WikiPrépaLivrets

Centrale Physique 2 PC 2021Sujet, corrigé et rapport du jury

Détection de molécules individuelles à température ambiante

Pas encore noté
Faisable en Sup

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 29 questions sur 44. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : PTSI 20 · MP2I 20 · TSI1 28 questions.

Détail par partie

Téléchargements

Présentation du sujet

Difficulté moyenne
Détection de molécules individuelles à température ambiante par microscopie confocale de fluorescence
Afficher ou masquer la section

Le sujet étudie la détection, une par une, de molécules fluorescentes dispersées dans un échantillon. Une première partie traite du microscope confocal, de la fluorescence d'une molécule, de l'excitation laser et du rapport signal sur bruit, avec une question ouverte. La deuxième établit l'équation de diffusion à partir d'une marche aléatoire pour suivre une molécule dans une matrice sol-gel, et la troisième montre comment une nanoparticule métallique décrite par le modèle de Drude amplifie le signal.

  1. 1Partie I : détection du signal de fluorescence de molécules individuellesMicroscope et configuration confocale, filtrage spectral, modèle à niveaux d'énergie du fluorophore, saturation, excitation laser et rapport signal sur bruit (Q1 à Q29).
  2. 2Partie II : analyse de la lumière de fluorescenceMarche aléatoire, développements limités, équation de diffusion et déplacement quadratique moyen d'une molécule (Q30 à Q37).
  3. 3Partie III : exaltation du signal par un substrat métallique rugueuxPolarisabilité d'une nanoparticule, effet d'antenne, modèle de Drude et condition de résonance (Q38 à Q44).

Difficulté moyenne. Le jury juge l'épreuve bien calibrée et classante : une majorité de candidats a pu aller au bout, la progressivité des questions a aidé les candidats sérieux, et la troisième partie était proche du cours.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 8,93 / 20 · écart-type 4,04 · 3 328 présents · où vous situez-vous ?
Afficher ou masquer la section
Moyenne
8,93/ 20
Écart-type
4,04
Présents
3 328
Coefficient
15
Durée
4 h
1er quartile
6
Médiane
8,5
3e quartile
12
moyenne 8,9305101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : document officiel du concours, épreuve du 22 avril 2021. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ce qu'a observé le jury

6 erreurs relevées
Rayons arrêtés au plan focal · Indices des lentilles négligés · Question ouverte délaissée
Afficher ou masquer la section

Le jury salue un sujet très visuel qui balaie largement les deux années de prépa, et la bonne tenue de beaucoup de copies. L'optique géométrique de première année est mal maîtrisée par de nombreux candidats, alors que la physique du laser, bien guidée, a posé moins de problèmes. La question ouverte Q27 a été ignorée par la majorité des candidats.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Rayons arrêtés au plan focalQ2, Q6, Q7

    Dans la construction de l'image par le microscope, les rayons doivent être déviés au passage de la lentille, pas au niveau des plans focaux ; les constructions des Q6 et Q7 exigent aussi le tracé des rayons extrêmes.

    « une majorité de candidats ne poursuive pas ses rayons au-delà du plan focal objet de l'oculaire »
  2. 2
    Indices des lentilles négligésQ3

    Les indices associés aux lentilles sont indispensables pour exploiter la construction et calculer la focale équivalente.

    « la négligence de certains candidats qui semblent juger superflus les indices associés aux lentilles »
  3. 3
    Question ouverte délaisséeQ27

    Le jury notait par compétences et acceptait tout raisonnement cohérent, même avec un résultat faux ; les démarches de grande qualité ont reçu tous les points.

    « Manifestement, elle a fait peur aux candidats qui, dans leur grande majorité, l'ont ignorée. »
  4. 4
    Dimension de σ et section efficaceQ20, Q23, Q24

    Des candidats confondent le symbole L du litre avec la dimension longueur, prennent σ pour une charge surfacique, puis confondent section du laser et section efficace.

    « d'autres se sont malencontreusement embrouillés entre le symbole «L» et la dimension «L »
  5. 5
    Vecteurs et rapports de vecteursQ39, Q40, Q41

    Des rapports de vecteurs apparaissent à la Q39 et des vecteurs sont traités comme des scalaires dans le modèle de Drude.

    « le jury déplore la négligence de certains candidats quant à l'écriture des vecteurs, qui se retrouvent régulièrement identifiés à des scalaires »
  6. 6
    Comparaison et puissance moyenne mal justifiéesQ42

    Il fallait comparer τ à 1/ω et expliquer pourquoi la puissance moyenne est nulle ; les confusions entre produits de grandeurs complexes et valeurs moyennes sont fréquentes.

    « une grandeur physique est toujours considérée grande ou petite par rapport à une autre »

Ce qui a été bien réussi

  • La Q1 est globalement bien réussie.
  • La deuxième partie, qui établit l'équation de diffusion, a souvent été bien abordée ; les Q33 et Q34 sont assez bien traitées.
  • La polarisabilité (Q38) est connue par la grande majorité des candidats.
  • Les questions de cours Q40 et Q41 sont reconnues par un bon nombre de candidats et rapportent beaucoup de points.
  • La Q26 est traitée correctement par une majorité de ceux qui l'abordent.

Conseils du jury

  • Maîtriser l'ensemble du programme, y compris l'optique géométrique de première année.
  • Pratiquer l'analyse dimensionnelle et les ordres de grandeur pour détecter un résultat faux.
  • Ne jamais omettre les unités et savoir convertir dans l'unité demandée.
  • Aborder une question ouverte en construisant rapidement un plan de résolution, puis en validant le modèle.
  • Dans une question « montrer que », expliquer pourquoi le résultat est vrai au lieu de le recopier.
  • Soigner la présentation : dessins légendés, résultats mis en évidence, pas de correcteur blanc.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Corrigé détaillé

44 questions
Indice, stratégie puis corrigé complet pour chaque question, avec les remarques du jury.
Afficher ou masquer la section

44 questions corrigées une à une : un indice, puis la stratégie, puis le corrigé complet avec le résultat encadré et les remarques du jury. Chaque question est vérifiée avant publication.

  1. Q1Où doit se former l'image intermédiaire donnée par l'objectif, pour une observation sans accommodation à…
  2. Q2Sur le schéma de la figure A du document réponse, réaliser la construction géométrique de l'image de l'objet…
  3. Q3Déterminer puis calculer la distance focale équivalente de la lentille modélisant l'objectif.
  4. Q4Déterminer puis calculer la distance frontale (distance de travail), c'est-à-dire la distance séparant la…
  5. Q5Calculez la latitude de mise au point du microscope pour cet objectif, c'est-à-dire la distance dont on peut…
  6. Q6Sur le schéma de la figure B du document réponse, tracer le faisceau de lumière émis par le point situé dans…
  7. Q7Sur le schéma de la figure C, tracer le faisceau de lumière émis par le point situé sur l'axe optique mais…
  8. Q8À quoi sert l'introduction d'un trou de petite taille dans le plan du photodétecteur ?
Voir les 36 autres questions
  1. Q9Justifier la nécessité d'un système de balayage (translation de l'échantillon dans son plan) pour réaliser…
  2. Q10D'après le schéma de la figure 4 comparer la longueur d'onde du signal de fluorescence résultant de la…
  3. Q11Expliquer le rôle de la lame semi-réfléchissante et donner l'allure que doit avoir la courbe du coefficient…
  4. Q12Déterminer l'équation vérifiée par en fonction des taux définis précédemment et des probabilités…
  5. Q13Écrire cette relation entre les probabilités, et.
  6. Q14Comment peut-on observer ce phénomène sur l'image b de la figure 3 ?
  7. Q15Déterminer la solution stationnaire pour la probabilité d'occupation du niveau 2 en fonction de,,, et dans…
  8. Q16En déduire qu'il existe un taux limite de fluorescence, noté quand le taux d'excitation devient très grand…
  9. Q17Expliquer pourquoi alors il n'est pas souhaitable d'exciter trop fortement l'échantillon.
  10. Q18Calculer la valeur numérique de dans le cas d'un « bon » chromophore où avec une durée de vie radiative.
  11. Q19Montrer que le taux d'excitation à saturation s'écrit. Expliciter appelé rendement quantique de fluorescence…
  12. Q20Quelle est la dimension de ? Quel sens concret peut-on donner à la grandeur ? Pour les molécules…
  13. Q21Déterminer numériquement, en l'intensité à saturation pour la longueur d'onde du laser utilisé,,, et…
  14. Q22En considérant la molécule fluorescente comme un émetteur ponctuel, évaluer l'ouverture numérique de…
  15. Q23Déterminer un ordre de grandeur de la puissance du faisceau laser incident pour obtenir un taux d'excitation…
  16. Q24Déterminer un ordre de grandeur du volume excité en fonction de et. Calculer numériquement cet ordre de…
  17. Q25Quel doit être l'ordre de grandeur de la concentration de la solution de molécules fluorescentes pour…
  18. Q26Exprimer le signal de fluorescence détecté provenant d'un seul fluorophore en fonction de l'efficacité de…
  19. Q27Les images de fluorescence ont été obtenues avec un taux d'excitation afin de préserver la photo-stabilité…
  20. Q28Exprimer le rapport signal sur bruit en fonction des grandeurs du problème.
  21. Q29Expliquer pourquoi le diaphragme permet d'améliorer le rapport signal sur bruit de l'image.
  22. Q30Relier la probabilité pour la particule d'être à l'abscisse à la date aux probabilités et.
  23. Q31En passant à une probabilité continue définie en tout point et à tout instant, montrer qu'on peut écrire:.
  24. Q32Relier par un développement limité au second ordre et à.
  25. Q33Montrer alors que vérifie une équation de diffusion.
  26. Q34Déterminer le coefficient de diffusion.
  27. Q35Exprimer, la moyenne statistique sur un grand nombre de configurations de la quantité vectorielle après…
  28. Q36Montrer que le déplacement quadratique moyen (noté MSD sur la figure 6),, est proportionnel à la durée…
  29. Q37Sur la molécule suivie en figure 6, une modélisation linéaire de en fonction de donne pour le coefficient…
  30. Q38Comment appelle-t-on la grandeur ? Préciser, en la justifiant, la dimension de puis donner un ordre de…
  31. Q39Évaluer numériquement l'ordre de grandeur du rapport. Conclure sur l'effet d'antenne que représente la…
  32. Q40Exprimer le vecteur densité volumique de courant en fonction de la densité volumique d'électrons libres du…
  33. Q41Exprimer la conductivité électrique complexe en fonction de,, et et de la pulsation appelée pulsation plasma.
  34. Q42Montrer que si la constante est « suffisamment » grande, alors la conductivité est imaginaire pur. Quelle…
  35. Q43On définit la constante diélectrique du métal par. Exprimer en fonction de et de la pulsation, dans le cas…
  36. Q44En déduire la condition sur la pulsation du champ pour que la polarisabilité de la particule métallique…

Description

Le sujet étudie la détection, une par une, de molécules fluorescentes dispersées dans un échantillon. Une première partie traite du microscope confocal, de la fluorescence d'une molécule, de l'excitation laser et du rapport signal sur bruit, avec une question ouverte. La deuxième établit l'équation de diffusion à partir d'une marche aléatoire pour suivre une molécule dans une matrice sol-gel, et la troisième montre comment une nanoparticule métallique décrite par le modèle de Drude amplifie le signal.

Ces sujets peuvent vous intéresser

Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Afficher ou masquer la section

Détection de molécules individuelles à température ambiante

Une molécule fluorescente peut être utilisée comme une sonde locale, à l'échelle nanométrique, de son environnement. Des techniques comme la microscopie confocale, la microscopie biphotonique permettent la détection, avec un bon rapport signal sur bruit, de la fluorescence émise par une molécule individuelle appelée fluorophore. Il est ainsi possible d'accéder à une information non moyennée spatialement. L'évolution temporelle du signal permet alors de suivre la dynamique de la molécule étudiée, aussi bien la dynamique interne que les interactions de la molécule avec son environnement.
L'objet de ce sujet est de comprendre comment détecter de façon satisfaisante le signal de fluorescence émis par une seule molécule (partie I), comment exalter le signal («Raman») diffusé par une molécule en interaction avec une nanoparticule métallique (partie III). La partie II aborde l'analyse du signal de fluorescence émis par une molécule.
Les fluorophores sont des molécules qui absorbent la lumière dans un certain domaine spectral et réémettent de la lumière par désexcitation radiative dans un autre domaine. Les fluorophores étudiés sont insérés dans un substrat, qui peut être par exemple un polymère ou une matrice dite sol-gel, ou sont simplement des solutés dans un solvant. Le fluorophore est choisi pour être un bon chromophore, c'est-à dire pour absorber fortement la lumière, et sera caractérisé par un fort coefficient d'extinction molaire à la longueur d'onde du maximum d'absorption ε_(max) ≈ 1 × 10^5 mol^(− 1) ⋅ L ⋅ cm^(− 1) (par comparaison ε_(max) ≈ 2 × 10^3 mol^(− 1) ⋅ L ⋅ cm^(− 1) pour les ions permanganate en solution aqueuse).
Le signal de fluorescence S_f émis par une seule molécule dépend de son taux de fluorescence R_f, de l'ordre de 1 × 10^8 photons s^(− 1) dans des conditions favorables. Le microscope est, lui, caractérisé par son efficacité de détection globale des photons (système optique plus détecteur) η_D dont un ordre de grandeur satisfaisant est de 2%. Pour obtenir un bon rapport signal sur bruit, il faut exciter convenablement les chromophores, collecter avec une bonne efficacité de détection le signal émis S_f et éliminer de façon importante le signal parasite S_d issu du très grand nombre de molécules du substrat qui seront illuminées en même temps que le chromophore. Des données et relations utiles sont disponibles en fin d'énoncé.

I Détection du signal de fluorescence de molécules individuelles à température ambiante

Les éléments essentiels du microscope sont : la source de lumière constituée par un faisceau laser adapté, l'objectif de microscope permettant à la fois d'exciter les fluorophores et de collecter la lumière émise, la lame séparatrice ou miroir dichroїque (voir plus loin le sens de ce terme) permettant la séparation entre lumière de fluorescence et lumière diffuse, et un photodétecteur utilisé en mode «comptage de photons » produisant un signal exprimé en nombre de coups.

I.A - Objectif de microscope et microscopie classique

L'objectif de microscope est un dispositif optique complexe constitué de plusieurs lentilles optiques. Dans cette sous-partie, on considère un objectif × 40 utilisé dans un microscope classique, donnant d'un objet microscopique une image réelle agrandie renversée ; le grandissement transversal γ vaut donc γ = − 40, 0. On modélise l'objectif par une lentille mince convergente, d'axe optique ( O_1 z ) et de centre O_1.
La figure 1 montre une photographie de cet objectif avec les indications « 40 » pour le grandissement, « 0.65 » pour l'ouverture numérique (ON), « 160 » ( mm ) pour la longueur de tube Δ, définie ci-après, et « 0.17 » (mm) pour la lamelle couvre-objet. Le plan de front P en avant de la monture de l'objectif est tel que la distance O_1 P est égale à 3, 5 mm.
En notant α le demi-angle d'ouverture, c'est-à-dire l'angle entre l'axe optique et le rayon le plus écarté de l'axe optique qui entre dans l'objectif, l'ouverture numérique est définie par ON = nsinα, où n est l'indice de réfraction du milieu dans lequel plonge l'objectif ( n = 1, 00 pour l'air).
On utilise cet objectif et un oculaire de distance focale f_2^′ = 20 mm dans un microscope classique. L'objectif et l'oculaire sont maintenus solidaires par le tube du microscope qui impose la distance F_1^′ F_2 entre le foyer image de l'objectif et le foyer objet de l'oculaire. Cette distance Δ est appelée intervalle optique du microscope ou longueur de tube. Le microscope est utilisé de telle façon que l'œil n'ait pas besoin d'accommoder.
Plan de front et distance frontale w = PA
Figure 1 Objectif de microscope × 40
Dans l'air ON = sinα
Par souci de simplicité, pour les calculs, on se placera dans les conditions de Gauss, même si elles sont mal vérifiées en pratique. Un schéma optique du microscope est représenté sur la figure A du document réponse.
Q 1. Où doit se former l'image intermédiaire donnée par l'objectif, pour une observation sans accommodation à travers l'oculaire, de l'image finale ?
Q 2. Sur le schéma de la figure A du document réponse, réaliser la construction géométrique de l'image de l'objet AB par l'ensemble du microscope.
Q 3. Déterminer puis calculer la distance focale équivalente f_1^′ de la lentille modélisant l'objectif.
Q 4. Déterminer puis calculer la distance frontale w (distance de travail), c'est-à-dire la distance PA séparant la lame porte-échantillon et le plan de front de l'objectif × 40. Expliquer pourquoi certains objectifs de fort grandissement sont équipés d'un système à ressort qui évite la détérioration de la lentille frontale.
On considère que l'œil est capable d'accommoder pour avoir une vision nette d'un objet situé à une distance minimale d_m = 25 cm. L'œil est positionné dans le plan focal image de l'oculaire.
Q 5. Calculez la latitude de mise au point du microscope pour cet objectif, c'est-à-dire la distance dont on peut déplacer l'objectif par rapport à l'objet en conservant une vision nette. De quel système doit être équipé le tube du microscope?

I.B - Microscope de fluorescence utilisé en configuration confocale pour la réjection du bruit de fond

Le microscope classique est modifié de la façon suivante : on supprime l'oculaire et on positionne un capteur dans le plan de l'image intermédiaire donnée par l'objectif, en le centrant sur l'axe optique. Pour réaliser un «microscope confocal», on introduit également un diaphragme de petite taille (par exemple 10μ m ), lui aussi centré sur l'axe optique, dans le plan du capteur. De cette façon l'ensemble (capteur + diaphragme) permet de réaliser un détecteur quasi-ponctuel.
Q 6. Sur le schéma de la figure B du document réponse, tracer le faisceau de lumière émis par le point B situé dans le plan de l'échantillon mais hors de l'axe optique.
Q 7. Sur le schéma de la figure C, tracer le faisceau de lumière émis par le point C situé sur l'axe optique mais hors du plan de l'échantillon.
Q 8. À quoi sert l'introduction d'un trou de petite taille dans le plan du photodétecteur?
Q 9. Justifier la nécessité d'un système de balayage (translation de l'échantillon dans son plan) pour réaliser une image de fluorescence.
La figure 2 présente le schéma de principe du microscope confocal de fluorescence utilisé pour la détection de molécules individuelles.
Figure 2 Schéma de principe du microscope confocal
La figure 3 montre des images de fluorescence obtenues avec ce dispositif. Il convient de remarquer que ces images sont le résultat d'un balayage, chaque pixel est associé à une position de l'échantillon et l'énergie lumineuse détectée à cette position, pendant le temps d'exposition choisi, est codée en niveau de gris.
a(25μ m × 25μ m)
b (10μ m × 10μ m)
c (2μ m × 2μ m)
Figure 3 Images de fluorescence de molécules individuelles ( 256 × 256 pixels), zooms successifs sur une même zone de l'échantillon (images a, b et c ) et profil du nombre de coups détectés sur une ligne de l'image c passant par le centre de la tache image

I. C - Séparation de la lumière de fluorescence de la lumière diffuse

Les fluorophores sont des molécules qui absorbent la lumière dans un certain domaine spectral (excitation) et réémettent de la lumière (désexcitation radiative). La figure 4 donne un premier schéma très simplifié des niveaux d'énergie dans une molécule organique fluorescente.
Figure 4 Schéma simplifié des niveaux d'énergie dans une molécule fluorescente
Q 10. D'après le schéma de la figure 4 comparer la longueur d'onde du signal de fluorescence résultant de la désexcitation radiative à celle du laser excitateur ( λ = 532 nm ).
On utilise un séparateur de faisceau assimilé ici à une lame semi-réfléchissante fine qui joue le rôle d'un miroir plan pour la lumière laser. On parle de miroir dichroüque.
Q 11. Expliquer le rôle de la lame semi-réfléchissante et donner l'allure que doit avoir la courbe du coefficient de transmission du miroir en fonction de la longueur d'onde T(λ).

I.D - Émission de la lumière de fluorescence par un fluorophore

Afin d'estimer de façon simple le rendement de fluorescence, on adopte une modélisation simplifiée qui néglige le décalage de longueur d'onde entre le laser excitateur et le signal de fluorescence. On considère alors que la molécule peut accéder à trois niveaux d'énergie schématiquement représentés sur la figure 5 .
On note k_e le taux d'excitation du niveau 1 (niveau fondamental) au niveau 2 (niveau excité), k_r et k_(nr) les taux de désexcitation radiative et non radiative du niveau 2 vers le niveau 1 et k_T le taux de désexcitation du niveau 3 (appelé niveau triplet) vers le niveau 1. Il existe, à partir du niveau 2, une possibilité pour la molécule de passer dans le niveau 3 avec un taux k_(isc) ( "inter-system crossing 》).
Figure 5 Description des niveaux d'énergie du fluorophore par un système à 3 niveaux
On note P_1, P_2 et P_3, les probabilités d'occupation de chaque niveau. Les probabilités P_1 et P_3 obéissent aux équations différentielles
(dP_1)/(dt) = − k_e P_1 + (k_r + k_(nr))P_2 + k_T P_3; (dP_3)/(dt) = k_(isc)P_2 − k_T P_3
Q 12. Déterminer l'équation vérifiée par (dP_2)/(dt) en fonction des taux définis précédemment et des probabilités d'occupation des niveaux d'énergie. Les équations du système sont-elles linéairement indépendantes?
On suppose que le système est fermé, c'est-à-dire que les seuls niveaux accessibles sont les niveaux 1,2 , et 3 . Cela permet d'écrire une relation supplémentaire entre les probabilités P_1, P_2 et P_3.
Q 13. Écrire cette relation entre les probabilités P_1, P_2 et P_3.
En réalité la molécule n'est pas toujours photostable. La fluorescence peut s'arrêter brutalement et définitivement après que la molécule ait été excitée un trop grand nombre de fois. Le système réel n'est donc pas fermé.
Q 14. Comment peut-on observer ce phénomène sur l'image b de la figure 3 ?
Q 15. Déterminer la solution stationnaire P_(2s) pour la probabilité d'occupation du niveau 2 en fonction de k_e, k_r, k_(nr), k_(isc) et K = 1 + (k_(isc))/(k_T) dans le cas d'un système fermé.
Le taux de fluorescence en régime stationnaire s'écrit R_f = k_r P_(2s).
Q 16. En déduire qu'il existe un taux limite de fluorescence, noté R_f^∞ quand le taux d'excitation k_e devient très grand devant les taux de désexcitation k_r, k_(nr) et k_(isc). Justifier qualitativement l'existence d'un taux limite.
Q 17. Expliquer pourquoi alors il n'est pas souhaitable d'exciter trop fortement l'échantillon.
Q 18. Calculer la valeur numérique de R_f^∞ dans le cas d'un «bon» chromophore où K = 10 avec une durée de vie radiative τ_r = 1/k_r = 5 ns.
On définit le taux d'excitation à saturation k_e^s par R_f(k_e^s) = 1/2R_f^∞ et I_s l'intensité à saturation du faisceau laser, correspondant à ce taux d'excitation.
Q 19. Montrer que le taux d'excitation à saturation k_e^s s'écrit k_e^s = 1/(φ_f)(k_r)/K. Expliciter φ_f appelé rendement quantique de fluorescence en fonction k_r, k_(nr) et k_(isc). Réexprimer alors R_f^∞ en fonction φ_f et k_e^s.
L'intensité laser à saturation I_s et le taux d'excitation à saturation k_e^s sont reliées par k_e^s = (I_s)/(hν)(ε_(max))/(N_A) où ν est la fréquence de l'onde laser, h la constante de Planck, N_A la constante d'Avogadro et ε_(max) le coefficient d'extinction molaire.
Q 20. Quelle est la dimension de σ = ε_(max)/N_A ? Quel sens concret peut-on donner à la grandeur σ ? Pour les molécules considérées, on a ε_(max) ≈ 1 × 10^5 mol^(− 1) ⋅ L ⋅ cm^(− 1). Commenter l'ordre de grandeur de σ.
Q 21. Déterminer numériquement, en kW ⋅ cm^(− 2) l'intensité à saturation I_s pour λ = 532 nm la longueur d'onde du laser utilisé, φ_f ≈ 1, K = 10, τ_r = 1/k_r = 5 ns et ε_(max) ≈ 1 × 10^5 mol^(− 1) ⋅ L ⋅ cm^(− 1). Commenter sachant qu'un laser de type He-Ne tel que ceux utilisés en travaux pratiques émet, en ordre de grandeur, une puissance de 1 mW .

I.E - Excitation laser

Phénoménologiquement, pour des objectifs de grande ouverture numérique, dont le diaphragme d'entrée est légèrement sur-illuminé, une bonne description du faisceau laser d'axe Oz (origine O au point de focalisation) est donnée par une fonction gaussienne-gaussienne en fonction des coordonnées cylindriques r et z
I(r, z) = I_0 exp(− 2(z^2)/(ω_z^2))exp(− 2(r^2)/(ω_r^2))
où ω_r = 0, 5λ/(sinθ) et ω_z = 0, 8λ/(1 − cosθ) sont des grandeurs dépendant de la longueur d'onde et de l'ouverture numérique ON = sinθ.
Q 22. En considérant la molécule fluorescente comme un émetteur ponctuel, évaluer l'ouverture numérique de l'objectif utilisé pour réaliser les images de la figure 3 avec la longueur d'onde laser λ = 532 nm. Pourquoi est-il important d'utiliser un objectif d'ouverture numérique élevée ?
Q 23. Déterminer un ordre de grandeur de la puissance du faisceau laser incident pour obtenir un taux d'excitation à saturation.
Q 24. Déterminer un ordre de grandeur du volume excité en fonction de ω_r et ω_z. Calculer numériquement cet ordre de grandeur.
Pour réaliser un échantillon permettant la détection individuelle de molécules fluorescentes, on réalise un dépôt d'une solution de molécules fluorescentes solvatées, sur une lame porte-échantillon. Le dépôt est réalisé sur un plateau tournant à haute vitesse pour produire des films de 100 nm d'épaisseur.
Q 25. Quel doit être l'ordre de grandeur de la concentration de la solution de molécules fluorescentes pour pouvoir produire des images telles que celles représentées en figure 3 ?

I.F - Rapport signal sur bruit

Le signal étudié est le nombre de photons détectés (ou nombre de «coups»).
Q 26. Exprimer le signal de fluorescence détecté S_f provenant d'un seul fluorophore en fonction de l'efficacité de détection, du taux de fluorescence R_f et de la durée d'acquisition τ_a.
Q 27. Les images de fluorescence ont été obtenues avec un taux d'excitation k_e = 0, 1k_e^s afin de préserver la photo-stabilité de la molécule. Quelle durée τ_i est nécessaire pour obtenir l'image b de la figure 3 ? Le temps de déplacement de l'échantillon sera négligé.
Le signal diffusé par l'ensemble des molécules contenues dans le volume sondé V en fonction de la densité volumique de molécules de la matrice n s'écrit en fonction de l'efficacité de détection, de l'intensité laser I_0, de la durée d'acquisition τ_a, S_d = η_D σ_d nV(I_0 τ_a)/(hν) où σ_d est une constante appelée section efficace de diffusion. Le bruit généré B est égal à la racine carrée du nombre total de coups détectés S = S_f + S_d.
Q 28. Exprimer le rapport signal sur bruit S_f/B en fonction des grandeurs du problème.
Q 29. Expliquer pourquoi le diaphragme permet d'améliorer le rapport signal sur bruit de l'image.

II Analyse de la lumière de fluorescence

On s'intéresse à la détection de chromophores fluorescents («pérylène orange») dans un film sol-gel d'épaisseur 50 à 100 nm . La matrice sol-gel dont est constitué le film a une structure poreuse, comprenant une matrice en silice avec des cavités (pores), le plus souvent remplies de solvant et des interconnexions étroites entre pores.
La figure 6 montre le suivi du déplacement d'une molécule de chromophore dans lequel les positions successives de la molécule, représentées par des croix, ont été pointées à intervalles de temps réguliers. On cherche à rendre compte du déplacement par un processus diffusif modélisé par une marche au hasard. Par simplicité, on raisonne sur un problème à une dimension, suivant un axe ( Ox ). La molécule A, initialement en O, fait des sauts entre des sites fixes d'abscisses x_n = na (positions A_n ) distants de a. La durée de chaque saut est notée τ. Les deux sens de déplacement à chaque saut sont équiprobables.
Q 30. Relier la probabilité p(x_n, t_n) pour la particule d'être à l'abscisse x_n à la date t_n = nτ aux probabilités p(x_(n − 1), t_(n − 1)) et p(x_(n + 1), t_(n − 1)).
Q 31. En passant à une probabilité continue p(x, t) définie en tout point et à tout instant, montrer qu'on peut écrire : p(x_n, t_n) ≈ p(x_n, t_(n − 1)) + (∂p)/(∂t)τ.
Figure 6 Suivi temporel du déplacement d'une molécule fluorescente dans une matrice sol-gel
Q 32. Relier par un développement limité au second ordre p(x_(n − 1), t_(n − 1)) et p(x_(n + 1), t_(n − 1)) à p(x_n, t_(n − 1)).
Q 33. Montrer alors que p(x, t) vérifie une équation de diffusion.
Q 34. Déterminer le coefficient de diffusion D.
Q 35. Exprimer ⟨OA_N^(→−)⟩, la moyenne statistique sur un grand nombre de configurations de la quantité vectorielle OA_N^(→−) après N sauts. Commenter.
Q 36. Montrer que le déplacement quadratique moyen Δ^2 (noté MSD sur la figure 6 ), Δ^2 = ⟨‖OA_N^(→−)‖^2⟩, est proportionnel à la durée Δt correspondant à N sauts.
À deux dimensions on admet que le coefficient de proportionnalité est multiplié par deux. Sur le schéma de la figure 6, est tracé la modélisation de Δ^2 en fonction de la durée Δt.
Q 37. Sur la molécule suivie en figure 6, une modélisation linéaire de Δ^2 en fonction de Δt donne pour le coefficient directeur β = 4 × 10^(− 13)SI. En déduire la valeur du coefficient de diffusion avec son unité.

III Exaltation du signal par un substrat métallique présentant une rugosité

Dans cette partie, le signal détecté n'est pas un signal de fluorescence mais un autre signal appelé «diffusion Raman », qu'on détecte avec un dispositif optique proche de celui de la partie I. Ceci n'a pas de conséquence sur ce qui est étudié dans cette partie. Dans la diffusion Raman, le champ électrique associé à l'onde lumineuse incidente induit une polarisation des molécules, qui deviennent alors sources d'une onde électromagnétique dite onde diffusée.
Le substrat présente des agrégats de nanoparticules métalliques sur lesquels des molécules se sont fixées (phénomène d'adsorption). Les concentrations utilisées sont telles que statistiquement il y a au plus une molécule adsorbée par agrégat. On constate expérimentalement que certains de ces agrégats permettent d'amplifier le signal Raman diffusé par la molécule de plusieurs ordres de grandeurs et sont pour cette raison appelés « points chauds » du substrat.
Deux contributions possibles à cette amplification sont étudiées dans cette partie :
  • l'effet d'antenne lié à l'adsorption d'une molécule par une nanoparticule de dimensions nanométriques ;
  • un effet lié à l'excitation collective des électrons de surface (phénomène de «plasmon de surface localisé »).
Figure 7 Substrat métallique présentant une rugosité sur lequel sont adsorbées des molécules

III.A - Dipôle induit dans une nanoparticule métallique sphérique de taille 10 nm

L'adsorption de la molécule entraine une polarisabilité de la nanoparticule sur laquelle ell est adsorbée. Ainsi, sous l'action du champ électrique de l'onde laser, la nanoparticule acquiert un dipôle induit p⃗_1 = α_1 ε_0 E⃗ et la molécule p⃗_2 = α_2 ε_0 E⃗. Le champ électrique E⃗ est considéré comme uniforme à l'échelle étudiée. On admet que l'amplitude du champ de l'onde diffusée est une fonction croissante de l'amplitude du dipôle induit dans l'entité microscopique.
Q 38. Comment appelle-t-on la grandeur α ? Préciser, en la justifiant, la dimension de α puis donner un ordre de grandeur littéral.
Q 39. Évaluer numériquement l'ordre de grandeur du rapport α_2/α_1. Conclure sur l'effet d'antenne que représente la nanoparticule pour la molécule.

III.B - Modèle de Drude pour les électrons métalliques de la nanoparticule

Pour rendre compte des propriétés de la nanoparticule, on cherche à exprimer sa conductivité électrique en régime sinusoïdal établi. On utilise la représentation complexe en notant les grandeurs complexes associées aux grandeurs dépendant sinusoïdalement du temps par des lettres soulignées.
On considère la vitesse d'un électron libre du métal v⃗_– induite par un champ électrique oscillant d'amplitude complexe E⃗_0 e^(iωt) et on néglige la force magnétique exercée sur un électron. Pour modéliser les phénomènes dissipatifs, on introduit une force visqueuse − (m/τ)v⃗_– où τ est un temps caractéristique du métal.
Q 40. Exprimer le vecteur densité volumique de courant j⃗_e_– en fonction de la densité volumique n d'électrons libres du métal, de la charge de l'électron − e et de sa vitesse v⃗_–.
Q 41. Exprimer la conductivité électrique complexe σ en fonction de n, e, ε_0 et ω et de la pulsation ω_p = √((ne^2)/(mε_0)) appelée pulsation plasma.
Q 42. Montrer que si la constante τ est «suffisamment» grande, alors la conductivité σ est imaginaire pur. Quelle est alors la valeur moyenne de la puissance cédée par le champ électrique dans le métal ?
Q 43. On définit la constante diélectrique du métal par ε = 1 − (iσ)/(ωε_0). Exprimer ε en fonction de ω et de la pulsation ω_p, dans le cas où les pertes sont négligeables.
On donne alors l'expression de la polarisabilité de la particule métallique sphérique de rayon a en fonction de la constante diélectrique du métal
α = 4πa^3((ε − 1)/(ε + 2)).
Q 44. En déduire la condition sur la pulsation du champ pour que la polarisabilité de la particule métallique sphérique devienne très grande.
La pulsation résonante pour une particule d'argent sphérique correspond à une longueur d'onde de 355 nm . Mais lorsque la forme s'allonge et que la particule devient ellipsoïdale, la résonance se dédouble et une des deux résonances (celle correspondant au mouvement d'oscillation électronique suivant le grand axe de l'ellipsoïde) est déplacée vers le rouge. Ainsi à 532 nm pour l'argent, la résonance plasmon correspond à une nanoparticule présentant une excentricité de 4 .

Données et formulaire

Relations de conjugaison de Descartes et de Newton pour une lentille mince de distance focale f^′, de centre optique O, de foyer objet F, de foyer image F^′ et expression du grandissement algébrique γ, A et A^′ étant deux points conjugués appartenant à l'axe optique.
{1/(OA^′^–) − 1/(OA^–) = 1/(f^′); γ = (A^′ B^′^–)/(AB^–) = (OA^′^–)/(OA^–) {F^′ A^′^–FA^– = − f^(′2); γ = (A^′ B^′^–)/(AB^–) = (F^′ A^′^–)/(F^′ O^–) = (FO^–)/(FA^–)

Constantes physiques

Vitesse de la lumière dans le vide, c = 3, 00 × 10^8 m ⋅ s^(− 1); Constante de Planck, h = 6, 62 × 10^(− 34) J ⋅ s; Constante d'Avogadro, N_A = 6, 02 × 10^(23) mol^(− 1)


Question 7

Figure C

Questions fréquentes

4 questions
Sur quoi porte le sujet Centrale physique 2 PC 2021 ?
Afficher ou masquer la section

Sur quoi porte le sujet Centrale physique 2 PC 2021 ?

Sur la détection de molécules fluorescentes individuelles par microscopie confocale : optique du microscope, fluorescence et excitation laser, diffusion d'une molécule par marche aléatoire, puis amplification du signal par une nanoparticule métallique (modèle de Drude).

Quelles erreurs le jury a-t-il relevées en physique 2 Centrale PC 2021 ?

Des constructions d'optique géométrique fausses, des indices de lentilles oubliés, des confusions sur la dimension de σ et entre section du laser et section efficace, des vecteurs traités comme des scalaires et des comparaisons sans grandeur de référence.

Comment était notée la question ouverte de Centrale physique 2 PC 2021 ?

La Q27 était notée par compétences, en valorisant d'abord la formalisation de la démarche ; tout raisonnement cohérent était accueilli, même si le résultat final n'était pas celui attendu.

Faut-il réviser l'optique de première année pour Centrale PC physique 2 ?

Oui : le jury souligne que de nombreux candidats ne maîtrisaient pas l'optique géométrique de première année, ce qui les a clairement handicapés sur ce sujet.

Pas de description pour le moment