Corrigé détaillé Mines Physique 2 PSI 2021
Vélocimétrie laser Doppler
- 32 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en PCSI, MPSI et PTSI : 5 questions sur 32, partie I.B.1
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet moyen · Ondes mécaniques et acoustiques, Mécanique des fluides, Interférences lumineuses · 7 incontournables · 5 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet très riche et formateur s'intéresse à la vélocimétrie laser Doppler, une méthode de mesure non intrusive largement employée en mécanique des fluides expérimentale. Il balaie un spectre très vaste du programme de PSI en reliant l'optique ondulatoire et géométrique, la dynamique des fluides visqueux, l'acoustique linéaire guidée, l'électrocinétique non linéaire et la dynamique du point matériel.
Le problème est particulièrement représentatif de l'esprit du concours Mines-Ponts : rigueur conceptuelle, modélisation physique fine d'effets réels (dispersion, temps de réponse d'un capteur, fidélité d'un traceur) et exploitation de données expérimentales. C'est une excellente épreuve de synthèse pour réviser simultanément l'effet Doppler, les régimes d'écoulement visqueux, les guides d'ondes et la réponse dynamique d'un système asservi ou saturé.
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 8,14/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 15 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Ondes mécaniques et acoustiques48 %
- Mécanique des fluides14 %
- Interférences lumineuses8 %
- Optique géométrique8 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 5 questions sur 32, partie I.B.1.
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Sommaire
32 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
32 questionsPartie I : Principe de la vélocimétrie laser
I.A · Montage à 1 faisceau
Question 1
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : effet doppler, onde progressive
En faisant apparaître , exprimer la distance parcourue par l'onde pendant en fonction de la distance parcourue par la particule et de . En déduire la relation
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Effectuer un bilan de propagation sur la durée \Delta t : pendant que le front d'onde avance de c_0\Delta t, la particule s'est déplacée d'une distance projetée (\vec{V}\cdot\widehat{u}_e)\Delta t.
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- Projeter le mouvement de la particule et la propagation de l'onde selon l'axe orienté par le vecteur unitaire \widehat{u}_e.
- Exprimer la condition géométrique de coïncidence entre la particule P et le second front d'onde \Pi_2 à l'instant t + \Delta t.
- Exprimer \Delta t = 1/f_p et introduire la relation fondamentale c_0 = \lambda_e f_e pour conclure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de distance parcourue par les fronts d'onde tenant compte du déplacement de la particule réceptrice.
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À l'instant t, la particule P coïncide avec le front d'onde \Pi_1. Le front d'onde immédiatement consécutif \Pi_2, situé en arrière, se trouve à une distance spatiale égale à la longueur d'onde \lambda_e :
où x désigne l'abscisse selon l'axe orienté par \widehat{u}_e.
Entre les instants t et t' = t + \Delta t, l'onde se propage à la célérité c_0 dans la direction \widehat{u}_e. La distance parcourue par le front d'onde \Pi_2 pendant cette durée vaut :
Pendant cette même durée \Delta t, le déplacement algébrique de la particule P selon l'axe de propagation \widehat{u}_e s'écrit :
À l'instant t', la particule P est atteinte par le front d'onde \Pi_2 devenu \Pi'_2. Pour rattraper la particule, le front d'onde \Pi_2 doit parcourir la distance initiale \lambda_e augmentée du déplacement de la particule selon la direction de propagation :
En explicitant d_{\text{onde}} = c_0 \Delta t, il vient :
Par définition, la fréquence f_p perçue par la particule est l'inverse de la période temporelle apparente \Delta t = 1/f_p, d'où :
Puisque la fréquence de l'onde émise est reliée à sa longueur d'onde par f_e = c_0/\lambda_e, on obtient finalement :
Résultat
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Une démonstration rigoureuse s'appuyant sur le schéma fourni était exigée pour obtenir les points.
« La démonstration demandée nécessitait l’utilisation du schéma fourni. Lorsqu’un résultat est donné, il est important que le candidat en donne une démonstration rigoureuse, car l’obtention du résultat ne peut mener, seul, à l’obtention des points de la question. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : effet doppler, onde progressive
Dans le référentiel lié à la particule et en translation par rapport à , la particule émettrice de lumière est fixe et le récepteur mobile. En le justifiant, adapter le résultat de la question précédente afin de relier et .
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Dans le référentiel lié à la particule, celle-ci diffuse à la fréquence f_p. Appliquer la relation Doppler réciproque pour un récepteur en mouvement relatif à la vitesse -\vec{V}.
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Dans le référentiel \mathscr{R}' lié à la particule en translation à la vitesse \vec{V} par rapport au référentiel \mathscr{R} du laboratoire :
- Identifier le nouvel émetteur (la particule fixe dans \mathscr{R}') et le nouveau récepteur (le photorécepteur mobile dans \mathscr{R}').
- Déterminer la vitesse du récepteur dans \mathscr{R}' ainsi que la direction de propagation de l'onde diffusée.
- Transposer directement la relation obtenue à la question précédente en substituant les grandeurs correspondantes.
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Par analogie ou changement de repère avec récepteur en mouvement, on relie f_d à f_p selon la direction \widehat{u}_d.
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Plaçons-nous dans le référentiel \mathscr{R}' lié à la particule, animé d'une vitesse de translation \vec{V} par rapport à \mathscr{R} :
- La particule P y est fixe et constitue la source de lumière diffusée à la fréquence f_p ;
- La lumière se propage dans \mathscr{R}' à la célérité c_0 selon le vecteur unitaire \widehat{u}_d en direction du photorécepteur ;
- Le photorécepteur, fixe dans le référentiel \mathscr{R}, est en mouvement à la vitesse \vec{V}_{\text{réc}/\mathscr{R}'} = -\vec{V} dans le référentiel \mathscr{R}'.
La situation physique est strictement analogue à celle de la question 1, où un récepteur se déplaçait à une vitesse donnée dans le référentiel d'un émetteur fixe. Il suffit donc d'adapter la relation établie à la question 1 :
en effectuant les correspondances suivantes :
- f_{\text{émise}} \longrightarrow f_p ;
- f_{\text{reçue}} \longrightarrow f_d ;
- \widehat{u}_{\text{prop}} \longrightarrow \widehat{u}_d ;
- \vec{V}_{\text{récepteur}} \longrightarrow -\vec{V}.
On en déduit immédiatement :
soit :
Résultat
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Il fallait impérativement justifier la réponse comme demandé par l'énoncé.
« De nombreux candidats ont énoncé la réponse correcte sans la justifier, contrairement à ce qui était demandé dans l’énoncé. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : effet doppler, ordre de grandeur
Pour une vitesse de l'ordre de , en déduire que :
Pour un laser à argon, que penser de l'écart relatif en fréquence, entre OPPM émise et reçue au niveau du photorécepteur ? On s'appuiera sur une analyse numérique.
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Effectuer un développement limité au premier ordre en \|\vec{V}\|/c_0 \ll 1 du produit des deux termes Doppler obtenus aux questions précédentes.
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- Combiner les relations Doppler obtenues aux questions précédentes pour exprimer f_d en fonction de f_e.
- Effectuer un développement limité au premier ordre en \|\vec{V}\|/c_0 \ll 1 et introduire la longueur d'onde \lambda_e = c_0/f_e.
- Évaluer numériquement l'écart relatif |\Delta f|/f_e et commenter la faisabilité d'une mesure directe en fréquence optique.
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Développement limité au premier ordre en V/c_0 \ll 1 et calcul numérique de l'écart relatif minime \Delta f/f \sim 10^{-9}.
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D'après les questions précédentes, la particule perçoit la fréquence (question Q1) :
puis la diffuse vers le photorécepteur qui reçoit la fréquence (question Q2) :
En injectant l'expression de f_p dans celle de f_d, on obtient :
Comme \|\vec{V}\| \ll c_0, on néglige le terme d'ordre 2 en 1/c_0^2. Sachant que c_0 = \lambda_e f_e, soit f_e / c_0 = 1/\lambda_e, il vient immédiatement :
Analyse numérique de l'écart relatif : L'écart relatif en fréquence s'écrit :
Avec \|\vec{V}\| \sim 10\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1} = 10^{-1}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et c_0 = 3{,}0 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :
L'écart relatif en fréquence est extrêmement faible (de l'ordre de 10^{-9} à 10^{-10}, soit moins d'un milliardième). Un spectromètre optique conventionnel ne possède pas une résolution suffisante pour mesurer directement une variation de fréquence aussi minime devant une fréquence optique f_e \sim 6 \times 10^{14}\text{ Hz}. Cela justifie l'utilisation de techniques hétérodynes ou de montages à deux faisceaux créant des battements directement détectables.
Résultat
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La définition d'un écart relatif doit être connue.
« Trop de candidats ne connaissent pas la définition d’un écart relatif. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
I.B.1 · Élargisseur et diviseur de faisceau
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : système afocal, lentille mince, grandissement
Reproduire le schéma de l'élargisseur de faisceau de la figure 3-a et positionner les foyers des deux lentilles permettant d'obtenir un faisceau de largeur supérieur à . Exprimer alors en fonction de et des distances focales et de et .
Exprimer l'encombrement de ce dispositif, défini comme sa longueur sur l'axe optique, en fonction de , et .
Proposer un dispositif permettant de réduire cet encombrement sans changer . On exprimera le nouvel encombrement et on justifiera qu'il est inférieur à celui du premier dispositif.
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Pour obtenir un faisceau émergent parallèle à partir d'un faisceau incident parallèle, concevoir un système afocal dont le grandissement transversal vaut le rapport des diamètres. Penser au montage de Galilée pour compacter le système.
Voir la stratégieStratégie
- Un faisceau lumineux incident parallèle à l'axe optique doit ressortir sous forme de faisceau parallèle : le système constitué des deux lentilles est afocal, ce qui impose la coïncidence du foyer image de L_1 et du foyer objet de L_2 (F'_1 \equiv F_2).
- Utiliser le tracé des rayons marginaux et le théorème de Thalès pour relier les largeurs d_0 et d_0' aux distances focales.
- Exprimer la distance O_1 O_2 séparant les deux lentilles, puis proposer l'analogue de la lunette de Galilée (première lentille divergente) pour réduire l'encombrement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dispositif afocal F'_1 = F_2 avec grandissement d_0'/d_0 = f'_2/f'_1, puis réduction de l'encombrement par un montage de Galilée.
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1. Schéma et expression de d_0' :
Le faisceau incident étant collimaté (rayons parallèles à l'axe optique), le système optique doit être afocal pour que le faisceau émergent soit également collimaté. Le foyer image F'_1 de la lentille convergente L_1 doit donc être confondu avec le foyer objet F_2 de la lentille convergente L_2 :
D'après le théorème de Thalès appliqué aux triangles formés par les rayons marginaux et le foyer commun F'_1 \equiv F_2 :
d'où l'expression de la largeur d_0' :
Pour obtenir un faisceau élargi (d_0' > d_0), il est nécessaire de choisir f'_2 > f'_1.
2. Encombrement du dispositif :
L'encombrement e correspond à la distance inter-lentilles O_1 O_2 = f'_1 + f'_2. En substituant f'_2 = f'_1 \frac{d_0'}{d_0}, il vient :
3. Réduction de l'encombrement :
Ce premier montage est une lunette astronomique (ou de Kepler). Pour réduire l'encombrement, on peut réaliser un dispositif de type lunette de Galilée en remplaçant la lentille convergente L_1 par une lentille divergente de distance focale f''_1 < 0 telle que |f''_1| = f'_1.
Le système reste afocal en faisant coïncider le foyer image virtuel de la lentille divergente avec le foyer objet réel de la lentille convergente : F''_1 \equiv F_2. Le grandissement transversal en valeur absolue est conservé :
Le nouvel encombrement e' s'écrit alors :
En factorisant par |f''_1| = f'_1 :
Puisque \frac{d_0'}{d_0} > 1, on a :
L'encombrement est donc strictement réduit d'une longueur 2f'_1.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : diviseur de faisceau, différence de marche
Reproduire le schéma et le compléter afin d'expliquer son fonctionnement : on y indiquera , et . En justifiant rapidement sa réponse, donner la valeur de . Pourquoi parle-t-on de diviseur de faisceau à différence de marche nulle ? Proposer un autre dispositif permettant d'obtenir la division d'un faisceau. Est-il à différence de marche nulle ?
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Identifier deux réflexions ou réfractions symétriques à travers des faces parallèles. Le chemin optique étant identique pour chaque demi-faisceau, la différence de marche est rigoureusement nulle.
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- Décrire le principe de fonctionnement du diviseur par division du front d'onde : le faisceau incident est séparé en deux moitiés symétriques qui traversent chacune une lame à faces parallèles inclinée d'angle \alpha = \pi/4.
- Déduire la largeur d_0'' de chaque faisceau émergent à partir de la géométrie de la division et de la conservation de la largeur d'un faisceau collimaté par réfraction sur des dioptres plans parallèles.
- Justifier la nullité de la différence de marche par les symétries du dispositif.
- Proposer un dispositif alternatif usuel (lame séparatrice) et discuter sa différence de marche.
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Tracé des rayons dans le prisme séparateur, conservation de la largeur d_0'' = d_0' et comparaison avec une lame semi-réfléchissante.
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1. Schéma complété et principe de fonctionnement
Le faisceau incident collimaté de largeur d_0' arrive parallèlement à l'axe optique. Le plan médian horizontal constitue un plan de symétrie pour le dispositif :
- Le demi-faisceau supérieur (y > 0) rencontre la face supérieure gauche inclinée d'un angle \alpha = \pi/4 par rapport à la verticale, y subit une première réfraction, traverse l'épaisseur de verre d'indice n_p, puis subit une seconde réfraction sur la face supérieure droite, parallèle à la première. Il émerge ainsi parallèlement à sa direction incidente (faisceau horizontal), translaté vers le haut.
- De manière symétrique, le demi-faisceau inférieur (y < 0) traverse la partie inférieure inclinée en sens opposé et émerge translaté vers le bas.
On obtient ainsi en sortie deux faisceaux parallèles entre eux et à l'axe optique, de largeur identique d_0'', dont les axes sont séparés d'une distance D.
2. Valeur de la largeur d_0''
Le prisme réalise une division du front d'onde : l'arête centrale sépare le faisceau incident de largeur d_0' en deux demi-faisceaux de largeur égale d_0'/2.
Chaque demi-faisceau traverse un bloc délimité par deux faces planes parallèles. La réfraction à travers deux dioptres plans parallèles conserve le parallélisme des rayons ainsi que l'extension transverse (largeur) d'un faisceau collimaté. Par conséquent :
3. Différence de marche nulle
Par raison de symétrie plane par rapport au plan horizontal contenant l'axe optique, les deux demi-faisceaux parcourent des trajets géométriques rigoureusement identiques, avec la même longueur de propagation dans le verre d'indice n_p et dans l'air d'indice n_a.
La différence de chemin optique entre les deux faisceaux est donc strictement nulle en tout plan d'onde aval :
On parle ainsi de diviseur à différence de marche nulle.
4. Autre dispositif de division de faisceau
On peut réaliser la division d'un faisceau par division d'amplitude à l'aide d'une lame semi-réfléchissante (ou miroir semi-transparent).
- Pour une lame semi-réfléchissante simple à faces parallèles, le faisceau réfléchi ne traverse pas la lame alors que le faisceau transmis la traverse : la différence de marche introduite par l'épaisseur de la lame n'est pas nulle (\delta \neq 0), sauf si l'on insère une lame compensatrice identique sur le faisceau réfléchi.
- En revanche, un cube séparateur (constitué de deux prismes rectangles identiques collés par leur hypoténuse traitée) présente une symétrie qui assure une différence de marche nulle entre les deux voies.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Les lois de Snell-Descartes permettaient de déterminer simplement la direction des deux faisceaux émergents non sécants.
« Le sujet indique bien que le diviseur de faisceaux produit deux faisceaux qui ne se recoupent pas. »
« Une bonne maîtrise des lois de Snell-Descartes permettait de déterminer simplement la direction des rayons émergents. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 6
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : loi de snell-descartes, réfraction
À la limite de non recouvrement des faisceaux, déterminer la relation entre , et sous la forme
où est une fonction de que l'on explicitera, sans fonction trigonométrique. En déduire une condition sur pour que les faisceaux soient effectivement séparés.
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Appliquer les lois de Snell-Descartes sur le dioptre incliné à \alpha = \pi/4, calculer la déviation latérale d'un rayon et traduire que l'écart entre les bords internes des deux faisceaux émergents doit être strictement positif.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la loi de Snell-Descartes pour la réfraction sur la face d'entrée inclinée d'angle \alpha = \pi/4 afin d'exprimer \tan r en fonction de n_p, et ainsi identifier la fonction g(n_p).
- Déterminer le décalage vertical subi par chaque demi-faisceau traversant la demi-partie du prisme (assimilable à une lame à faces parallèles inclinée), et en déduire la distance D entre les axes des deux faisceaux émergents.
- Exprimer le critère de non-recouvrement spatial des deux faisceaux de largeur d_0'' = d_0'/2 pour en déduire la relation demandée à la limite, puis la condition d'effectivité de la séparation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application des lois de Snell-Descartes et de la géométrie du prisme pour trouver la condition de non-recouvrement des faisceaux.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons la moitié supérieure du prisme. La face d'entrée fait un angle \alpha = \pi/4 avec la verticale, et donc également avec l'axe optique horizontal. Un rayon incident parallèle à l'axe optique arrive sous un angle d'incidence :
La loi de Snell-Descartes pour la réfraction de l'air (n_0 = 1) vers le verre d'indice n_p s'écrit :
On en déduit l'expression de \cos r :
Puis la tangente de l'angle de réfraction :
Posons la fonction sans dimension et sans fonction trigonométrique :
La demi-partie supérieure du prisme se comporte comme une lame à faces parallèles inclinée d'angle \alpha = \pi/4, dont l'épaisseur horizontale est b. Un rayon incident horizontal subit une translation latérale verticale.
Par un calcul de trajectoire dans le repère associé à la lame :
- La face d'entrée a pour équation y = x ; un rayon incident à la hauteur y_1 y pénètre au point (y_1, y_1).
- La face de sortie, parallèle, est décalée horizontalement de b et a pour équation y = x - b.
- À l'intérieur du verre, la normale descendante étant inclinée de -\pi/4, le rayon se propage avec une pente m = \tan(-\pi/4 + r) = \frac{\tan r - 1}{1 + \tan r}.
L'intersection du rayon avec la face de sortie donne pour ordonnée de sortie y_2 :
y_2 - y_1 = \frac{m}{1-m}b = -\frac{b}{2}(1 - \tan r)
Le demi-faisceau supérieur subit donc un décalage vertical vers le bas en valeur absolue égal à :
Par symétrie par rapport à l'axe optique, le demi-faisceau inférieur subit un décalage opposé. L'écartement D entre les axes des deux faisceaux émergents parallèles vaut ainsi :
D'après la question précédente, chaque faisceau émergent a une largeur d_0'' = d_0'/2. Pour que les deux faisceaux ne se recouvrent pas, la distance entre leurs axes doit être au moins égale à leur largeur :
À la limite de non-recouvrement (D = d_0'/2), on obtient directement :
soit :
Pour que les deux faisceaux soient effectivement séparés (strictement sans recouvrement), il faut donc :
Résultat
I.B.2 · Étude de l'onde diffusée
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : effet doppler, battement
En utilisant le résultat (1), exprimer en fonction de , et de l'une des composantes de la vitesse .
Voir l'indiceIndice
Appliquer la formule de la question 3 à chacun des deux faisceaux incidents \widehat{u}_{e1} et \widehat{u}_{e2} convergeant vers la particule avec un demi-angle \theta/2 par rapport à l'axe optique.
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Différence des fréquences Doppler où la direction de détection disparaît au profit de la projection de \vec{V} sur (\widehat{u}_{e2}-\widehat{u}_{e1}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation (1) établie à la question Q3, la fréquence reçue par le détecteur après diffusion de l'onde issue du faisceau F_1 s'écrit :
De même, pour le faisceau F_2, la fréquence diffusée perçue par le même récepteur dans la direction \widehat{u}_d vaut :
Par différence entre ces deux fréquences, le terme dépendant de la direction de diffusion \widehat{u}_d s'élimine rigoureusement :
D'après la figure 4, les faisceaux se propagent dans le plan (xOz) de manière symétrique par rapport à l'axe Oz. L'angle entre leurs directions de propagation étant noté \theta, les vecteurs unitaires d'onde incidente s'écrivent :
On en déduit :
En projetant le vecteur vitesse \vec{V} = V_x \widehat{u}_x + V_y \widehat{u}_y + V_z \widehat{u}_z, il vient :
On obtient finalement l'expression de l'écart de fréquence en fonction de la seule composante transverse V_x de la vitesse :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Attention aux erreurs de projection sur les axes, conduisant à confondre Vx et Vz ou cosinus et sinus.
« De nombreux candidats se trompent dans les axes lors de ce calcul. On retrouve souvent la composante Vz au lieu de la composante Vx, et on retrouve également cos(theta/2) au lieu de sin(theta/2). »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : interférence, formule de fresnel, battement
Montrer que le signal reçu s'écrit sous la forme . On précisera et en fonction des données. Exprimer la fréquence de clignotement de cette lumière diffusée en fonction de , et l'une des composantes de .
Voir l'indiceIndice
Calculer le carré du module de la somme des deux amplitudes complexes \underline{E}_{d1} + \underline{E}_{d2} et faire apparaître un terme en \cos(2\pi (f_{d1}-f_{d2})t).
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Superposition de deux ondes monochromatiques de fréquences voisines donnant un signal d'intensité modulée à la fréquence de battement f_c.
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Le photorécepteur mesure l'intensité lumineuse résultant de la superposition des deux ondes diffusées :
En développant avec \underline{E_{d1}}(t) = E_0 \mathrm{e}^{2\mathrm{i}\pi f_{d1} t} et \underline{E_{d2}}(t) = E_0 \mathrm{e}^{2\mathrm{i}\pi f_{d2} t} :
Le signal s'écrit bien sous la forme demandée :
avec, d'après le résultat de la question Q7 :
(au signe près, la fonction cosinus étant paire).
Une fréquence étant par définition une grandeur positive, la fréquence de battement ou de clignotement f_{\mathrm{c}} correspond à :
soit :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Cette question demandait une bonne maîtrise du calcul avec les grandeurs complexes.
« Cette question nécessite de savoir manipuler le calcul complexe. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : vélocimétrie doppler, interférence
La valeur de la composante de la vitesse particulaire intervenant dans le résultat de la question précédente est de ; calculer numériquement la valeur de obtenue avec deux faisceaux issus d'un laser à argon faisant un angle de entre eux. Justifier l'utilisation de deux faisceaux lasers en termes de précision de la mesure et de localisation de la particule.
Voir l'indiceIndice
Injecter les valeurs numériques en convertissant \theta en radians. Souligner que la fréquence de battement élimine l'influence de la direction exacte du détecteur et assure une excellente résolution spatiale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique de f_c et justification : indépendance vis-à-vis de l'angle d'observation et localisation spatiale précise au croisement.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question précédente, la fréquence de clignotement s'exprime par :
L'angle \theta/2 étant très petit, on peut utiliser l'approximation des petits angles en convertissant en radians :
On en déduit :
Avec |V_x| = 10\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1} = 0{,}10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \lambda_e = 5{,}2 \times 10^2\text{ nm} = 5{,}2 \times 10^{-7}\text{ m} :
En respectant la consigne d'un unique chiffre significatif :
Justification de l'utilisation de deux faisceaux :
Précision de la mesure :
- Le résultat f_c est indépendant de la direction d'observation \widehat{u}_d du détecteur (résultat de la question Q7). L'ouverture angulaire de l'optique de collecte n'entraîne donc aucun élargissement spectral, ce qui garantit une mesure intrinsèquement précise.
- Le signal utile est un battement basse fréquence (f_c \sim 10\text{ kHz}), facilement mesurable par un photodétecteur classique et traitable par électronique numérique (compteur de franges, FFT), alors qu'un montage à faisceau unique exigeait de mesurer un décalage relatif infime (\Delta f/f_e \sim 10^{-10}) sur une onde optique à 10^{14}\text{ Hz}.
- Localisation de la particule : La modulation de l'intensité lumineuse à la fréquence f_c n'est générée que lorsque la particule traverse le volume d'intersection des deux faisceaux (zone de recouvrement). Cette zone de mesure constitue un volume très restreint (de taille millimétrique voire micrométrique), ce qui permet une mesure locale et autorise le tracé précis de profils de vitesse au sein du fluide (par translation de ce volume de croisement), contrairement à un faisceau unique qui diffuse de la lumière sur toute sa longueur traversée.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'approximation des petits angles n'est valide qu'avec des angles exprimés en radians.
« Il ne faut pas oublier que l’approximation des petits angles ne fonctionne que pour des angles exprimés en radian. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
I.B.3 · Cellule de Bragg
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : temps de réponse, bande passante
Le photorécepteur utilisé possède un temps de réponse de et l'angle entre les faisceaux vaut . Pour le laser à argon, déterminer littéralement puis numériquement la plage de vitesses détectables par le système.
Voir l'indiceIndice
La fréquence de clignotement maximale mesurable est limitée par l'inverse du temps de réponse du détecteur (f_{c,\max} \sim 1/\tau). En déduire la borne supérieure sur |V_x|.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition de détectabilité du signal modulé par le photorécepteur à partir de son temps de réponse \tau, ce qui fixe une fréquence de clignotement maximale f_{c,\max}.
- Relier f_{c,\max} à la vitesse maximale détectable V_{\max} grâce à l'expression de la fréquence de clignotement obtenue à la question Q8.
- Effectuer l'application numérique avec un seul chiffre significatif conformément aux consignes générales.
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Condition de détection f_c < 1/\tau limitant la plage de vitesses mesurables par le photodétecteur, d'où V_{\max} \approx 1{,}8\times 10^3\text{ m.s}^{-1}.
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Pour que le photorécepteur puisse suivre les fluctuations temporelles d'intensité du signal à la fréquence de clignotement f_c, la période des oscillations T_c = 1/f_c doit être supérieure au temps de réponse \tau du détecteur :
D'après la question Q8, la fréquence de clignotement est liée à la composante V_x de la vitesse particulaire par :
La condition f_c \le f_{c,\max} impose donc |V_x| \le V_{\max}, soit une plage de vitesses mesurables [-V_{\max}, +V_{\max}] avec :
L'angle \theta = 3{,}6^\circ étant faible devant 1\text{ rad}, on effectue l'approximation des petits angles :
Avec \lambda_e = 5{,}2 \times 10^{-7}\text{ m} et \tau = 4{,}4 \times 10^{-9}\text{ s} :
En ne conservant qu'un seul chiffre significatif :
La plage de vitesses détectables par le système est donc :
Résultat
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Notions : vélocimétrie doppler
Pourquoi ne peut-on mesurer qu'une seule composante de avec ce dispositif ? Proposer une solution permettant d'accéder simultanément aux trois composantes du vecteur vitesse de la particule.
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Observer quelle composante de la vitesse apparaît dans le produit scalaire (\widehat{u}_{e1}-\widehat{u}_{e2})\cdot\vec{V}. Songer à croiser trois paires de faisceaux selon trois directions orthogonales.
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La fréquence dépend d'une seule composante orthogonale aux franges ; utilisation de trois paires de faisceaux de couleurs distinctes.
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Origine de la mesure d'une seule composante : D'après la question Q7, la différence de fréquence Doppler s'écrit :
Le vecteur d'onde différentiel \Delta\vec{k} = \vec{k}_{e2} - \vec{k}_{e1} = \frac{4\pi}{\lambda_e}\sin(\theta/2)\,\widehat{u}_x est colinéaire à \widehat{u}_x. Par produit scalaire, seules les projections du mouvement selon cette direction modulent la phase relative des deux ondes diffusées. Les composantes transverses V_y et V_z, orthogonales à \Delta\vec{k}, ne contribuent pas au décalage en fréquence ni à la modulation d'intensité.
Description équivalente par le modèle des franges : Dans le volume de croisement, les deux faisceaux créent un réseau de franges d'interférences équidistantes, situées dans des plans normaux à l'axe Ox (plans parallèles à yOz). Le clignotement résulte du passage successif de la particule d'une frange brillante à une frange sombre ; il n'est donc sensible qu'à la vitesse de traversée des franges, c'est-à-dire à la composante V_x.
Solution pour mesurer simultanément les trois composantes (\boldsymbol{V_x, V_y, V_z}) : Pour obtenir le vecteur vitesse complet \vec{V} :
- On superpose, dans le même volume de mesure, trois couples de faisceaux laser dont les plans d'incidence définissent trois directions de mesure non coplanaires (idéalement orthogonales, par exemple selon Ox, Oy et Oz).
- Afin de séparer optiquement les trois signaux de battement et d'éviter les interférences parasites entre faisceaux de couples différents, on attribue à chaque couple une longueur d'onde différente (par exemple en exploitant les raies multiples d'un laser à argon : vert à 514{,}5\text{ nm}, bleu à 488\text{ nm} et violet à 476{,}5\text{ nm}).
- En réception, la lumière diffusée est séparée par des miroirs ou filtres dichroïques vers trois photodétecteurs indépendants, chacun mesurant la fréquence de battement associée à une composante de la vitesse.
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La méthode proposée devait obligatoirement permettre une mesure simultanée des trois composantes.
« Le sujet demande une méthode qui permette de mesurer les trois composantes simultanément. Plusieurs candidats proposent une solution permettant d’obtenir les trois composantes mais sans s’intéresser à la simultanéité. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
Notions : vélocimétrie doppler
Pourquoi ne peut-on pas faire la différence entre une valeur positive et une valeur négative de la composante mesurée ?
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Remarquer la présence d'une valeur absolue ou d'une fonction cosinus paire dans l'expression de la puissance détectée, qui rend le signal insensible au signe de la vitesse.
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La parité du cosinus dans l'intensité mesurée ne permet d'accéder qu'à la valeur absolue de la vitesse particulaire.
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D'après la question Q8, le signal électrique délivré par le photorécepteur est modulé selon :
avec une pulsation de battement :
La fonction cosinus étant paire (\cos(\beta t) = \cos(-\beta t)), le signal temporel I(t) ainsi que son spectre fréquentiel ne dépendent que de la valeur absolue de \beta :
L'analyse spectrale du signal reçu ne permet de mesurer que la fréquence de clignotement f_c \ge 0. Par conséquent, deux vitesses opposées +V_x et -V_x génèrent une intensité I(t) rigoureusement identique : le dispositif ne donne accès qu'à |V_x| et est insensible au sens de déplacement de la particule selon Ox.
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : modulation d'amplitude, vélocimétrie doppler
Déterminer la nouvelle expression de la fréquence de clignotement, en fonction de , , et d'une des composantes de . Dans les mêmes conditions que la question 10, exprimer et calculer la fréquence optimale, c'est-à-dire celle permettant la mesure d'une des composantes de (et de son signe) dans l'intervalle . Analyser votre résultat sachant que la centaine de MHz est réalisable dans certains matériaux.
Voir l'indiceIndice
Reprendre le calcul de battement en décalant la fréquence incidente d'un des faisceaux de f_B. Choisir f_B au centre de la plage de bande passante du détecteur pour distinguer vitesses positives et négatives.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les fréquences reçues f_{d1} et f_{d2} en tenant compte du décalage de fréquence f_B introduit par la cellule de Bragg sur le faisceau F_1, puis en déduire la nouvelle fréquence de clignotement f'_c = |f_{d1} - f_{d2}|.
- Établir la condition sur f_B pour lever l'ambiguïté de signe sans dépasser la bande passante du photorécepteur [0, f_{c,\max}] avec f_{c,\max} = 1/\tau.
- Effectuer l'application numérique avec 1 chiffre significatif et commenter la faisabilité technique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Décalage fréquentiel f_B par modulation acousto-optique levant l'ambiguïté de signe, avec choix optimal f_B = 1/(2\tau) \approx 114\text{ MHz}.
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Le faisceau F_1 est décalé en fréquence par la cellule acousto-optique de Bragg et possède désormais la fréquence optique incidente f_e + f_B. Le faisceau F_2 conserve la fréquence f_e.
Comme f_B \ll f_e, la longueur d'onde du faisceau F_1 reste quasiment identique à \lambda_e. D'après la relation Doppler établie à la question 3, les fréquences diffusées s'écrivent :
La différence de fréquence entre les deux ondes diffusées vaut donc :
L'intensité lumineuse résultante oscille à la pulsation de battement \beta' = 2\pi |f_{d1} - f_{d2}|, ce qui donne pour la fréquence de clignotement :
D'après la question 10, le photorécepteur ne peut détecter que des signaux de fréquence inférieure à f_{c,\max} = \frac{1}{\tau} = \frac{2\sin(\theta/2)}{\lambda_e} V_{\max}.
Pour pouvoir déterminer sans ambiguïté le signe et la valeur de V_x \in [-V_{\max}/2, \, +V_{\max}/2], la fonction reliant V_x à f'_c doit être strictement monotone (bijective) sur cet intervalle. Il faut donc que le terme sous la valeur absolue reste positif ou nul, et que la fréquence n'excède pas f_{c,\max} :
En évaluant aux bornes de l'intervalle où \frac{2\sin(\theta/2)}{\lambda_e} V_x = \pm \frac{f_{c,\max}}{2} :
- Pour V_x = -V_{\max}/2 : f_B - \frac{f_{c,\max}}{2} \ge 0 \implies f_B \ge \frac{f_{c,\max}}{2}
- Pour V_x = +V_{\max}/2 : f_B + \frac{f_{c,\max}}{2} \le f_{c,\max} \implies f_B \le \frac{f_{c,\max}}{2}
La fréquence f_B optimale est donc unique :
Application numérique : Avec \tau = 4{,}4 \times 10^{-9}\text{ s} :
Avec un seul chiffre significatif :
Analyse du résultat :
Une fréquence acoustique de 100\text{ MHz} est couramment mise en œuvre dans les modulateurs acousto-optiques (cellules de Bragg utilisant par exemple du dioxyde de tellure \mathrm{TeO_2} ou du quartz excité par un transducteur piézoélectrique). Le dispositif proposé est donc parfaitement réaliste et permet de lever l'indétermination sur le sens de l'écoulement :
- Si f'_c > f_B, alors V_x > 0 ;
- Si f'_c < f_B, alors V_x < 0 ;
- Si f'_c = f_B, alors la particule est immobile selon Ox (V_x = 0).
Résultat
Partie II : Application à la mesure d'un profil de Poiseuille
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : nombre de reynolds, écoulement laminaire
Exprimer le nombre de Reynolds de l'écoulement en fonction de grandeurs définies ci-dessus. À quelle condition l'écoulement peut-il être considéré comme laminaire ? On supposera cette hypothèse vérifiée dans la suite.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la vitesse moyenne du fluide à partir du débit volumique Q et de la section \pi R^2, puis appliquer la définition usuelle du nombre de Reynolds dans une conduite cylindrique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression de Re = \rho v_{\mathrm{deb}} (2R)/\eta et rappel du critère de laminarité pour un écoulement en conduite (Re < 2000).
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Le nombre de Reynolds d'un écoulement est un nombre sans dimension comparant les effets inertiels aux effets visqueux :
où U est la vitesse caractéristique de l'écoulement et D_c la dimension spatiale caractéristique transverse.
La vitesse moyenne du fluide dans la conduite cylindrique de section S = \pi R^2 s'exprime à partir du débit volumique Q :
En choisissant conventionnellement pour dimension caractéristique le diamètre de la conduite D_c = 2R :
Remarque : si l'on prend le rayon R comme échelle caractéristique, on obtient Re = \frac{\mu Q}{\pi \eta R}.
Dans une conduite cylindrique lisse, l'écoulement est considéré comme laminaire tant que le nombre de Reynolds ne dépasse pas une valeur seuil critique Re_c \simeq 2\,000 :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
La définition du nombre de Reynolds et les conditions d'un écoulement laminaire en conduite doivent être maîtrisées.
« Plusieurs candidats ne connaissent pas, ou mal, la définition du nombre de Reynolds et les conditions d’un écoulement laminaire dans une conduite. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 12 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : écoulement de poiseuille, viscosité, débit volumique
Justifier que est indépendant de . Établir une équation différentielle en .
En déduire que le profil des vitesses dans la conduite est de la forme où est un entier que l'on déterminera et dans laquelle on précisera l'expression de en fonction de , , et .
Déterminer enfin une relation entre et et .
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'incompressibilité du fluide pour éliminer la dépendance en x, puis appliquer le principe fondamental de la dynamique à un cylindre de fluide de rayon r et de longueur L soumis aux forces de pression et de viscosité.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter la condition d'incompressibilité du fluide pour relier les variations spatiales de la vitesse et montrer que v(r,x) ne dépend que de r.
- Effectuer un bilan de quantité de mouvement en régime stationnaire sur un cylindre de fluide de rayon r et de longueur L en utilisant l'expression fournie de la force de viscosité.
- Intégrer l'équation différentielle obtenue avec la condition aux limites d'adhérence à la paroi pour identifier q et A.
- Calculer le débit volumique Q par intégration du profil de vitesse sur la section droite du tube.
Voir la réponse courteRéponse courte
Établissement du profil de vitesse parabolique de Poiseuille à partir de Navier-Stokes ou d'un bilan de quantité de mouvement, puis débit Q.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Indépendance de v par rapport à x
Le fluide étant supposé incompressible et homogène, le champ des vitesses vérifie la condition d'incompressibilité locale :
En coordonnées cylindriques, avec le champ de vitesse proposé \vec{v}(M,t) = v(r,x)\,\widehat{u}_x, l'expression de la divergence fournie en formulaire donne :
Par conséquent, la vitesse v est strictement indépendante de x :
2. Équation différentielle en v(r)
Considérons le système fermé constitué par le volume de fluide contenu à l'instant t dans un cylindre coaxial à la conduite, de rayon r \leqslant R et de longueur L comprise entre l'entrée (x = 0) et la sortie (x = L).
En régime stationnaire, l'accélération d'une particule fluide est purement convective :
Le système n'est donc soumis à aucune accélération, et le principe fondamental de la dynamique se réduit à l'équilibre des forces extérieures :
Forces de pression sur les deux faces planes transversales :
\vec{F}_{\text{press}} = \left(P(0)\,\pi r^2 - P(L)\,\pi r^2\right)\widehat{u}_x = (P_e - P_s)\pi r^2\,\widehat{u}_x = \Delta P\,\pi r^2\,\widehat{u}_xForce de viscosité exercée par le fluide extérieur (r' > r) sur la surface latérale à la distance r, d'après la formule de l'énoncé :
\vec{F}_{\text{visc}} = 2\eta\pi r L \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r}\,\widehat{u}_x
À l'équilibre, la somme de ces forces selon \widehat{u}_x est nulle :
On obtient l'équation différentielle du premier ordre régissant v(r) :
Remarque : En dérivant par rapport à r, cette relation s'écrit également sous la forme classique issue de Navier-Stokes : \frac{1}{r} \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\left(r\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r}\right) = - \frac{\Delta P}{\eta L}.
3. Détermination du profil de vitesse
En intégrant cette équation différentielle par rapport à r :
où C est une constante d'intégration fixée par la condition d'adhérence du fluide visqueux à la paroi solide en r = R :
Le profil des vitesses s'écrit donc :
Par identification avec la forme demandée v(r) = A\left[1 - \left(\frac{r}{R}\right)^q\right], on en déduit :
4. Relation entre le débit volumique Q, A et R
Le débit volumique Q à travers une section droite de la conduite s'obtient en intégrant le flux de vitesse sur des couronnes élémentaires de surface \mathrm{d}S = 2\pi r\,\mathrm{d}r :
On aboutit directement à :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il fallait faire un bilan sur un cylindre fini plutôt que d'employer Navier-Stokes ou l'accélération convective, hors programme.
« Il était beaucoup plus simple de prendre un système constitué d’un cylindre de rayon r et de longueur L plutôt que d’utiliser la loi de Navier-Stokes, qui plus est hors-programme et très mal maîtrisée. »
« Pratiquement aucun candidat ne parvient à prouver que la variation de la quantité de mouvement du système fermée est nulle. L’utilisation de l’accélération convective est non seulement hors programme, mais en plus très mal comprise. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : écoulement laminaire, écoulement turbulent, nombre de reynolds
Lequel de ces deux écoulements correspond le plus à un écoulement laminaire ? Estimer le débit volumique puis en déduire le nombre de Reynolds pour chacune de ces deux expériences. Interpréter les résultats.
Voir l'indiceIndice
Identifier visuellement quelle courbe expérimentale est parabolique et rejoint une vitesse nulle aux parois. Calculer la vitesse débitante moyenne pour chaque solution puis évaluer leur nombre de Reynolds respectif.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier l'écoulement le plus proche du régime laminaire établi en comparant la forme des profils de vitesse de la figure 5 avec le profil parabolique de Poiseuille établi à la question Q15.
- Estimer pour chaque fluide la vitesse caractéristique, en déduire le débit volumique Q par intégration sur la section, puis calculer le nombre de Reynolds Re via la formule obtenue à la question Q14.
- Interpréter les valeurs de Re au regard du critère de transition laminaire/turbulent et de la longueur d'établissement de l'écoulement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification du profil parabolique laminaire et du profil aplati turbulent, validée par l'estimation des nombres de Reynolds respectifs.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Identification de l'écoulement laminaire
D'après la question Q15, un écoulement laminaire établi dans une conduite cylindrique présente un profil de vitesse parabolique :
Sur la figure 5, les points expérimentaux de la solution 2 (+) suivent remarquablement cette allure parabolique, avec une vitesse nulle aux parois (r = \pm R = \pm 13\text{ mm}) et maximale au centre. En revanche, la solution 1 (*) présente un profil très aplati en forme de « bouchon » au centre.
C'est donc l'écoulement de la solution 2 qui correspond le plus à un écoulement laminaire établi de Poiseuille.
2. Débit et nombre de Reynolds pour la solution 2
Pour la solution 2, on lit au centre de la conduite (r = 0) la vitesse maximale :
Le profil étant parabolique, le débit volumique s'exprime (d'après Q15) par :
Avec R = 13\text{ mm} = 1{,}3 \times 10^{-2}\text{ m} :
Le nombre de Reynolds associé s'écrit (d'après Q14) :
Avec \mu_2 = 1{,}2 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et \eta_2 = 5{,}5 \times 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\text{s} :
3. Débit et nombre de Reynolds pour la solution 1
Pour la solution 1 (eau pure, \mu_1 = 1{,}0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, \eta_1 = 1{,}0 \times 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\text{s}), la vitesse reste quasi constante au centre, v_1 \approx 72\text{ mm}\cdot\text{s}^{-1}, sur un rayon R_0 \approx 8\text{ mm}, avant de chuter vers les parois (v \approx 40\text{ mm}\cdot\text{s}^{-1} à r = 10\text{ mm} et v \approx 20\text{ mm}\cdot\text{s}^{-1} à r = 12\text{ mm}).
L'intégration sur la section (somme du cœur cylindrique et de la couche annulaire externe de cisaillement) conduit à un débit de l'ordre de :
On en déduit le nombre de Reynolds de l'écoulement 1 :
4. Interprétation des résultats
- Pour la solution 2, Re_2 \simeq 200 \ll 2\,000 : l'écoulement est strictement laminaire. La viscosité élevée favorise une dissipation visqueuse efficace qui permet à l'écoulement d'atteindre rapidement son régime établi de Poiseuille.
- Pour la solution 1, bien que Re_1 \simeq 700 reste inférieur au seuil critique de turbulence développée (Re_{\text{crit}} \approx 2\,000), le profil plat au centre indique que le régime de Poiseuille n'est pas établi. La longueur d'établissement hydrodynamique nécessaire pour que les couches limites pariétales se rejoignent sur l'axe (L_e \approx 0{,}05 \times Re \times 2R \approx 90\text{ cm}) est bien plus grande que pour la solution 2 (L_{e,2} \approx 25\text{ cm}), ce qui explique le profil d'entrée de conduite tronqué observé à l'endroit de la mesure.
Résultat
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Il fallait exploiter le résultat de la question précédente ou s'appuyer sur le cours pour identifier le profil laminaire.
« Dans cette question il faut faire le lien entre les résultats proposés et la forme obtenue dans la question précédente. A défaut, la connaissance des résultats du cours permettait de déterminer le profil laminaire. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question déjà tombée ailleurs
Partie III : Application à l'étude d'ondes acoustiques
III.A · Onde acoustique guidée
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : approximation acoustique, équation de d'alembert, onde sonore
Qu'est-ce que l'approximation acoustique ? Donner sans démonstration un système de trois équations locales linéarisées utiles pour un problème unidimensionnel orienté par l'axe . En déduire l'équation d'onde vérifiée par la surpression .
Voir l'indiceIndice
Énoncer les trois hypothèses de l'acoustique linéaire (petites perturbations, fluide parfait, évolution isentropique). Écrire l'équation d'Euler linéarisée, la conservation de la masse et la compressibilité isentropique.
Voir la stratégieStratégie
- Définir l'approximation acoustique en explicitant les ordres de grandeur relatifs des grandeurs perturbées par rapport aux grandeurs de repos et la négligeabilité du terme convectif.
- Écrire les trois équations locales fondamentales linéarisées régissant la dynamique du fluide 1D non visqueux : équation d'Euler, conservation de la masse et relation d'état isentropique.
- Combiner ces équations en éliminant la vitesse acoustique v_1 et la perturbation de masse volumique \mu_1 pour aboutir à l'équation de d'Alembert vérifiée par p_1(x,t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé des hypothèses acoustiques, écriture des équations linéarisées et obtention de l'équation de d'Alembert sur la surpression.
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1. Définition de l'approximation acoustique
L'onde acoustique est modélisée comme une petite perturbation d'un état de repos homogène caractérisé par la pression P_0, la masse volumique \mu_0 et une vitesse nulle. Les grandeurs s'écrivent :
L'approximation acoustique repose sur les hypothèses suivantes :
- Les perturbations sont infinitésimales au premier ordre : |p_1| \ll P_0, |\mu_1| \ll \mu_0 et |v_1| \ll c, où c est la célérité du son.
- Le terme de dérive convective (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} dans l'accélération particulaire est d'ordre 2, donc négligeable devant l'accélération locale \dfrac{\partial \vec{v}}{\partial t}.
- La propagation s'effectue sans frottement visqueux notable et de manière adiabatique réversible (isentropique), compte tenu des fréquences usuelles et de la faible conductivité thermique du fluide.
2. Système de trois équations locales linéarisées unidimensionnelles
Équation d'Euler linéarisée (conservation de la quantité de mouvement sans terme convectif ni viscosité ni pesanteur) :
\mu_0 \frac{\partial v_1}{\partial t} = -\frac{\partial p_1}{\partial x}Équation de continuité linéarisée (conservation de la masse) :
\frac{\partial \mu_1}{\partial t} + \mu_0 \frac{\partial v_1}{\partial x} = 0Équation d'état isentropique introduisant le coefficient de compressibilité isentropique \chi_S = \dfrac{1}{\mu_0} \left(\dfrac{\partial \mu}{\partial P}\right)_{\!S} :
\mu_1 = \mu_0 \chi_S \, p_1
3. Équation d'onde pour la surpression p_1(x,t)
En injectant la relation d'état isentropique dans l'équation de conservation de la masse, on obtient :
En dérivant cette relation par rapport au temps t :
On utilise ensuite l'équation d'Euler pour exprimer \dfrac{\partial v_1}{\partial t} = -\dfrac{1}{\mu_0}\dfrac{\partial p_1}{\partial x} :
En posant c = \dfrac{1}{\sqrt{\mu_0 \chi_S}}, on obtient l'équation d'onde de d'Alembert :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'approximation acoustique doit être énoncée clairement et les trois équations demandées doivent être linéarisées.
« L’approximation acoustique doit être connue et énoncée avec clarté. Les trois équations demandées sont les équations linéarisées, il est important de bien suivre les consignes et de répondre aux demandes de l’énoncé. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Application numérique
Notions : célérité, gaz parfait
En assimilant l'air à un gaz parfait, montrer que la célérité du son dépend de la masse molaire du milieu. Calculer numériquement dans l'air à .
Voir l'indiceIndice
Exprimer le coefficient de compressibilité isentropique \chi_S d'un gaz parfait en fonction du coefficient de Laplace \gamma et de la pression P_0, puis utiliser l'équation d'état des gaz parfaits.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le coefficient de compressibilité isentropique \chi_S d'un gaz parfait en appliquant la loi de Laplace.
- Relier le rapport P_0/\mu_0 à la température et à la masse molaire M grâce à l'équation d'état des gaz parfaits.
- En déduire l'expression de la célérité c et expliciter sa dépendance en M, puis mener l'application numérique à T_0 = 293\text{ K}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Démonstration de la formule de Laplace c = \sqrt{\gamma R T / M} pour le gaz parfait et application numérique dans l'air (c \approx 343\text{ m.s}^{-1}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour une transformation isentropique d'un gaz parfait vérifiant la loi de Laplace, P V^\gamma = \text{cte}. Sachant que pour une masse m de gaz, le volume est relié à la masse volumique par V = m/\mu, cette loi se réécrit :
Le coefficient de compressibilité isentropique s'en déduit à l'état de repos (P_0, \mu_0) :
En utilisant l'expression de la célérité établie à la question Q17, c = \frac{1}{\sqrt{\mu_0 \chi_S}}, on obtient la relation de Laplace :
L'équation d'état du gaz parfait s'écrit P_0 V = \frac{m}{M} R T_0, soit :
où T_0 est la température absolue du repos et M la masse molaire du milieu. On en déduit l'expression de la célérité du son :
La célérité c est ainsi inversement proportionnelle à la racine carrée de la masse molaire M du gaz considéré.
Application numérique : À 20^\circ\text{C}, la température thermodynamique vaut T_0 = 20 + 273 = 293\text{ K}. Avec \gamma = 1{,}4, R = 8{,}3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} et M = 29\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 29 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} :
En respectant la consigne de l'énoncé imposant un seul chiffre significatif pour les résultats numériques :
Résultat
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La manipulation de la loi des gaz parfaits et la valeur numérique de la célérité du son dans l'air doivent être maîtrisées.
« La loi des gaz parfaits est souvent connue, mais peu de candidats arrivent à la manipuler correctement pour arriver à l’expression de la célérité du son. »
« La valeur numérique de la célérité du son dans l’air, à calculer ici, est à connaître. Cela permettait d’éviter de trouver un résultat aberrant. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : impédance acoustique, niveau d'intensité sonore, intensité sonore
Pour une OPPM, établir l'expression de l'impédance acoustique . Exprimer l'intensité en décibel en fonction de l'amplitude de la vitesse acoustique, l'intensité seuil d'audibilité d'un son, et . Calculer numériquement si dans l'air à . Le vélocimètre à deux lasers étudié précédemment permettrait-il d'accéder à de telles valeurs de ?
Voir l'indiceIndice
Relier la surpression et la vitesse par la relation de structure de l'OPPM (p_1 = Z_a v_1). Écrire l'intensité acoustique moyenne en fonction de v_m, puis inverser la définition du niveau sonore en décibels.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'équation d'Euler linéarisée pour une OPPM se propageant dans la direction +x sous forme complexe afin de relier la surpression acoustique \underline{p_1} à la vitesse acoustique \underline{v_1} et en déduire l'impédance acoustique Z_a.
- Calculer la moyenne temporelle de l'intensité acoustique instantanée \Pi(t) = p_1(x,t) v_1(x,t) en fonction de l'amplitude v_m, puis appliquer la définition du niveau d'intensité en décibels I_{\mathrm{dB}}.
- Calculer numériquement l'amplitude de vitesse v_m avec un seul chiffre significatif, conformément aux consignes de l'énoncé, puis comparer sa valeur aux grandeurs et limites caractéristiques du vélocimètre laser étudiées en partie I.
Voir la réponse courteRéponse courte
Établissement de Z_a = \rho_0 c, calcul de l'amplitude v_m pour 120\text{ dB} et comparaison favorable avec la sensibilité du vélocimètre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Expression de l'impédance acoustique Z_a
Considérons une onde acoustique plane progressive monochromatique (OPPM) se propageant selon les x croissants :
D'après l'équation d'Euler acoustique unidimensionnelle (question Q17) :
En notation complexe, cette relation devient :
car la relation de dispersion acoustique impose \omega/k = c. Par définition, l'impédance acoustique caractéristique Z_a du milieu est le rapport de la surpression à la vitesse acoustique :
2. Expression du niveau d'intensité acoustique I_{\mathrm{dB}}
Le vecteur densité de courant d'énergie acoustique instantané est :
L'intensité acoustique moyenne I correspond à la moyenne temporelle de sa norme :
Le niveau acoustique en décibels s'écrit alors :
soit :
3. Application numérique pour I_{\mathrm{dB}} = 120\text{ dB}
On déduit de la relation précédente l'expression littérale de v_m :
Données numériques :
- I_{\mathrm{dB}} = 120\text{ dB} \implies I = 1{,}0 \times 10^{-12} \times 10^{12} = 1{,}0\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} ;
- \mu_0 = 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et c \simeq 3{,}4 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (d'après la question Q18) ;
- Z_a = 1{,}2 \times 3{,}4 \times 10^2 \simeq 4{,}1 \times 10^2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 4 \times 10^2\text{ Pa}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-1}.
Le calcul de l'amplitude de vitesse donne :
4. Faisabilité de la mesure par le vélocimètre laser
- Gamme de vitesse : la vitesse v_m \simeq 7\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1} est du même ordre de grandeur que la vitesse typique de 10\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1} étudiée à la question Q9, et elle est très largement inférieure à la vitesse maximale détectable par le dispositif V_{\max} \approx 2 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (question Q10).
- Bande passante temporelle : l'onde acoustique a une fréquence f = 40\text{ kHz}. Le temps de réponse du photodétecteur est \tau = 4{,}4 \times 10^{-9}\text{ s}, ce qui correspond à une fréquence de coupure 1/\tau \approx 2 \times 10^8\text{ Hz} \gg f. Le système optoélectronique est donc suffisamment rapide pour suivre temporellement l'oscillation acoustique.
Le vélocimètre à deux lasers permet donc parfaitement d'accéder à de telles valeurs de v_m.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le passage par les grandeurs complexes de pression et de vitesse représentait la méthode la plus simple.
« Pour démontrer l’expression de l’impédance acoustique, le plus simple était de passer par les expressions complexes de p et v pour une onde progressive. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Notions : onde guidée, onde progressive, onde stationnaire
Justifier que l'on cherche une solution du problème sous la forme puis caractériser physiquement une telle onde. On prendra et .
Voir l'indiceIndice
Identifier une onde stationnaire selon la direction confinée Oz et une onde progressive se propageant sans atténuation le long de l'axe de guidage Ox.
Voir la stratégieStratégie
- Justifier la dépendance temporelle par le caractère harmonique de la source acoustique.
- Exploiter les symétries et invariances du guide pour éliminer la dépendance en y.
- Utiliser la méthode de séparation des variables en distinguant la direction de propagation libre (Ox) et la direction de confinement bornée par les plaques (Oz).
- Décrire la nature physique de l'onde (onde guidée mixte : progressive selon l'axe du guide et stationnaire dans la direction transverse).
Voir la réponse courteRéponse courte
Justification d'une onde progressive selon la direction de guidage et stationnaire transversalement suite aux réflexions sur les parois.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Justification de la forme cherchée
- Régime harmonique : l'émetteur impose une excitation sinusoïdale de pulsation \omega = 2\pi f. Le système étant linéaire, la réponse en régime établi est monochromatique de pulsation \omega.
Invariance selon Oy : le guide est constitué de plaques infinies de normale \widehat{u}_z, invariantes par translation selon l'axe Oy. En l'absence de dépendance de la source selon y, la surpression acoustique ne dépend pas de y :
\frac{\partial p_1}{\partial y} = 0 \implies p_1(M,t) = p_1(x, z, t)Séparation des variables et propagation : le guide s'étend le long de l'axe Ox sans obstacle dans cette direction, tandis qu'il est confiné selon Oz entre les plaques rigides z = 0 et z = a. En appliquant une méthode de séparation des variables, on recherche un mode se propageant dans la direction Ox (terme de phase progressive \omega t - kx + \phi, avec k > 0) modulé dans la direction transverse Oz par une amplitude p(z) :
p_1(M,t) = p(z)\cos(\omega t - kx + \phi)
2. Caractérisation physique de l'onde
- Il s'agit d'une onde guidée, confinée spatialement entre les deux plans z=0 et z=a.
- Selon l'axe longitudinal Ox, l'onde est progressive vers les x croissants avec une vitesse de phase v_\varphi = \frac{\omega}{k}.
- Selon l'axe transverse Oz, l'onde est stationnaire : l'amplitude p(z) présente des ventres et des nœuds de surpression fixés dans l'espace.
- Il s'agit donc d'une onde mixte (ou onde stationnaire-progressive), résultant de l'interférence entre des ondes planes progressives se réfléchissant sur les deux parois rigides.
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L'amplitude dépendant de la position, il ne s'agit pas d'une onde plane.
« L’amplitude de l’onde étant variable, ce n’est pas une onde plane. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 10 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : onde guidée, condition aux limites, mode propre
Déterminer et résoudre l'équation différentielle vérifiée par . On montrera que les solutions s'écrivent :
Justifier précisément que le mode propre fondamental corresponde à .
Voir l'indiceIndice
Injecter la forme proposée dans l'équation de d'Alembert pour obtenir une équation d'oscillateur harmonique sur p(z), puis imposer l'annulation de la dérivée aux deux frontières rigides.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter la forme proposée p_1(M,t) = p(z)\cos(\omega t - kx + \phi) dans l'équation de d'Alembert tridimensionnelle pour obtenir l'équation différentielle vérifiée par le profil spatial transverse p(z).
- Résoudre cette équation différentielle à coefficients constants en distinguant les cas selon le signe de la constante de séparation, puis appliquer les conditions aux limites en z = 0 et z = a.
- Identifier la famille de modes propres p_n(z) indexée par n \in \mathbb{N} et justifier la nature fondamentale du mode n=0 par l'absence de coupure fréquentielle et la structure d'onde plane.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation différentielle transverse et conditions d'imperméabilité aux parois fixant les modes propres p_n(z), le fondamental étant n=0.
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Le champ de surpression s'écrit :
Calculons les dérivées intervenant dans l'équation de d'Alembert \frac{\partial^2 p_1}{\partial t^2} = c^2 \left( \frac{\partial^2 p_1}{\partial x^2} + \frac{\partial^2 p_1}{\partial z^2} \right) :
En simplifiant par le terme oscillant non nul \cos(\omega t - kx + \phi), on obtient :
soit l'équation différentielle linéaire du second ordre :
Posons K_z^2 = \frac{\omega^2}{c^2} - k^2.
- Si K_z^2 < 0, en posant K_z^2 = -\kappa^2 (\kappa > 0), la solution générale est p(z) = C_1 \cosh(\kappa z) + C_2 \sinh(\kappa z). La condition \left.\frac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}z}\right|_{z=0} = \kappa C_2 = 0 donne C_2 = 0, puis \left.\frac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}z}\right|_{z=a} = \kappa C_1 \sinh(\kappa a) = 0 impose C_1 = 0 (solution identiquement nulle).
- Si K_z^2 = 0, la solution est une droite affine p(z) = C_1 z + C_2. La condition en z=0 impose C_1 = 0, d'où p(z) = C_2 = \text{cte}.
Si K_z^2 > 0, la solution s'écrit sous la forme harmonique :
p(z) = C_1 \cos(K_z z) + C_2 \sin(K_z z)La dérivée première s'exprime par :
\frac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}z} = -K_z C_1 \sin(K_z z) + K_z C_2 \cos(K_z z)
L'application des conditions aux limites imposées par les parois rigides conduit à :
Pour obtenir une onde non identiquement nulle (C_1 \neq 0), il est nécessaire que :
Le cas n = 0 correspond à K_z = 0, redonnant la solution constante p(z) = A_0.
En notant A_n l'amplitude associée, les solutions s'écrivent bien sous la forme :
Justification du mode fondamental (n=0) :
- Le mode propre fondamental d'un système guidé est le mode associé à la plus petite valeur propre spatiale (K_z = 0), ce qui correspond à la fréquence de coupure la plus basse (nulle ici).
- Pour n = 0, la surpression p_0(z) = A_0 est rigoureusement indépendante de z : l'onde se propage alors comme une onde plane acoustique longitudinale non dispersive le long de Ox à la célérité c (\omega = c k), et peut exister pour n'importe quelle pulsation \omega > 0.
Résultat
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L'équation différentielle devait être mise sous forme canonique en évitant les erreurs de signe et d'homogénéité.
« L’équation différentielle demandée doit être mise sous forme canonique. Il y a beaucoup trop d’erreurs de signe et d’homogénéité, les candidats doivent savoir mener ce genre de calculs. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : relation de dispersion, vitesse de phase, vitesse de groupe
Trouver la relation de dispersion pour chaque mode propre et montrer l'existence d'une pulsation de coupure à partir de laquelle le mode propre peut se propager. En déduire la vitesse de phase et la vitesse de groupe, associées à chaque mode propre, en fonction de , et . Commenter ces expressions.
Voir l'indiceIndice
Remplacer la solution modale dans l'équation d'onde pour identifier la relation entre \omega et k. Traduire la condition de propagation k^2 > 0 et dériver \omega(k) pour trouver la vitesse de groupe.
Voir la stratégieStratégie
- Réinjecter la forme du mode propre p_{1,n}(x,z,t) = A_n \cos\left(\frac{n\pi}{a} z\right)\cos(\omega t - kx + \phi) dans l'équation d'onde bidimensionnelle pour relier \omega, k et n.
- Exprimer le vecteur d'onde k et déterminer la condition pour que l'onde se propage selon l'axe longitudinal Ox sans atténuation spatiale, ce qui définit la pulsation de coupure \omega_{c,n}.
- Calculer la vitesse de phase v_\varphi = \frac{\omega}{k} et la vitesse de groupe v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k}, puis commenter leurs propriétés physiques comparées à c.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation de dispersion \omega^2 = c^2 k^2 + \omega_{c,n}^2, calcul de v_\phi > c et v_g < c, et vérification de la relation v_\phi v_g = c^2.
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L'équation de d'Alembert vérifiée par la surpression s'écrit :
En injectant le mode propre d'ordre n :
il vient :
On obtient ainsi la relation de dispersion du mode n :
Le nombre d'onde k selon la direction de propagation Ox s'écrit alors :
Pour qu'une onde se propage selon Ox sans atténuation, il faut que k soit réel strictement positif :
- Si \omega > \omega_{c,n}, k \in \mathbb{R}^{+*} : le mode propre est propagatif.
- Si \omega < \omega_{c,n}, k = -i\alpha avec \alpha = \frac{1}{c}\sqrt{\omega_{c,n}^2 - \omega^2} \in \mathbb{R}^{+*} : le mode est évanescent (décroissance exponentielle en e^{-\alpha x} sans transport moyen d'énergie).
Il existe donc bien, pour chaque mode n > 0, une pulsation minimale de propagation appelée pulsation de coupure :
Pour \omega > \omega_{c,n}, le nombre d'onde s'écrit :
La vitesse de phase v_\varphi = \frac{\omega}{k} vaut alors :
Pour déterminer la vitesse de groupe v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k}, on différentie la relation de dispersion \omega^2 = c^2 k^2 + \omega_{c,n}^2 :
On en déduit l'expression de la vitesse de groupe :
Résultat
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Il était nécessaire de rappeler les définitions des vitesses de phase et de groupe tout en veillant à l'homogénéité.
« Les erreurs d’homogénéité de la question précédente ont souvent été reportées sur cette question. Les définitions des vitesses de phase et de groupe sont à rappeler. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : mode propre, onde guidée
À quelle condition sur et la longueur d'onde de l'onde libre, le mode fondamental se propage-t-il seul entre les plaques ? Faire l'application numérique correspondant à cette condition.
Voir l'indiceIndice
Imposer que la pulsation acoustique soit inférieure à la pulsation de coupure du premier mode excité (n = 1) afin d'interdire sa propagation.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la condition de propagation pour chaque mode : le mode fondamental n = 0 se propage à toute pulsation non nulle car \omega_{c,0} = 0, tandis que les modes supérieurs n \ge 1 ne peuvent se propager que si \omega > \omega_{c,n}.
- Exprimer la condition de propagation monomode (seul le mode n = 0 se propage) en imposant que la pulsation soit strictement inférieure à la pulsation de coupure du premier mode excité (n = 1).
- Relier cette condition à la longueur d'onde libre \lambda = c/f et effectuer l'application numérique avec les grandeurs fournies pour l'émetteur (f = 40\text{ kHz}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition de non-propagation du mode n=1 donnant \lambda > 2a, garantissant la propagation du seul mode fondamental.
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D'après la question Q22, un mode propre n se propage si et seulement si sa pulsation vérifie \omega > \omega_{c,n} = \frac{n\pi c}{a}.
- Pour le mode fondamental n = 0, la pulsation de coupure est \omega_{c,0} = 0 : il se propage donc à n'importe quelle fréquence.
Les modes d'ordre supérieur (n \ge 1) ont pour pulsation de coupure croissante :
\omega_{c,1} = \frac{\pi c}{a} < \omega_{c,2} < \dots
Le mode fondamental n = 0 se propage donc seul (régime monomode) si et seulement si la pulsation de l'onde est strictement inférieure à la pulsation de coupure du mode n=1 :
En introduisant la longueur d'onde \lambda de l'onde libre dans l'air, définie par \lambda = \frac{c}{f}, cette condition devient :
Application numérique : L'émetteur acoustique fonctionne à la fréquence f = 40\text{ kHz} et la célérité du son calculée à la question Q18 vaut c \simeq 3{,}4 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. La longueur d'onde libre associée est :
La condition pour obtenir une propagation monomode s'écrit alors :
Avec un seul chiffre significatif comme imposé par l'énoncé :
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : mode propre, onde guidée
Quels modes propres, caractérisés par un couple d'entiers , peuvent se propager dans un tuyau de diamètre ?
Voir l'indiceIndice
Traduire la condition de propagation sous la forme \mu_{nm} < \omega a / c. Calculer la borne supérieure numérique et recenser les zéros du tableau satisfaisant cette inégalité.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition de propagation du mode (n,m) sous la forme d'une borne supérieure sur le paramètre \mu_{nm} en utilisant la relation \omega \ge \omega_{c,nm}.
- Calculer numériquement cette valeur seuil à l'aide des caractéristiques de l'onde acoustique (f = 40\text{ kHz}, c \simeq 3{,}4 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) et du tuyau (2a = 11\text{ mm}).
- Comparer cette borne aux valeurs du tableau pour identifier l'ensemble des couples (n,m) autorisés.
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Comparaison de la fréquence de travail aux fréquences de coupure des modes (n,m) pour déterminer les modes propagatifs dans le tube.
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D'après les résultats de la question Q22 appliqués à la géométrie cylindrique, un mode propre caractérisé par le couple (n,m) se propage sans atténuation si sa pulsation \omega = 2\pi f est supérieure à sa pulsation de coupure \omega_{c,nm} :
ce qui se réécrit comme une condition sur le paramètre sans dimension \mu_{nm} :
où \lambda = \frac{c}{f} \simeq 8{,}5\text{ mm} est la longueur d'onde de l'onde libre dans l'air à 20^\circ\text{C} (obtenue à la question Q23 avec c \simeq 3{,}4 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} d'après la question Q18).
Calculons la valeur seuil correspondante :
Un mode propre peut donc se propager si et seulement si \mu_{nm} \le 4{,}1.
En observant le tableau fourni par l'énoncé :
- Pour n = 0 : \mu_{01} = 0 \le 4{,}1 et \mu_{02} = 3{,}8 \le 4{,}1 (alors que \mu_{03} = 7{,}0 > 4{,}1) ;
- Pour n = 1 : \mu_{11} = 1{,}8 \le 4{,}1 (alors que \mu_{12} = 5{,}3 > 4{,}1) ;
- Pour n = 2 : \mu_{21} = 3{,}1 \le 4{,}1 (alors que \mu_{22} = 6{,}7 > 4{,}1) ;
- Pour n \ge 3 : la plus petite valeur est \mu_{31} = 4{,}2 > 4{,}1.
Les seuls modes propres pouvant se propager dans le tuyau sont donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : paquet d'ondes, vitesse de groupe
Ce tuyau est alimenté par des salves d'une durée de 4 périodes. Les différents modes propres se propageant sous forme de paquets d'ondes, quelle longueur de tuyau faut-il choisir pour pouvoir les résoudre en sortie ?
Voir l'indiceIndice
Calculer la vitesse de groupe de chaque mode propagatif. La différence de temps de trajet sur une distance L doit être supérieure à la durée totale d'un train d'ondes.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le temps de parcours d'un paquet d'ondes associé à un mode (n,m) sur une longueur L de tuyau à partir de sa vitesse de groupe v_{g,nm}.
- Énoncer le critère de résolution temporelle en sortie : pour distinguer tous les modes, l'écart temporel entre les arrivées de deux paquets d'ondes consécutifs doit être au moins égal à la durée \Delta t_{\text{salve}} = 4T d'une salve.
- Identifier les deux modes dont les temps de vol sont les plus proches (ceux ayant les vitesses de groupe les plus voisines), puis en déduire la longueur minimale de tuyau requise.
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Résolution temporelle de deux modes : le retard lié aux différentes vitesses de groupe doit être supérieur à la durée de la salve 4T.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Un paquet d'ondes associé au mode propre (n,m) se propage à la vitesse de groupe v_{g,nm} établie à la question 22 :
où \mu_{\max} = \frac{\omega a}{c} = \frac{\pi (2a)}{\lambda} \simeq 4{,}1 d'après la question 24.
Le temps de propagation nécessaire à ce paquet d'ondes pour parcourir un tuyau de longueur L est :
Calculons les vitesses de groupe pour les quatre modes propagatifs identifiés à la question 24 :
- Mode (0,1) : \mu_{01} = 0 \implies v_{g,01} = c ;
- Mode (1,1) : \mu_{11} = 1{,}8 \implies v_{g,11} = c\sqrt{1 - (1{,}8/4{,}1)^2} \simeq 0{,}90\,c ;
- Mode (2,1) : \mu_{21} = 3{,}1 \implies v_{g,21} = c\sqrt{1 - (3{,}1/4{,}1)^2} \simeq 0{,}65\,c ;
- Mode (0,2) : \mu_{02} = 3{,}8 \implies v_{g,02} = c\sqrt{1 - (3{,}8/4{,}1)^2} \simeq 0{,}37\,c.
Pour que deux paquets d'ondes consécutifs soient résolus en sortie sans chevauchement temporel, le retard entre leurs instants d'arrivée doit être supérieur ou égal à la durée d'une salve :
La condition la plus restrictive pour résoudre l'ensemble des modes correspond à la plus faible différence d'inverse de vitesse de groupe, c'est-à-dire entre les modes (0,1) et (1,1) :
alors que pour les paires suivantes, l'écart est nettement plus grand (\simeq 0{,}43/c puis \simeq 1{,}16/c).
La longueur minimale de tuyau nécessaire pour résoudre tous les modes est donc donnée par :
Avec \lambda \simeq 8{,}5\text{ mm} (d'après la question 23), on obtient numériquement :
Avec un chiffre significatif :
Résultat
III.B · Production de l'onde acoustique
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Notions : montage inverseur, modulation d'amplitude
Exprimer la tension en fonction des données du montage. Représenter un montage permettant d'obtenir une tension .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Millman à l'entrée inverseuse de l'ALI en régime linéaire pour exprimer la tension de sortie du montage sommateur inverseur.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le régime de fonctionnement de l'ALI en observant la boucle de rétroaction sur l'entrée inverseuse.
- Appliquer la loi des nœuds au potentiel de l'entrée inverseuse pour exprimer la tension de sortie s_1 en fonction des entrées e_1 et e_2.
- Concevoir un montage amplificateur inverseur de gain unitaire pour inverser le signe de la tension s_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Sortie d'un multiplieur analogique et schéma classique d'un amplificateur inverseur de gain unitaire à ALI pour obtenir l'opposé.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'amplificateur linéaire intégré (ALI) comporte une boucle de rétroaction reliant la sortie à son entrée inverseuse (borne -), ce qui garantit son fonctionnement en régime linéaire.
L'ALI étant supposé idéal, on a :
- les courants d'entrée sont nuls : i^+ = i^- = 0 ;
- la tension différentielle d'entrée est nulle : \varepsilon = V^+ - V^- = 0, soit V^- = V^+.
L'entrée non inverseuse étant directement reliée à la masse, on a V^+ = 0\text{ V}, d'où :
Appliquons le théorème de Millman (ou la loi des nœuds en termes de potentiels) à l'entrée inverseuse V^- :
En tenant compte de V^- = 0\text{ V} :
On en déduit l'expression de la tension de sortie s_1 :
Le montage constitue ainsi un sommateur inverseur.
Pour obtenir la tension s = -s_1, on place en cascade un étage amplificateur inverseur de gain -1, réalisé à l'aide d'un second ALI idéal en régime linéaire bouclé sur son entrée inverseuse par une résistance R_0, avec une résistance d'entrée de même valeur R_0 :
En effet, pour cet inverseur, la masse virtuelle impose V^- = 0, et la conservation du courant au nœud inverseur donne \frac{s_1}{R_0} + \frac{s}{R_0} = 0, soit s = -s_1.
Résultat
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Il ne faut pas confondre le montage suiveur et le montage inverseur.
« De nombreux candidats confondent le montage suiveur et le montage inverseur. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Notions : modulation d'amplitude
Tracer l'allure de la courbe en fonction du temps, sur une durée de . On précisera les coordonnées des points remarquables.
Voir l'indiceIndice
Déterminer les valeurs prises par le signal créneau e_2(t), en déduire le décalage continu appliqué à l'oscillation sinusoïdale rapide e_1(t) sur chaque demi-période lente.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer s(t) à partir de la relation établie à la question Q26 en utilisant l'égalité des résistances.
- Déterminer les caractéristiques spectrales et temporelles de chaque signal : amplitudes, périodes T_1 et T_2, et vérifier l'absence de saturation de l'ALI.
- Identifier les points remarquables (niveaux moyens, extrema, instants de commutation) et tracer l'allure de la tension de sortie sur l'intervalle demandé [0\,;\,4\times 10^{-4}\text{ s}].
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de l'allure temporelle du produit créneau-sinusoïde sur la durée demandée en indiquant période et amplitudes de crête.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q26, avec R = R_1 = R_2 = 47\text{ k}\Omega, le montage est un sommateur non inverseur de gain unité :
Caractérisons chacun des deux signaux d'entrée :
Signal sinusoïdal e_1(t) :
T_1 = \frac{1}{f_1} = \frac{1}{40 \times 10^3\text{ Hz}} = 25\text{ }\mu\text{s} = 0{,}25 \times 10^{-4}\text{ s}Son amplitude crête à crête étant de 8\text{ V}, son amplitude est E_{1} = 4\text{ V}, d'où e_1(t) \in [-4\text{ V}, +4\text{ V}].
Signal créneau e_2(t) :
T_2 = \frac{1}{f_2} = \frac{1}{5{,}0 \times 10^3\text{ Hz}} = 200\text{ }\mu\text{s} = 2 \times 10^{-4}\text{ s}Son amplitude crête à crête étant de 12\text{ V}, le signal créneau symétrique oscille entre E_{2} = +6\text{ V} et -E_{2} = -6\text{ V}.
La durée totale d'observation demandée \Delta t_{\text{obs}} = 4 \times 10^{-4}\text{ s} = 400\text{ }\mu\text{s} correspond exactement à :
Chaque demi-période de e_2(t) dure T_2 / 2 = 100\text{ }\mu\text{s}, ce qui correspond exactement à 4 périodes complètes du signal sinusoïdal e_1(t).
Vérification du régime linéaire : La tension maximale susceptible d'être atteinte est :
Les amplificateurs opérationnels ne saturent à aucun moment ; ils fonctionnent en régime linéaire.
Points remarquables de s(t) :
Pour t \in [0\,;\,100\text{ }\mu\text{s}[ et t \in [200\,;\,300\text{ }\mu\text{s}[ (e_2(t) = +6\text{ V}) :
- Valeur moyenne : \langle s(t) \rangle = +6\text{ V} ;
- Valeur maximale : s_{\max} = +6 + 4 = \mathbf{+10\text{ V}} ;
- Valeur minimale : s_{\min} = +6 - 4 = \mathbf{+2\text{ V}}.
Pour t \in [100\,;\,200\text{ }\mu\text{s}[ et t \in [300\,;\,400\text{ }\mu\text{s}[ (e_2(t) = -6\text{ V}) :
- Valeur moyenne : \langle s(t) \rangle = -6\text{ V} ;
- Valeur maximale : s_{\max} = -6 + 4 = \mathbf{-2\text{ V}} ;
- Valeur minimale : s_{\min} = -6 - 4 = \mathbf{-10\text{ V}}.
- Des sauts de tension de discontinuité de \pm 12\text{ V} ont lieu à t = 100\text{ }\mu\text{s}, 200\text{ }\mu\text{s}, 300\text{ }\mu\text{s} et 400\text{ }\mu\text{s}.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le tracé précis de la somme d'un créneau et d'une sinusoïde devait respecter leurs amplitudes et périodes respectives.
« Le sujet indique bien que l’on réalise la somme d’un signal créneaux et d’un signal sinusoïdal. De nombreux candidats ne connaissent pas la forme d’un signal créneaux. »
« Le tracé de la somme ne doit pas être approximatif, mais bien prendre en compte les caractéristiques des deux signaux sommés (amplitude, période. . . ). »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Notions : modulation d'amplitude
Reprendre la question précédente : en quoi l'allure de est-elle modifiée. L'objectif d'un générateur de salves semble-t-il atteint ?
Voir l'indiceIndice
Tenir compte de la saturation basse de l'ALI à 0 V qui bloque la conduction lorsque la tension de commande théorique devient négative.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les nouvelles tensions de saturation de l'ALI dues à l'alimentation dissymétrique [0\text{ V} \,;\, 15\text{ V}].
- Comparer les valeurs prises par le signal théorique s(t) = e_1(t) + e_2(t) de la question précédente à ces seuils d'alimentation pour en déduire les zones linéaires et les zones de saturation.
- Discuter de la conformité du signal obtenu avec un générateur de salves (trains de sinusoïdes) en relevant ses atouts (salves de 4 périodes) et ses limites (composante continue).
Voir la réponse courteRéponse courte
Analyse de la nouvelle forme du signal modulé découpé en salves successives et validation de la fonction de générateur de salves.
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1. Modification des tensions de saturation
Avec une alimentation comprise entre 0\text{ V} et 15\text{ V}, les tensions de saturation d'un ALI idéal deviennent :
La tension de sortie s(t) est donc désormais bornée inférieurement par 0\text{ V} et supérieurement par 15\text{ V}.
2. Allure de la tension s(t)
D'après l'étude menée à la question précédente :
Sur les demi-périodes où e_2(t) = +6\text{ V} (par exemple t \in [0 \,;\, 100\,\mu\text{s}] et [200 \,;\, 300\,\mu\text{s}]) :
s(t) = 6 + 4\sin(2\pi f_1 t) \in [2\text{ V} \,;\, 10\text{ V}]Ces valeurs sont strictement comprises dans l'intervalle [0\text{ V} \,;\, 15\text{ V}] : l'ALI fonctionne en régime linéaire et le signal sinusoïdal n'est pas écrêté. Durant cette phase de durée T_2/2 = 100\,\mu\text{s}, il y a exactement :
N = \frac{T_2/2}{T_1} = \frac{100\,\mu\text{s}}{25\,\mu\text{s}} = 4 \text{ périodes d'oscillation}Sur les demi-périodes où e_2(t) = -6\text{ V} (par exemple t \in [100 \,;\, 200\,\mu\text{s}] et [300 \,;\, 400\,\mu\text{s}]) :
e_1(t) + e_2(t) \in [-10\text{ V} \,;\, -2\text{ V}] < 0\text{ V}La tension de sortie ne pouvant pas être négative, l'ALI sature à sa tension minimale :
s(t) = V_{\text{sat}}^{-} = 0\text{ V}
Sur l'intervalle d'observation de durée 4 \times 10^{-4}\text{ s} = 2 T_2, l'allure de s(t) est donc modifiée par un écrêtage complet de la partie négative : le signal est constitué d'une succession de salves de 4 périodes sinusoïdales (oscillant entre 2\text{ V} et 10\text{ V}) alternant avec des paliers nuls de même durée (100\,\mu\text{s}).
3. Évaluation de l'objectif d'un générateur de salves
- Aspects positifs : le dispositif génère bien périodiquement des trains d'ondes d'une durée calibrée de 4 périodes à 40\text{ kHz} séparés par des extinctions complètes (s = 0\text{ V}), ce qui répond au besoin énoncé à la question Q25 pour exciter l'émetteur acoustique.
Limites du montage :
- Les oscillations ne sont pas centrées autour de zéro mais présentent une valeur moyenne non nulle (+6\text{ V}) lors de la salve. Pour alimenter proprement un transducteur piézoélectrique sans le polariser en continu, il serait nécessaire d'ajouter un condensateur de liaison (filtre passe-haut).
- Un ALI réel n'étant pas toujours rail-to-rail, la saturation basse réelle ne descend pas exactement à 0\text{ V} sans alimentation négative.
Résultat
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Une représentation graphique permettait d'illustrer clairement les modifications apportées à l'allure du signal.
« Plusieurs candidats n’expliquent que de manière floue comment l’allure est modifiée. Une représentation graphique aurait permis de montrer que le candidat a bien compris les modifications appliquées. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : vitesse limite de balayage, amplificateur linéaire intégré
La fiche technique de l'amplificateur opérationnel LM741 utilisé indique une vitesse limite de balayage de . Pourquoi le signal sera-t-il déformé ? Comment minimiser les effets de ce défaut sans changer de composant ?
Voir l'indiceIndice
Comparer la pente maximale théorique du signal sinusoïdal d'entrée (2\pi f_1 E_1) au slew rate du composant. Proposer une diminution de l'amplitude du signal pour éviter la distorsion.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la dérivée temporelle maximale imposée par la composante sinusoïdale de s(t) et la comparer au facteur de balayage (slew rate) \sigma = 0{,}5\text{ V}\cdot\mu\text{s}^{-1}.
- Identifier l'impact du slew rate sur les fronts du créneau de commande e_2(t).
- Proposer une modification des grandeurs de commande (amplitudes des signaux ou gains par les résistances) pour maintenir la dérivée de tension sous la limite \sigma.
Voir la réponse courteRéponse courte
Saturation en pente par le slew rate si \omega s_{\max} > \sigma ; remède en diminuant l'amplitude du signal ou en réduisant sa fréquence.
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1. Cause de la déformation du signal
La vitesse de balayage (slew rate) limite la vitesse de variation de la tension de sortie de l'ALI à :
Le signal s(t) présente deux causes de dépassement de cette limite :
La composante sinusoïdale : pendant la salve, s(t) oscille à la fréquence f_1 = 40\text{ kHz} avec une amplitude E_{1} = 4\text{ V} (puisque l'amplitude crête à crête vaut 8\text{ V}). La vitesse maximale d'évolution associée est :
\left| \frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t} \right|_{\max,\text{sin}} = 2\pi f_1 E_1Numériquement :
\left| \frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t} \right|_{\max,\text{sin}} = 2\pi \times 40 \times 10^3 \times 4 \simeq 1{,}0 \times 10^6\text{ V}\cdot\text{s}^{-1} = 1{,}0\text{ V}\cdot\mu\text{s}^{-1}Comme \left| \frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t} \right|_{\max,\text{sin}} > \sigma, l'ALI ne peut pas suivre les variations de la sinusoïde : celle-ci est déformée et tend vers un profil triangulaire.
Les fronts du créneau : le passage entre l'état bloqué (0\text{ V}) et l'état passant exige une discontinuité théorique de tension d'au moins \Delta V \approx 6\text{ V} à 12\text{ V}. L'ALI convertit ces sauts instantanés en rampes de pente \pm \sigma. La durée de montée associée est de l'ordre de :
\Delta t \approx \frac{\Delta V}{\sigma} \approx \frac{6\text{ V}}{0{,}5\text{ V}\cdot\mu\text{s}^{-1}} \approx 12\,\mu\text{s}Cette durée est très importante devant la demi-période acoustique T_1/2 = 12{,}5\,\mu\text{s} : le premier front de la salve est donc tronqué et fortement altéré.
2. Minimisation du défaut sans changer de composant
La fréquence f_1 = 40\text{ kHz} étant imposée par l'émetteur acoustique et le composant restant le LM741, la seule façon de satisfaire la condition \left| \frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t} \right| \le \sigma est de diminuer l'amplitude de l'oscillation en sortie :
soit une tension crête à crête maximale de 4\text{ V} (au lieu de 8\text{ V}).
Pour y parvenir sans changer de composant actif, on peut :
- Réduire l'amplitude des tensions d'entrée e_1(t) et e_2(t) délivrées par les générateurs basse fréquence ;
- Ou réduire le gain du sommateur en diminuant la résistance de contre-réaction R (ou en augmentant R_1 et R_2).
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Il fallait démontrer par un calcul numérique que la vitesse limite de balayage de l'amplificateur était atteinte.
« L’annonce de l’existence du « slew rate » n’est pas suffisante. Il fallait montrer numériquement que la limite de l’ALI était bien atteinte dans le cas étudié. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
III.C · Ensemencement
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : nombre de reynolds, force de traînée
Justifier l'expression de cette force par le calcul d'un nombre adimensionné.
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Évaluer le nombre de Reynolds particulaire basé sur la vitesse relative particule-fluide et le diamètre du traceur, et vérifier qu'il est très inférieur à l'unité.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la force donnée : il s'agit de la force de traînée visqueuse de Stokes pour une sphère de diamètre d_p = 2 R_p.
- Exprimer le nombre de Reynolds particulaire Re_p caractérisant l'écoulement de l'air autour de la sphère en fonction de la vitesse relative maximale |v_p - v_f| \le v_m (estimée à la question Q19).
- Réaliser l'application numérique et vérifier la condition de validité de la formule de Stokes (Re_p \ll 1).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du nombre de Reynolds particulaire Re_p \ll 1 justifiant le régime de Stokes linéaire pour la traînée visqueuse.
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L'expression proposée, \vec{F} = -3\pi d_p \eta_f (\vec{v}_p - \vec{v}_f) = -6\pi \eta_f R_p (\vec{v}_p - \vec{v}_f) où R_p = d_p/2, est la formule de Stokes pour la force de traînée fluide exercée sur une particule sphérique.
Cette formule est valide lorsque le régime d'écoulement autour de la particule est rampant (les effets inertiels sont négligeables devant les effets visqueux), ce qui se traduit par un nombre de Reynolds particulaire très inférieur à 1 :
La vitesse relative |v_p - v_f| est au plus de l'ordre de la vitesse acoustique v_m. D'après la question Q19, pour un niveau sonore déjà très élevé de 120\text{ dB}, on a v_m \simeq 7 \times 10^{-2}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
En prenant cette valeur majorante :
Comme avec 1 chiffre significatif :
Le nombre de Reynolds est très largement inférieur à 1 : l'écoulement autour de la particule est bien un écoulement rampant (de Stokes), ce qui justifie rigoureusement l'expression de la force de frottement visqueux linéaire.
Résultat
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La question imposait de calculer un nombre adimensionné et non de vérifier l'homogénéité de la force.
« L’énoncé demande bien de travailler avec un nombre adimensionné, le but de cette question n’est donc pas de montrer que l’expression de la force fournie est bien homogène à une force. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : principe fondamental de la dynamique, frottement fluide
En régime harmonique de fréquence , exprimer le rapport des vitesses complexes en fonction de et d'une fréquence à définir en fonction des données. Calculer numériquement.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la microparticule en régime sinusoïdal forcé et identifier un comportement de filtre passe-bas d'ordre 1.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à une particule sphérique soumise à la seule force de frottement visqueux de Stokes.
- Écrire l'équation différentielle en régime harmonique et en déduire la fonction de transfert \underline{v}_p/\underline{v}_f, assimilable à un filtre passe-bas du premier ordre.
- Identifier la fréquence de coupure f_0 et réaliser l'application numérique avec un seul chiffre significatif conformément aux consignes.
Voir la réponse courteRéponse courte
PFD appliqué à une microbille soumise à la force de Stokes en régime sinusoïdal forcé, donnant un comportement de filtre passe-bas du premier ordre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La particule P est une sphère de diamètre d_p, de volume V_p = \frac{\pi d_p^3}{6} et de masse :
Dans le référentiel \mathscr{R} du laboratoire supposé galiléen, le principe fondamental de la dynamique appliqué à la particule soumise à la seule force de traînée s'écrit :
soit sous forme canonique :
en introduisant le temps de relaxation de la particule :
En régime sinusoïdal forcé à la fréquence f (pulsation \omega = 2\pi f), en notations complexes associées aux grandeurs réelles avec la convention e^{i\omega t} :
On en déduit l'expression du rapport des vitesses :
où la fréquence caractéristique f_0 est définie par :
Application numérique :
- \eta_f = 1{,}8 \times 10^{-5}\text{ Pa}\cdot\text{s}
- \mu_p = 1{,}0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
- d_p = 1{,}0\ \mu\text{m} = 1{,}0 \times 10^{-6}\text{ m}
Avec un chiffre significatif :
Résultat
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Attention à ne pas oublier ni mal exprimer la masse de la particule sphérique pour préserver l'homogénéité.
« De nombreux candidats ont oublié ou mal calculé la masse de la particule sphérique. Les calculs menés ne sont alors pas homogènes. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : fonction de transfert, filtre passe-ba
Dans quel intervalle fréquentiel faut-il travailler ? À la fréquence de l'émetteur, quelle erreur relative est commise sur la mesure de l'amplitude de ? Quelle fréquence maximale faut-il choisir pour commettre une erreur relative inférieure à 1
Voir l'indiceIndice
Pour que la particule suive fidèlement le fluide, le gain doit être proche de 1. Calculer le module de la fonction de transfert à la fréquence de travail et déterminer la fréquence limite à 1\% d'atténuation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'écart relatif particule/fluide, détermination de la bande passante à 1
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Domaine fréquentiel d'utilisation
Pour que la particule joue fidèlement son rôle de traceur, sa vitesse doit être la plus proche possible de celle du fluide (v_p \simeq v_f). D'après la relation établie à la question précédente :
Le comportement correspond à un filtre passe-bas du premier ordre de fréquence de coupure mécanique f_0. Il faut donc travailler dans la bande passante, c'est-à-dire :
2. Erreur relative à la fréquence de l'émetteur
Le rapport des amplitudes réelles des vitesses s'écrit :
L'erreur relative commise sur l'amplitude de la vitesse du fluide mesurée à l'aide de la particule est définie par :
À la fréquence de l'émetteur f = 40\text{ kHz}, avec f_0 \simeq 5 \times 10^4\text{ Hz} :
En conservant un seul chiffre significatif :
3. Fréquence maximale pour une erreur inférieure à 1 %
On cherche la condition \varepsilon \le 10^{-2}. Comme cette erreur est très faible, on a f \ll f_0, ce qui permet un développement limité au premier ordre non nul :
La condition \varepsilon \le 10^{-2} conduit donc à :
Avec f_0 \simeq 5 \times 10^4\text{ Hz} et \sqrt{2} \simeq 1{,}4 :
4. Bilan et intérêt des particules
- Infrasons (f < 20\text{ Hz}) : on a f \lll f_{\max}, les particules suivent parfaitement l'écoulement sans déphasage ni atténuation mesurable.
- Sons audibles (20\text{ Hz} \le f \le 20\text{ kHz}) : pour les sons graves et médiums (f \le 7\text{ kHz}), l'erreur relative reste inférieure à 1\,\%. Pour les aigus (7\text{ kHz} < f < 20\text{ kHz}), l'erreur reste modérée (au maximum environ 7\,\% à 20\text{ kHz}). Ces particules constituent donc d'excellents traceurs acoustiques sur la quasi-totalité du spectre audible.
- Ultrasons (f > 20\text{ kHz}) : à f = 40\text{ kHz}, l'erreur dépasse déjà 20\,\%, et elle devient critique plus haut en fréquence en raison de l'inertie de la particule qui atténue fortement son mouvement (v_p \ll v_f). Ces particules sont donc inadaptées à l'étude des ultrasons, sauf si l'on réduit considérablement leur diamètre d_p afin d'augmenter f_0 \propto 1/d_p^2.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il convenait de reconnaître le comportement d'un filtre passe-bas et de raisonner sur sa bande passante.
« Il fallait ici identifier un passe-bas et travailler alors sur sa bande passante. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2021 ?
Surtout 2 chapitres : Ondes mécaniques et acoustiques (48 % des questions, parties I et III) et Mécanique des fluides (14 %, partie II). Plus ponctuellement : Optique géométrique, Interférences lumineuses, Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire, Électronique numérique : échantillonnage et modulation, Amplificateur linéaire intégré et oscillateurs électroniques…
Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2021 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2021 ?
Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 1 h 45).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2021 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2021 ?
Questions de cours : Q4 (système afocal), Q14 (nombre de reynolds), Q17 (approximation acoustique), Q18 (célérité), Q26 (montage inverseur) et Q29 (vitesse limite de balayage). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q15 (écoulement de poiseuille), Q21 (onde guidée), Q22 (relation de dispersion) et Q31 (principe fondamental de la dynamique).
Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2021 ?
Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2021 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury décrit un sujet long mais varié, où plusieurs questions permettent d'entrer dans le sujet et d'autres de montrer un bon apprentissage du cours. Moyenne : 8,14/20 (écart-type 3,65, 3 523 présents).
Comment mesurer simultanément trois composantes de vitesse en vélocimétrie Doppler ?
En utilisant trois paires de faisceaux laser orthogonales associées à des longueurs d'onde distinctes. En Q11, le jury pénalise les dispositifs mesurant successivement chaque composante sans garantir une détection simultanée.
Que faire pour résoudre temporellement deux modes acoustiques en Q25 ?
Écrire que l'écart temporel de propagation \Delta t = L/v_{g2} - L/v_{g1}, lié aux vitesses de groupe distinctes, doit dépasser la durée de la salve 4T. Cette inégalité fournit directement la longueur minimale de tuyau L.
Quel nombre adimensionné calculer pour justifier la force de traînée en Q30 ?
Le nombre de Reynolds particulaire Re_p = \mu_f v_{\mathrm{rel}} d_p / \eta_f. Le jury rappelle qu'il fallait calculer ce nombre et vérifier la condition Re_p \ll 1 (régime de Stokes), et non vérifier l'homogénéité de la formule.
Où je me situe, question par question
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.