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Corrigé détaillé ENS Physique BCPST 2021

Concentration de la lumière et moteur linéaire piézo-électrique

Le sujet en bref

Sujet accessible · Optique géométrique, Cinématique et dynamique du point, Rayonnement thermique · 13 incontournables · 56 questions de première année
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Cette composition des ENS aborde deux problèmes physiques concrets aux applications technologiques majeures : l'optique de concentration solaire couplée à la thermique, puis le contrôle nanométrique de position par effet piézo-électrique. La première partie propose un traitement rigoureux de la limite thermodynamique de concentration du rayonnement de corps noir, avant d'étudier l'échauffement conducto-convectif conduisant à l'allumage d'un combustible. La deuxième partie analyse de manière vectorielle la réfraction pour corriger les aberrations géométriques d'une lentille asphérique. Enfin, la troisième partie d'étaille le fonctionnement d'un moteur linéaire à mécanisme d'adhérence-glissement (stick-slip).

Ce sujet constitue un excellent entraînement pour travailler l'écriture locale et globale de bilans énergétiques, la manipulation fine de développements limités géométriques, ainsi que l'analyse des régimes dynamiques avec frottement solide.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 5 h 40 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

13 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

32 questions rapides et accessibles · 7 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (32) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (7) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Q1, Q22 et Q43 : Les trois parties du sujet (rayonnement et thermique, optique géométrique des lentilles, dynamique du moteur piézo-électrique) sont totalement indépendantes et peuvent être traitées séparément ou dans le désordre.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

63 questions
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Partie 1 : Concentration du rayonnement thermique

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en BCPST1

Notions : rayonnement thermique, flux radiatif

Montrer que le rapport entre la puissance reçue par un objet et la puissance émise par un corps noir sphérique situé à une distance de l'objet ( est supposée très grande devant la taille caractéristique de l'objet ainsi que devant le rayon de la source) est , où est la surface de la projection de l'objet sur un plan perpendiculaire à la direction source-objet. On accompagnera les calculs d'un schéma.

Voir l'indice

Exprimer le flux émis par la source à travers la sphère de rayon d et déterminer la fraction de flux interceptée par l'aire projetée A.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la symétrie sphérique de la source pour déterminer la densité surfacique de puissance rayonnée à la distance d.
  2. Exprimer la puissance interceptée par l'objet à l'aide de sa section efficace (surface projetée A), compte tenu de la quasi-rectilinéarité des rayons incidents à grande distance (d \gg L).
  3. En déduire le rapport \eta = P_r / P_e.
Voir la réponse courte

Angle solide sous lequel l'objet intercepte le rayonnement isotrope émis par la sphère dans tout l'espace 4\pi.

Voir le corrigé complet

Considérons une source sphérique émettant isotropiquement dans tout l'espace une puissance totale P_e. En l'absence d'absorption dans le milieu de propagation, l'énergie se conserve et se répartit uniformément sur une sphère fictive de rayon d et de surface S_d = 4\pi d^2 centrée sur la source.

La densité surfacique de flux énergétique à la distance d vaut ainsi :

\varphi(d) = \frac{P_e}{4\pi d^2}

Puisque la distance d est très grande devant la taille caractéristique de l'objet (d \gg L), les rayons lumineux incidents atteignent l'objet de manière quasi parallèle. L'objet intercepte ainsi le flux traversant sa surface projetée A orthogonale à la direction de propagation :

P_r = \varphi(d) \times A = P_e \frac{A}{4\pi d^2}

Le rapport \eta entre la puissance reçue et la puissance émise s'écrit donc :

\boxed{\eta = \frac{P_r}{P_e} = \frac{A}{4\pi d^2}}

Résultat

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1.1 · Interaction radiative entre la Terre et la Soleil

Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en BCPST1

Notions : loi de stefan-boltzmann, équilibre radiatif

À l'équilibre thermodynamique, en effectuant un bilan de puissance sur la Terre, déterminer sa température en fonction de celle du Soleil et de . Donner la valeur numérique (avec 3 chiffres significatifs) de la température de la Terre ainsi obtenue. Commenter ce résultat.

Voir l'indice

Égaler la puissance radiative solaire interceptée par le disque terrestre à la puissance totale réémise par la surface sphérique de la Terre.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance solaire interceptée par la Terre à l'aide de la loi de Stefan et du résultat de la question Q1.
  2. Exprimer la puissance totale rayonnée par la Terre considérée comme un corps noir à la température T_{T,eq}.
  3. Établir le bilan de puissance à l'équilibre radiatif pour en déduire T_{T,eq}, puis réaliser l'application numérique avec la donnée de calcul fournie.
Voir la réponse courte

Égalité des puissances absorbée et émise par la Terre : T_{T,eq} = T_S\sqrt{\beta/2} \approx 255\text{ K}, température d'équilibre sans effet de serre.

Voir le corrigé complet

Le Soleil, assimilé à un corps noir sphérique de rayon r_S et de température de surface T_S, émet une puissance totale donnée par la loi de Stefan :

P_S = \sigma T_S^4 \left(4\pi r_S^2\right)

La Terre présente, perpendiculairement aux rayons solaires, une section efficace circulaire d'aire A = \pi r_T^2. D'après le résultat de la question Q1, la fraction de la puissance solaire reçue par la Terre à la distance d_{TS} est :

\eta = \frac{\pi r_T^2}{4\pi d_{TS}^2} = \frac{1}{4} \left(\frac{r_T}{d_{TS}}\right)^2

Sachant que \beta = r_S / d_{TS}, la puissance reçue par la Terre s'écrit :

P_{\text{reçue}} = \eta P_S = \frac{\pi r_T^2}{4\pi d_{TS}^2} \times \sigma T_S^4 \left(4\pi r_S^2\right) = \pi r_T^2 \sigma T_S^4 \beta^2

La Terre, modélisée comme un corps noir sphérique de surface S_T = 4\pi r_T^2 à la température uniforme T_{T,eq}, émet dans tout l'espace une puissance :

P_{\text{émise}} = 4\pi r_T^2 \sigma T_{T,eq}^4

À l'équilibre thermodynamique, le bilan de puissance se traduit par P_{\text{émise}} = P_{\text{reçue}}, soit :

\begin{aligned} 4\pi r_T^2 \sigma T_{T,eq}^4 &= \pi r_T^2 \sigma T_S^4 \beta^2 \\ T_{T,eq}^4 &= \frac{\beta^2}{4} T_S^4 \end{aligned}

En prenant la racine quatrième, on obtient :

\boxed{T_{T,eq} = T_S \sqrt{\frac{\beta}{2}}}

Application numérique : Avec T_S \simeq 5780\text{ K}, \sqrt{\beta/2} \simeq 0,0482 et la relation arithmétique 482 \times 578 = 278\,596 :

T_{T,eq} = 5780 \times 0,0482 = 278,596\text{ K}

En arrondissant à trois chiffres significatifs :

\boxed{T_{T,eq} \simeq 279\text{ K} \quad (\text{soit } \simeq 5,6\,^\circ\text{C})}

Commentaire : La valeur obtenue est d'un ordre de grandeur tout à fait réaliste par rapport à la température moyenne observée à la surface de la Terre (\approx 288\text{ K}, soit 15\,^\circ\text{C}). Ce modèle simplifié néglige toutefois deux phénomènes essentiels qui se compensent approximativement :

  • l'albédo terrestre (a \approx 0,30), qui réfléchit une partie du rayonnement solaire incident et abaisserait la température d'équilibre vers 255\text{ K} (-18\,^\circ\text{C}) ;
  • l'effet de serre atmosphérique, qui piège une fraction du rayonnement infrarouge réémis par la Terre et réchauffe ainsi la surface d'une trentaine de kelvins.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Notions : premier principe, loi de stefan-boltzmann

Si la température de la Terre passe uniformément à , donner la différence de puissance entre les puissances alors reçue et émise par la Terre (on supposera que , et que la température reste uniforme). En déduire le temps caractéristique de retour à l'équilibre en fonction de et . On exprimera le résultat en années ().

Voir l'indice

Effectuer un développement au premier ordre de (T_{T,\mathrm{eq}}+\Delta T)^4 et relier la puissance nette à la dérivée de l'énergie interne terrestre.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les puissances reçue et émise à la température T_T = T_{T,\text{eq}} + \Delta T, puis effectuer un développement limité au premier ordre en \Delta T / T_{T,\text{eq}} pour obtenir \Delta \mathcal{P}.
  2. Appliquer le premier principe de la thermodynamique à la Terre considérée comme un système indéformable homogène afin d'établir l'équation différentielle régissant \Delta T(t) et identifier \tau.
  3. Réaliser l'application numérique de \tau en secondes, puis convertir en années.
Voir la réponse courte

Bilan thermique linéarisé au premier ordre en \Delta T donnant une relaxation exponentielle de constante de temps \tau.

Voir le corrigé complet

La puissance solaire reçue par la Terre ne dépend pas de sa propre température :

P_{\text{reçue}} = \pi r_T^2 \sigma T_S^4 \beta^2 = 4\pi r_T^2 \sigma T_{T,\text{eq}}^4

d'après la condition d'équilibre établie en Q2.

La puissance rayonnée par la Terre à la température T_T = T_{T,\text{eq}} + \Delta T vaut :

P_{\text{émise}} = 4\pi r_T^2 \sigma T_T^4 = 4\pi r_T^2 \sigma (T_{T,\text{eq}} + \Delta T)^4

Puisque |\Delta T| \ll T_{T,\text{eq}}, un développement limité au premier ordre donne :

(T_{T,\text{eq}} + \Delta T)^4 = T_{T,\text{eq}}^4 \left(1 + \frac{\Delta T}{T_{T,\text{eq}}}\right)^4 \approx T_{T,\text{eq}}^4 \left(1 + 4\frac{\Delta T}{T_{T,\text{eq}}}\right) = T_{T,\text{eq}}^4 + 4 T_{T,\text{eq}}^3 \Delta T

La différence entre la puissance reçue et la puissance émise s'écrit donc :

\Delta \mathcal{P} = P_{\text{reçue}} - P_{\text{émise}} = 4\pi r_T^2 \sigma T_{T,\text{eq}}^4 - 4\pi r_T^2 \sigma \left(T_{T,\text{eq}}^4 + 4 T_{T,\text{eq}}^3 \Delta T\right)
\boxed{\Delta \mathcal{P} = -16\pi r_T^2 \sigma T_{T,\text{eq}}^3 \Delta T}

Appliquons le premier principe de la thermodynamique à la Terre (système fermé, indéformable, de masse M_T = \frac{4}{3}\pi r_T^3 \rho_T et de capacité thermique massique C_T) entre t et t + \mathrm{d}t :

\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}t} = \Delta \mathcal{P}

Comme la température est supposée uniforme, la variation d'énergie interne s'écrit \mathrm{d}U = M_T C_T \,\mathrm{d}T_T = M_T C_T \,\mathrm{d}(\Delta T). Il vient :

\begin{aligned} M_T C_T \frac{\mathrm{d}(\Delta T)}{\mathrm{d}t} &= -16\pi r_T^2 \sigma T_{T,\text{eq}}^3 \Delta T \\ \frac{4}{3}\pi r_T^3 \rho_T C_T \frac{\mathrm{d}(\Delta T)}{\mathrm{d}t} + 16\pi r_T^2 \sigma T_{T,\text{eq}}^3 \Delta T &= 0 \\ \frac{\mathrm{d}(\Delta T)}{\mathrm{d}t} + \frac{12 \sigma T_{T,\text{eq}}^3}{r_T \rho_T C_T} \Delta T &= 0 \end{aligned}

L'équation différentielle s'écrit sous la forme canonique \frac{\mathrm{d}(\Delta T)}{\mathrm{d}t} + \frac{\Delta T}{\tau} = 0, d'où le temps caractéristique :

\boxed{\tau = \frac{r_T \rho_T C_T}{12 \sigma T_{T,\text{eq}}^3}}

Application numérique :

\begin{aligned} r_T \rho_T C_T &= (6,4 \times 10^6 \text{ m}) \times (5,5 \times 10^3 \text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}) \times (1 \times 10^3 \text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}) = 3,52 \times 10^{13} \text{ J}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1} \\ 12 \sigma T_{T,\text{eq}}^3 &\approx 12 \times (5,67 \times 10^{-8}) \times (279)^3 \approx 6,804 \times 10^{-7} \times 2,17 \times 10^7 \approx 14,8 \text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1} \end{aligned}

On en déduit :

\tau \approx \frac{3,52 \times 10^{13}}{14,8} \approx 2,4 \times 10^{12} \text{ s}

En exprimant le résultat en années avec 1\text{ an} \simeq 3 \times 10^7\text{ s} :

\boxed{\tau \simeq 8 \times 10^4 \text{ ans}}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : temps caractéristique, diffusion thermique

Préciser dans quelle mesure considérer que la température de la Terre reste uniforme, dans le cadre précédent, est recevable.

Voir l'indice

Comparer le temps caractéristique radiatif calculé au temps de diffusion thermique interne caractéristique de la Terre.

Voir la stratégie

Pour discuter la recevabilité de l'hypothèse de température uniforme, on examine :

  1. L'uniformité en surface (alternance jour/nuit et gradient équateur-pôles).
  2. L'uniformité en profondeur et le couplage thermique interne (pertinence pour le bilan dynamique de la question Q3).
Voir la réponse courte

Comparaison du temps de diffusion thermique à travers la Terre avec le temps radiatif \tau calculé précédemment.

Voir le corrigé complet

L'hypothèse d'une température uniforme de la Terre est une approximation dont la validité présente plusieurs limites :

  • Alternance jour/nuit : La période de rotation de la Terre (T_{\text{rot}} = 24\text{ h}) est extrêmement courte devant le temps radiatif \tau \sim 8\times 10^4\text{ ans}. L'inertie thermique de l'atmosphère et des océans lisse ainsi efficacement les variations diurnes.
  • Gradient latitudinal (équateur/pôles) : L'insolation dépend fortement de la latitude (rayonnement incident rasant aux pôles, quasi-normal à l'équateur). Bien que les circulations atmosphérique et océanique assurent un transport thermique redistributeur vers les hautes latitudes, il subsiste un écart de température de l'ordre de 50\text{ K} à 60\text{ K} entre les pôles et l'équateur. L'uniformité spatiale n'est donc vérifiée qu'à environ 15\text{--}20\,\% en échelle absolue.
  • Uniformité en profondeur et temps de retour à l'équilibre : Le modèle de la question Q3 suppose que l'intégralité du globe terrestre (M_T) change de température de façon homogène. Or, le temps caractéristique de diffusion thermique conductive à travers le rayon terrestre est :

    \tau_{\text{diff}} \sim \frac{r_T^2}{D_{\text{th}}} \sim \frac{(6{,}4\times 10^6)^2}{10^{-6}} \sim 4\times 10^{19}\text{ s} \sim 10^{12}\text{ ans}

    Cette durée est immensément supérieure à \tau (et à l'âge de la Terre). En réalité, le cœur terrestre est maintenu à haute température (> 5000\text{ K}) par la radioactivité et la chaleur primordiale, tandis que seules l'atmosphère, l'hydrosphère et une mince couche superficielle de la croûte participent aux échanges radiatifs avec l'espace.

L'hypothèse est donc recevable uniquement comme modèle global moyen d'ordre zéro pour la température de surface, mais non recevable pour décrire l'ensemble du volume terrestre lors d'une perturbation thermique.

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1.2.1 · Interaction radiative entre l'objet et l'enceinte

Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en BCPST1

Notions : loi de stefan-boltzmann, flux radiatif

Montrer que l'aire de la surface interne de l'enceinte est . En déduire la puissance émise par l'enceinte vers l'intérieur de celle-ci. En admettant que la fraction de ce rayonnement qui atteint l'objet est , déduire la puissance émise par l'enceinte et qui est reçue par l'objet.

Voir l'indice

Intégrer l'élément de surface sphérique sur l'intervalle angulaire polaire correspondant à l'enceinte non percée.

Voir la stratégie
  1. Calculer l'aire S_{\text{int}} par intégration en coordonnées sphériques (ou par soustraction de la calotte sphérique correspondant à l'ouverture).
  2. Appliquer la loi de Stefan à la surface interne pour déterminer la puissance totale rayonnée vers l'intérieur.
  3. Utiliser le facteur géométrique d'interception \eta fourni pour en déduire la puissance absorbée par l'objet.
Voir la réponse courte

Intégration de l'élément de surface sphérique sur la calotte, puis application de la loi de Stefan-Boltzmann et du facteur de forme.

Voir le corrigé complet

En repérant les points de l'enceinte sphérique par les coordonnées sphériques standard (\theta, \varphi) où l'axe polaire (Oz) est dirigé vers le centre du trou d'ouverture, l'ouverture conique de demi-angle \alpha correspond au domaine \theta \in [0, \alpha].

La surface interne restante de l'enceinte correspond donc à \theta \in [\alpha, \pi] et \varphi \in [0, 2\pi]. L'élément différentiel de surface s'écrit \mathrm{d}S = R^2 \sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\varphi, d'où :

\begin{aligned} S_{\text{int}} &= \int_{0}^{2\pi} \mathrm{d}\varphi \int_{\alpha}^{\pi} R^2 \sin\theta\,\mathrm{d}\theta \\ &= 2\pi R^2 \left[-\cos\theta\right]_{\alpha}^{\pi} \\ &= 2\pi R^2 (1 + \cos\alpha) \end{aligned}
\boxed{S_{\text{int}} = 2\pi R^2 (1 + \cos\alpha)}

Chaque élément de surface interne de l'enceinte est assimilé à un corps noir à la température uniforme T_T. D'après la loi de Stefan, l'émittance totale rayonnée vers le demi-espace intérieur est M = \sigma T_T^4. La puissance totale émise par l'enceinte vers son intérieur vaut donc :

\boxed{P_{E\to\text{int}} = \sigma T_T^4 S_{\text{int}} = 2\pi \sigma T_T^4 R^2 (1+\cos\alpha)}

En admettant que la fraction de ce rayonnement atteignant l'objet placé en son centre est \eta = (r/R)^2, la puissance émise par l'enceinte et reçue par l'objet s'écrit :

\begin{aligned} P_{E\to O} &= \eta P_{E\to\text{int}} \\ &= \left(\frac{r}{R}\right)^2 \times 2\pi \sigma T_T^4 R^2 (1+\cos\alpha) \end{aligned}
\boxed{P_{E\to O} = 2\pi \sigma T_T^4 r^2 (1+\cos\alpha)}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Notions : loi de stefan-boltzmann, flux radiatif

En utilisant le fait que le rayonnement de corps noir d'un objet sphérique est émis de façon isotrope, quelle est la puissance émise par l'objet et qui est reçue par l'enceinte ? En déduire le flux radiatif entre l'objet et l'enceinte. Par convention, nous orienterons ce flux de l'enceinte vers l'objet. On écrira le résultat sous la forme , où sera exprimé en fonction de et . On justifiera le signe de .

Voir l'indice

Considérer que l'objet émet de façon isotrope et que l'enceinte intercepte toute l'émission sauf celle s'échappant par le trou d'angle \alpha.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la puissance totale émise par l'objet selon la loi de Stefan, puis utiliser l'isotropie de l'émission pour calculer la part interceptée par l'enceinte grâce au rapport d'angles solides.
  2. Établir le flux net \Phi_1 = P_{E\to O} - P_{O\to E} orienté de l'enceinte vers l'objet en réutilisant le résultat de la question Q5, et identifier X_1.
  3. Justifier le signe de X_1 à l'aide de considérations géométriques et thermodynamiques.
Voir la réponse courte

Bilan net des flux radiatifs échangés entre l'objet sphérique et l'enceinte sphérique à l'équilibre.

Voir le corrigé complet

L'objet sphérique de rayon r est modélisé par un corps noir à la température T. La puissance totale rayonnée par sa surface S_O = 4\pi r^2 est donnée par la loi de Stefan :

P_O = \sigma T^4 S_O = 4\pi r^2 \sigma T^4

L'émission étant isotrope, le rayonnement est réparti uniformément dans tout l'espace, soit sur un angle solide total de 4\pi\text{ sr}. L'enceinte sphérique couvre tout l'espace à l'exception du trou conique de demi-angle \alpha. L'angle solide sous-tendu par le trou depuis le centre est :

\Omega_{\text{trou}} = \int_0^{2\pi}\mathrm{d}\varphi \int_0^{\alpha}\sin\theta\,\mathrm{d}\theta = 2\pi(1 - \cos\alpha)

L'angle solide sous lequel est vue la surface interne de l'enceinte est donc :

\Omega_E = 4\pi - \Omega_{\text{trou}} = 2\pi(1 + \cos\alpha)

La fraction de puissance émise par l'objet qui atteint l'enceinte correspond au rapport \frac{\Omega_E}{4\pi}. On en déduit :

P_{O\to E} = P_O \frac{\Omega_E}{4\pi} = 4\pi r^2 \sigma T^4 \cdot \frac{2\pi(1+\cos\alpha)}{4\pi}
\boxed{P_{O\to E} = 2\pi r^2 \sigma T^4 (1+\cos\alpha)}

D'après la question Q5, la puissance émise par l'enceinte et reçue par l'objet est :

P_{E\to O} = 2\pi r^2 \sigma T_T^4 (1+\cos\alpha)

Avec la convention choisie (flux orienté de l'enceinte vers l'objet), le flux radiatif net s'écrit :

\begin{aligned} \Phi_1 &= P_{E\to O} - P_{O\to E} \\ &= 2\pi r^2 \sigma T_T^4 (1+\cos\alpha) - 2\pi r^2 \sigma T^4 (1+\cos\alpha) \\ &= \sigma (T_T^4 - T^4) \left[ 2\pi r^2 (1+\cos\alpha) \right] \end{aligned}

Sous la forme demandée \Phi_1 = \sigma (T_T^4 - T^4) X_1, on identifie :

\boxed{X_1 = 2\pi r^2 (1+\cos\alpha)}

Justification du signe de X_1 :

  • Argument géométrique : Comme r > 0 et que le demi-angle d'ouverture \alpha \in \left[0, \frac{\pi}{2}\right], on a \cos\alpha \ge 0, d'où 1 + \cos\alpha > 0. Il en résulte immédiatement :

    \boxed{X_1 > 0}
  • Argument thermodynamique : Si l'enceinte est plus chaude que l'objet (T_T > T), le transfert thermique spontané s'effectue du corps chaud vers le corps froid (second principe de la thermodynamique). Le flux net reçu par l'objet depuis l'enceinte doit donc être positif (\Phi_1 > 0), ce qui impose X_1 > 0.

Résultat

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1.2.2 · Interaction radiative entre l'objet et le Soleil

Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Notions : équilibre radiatif, loi de stefan-boltzmann

En utilisant Q5, en déduire la température de l'objet à l'équilibre. On exprimera le résultat en fonction des températures de la Terre et du Soleil , ainsi que de et . En utilisant Q2, en déduire la température d'équilibre de l'objet en fonction de et .

Voir l'indice

Écrire le bilan de puissance global sur l'objet à l'équilibre en sommant les flux reçus de l'enceinte et du Soleil face au rayonnement émis.

Voir la stratégie
  1. Effectuer le bilan des puissances reçue et émise par l'objet sphérique à l'équilibre radiatif.
  2. Exprimer T en fonction de T_T, T_S, \beta, r, R et \alpha.
  3. Injecter la relation T_T = T_{T,\text{eq}} = T_S \sqrt{\beta/2} issue de la question Q2 pour exprimer T uniquement en fonction des paramètres demandés.
Voir la réponse courte

Bilan global des flux reçus et émis par l'objet à l'équilibre thermique et substitution de la relation de Q2.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre thermodynamique, la puissance totale émise par l'objet compense exactement la puissance totale qu'il reçoit :

P_{\text{émise}} = P_{\text{reçue}}

L'objet sphérique de rayon r, considéré comme un corps noir à la température uniforme T, émet sur l'ensemble de sa surface S = 4\pi r^2 la puissance radiative :

P_{\text{émise}} = 4\pi r^2 \sigma T^4

L'objet reçoit de l'énergie uniquement en provenance de la surface interne de l'enceinte et du Soleil :

  • de l'enceinte (d'après Q5) : P_{E\to O} = 2\pi \sigma T_T^4 r^2 (1+\cos\alpha) ;
  • du Soleil à travers le système optique : P_{S\to O} = \sigma T_S^4 \pi (R\sin\alpha)^2 \beta^2.

Le bilan de puissance s'écrit donc :

\begin{aligned} 4\pi r^2 \sigma T^4 &= P_{E\to O} + P_{S\to O} \\ 4\pi r^2 \sigma T^4 &= 2\pi r^2 \sigma T_T^4 (1+\cos\alpha) + \pi R^2 \sin^2(\alpha)\,\beta^2 \sigma T_S^4 \end{aligned}

En divisant par 4\pi r^2 \sigma, on obtient l'expression de T^4 :

T^4 = \frac{1+\cos\alpha}{2} T_T^4 + \frac{R^2\sin^2(\alpha)\,\beta^2}{4r^2} T_S^4

D'où la température d'équilibre de l'objet :

\boxed{T = \left( \frac{1+\cos\alpha}{2} T_T^4 + \frac{R^2\sin^2(\alpha)\,\beta^2}{4r^2} T_S^4 \right)^{1/4}}

D'après la question Q2, la Terre à l'équilibre vérifie T_T = T_{T,\text{eq}} = T_S \sqrt{\frac{\beta}{2}}, soit :

T_T^4 = \frac{\beta^2}{4} T_S^4

En substituant T_T^4 dans l'expression précédente, on peut factoriser par \frac{\beta^2}{4} T_S^4 :

T^4 = \frac{\beta^2}{4} T_S^4 \left( \frac{1+\cos\alpha}{2} + \frac{R^2}{r^2}\sin^2(\alpha) \right)

On en déduit la température d'équilibre T de l'objet :

\boxed{T = T_S \sqrt{\frac{\beta}{2}} \left( \frac{1+\cos\alpha}{2} + \left(\frac{R}{r}\right)^2 \sin^2(\alpha) \right)^{1/4}}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Notions : loi de stefan-boltzmann, flux radiatif

En utilisant Q6, donner l'expression de en fonction de et .

Voir l'indice

Calculer la part de puissance émise par l'objet qui pénètre dans le cône d'ouverture \alpha dirigé vers le système optique.

Voir la réponse courte

Calcul de la puissance émise par l'objet à travers l'ouverture de demi-angle \alpha vers le système optique.

Voir le corrigé complet

L'objet sphérique de rayon r, assimilé à un corps noir à la température uniforme T, émet d'après la loi de Stefan une puissance totale isotrope dans tout l'espace (4\pi\text{ sr}) :

P_{\text{tot}} = 4\pi r^2 \sigma T^4

Tout rayon émis par l'objet est soit intercepté par la surface interne de l'enceinte, soit dirigé vers l'ouverture occupée par le système optique. Par conservation du flux émis par l'objet, on a :

P_{\text{tot}} = P_{O\to E} + P_{O\to Sys}

D'après le résultat de la question Q6, la puissance reçue par l'enceinte s'écrit :

P_{O\to E} = 2\pi r^2 \sigma T^4 (1 + \cos\alpha)

On en déduit immédiatement la puissance radiative émise par l'objet et traversant le système optique :

\begin{aligned} P_{O\to Sys} &= P_{\text{tot}} - P_{O\to E} \\ &= 4\pi r^2 \sigma T^4 - 2\pi r^2 \sigma T^4 (1 + \cos\alpha) \\ &= 2\pi r^2 \sigma T^4 (1 - \cos\alpha) \end{aligned}
\boxed{P_{O\to Sys} = 2\pi r^2 \sigma T^4 (1 - \cos\alpha)}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Notions : flux radiatif, bilan d'énergie

En déduire le flux radiatif entre l'objet et le Soleil. Par convention, nous orienterons ce flux du Soleil vers l'objet. On exprimera le résultat sous la forme : , où sera exprimé en fonction de et .

Voir l'indice

Combiner la puissance reçue du Soleil et la fraction réémise par l'objet qui traverse le système optique vers l'astre.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance P_{O\to S} émise par l'objet et effectivement reçue par le Soleil en utilisant la relation P_{O\to S} = \xi P_{O\to \text{Sys}} et le résultat de la question Q8.
  2. Établir le flux net \Phi_2 orienté du Soleil vers l'objet par la différence \Phi_2 = P_{S\to O} - P_{O\to S}.
  3. Identifier par identification directe le terme géométrique X_2.
Voir la réponse courte

Bilan de puissance nette échangée entre le Soleil et l'objet à travers le système concentrateur.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la puissance solaire reçue par l'objet via le système optique vaut :

P_{S\to O} = \sigma T_S^4 \pi (R\sin\alpha)^2 \beta^2

Par ailleurs, la puissance radiative émise par l'objet qui atteint le Soleil est la fraction \xi de celle traversant le système optique. D'après le résultat de la question Q8 (P_{O\to \text{Sys}} = 2\pi r^2 \sigma T^4 (1-\cos\alpha)), on a :

P_{O\to S} = \xi P_{O\to \text{Sys}} = 2\pi \xi r^2 \sigma T^4 (1-\cos\alpha)

Le flux radiatif net \Phi_2, orienté par convention du Soleil vers l'objet, s'écrit comme la différence entre la puissance reçue du Soleil et la puissance émise vers le Soleil :

\begin{aligned} \Phi_2 &= P_{S\to O} - P_{O\to S} \\ &= \sigma T_S^4 \pi (R\sin\alpha)^2 \beta^2 - 2\pi \xi r^2 \sigma T^4 (1-\cos\alpha) \end{aligned}

En mettant sous la forme imposée \Phi_2 = \sigma T_S^4 \pi (R\sin\alpha)^2 \beta^2 - \sigma T^4 X_2, on identifie :

\boxed{X_2 = 2\pi \xi r^2 (1-\cos\alpha)}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Notions : équilibre radiatif, second principe

On admet que la fraction du flux traversant le système optique et rejoignant le Soleil ne dépend pas de la température. En considérant que le Soleil et l'objet sont à la même température et que le flux radiatif qu'ils échangent est alors nul, déterminer l'expression de en fonction de et .

Voir l'indice

Appliquer le principe du retour inverse ou poser T = T_S dans une situation d'équilibre thermique où le flux net doit s'annuler.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition d'équilibre radiatif entre le Soleil et l'objet lorsque T_S = T, ce qui impose l'annulation du flux net \Phi_2.
  2. Utiliser l'expression du flux \Phi_2 et du coefficient X_2 établis à la question Q9 pour en déduire \xi.
Voir la réponse courte

Annulation du flux net lorsque Soleil et objet sont à même température, imposée par le second principe.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, le flux radiatif net entre le Soleil et l'objet s'écrit :

\Phi_2 = \sigma T_S^4 \pi (R\sin\alpha)^2 \beta^2 - \sigma T^4 X_2

avec X_2 = 2\pi \xi r^2 (1-\cos\alpha).

Lorsque le Soleil et l'objet sont à la même température (T = T_S), le second principe de la thermodynamique impose qu'aucun transfert thermique net ne peut avoir lieu entre eux spontanément, soit \Phi_2 = 0. Il vient :

\sigma T^4 \left[ \pi R^2 \sin^2(\alpha) \, \beta^2 - 2\pi \xi r^2 (1-\cos\alpha) \right] = 0

Comme cette égalité est vraie pour toute température T, et sachant que \xi est un facteur purement géométrique indépendant de la température, on obtient :

\pi R^2 \sin^2(\alpha) \, \beta^2 = 2\pi \xi r^2 (1-\cos\alpha)

On en déduit l'expression de \xi :

\boxed{\xi = \frac{R^2 \beta^2 \sin^2(\alpha)}{2 r^2 (1-\cos\alpha)}}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Notions : second principe, concentration géométrique

Préciser l'inégalité que doit vérifier . En utilisant la question précédente, en déduire une inégalité sur la taille de l'objet. On note que la fonction est une fonction décroissante entre et , avec et .

Voir l'indice

Imposer la contrainte physique \xi \le 1 et étudier les variations de la fonction trigonométrique f(\alpha).

Voir la stratégie
  1. Par définition, \xi représente la fraction de la puissance radiative émise par l'objet à travers le système optique qui se propage en direction du Soleil. En tant que fraction d'une grandeur physique positive, elle est nécessairement bornée par 1.
  2. En utilisant l'expression de \xi obtenue à la question Q10, on isole le rayon r pour en déduire la minoration correspondante.
Voir la réponse courte

Condition \xi \le 1 imposant une borne inférieure sur le rayon r de l'objet récepteur.

Voir le corrigé complet

Par définition, \xi est la fraction de la puissance P_{O\to Sys} qui se dirige vers le Soleil (le complémentaire étant perdu dans l'espace). Cette fraction ne peut en aucun cas excéder la puissance totale traversant le système optique, ce qui impose :

\boxed{\xi \le 1} \quad (\text{avec } \xi \ge 0)

D'après la question Q10, cette fraction s'écrit :

\xi = \left(\frac{R}{r}\right)^2 \beta^2 f(\alpha)

où f(\alpha) = \dfrac{\sin^2(\alpha)}{2(1-\cos(\alpha))}.

L'inégalité \xi \le 1 devient donc :

\left(\frac{R}{r}\right)^2 \beta^2 f(\alpha) \le 1

Comme les rayons r et R ainsi que l'angle \beta sont strictement positifs, on en déduit :

r^2 \ge R^2 \beta^2 f(\alpha)

soit :

\boxed{r \ge R \beta \sqrt{f(\alpha)}}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en BCPST1

Notions : facteur de concentration, second principe

Montrer qu'avec le modèle qui a été développé, à l'aide de Q11, on obtient : .

Voir l'indice

Substituer la taille minimale de l'objet déduite de l'inégalité précédente dans l'expression de la concentration lumineuse C.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition de la concentration lumineuse C donnée par l'énoncé.
  2. Utiliser l'inégalité sur le rayon r de l'objet établie à la question Q11 et la minoration de la fonction f(\alpha) sur l'intervalle [0, \pi/2].
  3. En déduire la majoration cherchée sur la concentration C.
Voir la réponse courte

Définition de la concentration C=(R\sin\alpha/r)^2 et report de la minoration de r pour établir la borne supérieure.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la concentration lumineuse C s'exprime par le rapport des aires projetées :

C = \frac{S_{\text{système optique}}}{S_{\text{zone irradiée}}} = \frac{\pi R^2 \sin^2(\alpha)}{\pi r^2} = \frac{R^2 \sin^2(\alpha)}{r^2}

D'après la question Q11, la condition thermodynamique \xi \le 1 impose une taille minimale à l'objet :

r \ge R \beta \sqrt{f(\alpha)} \implies r^2 \ge R^2 \beta^2 f(\alpha)

Or, la fonction f est continue et décroissante sur [0, \pi/2], de sorte que pour tout \alpha \in [0, \pi/2] :

f(\alpha) \ge f\left(\frac{\pi}{2}\right) = \frac{1}{2}

On en déduit la minoration universelle (indépendante de \alpha) :

r^2 \ge \frac{1}{2} R^2 \beta^2 \implies \frac{R^2}{r^2} \le \frac{2}{\beta^2}

En multipliant cette inégalité par \sin^2(\alpha) \ge 0, on obtient :

C = \frac{R^2 \sin^2(\alpha)}{r^2} \le \frac{2\sin^2(\alpha)}{\beta^2}
\boxed{C \le \frac{2\sin^2(\alpha)}{\beta^2}}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Notions : équilibre radiatif, optimisation

En utilisant Q7, déterminer l'inégalité que doit alors vérifier . On fera apparaître , et . Sachant que , pour quel angle la température de l'objet est-elle maximale ? Exprimer cette température maximale en fonction de .

Voir l'indice

Majorer le terme contenant T_S^4 à l'aide de la borne sur le rayon r, puis déterminer l'angle \alpha qui maximise le membre de droite.

Voir la stratégie
  1. Réécrire l'expression de T^4 établie à la question Q7 en faisant apparaître la concentration C = \frac{R^2\sin^2\alpha}{r^2}.
  2. Injecter l'inégalité C \le \frac{2\sin^2\alpha}{\beta^2} démontrée à la question Q12 pour obtenir la borne supérieure sur T^4.
  3. Exploiter la condition T_S \gg T_T pour trouver l'angle \alpha maximisant cette borne et en déduire T_{\max}.
Voir la réponse courte

Majoration de T^4 à l'aide de l'inégalité sur C et maximisation pour \alpha=\pi/2, d'où T_{max}=T_S.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7, la température d'équilibre T de l'objet vérifie :

T^4 = \frac{1+\cos\alpha}{2} T_T^4 + \frac{R^2\sin^2\alpha\,\beta^2}{4r^2} T_S^4

En introduisant la concentration géométrique C = \frac{R^2\sin^2\alpha}{r^2} définie par la relation (1), cette expression s'écrit :

T^4 = \frac{1+\cos\alpha}{2} T_T^4 + \frac{C \beta^2}{4} T_S^4

En utilisant la limite supérieure issue du modèle obtenue en Q12, C \le \frac{2\sin^2\alpha}{\beta^2}, soit \frac{C\beta^2}{4} \le \frac{\sin^2\alpha}{2}, on en déduit l'inégalité :

\boxed{T^4 \le \frac{1+\cos\alpha}{2} T_T^4 + \frac{\sin^2\alpha}{2} T_S^4}

Comme T_S \gg T_T, on a T_S^4 \gg T_T^4 (numériquement, (T_S/T_T)^4 \sim (5780/279)^4 \sim 1,8 \times 10^5). Le terme dominant dans la borne supérieure de T^4 est donc celui associé au Soleil :

T^4 \lesssim \frac{\sin^2\alpha}{2} T_S^4

Pour \alpha \in [0, \pi/2], la fonction \alpha \mapsto \sin^2\alpha est strictement croissante et atteint son maximum pour :

\boxed{\alpha = \frac{\pi}{2}}

À cet angle, la contribution en T_T^4 vaut \frac{1+\cos(\pi/2)}{2}T_T^4 = \frac{1}{2}T_T^4, tout à fait négligeable devant \frac{1}{2}T_S^4. On en déduit la température maximale atteignable :

T_{\max}^4 = \frac{1}{2} T_S^4

soit :

\boxed{T_{\max} = \frac{T_S}{2^{1/4}}}

Résultat

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1.3 · Utilisation du rayonnement solaire pour allumer un feu

Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en BCPST1

Notions : flux radiatif, lentille mince

Donner l'expression de la puissance radiative traversant la lentille. Donner sa valeur avec un chiffre significatif. Donner la valeur du rayon de la tache lumineuse où le faisceau solaire est concentré sur le bois.

Voir l'indice

Multiplier la densité de flux solaire surfacique \Phi par la surface de collecte de la lentille, puis relier r_c à la concentration C.

Voir la réponse courte

Puissance interceptée par la pupille de la lentille et taille de la tache focale r_c = f'\beta.

Voir le corrigé complet

La lentille intercepte un flux surfacique solaire uniforme \Phi sur toute sa section droite S_\ell = \pi R_\ell^2. En supposant la lentille parfaitement transparente et orientée perpendiculairement aux rayons solaires, la puissance radiative totale traversant la lentille s'écrit :

\boxed{P_c = \Phi \pi R_\ell^2}

Avec \Phi \simeq 1000\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} et R_\ell = 2\text{ cm} = 2 \times 10^{-2}\text{ m} :

\begin{aligned} P_c &= 1000 \times \pi \times (2 \times 10^{-2})^2 \\ &= 0{,}4\pi\text{ W} \simeq 1{,}26\text{ W} \end{aligned}

Avec un chiffre significatif :

\boxed{P_c \simeq 1\text{ W}}

D'après la relation (1), la concentration lumineuse C s'exprime comme le rapport entre la surface d'entrée du système optique et la surface de la zone irradiée :

C = \frac{S_{\text{système optique}}}{S_{\text{zone irradiée}}} = \frac{\pi R_\ell^2}{\pi r_c^2} = \left(\frac{R_\ell}{r_c}\right)^2

On en déduit l'expression du rayon r_c de la tache lumineuse :

\boxed{r_c = \frac{R_\ell}{\sqrt{C}}}

Pour R_\ell = 2\text{ cm} = 20\text{ mm} et C = 400 (\sqrt{C} = 20) :

\boxed{r_c = 1\text{ mm}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : loi de fourier, bilan d'énergie

À l'aide d'un bilan microscopique sur une tranche du morceau de bois, établir l'équation différentielle reliant le flux thermique conductif dans le bois et la température .

Voir l'indice

Effectuer un bilan thermique sur la tranche [x, x+\mathrm{d}x] en tenant compte des échanges conductifs axiaux et des pertes convectives latérales.

Voir la stratégie
  1. Définir comme système fermé la tranche élémentaire de bois comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x, de section S = \pi r_c^2, entre les instants t et t + \mathrm{d}t.
  2. Effectuer le bilan d'énergie interne en comptabilisant le flux conductif selon (Ox) entrant en x et sortant en x+\mathrm{d}x, ainsi que le flux convectif perdu à travers la surface latérale cylindrique.
  3. Relier la variation temporelle d'énergie interne à \frac{\partial T}{\partial t} pour aboutir à l'équation locale reliant j(x,t) et T(x,t).
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie sur une tranche de bois d'épaisseur \mathrm{d}x avec conduction axiale et pertes latérales convectives.

Voir le corrigé complet

Considérons une tranche de bois indéformable comprise entre x et x+\mathrm{d}x. Ses caractéristiques géométriques sont :

  • Section droite : S = \pi r_c^2 ;
  • Volume : \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x = \pi r_c^2\,\mathrm{d}x ;
  • Masse : \mathrm{d}m = \rho_b\,\mathrm{d}V = \rho_b \pi r_c^2\,\mathrm{d}x ;
  • Surface latérale en contact avec l'air : \mathrm{d}S_{\text{lat}} = 2\pi r_c\,\mathrm{d}x.

Pendant la durée \mathrm{d}t, appliquons le premier principe de la thermodynamique à cette tranche au repos :

\mathrm{d}U = \delta Q

La variation d'énergie interne s'écrit, en considérant une phase condensée incompressible et indéformable :

\mathrm{d}U = \mathrm{d}m\,C_b\,\mathrm{d}T = \rho_b C_b \pi r_c^2\,\mathrm{d}x\,\frac{\partial T}{\partial t}(x,t)\,\mathrm{d}t

Les transferts thermiques reçus par la tranche pendant \mathrm{d}t comportent :

  • Le transfert thermique conductif entrant à travers la section en x :

    \delta Q_{\text{cond}}(x) = j(x,t) S\,\mathrm{d}t
  • Le transfert thermique conductif sortant à travers la section en x+\mathrm{d}x :

    \delta Q_{\text{cond}}(x+\mathrm{d}x) = j(x+\mathrm{d}x,t) S\,\mathrm{d}t \simeq \left( j(x,t) + \frac{\partial j}{\partial x}(x,t)\,\mathrm{d}x \right) S\,\mathrm{d}t
  • Le transfert thermique convectif cédé à l'air ambiant par la surface latérale (orienté vers l'extérieur) :

    \delta Q_{\text{conv}} = \varphi(x,t)\,\mathrm{d}S_{\text{lat}}\,\mathrm{d}t = h\bigl(T(x,t) - T_0\bigr) \cdot 2\pi r_c\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t

Le bilan thermique s'écrit alors :

\delta Q = \delta Q_{\text{cond}}(x) - \delta Q_{\text{cond}}(x+\mathrm{d}x) - \delta Q_{\text{conv}} = -\frac{\partial j}{\partial x}\,\pi r_c^2\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t - 2\pi r_c h\bigl(T(x,t) - T_0\bigr)\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t

En égalant \mathrm{d}U et \delta Q, puis en divisant par \pi r_c^2\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t, on obtient :

\rho_b C_b\,\frac{\partial T}{\partial t}(x,t) = -\frac{\partial j}{\partial x}(x,t) - \frac{2h}{r_c}\bigl(T(x,t) - T_0\bigr)

Soit sous forme standard :

\boxed{\rho_b C_b \frac{\partial T(x,t)}{\partial t} + \frac{\partial j(x,t)}{\partial x} + \frac{2h}{r_c}\bigl(T(x,t) - T_0\bigr) = 0}

Résultat

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en BCPST1

Notions : loi de fourier, flux thermique

Rappeler la loi de Fourier à une dimension. Préciser les unités des grandeurs physiques qu'elle met en relation.

Voir l'indice

Énoncer la relation liant la densité de flux thermique au gradient spatial de température, en spécifiant les unités de chaque terme.

Voir la réponse courte

Énoncé de la loi de Fourier unidimensionnelle j = -\lambda \frac{\partial T}{\partial x} avec les unités usuelles du SI.

Voir le corrigé complet

À une dimension le long de l'axe (Ox), la loi phénoménologique de Fourier relie la composante algébrique du vecteur densité de flux thermique j(x,t) au gradient spatial de température :

\boxed{j(x,t) = -\lambda_b \frac{\partial T(x,t)}{\partial x}}

où :

  • j(x,t) est la densité de flux thermique conductif (ou vecteur densité de courant thermique projeté selon \vec{e}_x), exprimée en watt par mètre carré (\mathrm{W\cdot m^{-2}}) ;
  • \lambda_b est la conductivité thermique du milieu (ici le bois), exprimée en watt par mètre et par kelvin (\mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}}) ;
  • \dfrac{\partial T}{\partial x}(x,t) est le gradient de température selon la direction x, exprimé en kelvin par mètre (\mathrm{K\cdot m^{-1}}), avec la température T en kelvin (\mathrm{K}) et la coordonnée spatiale x en mètre (\mathrm{m}).

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : équation de la chaleur, ailette de refroidissement

En déduire que la température dans le bois vérifie l'équation différentielle :

Donner l'expression des constantes positives et . Calculer leur valeur (avec un chiffre significatif).

Voir l'indice

Combiner le bilan infinitésimal et la loi de Fourier pour identifier les grandeurs caractéristiques spatiale \ell et temporelle \tau.

Voir la stratégie
  1. Injecter l'expression du vecteur densité de flux thermique issue de la loi de Fourier (question Q16) dans le bilan microscopique établi à la question Q15.
  2. Réorganiser l'équation différentielle pour isoler T(x,t) et T_0, puis identifier par identification directe les expressions littérales de \tau et de \ell.
  3. Réaliser les applications numériques demandées avec un chiffre significatif.
Voir la réponse courte

Combinaison du bilan d'énergie et de la loi de Fourier menant à l'équation différentielle type ailette thermique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q15, le bilan d'énergie sur une tranche élémentaire de bois d'épaisseur \mathrm{d}x s'écrit :

\rho_b C_b \frac{\partial T(x,t)}{\partial t} + \frac{\partial j(x,t)}{\partial x} + \frac{2h}{r_c}\bigl(T(x,t) - T_0\bigr) = 0

En introduisant la loi de Fourier unidimensionnelle rappelée en Q16, j(x,t) = -\lambda_b \frac{\partial T}{\partial x}, et en supposant la conductivité thermique \lambda_b constante, il vient :

\frac{\partial j}{\partial x} = -\lambda_b \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}

L'équation devient ainsi :

\rho_b C_b \frac{\partial T(x,t)}{\partial t} - \lambda_b \frac{\partial^2 T(x,t)}{\partial x^2} + \frac{2h}{r_c} T(x,t) = \frac{2h}{r_c} T_0

En divisant cette relation par le facteur \dfrac{2h}{r_c} > 0, on obtient :

T(x,t) + \frac{\rho_b C_b r_c}{2h}\frac{\partial T(x,t)}{\partial t} - \frac{\lambda_b r_c}{2h}\frac{\partial^2 T(x,t)}{\partial x^2} = T_0

Cette équation est bien de la forme attendue :

T(x,t) + \tau \frac{\partial T(x,t)}{\partial t} - \ell^2 \frac{\partial^2 T(x,t)}{\partial x^2} = T_0

avec les constantes positives définies par :

\boxed{\tau = \frac{\rho_b C_b r_c}{2h}} \quad \text{et} \quad \boxed{\ell = \sqrt{\frac{\lambda_b r_c}{2h}}}

Applications numériques : Avec r_c = 1\text{ mm} = 10^{-3}\text{ m} (d'après Q14), \rho_b = 1000\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, C_b = 2000\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}, \lambda_b = 0,2\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et h = 20\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1} :

\begin{aligned} \tau &= \frac{1000 \times 2000 \times 10^{-3}}{2 \times 20} = \frac{2000}{40} = 50\text{ s} \\ \ell &= \sqrt{\frac{0,2 \times 10^{-3}}{2 \times 20}} = \sqrt{5 \times 10^{-6}}\text{ m} \simeq 2,2 \times 10^{-3}\text{ m} \end{aligned}

Avec un chiffre significatif :

\boxed{\tau = 5\times 10^1\text{ s}} \quad \text{et} \quad \boxed{\ell = 2\text{ mm}}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : condition aux limites, loi de fourier

Sur la section du morceau de bois d'abscisse , comparer numériquement la valeur de la puissance solaire reçue à celle du flux convectif émis, pour des températures comprises entre et . En ne gardant que les termes dominants, en déduire une relation entre et la puissance solaire reçue.

Voir l'indice

Évaluer l'ordre de grandeur du terme de convection en x=0 devant la densité de flux solaire concentrée pour établir la condition aux limites de Neumann.

Voir la stratégie
  1. Exprimer et évaluer numériquement la puissance convective maximale évacuée par la section d'entrée en x=0, pour T(0,t) \in [T_0, T_{sp}], puis la comparer à la puissance solaire incidente P_c calculée en Q14.
  2. Effectuer un bilan thermique surfacique à l'interface d'entrée x=0 pour relier le flux conductif entrant dans le cylindre à la puissance solaire reçue.
Voir la réponse courte

Comparaison numérique montrant que la convection en surface est négligeable devant le flux solaire focalisé injecté en x=0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q14, la puissance solaire absorbée par la face d'entrée de section S = \pi r_c^2 vaut :

P_c \simeq 1{,}3\text{ W} \quad (\approx 1\text{ W avec un chiffre significatif})

Le transfert thermique conducto-convectif surfacique sur la face d'entrée s'écrit \varphi(0,t) = h(T(0,t) - T_0). La puissance convective totale émise par cette face d'aire S = \pi r_c^2 est :

P_{\text{conv}}(x=0, t) = h\pi r_c^2 \left(T(0,t) - T_0\right)

Pour des températures T(0,t) comprises entre T_0 = 300\text{ K} et T_{sp} = 600\text{ K}, cette puissance est maximale pour T(0,t) = T_{sp} :

\begin{aligned} P_{\text{conv},\max} &= h \pi r_c^2 (T_{sp} - T_0) \\ &= 20 \times \pi \times (10^{-3})^2 \times (600 - 300) \\ &= 6000\pi \times 10^{-6} \simeq 1{,}9 \times 10^{-2}\text{ W} \approx 2 \times 10^{-2}\text{ W} \end{aligned}

On constate ainsi que :

P_{\text{conv}}(x=0, t) \le 2 \times 10^{-2}\text{ W} \ll P_c \simeq 1\text{ W}

Les pertes convectives sur la face d'entrée représentent moins de 2\,\% de la puissance solaire reçue et sont donc négligeables.

Effectuons un bilan de puissance sur l'interface d'entrée x=0 (de capacité thermique nulle). En régime instationnaire comme stationnaire, la somme algébrique des puissances reçues par l'interface est nulle :

P_c - P_{\text{conv}}(x=0, t) - \Phi_{\text{cond}}(x=0, t) = 0

où la puissance transmise par conduction thermique vers l'intérieur du cylindre (x > 0) est donnée par la loi de Fourier :

\Phi_{\text{cond}}(x=0, t) = j(0,t) \pi r_c^2 = -\lambda_b \pi r_c^2 \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x=0}

En négligeant P_{\text{conv}}(x=0, t) devant P_c, il vient :

P_c = -\lambda_b \pi r_c^2 \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x=0}

soit finalement :

\boxed{\left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x=0} = -\frac{P_c}{\lambda_b \pi r_c^2}}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 9 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : équation de la chaleur, régime stationnaire

Pour , un régime stationnaire est atteint par lequel . On pose . Donner l'équation différentielle vérifiée par ainsi que les conditions aux limites qui lui sont associées. En supposant que la longueur du morceau de bois est très grande devant , déduire le profil de température .

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle stationnaire vérifiée par l'écart de température \Delta T en écartant la solution divergente en l'infini.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation différentielle régissant le régime stationnaire en annulant le terme dérivé temporel dans l'équation (3), puis l'exprimer en fonction de l'écart de température \Delta T(x) = T^{st}(x) - T_0.
  2. Exprimer les deux conditions aux limites : la condition de flux imposée en x=0 établie à la question Q18, et la condition à l'autre extrémité où L \gg \ell permet de modéliser le barreau comme semi-infini (\Delta T \to 0 pour x \to +\infty).
  3. Résoudre l'équation différentielle et déterminer les constantes d'intégration à l'aide des conditions aux limites pour obtenir le profil T^{st}(x).
Voir la réponse courte

Résolution de \Delta T'' - \Delta T/\ell^2 = 0 avec condition en x=0 et décroissance exponentielle à l'infini.

Voir le corrigé complet

En régime stationnaire (t \gg \tau), la température ne dépend plus du temps : \frac{\partial T}{\partial t} = 0 et T(x,t) \to T^{st}(x). L'équation différentielle (3) s'écrit alors :

T^{st}(x) - \ell^2 \frac{\mathrm{d}^2 T^{st}}{\mathrm{d}x^2}(x) = T_0

En introduisant \Delta T(x) = T^{st}(x) - T_0, pour laquelle \frac{\mathrm{d}^2 \Delta T}{\mathrm{d}x^2} = \frac{\mathrm{d}^2 T^{st}}{\mathrm{d}x^2}, l'équation différentielle devient :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2 \Delta T}{\mathrm{d}x^2}(x) - \frac{1}{\ell^2} \Delta T(x) = 0}

Les conditions aux limites associées sont :

  • En x = 0, la condition aux limites de flux établie à la question Q18 donne :

    \left.\frac{\mathrm{d}\Delta T}{\mathrm{d}x}\right|_{x=0} = \left.\frac{\mathrm{d}T^{st}}{\mathrm{d}x}\right|_{x=0} = -\frac{P_c}{\lambda_b \pi r_c^2} = -\frac{C \Phi}{\lambda_b}
  • Comme la longueur du morceau de bois vérifie L \gg \ell, le morceau de bois peut être considéré comme semi-infini selon x. La perturbation thermique ne pénètre que sur une longueur d'ordre \ell, de sorte que la température tend vers la température ambiante à grande distance :

    \lim_{x \to +\infty} \Delta T(x) = 0 \quad (\text{ou } \Delta T(L) \approx 0)

La solution générale de cette équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants est :

\Delta T(x) = A \, \mathrm{e}^{-x/\ell} + B \, \mathrm{e}^{x/\ell}

où A et B sont deux constantes réelles.

La condition de décroissance à l'infini (\lim_{x \to +\infty} \Delta T(x) = 0) impose B = 0.

La condition en x = 0 s'écrit :

\left.\frac{\mathrm{d}\Delta T}{\mathrm{d}x}\right|_{x=0} = -\frac{A}{\ell} = -\frac{P_c}{\lambda_b \pi r_c^2} \implies A = \frac{P_c \ell}{\lambda_b \pi r_c^2} = \frac{C \Phi \ell}{\lambda_b}

On en déduit l'expression du profil de température stationnaire :

\boxed{T^{st}(x) = T_0 + \frac{P_c \ell}{\lambda_b \pi r_c^2} \, \mathrm{e}^{-x/\ell} = T_0 + \frac{C \Phi \ell}{\lambda_b} \, \mathrm{e}^{-x/\ell}}

Résultat

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : profil de température, ailette de refroidissement

Donner l'allure graphique de la fonction . On placera, sur ce graphe, les valeurs caractéristiques. Analyser ce résultat.

Voir l'indice

Tracer une décroissance exponentielle amortie sur la longueur \ell et comparer la température maximale atteinte en surface à T_{sp}.

Voir la réponse courte

Tracé de la décroissance exponentielle de la température depuis T_0 + \Delta T(0) vers T_0 sur l'échelle spatiale \ell.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q19, le profil de température stationnaire s'écrit :

T^{st}(x) = T_0 + \Delta T(0)\,\mathrm{e}^{-x/\ell} \quad \text{avec} \quad \Delta T(0) = \frac{C\Phi \ell}{\lambda_b} = \frac{P_c \ell}{\lambda_b \pi r_c^2}

Avec \ell \simeq 2{,}2 \times 10^{-3}\text{ m} (valeur approchée à \ell \simeq 2\text{ mm} en Q17), la surchauffe maximale en x=0 vaut :

\Delta T(0) \simeq \frac{400 \times 1000 \times 2{,}2 \times 10^{-3}}{0{,}2} \simeq 4{,}5 \times 10^3\text{ K} \quad \implies \quad T^{st}(0) \simeq 4{,}8 \times 10^3\text{ K}

Les caractéristiques remarquables de la courbe sont :

  • en x=0, T^{st}(0) = T_0 + \Delta T(0) ;
  • la tangente à l'origine a pour pente \left.\frac{\mathrm{d}T^{st}}{\mathrm{d}x}\right|_{x=0} = -\frac{\Delta T(0)}{\ell}, elle coupe l'asymptote T=T_0 en x = \ell ;
  • en x = \ell, T^{st}(\ell) - T_0 = \frac{\Delta T(0)}{\mathrm{e}} \simeq 0{,}37\,\Delta T(0) ;
  • pour x \gg \ell, la température tend exponentiellement vers l'asymptote horizontale T = T_0.
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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : temps caractéristique, conduction thermique

Déterminer le temps nécessaire pour enflammer le bois.

Voir l'indice

Utiliser la formule faisant intervenir la fonction \mathrm{erf}, égaler la température de surface à T_{sp} et lire la valeur de l'antécédent sur le graphe.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition d'inflammation spontanée en x=0 à l'instant t_{\text{comb}}, soit T(0, t_{\text{comb}}) = T_{\text{sp}}.
  2. Déterminer la constante a en comparant le comportement asymptotique (t \to \infty) de l'expression temporelle à la température de régime stationnaire T^{\text{st}}(0) établie en Q19 et Q20.
  3. En déduire la valeur de \operatorname{erf}(\sqrt{u}), lire la valeur de u = t_{\text{comb}}/\tau sur la figure 3 et calculer numériquement t_{\text{comb}}.
Voir la réponse courte

Estimation du temps pour que la température de surface atteigne la température d'inflammation spontanée du bois.

Voir le corrigé complet

Le bois s'enflamme spontanément à l'extrémité éclairée x=0 lorsque sa température atteint la température d'inflammation T_{\text{sp}} \simeq 600\text{ K} :

T(0, t_{\text{comb}}) = T_{\text{sp}}

D'après la loi d'évolution temporelle fournie par l'équation (4) :

T(0, t) = T_0 + a \operatorname{erf}\left(\sqrt{\frac{t}{\tau}}\right)

Lorsque t \to \infty, \operatorname{erf}(\sqrt{t/\tau}) \to 1, ce qui donne la température asymptotique de régime stationnaire :

\lim_{t \to \infty} T(0, t) = T_0 + a

Or, d'après les résultats des questions Q19 et Q20, la température stationnaire en x=0 est T^{\text{st}}(0) = T_0 + \Delta T(0) avec :

\Delta T(0) = \frac{C \Phi \ell}{\lambda_b}

Par identification, on en déduit la constante a :

a = \Delta T(0) = \frac{C \Phi \ell}{\lambda_b}

Avec les valeurs numériques C = 400, \Phi = 1000\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}, \lambda_b = 0{,}2\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et \ell \simeq 2\times 10^{-3}\text{ m} (valeur avec un chiffre significatif obtenue en Q17) :

a \simeq \frac{400 \times 1000 \times 2\times 10^{-3}}{0{,}2} = 4\times 10^3\text{ K}

(ou a \simeq 4{,}5\times 10^3\text{ K} en conservant la valeur non arrondie \ell = \sqrt{5}\times 10^{-3}\text{ m}).

La condition d'allumage s'écrit alors :

\operatorname{erf}\left(\sqrt{\frac{t_{\text{comb}}}{\tau}}\right) = \frac{T_{\text{sp}} - T_0}{a}

L'application numérique donne :

\operatorname{erf}\left(\sqrt{\frac{t_{\text{comb}}}{\tau}}\right) \simeq \frac{600 - 300}{4\times 10^3} \simeq 0{,}075 \quad (\text{ou } 0{,}067)

Sur la figure 3, pour une ordonnée \operatorname{erf}(\sqrt{u}) \approx 0{,}07\text{ à } 0{,}08, on lit sur l'axe logarithmique entre 10^{-3} et 10^{-2} (vers la 4e ou 5e graduation secondaire) :

u = \frac{t_{\text{comb}}}{\tau} \simeq 4\times 10^{-3} \text{ à } 5\times 10^{-3}

Avec le temps caractéristique calculé en Q17 (\tau \simeq 5\times 10^1\text{ s} = 50\text{ s}) :

\begin{aligned} t_{\text{comb}} &= u\,\tau \\ &\simeq (4 \text{ à } 5) \times 10^{-3} \times 50\text{ s} \simeq 0{,}2\text{ s} \end{aligned}
\boxed{t_{\text{comb}} \simeq 0{,}2\text{ s}}

Résultat

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Partie 2 : Focalisation grâce à une lentille

2.1 · Concentration du rayonnement émis par un objet à l'infini

Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : lentille convergente, stigmatisme

Dans le cadre de l'optique géométrique, pour une source lumineuse sphérique, supposée à l'infinie et vue sous le demi-angle (), effectuer la construction géométrique, sur un schéma, de son image formée par une lentille convergente de focale . Indiquer où se situe cette image. Établir l'expression, en fonction de et , de son rayon . En déduire l'expression de la concentration en fonction de la distance focale , de et du rayon de la lentille, puis en fonction de et .

Voir l'indice

Construire l'image du point source situé sur le bord de l'astre et relier le rayon de la tache focale à la focale f' et au demi-angle \beta.

Voir la stratégie
  1. Réaliser un schéma d'optique géométrique représentant une lentille mince convergente, son axe optique, le foyer image F' et la formation de l'image d'un objet étendu à l'infini (faisceau de rayons inclinés du demi-angle \beta).
  2. Exprimer le rayon r de l'image circulaire formée dans le plan focal image par trigonométrie élémentaire dans l'approximation des petits angles (\beta \ll 1).
  3. Calculer la concentration C comme le rapport des aires du système optique et de l'image, puis relier le rapport \rho_L / f' à l'angle \alpha défini dans l'énoncé.
Voir la réponse courte

Construction de l'image d'un objet étendu à l'infini dans le plan focal image et calcul de la concentration C.

Voir le corrigé complet

1. Construction géométrique et position de l'image

L'objet étant situé à l'infini, son image par la lentille mince convergente se forme dans le plan focal image, situé à la distance focale image f' du centre optique O de la lentille.

Le centre de la source sphérique, situé sur l'axe optique, a pour image le foyer principal image F'. Un point du bord de la source, vu sous le demi-angle \beta, émet des rayons inclinés d'un angle \beta par rapport à l'axe optique. Le rayon incident passant par le centre optique O n'est pas dévié et vient couper le plan focal image en un point B', formant ainsi le bord de l'image.

2. Expression du rayon r de l'image

Dans le triangle rectangle OF'B', la trigonométrie donne :

\tan\beta = \frac{F'B'}{OF'} = \frac{r}{f'}

Puisque le demi-angle apparent vérifie \beta \ll 1, on effectue l'approximation des petits angles \tan\beta \approx \beta, d'où :

\boxed{r = f'\beta}

3. Expression de la concentration C

Par définition, la concentration lumineuse C est le rapport entre la surface de collecte de la lentille et la surface de l'image formée :

C = \frac{S_{\text{système optique}}}{S_{\text{image}}} = \frac{\pi \rho_L^2}{\pi r^2} = \left(\frac{\rho_L}{r}\right)^2

En injectant r = f'\beta, il vient :

\boxed{C = \left(\frac{\rho_L}{f'\beta}\right)^2}

D'après la définition de l'angle \alpha donnée dans le préambule, le rayon le plus incliné émergeant de la lentille et passant par le foyer image F' provient du bord extrême de la lentille, situé à la distance \rho_L de l'axe optique. Dans le triangle rectangle formé par le centre optique O, le bord supérieur de la lentille et F', on a :

\tan\alpha = \frac{\rho_L}{f'}

On en déduit l'expression de la concentration en fonction de \alpha et \beta :

\boxed{C = \frac{\tan^2(\alpha)}{\beta^2}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en BCPST1

Notions : facteur de concentration, optique géométrique

Montrer que la concentration obtenue n'est pas compatible avec la limite thermodynamique . Préciser dans quelles conditions on se rapproche toutefois de cette limite.

Voir l'indice

Exprimer la concentration géométrique obtenue en fonction de \tan\alpha et comparer à la borne thermodynamique en \sin\alpha.

Voir la stratégie
  1. Comparer analytiquement la concentration géométrique obtenue à la question Q22, C = \dfrac{\tan^2\alpha}{\beta^2}, à la borne thermodynamique C \le \dfrac{\sin^2\alpha}{\beta^2}.
  2. Conclure sur la violation apparente du second principe de la thermodynamique.
  3. Déterminer le régime angulaire pour lequel la formule de l'optique paraxiale rejoint la limite thermodynamique.
Voir la réponse courte

Comparaison de la concentration géométrique obtenue avec la borne thermodynamique et discussion des limites d'ouverture.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q22, la concentration lumineuse calculée dans le cadre de l'optique paraxiale s'écrit :

C = \frac{\tan^2\alpha}{\beta^2} = \frac{\sin^2\alpha}{\beta^2 \cos^2\alpha}

Pour tout angle d'ouverture non nul \alpha \in \left]0, \frac{\pi}{2}\right[, on a :

0 < \cos\alpha < 1 \implies \cos^2\alpha < 1

Par conséquent :

C = \frac{\tan^2\alpha}{\beta^2} > \frac{\sin^2\alpha}{\beta^2}

La concentration calculée par l'optique géométrique élémentaire dépasse strictement la borne maximale imposée par la thermodynamique : elle n'est donc pas compatible avec cette limite.

On se rapproche de cette limite dans le domaine des petits angles d'ouverture (\alpha \ll 1\text{ rad}, soit \rho_L \ll f'), c'est-à-dire dans le cadre de l'approximation paraxiale (conditions de Gauss). En effectuant un développement limité au voisinage de \alpha = 0 :

\cos\alpha = 1 - \frac{\alpha^2}{2} + o(\alpha^2) \underset{\alpha \to 0}{\longrightarrow} 1

d'où :

\tan\alpha \approx \sin\alpha \approx \alpha \implies C \approx \frac{\alpha^2}{\beta^2} \approx \frac{\sin^2\alpha}{\beta^2}
\boxed{\text{La concentration géométrique } C > \frac{\sin^2\alpha}{\beta^2} \text{ viole la limite thermodynamique, mais s'en rapproche pour } \alpha \ll 1.}

Résultat

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2.2.1 · Réfraction à l'interface de deux milieux

Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi de snell-descartes, réfraction

Rappeler les lois de Snell-Descartes. La réponse devra être accompagnée d'un schéma.

Voir l'indice

Rappeler les lois relatives au plan d'incidence ainsi que la loi quantitative sur les angles de réfraction.

Voir la réponse courte

Énoncé complet des lois de Snell-Descartes pour la réfraction avec schéma précisant plan d'incidence et angles.

Voir le corrigé complet

Lorsqu'un rayon lumineux rencontre un dioptre séparant deux milieux transparents, homogènes et isotropes d'indices optiques n_1 et n_2, il donne naissance à un rayon réfléchi dans le milieu 1 et à un rayon réfracté (ou transmis) dans le milieu 2.

On définit le plan d'incidence comme le plan contenant le rayon incident et la normale au dioptre au point d'incidence I. Les lois de Snell-Descartes s'énoncent alors ainsi :

  1. Lois relatives au plan d'incidence : Le rayon réfléchi et le rayon réfracté sont entièrement situés dans le plan d'incidence.
  2. Loi de la réflexion : Le rayon réfléchi reste dans le milieu d'incidence (milieu 1) et son angle géométrique de réflexion i_1' est égal à l'angle géométrique d'incidence i_1 :

    \boxed{i_1' = i_1}

    (ou i_1' = -i_1 en convention d'angles algébriques).

  3. Loi de la réfraction : Le rayon réfracté se propage dans le second milieu (milieu 2) avec un angle géométrique de réfraction i_2 lié à i_1 par :

    \boxed{n_1 \sin(i_1) = n_2 \sin(i_2)}

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi de snell-descartes, réfraction

Établir la relation entre et . En déduire celle entre et .

Voir l'indice

Projeter l'égalité fondamentale sur le vecteur unitaire tangentiel \vec{T}, puis déduire la composante normale par normalisation des vecteurs.

Voir la réponse courte

Projection vectorielle des lois de Descartes : conservation de la composante tangentielle et déduction de la composante normale.

Voir le corrigé complet

Soient i_1 et i_2 les angles formés respectivement par les rayons incident (\vec{v}_1) et réfracté (\vec{v}_2) avec la normale \vec{N} orientée du milieu 1 vers le milieu 2.

Dans la base orthonormée (\vec{T}, \vec{N}) du plan d'incidence, les vecteurs unitaires \vec{v}_1 et \vec{v}_2 se décomposent selon :

\begin{aligned} \vec{v}_1 &= v_{1,T} \vec{T} + v_{1,N} \vec{N} = \sin(i_1) \vec{T} + \cos(i_1) \vec{N} \\ \vec{v}_2 &= v_{2,T} \vec{T} + v_{2,N} \vec{N} = \sin(i_2) \vec{T} + \cos(i_2) \vec{N} \end{aligned}

On identifie ainsi les composantes tangentielles :

v_{1,T} = \sin(i_1) \quad \text{et} \quad v_{2,T} = \sin(i_2)

La seconde loi de Snell-Descartes pour la réfraction s'écrit n_1 \sin(i_1) = n_2 \sin(i_2), ce qui donne immédiatement :

\boxed{v_{2,T} = \frac{n_1}{n_2} v_{1,T}}

Puisque les vecteurs \vec{v}_1 et \vec{v}_2 sont unitaires et que la base (\vec{T}, \vec{N}) est orthonormée, leurs normes vérifient :

\begin{aligned} v_{1,T}^2 + v_{1,N}^2 = 1 &\implies v_{1,T}^2 = 1 - v_{1,N}^2 \\ v_{2,T}^2 + v_{2,N}^2 = 1 &\implies v_{2,N}^2 = 1 - v_{2,T}^2 \end{aligned}

Le rayon réfracté pénétrant dans le milieu 2 dans le sens de \vec{N}, on a i_2 \in [0, \pi/2[, d'où v_{2,N} = \cos(i_2) > 0. On en déduit :

v_{2,N} = \sqrt{1 - v_{2,T}^2} = \sqrt{1 - \left(\frac{n_1}{n_2}\right)^2 v_{1,T}^2}

En exprimant enfin v_{1,T}^2 en fonction de v_{1,N}, il vient :

\boxed{v_{2,N} = \sqrt{1 - \left(\frac{n_1}{n_2}\right)^2 \left(1 - v_{1,N}^2\right)}}

Résultat

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : réflexion totale, loi de snell-descartes

Préciser dans quelle situation le terme situé sous la racine carrée est négatif. Quelle est alors la trajectoire du rayon lumineux ?

Voir l'indice

Reconnaître le phénomène de réflexion totale lorsque l'angle d'incidence dépasse l'angle limite dans un milieu plus réfringent.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le terme sous le radical en fonction de l'angle d'incidence i_1 et des indices n_1 et n_2.
  2. Identifier la condition sur les indices et sur l'angle pour que ce terme soit strictement négatif.
  3. En déduire le phénomène physique correspondant (réflexion totale) et décrire la trajectoire du rayon lumineux.
Voir la réponse courte

Le terme sous le radical devient négatif en cas de réflexion totale interne lors du passage vers un milieu moins réfringent.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q25, la composante tangentielle du vecteur unitaire incident est v_{1,T} = \sin i_1, de sorte que :

1 - (v_{1,N})^2 = (v_{1,T})^2 = \sin^2 i_1

Le terme situé sous la racine carrée dans la relation (5) s'écrit donc :

\Delta = 1 - \left(\frac{n_1}{n_2}\right)^2 (1 - (v_{1,N})^2) = 1 - \left(\frac{n_1}{n_2}\right)^2 \sin^2 i_1 = \cos^2 i_2

Ce terme est strictement négatif lorsque :

\sin^2 i_1 > \left(\frac{n_2}{n_1}\right)^2

Cette condition ne peut être réalisée que si :

\boxed{n_1 > n_2 \quad \text{et} \quad i_1 > i_{\text{lim}} = \arcsin\left(\frac{n_2}{n_1}\right)}

c'est-à-dire lors du passage d'un milieu plus réfringent vers un milieu moins réfringent, pour un angle d'incidence supérieur à l'angle critique i_{\text{lim}} (ou encore v_{1,N} < \sqrt{1 - (n_2/n_1)^2}).

Dans cette situation, il n'existe pas d'onde transmise sous forme de rayon réfracté : le phénomène observé est la réflexion totale. Le rayon lumineux ne pénètre pas dans le milieu 2 ; il est intégralement réfléchi dans le milieu 1 selon les lois de Snell-Descartes pour la réflexion :

\boxed{\text{Le rayon est réfléchi dans le milieu 1, avec un angle de réflexion } i_1' = i_1 \text{ par rapport à la normale } \vec{N}.}

Son vecteur unitaire directeur après réflexion est alors \vec{v}_{\text{réfléchi}} = v_{1,T}\vec{T} - v_{1,N}\vec{N} = \vec{v}_1 - 2(\vec{v}_1\cdot\vec{N})\vec{N}.

Résultat

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi de snell-descartes, réfraction

Analyser la relation (5) dans le cas où , puis celui où .

Voir l'indice

Vérifier la cohérence vectorielle lorsque les indices sont identiques, puis dans le cas d'une incidence rigoureusement normale.

Voir la stratégie
  1. Pour chaque cas limite, injecter les hypothèses dans l'expression vectorielle (5).
  2. Simplifier l'expression en prenant garde au signe de v_{1,N} = \cos(i_1) > 0.
  3. Interpréter physiquement le résultat en termes de déviation du rayon lumineux.
Voir la réponse courte

Vérification de la continuité de la direction pour des milieux identiques et incidence normale sans déviation.

Voir le corrigé complet

Rappelons la relation (5) établie pour le vecteur directeur du rayon réfracté :

\overrightarrow{v_2} = \frac{n_1}{n_2} \overrightarrow{v_1} + \left( -\frac{n_1}{n_2} v_{1,N} + \sqrt{1 - \left(\frac{n_1}{n_2}\right)^2 (1 - v_{1,N}^2)} \right) \vec{N}

1. Cas où n_1 = n_2 :

Le rapport des indices vaut \dfrac{n_1}{n_2} = 1. Le terme sous la racine carrée devient :

\sqrt{1 - 1 \times (1 - v_{1,N}^2)} = \sqrt{v_{1,N}^2} = |v_{1,N}|

Comme le rayon incident se propage du milieu 1 vers le milieu 2, on a \vec{v}_1 \cdot \vec{N} = v_{1,N} = \cos(i_1) > 0, d'où |v_{1,N}| = v_{1,N}.

Le terme facteur de \vec{N} s'annule donc :

-v_{1,N} + v_{1,N} = 0

On en déduit :

\boxed{\overrightarrow{v_2} = \overrightarrow{v_1}}

Interprétation physique : Lorsque les deux milieux possèdent le même indice de réfraction, l'interface n'introduit aucune rupture optique. Le milieu est optiquement homogène et le rayon lumineux se propage en ligne droite sans être dévié.

2. Cas où v_{1,N} = 1 :

Puisque \overrightarrow{v_1} et \vec{N} sont tous deux unitaires, la condition v_{1,N} = \overrightarrow{v_1} \cdot \vec{N} = 1 impose :

\overrightarrow{v_1} = \vec{N}

ce qui correspond à une incidence normale (i_1 = 0).

Dans la relation (5), le terme 1 - v_{1,N}^2 = 1 - 1 = 0, donc la racine carrée se simplifie en \sqrt{1 - 0} = 1. L'expression devient :

\begin{aligned} \overrightarrow{v_2} &= \frac{n_1}{n_2} \overrightarrow{v_1} + \left( 1 - \frac{n_1}{n_2} \right) \vec{N} \\ &= \frac{n_1}{n_2} \vec{N} + \left( 1 - \frac{n_1}{n_2} \right) \vec{N} \end{aligned}

Soit finalement :

\boxed{\overrightarrow{v_2} = \vec{N} = \overrightarrow{v_1}}

Interprétation physique : Sous incidence normale (i_1 = 0), la loi de Snell-Descartes donne n_1 \sin(0) = n_2 \sin(i_2), d'où i_2 = 0. Le rayon n'est pas dévié à la traversée du dioptre, quel que soit le saut d'indice.

Résultat

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2.2.2 · Rayons traversant une lentille convexe-plan

Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : stigmatisme, miroir plan

Donner la définition du stigmatisme. Donner un exemple de système optique qui présente un stigmatisme rigoureux.

Voir l'indice

Définir la notion d'image ponctuelle pour tout point objet et donner l'exemple canonique du miroir plan.

Voir la réponse courte

Définition du stigmatisme rigoureux et exemple classique du miroir plan.

Voir le corrigé complet

1. Définition du stigmatisme

Un système optique est dit rigoureusement stigmatique pour un couple de points (A, A') si tout rayon lumineux issu du point objet A (réel ou virtuel) et traversant le système optique émerge en passant (ou dont le prolongement passe) par un point unique A', appelé point image (réel ou virtuel).

De façon plus générale, le système est stigmatique s'il transforme tout point objet en un point image unique, sans étalement spatial du faisceau émergent.

2. Exemple de système optique rigoureusement stigmatique

Le miroir plan présente un stigmatisme rigoureux pour tout point de l'espace : l'image A' d'un point A quelconque est son symétrique orthogonal par rapport au plan du miroir.

Autre exemple classique : le miroir parabolique, rigoureusement stigmatique pour le couple constitué de son foyer et d'un point situé à l'infini sur son axe de révolution.

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : vecteur normal, pente locale

Montrer que le vecteur unitaire , normal à l'interface au point , dont la composante selon est positive, est donné par :

Voir l'indice

Exprimer le gradient scalaire associé à la fonction implicite de surface y - f(x) = 0 et le normaliser.

Voir la réponse courte

Gradient ou vecteur orthogonal à la tangente de pente f'(x) normalisé pour obtenir le vecteur unitaire \vec{N}.

Voir le corrigé complet

La surface de la lentille est décrite dans le plan (Oxy) par la courbe d'équation y = f(x).

Méthode 1 : Par le vecteur tangent

Un déplacement élémentaire le long de la surface s'écrit :

\mathrm{d}\vec{OM} = \mathrm{d}x\,\vec{e}_x + \mathrm{d}y\,\vec{e}_y = \left(\vec{e}_x + f'(x)\vec{e}_y\right)\mathrm{d}x

Un vecteur tangent à l'interface au point (x, f(x)) est donc :

\vec{T}_0 = \begin{pmatrix} 1 \\ f'(x) \end{pmatrix}

Un vecteur normal \vec{N}_0 = \begin{pmatrix} N_x \\ N_y \end{pmatrix} est orthogonal à \vec{T}_0, ce qui se traduit par le produit scalaire nul :

\vec{N}_0 \cdot \vec{T}_0 = N_x + N_y f'(x) = 0 \iff N_x = -N_y f'(x)

La condition imposée sur la composante selon \vec{e}_y étant strictement positive (N_y > 0), on peut choisir N_y = 1, ce qui donne N_x = -f'(x) :

\vec{N}_0 = \begin{pmatrix} -f'(x) \\ 1 \end{pmatrix}

La norme de ce vecteur vaut :

\|\vec{N}_0\| = \sqrt{(-f'(x))^2 + 1^2} = \sqrt{1 + (f'(x))^2}

Le vecteur unitaire \vec{N} = \dfrac{\vec{N}_0}{\|\vec{N}_0\|} s'écrit alors :

\boxed{\vec{N} = \frac{1}{\sqrt{1+(f'(x))^2}} \begin{pmatrix} -f'(x) \\ 1 \end{pmatrix}}

Méthode 2 : Par le gradient

La surface est une ligne de niveau de la fonction scalaire F(x, y) = y - f(x) = 0. Le gradient de F est orthogonal à cette ligne de niveau et s'exprime par :

\vec{\nabla}F = \frac{\partial F}{\partial x}\vec{e}_x + \frac{\partial F}{\partial y}\vec{e}_y = -f'(x)\vec{e}_x + \vec{e}_y = \begin{pmatrix} -f'(x) \\ 1 \end{pmatrix}

Sa composante selon \vec{e}_y vaut +1 > 0, orientée vers l'intérieur de la lentille (du milieu 1 vers le milieu 2). En normalisant par sa norme \|\vec{\nabla}F\| = \sqrt{1+(f'(x))^2}, on retrouve directement l'expression demandée.

Résultat

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Question 30

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : réfraction, loi de snell-descartes

En utilisant l'équation (5), exprimer, dans la base , le vecteur unitaire en fonction de , et de la fonction définie par la relation :

Voir l'indice

Appliquer la formule vectorielle générale établie en prenant en compte l'indice n_1=1 de l'air et n_2=n du dioptre.

Voir la stratégie
  1. Identifier les paramètres de l'interface d'entrée à injecter dans la relation (5) : indices n_1 et n_2, vecteur unitaire incident \vec{v}_1, et vecteur normal \vec{N}.
  2. Exprimer le produit scalaire v_{1,N} = \vec{v}_1 \cdot \vec{N} ainsi que le terme sous le radical.
  3. Faire apparaître la fonction g(x) en factorisant le terme proportionnel à \vec{N}, puis projeter dans la base (\vec{e}_x, \vec{e}_y).
Voir la réponse courte

Application de la loi de réfraction vectorielle sous forme matricielle/vectorielle avec le vecteur incident parallèle à l'axe optique.

Voir le corrigé complet

À la première interface (surface convexe d'entrée) :

  • le milieu incident est l'air d'indice n_1 = 1 ;
  • le milieu réfracté est la lentille d'indice n_2 = n ;
  • les rayons incidents se propagent parallèlement à l'axe (Oy) vers les y croissants, soit \vec{v}_1 = \vec{e}_y ;
  • le vecteur unitaire normal \vec{N} s'écrit d'après la question Q29 :

    \vec{N} = \frac{1}{\sqrt{1+\big(f'(x)\big)^2}}\begin{pmatrix} -f'(x) \\ 1 \end{pmatrix}.

Calculons la composante normale incidente v_{1,N} :

v_{1,N} = \vec{v}_1 \cdot \vec{N} = \vec{e}_y \cdot \vec{N} = \frac{1}{\sqrt{1+\big(f'(x)\big)^2}}.

On en déduit :

1 - (v_{1,N})^2 = 1 - \frac{1}{1+\big(f'(x)\big)^2} = \frac{\big(f'(x)\big)^2}{1+\big(f'(x)\big)^2}.

Le terme sous la racine carrée de l'équation (5) s'exprime alors comme :

\begin{aligned} 1 - \left(\frac{n_1}{n_2}\right)^2 \big(1 - (v_{1,N})^2\big) &= 1 - \frac{1}{n^2} \frac{\big(f'(x)\big)^2}{1+\big(f'(x)\big)^2} \\ &= \frac{1 + \big(f'(x)\big)^2 - \frac{1}{n^2}\big(f'(x)\big)^2}{1+\big(f'(x)\big)^2} \\ &= \frac{1 + \left(1 - \frac{1}{n^2}\right)\big(f'(x)\big)^2}{1+\big(f'(x)\big)^2}. \end{aligned}

Le facteur devant \vec{N} dans l'expression (5) vaut ainsi :

\begin{aligned} -\frac{n_1}{n_2} v_{1,N} + \sqrt{1 - \left(\frac{n_1}{n_2}\right)^2 \big(1 - (v_{1,N})^2\big)} &= -\frac{1}{n} \frac{1}{\sqrt{1+\big(f'(x)\big)^2}} + \frac{\sqrt{1+\left(1-\frac{1}{n^2}\right)\big(f'(x)\big)^2}}{\sqrt{1+\big(f'(x)\big)^2}} \\ &= \frac{-\frac{1}{n} + \sqrt{1+\left(1-\frac{1}{n^2}\right)\big(f'(x)\big)^2}}{\sqrt{1+\big(f'(x)\big)^2}}. \end{aligned}

En multipliant ce scalaire par le vecteur unitaire \vec{N} = \frac{1}{\sqrt{1+(f'(x))^2}} \big(-f'(x)\vec{e}_x + \vec{e}_y\big), le dénominateur devient 1+\big(f'(x)\big)^2, faisant apparaître précisément la fonction g(x) :

\left( -\frac{n_1}{n_2} v_{1,N} + \sqrt{1 - \left(\frac{n_1}{n_2}\right)^2 \big(1 - (v_{1,N})^2\big)} \right) \vec{N} = g(x) \big(-f'(x)\vec{e}_x + \vec{e}_y\big).

En réinjectant ce résultat dans l'équation (5) avec \vec{v}_2 = \vec{v}_r(x) et \frac{n_1}{n_2}\vec{v}_1 = \frac{1}{n}\vec{e}_y, on obtient :

\vec{v}_r(x) = \frac{1}{n}\vec{e}_y - f'(x)g(x)\vec{e}_x + g(x)\vec{e}_y.
\boxed{\vec{v}_r(x) = -f'(x)g(x)\,\vec{e}_x + \left(\frac{1}{n} + g(x)\right)\vec{e}_y}

Résultat

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : réfraction, dioptre plan

En utilisant de nouveau l'équation (5), exprimer le vecteur en fonction de , , et de la fonction . En déduire finalement que :

Voir l'indice

Appliquer à nouveau la relation vectorielle à la face de sortie plane où la normale locale est orientée selon \vec{e}_y.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la relation générale (5) de réfraction à la seconde interface (face de sortie plane en y=0) en identifiant l'indice incident n_1 = n, l'indice émergent n_2 = 1 et le vecteur normal \vec{N} = \vec{e}_y.
  2. Calculer la composante normale \vec{v}_r \cdot \vec{e}_y à l'aide du résultat de Q30, exprimer \vec{v}_s en fonction de \vec{v}_r, \vec{e}_y, n et g, puis y injecter \vec{v}_r pour conclure.
Voir la réponse courte

Réfraction sur la face plane de sortie orthogonale à \vec{e}_y et simplification de la composante selon les axes.

Voir le corrigé complet

À la seconde interface située en y = 0, le rayon passe du verre d'indice n_1 = n vers l'air d'indice n_2 = 1. L'interface étant un plan d'équation y = 0, la normale unitaire dirigée du milieu incident vers le milieu émergent (dans le sens de propagation selon y > 0) est :

\vec{N} = \vec{e}_y

D'après l'expression de \vec{v}_r(x) obtenue à la question Q30 :

v_{1,N} = \vec{v}_r \cdot \vec{N} = \vec{v}_r \cdot \vec{e}_y = \frac{1}{n} + g(x)

Le rapport des indices vaut ici \dfrac{n_1}{n_2} = n. La relation (5) donne directement :

\vec{v}_s(x) = n \vec{v}_r + \left( -n(\vec{v}_r \cdot \vec{e}_y) + \sqrt{1 - n^2\left(1 - (\vec{v}_r \cdot \vec{e}_y)^2\right)} \right) \vec{e}_y

En remplaçant \vec{v}_r \cdot \vec{e}_y = \dfrac{1}{n} + g(x) dans les termes selon \vec{e}_y :

\begin{aligned} -n(\vec{v}_r \cdot \vec{e}_y) &= -(1 + n g(x)) \\ 1 - n^2\left(1 - (\vec{v}_r \cdot \vec{e}_y)^2\right) &= 1 - n^2 + n^2\left(\frac{1}{n} + g(x)\right)^2 = 1 - n^2 + (1 + n g(x))^2 \end{aligned}

On obtient l'expression intermédiaire demandée :

\vec{v}_s(x) = n \vec{v}_r + \left( -(1 + n g(x)) + \sqrt{1 - n^2 + (1 + n g(x))^2} \right) \vec{e}_y

En injectant l'expression complète de \vec{v}_r(x) = -f'(x)g(x)\vec{e}_x + \left(\dfrac{1}{n} + g(x)\right)\vec{e}_y, le terme n \vec{v}_r s'écrit :

n \vec{v}_r = -n f'(x) g(x) \vec{e}_x + (1 + n g(x)) \vec{e}_y

La composante (1 + n g(x)) \vec{e}_y se compense exactement avec le terme -(1 + n g(x)) \vec{e}_y, ce qui conduit au résultat final :

\boxed{\vec{v}_s(x) = -n f'(x) g(x) \vec{e}_x + \sqrt{1 - n^2 + (1 + n g(x))^2} \vec{e}_y}

Résultat

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : tracé de rayons, géométrie optique

Dans ce cadre, déterminer l'ordonnée où le rayon lumineux sortant de la lentille croise l'axe optique. On exprimera le résultat en fonction de , et des fonctions et .

Voir l'indice

Déterminer l'abscisse d'intersection avec l'axe optique en écrivant l'équation paramétrique ou cartésienne du rayon émergent.

Voir la stratégie
  1. Paramétrer la droite portant le rayon sortant à partir de son point de départ (x',0) \approx (x,0) et de son vecteur directeur \vec{v}_s(x).
  2. Exprimer l'intersection de cette droite avec l'axe optique (Oy), d'équation x = 0, pour en déduire l'ordonnée y_s.
Voir la réponse courte

Intersection de la droite portant le rayon émergent avec l'axe optique d'équation x=0.

Voir le corrigé complet

Dans l'approximation de la lentille mince, le rayon lumineux émerge de la face de sortie plane (y=0) au point S de coordonnées (x, 0).

Le rayon réfracté se propage en ligne droite selon le vecteur directeur unitaire \vec{v}_s(x) = v_{s,x} \vec{e}_x + v_{s,y} \vec{e}_y, où d'après la relation (8) établie à la question précédente :

\begin{aligned} v_{s,x} &= -n f'(x) g(x) \\ v_{s,y} &= \sqrt{1 - n^2 + \big(1 + n g(x)\big)^2} \end{aligned}

Tout point M(X, Y) du rayon lumineux vérifie :

\overrightarrow{SM} = \lambda \, \vec{v}_s(x) \quad (\lambda > 0) \iff \begin{cases} X - x = \lambda \, v_{s,x} \\ Y - 0 = \lambda \, v_{s,y} \end{cases}

Le rayon coupe l'axe optique (Oy) au point d'abscisse X = 0 et d'ordonnée Y = y_s. En éliminant le paramètre \lambda :

\lambda = -\frac{x}{v_{s,x}} \implies y_s = -x \frac{v_{s,y}}{v_{s,x}}

En injectant les composantes de \vec{v}_s(x), on obtient :

\boxed{y_s = \frac{x\sqrt{1-n^2+\big(1+ng(x)\big)^2}}{n f'(x) g(x)}}

Résultat

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : condition de gauss, foyer image

Dans la limite de la lentille mince et dans les conditions de Gauss, rappeler ce que représente . Dans ce cadre dépend-elle alors de ?

Voir l'indice

Identifier la distance focale image dans le cadre de Gauss et vérifier qu'elle ne dépend pas de la zone d'impact axiale x.

Voir la réponse courte

Dans l'approximation de Gauss, tous les rayons parallèles convergent en un point unique indépendant de x : le foyer image F'.

Voir le corrigé complet

Les rayons incidents proviennent de l'infini et se propagent parallèlement à l'axe optique (Oy). Par définition, dans un système optique convergent, de tels rayons émergent en passant par le foyer principal image F' de la lentille.

Pour une lentille mince dont la face de sortie plane est située en y = 0 (plan de référence contenant le centre optique), le point d'intersection (0, y_s) du rayon émergent avec l'axe optique (Oy) correspond au foyer image F'. Par conséquent, l'ordonnée y_s représente la distance focale image f'_\ell de la lentille :

\boxed{y_s = f'_\ell = \overline{OF'}}

Dans les conditions de Gauss (rayons paraxiaux, c'est-à-dire proches de l'axe optique et peu inclinés par rapport à celui-ci), le système optique vérifie un stigmatisme approché :

  • tous les rayons incidents parallèles à l'axe optique convergent en un même point focal image F' unique ;
  • par conséquent, dans ce cadre, y_s ne dépend pas de x.

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : symétrie axiale, lentille convergente

Préciser le signe de et indiquer pourquoi le développement de la fonction ne contient que des termes pairs.

Voir l'indice

Observer l'orientation de la courbure convexe vers les ordonnées négatives et exploiter l'invariance par rotation autour de l'axe Oy.

Voir la réponse courte

Signe de a_0 lié à l'épaisseur axiale et parité en x imposée par la symétrie de révolution du profil asphérique.

Voir le corrigé complet
  1. Signe de a_0 :

    La face de sortie plane de la lentille est située dans le plan d'équation y = 0. La lentille étant éclairée par les y négatifs (y \to -\infty) avec propagation vers les y croissants, sa face d'entrée convexe d'équation y = f(x) est nécessairement située dans le demi-espace y < 0.

    Au sommet de la lentille situé sur l'axe optique (x = 0), on a f(0) = a_0. On en déduit :

    \boxed{a_0 < 0}

    L'épaisseur au centre de la lentille vaut ainsi e_0 = -a_0 > 0.

  2. Parité du développement de f :

    D'après l'énoncé, la lentille présente une symétrie de révolution autour de l'axe optique (Oy). Dans le plan de coupe (Oxy), le profil géométrique de la surface d'entrée est donc invariant par la réflexion x \mapsto -x par rapport à l'axe (Oy) :

    f(-x) = f(x)

    La fonction f est une fonction paire. Par conséquent, toutes ses dérivées d'ordre impair en x = 0 sont nulles, et son développement limité au voisinage de x = 0 ne comporte que des puissances paires de x :

    \boxed{f(x) = a_0 + a_2 x^2 + a_4 x^4 + \dots}

Résultat

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : distance focale, aberration sphérique

En se basant sur Q33, donner l'expression de la distance focale de la lentille. Analyser ce résultat pour et décrire l'effet de la courbure de la lentille sur . Sans développer les calculs, indiquer la première dépendance en du développement en puissance de de . Indiquer pourquoi ce résultat était prévisible.

Voir l'indice

Prendre la limite du terme d'ordre dominant quand x \to 0 pour exprimer la focale et analyser l'impact du rayon de courbure R_c.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la limite x \to 0 (conditions de Gauss) du quotient y_s(x) en exploitant les développements limités d'ordre 1 fournis par l'énoncé pour en déduire la distance focale f_\ell'.
  2. Interpréter les cas limites physiques : adaptation d'indice (n \to 1) et influence géométrique de la courbure au sommet (a_2).
  3. Exploiter les symétries du problème pour justifier la parité de y_s(x) et déterminer le premier terme correctif en puissance de x.
Voir la réponse courte

Identification de f_\ell' = y_s(0) et premier terme correctif en x^2 traduisant l'aberration géométrique sphérique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q32 et les relations (10) et (11), l'ordonnée y_s(x) s'écrit au voisinage de x = 0 :

\begin{aligned} y_s(x) &= \frac{x \sqrt{1-n^2+(1+ng(x))^2}}{nf'(x)g(x)} \\ &= \frac{x \left[ 1 + O(x^2) \right]}{2a_2(n-1)x + O(x^3)} \\ &= \frac{1}{2a_2(n-1)} + O(x^2) \end{aligned}

Dans les conditions de Gauss (x \to 0), y_s s'identifie à la distance focale image f_\ell' de la lentille (question Q33) :

\boxed{f_\ell' = \frac{1}{2a_2(n-1)}}

Analyse du résultat :

  • Lorsque n \to 1, l'indice de la lentille devient égal à celui de l'air environnant : il n'y a plus de saut d'indice, donc aucune déviation des rayons lumineux à la traversée des interfaces. La lentille ne focalise plus la lumière, ce qui se traduit par f_\ell' \to +\infty.
  • La courbure au sommet de la face convexe vaut \mathcal{C} = f''(0) = 2a_2, reliée au rayon de courbure par R_c = \frac{1}{2a_2}. Plus la courbure est importante (a_2 grand, face fortement bombée), plus la distance focale f_\ell' est courte : la lentille est plus convergente (sa vergence V = \frac{1}{f_\ell'} = 2a_2(n-1) augmente). À la limite d'une face plane (a_2 \to 0), la lentille devient une lame à faces parallèles et f_\ell' \to +\infty.

Dépendance en x de y_s(x) : La première dépendance non constante du développement en puissance de x de y_s(x) est en x^2 :

\boxed{y_s(x) = f_\ell' + \mathcal{O}(x^2)}

Ce résultat était prévisible par symétrie : le système optique présente une invariance par réflexion par rapport au plan (yOz). Un rayon incident à l'abscisse -x suit une trajectoire symétrique de celle du rayon à l'abscisse +x et coupe donc l'axe optique (Oy) au même point : y_s(-x) = y_s(x). La fonction y_s est donc strictement paire, ce qui annule tous les coefficients d'ordres impairs (notamment le terme linéaire en x). Le premier terme correctif d'aberration sphérique est ainsi nécessairement d'ordre 2 en x (confirmé par l'expression de la dérivée y_s'(x) \propto x donnée à la relation (12)).

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : lentille mince, approximation de gauss

Donner la définition d'une lentille mince à partir de ses caractéristiques géométriques. Expliciter la condition que doivent alors vérifier et . En admettant que (cf fig.5), montrer que l'hypothèse qui a été faite Q32 correspond bien à l'hypothèse de lentille mince.

Voir l'indice

Traduire le caractère mince par une épaisseur au sommet très faible devant le rayon de courbure géométrique.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition géométrique d'une lentille mince (épaisseur au centre négligeable devant les rayons de courbure).
  2. Exprimer l'épaisseur au centre e et le rayon de courbure R_c de la face convexe en fonction des coefficients a_0 et a_2 pour traduire cette condition.
  3. Comparer directement le terme \frac{x'-x}{x} fourni par l'énoncé à cette condition géométrique.
Voir la réponse courte

Épaisseur au sommet très faible devant les rayons de courbure, justifiant la faible translation latérale du rayon.

Voir le corrigé complet

1. Définition géométrique d'une lentille mince

Une lentille est dite géométriquement mince si son épaisseur au centre sur l'axe optique, notée e, est très petite devant les rayons de courbure de ses faces sphériques (e \ll R_1, e \ll R_2) ainsi que devant leur différence |R_1 - R_2|.

Pour la lentille convexe-plan considérée ici, la face de sortie est plane (R_2 \to \infty) et la face d'entrée possède un rayon de courbure R_c. La condition de lentille mince s'écrit donc :

e \ll R_c

2. Condition sur les coefficients a_0 et a_2

D'après les questions Q34 et Q35 :

  • Le sommet de la face d'entrée est situé en y = f(0) = a_0 < 0, et la face plane de sortie est en y = 0. L'épaisseur au centre vaut donc :

    e = |a_0| = -a_0
  • Au voisinage de l'axe, le profil s'écrit f(x) \approx a_0 + a_2 x^2. L'approximation parabolique d'un dioptre sphérique de rayon de courbure R_c donne une flèche y - a_0 \approx \frac{x^2}{2R_c}, d'où :

    R_c = \frac{1}{2a_2}

La condition géométrique e \ll R_c devient alors :

|a_0| \ll \frac{1}{2a_2}
\boxed{2|a_0| a_2 \ll 1 \quad \text{soit} \quad -2a_0 a_2 \ll 1}

3. Justification de l'approximation x' \approx x

L'écart relatif entre la position radiale de sortie x' et d'entrée x est donné par :

\frac{x'-x}{x} \approx 2a_0 a_2 \frac{n-1}{n}

Comme l'indice du verre vérifie n > 1, le facteur géométrique vérifie 0 < \frac{n-1}{n} < 1 (pour n = 1{,}5, il vaut \frac{1}{3}). En prenant la valeur absolue :

\left|\frac{x'-x}{x}\right| \approx 2|a_0| a_2 \left(\frac{n-1}{n}\right) \ll 1

car 2|a_0|a_2 \ll 1 d'après l'approximation de lentille mince.

\boxed{\left|\frac{x'-x}{x}\right| \ll 1 \iff x' \approx x}

L'approximation x' \approx x introduite à la question Q32 est donc rigoureusement équivalente à l'approximation géométrique d'une lentille mince.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : analyse dimensionnelle

Vérifier que la relation (12) est bien homogène.

Voir l'indice

Déterminer les dimensions physiques de chacun des coefficients polynomiaux a_k pour vérifier l'homogénéité globale de l'équation.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la dimension du membre de gauche, c'est-à-dire de la dérivée y_s'(x) = \frac{\mathrm{d}y_s}{\mathrm{d}x}.
  2. Identifier la dimension des différents paramètres intervenant dans le membre de droite à partir de la définition de f(x) et de la nature géométrique de x, f_\ell' et n.
  3. Vérifier l'homogénéité interne du numérateur, puis la dimension globale du premier terme du membre de droite.
Voir la réponse courte

Vérification que les coefficients et puissances de x dans l'expression de y_s sont bien homogènes à une longueur.

Voir le corrigé complet

La coordonnée y_s et l'abscisse x sont des longueurs :

[y_s] = \mathrm{L} \quad \text{et} \quad [x] = \mathrm{L}

Le membre de gauche est la dérivée de y_s par rapport à x :

[y_s'(x)] = \left[\frac{\mathrm{d}y_s}{\mathrm{d}x}\right] = \frac{[y_s]}{[x]} = \frac{\mathrm{L}}{\mathrm{L}} = 1 \quad \text{(grandeur sans dimension)}

Examinons à présent les dimensions des grandeurs figurant au membre de droite :

  • L'indice de réfraction n est sans dimension : [n] = 1.
  • La distance focale f_\ell' et l'abscisse x sont des longueurs : [f_\ell'] = \mathrm{L} et [x] = \mathrm{L}.
  • D'après le développement f(x) = a_0 + a_2 x^2 + a_4 x^4 + \dots, puisque l'ordonnée f(x) est une longueur ([f] = \mathrm{L}), chaque terme doit avoir la dimension d'une longueur :

    \begin{aligned} [a_2 x^2] = \mathrm{L} &\implies [a_2] = \frac{\mathrm{L}}{[x]^2} = \mathrm{L}^{-1} \\ [a_4 x^4] = \mathrm{L} &\implies [a_4] = \frac{\mathrm{L}}{[x]^4} = \mathrm{L}^{-3} \end{aligned}

Analysons la dimension de la fraction :

  • Au numérateur, [a_4 n] = \mathrm{L}^{-3} \times 1 = \mathrm{L}^{-3} et [a_2^3 (n-1)(n^2-n-1)] = (\mathrm{L}^{-1})^3 \times 1 = \mathrm{L}^{-3}. Les deux termes ont bien la même dimension, le numérateur est donc homogène à \mathrm{L}^{-3}.
  • Au dénominateur, [a_2 n] = \mathrm{L}^{-1} \times 1 = \mathrm{L}^{-1}.
  • Le quotient a donc pour dimension :

    \left[\frac{a_4 n + a_2^3(n-1)(n^2-n-1)}{a_2 n}\right] = \frac{\mathrm{L}^{-3}}{\mathrm{L}^{-1}} = \mathrm{L}^{-2}

En multipliant ce quotient par le facteur f_\ell' x :

\left[\frac{a_4 n + a_2^3(n-1)(n^2-n-1)}{a_2 n} f_\ell' x\right] = \mathrm{L}^{-2} \times \mathrm{L} \times \mathrm{L} = 1

Le premier terme du développement est donc sans dimension, tout comme le terme d'erreur d'ordre supérieur en x.

\boxed{\text{La relation (12) est bien homogène.}}

Résultat

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Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : aberration sphérique, profil asphérique

Représenter l'allure graphique de la fonction . Déterminer, en fonction de et de , le coefficient assurant que la lentille focalise au mieux la lumière.

Voir l'indice

Annuler le terme d'aberration géométrique d'ordre le plus bas dans la dérivée pour rendre la focalisation indépendante de x.

Voir la stratégie
  1. Une lentille focalise au mieux la lumière lorsque tous les rayons incidents parallèles à l'axe optique se croisent en un unique point de l'axe, c'est-à-dire lorsque l'ordonnée de convergence y_s(x) est indépendante de la hauteur d'incidence x (annulation de l'aberration sphérique au premier ordre non nul).
  2. On annule le coefficient d'ordre 1 en x de la dérivée y_s'(x) donnée par l'équation (12), puis on exprime a_2 en fonction de la distance focale f_\ell' établie à la question Q35 pour trouver a_4.
  3. On trace l'allure de y_s(x) en mettant en valeur la parité de la fonction, la valeur à l'origine y_s(0) = f_\ell', et la courbure liée aux aberrations.
Voir la réponse courte

Choix du paramètre a_4 pour annuler le terme en x^2 dans y_s(x), rendant la lentille aplanétique et stigmatique à l'ordre 4.

Voir le corrigé complet

Pour qu'une lentille convexe-plan focalise au mieux les rayons incidents parallèles à l'axe optique, il faut se rapprocher le plus possible d'un stigmatisme rigoureux pour un objet à l'infini : l'ordonnée y_s(x) où chaque rayon coupe l'axe optique doit être constante et égale à la distance focale image f_\ell', indépendamment de l'abscisse d'incidence x.

D'après le développement de la dérivée y_s'(x) donné par l'équation (12) :

y_s'(x) = -4 \, \frac{a_4 n + a_2^3 (n-1)(n^2-n-1)}{a_2 n} f_\ell' x + O(x^3)

L'annulation du terme linéaire en x impose :

a_4 n + a_2^3 (n-1)(n^2-n-1) = 0 \iff a_4 = - \frac{(n-1)(n^2-n-1)}{n} a_2^3

Or, d'après la question Q35, la distance focale image s'écrit :

f_\ell' = \frac{1}{2a_2(n-1)} \implies a_2 = \frac{1}{2(n-1)f_\ell'}

En injectant cette relation, il vient :

a_2^3 = \frac{1}{8(n-1)^3 (f_\ell')^3}

D'où l'expression du coefficient a_4 optimal :

a_4 = -\frac{(n-1)(n^2-n-1)}{n} \times \frac{1}{8(n-1)^3 (f_\ell')^3}
\boxed{a_4 = \frac{1 + n - n^2}{8n(n-1)^2 (f_\ell')^3}}

Par symétrie de révolution autour de l'axe optique (Oy), la fonction y_s(x) est paire : y_s(-x) = y_s(x), et présente donc un extremum en x=0 avec y_s(0) = f_\ell'.

  • Pour une lentille ordinaire non corrigée (par exemple à face sphérique, pour laquelle les rayons marginaux convergent plus près de la lentille que les rayons paraxiaux en raison de l'aberration sphérique longitudinale), la fonction y_s(x) décroît lorsque |x| augmente : y_s(x) = f_\ell' - \alpha x^2 + O(x^4) avec \alpha > 0.
  • Pour la lentille corrigée où a_4 vérifie la condition ci-dessus, le terme en x^2 est supprimé : y_s(x) = f_\ell' + O(x^4), ce qui rend le profil extrêmement plat au voisinage de l'axe optique.

Résultat

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2.2.3 · Système d'imagerie utilisant la lentille convexe-plan

Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : condition de gauss, conjugaison

Préciser ce que devient la relation (13) dans les conditions de Gauss.

Voir l'indice

Prendre la limite paraxiale en négligeant le terme correctif quadratique dépendant de la hauteur d'impact \rho.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition des conditions de Gauss (approximation paraxiale) qui portent à la fois sur l'inclinaison des rayons par rapport à l'axe optique et sur leur éloignement de cet axe.
  2. Comparer le terme d'aberration \dfrac{\rho^2}{6f_\ell'} au terme principal f_\ell' et en déduire la forme simplifiée de la relation (13).
Voir la réponse courte

Dans les conditions de Gauss, le terme dépendant de la hauteur x disparaît et redonne la relation de conjugaison standard.

Voir le corrigé complet

Les conditions de Gauss (ou approximation paraxiale) imposent que les rayons lumineux soient :

  • peu inclinés par rapport à l'axe optique (\theta \ll 1) ;
  • proches de l'axe optique par rapport aux dimensions caractéristiques du système, en particulier \rho \ll f_\ell', ce qui entraîne :

    \frac{\rho^2}{6 f_\ell'} \ll f_\ell'.

En négligeant ce terme correctif d'ordre 2 en \rho, la relation (13) devient :

\boxed{\rho_i \approx f_\ell' \, \theta}

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : grandissement, lentille mince

Pour cette question, et uniquement cette question, on supposera que la lentille convexe-plan est également utilisée dans les condition de Gauss. Donner la distance entre l'objet et la lentille qui doit être choisie afin que l'image des points se forme sur la surface photosensible de la caméra. Déterminer le grandissement correspondant, en fonction de et . La réponse sera accompagnée d'une construction graphique.

Voir l'indice

Placer l'objet dans le plan focal objet de la lentille L_2 afin d'envoyer un faisceau de rayons parallèles vers la lentille convexe-plan.

Voir la stratégie
  1. La surface photosensible de la caméra est fixée dans le plan focal image de la lentille convexe-plan. Dans l'approximation de Gauss, pour que l'image finale d'un point objet se forme dans ce plan focal image, le faisceau issu de ce point doit émerger de la lentille L_2 sous forme d'un faisceau de rayons parallèles (image intermédiaire rejetée à l'infini).
  2. En déduire la position de l'objet par rapport à la lentille convergente L_2.
  3. Déterminer l'angle d'inclinaison \theta du faisceau collimaté par rapport à l'axe optique, puis utiliser le résultat de Gauss (question Q39) pour exprimer la dimension de l'image et le grandissement transversal \gamma.
Voir la réponse courte

Système afocal ou conjugué 4f assurant la mise au point sur le capteur et calcul du grandissement transversal \gamma.

Voir le corrigé complet

La surface photosensible de la caméra étant située dans le plan focal image de la lentille convexe-plan (à la distance f_\ell' de sa face de sortie), l'image définitive d'un point objet ne peut être nette sur le capteur que si les rayons lui parvenant forment un faisceau parallèle, c'est-à-dire si l'image intermédiaire donnée par la première lentille convergente L_2 est à l'infini.

Par conséquent, l'objet doit être placé dans le plan focal objet de la lentille L_2 :

\boxed{d_{O-L_2} = f_2' = 10\text{ cm}}

Grandissement transversal \gamma :

Considérons un point objet B situé à une distance radiale \Delta de l'axe optique (soit \overline{AB} = \Delta, avec A sur l'axe). Le rayon issu de B passant par le centre optique O_2 de la lentille L_2 n'est pas dévié. Dans l'approximation paraxiale (\Delta \ll f_2'), les rayons émergent de L_2 parallèlement entre eux, inclinés d'un angle algébrique \theta par rapport à l'axe optique vérifiant :

\theta \approx \tan\theta = -\frac{\Delta}{f_2'}

D'après la question Q39, dans les conditions de Gauss, la lentille convexe-plan focalise ce faisceau parallèle incliné d'un angle \theta en un point B' du plan focal image, à la distance algébrique :

\overline{A'B'} = \theta f_\ell' = -\frac{f_\ell'}{f_2'} \Delta

Le grandissement transversal \gamma = \frac{\overline{A'B'}}{\overline{AB}} du système optique vaut ainsi :

\boxed{\gamma = -\frac{f_\ell'}{f_2'}}

En valeur absolue, le rapport des dimensions est :

|\gamma| = \frac{f_\ell'}{f_2'} = \frac{6\times 10^{-3}\text{ m}}{0{,}10\text{ m}} = 6\times 10^{-2}

Construction graphique :

Résultat

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pouvoir de résolution, critère de netteté

Sur combien de pixels doit s'étaler l'image d'un point pour qu'elle soit nette ? Déterminer, en fonction de et , le rayon maximal de la lentille convexe-plan qui doit être utilisé afin que l'image obtenue sur la caméra de l'objet soit nette. Donner la valeur de avec un chiffre significatif.

Voir l'indice

Écrire que la dispersion du faisceau sur le plan focal doit être contenue dans la surface élémentaire d'un seul pixel.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le critère de netteté pour un détecteur pixélisé : la tache image d'un point source doit être contenue dans la surface d'un unique pixel.
  2. Déterminer l'inclinaison maximale \theta_{\max} des faisceaux issus de l'objet à travers la lentille L_2.
  3. Évaluer l'étalement transversal de la tache dans le plan du capteur à l'aide de la relation (13) et en déduire l'inégalité sur le rayon maximal R_{\max}.
Voir la réponse courte

Condition de netteté liant l'étalement géométrique de la tache au pas des pixels \Delta du capteur pour fixer R_{max}.

Voir le corrigé complet

Pour qu'une image soit nette sur un capteur numérique, la tache lumineuse formée par un point objet ne doit pas déborder sur les pixels voisins : l'image d'un point doit donc s'étaler sur au plus un seul pixel, ce qui impose que sa dimension caractéristique n'excède pas la largeur \delta d'un pixel.

L'objet étant constitué de deux points distants de \Delta disposés symétriquement par rapport à l'axe optique (d'après la figure 6), la distance maximale d'un point à l'axe optique vaut y_{\max} = \frac{\Delta}{2}. Cet objet étant placé dans le plan focal objet de la lentille convergente L_2 (d_{O-L_2} = f_2' d'après la question Q40), les rayons émergent de L_2 sous forme d'un faisceau parallèle incliné d'un angle maximal \theta_{\max} vérifiant, dans les conditions de Gauss (\theta \ll 1) :

\theta_{\max} = \frac{y_{\max}}{f_2'} = \frac{\Delta}{2 f_2'}

D'après la relation (13), un rayon entrant dans la lentille convexe-plan à une distance \rho \in [0, R_{\max}] de l'axe intercepte le plan focal image en :

\rho_i \approx \theta \left(f_\ell' + \frac{\rho^2}{6f_\ell'}\right)

Pour une inclinaison \theta donnée, l'étalement spatial maximal de la tache géométrique par rapport à la position paraxiale (\rho=0) est obtenu pour les rayons marginaux (\rho = R_{\max}) :

\Delta \rho_{i,\max} = \rho_i(R_{\max}) - \rho_i(0) = \frac{\theta_{\max} R_{\max}^2}{6 f_\ell'} = \frac{\Delta R_{\max}^2}{12 f_2' f_\ell'}

La condition de netteté \Delta \rho_{i,\max} \le \delta conduit à :

\frac{\Delta R_{\max}^2}{12 f_2' f_\ell'} \le \delta \iff R_{\max} \le \sqrt{\frac{12\,\delta\, f_2'\, f_\ell'}{\Delta}}

Le rayon maximal utilisable s'écrit donc :

\boxed{R_{\max} = \sqrt{\frac{12\,\delta\, f_2'\, f_\ell'}{\Delta}}}

Application numérique : Avec \delta = 10\,\mu\text{m} = 10^{-5}\text{ m}, f_2' = 10\text{ cm} = 0{,}10\text{ m}, f_\ell' = 6\text{ mm} = 6 \times 10^{-3}\text{ m} et \Delta = 2\text{ mm} = 2 \times 10^{-3}\text{ m} :

\begin{aligned} R_{\max}^2 &= \frac{12 \times 10^{-5} \times 0{,}10 \times 6 \times 10^{-3}}{2 \times 10^{-3}} = \frac{7{,}2 \times 10^{-8}}{2 \times 10^{-3}} = 36 \times 10^{-6}\text{ m}^2 = 36\text{ mm}^2 \end{aligned}

On en déduit :

\boxed{R_{\max} = 6\text{ mm}}

Résultat

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Question 42

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : diffraction, flux lumineux

Quelle serait la conséquence de choisir un rayon trop petit ?

Voir l'indice

Considérer les limitations fondamentales apportées par la perte de flux lumineux collecté et le phénomène de diffraction.

Voir la réponse courte

Réduction du flux lumineux collecté et élargissement de la tache par le phénomène de diffraction.

Voir le corrigé complet

Choisir un rayon R_{\max} (associé à l'ouverture de la lentille convexe-plan) trop petit entraîne deux conséquences physiques majeures :

  1. Une baisse importante du flux lumineux collecté :
    La puissance lumineuse transmise au capteur est proportionnelle à la surface de la pupille d'entrée, soit à R_{\max}^2. Une diminution excessive de ce rayon réduirait drastiquement l'éclairement de la caméra, dégradant le rapport signal sur bruit et risquant de sous-exposer l'image.
  2. Une dégradation de la netteté par diffraction :
    Le phénomène de diffraction à travers une pupille circulaire de rayon R_{\max} produit une tache d'Airy dans le plan focal image de rayon caractéristique :

    r_{\text{diff}} \simeq 1{,}22\,\frac{\lambda f_\ell'}{2 R_{\max}}

    où \lambda est la longueur d'onde de la lumière visible. Si R_{\max} est trop faible, le diamètre de la tache de diffraction devient supérieur à la largeur d'un pixel \delta, ce qui détériore à nouveau la résolution spatiale et rend l'image floue (régime limité par la diffraction).

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Partie 3 : Moteur linéaire piézo-électrique

3.1 · Modélisation de l'actionneur piézo-électrique

Question 43

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur harmonique, principe fondamental de la dynamique

Établir l'équation différentielle vérifiée par l'abscisse de la masse . On fera apparaître la variable définie par . En régime quasi-statique, que représente ?

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe horizontal et interpréter le déplacement quasi-statique comme la position d'équilibre.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la masse effective m en projection sur l'axe horizontal (Ox).
  2. Réarranger l'équation pour introduire la grandeur L(U) = F(U)/k.
  3. Analyser le régime quasi-statique en annulant le terme d'accélération.
Voir la réponse courte

PFD sur la masse mobile lié au ressort et à l'actionneur : équation d'oscillateur harmonique avec déplacement d'équilibre L(U).

Voir le corrigé complet

On étudie la masse effective m dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. Le mouvement s'effectuant uniquement le long de l'axe (Ox), le bilan des forces horizontales s'écrit :

  • la force piézo-électrique : \vec{F}(U) = F(U)\,\vec{e}_x ;
  • la force de rappel élastique exercée par le ressort de raideur k et de longueur à vide nulle : \vec{F}_{\text{rappel}} = -k\,x_m(t)\,\vec{e}_x.

D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à la masse m en projection sur l'axe (Ox) :

m \frac{\mathrm{d}^2 x_m(t)}{\mathrm{d}t^2} = F(U) - k\,x_m(t)

En introduisant la variable L(U) = \dfrac{F(U)}{k}, on obtient :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2 x_m(t)}{\mathrm{d}t^2} + \frac{k}{m}\left(x_m(t) - L(U)\right) = 0}

ou, sous forme équivalente avec la pulsation propre \omega_0 = \sqrt{k/m} :

\frac{\mathrm{d}^2 x_m(t)}{\mathrm{d}t^2} + \omega_0^2 x_m(t) = \omega_0^2 L(U)

En régime quasi-statique, les variations temporelles sont suffisamment lentes pour que l'accélération soit négligeable devant les termes de force (\ddot{x}_m \approx 0). L'équation du mouvement se réduit à :

x_m(t) \approx L(U)

L(U) représente donc la position d'équilibre (ou le déplacement statique) de la masse effective m sous l'effet de la tension appliquée U.

Résultat

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : fréquence propre, masse effective

Exprimer la fréquence propre du système. Déterminer la valeur de la masse effective (le résultat sera donné avec un chiffre significatif). Calculer le ratio de la masse effective sur la masse de l'actionneur. Proposer un argument justifiant que ce ratio doit être inférieur à 1.

Voir l'indice

Relier la raideur k et la masse m à la pulsation propre du système, puis comparer m à la masse volumique totale de l'actionneur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la fréquence propre f_0 = \frac{\omega_0}{2\pi} à partir de la pulsation propre \omega_0 = \sqrt{k/m} établie à la question Q43, puis inverser la relation pour calculer m.
  2. Calculer la masse totale m_a du bloc piézo-électrique à partir de son volume et de sa masse volumique \rho_a, puis en déduire le rapport m/m_a.
  3. Justifier m/m_a < 1 par un raisonnement énergétique sur la répartition des vitesses dans le matériau fixé à sa base.
Voir la réponse courte

Expression f_0 = \frac{1}{2\pi}\sqrt{k/m} puis calcul de m, justifiée plus petite que m_a car tout l'actionneur ne bouge pas uniformément.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation différentielle du mouvement obtenue à la question Q43, la pulsation propre du système est \omega_0 = \sqrt{\frac{k}{m}}. La fréquence propre associée s'écrit :

\boxed{f_0 = \frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac{k}{m}}}

On en déduit l'expression de la masse effective m :

m = \frac{k}{4\pi^2 f_0^2}

Application numérique :

  • k = 310\text{ N}\cdot\mu\text{m}^{-1} = 3{,}1 \times 10^8\text{ N}\cdot\text{m}^{-1}
  • f_0 = 530\text{ kHz} = 5{,}3 \times 10^5\text{ Hz}
  • 4\pi^2 \approx 40 et (5{,}3 \times 10^5)^2 \approx 2{,}8 \times 10^{11}\text{ s}^{-2}, d'où 4\pi^2 f_0^2 \approx 1{,}1 \times 10^{13}\text{ s}^{-2}.
m = \frac{3{,}1 \times 10^8}{1{,}1 \times 10^{13}} \simeq 2{,}8 \times 10^{-5}\text{ kg}

Avec un chiffre significatif :

\boxed{m \simeq 3 \times 10^{-5}\text{ kg} = 3 \times 10^{-2}\text{ g}}

Calculons la masse totale m_a de l'actionneur. Le volume de l'actionneur est :

\begin{aligned} V_a &= 5\text{ mm} \times 5\text{ mm} \times 2\text{ mm} = 50\text{ mm}^3 = 5{,}0 \times 10^{-2}\text{ cm}^3 = 5{,}0 \times 10^{-8}\text{ m}^3 \end{aligned}

Sa masse vaut donc :

m_a = \rho_a V_a = 7{,}8\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3} \times 5{,}0 \times 10^{-2}\text{ cm}^3 = 0{,}39\text{ g} = 3{,}9 \times 10^{-4}\text{ kg}

Le ratio de la masse effective sur la masse totale vaut :

\frac{m}{m_a} = \frac{2{,}8 \times 10^{-5}}{3{,}9 \times 10^{-4}} \simeq 0{,}07
\boxed{\frac{m}{m_a} \simeq 0{,}07 = 7\%}

Justification physique de m/m_a < 1 : L'actionneur est encastré à sa base (z = 0, vitesse nulle) et subit un cisaillement maximal à sa face supérieure (z = 2\text{ mm}, vitesse \dot{x}_m). Par conséquent, la vitesse des éléments de matière croît de 0 à \dot{x}_m. L'énergie cinétique totale du matériau en déformation :

E_c = \int_{\text{actionneur}} \frac{1}{2} v^2(z) \, \mathrm{d}m

est strictement inférieure à l'énergie cinétique qu'aurait l'ensemble du solide se déplaçant en bloc à la vitesse maximale \frac{1}{2} m_a \dot{x}_m^2. Par identification avec l'énergie cinétique de la masse effective E_c = \frac{1}{2} m \dot{x}_m^2, on a nécessairement :

m < m_a \quad \Longleftrightarrow \quad \frac{m}{m_a} < 1

Résultat

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Question 45

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : analyse d'ordre de grandeur, piézoélectricité

Pour un bruit électrique de 1 mV, dont le spectre est supposé se situer entièrement dans le domaine de fonctionnement quasi-statique de l'actionneur, quelle est la précision de positionnement de la masse ? Commenter ce résultat.

Voir l'indice

Différencier la position d'équilibre en fonction de la fluctuation de tension électrique issue du bruit.

Voir la stratégie
  1. En régime quasi-statique, la masse suit instantanément la position d'équilibre L(U) établie à la question Q43.
  2. Exprimer la variation de position \delta x_m induite par la fluctuation de tension \delta U, puis effectuer l'application numérique.
  3. Commenter la valeur obtenue en la comparant aux échelles caractéristiques atomiques et aux exigences d'un microscope à résolution nanométrique.
Voir la réponse courte

Résolution subnanométrique \Delta x = L(\Delta U) montrant l'intérêt métrologique de la commande piézo-électrique.

Voir le corrigé complet

Puisque le spectre du bruit se situe entièrement dans le domaine quasi-statique (fréquences très inférieures à la fréquence propre f_0), l'actionneur répond de manière statique à chaque instant. D'après la question Q43, la position de la masse m est donnée par :

x_m(t) \simeq L(U) = \frac{\beta}{k} U(t)

Une fluctuation de tension électrique \delta U engendre donc une fluctuation de position de la masse :

\delta x_m = \frac{\beta}{k} \, \delta U

Avec les données numériques fournies :

  • \beta = 0{,}62\text{ N}\cdot\text{V}^{-1},
  • k = 310\text{ N}\cdot\mu\text{m}^{-1} = 310 \times 10^6\text{ N}\cdot\text{m}^{-1} = 3{,}1 \times 10^8\text{ N}\cdot\text{m}^{-1},
  • \delta U = 1\text{ mV} = 10^{-3}\text{ V}.

Il vient :

\begin{aligned} \delta x_m &= \frac{0{,}62}{310 \times 10^6} \times 10^{-3} \\ &= 2 \times 10^{-9} \times 10^{-3}\text{ m} \\ &= 2 \times 10^{-12}\text{ m} \end{aligned}
\boxed{\delta x_m = 2\text{ pm}}

Commentaire : Cette précision de 2\text{ pm} est largement sub-nanométrique et se situe bien en-deçà des dimensions atomiques typiques (\sim 0{,}1\text{ nm} = 100\text{ pm}). Un bruit électrique résiduel de 1\text{ mV} ne perturbe donc absolument pas la résolution nanométrique visée pour un positionneur de microscope à sonde locale (AFM, STM).

Résultat

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3.2 · Déplacement d'un mobile de masse M par l'actionneur

Question 46

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : fréquence propre, oscillateur harmonique

Dans le cas où la masse ne glisse pas sur la masse , donner la nouvelle fréquence propre du système en fonction de . Pour une masse , estimer avec un chiffre significatif.

Voir l'indice

Associer les deux masses solidaires dans le calcul de la nouvelle pulsation propre en phase d'adhérence.

Voir la stratégie
  1. En l'absence de glissement, les masses m et M ont la même accélération horizontale. On applique le principe fondamental de la dynamique au système global \{m+M\} pour en déduire la nouvelle pulsation et fréquence propre.
  2. On exprime f_M en fonction de f_0 et des masses m et M.
  3. Pour l'application numérique, on compare M et m afin de simplifier l'expression avant de calculer f_M avec un seul chiffre significatif.
Voir la réponse courte

Fréquence propre modifiée f_M = f_0 \sqrt{m/(m+M)} sous l'effet de l'adjonction de la charge solidaire M.

Voir le corrigé complet

Lorsque la masse M ne glisse pas sur la masse m, les deux solides sont solidaires et possèdent à chaque instant la même abscisse :

x_m(t) = x_M(t) = x(t).

En considérant le système global \{m + M\} de masse totale m + M dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen :

  • les forces intérieures de contact entre m et M se compensent d'après le principe des actions réciproques ;
  • la seule force extérieure horizontale agissant sur le système en régime libre (hors tension U) est la force de rappel élastique -kx\,\vec{e}_x.

Le principe fondamental de la dynamique projeté selon l'axe horizontal (Ox) s'écrit alors :

(m + M)\ddot{x}(t) + kx(t) = 0.

La pulsation propre associée est \omega_M = \sqrt{\frac{k}{m+M}}, d'où la fréquence propre :

f_M = \frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac{k}{m+M}}.

Comme la fréquence propre de l'actionneur libre établie à la question Q44 vaut f_0 = \frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac{k}{m}}, on en déduit :

\boxed{f_M = f_0 \sqrt{\frac{m}{m+M}}}

Estimation numérique : La masse effective de l'actionneur obtenue en Q44 vaut m \simeq 2{,}8 \times 10^{-5}\text{ kg} \approx 3 \times 10^{-5}\text{ kg}. Pour une charge M = 1\text{ kg}, on a très largement M \gg m, de sorte que m + M \approx M.

On peut alors estimer directement f_M :

f_M \approx \frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac{k}{M}}.

Avec k = 310\text{ N}\cdot\mu\text{m}^{-1} = 3{,}1 \times 10^8\text{ N}\cdot\text{m}^{-1} et M = 1\text{ kg} :

\begin{aligned} \sqrt{\frac{k}{M}} &= \sqrt{310 \times 10^6} = \sqrt{310} \times 10^3 \approx 17{,}6 \times 10^3\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}, \\ f_M &\approx \frac{17{,}6 \times 10^3}{2\pi} \approx \frac{17{,}6 \times 10^3}{6{,}28} \approx 2{,}8 \times 10^3\text{ Hz}. \end{aligned}

En conservant un seul chiffre significatif :

\boxed{f_M \approx 3\text{ kHz}} \quad (\text{ou } 3 \times 10^3\text{ Hz})

Résultat

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Question 47

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique, frottement solide

Établir l'équation différentielle d'évolution de l'abscisse de la masse .

Voir l'indice

Appliquer le PFD au mobile M soumis à la seule composante tangentielle de contact exercée par la masse support.

Voir la stratégie
  1. Définir le système constitué par la masse M et préciser le référentiel d'étude.
  2. Réaliser le bilan des forces extérieures appliquées à M (poids et action de contact exercée par la masse m).
  3. Appliquer la deuxième loi de Newton et projeter sur l'axe horizontal (Ox).
Voir la réponse courte

PFD appliqué au mobile de masse M soumis à l'action tangentielle de contact T et à son poids.

Voir le corrigé complet

On étudie la masse M, assimilée à un point matériel ou en translation, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, muni de la base orthonormée (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z).

Le système est soumis à deux actions mécaniques :

  • son poids :

    \vec{P} = -M g\,\vec{e}_z
  • la force de contact exercée par la masse m, décomposée en une composante normale \vec{N}_{m \to M} = N\,\vec{e}_z et une composante tangentielle de frottement donnée par l'énoncé \vec{F}_{m \to M}^t = T\,\vec{e}_x :

    \vec{F}_{m \to M} = T\,\vec{e}_x + N\,\vec{e}_z

Le principe fondamental de la dynamique s'écrit :

M \frac{\mathrm{d}^2 \vec{r}_M}{\mathrm{d}t^2} = \vec{P} + \vec{F}_{m \to M} = T\,\vec{e}_x + (N - Mg)\,\vec{e}_z

Le mouvement étant purement horizontal d'après l'énoncé, l'accélération selon la verticale est nulle (\ddot{z}_M = 0), ce qui confirme N = Mg.

En projection selon l'axe horizontal (Ox), on obtient l'équation différentielle recherchée :

\boxed{M \frac{\mathrm{d}^2 x_M}{\mathrm{d}t^2}(t) = T}

soit encore :

\frac{\mathrm{d}^2 x_M}{\mathrm{d}t^2}(t) = \frac{T}{M}

Résultat

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Question 48

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique, action-réaction

Établir l'équation différentielle d'évolution de l'abscisse de la masse effective .

Voir l'indice

Appliquer le PFD à la masse m en incluant la force de rappel, la commande piézo-électrique et la réaction tangentielle opposée.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la masse effective m dans le référentiel d'étude galiléen.
  2. Réaliser l'inventaire des forces horizontales s'exerçant sur m, en utilisant la troisième loi de Newton pour déterminer l'action de contact tangentielle exercée par la masse M sur m.
  3. Réécrire l'équation obtenue sous forme canonique en faisant intervenir la grandeur L(U) = \frac{F(U)}{k} introduite à la question Q43.
Voir la réponse courte

PFD appliqué à la masse mobile m soumise au rappel élastique, à la force de commande et à la réaction -T.

Voir le corrigé complet

On étudie la masse effective m dans le référentiel terrestre supposé galiléen, muni de la base orthonormée (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z).

D'après l'énoncé, les mouvements verticaux selon (Oz) sont négligés (le poids de m, le poids transmis de M et la réaction normale du bâti se compensent). Selon l'axe horizontal (Ox), la masse m est soumise à trois actions :

  • la force piézo-électrique : \vec{F}(U) = F(U)\,\vec{e}_x ;
  • la force de rappel élastique : \vec{F}_{\text{rappel}} = -k\,x_m\,\vec{e}_x (ressort de raideur k et de longueur à vide nulle) ;
  • la force tangentielle exercée par le mobile M sur m, notée \vec{F}_{M\to m}^t. En vertu du principe des actions réciproques (troisième loi de Newton) et de la relation (14), on a :

    \vec{F}_{M\to m}^t = -\vec{F}_{m\to M}^t = -T\,\vec{e}_x

Le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe (Ox) s'écrit :

m\,\frac{\mathrm{d}^2 x_m}{\mathrm{d}t^2} = -k\,x_m + F(U) - T

En introduisant le déplacement statique L(U) = \frac{F(U)}{k}, on obtient l'équation différentielle régissant l'évolution de x_m(t) :

\boxed{m\,\frac{\mathrm{d}^2 x_m}{\mathrm{d}t^2} + k\left(x_m(t) - L(U)\right) = -T}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 49

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi de coulomb, adhérence

Dans le cas où les masses ne glissent pas l'une sur l'autre, montrer que , où sera exprimé en fonction de et .

Voir l'indice

Poser l'égalité des accélérations des deux masses pour éliminer les dérivées secondes et exprimer la force de contact T.

Voir la stratégie
  1. Traduire la condition d'absence de glissement entre la masse M et la masse m par l'égalité de leurs accélérations.
  2. Exprimer cette accélération commune en fonction de T à l'aide de l'équation de la question Q47, puis l'injecter dans l'équation de la question Q48 pour isoler la force tangentielle T.
Voir la réponse courte

Élimination de l'accélération commune en phase sans glissement \ddot{x}_m = \ddot{x}_M pour isoler la force de frottement T.

Voir le corrigé complet

Lorsque la masse M ne glisse pas sur la masse effective m, elles se déplacent solidairement selon l'axe horizontal (Ox). Leurs accélérations sont donc identiques à chaque instant :

\frac{\mathrm{d}^2 x_M}{\mathrm{d}t^2} = \frac{\mathrm{d}^2 x_m}{\mathrm{d}t^2}

D'après l'équation du mouvement de la masse M établie à la question Q47 :

\frac{\mathrm{d}^2 x_M}{\mathrm{d}t^2} = \frac{T}{M}

En reportant cette accélération dans l'équation régissant l'évolution de x_m obtenue à la question Q48 :

\begin{aligned} m \left(\frac{T}{M}\right) + k\left(x_m(t) - L(U)\right) &= -T \\ \left(1 + \frac{m}{M}\right) T &= -k\left(x_m(t) - L(U)\right) \\ \frac{m+M}{M} T &= -k\left(x_m(t) - L(U)\right) \end{aligned}

On en déduit l'expression de la composante tangentielle T :

T = -\frac{kM}{m+M}\left(x_m(t) - L(U)\right)

ce qui correspond bien à la relation demandée T = -\xi\left(x_m - L(U)\right) en posant :

\boxed{\xi = \frac{k M}{m + M}}

Résultat

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3.3.1 · Tension en dents de scie

Question 50

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi horaire, commandé linéaire

Exprimer la force en fonction de la différence , pour une phase lente. On fera apparaître les paramètres et définie par .

Voir l'indice

Modéliser la montée en tension linéaire par une fonction affine s'annulant en t_l et atteignant U_{\max} en fin de rampe.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'évolution temporelle de la tension électrique U(t) au cours de la phase de montée linéaire entre 0 et U_{\max} sur l'intervalle [t_l, t_l + \tau_l].
  2. Utiliser la proportionnalité entre la force piézo-électrique F(U) et la tension U pour relier F_l à F(U_{\max}), puis introduire la longueur caractéristique L_{\max} = F(U_{\max})/k.
Voir la réponse courte

Écriture de la force linéaire croissante durant la rampe lente d'amplitude L_{max} et durée \tau_l.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 10 et la description du signal en dents de scie, la tension U(t) croît de façon linéaire de 0 à U_{\max} pendant l'intervalle de temps [t_l, t_l + \tau_l] de durée \tau_l :

U(t) = U_{\max} \frac{t - t_l}{\tau_l}

La force exercée par l'actionneur piézo-électrique est directement proportionnelle à la tension appliquée (F(U) = \beta U). La force F_l(t) = F(U(t)) dépend donc linéairement de la tension :

F_l = \frac{U(t)}{U_{\max}} F(U_{\max}) = F(U_{\max}) \frac{t - t_l}{\tau_l}

En utilisant la grandeur L_{\max} = \frac{F(U_{\max})}{k}, on en déduit F(U_{\max}) = k L_{\max}. L'expression de la force au cours de la phase lente s'écrit donc :

\boxed{F_l = k L_{\max} \frac{t - t_l}{\tau_l}}

Résultat

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Question 51

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi horaire, commandé linéaire

Exprimer la force en fonction de la différence , pour une phase rapide. On fera apparaître les paramètres et .

Voir l'indice

Modéliser la descente rapide par une fonction affine partant de U_{\max} et décroissant vers zéro sur la durée \tau_r.

Voir la réponse courte

Écriture de la force linéaire décroissante durant la rampe rapide de durée \tau_r.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 10 du sujet, la tension électrique U(t) varie de manière affine par morceaux. Sur l'intervalle de descente rapide [t_r, t_r + \tau_r], la tension décroît linéairement de U(t_r) = U_{\max} jusqu'à U(t_r + \tau_r) = 0 :

U(t) = U_{\max} \left(1 - \frac{t - t_r}{\tau_r}\right)

La force exercée par l'actionneur est proportionnelle à la tension appliquée, soit F(U) = \beta U. En utilisant la définition du déplacement maximal introduite à la question précédente :

L_{\max} = \frac{F(U_{\max})}{k} = \frac{\beta U_{\max}}{k} \iff \beta U_{\max} = k L_{\max}

On en déduit l'expression de la force F_r au cours de la phase rapide :

\begin{aligned} F_r = F(U(t - t_r)) &= \beta U_{\max} \left(1 - \frac{t - t_r}{\tau_r}\right) \\ &= k L_{\max} \left(1 - \frac{t - t_r}{\tau_r}\right) \end{aligned}
\boxed{F_r = k L_{\max} \left(1 - \frac{t - t_r}{\tau_r}\right)}

Résultat

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Question 52

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur forcé, équation différentielle

Lorsqu'il n'y a pas de glissement entre les masses, en utilisant Q48, Q49, Q50 et Q51, établir que l'équation différentielle vérifiée par l'abscisse prend la forme générale :

où pour une phase lente et pour une phase rapide. On exprimera les coefficients constants et sur la base des paramètres et .

Voir l'indice

Injecter les expressions des forces dans l'équation différentielle couplée sans glissement pour identifier les constantes du second membre.

Voir la stratégie
  1. Réinjecter l'expression de la force tangentielle T obtenue en Q49 dans l'équation différentielle du mouvement de la masse m établie en Q48 afin d'éliminer la variable dynamique T.
  2. Factoriser par (x_m - L(U)) et exprimer la pulsation propre \omega de l'ensemble solidaire.
  3. Exprimer le terme source L(U) = F_i/k pour chacune des deux phases à l'aide des forces F_l (Q50) et F_r (Q51), puis identifier les coefficients a_i et b_i.
Voir la réponse courte

Mise sous forme canonique de l'équation différentielle en substituant T et l'expression affine de L(U).

Voir le corrigé complet

D'après l'équation du mouvement de la masse m (Q48) :

m \frac{\mathrm{d}^2 x_m}{\mathrm{d}t^2} + k\big(x_m(t) - L(U)\big) = -T

En l'absence de glissement, la force de frottement s'exprime selon Q49 par :

T = -\xi\big(x_m(t) - L(U)\big) \quad \text{avec} \quad \xi = \frac{kM}{m+M}

En substituant cette expression dans l'équation du mouvement, on obtient :

m \frac{\mathrm{d}^2 x_m}{\mathrm{d}t^2} + (k - \xi)\big(x_m(t) - L(U)\big) = 0

Or, la raideur apparente k - \xi vaut :

k - \xi = k - \frac{kM}{m+M} = k\left(1 - \frac{M}{m+M}\right) = \frac{km}{m+M}

En divisant par la masse m, l'équation différentielle devient :

\frac{\mathrm{d}^2 x_m(t)}{\mathrm{d}t^2} + \frac{k}{m+M} x_m(t) = \frac{k}{m+M} L(U)

On retrouve bien la pulsation propre du système solidaire (déjà rencontrée en Q46) :

\omega = \sqrt{\frac{k}{m+M}}

L'équation prend ainsi la forme canonique :

\frac{\mathrm{d}^2 x_m(t)}{\mathrm{d}t^2} + \omega^2 x_m(t) = \omega^2 L(U)

Identifions à présent le second membre selon la phase considérée :

  • Phase lente (i=l) : d'après Q50, F_l = k L_{\max} \frac{t - t_l}{\tau_l}, d'où :

    L(U) = \frac{F_l}{k} = \frac{L_{\max}}{\tau_l} (t - t_l)

    Par identification avec a_l (t - t_l) + b_l, il vient :

    \boxed{ a_l = \frac{L_{\max}}{\tau_l} \quad \text{et} \quad b_l = 0 }
  • Phase rapide (i=r) : d'après Q51, F_r = k L_{\max} \left(1 - \frac{t - t_r}{\tau_r}\right), d'où :

    L(U) = \frac{F_r}{k} = -\frac{L_{\max}}{\tau_r} (t - t_r) + L_{\max}

    Par identification avec a_r (t - t_r) + b_r, il vient :

    \boxed{ a_r = -\frac{L_{\max}}{\tau_r} \quad \text{et} \quad b_r = L_{\max} }

Résultat

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Question 53

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : solution particulière, équation différentielle

Nous recherchons une solution particulière de l'équation différentielle (15) sous la forme d'un polynôme de la variable . Déterminer (on choisira de degré le plus bas possible).

Voir l'indice

Identifier une solution particulière polynomiale de même degré que le second membre affine.

Voir la stratégie
  1. Le second membre de l'équation différentielle (15) est un polynôme de degré 1 en (t - t_i) et l'équation différentielle linéaire à coefficients constants comporte un terme non dérivé avec un coefficient \omega^2 \neq 0.
  2. On recherche donc une solution particulière polynomiale de degré le plus bas possible, soit de degré 1 : x_p(t) = A(t - t_i) + B.
  3. On injecte cette forme dans l'équation (15) et on identifie les coefficients A et B.
Voir la réponse courte

Recherche d'une solution particulière polynomiale de degré 1 identique au second membre affine.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle (15) s'écrit :

\frac{\mathrm{d}^2 x_m(t)}{\mathrm{d}t^2} + \omega^2 x_m(t) = \omega^2\left(a_i(t - t_i) + b_i\right)

Cherchons une solution particulière sous la forme d'un polynôme de degré 1 de la variable (t - t_i) :

x_p(t) = A (t - t_i) + B

où A et B sont des constantes à déterminer. En dérivant deux fois par rapport au temps :

\frac{\mathrm{d}x_p}{\mathrm{d}t}(t) = A \quad \text{puis} \quad \frac{\mathrm{d}^2 x_p}{\mathrm{d}t^2}(t) = 0

En substituant x_p(t) dans l'équation différentielle, on obtient :

0 + \omega^2\left(A(t - t_i) + B\right) = \omega^2\left(a_i(t - t_i) + b_i\right)

Comme \omega \neq 0, cette égalité est vérifiée pour tout t si et seulement si :

A = a_i \quad \text{et} \quad B = b_i

On en déduit l'expression de la solution particulière de degré minimal :

\boxed{x_p(t) = a_i (t - t_i) + b_i}

Résultat

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Question 54

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : équation différentielle linéaire, oscillateur harmonique

En déduire la solution générale de l'équation différentielle. On prendra la variable temporelle sous la forme de la différence .

Voir l'indice

Ajouter à la solution particulière la solution oscillante générale de l'équation homogène associée.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation différentielle homogène associée à l'équation (15), qui est celle d'un oscillateur harmonique non amorti de pulsation propre \omega.
  2. Appliquer le principe de superposition pour sommer la solution de l'équation homogène et la solution particulière x_p(t) déterminée à la question précédente Q53.
Voir la réponse courte

Somme de la solution générale de l'équation homogène sinusoïdale et de la solution particulière affine.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle linéaire régissant l'abscisse x_m(t) s'écrit :

\frac{\mathrm{d}^2 x_m(t)}{\mathrm{d}t^2} + \omega^2 x_m(t) = \omega^2 \left( a_i (t - t_i) + b_i \right)

L'équation homogène associée est :

\frac{\mathrm{d}^2 x_h(t)}{\mathrm{d}t^2} + \omega^2 x_h(t) = 0

Sa solution générale, exprimée avec la variable temporelle t - t_i, est une combinaison linéaire de fonctions sinusoïdales :

x_h(t) = A_i \cos\bigl(\omega (t - t_i)\bigr) + B_i \sin\bigl(\omega (t - t_i)\bigr)

où A_i et B_i sont deux constantes d'intégration réelles fixées par les conditions initiales de la phase considérée (i = l ou r).

D'après la question Q53, une solution particulière de l'équation avec second membre est :

x_p(t) = a_i (t - t_i) + b_i

Par linéarité de l'équation différentielle, la solution générale x_m(t) = x_h(t) + x_p(t) s'exprime donc sous la forme :

\boxed{x_m(t) = A_i \cos\bigl(\omega(t-t_i)\bigr) + B_i \sin\bigl(\omega(t-t_i)\bigr) + a_i(t-t_i) + b_i}

En notant x_{0,i} = x_m(t_i) et v_{0,i} = \dot{x}_m(t_i) la position et la vitesse à l'instant initial t_i, les constantes s'identifient par :

\begin{aligned} x_m(t_i) &= A_i + b_i = x_{0,i} \implies A_i = x_{0,i} - b_i \\ \dot{x}_m(t_i) &= \omega B_i + a_i = v_{0,i} \implies B_i = \frac{v_{0,i} - a_i}{\omega} \end{aligned}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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3.3.2 · Étude de la phase lente

Question 55

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : régime quasi-statique, approximation

On suppose que, durant chaque phase lente (pour ): . Quel terme peut-on alors négliger dans l'équation différentielle (15) ? En déduire l'expression de dans cette limite.

Voir l'indice

Négliger le terme inertiel d'accélération devant le terme élastique sous l'hypothèse de régime quasi-statique très lent.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'équation différentielle (15) pour la phase lente en y injectant les coefficients a_l et b_l déterminés à la question Q52.
  2. Réaliser une analyse d'ordres de grandeur des termes temporels en considérant le temps caractéristique d'évolution \tau_l pour identifier le terme négligeable devant les autres.
  3. En déduire l'expression simplifiée de la position x_m(t) correspondant au régime quasi-statique.
Voir la réponse courte

Terme d'accélération négligeable devant \omega^2 x_m, d'où une trajectoire quasi-statique suivant fidèlement la rampe.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q52, l'équation différentielle (15) s'écrit pour la phase lente (i=l, avec a_l = \frac{L_{\max}}{\tau_l} et b_l = 0) :

\frac{\mathrm{d}^2 x_m(t)}{\mathrm{d}t^2} + \omega^2 x_m(t) = \omega^2 \frac{L_{\max}}{\tau_l}(t - t_l)

Soit, en divisant par \omega^2 :

\frac{1}{\omega^2}\frac{\mathrm{d}^2 x_m(t)}{\mathrm{d}t^2} + x_m(t) = \frac{L_{\max}}{\tau_l}(t - t_l)

Pendant la phase lente, la sollicitation extérieure varie sur une échelle de temps caractéristique \tau_l. L'accélération de la masse est donc de l'ordre de grandeur de :

\left|\frac{\mathrm{d}^2 x_m}{\mathrm{d}t^2}\right| \sim \frac{L_{\max}}{\tau_l^2}

En comparant le terme d'accélération au terme de rappel :

\frac{\left|\frac{\mathrm{d}^2 x_m}{\mathrm{d}t^2}\right|}{\omega^2 |x_m|} \sim \frac{1}{(\omega \tau_l)^2}

Comme l'énoncé précise que \omega \tau_l \gg 1, on a (\omega \tau_l)^2 \gg 1, de sorte que :

\left|\frac{\mathrm{d}^2 x_m}{\mathrm{d}t^2}\right| \ll \omega^2 |x_m|

On peut donc négliger le terme inertiel (la dérivée seconde \frac{\mathrm{d}^2 x_m(t)}{\mathrm{d}t^2}) devant le terme \omega^2 x_m(t).

L'équation différentielle se réduit alors à :

\omega^2 x_m(t) \approx \omega^2 \frac{L_{\max}}{\tau_l}(t - t_l)

D'où l'expression de la position dans cette limite :

\boxed{x_m(t) = L_{\max}\frac{t - t_l}{\tau_l}}

Résultat

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Question 56

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : cinématique, adhérence

Exprimer la position et la vitesse à la fin de la phase de montée. Exprimer le déplacement de la masse durant une phase lente.

Voir l'indice

Évaluer les expressions de position et de vitesse à l'instant final de la phase de montée pour fixer les conditions de départ.

Voir la réponse courte

Valeurs de la position finale x_f = L_{max}, vitesse résiduelle et déplacement induit de la masse entraînée \Delta^l x_M = L_{max}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q55, la position de la masse m au cours de la phase lente (t_l \le t \le t_l + \tau_l) est donnée par :

x_m(t) = L_{\max} \frac{t - t_l}{\tau_l}

1. Position x_f en fin de montée : En évaluant l'expression précédente en t = t_l + \tau_l, on obtient immédiatement :

\boxed{x_f = x_m(t_l + \tau_l) = L_{\max}}

2. Vitesse v_f en fin de montée : La vitesse de la masse m est obtenue en dérivant la position par rapport au temps :

v_m(t) = \frac{\mathrm{d}x_m}{\mathrm{d}t}(t) = \frac{L_{\max}}{\tau_l}

Cette vitesse étant constante durant toute la phase lente, la vitesse finale vaut :

\boxed{v_f = \frac{L_{\max}}{\tau_l}}

3. Déplacement \Delta^l x_M de la masse M : Durant cette phase lente, les masses m et M se déplacent sans glisser l'une sur l'autre (mouvement solidaire). L'écart entre leurs positions est donc constant au cours du temps :

x_M(t) - x_m(t) = \text{constante}

Le déplacement de la masse M entre les instants t_l et t_l + \tau_l est donc rigoureusement égal à celui de la masse m :

\Delta^l x_M = x_M(t_l + \tau_l) - x_M(t_l) = x_m(t_l + \tau_l) - x_m(t_l) = x_f - 0

On en déduit :

\boxed{\Delta^l x_M = L_{\max}}

Résultat

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3.3.3 · Étude de la phase rapide

Question 57

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : développement limité, régime transitoire

Durant la phase de descente (pour ), la tension varie rapidement, soit : . En supposant qu'il n'y a pas de glissement et en utilisant le résultat de Q54, donner une approximation de l'expression de dans cette limite. On utilisera que et donc , ainsi que . Les conditions initiales et de cette phase correspondent à la position et la vitesse de à la fin de la phase de montée (cf. Q56).

Voir l'indice

Développer les fonctions sinusoïdales au voisinage de l'instant initial compte tenu de la brièveté du temps de descente.

Voir la stratégie
  1. Identifier les constantes d'intégration A_r et B_r de la solution établie en Q54 à l'aide des conditions initiales issues de la fin de la phase lente (Q56).
  2. Effectuer un développement limité de \sin(\omega(t-t_r)) au premier ordre grâce à la condition \omega(t-t_r) \ll 1.
  3. Simplifier l'expression obtenue en exploitant la séparation d'échelles de temps \tau_r \ll \tau_l.
Voir la réponse courte

Développement aux temps courts \omega(t-t_r) \ll 1 de la solution exacte vérifiant les conditions initiales de raccordement.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q54, la solution générale de l'équation différentielle s'écrit pour la phase rapide (i = r) :

x_m(t) = A_r \cos(\omega(t-t_r)) + B_r \sin(\omega(t-t_r)) + a_r(t-t_r) + b_r

avec, d'après Q52, les coefficients :

a_r = -\frac{L_{\max}}{\tau_r} \quad \text{et} \quad b_r = L_{\max}

À l'instant initial de cette phase t = t_r, la continuité de la position et de la vitesse impose, d'après les résultats de Q56 :

\begin{aligned} x_m(t_r) &= x_f = L_{\max} \\ \dot{x}_m(t_r) &= v_f = \frac{L_{\max}}{\tau_l} \end{aligned}

On en déduit les constantes d'intégration :

\begin{aligned} x_m(t_r) = A_r + b_r = L_{\max} &\implies A_r = 0 \\ \dot{x}_m(t_r) = \omega B_r + a_r = \frac{L_{\max}}{\tau_l} &\implies \omega B_r = \frac{L_{\max}}{\tau_l} - a_r = L_{\max}\left(\frac{1}{\tau_l} + \frac{1}{\tau_r}\right) \end{aligned}

La position s'exprime donc sous la forme exacte :

x_m(t) = \frac{L_{\max}}{\omega}\left(\frac{1}{\tau_l} + \frac{1}{\tau_r}\right) \sin(\omega(t-t_r)) - \frac{L_{\max}}{\tau_r}(t-t_r) + L_{\max}

Puisque \omega \tau_r \ll 1 et |t - t_r| < \tau_r, on a \omega |t-t_r| \ll 1. Au premier ordre en \omega(t-t_r) :

\sin(\omega(t-t_r)) \approx \omega(t-t_r)

En injectant ce développement, le terme principal en 1/\tau_r se compense exactement avec le second membre :

x_m(t) \approx L_{\max}\left(\frac{1}{\tau_l} + \frac{1}{\tau_r}\right)(t-t_r) - \frac{L_{\max}}{\tau_r}(t-t_r) + L_{\max} = L_{\max} + \frac{L_{\max}}{\tau_l}(t-t_r)

Enfin, comme \tau_r \ll \tau_l, la variation de position durant cet intervalle vérifie pour tout t \in [t_r, t_r+\tau_r] :

\frac{L_{\max}}{\tau_l}(t-t_r) \le L_{\max} \frac{\tau_r}{\tau_l} \ll L_{\max}

Dans cette limite, la position de la masse m reste donc quasi constante :

\boxed{x_m(t) \approx L_{\max}}

Résultat

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Question 58

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi de coulomb, frottement solide

En utilisant le résultat de la question précédente et celui de la question Q49, montrer que, dans le cas sans glissement, la force de frottement est :

Voir l'indice

Insérer la solution approchée de la position dans l'expression de la composante tangentielle T obtenue sans glissement.

Voir la réponse courte

Calcul de l'effort tangentiel T à partir du développement de x_m - L(U) et de l'expression de \xi.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q49, la force tangentielle exercée par la masse m sur la masse M en l'absence de glissement s'écrit :

T = -\xi \left( x_m(t) - L(U(t)) \right)

avec le coefficient de raideur effective \xi = \dfrac{k M}{m + M}. En introduisant la pulsation propre \omega = \sqrt{\dfrac{k}{m+M}} définie à la question Q52, on a :

\xi = M \omega^2

Pendant la phase de descente rapide (t \in [t_r, t_r + \tau_r]), la force piézo-électrique s'écrit d'après la question Q51 :

F_r(t) = k L_{\max} \left( 1 - \frac{t - t_r}{\tau_r} \right)

d'où la grandeur L(U(t)) = \dfrac{F_r(t)}{k} :

L(U(t)) = L_{\max} \left( 1 - \frac{t - t_r}{\tau_r} \right)

D'après le résultat de la question Q57, la position de la masse effective reste quasi-statique à l'échelle de la descente rapide du fait de son inertie :

x_m(t) \approx L_{\max}

On en déduit l'expression de l'écart :

\begin{aligned} x_m(t) - L(U(t)) &\approx L_{\max} - L_{\max} \left( 1 - \frac{t - t_r}{\tau_r} \right) \\ &= L_{\max} \frac{t - t_r}{\tau_r} \end{aligned}

En injectant cette relation dans l'expression de T, on obtient bien :

\boxed{T \approx -M \omega^2 L_{\max} \frac{t - t_r}{\tau_r}}

Résultat

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Question 59

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi de coulomb, glissement

Exprimer . Tracer en fonction de pendant une phase rapide.

Voir l'indice

Identifier l'instant de décrochage en égalant la force tangentielle au seuil de Coulomb T_{\mathrm{lim}} = \mu M g.

Voir la stratégie
  1. Utiliser le critère de Coulomb : le glissement intervient lorsque la force tangentielle sans glissement atteint la valeur limite |T| = T_{\text{lim}} = \mu M g.
  2. Exprimer l'instant t_d = t_r + \tau_d à partir de la relation établie à la question précédente et en déduire l'expression de \tau_d.
  3. Pour tracer la grandeur demandée, distinguer la phase d'adhérence (t \in [t_r, t_d]), où le rapport varie linéairement, de la phase de glissement (t \in [t_d, t_r+\tau_r]), où le frottement est saturé à -T_{\text{lim}}.
Voir la réponse courte

Détermination de l'instant \tau_d de début de glissement où |T| = f_s N et allure linéaire par morceaux.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Coulomb (14), le mouvement s'effectue sans glissement tant que |T| < T_{\text{lim}} = \mu M g. Le glissement apparaît à l'instant t_d = t_r + \tau_d lorsque la force de frottement atteint la valeur limite :

|T(t_d)| = T_{\text{lim}} = \mu M g

D'après le résultat de la question Q58, pour t \in [t_r, t_d] :

T(t) \approx -M \omega^2 L_{\max} \frac{t - t_r}{\tau_r}

Comme t \ge t_r, la force T(t) est négative, d'où :

|T(t_d)| = M \omega^2 L_{\max} \frac{\tau_d}{\tau_r} = \mu M g

La masse M se simplifie, ce qui donne immédiatement :

\boxed{\tau_d = \frac{\mu g}{\omega^2 L_{\max}} \tau_r}

Pendant la phase rapide t \in [t_r, t_r + \tau_r], l'évolution de la grandeur adimensionnée \dfrac{T}{M\omega^2 L_{\max}} se décompose en deux régimes :

  • Pour t \in [t_r, t_d] (phase sans glissement) :

    \frac{T(t)}{M\omega^2 L_{\max}} = -\frac{t - t_r}{\tau_r}

    La courbe est un segment de droite de pente -1/\tau_r, partant de 0 en t = t_r et atteignant -\dfrac{\tau_d}{\tau_r} en t = t_d.

  • Pour t \in [t_d, t_r + \tau_r] (phase de glissement) : le glissement se poursuit jusqu'à la fin de la phase rapide. La force tangentielle est alors saturée à la valeur limite de glissement. Le rappel rapide de l'actionneur vers la gauche tend à faire glisser M vers l'avant par rapport à m (v_{M/m} > 0), de sorte que la force de frottement exercée sur M s'oppose à ce mouvement relatif :

    T(t) = -T_{\text{lim}} = -\mu M g = -M \omega^2 L_{\max} \frac{\tau_d}{\tau_r}

    Le rapport reste donc constant et égal à -\dfrac{\tau_d}{\tau_r}.

Résultat

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Question 60

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi de coulomb, approximation

Estimer numériquement le ratio . En déduire que .

Voir l'indice

Calculer numériquement le rapport \tau_d/\tau_r et vérifier que le glissement s'établit quasi instantanément lors de la descente.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \frac{\tau_d}{\tau_r} à partir de l'expression établie à la question Q59 : \frac{\tau_d}{\tau_r} = \frac{\mu g}{\omega^2 L_{\max}}.
  2. Exprimer \omega^2 L_{\max} en remarquant que \omega^2 = \frac{k}{m+M} \approx \frac{k}{M} (car m \ll M) et L_{\max} = \frac{\beta U_{\max}}{k}, ce qui simplifie considérablement le calcul en faisant apparaître le rapport \frac{T_{\lim}}{F(U_{\max})}.
  3. Réaliser l'application numérique avec les données du sujet, puis justifier l'approximation \tau_r - \tau_d \approx \tau_r.
Voir la réponse courte

Calcul numérique montrant \tau_d \ll \tau_r : le décrochage et le glissement occupent la quasi-totalité de la phase rapide.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q59, le rapport s'écrit :

\frac{\tau_d}{\tau_r} = \frac{\mu g}{\omega^2 L_{\max}}

Or, avec \omega^2 = \frac{k}{m+M} (question Q52) et L_{\max} = \frac{F(U_{\max})}{k} = \frac{\beta U_{\max}}{k} (question Q50), il vient :

\omega^2 L_{\max} = \frac{k}{m+M} \frac{\beta U_{\max}}{k} = \frac{\beta U_{\max}}{m+M}

Comme la masse effective m \simeq 3 \times 10^{-5}\text{ kg} est tout à fait négligeable devant M = 1\text{ kg} (question Q44 et Q46), on a m+M \approx M, d'où :

\omega^2 L_{\max} \approx \frac{\beta U_{\max}}{M}

Le rapport recherché devient simplement le rapport de la force de frottement limite à la force piézo-électrique maximale :

\frac{\tau_d}{\tau_r} \approx \frac{\mu M g}{\beta U_{\max}} = \frac{T_{\lim}}{F(U_{\max})}

Effectuons l'application numérique avec :

  • \mu = 0{,}5,
  • M = 1\text{ kg},
  • g \simeq 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2},
  • \beta = 0{,}62\text{ N}\cdot\text{V}^{-1},
  • U_{\max} = 250\text{ V}, soit F(U_{\max}) = 0{,}62 \times 250 = 155\text{ N}.

On obtient :

\begin{aligned} \mu M g &= 0{,}5 \times 1 \times 9{,}8 = 4{,}9\text{ N} \\ \frac{\tau_d}{\tau_r} &\approx \frac{4{,}9}{155} \approx 0{,}032 \end{aligned}

Avec un chiffre significatif :

\boxed{\frac{\tau_d}{\tau_r} \approx 3 \times 10^{-2}}

Puisque \frac{\tau_d}{\tau_r} \ll 1 (la phase d'adhérence ne représente qu'environ 3\,\% de la durée de la descente), on a immédiatement :

\tau_r - \tau_d = \tau_r \left(1 - \frac{\tau_d}{\tau_r}\right) \approx \tau_r
\boxed{\tau_r - \tau_d \approx \tau_r}

Résultat

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Question 61

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique, loi de coulomb

En utilisant Q47, donner l'expression de l'abscisse pendant la séquence de glissement. Donner la variation de position de la masse entre et .

Voir l'indice

Intégrer deux fois l'accélération constante subie par la masse M soumise à la force de frottement dynamique maximale.

Voir la stratégie
  1. Identifier la force de frottement T s'exerçant sur la masse M pendant la phase de glissement à partir des lois de Coulomb.
  2. Intégrer l'équation différentielle issue de Q47 sous l'hypothèse \tau_d \ll \tau_r, avec les conditions initiales issues de la fin de la phase lente (Q56).
  3. En déduire la variation de position \Delta^r x_M entre t_r et t_r+\tau_r.
Voir la réponse courte

Double intégration sous force de frottement dynamique constante T = -f_d N pour obtenir le léger recul \Delta^r x_M.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q47, l'équation du mouvement de la masse M projetée sur l'axe (Ox) est :

M \frac{\mathrm{d}^2 x_M}{\mathrm{d}t^2}(t) = T(t)

Pendant la phase de descente rapide, la masse effective m est rappelée très brutalement vers l'origine (\ddot{x}_m < 0). La vitesse relative de M par rapport à m est donc positive (\dot{x}_M - \dot{x}_m > 0). En vertu des lois de Coulomb pour le frottement de glissement (relation (14)), la force tangentielle exercée par m sur M est opposée à cette vitesse relative :

T = -T_{\lim} = -\mu M g

L'équation différentielle régissant l'abscisse x_M(t) durant le glissement devient ainsi :

\frac{\mathrm{d}^2 x_M}{\mathrm{d}t^2}(t) = -\mu g

Puisque \tau_d \ll \tau_r (d'après Q60), la séquence de glissement occupe la quasi-totalité de l'intervalle [t_r, t_r+\tau_r]. On peut donc assimiler l'instant initial de glissement à t_r, avec les conditions initiales issues de la fin de la phase lente (Q56) :

\begin{aligned} x_M(t_r) &\approx x_f \\ \dot{x}_M(t_r) &\approx v_f = \frac{L_{\max}}{\tau_l} \end{aligned}

Une première intégration donne la vitesse pour t \in [t_r, t_r+\tau_r] :

\dot{x}_M(t) = v_f - \mu g (t - t_r)

Une seconde intégration fournit l'abscisse x_M(t) pendant la séquence de glissement :

\boxed{x_M(t) = x_M(t_r) + v_f (t - t_r) - \frac{1}{2}\mu g (t - t_r)^2}

soit, en explicitant v_f :

x_M(t) = x_M(t_r) + L_{\max}\frac{t - t_r}{\tau_l} - \frac{1}{2}\mu g (t - t_r)^2

La variation de position de la masse M entre t = t_r et t = t_r+\tau_r s'en déduit directement :

\Delta^r x_M = x_M(t_r+\tau_r) - x_M(t_r)
\boxed{\Delta^r x_M = v_f \tau_r - \frac{1}{2}\mu g \tau_r^2 = L_{\max}\frac{\tau_r}{\tau_l} - \frac{1}{2}\mu g \tau_r^2}

Résultat

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Question 62

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : bilan cinématique, frottement solide

Pour et , calculer numériquement . En déduire le déplacement de la masse après une période de variation de la tension électrique.

Voir l'indice

Calculer le bilan net de déplacement algébrique sur une période complète en sommant les contributions des deux phases.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport \frac{\Delta^r x_M}{L_{\max}} à partir du résultat de la question Q61 en calculant préalablement la valeur de L_{\max}.
  2. Évaluer numériquement les deux termes intervenant dans ce rapport pour identifier le terme prépondérant.
  3. En déduire le déplacement net \Delta x_M = \Delta^l x_M + \Delta^r x_M après une période complète de la dent de scie.
Voir la réponse courte

Évaluation du recul négligeable pendant la phase rapide et déplacement net par cycle très proche de L_{max}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q61, le déplacement de la masse M durant la phase rapide est :

\Delta^r x_M = L_{\max}\frac{\tau_r}{\tau_l} - \frac{1}{2}\mu g \tau_r^2

Le rapport demandé s'écrit donc :

\frac{\Delta^r x_M}{L_{\max}} = \frac{\tau_r}{\tau_l} - \frac{\mu g \tau_r^2}{2 L_{\max}}

Calculons au préalable la valeur de L_{\max} = \frac{\beta U_{\max}}{k} :

L_{\max} = \frac{0{,}62 \times 250}{310 \times 10^6} = \frac{155}{310 \times 10^6} = 0{,}5 \times 10^{-6}\text{ m} = 0{,}5\,\mu\text{m}

Évaluons numériquement chacun des deux termes avec \tau_l = 1\text{ ms} = 10^{-3}\text{ s}, \tau_r = 1\,\mu\text{s} = 10^{-6}\text{ s}, \mu = 0{,}5 et en prenant g \simeq 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} (ou 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}) :

  • \dfrac{\tau_r}{\tau_l} = \dfrac{10^{-6}}{10^{-3}} = 10^{-3} ;
  • \dfrac{\mu g \tau_r^2}{2 L_{\max}} = \dfrac{0{,}5 \times 9{,}8 \times (10^{-6})^2}{2 \times 0{,}5 \times 10^{-6}} = 4{,}9 \times 10^{-6} \ll 10^{-3}.

Le second terme (dû au frottement de glissement) est tout à fait négligeable devant le premier (dû à la vitesse initiale acquise en fin de phase lente). On en déduit :

\boxed{\frac{\Delta^r x_M}{L_{\max}} \approx \frac{\tau_r}{\tau_l} = 10^{-3}}

Puisque \Delta^l x_M = L_{\max} (établi à la question Q56), le déplacement total de la masse M sur une période est :

\Delta x_M = \Delta^l x_M + \Delta^r x_M = L_{\max} \left(1 + \frac{\Delta^r x_M}{L_{\max}}\right) \approx L_{\max}

Soit numériquement :

\boxed{\Delta x_M \approx L_{\max} = 0{,}5\,\mu\text{m} = 5 \times 10^{-7}\text{ m}}

Résultat

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Question 63

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : vitesse moyenne, moteur linéaire

Représenter graphiquement les déplacements de et de pendant plusieurs cycles. Quelle est la vitesse moyenne sur un cycle du déplacement de la masse ? Comment doit-être choisi afin d'obtenir la vitesse maximale de ? Estimer numériquement , le résultat sera donné en .

Voir l'indice

Exprimer le quotient du déplacement moyen par la durée de cycle et optimiser \tau_l à la frontière de validité du régime quasi-statique.

Voir la stratégie
  1. Tracer l'évolution temporelle de x_m(t) (mouvement périodique en dents de scie entre 0 et L_{\max}) et celle de x_M(t) (progression en marche d'escalier inclinée, augmentant de L_{\max} à chaque cycle).
  2. Exprimer la vitesse moyenne v_{\text{moy}} = \frac{\Delta x_M}{\tau_l + \tau_r} \approx \frac{L_{\max}}{\tau_l}.
  3. Déterminer la condition minimale sur \tau_l pour que le régime d'entraînement sans glissement reste valable (\omega \tau_l \gg 1) et en déduire l'ordre de grandeur de la vitesse maximale v_{\max}.
Voir la réponse courte

Allure stick-slip en marche d'escalier, vitesse moyenne v_{moy} \approx L_{max}/\tau_l et optimisation sous la contrainte \omega\tau_l \gg 1.

Voir le corrigé complet

1. Représentation graphique des déplacements

Sur chaque cycle de période T_{\text{cycle}} = \tau_l + \tau_r \approx \tau_l :

  • la masse effective m effectue un mouvement en dents de scie périodique : elle croît linéairement de 0 à L_{\max} pendant \tau_l, puis redescend très rapidement à 0 pendant \tau_r ;
  • la masse M adhère à m pendant la phase lente (\Delta^l x_M = L_{\max}), puis glisse sur place pendant la phase rapide avec un déplacement net quasi nul (\Delta^r x_M \ll L_{\max} d'après Q62). Elle avance ainsi de L_{\max} par cycle.

2. Vitesse moyenne sur un cycle

Le déplacement net de la masse M sur un cycle de durée T_{\text{cycle}} = \tau_l + \tau_r est \Delta x_M \approx L_{\max}. La vitesse moyenne s'écrit :

\boxed{v_{\text{moy}} = \frac{\Delta x_M}{\tau_l + \tau_r} \approx \frac{L_{\max}}{\tau_l}}

en tenant compte de \tau_r \ll \tau_l.

3. Choix de \tau_l pour maximiser la vitesse et estimation de v_{\max}

Pour maximiser v_{\text{moy}}, il convient de choisir la durée \tau_l la plus petite possible. La limite inférieure sur \tau_l est fixée par la condition d'entraînement sans glissement en phase lente (question Q55) :

\omega \tau_l \gg 1 \implies \tau_l \gtrsim \frac{1}{\omega} \quad \text{ou de l'ordre de la période propre } T_M = \frac{1}{f_M}

Si l'on choisit \tau_l à la limite de cette validité, c'est-à-dire \tau_l \sim \frac{1}{\omega} :

v_{\max} \approx \omega L_{\max}

D'après les questions Q46 et Q62, f_M \approx 3\text{ kHz} (\omega = 2\pi f_M \approx 1{,}8 \times 10^4\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}) et L_{\max} = 0{,}5\,\mu\text{m} = 5 \times 10^{-7}\text{ m}. On obtient :

v_{\max} \approx (1{,}8 \times 10^4) \times (5 \times 10^{-7}) \approx 9 \times 10^{-3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 9\text{ mm}\cdot\text{s}^{-1}

Si l'on prend de façon plus restrictive \tau_l \approx T_M = \frac{1}{f_M} \approx 3{,}3 \times 10^{-4}\text{ s} :

v_{\max} \approx \frac{L_{\max}}{T_M} = f_M L_{\max} \approx 3 \times 10^3 \times 0{,}5 \times 10^{-6} \approx 1{,}5\text{ mm}\cdot\text{s}^{-1}

Dans les deux cas, on obtient une vitesse maximale de quelques millimètres par seconde :

\boxed{v_{\max} \sim 1 \text{ à } 9\text{ mm}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet ENS Physique BCPST 2021 ?

Surtout 4 chapitres : Optique géométrique (33 % des questions, partie 2), Cinématique et dynamique du point (29 %, partie 3), Rayonnement thermique (21 %, partie 1) et Diffusion thermique et diffusion de particules (12 %). Plus ponctuellement : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Circuits électriques et régimes transitoires et Premier et second principes de la thermodynamique.

Peut-on travailler le sujet ENS Physique BCPST 2021 dès la première année (BCPST1) ?

En grande partie : 56 questions sur 63 (89 %) ne demandent que le programme de BCPST1. Seules Q4, Q15 et Q17 à Q21 demandent la deuxième année. Avec les autres programmes de première année : 41 en MPSI, 41 en PCSI, 41 en PTSI, 41 en MP2I et 41 en TSI1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet ENS Physique BCPST 2021 ?

Environ 5 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet ENS Physique BCPST 2021 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q30 (réfraction), Q31 (réfraction) et Q38 (aberration sphérique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet ENS Physique BCPST 2021 ?

Questions de cours : Q16 (loi de fourier), Q24 (loi de snell-descartes), Q26 (réflexion totale), Q28 (stigmatisme), Q33 (condition de gauss) et Q39 (condition de gauss). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q15 (loi de fourier), Q17 (équation de la chaleur), Q19 (équation de la chaleur), Q22 (lentille convergente), Q40 (grandissement), Q43 (oscillateur harmonique), Q47 (principe fondamental de la dynamique), Q48 (principe fondamental de la dynamique)….

Où gagner des points facilement dans le sujet ENS Physique BCPST 2021 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (29 sur 63), par exemple : Q2, Q4, Q8, Q9, Q14, Q16, Q20, Q24, Q26 à Q28, Q33, Q34, Q37…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q1, Q5, Q12, Q17, Q29, Q31, Q36, Q49, Q52 et Q58.

Le sujet ENS Physique BCPST 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Faut-il connaître par cœur la forme vectorielle des lois de Snell-Descartes ?

Non : l'énoncé guide sa redécouverte en Q25 à partir des composantes tangentielle et normale, puis fournit directement la relation vectorielle sous forme de formule de travail pour aborder Q30 et Q31.

Quel est le principe physique modélisé dans la partie 3 ?

C'est le principe du moteur à « collé-glissé » (stick-slip) : une rampe de tension lente déplace la masse par adhérence statique, puis une décharge rapide fait glisser le contact par inertie, cumulant ainsi les micromouvements en une translation continue.

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