
  1. Par définition des apsides (périhélie et aphélie), la composante radiale de la vitesse est nulle : la vitesse est purement orthoradiale.
  2. On utilise la relation de définition du vecteur de Hamilton \vec{v} = \vec{T} + B\vec{e}_\theta pour relier directement la vitesse à la norme de \vec{T} aux extremums de distance.
Voir la réponse courte

Les vitesses aux apsides sont purement orthoradiales, d'où v_p = v_0 + |v_1| au périhélie et v_a = v_0 - |v_1| à l'aphélie.

Voir le corrigé complet

Au périhélie P et à l'aphélie A, la distance au Soleil est extrémale, de sorte que la vitesse radiale s'annule : \dot{r} = 0. Le vecteur vitesse est donc purement orthoradial :

\vec{v} = v\,\vec{e}_\theta

En utilisant la relation définissant le vecteur constant \vec{T} :

\vec{T} = \vec{v} - B\,\vec{e}_\theta = (v - B)\,\vec{e}_\theta

Le vecteur constant \vec{T} est donc colinéaire au vecteur unitaire orthoradial \vec{e}_\theta en chacun de ces deux points.

De plus, la norme de la vitesse s'écrit de façon générale :

v = \|\vec{T} + B\vec{e}_\theta\|

Puisque B = v_0 et \|\vec{T}\| = |v_1|, l'inégalité triangulaire impose :

v_0 - |v_1| \le v \le v_0 + |v_1|
  • Au périhélie, la distance au centre d'attraction est minimale, donc l'énergie potentielle est minimale et l'énergie cinétique est maximale : la vitesse y est maximale (\vec{e}_\theta et \vec{T} sont de même sens) :

    v_P = B + \|\vec{T}\| = v_0 + |v_1|
  • À l'aphélie, la distance au centre d'attraction est maximale, l'énergie potentielle est maximale et l'énergie cinétique est minimale : la vitesse y est minimale (\vec{e}_\theta et \vec{T} sont opposés) :

    v_A = B - \|\vec{T}\| = v_0 - |v_1|

On obtient donc les vitesses de DART :

\boxed{v_P = v_0 + |v_1|} \qquad \text{et} \qquad \boxed{v_A = v_0 - |v_1|}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : moment cinétique, aphélie

Quelle constante du mouvement permet de relier la vitesse à la distance au Soleil en ces deux points ? En déduire l'expression de la distance au Soleil à l'aphélie en fonction de , et .

Voir l'indice

Exploiter la conservation du moment cinétique L_z = r_P v_P = r_A v_A = m r_0 v_0.

Voir la stratégie
  1. Identifier la constante du mouvement reliant directement la vitesse à la distance au centre de force en exploitant le fait que la vitesse est purement orthoradiale aux apsides (périhélie et aphélie).
  2. Exprimer le moment cinétique à l'aphélie et utiliser sa conservation (établie en Q6) ainsi que l'expression de v_A obtenue en Q19 pour en déduire r_A.
Voir la réponse courte

La conservation du moment cinétique r_a v_a = r_0 v_0 fournit directement r_a = r_0 v_0 / (v_0 - |v_1|).

Voir le corrigé complet

La constante du mouvement appropriée est le moment cinétique de DART par rapport au Soleil :

\vec{L}_S = \vec{r} \wedge (m\vec{v}) = L_z \vec{e}_z

Au périhélie et à l'aphélie (les apsides de l'orbite), la distance au centre de force passe par un extremum, de sorte que la vitesse radiale est nulle : \dot{r} = 0. Le vecteur vitesse y est donc purement orthoradial (\vec{v} = v\,\vec{e}_\theta), ce qui donne :

L_z = m \, r_P \, v_P = m \, r_A \, v_A

D'après la question Q6, l'impulsion purement radiale n'a pas modifié le moment cinétique, qui conserve sa valeur initiale sur l'orbite circulaire de rayon r_0 :

L_z = m \, r_0 \, v_0

À l'aphélie, l'égalité des moments cinétiques s'écrit donc :

m \, r_A \, v_A = m \, r_0 \, v_0 \implies r_A = r_0 \frac{v_0}{v_A}

En injectant l'expression de la vitesse à l'aphélie obtenue à la question Q19, v_A = v_0 - |v_1|, on en déduit :

\boxed{r_A = r_0 \, \frac{v_0}{v_0 - |v_1|} = \frac{r_0}{1 - \dfrac{|v_1|}{v_0}}}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : développement limité, aphélie

Vérifier qu'on retrouve bien le résultat de la question 12 dans la limite où .

Voir l'indice

Effectuer un développement limité au premier ordre en |v_1|/v_0 de l'expression de r_A trouvée en Q20.

Voir la réponse courte

Développement au premier ordre r_a \approx r_0(1 + |v_1|/v_0), ce qui redonne immédiatement la relation |v_1| = 0,01\,v_0.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q20, la distance à l'aphélie de l'orbite de DART s'écrit :

r_A = \frac{r_0}{1 - \dfrac{|v_1|}{v_0}}

Dans la limite où |v_1| \ll v_0, effectuons un développement limité au premier ordre en |v_1|/v_0 :

r_A = r_0 \left( 1 + \frac{|v_1|}{v_0} + \mathcal{O}\left( \frac{v_1^2}{v_0^2} \right) \right) \approx r_0 + r_0 \frac{|v_1|}{v_0}

L'écart maximal au rayon circulaire r_0 vaut donc au premier ordre :

r_{1,\max} = r_A - r_0 \approx r_0 \frac{|v_1|}{v_0}

Pour que l'aphélie de DART atteigne le périhélie de Didymos fixé à r_{\min} = 1{,}01\,r_0 (question Q2), on impose :

r_A = 1{,}01\,r_0 \iff r_{1,\max} = 0{,}01\,r_0

Il vient immédiatement :

\frac{|v_1|}{v_0} = 0{,}01 = 10^{-2} \implies |v_1| = 0{,}01 \times 30\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} = 300\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

On retrouve ainsi de manière exacte le résultat obtenu par l'étude des petites oscillations radiales à la question Q12 :

\boxed{|v_1| = 10^{-2}\, v_0 = 300\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Partie III : Moteur ionique

Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : théorème de la quantité de mouvement, temps caractéristique

La force produite par le moteur ionique est , et la masse de l'engin spatial est . Pendant combien de jours faut-il faire fonctionner le moteur pour obtenir la modification de trajectoire voulue ? On rappelle qu'un jour vaut environ . À quelle durée caractéristique faut-il comparer cette durée de fonctionnement, et peut-on qualifier l'impulsion fournie de "brève", comme il a été supposé plus haut ?

Voir l'indice

Appliquer le théorème de la quantité de mouvement à l'engin spatial pour relier \Delta t à la poussée F et à la variation de vitesse |v_1|.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de la quantité de mouvement à l'engin spatial pour relier la force de poussée F, supposée constante, à la variation de vitesse recherchée |v_1| = 300\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (établie à la question Q12).
  2. Convertir la durée de fonctionnement \Delta t obtenue en jours à l'aide de la donnée fournie.
  3. Comparer cette durée à la période orbitale de DART autour du Soleil (T \approx 1\text{ an}) pour discuter la validité de l'hypothèse d'impulsion « brève ».
Voir la réponse courte

Calcul de \Delta t = M |v_1| / F \approx 10\text{ jours}, durée négligeable devant la période de révolution de un an.

Voir le corrigé complet

Pour modifier la trajectoire de l'engin spatial et lui communiquer la vitesse radiale voulue |v_1| = 300\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (d'après la question Q12), le moteur ionique doit fournir une impulsion mécanique. D'après le théorème de la quantité de mouvement appliqué à la sonde de masse M dans le référentiel héliocentrique :

M |v_1| = \int_0^{\Delta t} F\,\mathrm{d}t = F\,\Delta t

La durée de fonctionnement nécessaire est donc :

\Delta t = \frac{M |v_1|}{F}

En effectuant l'application numérique :

\Delta t = \frac{600 \times 300}{0{,}2} = \frac{1{,}8 \times 10^5}{0{,}2} = 9 \times 10^5\text{ s}

Sachant qu'un jour équivaut à environ 9 \times 10^4\text{ s}, on en déduit :

\boxed{\Delta t = 10\text{ jours}}

Cette durée de fonctionnement doit être comparée à la période de révolution de DART autour du Soleil, qui vaut d'après la question Q13 :

T \approx 1\text{ an} \approx 365\text{ jours} \quad \left(\text{ou au temps caractéristique } \omega^{-1} = \frac{T}{2\pi} \approx 58\text{ jours}\right)

Le rapport entre ces durées vaut :

\frac{\Delta t}{T} \approx \frac{10}{365} \approx 2{,}7\% \ll 1

Pendant ces 10 jours, l'angle parcouru sur l'orbite autour du Soleil est faible :

\Delta\theta \approx \omega \Delta t = 2\pi \frac{\Delta t}{T} \approx 0{,}17\text{ rad} \approx 10^\circ

La position de la sonde varie donc très peu au cours de la poussée par rapport aux dimensions de l'orbite : on peut donc, en première approximation à l'échelle de l'orbite héliocentrique, qualifier cette impulsion de brève.

Résultat

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : conservation de la charge, densité de courant

Justifier que la densité de courant est indépendante de . Relier à et .

Voir l'indice

Utiliser l'équation de conservation de la charge en régime stationnaire \mathrm{div}\,\vec{\jmath} = 0.

Voir la stratégie
  1. Utiliser l'équation locale de conservation de la charge électrique en régime stationnaire pour montrer que la divergence du vecteur densité de courant est nulle.
  2. Exprimer le vecteur densité de courant volumique associé au déplacement des ions en fonction de leur densité volumique de charge et de leur vitesse.
Voir la réponse courte

En régime stationnaire, la conservation de la charge impose \mathrm{div}\vec{j} = 0, donc j = \rho(x) v(x) = \text{cte}.

Voir le corrigé complet

L'équation locale de conservation de la charge électrique s'écrit :

\frac{\partial \rho}{\partial t} + \operatorname{div} \vec{j} = 0

Le système fonctionnant en régime stationnaire, la dérivée temporelle est nulle : \frac{\partial \rho}{\partial t} = 0, d'où :

\operatorname{div} \vec{j} = 0

L'écoulement étant unidimensionnel suivant l'axe Ox, le vecteur densité de courant s'écrit \vec{j}(x) = j(x)\,\vec{e}_x. L'invariance par translation selon y et z impose :

\operatorname{div} \vec{j} = \frac{\mathrm{d}j}{\mathrm{d}x} = 0

La densité de courant j est donc uniforme entre les plaques, c'est-à-dire indépendante de x.

Par définition du courant de convection constitué par les porteurs de charge de densité volumique \rho(x) animés de la vitesse \vec{v}(x) = v(x)\,\vec{e}_x, le vecteur densité de courant est :

\vec{j}(x) = \rho(x)\,\vec{v}(x)

En projetant sur l'axe Ox, on en déduit la relation :

\boxed{j = \rho(x)\,v(x)}

Résultat

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : théorème de l'énergie mécanique, particule chargée

Établir la relation entre , , et .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de l'énergie cinétique ou la conservation de l'énergie mécanique à un ion issu de l'anode à vitesse nulle.

Voir la stratégie

Le régime étant stationnaire et les forces autres que l'interaction électrostatique étant négligées, le champ électrique dérive du potentiel électrostatique : \vec{E}(x) = -\dfrac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}\,\vec{e}_x. On applique le théorème de l'énergie mécanique à un ion se déplaçant entre x = 0 et l'abscisse x.

Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie mécanique pour un ion : \frac{1}{2}mv(x)^2 = e(V(0)-V(x)), reliant vitesse et potentiel.

Voir le corrigé complet

Considérons un ion de masse m et de charge positive e, se déplaçant selon l'axe (Ox) entre les grilles. L'énergie potentielle électrostatique associée s'écrit :

E_p(x) = e\,V(x)

Le système n'étant soumis à aucune force non conservative, son énergie mécanique se conserve au cours du mouvement :

E_m = \frac{1}{2}m v(x)^2 + e\,V(x) = \text{cte}

D'après les conditions initiales à l'entrée du dispositif (x = 0) :

v(0) \approx 0 \quad \text{et} \quad V(0) = 0 \implies E_m = 0

On en déduit :

\frac{1}{2} m v(x)^2 = -e\,V(x)

Comme les ions sont accélérés vers les x croissants, leur vitesse est positive (v(x) \ge 0), et le potentiel décroît de 0 à V_0 < 0, de sorte que -V(x) \ge 0. On obtient ainsi :

\boxed{v(x) = \sqrt{-\frac{2e\,V(x)}{m}}}

Résultat

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Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques ; Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : débit de quantité de mouvement, poussée

Déterminer la quantité de mouvement traversant la surface par unité de temps à l'abscisse , qu'on notera , en fonction de , , , , et . Que vaut ? Justifier que la force de poussée du moteur est , et préciser son sens.

Voir l'indice

Calculer le débit massique de matière ionique éjectée à travers la section S et appliquer le principe des actions réciproques.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le nombre d'ions traversant la surface S pendant une durée \mathrm{d}t à l'aide de la densité de courant j, puis en déduire le flux de quantité de mouvement F(x).
  2. Évaluer cette grandeur en x = 0 en exploitant la condition initiale sur la vitesse des ions donnée par l'énoncé.
  3. Appliquer un bilan de quantité de mouvement au moteur (ou la conservation de la quantité de mouvement totale du système global fermé) pour en déduire la force de poussée.
Voir la réponse courte

Bilan de quantité de mouvement : F(x) = \frac{m j S}{e} v(x), et la poussée de réaction vaut F(d) dirigée vers l'avant.

Voir le corrigé complet

Pendant la durée \mathrm{d}t, les ions traversant la surface S à l'abscisse x sont contenus dans un cylindre de section S et de longueur \mathrm{d}\ell = v(x)\,\mathrm{d}t, soit un volume \mathrm{d}\tau = S\,v(x)\,\mathrm{d}t.

La charge correspondante est \mathrm{d}q = \rho(x)\,\mathrm{d}\tau = j\,S\,\mathrm{d}t d'après la relation j = \rho(x)\,v(x) établie à la question précédente. Chaque ion portant une charge e, le nombre d'ions traversant la section S pendant \mathrm{d}t s'écrit :

\mathrm{d}N = \frac{\mathrm{d}q}{e} = \frac{j\,S\,\mathrm{d}t}{e}

Chaque ion transporte une quantité de mouvement p_x(x) = m\,v(x) orientée selon \vec{e}_x. La quantité de mouvement totale traversant la surface S par unité de temps à l'abscisse x est donc :

F(x) = \frac{\mathrm{d}P_x}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}N \cdot m\,v(x)}{\mathrm{d}t}

ce qui conduit à :

\boxed{F(x) = \frac{m\,j\,S}{e}\,v(x)}

D'après le texte, les ions entrent en x = 0 avec une vitesse initiale négligeable, c'est-à-dire v(0) \approx 0. On a donc immédiatement :

\boxed{F(0) = 0}

Force de poussée du moteur :

Considérons le système fermé constitué de l'engin spatial et de l'ensemble des ions éjectés, isolé dans le référentiel d'étude (ou appliquons le théorème de la quantité de mouvement à l'engin spatial en tant que système ouvert).

Pendant un intervalle de temps \mathrm{d}t, le moteur éjecte dans le vide interplanétaire à l'abscisse x = d des ions qui emportent une quantité de mouvement :

\mathrm{d}\vec{P}_{\text{ions}} = F(d)\,\mathrm{d}t\,\vec{e}_x

La quantité de mouvement introduite par les ions en x = 0 étant nulle (F(0) = 0), la conservation de la quantité de mouvement globale du système impose :

\frac{\mathrm{d}\vec{P}_{\text{moteur}}}{\mathrm{d}t} + \frac{\mathrm{d}\vec{P}_{\text{ions}}}{\mathrm{d}t} = \vec{0}

La force de poussée \vec{F}_{\text{poussée}} exercée sur l'engin spatial s'identifie à la variation temporelle de sa quantité de mouvement :

\vec{F}_{\text{poussée}} = \frac{\mathrm{d}\vec{P}_{\text{moteur}}}{\mathrm{d}t} = - F(d)\,\vec{e}_x

La norme de la force de poussée est bien égale à F(d) :

\boxed{F_{\text{poussée}} = F(d)}

Elle est dirigée dans le sens des x décroissants (sens de -\vec{e}_x), c'est-à-dire opposée au sens d'éjection des ions, conformément au principe des actions réciproques (principe de la propulsion par réaction).

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : force de lorentz, équation du mouvement

En utilisant le résultat de la question 24, exprimer en fonction de , , et .

Voir l'indice

Dériver la vitesse par rapport à x en utilisant la règle de dérivation en chaîne et le lien entre champ et potentiel E(x) = -\mathrm{d}V/\mathrm{d}x.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation obtenue à la question 24 traduisant la conservation de l'énergie mécanique d'un ion le long de sa trajectoire.
  2. Dériver cette relation par rapport à la coordonnée spatiale x en faisant intervenir la définition du champ électrostatique E(x) = -\dfrac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}.
  3. Exprimer directement v'(x) en fonction des grandeurs demandées.
Voir la réponse courte

Dérivation de l'énergie cinétique ou application du PFD m v \mathrm{d}v/\mathrm{d}x = e E(x), donnant v'(x) = e E / (m v).

Voir le corrigé complet

D'après la question 24, la conservation de l'énergie mécanique d'un ion de masse m et de charge e lâché sans vitesse initiale en x=0 (où V(0) = 0) s'écrit :

\frac{1}{2} m v(x)^2 + e V(x) = 0 \iff \frac{1}{2} m v(x)^2 = -e V(x)

En dérivant cette égalité par rapport à la variable d'espace x, on obtient :

m v(x) \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}x} = -e \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}

Par définition de la composante axiale du champ électrostatique en géométrie monodimensionnelle, on a :

E(x) = -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}

Il vient ainsi :

m v(x) v'(x) = e E(x)

D'où l'expression de la dérivée spatiale de la vitesse :

\boxed{v'(x) = \frac{e E(x)}{m v(x)}}

Résultat

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Question 27

DifficileTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : équation de poisson, intégrale première

Montrer que la quantité est indépendante de , où est la permittivité diélectrique du vide. Quel est son signe ?

Voir l'indice

Dériver l'expression de Q par rapport à x en introduisant l'équation de Maxwell-Gauss \mathrm{d}E/\mathrm{d}x = \rho/\varepsilon_0.

Voir la stratégie
  1. Dériver l'expression de Q par rapport à x en exploitant l'équation de Maxwell-Gauss locale et la relation reliant v'(x) à E(x) établie à la question précédente.
  2. Déterminer le signe de la constante Q en évaluant son expression en x = 0, où le flux cinétique F(0) est nul.
Voir la réponse courte

Dérivation de Q(x) nulle grâce à l'équation de Poisson et au PFD ; Q \ge 0 car F(0)=0 et E(0)^2 \ge 0.

Voir le corrigé complet

Dérivons la quantité Q(x) par rapport à la variable d'espace x :

\frac{\mathrm{d}Q}{\mathrm{d}x} = \varepsilon_0 E(x) \frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}x} - \frac{1}{S}\frac{\mathrm{d}F}{\mathrm{d}x}

D'après l'équation de Maxwell-Gauss en géométrie unidimensionnelle :

\frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}x} = \frac{\rho(x)}{\varepsilon_0} \implies \varepsilon_0 E(x) \frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}x} = \rho(x) E(x)

D'après le résultat de la question 25, le flux de quantité de mouvement s'écrit :

\frac{F(x)}{S} = \frac{m j}{e} v(x)

Comme la densité de courant j est indépendante de x (question 23), la dérivée spatiale vaut :

\frac{1}{S}\frac{\mathrm{d}F}{\mathrm{d}x} = \frac{m j}{e} v'(x)

En injectant l'expression de v'(x) = \frac{e E(x)}{m v(x)} obtenue à la question 26 :

\frac{1}{S}\frac{\mathrm{d}F}{\mathrm{d}x} = \frac{m j}{e} \left( \frac{e E(x)}{m v(x)} \right) = \frac{j}{v(x)} E(x)

Or, d'après la question 23, j = \rho(x) v(x), d'où \frac{j}{v(x)} = \rho(x). Il vient :

\frac{1}{S}\frac{\mathrm{d}F}{\mathrm{d}x} = \rho(x) E(x)

On en déduit :

\frac{\mathrm{d}Q}{\mathrm{d}x} = \rho(x) E(x) - \rho(x) E(x) = 0

La quantité Q est donc bien indépendante de x.

Pour déterminer son signe, évaluons Q en x = 0. D'après la question 25, la vitesse initiale des ions est négligeable (v(0) = 0), d'où F(0) = 0. Il reste :

Q = \frac{1}{2}\varepsilon_0 E(0)^2 - \frac{F(0)}{S} = \frac{1}{2}\varepsilon_0 E(0)^2

Puisque \varepsilon_0 > 0 et E(0)^2 \ge 0, on en conclut que :

\boxed{Q \ge 0}

Q est donc une grandeur positive ou nulle.

Résultat

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : pression électrostatique, optimisation

En pratique, le champ électrique ne peut pas dépasser une valeur pour éviter un claquage. Montrer que la force de poussée maximale est atteinte dans la limite où , et exprimer cette force en fonction de , et .

Voir l'indice

Remarquer que F(d) = S [\frac{1}{2}\varepsilon_0 E(d)^2 - Q] et maximiser cette quantité sous la contrainte E(d) \le E_{\max} avec Q \ge 0.

Voir la stratégie
  1. Montrer à l'aide de l'équation de Poisson que le champ électrique E(x) est une fonction croissante de x, de sorte que son maximum sur [0, d] est atteint en x = d.
  2. Évaluer la constante du mouvement Q en x = d pour exprimer la force de poussée F(d) en fonction de E(d) et de Q.
  3. Exploiter la positivité de Q (établie à la question Q27) et la contrainte E(d) \le E_{\max} pour identifier les conditions de maximisation de la poussée.
Voir la réponse courte

La poussée est maximale quand Q = 0 et E(d) = E_{\max}, donnant une force F_{\max} = \frac{1}{2}\varepsilon_0 E_{\max}^2 S.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de Poisson sous forme locale dans le condensateur unidimensionnel :

\frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}x} = \frac{\rho(x)}{\varepsilon_0}

Les ions étant de charge positive e > 0, la densité volumique de charge est positive partout entre les plaques : \rho(x) > 0. Ainsi, la dérivée \frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}x} est strictement positive, et la fonction E(x) est strictement croissante sur l'intervalle [0, d].

Le champ électrique atteint donc sa valeur maximale à l'abscisse de sortie x = d. Pour éviter tout claquage diélectrique, la condition imposée s'écrit :

E(d) \le E_{\max}

Par ailleurs, en évaluant l'invariant Q obtenu à la question Q27 à l'abscisse x = d, et en rappelant d'après la question Q25 que la poussée vaut F_{\text{poussée}} = F(d) :

Q = \frac{1}{2}\varepsilon_0 E(d)^2 - \frac{F(d)}{S} \implies F(d) = S \left( \frac{1}{2}\varepsilon_0 E(d)^2 - Q \right)

D'après la question Q27, Q = \frac{1}{2}\varepsilon_0 E(0)^2 \ge 0. Par conséquent, à champ E(d) fixé, la poussée F(d) est maximale lorsque Q prend sa plus petite valeur possible, soit :

Q = 0 \quad (\text{ce qui équivaut à } E(0) = 0)

Sous les conditions Q \ge 0 et E(d) \le E_{\max}, la poussée est donc majorée par :

F(d) \le \frac{1}{2}\varepsilon_0 S E_{\max}^2

Cette borne supérieure est atteinte pour Q = 0 et E(d) = E_{\max}. L'expression de la force de poussée maximale est donc :

\boxed{F_{\max} = \frac{1}{2}\varepsilon_0 S E_{\max}^2}

Résultat

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Question 29

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : équation différentielle non linéaire, équation de child-langmuir

On se place dans la configuration optimale . Récrire le résultat de la question 27 comme une équation différentielle pour , en utilisant les résultats des questions 24 et 25.

Voir l'indice

Substituer E(x) = -\mathrm{d}V/\mathrm{d}x et les expressions de F(x) et v(x) dans la condition Q = 0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le terme de champ électrique en fonction de la dérivée spatiale du potentiel : E(x) = -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}.
  2. Exprimer le terme mécanique F(x)/S à l'aide des relations obtenues en Q24 et Q25 en fonction de V(x) et de la densité de courant j.
  3. Écrire l'égalité issue de la condition Q = 0 pour obtenir l'équation différentielle non linéaire vérifiée par V(x).
Voir la réponse courte

Remplacement de E(x) = -V'(x) et de v(x) dans la relation Q=0 pour établir l'équation différentielle sur V(x).

Voir le corrigé complet

Dans la configuration optimale, la quantité invariante Q s'annule :

Q = \frac{1}{2}\varepsilon_0 E(x)^2 - \frac{F(x)}{S} = 0 \iff \frac{1}{2}\varepsilon_0 E(x)^2 = \frac{F(x)}{S}

Par définition du potentiel électrostatique à une dimension, le champ électrique vérifie :

E(x) = -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x} \implies E(x)^2 = \left(\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}\right)^2

D'après la question Q25, la force par unité de surface s'exprime en fonction de la vitesse v(x) et de la densité de courant j par :

\frac{F(x)}{S} = \frac{m j}{e} v(x)

En utilisant la relation entre la vitesse et le potentiel établie à la question Q24, v(x) = \sqrt{-\frac{2e V(x)}{m}}, il vient :

\frac{F(x)}{S} = \frac{m j}{e}\sqrt{-\frac{2e V(x)}{m}} = j \sqrt{-\frac{2m}{e} V(x)}

En injectant ces deux expressions dans la condition Q = 0, on obtient l'équation différentielle satisfaite par V(x) :

\frac{1}{2}\varepsilon_0 \left(\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}\right)^2 = j \sqrt{-\frac{2m}{e} V(x)}

soit encore :

\boxed{\left(\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}\right)^2 = \frac{2j}{\varepsilon_0} \sqrt{-\frac{2m}{e} V(x)}}

Puisque le potentiel décroît de 0 à V_0 < 0, la dérivée \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x} = -E(x) est négative ou nulle, ce qui permet aussi d'écrire sous forme résolue en dérivée première :

\boxed{-\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x} = \sqrt{\frac{2j}{\varepsilon_0}}\left(-\frac{2m}{e}V(x)\right)^{1/4}}

Résultat

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Question 30

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : loi de child-langmuir, solution en loi de puissance

Montrer que la solution est de la forme , et déterminer la valeur de .

Voir l'indice

Injecter la forme proposée dans l'équation différentielle et identifier l'exposant \beta en égalisant les puissances de x.

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme proposée V(x) = V_0 (x/d)^\beta dans l'équation différentielle établie à la question Q29.
  2. Identifier les exposants de x des deux membres pour déterminer l'unique valeur de \beta compatible avec cette loi de puissance.
  3. Vérifier que les conditions aux limites en x=0 et x=d, ainsi que la condition E(0)=0 associée au régime Q=0, sont bien satisfaites.
Voir la réponse courte

Séparation des variables dans (V')^2 \propto V^{1/2} menant directement à V(x) \propto x^{4/3}, soit \beta = 4/3.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q29, le potentiel V(x) satisfait en régime optimal (Q=0) l'équation différentielle :

\left(\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}\right)^2 = \frac{2j}{\varepsilon_0}\sqrt{-\frac{2m}{e}V(x)}

Testons la solution proposée V(x) = V_0 \left(\frac{x}{d}\right)^\beta avec \beta > 0. La dérivée spatiale du potentiel s'écrit :

\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}(x) = \frac{\beta V_0}{d}\left(\frac{x}{d}\right)^{\beta - 1}

Le membre de gauche de l'équation différentielle vaut donc :

\left(\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}\right)^2 = \frac{\beta^2 V_0^2}{d^2}\left(\frac{x}{d}\right)^{2(\beta - 1)}

Comme V_0 < 0, on a -V(x) = (-V_0)\left(\frac{x}{d}\right)^\beta > 0. Le membre de droite s'écrit alors :

\frac{2j}{\varepsilon_0}\sqrt{-\frac{2m}{e}V(x)} = \frac{2j}{\varepsilon_0}\sqrt{-\frac{2m V_0}{e}}\left(\frac{x}{d}\right)^{\beta/2}

Pour que cette équation soit vérifiée pour tout x \in ]0, d], les exposants de x dans les deux membres doivent être égaux :

2(\beta - 1) = \frac{\beta}{2} \iff 2\beta - \frac{\beta}{2} = 2 \iff \frac{3}{2}\beta = 2

On en déduit :

\boxed{\beta = \frac{4}{3}}

La fonction V(x) = V_0 \left(\frac{x}{d}\right)^{4/3} vérifie bien :

  • les conditions aux limites : V(0) = 0 et V(d) = V_0 ;
  • la condition de charge d'espace limite : E(0) = -\left.\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}\right|_{0} = 0, conforme à Q = 0.

Résultat

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : profil de potentiel, condensateur plan

Tracer l'allure de la variation de , et représenter sur le même graphique le cas d'un condensateur plan tel que l'espace entre les armatures soit vide de charges.

Voir l'indice

Comparer l'allure de la loi de puissance x^{4/3} (concavité positive) avec le profil linéaire V(x) \propto x d'un condensateur vide.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le potentiel dans le condensateur vide à partir de l'équation de Laplace avec les mêmes conditions aux limites.
  2. Identifier les points caractéristiques de la loi en charge d'espace V(x) = V_0 (x/d)^{4/3} : valeurs aux bornes, tangente à l'origine et sens de courbure (concavité liée au signe de V_0).
  3. Comparer les deux courbes sur [0, d] pour positionner correctement les graphes l'un par rapport à l'autre.
Voir la réponse courte

Tracé comparatif du potentiel linéaire sans charge d'espace et du profil en x^{4/3} à dérivée nulle à l'émission.

Voir le corrigé complet

1. Cas du condensateur vide de charges

En l'absence de charges (\rho = 0), le potentiel vérifie l'équation de Laplace à une dimension :

\frac{\mathrm{d}^2 V_{\text{vide}}}{\mathrm{d}x^2} = 0

Compte tenu des conditions aux limites V_{\text{vide}}(0) = 0 et V_{\text{vide}}(d) = V_0, le profil est linéaire :

\boxed{V_{\text{vide}}(x) = V_0 \frac{x}{d}}

2. Cas en présence de charge d'espace (Q=0)

D'après la question Q30, le potentiel s'écrit :

V(x) = V_0 \left(\frac{x}{d}\right)^{4/3}

Les caractéristiques de cette courbe sont :

  • Aux limites : V(0) = 0 et V(d) = V_0 < 0 ;
  • Dérivée première : V'(x) = \frac{4}{3} \frac{V_0}{d}\left(\frac{x}{d}\right)^{1/3}, d'où une tangente horizontale en x = 0 car E(0) = -V'(0) = 0 ;
  • Dérivée seconde : V''(x) = \frac{4}{9} \frac{V_0}{d^2}\left(\frac{x}{d}\right)^{-2/3} < 0 (car V_0 < 0). La fonction est concave (courbure dirigée vers le bas).

Pour tout x \in ]0, d[, on a 0 < x/d < 1, donc (x/d)^{4/3} < x/d. Puisque V_0 < 0, il vient :

V(x) > V_{\text{vide}}(x)

La courbe avec charge d'espace se situe donc strictement au-dessus du profil linéaire.

Résultat

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Partie IV : Etude de l'astéroïde double Didymos-Dimorphos et effet de l'impact de DART

Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique

Notions : courbe de lumière, occultation

La diminution de luminosité lors du deuxième creux est de 4

Voir l'indice

Relier la perte relative de flux lumineux pendant l'éclipse secondaire au rapport des surfaces apparentes projetées des deux corps.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la luminosité maximale hors occultation en fonction des rayons R_1 et R_2.
  2. Exprimer la luminosité lors du second creux où seul Didymos est visible, Dimorphos étant masqué.
  3. Relier la variation relative de luminosité au rapport des rayons R_2/R_1 et effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

La baisse relative de luminosité lors de l'occultation totale vaut (R_2/R_1)^2 = 0,04, d'où R_2/R_1 = 0,20.

Voir le corrigé complet

La luminosité renvoyée par un astéroïde sphérique est proportionnelle à sa section apparente éclairée, donc à R^2.

  • Hors éclipse, les deux corps sont visibles simultanément. La luminosité maximale est proportionnelle à la surface totale visible :

    L_0 = C \left(R_1^2 + R_2^2\right)

    où C est une constante de proportionnalité.

  • Lors du second creux, Dimorphos (S) passe entièrement derrière Didymos (R_2 < R_1), si bien que seule la lumière réfléchie par Didymos nous parvient :

    L_{\text{creux}} = C R_1^2

La diminution relative de luminosité s'écrit alors :

\frac{\Delta L}{L_0} = \frac{L_0 - L_{\text{creux}}}{L_0} = \frac{R_2^2}{R_1^2 + R_2^2} = \frac{(R_2/R_1)^2}{1 + (R_2/R_1)^2} = 0{,}04

Comme \Delta L / L_0 \ll 1, on a au premier ordre :

\left(\frac{R_2}{R_1}\right)^2 \approx \frac{\Delta L}{L_0} = 0{,}04

(ou rigoureusement (R_2/R_1)^2 = \frac{0{,}04}{0{,}96} \approx 0{,}0417).

On en déduit l'estimation :

\boxed{\frac{R_2}{R_1} \approx \sqrt{0{,}04} = 0{,}20}

Résultat

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Question 33

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Optique géométrique › Instruments d'optique

Notions : transit, durée d'occultation

Estimez la valeur du rapport . Dessinez l'astéroïde double à l'échelle.

Voir l'indice

Relier la durée relative d'un creux à la fraction du temps orbital nécessaire à Dimorphos pour traverser le disque de Didymos.

Voir la stratégie
  1. Relier la durée d'une éclipse (largeur d'un creux) à la distance 2R_1 parcourue par Dimorphos devant le disque de Didymos à la vitesse orbitale v = 2\pi D / T.
  2. Mesurer graphiquement la largeur relative d'un creux \Delta t / T sur la figure 2 pour en déduire le rapport R_1/D.
  3. Réaliser un schéma à l'échelle en utilisant R_1/D \approx 1/3 et le résultat de la question Q32 (R_2/R_1 \approx 0{,}2).
Voir la réponse courte

La durée d'immersion \Delta t_{\mathrm{ecl}} / T = 2 R_1 / (2\pi D) donne le rapport R_1/D, suivi du dessin des deux corps à l'échelle.

Voir le corrigé complet

L'orbite de Dimorphos (satellite S) étant circulaire de rayon D, sa vitesse orbitale est donnée par :

v = \frac{2\pi D}{T}

où T est la période orbitale. Lors d'un passage (éclipse ou occultation), Dimorphos traverse le diamètre de Didymos, parcourant une distance de l'ordre de 2R_1 (en première approximation car R_2 \ll R_1). La durée \Delta t du phénomène vérifie ainsi :

v\,\Delta t \approx 2 R_1 \implies \frac{2\pi D}{T}\Delta t \approx 2 R_1

d'où l'expression du rapport géométrique :

\frac{R_1}{D} \approx \pi \frac{\Delta t}{T}

Sur la figure 2, la durée d'un creux (par exemple le creux centré autour de t/T \approx 0{,}25, qui s'étend approximativement de 0{,}20 à 0{,}30) est estimée à :

\frac{\Delta t}{T} \approx 0{,}10 \quad (\pm 0{,}02)

On en déduit :

\frac{R_1}{D} \approx \pi \times 0{,}10 \approx 0{,}3

soit une distance orbitale D \approx 3{,}3\, R_1 (ou D \approx 3\,R_1).

\boxed{\frac{R_1}{D} \approx 0{,}3}

D'après la question Q32, le rayon de Dimorphos vérifie R_2 \approx 0{,}2\, R_1. On trace l'astéroïde double à l'échelle (en prenant par exemple R_1 = 1{,}0\text{ cm}, D = 3{,}3\text{ cm} et R_2 = 0{,}2\text{ cm}) :

Résultat

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Question 34

DifficileTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : troisième loi de kepler, masse volumique

Montrer qu'on peut ensuite déduire de l'intervalle de temps séparant les deux creux.

Voir l'indice

Appliquer la troisième loi de Kepler au système binaire en exprimant la masse de Didymos à partir de son rayon R_1 et de \rho_1.

Voir la stratégie
  1. Relier l'intervalle de temps \Delta t entre les deux creux à la période orbitale T de Dimorphos (noté S) autour de Didymos, en exploitant la géométrie de l'orbite circulaire.
  2. Appliquer la troisième loi de Kepler au système satellite-corps central pour relier T, la distance orbitale D et la masse M_1 de Didymos.
  3. Exprimer M_1 en fonction de son rayon R_1 et de sa masse volumique \rho_1, puis isoler \rho_1 en faisant apparaître le rapport sans dimension D/R_1 déterminé à la question précédente.
Voir la réponse courte

Combinaison de la troisième loi de Kepler et de M_1 = \frac{4}{3}\pi \rho_1 R_1^3 pour exprimer \rho_1 en fonction de T et de D/R_1.

Voir le corrigé complet

L'orbite de Dimorphos autour de Didymos étant supposée circulaire de rayon D, le passage devant Didymos (transit) et le passage derrière Didymos (occultation) correspondent à deux positions diamétralement opposées sur la trajectoire orbitale. L'intervalle de temps \Delta t séparant ces deux creux successifs vaut donc exactement la demi-période orbitale :

\Delta t = \frac{T}{2} \iff T = 2\,\Delta t

D'après la question Q32, le rapport des rayons est R_2/R_1 \approx 0{,}20. En supposant des masses volumiques du même ordre de grandeur, le rapport des masses vaut :

\frac{M_2}{M_1} \sim \left(\frac{R_2}{R_1}\right)^3 \approx 8 \times 10^{-3} \ll 1

On peut donc légitimement négliger la masse de Dimorphos devant celle de Didymos (M_1 + M_2 \approx M_1).

La troisième loi de Kepler appliquée au mouvement circulaire de Dimorphos autour de Didymos s'écrit alors :

\frac{T^2}{D^3} = \frac{4\pi^2}{G M_1}

Didymos étant modélisé par une sphère homogène de rayon R_1 et de masse volumique \rho_1, sa masse s'exprime par :

M_1 = \frac{4}{3}\pi R_1^3 \rho_1

En substituant M_1 et T = 2\,\Delta t dans la troisième loi de Kepler, on obtient :

\frac{4(\Delta t)^2}{D^3} = \frac{4\pi^2}{G \cdot \dfrac{4}{3}\pi R_1^3 \rho_1} = \frac{3\pi}{G \rho_1 R_1^3}

On en déduit l'expression de la masse volumique \rho_1 :

\boxed{\rho_1 = \frac{3\pi}{4 G (\Delta t)^2} \left(\frac{D}{R_1}\right)^3 = \frac{3\pi}{G T^2} \left(\frac{D}{R_1}\right)^3}

La constante de gravitation G étant connue, et le rapport sans dimension D/R_1 ayant été estimé à la question Q33 (D/R_1 \approx 3{,}3), la mesure temporelle de l'intervalle \Delta t (ou de la période T) permet de déterminer directement la masse volumique \rho_1 de Didymos.

Résultat

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Question 35

DifficileTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : troisième loi de kepler, énergie mécanique

Dans un référentiel galiléen où Didymos est immobile au moment de l'impact, la vitesse de DART est parallèle à celle de S, et la direction de celui-ci n'est pas déviée. Après l'impact, on observe que la période de révolution de S autour de Didymos a augmenté de 4,8

Voir l'indice

Différencier la troisième loi de Kepler \Delta a / a = \frac{2}{3}\Delta T / T, puis utiliser l'expression de l'énergie mécanique orbitale pour relier \Delta v à \Delta a.

Voir la stratégie
  1. Relier la variation relative du demi-grand axe à celle de la période de révolution à l'aide de la troisième loi de Kepler.
  2. Exprimer l'énergie mécanique de S juste avant et immédiatement après le choc (la position de S n'ayant pas le temps de changer pendant la percussion) pour en déduire la variation relative de vitesse.
  3. Déduire du signe de la variation de vitesse le sens de l'impact par rapport au mouvement orbital de S.
Voir la réponse courte

Kepler donne \Delta a/a = \frac{2}{3}\Delta T/T, puis la différentielle de l'énergie mécanique à r fixé donne \Delta v/v, fixant le sens de percussion.

Voir le corrigé complet

1. Variation relative du demi-grand axe

D'après la troisième loi de Kepler appliquée au mouvement de Dimorphos (noté S) autour de Didymos :

\frac{T^2}{a^3} = \frac{4\pi^2}{G M_1} = \text{constante}

Par différentiation logarithmique, il vient :

2\,\frac{\mathrm{d}T}{T} = 3\,\frac{\mathrm{d}a}{a} \implies \frac{\Delta a}{a} \approx \frac{2}{3}\,\frac{\Delta T}{T}

L'énoncé indiquant une augmentation relative de la période de \frac{\Delta T}{T} = +4{,}8\,\%, on obtient :

\frac{\Delta a}{a} = \frac{2}{3} \times 4{,}8\,\% = +3{,}2\,\%
\boxed{\frac{\Delta a}{a} = +3{,}2\,\%}

2. Variation relative de la vitesse immédiatement après l'impact

Le choc étant quasi-instantané, la position de S est inchangée pendant l'impact : la distance au centre de Didymos reste égale au rayon orbital initial D.

L'énergie mécanique d'un corps céleste de masse m_S sur une orbite de demi-grand axe a est donnée par :

E_m = \frac{1}{2}m_S v^2 - \frac{G M_1 m_S}{D} = -\frac{G M_1 m_S}{2a}

Soit, pour la vitesse orbitale (formule des forces vives) :

v^2 = G M_1 \left( \frac{2}{D} - \frac{1}{a} \right)

Avant l'impact, la trajectoire étant circulaire de rayon D, on a a = D et la vitesse initiale vaut v^2 = \frac{G M_1}{D}.

En différenciant cette relation à distance D fixée immédiatement après l'impact :

2v\,\mathrm{d}v = \frac{G M_1}{a^2}\,\mathrm{d}a = \frac{v^2}{a}\,\mathrm{d}a \implies \frac{\mathrm{d}v}{v} = \frac{1}{2}\,\frac{\mathrm{d}a}{a}

On en déduit :

\frac{\Delta v}{v} \approx \frac{1}{2}\,\frac{\Delta a}{a} = \frac{1}{3}\,\frac{\Delta T}{T}

Numériquement :

\frac{\Delta v}{v} = \frac{1}{2} \times (+3{,}2\,\%) = +1{,}6\,\%
\boxed{\frac{\Delta v}{v} = +1{,}6\,\%}

3. Sens de l'impact

La variation de vitesse de S est positive (\Delta v > 0) et sa direction n'est pas modifiée : la vitesse de S a donc augmenté dans le sens de son mouvement. La sonde DART a par conséquent heurté S par l'arrière, transférant de la quantité de mouvement vers l'avant :

\boxed{\text{L'impact a eu lieu dans le même sens que le mouvement de S.}}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet X-ENS Physique MPI 2026 ?

Surtout 2 chapitres : Mouvement dans un champ de force centrale (64 % des questions, parties I, II et IV) et Électrostatique (13 %). Plus ponctuellement : Mouvement d'une particule chargée dans E et B, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Instruments d'optique, Cinématique et dynamique du point, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide…

Peut-on travailler le sujet X-ENS Physique MPI 2026 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?

En grande partie : 28 questions sur 35 (80 %) ne demandent que le programme de MP2I ou MPSI. Seules Q23, Q25 et Q27 à Q31 demandent la deuxième année. Avec les autres programmes de première année : 28 en PCSI, 28 en PTSI et 28 en TSI1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet X-ENS Physique MPI 2026 ?

Environ 2 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie II est la plus longue (environ 1 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet X-ENS Physique MPI 2026 ?

Q17 (vecteur de hamilton), Q27 (équation de poisson), Q34 (troisième loi de kepler) et Q35 (troisième loi de kepler), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet X-ENS Physique MPI 2026 ?

Questions de cours : Q1 (champ de force centrale), Q5 (orbite circulaire), Q8 (énergie potentielle effective) et Q23 (conservation de la charge). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (troisième loi de kepler), Q10 (petite oscillation) et Q24 (théorème de l'énergie mécanique).

Où gagner des points facilement dans le sujet X-ENS Physique MPI 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (19 sur 35), par exemple : Q1 à Q6, Q8, Q9, Q11 à Q13, Q16, Q20 à Q24, Q26 et Q32.

Le sujet X-ENS Physique MPI 2026 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport décrit de nombreuses questions de cours et d'application directe sans difficulté sérieuse, et quelques questions plus discriminantes (2, 12, 14, 15, 17, 27, 33, 34, 35).

Faut-il connaître le vecteur de Hamilton pour traiter la partie II ?

Non : l'énoncé introduit lui-même \vec{T} = \vec{v} - B\vec{e}_\theta en Q15 et guide son étude pas à pas. Il suffit d'appliquer le principe fondamental de la dynamique et la conservation du moment cinétique sans mobiliser de connaissances préalables sur cet invariant vectoriel.

Comment prouver l'invariance de Q à la question Q27 ?

Dériver directement l'expression de Q(x) par rapport à x. Chercher à déterminer au préalable la loi explicite de E(x) bloque le calcul. La dérivée \mathrm{d}Q/\mathrm{d}x s'annule immédiatement en combinant la relation de la question Q26 et l'équation de Poisson pour le champ électrique.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.