Corrigé détaillé Mines Physique 1 PSI 2023 (page 2/2 : Parties II et III)
Physique en géométrie cylindrique
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- Sujet moyen
- Faisable en PCSI, MPSI et PTSI : 8 questions sur 27
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Partie II : Le magnétron
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : solénoïde, champ magnétique
Comment choisir la géométrie du bobinage et le courant dans pour créer un tel champ magnétique ?
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Penser au modèle du solénoïde semi-infini ou infini de rayon supérieur à b, constitué d'un enroulement régulier parcouru par un courant stationnaire continu.
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Pour concevoir un dispositif créant un champ magnétostatique uniforme et axial \vec{B}_0 = B_0\,\widehat{\mathrm{e}}_z au voisinage de l'axe :
- Identifier la structure magnétique classique assurant l'uniformité du champ (solénoïde cylindrique long).
- Préciser les caractéristiques géométriques nécessaires (coaxialité, longueur grande devant le rayon pour s'affranchir des effets de bord).
- Déterminer les propriétés requises pour le courant électrique (régime continu, sens d'enroulement par la règle de la main droite, relation entre intensité et champ).
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Solénoïde cylindrique d'axe Oz à spires jointives parcouru par un courant continu convenablement orienté par la règle de la main droite.
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Pour générer un champ magnétique \vec{B}_0 = B_0\,\widehat{\mathrm{e}}_z uniforme à l'intérieur de la cavité cylindrique de rayon b :
Géométrie du bobinage M :
- On choisit un solénoïde cylindrique d'axe (Oz), coaxial à la cathode et à l'anode, et de rayon R_M > b.
- Pour garantir l'uniformité du champ dans la zone utile et s'affranchir des effets de bord aux extrémités, le solénoïde doit être long devant son diamètre : sa longueur L doit vérifier L \gg R_M > b.
- Le bobinage doit être constitué d'un enroulement régulier et dense de spires, caractérisé par une densité linéique uniforme de n spires par unité de longueur.
Courant I dans le bobinage :
- Le champ étant magnétostatique, le courant I doit être un courant continu (stationnaire).
- D'après la règle de la main droite (ou du tire-bouchon), le courant doit circuler dans le sens orthoradial direct (selon \widehat{\mathrm{e}}_\theta) afin que le champ créé soit orienté selon +\widehat{\mathrm{e}}_z.
L'intensité I et la densité de spires n doivent vérifier la relation du solénoïde infini :
\boxed{B_0 = \mu_0 n I \iff I = \frac{B_0}{\mu_0 n}}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : théorème de gauss, potentiel électrostatique
Expliciter le potentiel électrostatique en tout point de la cavité . On négligera tout effet de bord.
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Résoudre l'équation de Laplace \Delta V = 0 en symétrie cylindrique dans le vide entre les deux électrodes cylindriques de rayons a et b avec les conditions aux limites appropriées.
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- Exploiter les symétries et invariances du dispositif (en négligeant les effets de bord) pour établir que le potentiel ne dépend que de la coordonnée radiale r.
- Résoudre l'équation de Laplace \Delta V = 0 dans le vide inter-électrodes.
- Déterminer les constantes d'intégration grâce aux conditions aux limites sur la cathode (r=a) et l'anode (r=b).
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Théorème de Gauss sur un cylindre coaxial dans le vide pour trouver \vec{E}(r), puis intégration pour obtenir le potentiel logarithmique V(r).
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En l'absence de charges dans la cavité (l'intérieur étant initialement vide), le potentiel électrostatique obéit à l'équation de Laplace :
En négligeant les effets de bord (cylindres supposés de longueur infinie devant leur rayon) et l'effet des fentes entre les secteurs de l'anode, la distribution présente une invariance par translation le long de (Oz) et par rotation autour de (Oz). Le potentiel électrostatique ne dépend donc que de la distance axiale r : V = V(r).
Dans le système de coordonnées cylindriques, l'opérateur laplacien scalaire s'écrit :
Une première intégration donne :
où K_1 est une constante réelle. Une seconde intégration conduit à :
En choisissant conventionnellement l'origine des potentiels sur la cathode, soit V(a) = 0, on obtient directement K_2 = 0.
L'anode est portée au potentiel V(b) = U_0 relativement à la cathode, ce qui donne :
Le potentiel électrostatique dans la cavité s'exprime donc par :
Résultat
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : force de lorentz, principe fondamental de la dynamique
Montrer que le mouvement des électrons est plan.
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Écrire la composante axiale de la force de Lorentz subie par l'électron et constater l'absence d'accélération selon (Oz) en partant avec une vitesse initiale axiale nulle.
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- Exprimer la force de Lorentz s'exerçant sur un électron en utilisant les symétries des champs électrique et magnétique.
- Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe (Oz) pour déterminer l'équation différentielle régissant la coordonnée z(t).
- Conclure sur la nature du mouvement à l'aide des conditions initiales d'émission.
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Force de Lorentz à composante axiale nulle et vitesse initiale nulle le long de Oz assurant le confinement dans le plan (x,y).
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On étudie un électron de masse m_e, de charge q = -e, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. L'électron est soumis à la seule force de Lorentz :
D'après la question Q12, le champ électrique dérive du potentiel V(r) et est purement radial :
Le champ magnétique imposé par le bobinage est uniforme et dirigé selon l'axe cylindrique :
Exprimons la composante axiale de la force de Lorentz en projetant sur \widehat{\mathrm{e}}_z :
Or \widehat{\mathrm{e}}_r \cdot \widehat{\mathrm{e}}_z = 0 par orthogonalité des vecteurs de base, et le produit mixte (\vec{v} \times \widehat{\mathrm{e}}_z) \cdot \widehat{\mathrm{e}}_z = 0 par propriété du produit vectoriel. Il en résulte :
D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'électron :
Les électrons étant émis par la cathode avec une vitesse initiale négligeable (vitesse thermique très faible devant les vitesses atteintes après accélération), on peut poser \dot{z}(0) = 0. Il vient alors :
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : théorème du moment cinétique, pulsation cyclotron
Rappeler le théorème du moment cinétique ; expliciter la vitesse angulaire des électrons en fonction de , et de .
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Appliquer le théorème du moment cinétique par rapport à l'axe (Oz) en tenant compte du moment de la force magnétique pour obtenir une intégrale première du mouvement angulaire (théorème de Busch).
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- Énoncer le théorème du moment cinétique pour l'électron par rapport à l'axe (Oz) dans le référentiel d'étude galiléen.
- Exprimer le moment cinétique scalaire L_z et le moment des forces appliqué par rapport à cet axe.
- Intégrer l'équation différentielle obtenue en exploitant la condition initiale à la cathode (r=a, vitesse initiale négligeable).
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TMC en O selon Oz avec moment des forces magnétiques : intégration directe reliant \dot{\theta} à r et \omega_c.
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Dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, le théorème du moment cinétique appliqué à un point matériel M par rapport à un axe fixe (Oz) s'énonce :
où L_z est la composante axiale du moment cinétique en un point de l'axe et \mathcal{M}_z le moment des forces extérieures par rapport à cet axe.
Pour un électron de masse m_e, de vecteur position \vec{OM} = r\,\widehat{\mathrm{e}}_r (en choisissant l'origine O sur l'axe (Oz) dans le plan du mouvement) et de vitesse \vec{v} = \dot{r}\,\widehat{\mathrm{e}}_r + r\dot{\theta}\,\widehat{\mathrm{e}}_\theta, le moment cinétique par rapport à O est :
d'où L_z = m_e r^2 \dot{\theta}.
L'électron est soumis à la force de Lorentz :
- Le champ électrique étant purement radial (\vec{E} = E(r)\,\widehat{\mathrm{e}}_r), la force électrostatique est centrale : son moment par rapport à (Oz) est nul.
La force magnétique s'écrit :
\vec{F}_{\text{mag}} = -e\left(\dot{r}\,\widehat{\mathrm{e}}_r + r\dot{\theta}\,\widehat{\mathrm{e}}_\theta\right)\wedge B_0\widehat{\mathrm{e}}_z = -e\left(-\dot{r}B_0\,\widehat{\mathrm{e}}_\theta + r\dot{\theta}B_0\,\widehat{\mathrm{e}}_r\right) = -e B_0 r\dot{\theta}\,\widehat{\mathrm{e}}_r + e B_0 \dot{r}\,\widehat{\mathrm{e}}_\theta
Le moment de la force par rapport à (Oz) vaut donc :
Le théorème du moment cinétique conduit à :
En intégrant entre l'instant d'émission à la cathode où r=a et où les électrons partent avec une vitesse négligeable (\dot{\theta}(a) \simeq 0) et un instant ultérieur où l'électron se trouve au rayon r :
En introduisant la pulsation cyclotron \omega_c = \frac{eB_0}{m_e}, on obtient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : pulsation cyclotron, pulsation
Quelle valeur du champ magnétique faut-il imposer pour produire une onde de fréquence au voisinage de l'anode ? Faire l'application numérique.
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Égaler la pulsation de rotation de l'électron au voisinage immédiat de l'anode (r \simeq b) à la pulsation de l'onde désirée \omega_0 = 2\pi f_0.
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- Relier la fréquence f_0 de l'onde émise à sa pulsation \omega_0 = 2\pi f_0.
- Identifier la pulsation du mouvement des électrons au voisinage de l'anode (r = b) à l'aide de l'expression de \dot{\theta}(r) obtenue à la question Q14.
- En déduire l'expression analytique du champ magnétique B_0, puis effectuer l'application numérique avec un chiffre significatif conformément aux consignes.
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Identification de la pulsation angulaire au rayon de l'anode à la fréquence du mode résonant, puis calcul numérique de B_0.
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D'après le préambule précédant la question Q13, les électrons émettent au voisinage de l'anode (r = b) une onde électromagnétique dont la pulsation est égale à la vitesse angulaire de leur mouvement :
D'après le résultat de la question Q14, la vitesse angulaire en r = b s'écrit :
On en déduit la pulsation cyclotron nécessaire :
Comme \omega_c = \dfrac{e B_0}{m_e}, l'expression du champ magnétique B_0 à appliquer est :
Comme a = 1\text{ mm} et b = 6\text{ mm}, le rapport (a/b)^2 = 1/36 \approx 0{,}028 \ll 1 est négligeable devant 1, ce qui permet également d'écrire l'approximation :
Application numérique : Avec m_e = 9{,}1\cdot 10^{-31}\text{ kg}, e = 1{,}6\cdot 10^{-19}\text{ C}, f_0 = 2{,}45\cdot 10^9\text{ Hz}, a = 1\cdot 10^{-3}\text{ m} et b = 6\cdot 10^{-3}\text{ m} :
En se limitant à un seul chiffre significatif comme demandé :
Résultat
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : énergie mécanique, force conservative
Montrer que le mouvement est conservatif ; en déduire l'expression de la vitesse radiale de l'électron en fonction de et des autres paramètres du problème.
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Justifier la nullité de la puissance de la force magnétique et utiliser la conservation de l'énergie mécanique totale \mathcal{E}_m pour exprimer \dot{r}^2 en fonction de r et de \dot{\theta}(r).
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- Établir la conservation de l'énergie mécanique en évaluant la puissance des forces appliquées à l'électron (la force de Lorentz magnétique ne travaillant pas).
- Exprimer l'énergie mécanique \mathcal{E}_m en coordonnées cylindriques (le mouvement étant confiné dans un plan z = \text{cte} d'après la question Q13) et déterminer sa valeur à l'aide des conditions initiales à la cathode (r = a).
- Isoler la vitesse radiale \dot{r} en substituant la vitesse angulaire \dot{\theta}(r) obtenue à la question Q14 et le potentiel V(r) obtenu à la question Q12.
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La force magnétique ne travaille pas et \vec{E} dérive de V(r) : conservation de l'énergie mécanique pour expliciter \dot{r}^2(r).
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On étudie un électron (masse m_e, charge q = -e) dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. Il est soumis à deux forces :
- la force électrostatique \vec{F}_e = -e\vec{E} = e\,\vec{\mathrm{grad}}\,V = -\vec{\mathrm{grad}}\,\mathcal{E}_p, qui dérive de l'énergie potentielle \mathcal{E}_p(r) = -e V(r) ;
- la force magnétique de Lorentz \vec{F}_m = -e(\vec{v}\wedge\vec{B}_0), orthogonale à chaque instant au vecteur vitesse \vec{v}.
La puissance développée par la force magnétique est identiquement nulle :
Le théorème de la puissance mécanique donne alors :
L'énergie mécanique \mathcal{E}_m = \mathcal{E}_c + \mathcal{E}_p est donc une intégrale première du mouvement : le mouvement est conservatif.
D'après la question Q13, le mouvement est plan (z = \text{cte}, soit \dot{z} = 0). Dans la base cylindrique, le carré de la vitesse s'écrit :
L'énergie mécanique s'écrit donc en tout point :
À l'émission sur la cathode en r = a, les électrons sont émis avec une vitesse initiale négligeable (\vec{v} \simeq \vec{0}) et le potentiel de référence est nul (V(a) = 0 d'après la question Q12). La constante du mouvement vaut donc :
On en déduit :
D'après la question Q14, \dot{\theta}(r) = \dfrac{\omega_c}{2}\left(1 - \dfrac{a^2}{r^2}\right), et d'après la question Q12, V(r) = U_0 \dfrac{\ln(r/a)}{\ln(b/a)}.
Puisque l'électron quitte la cathode en s'éloignant de l'axe vers l'anode, la vitesse radiale est positive (\dot{r} \ge 0), d'où :
ou, sous forme condensée avec le potentiel :
Résultat
Question 17
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : énergie mécanique, vitesse radiale
Comment choisir la tension pour assurer le bon fonctionnement de l'appareil ? On se contentera d'une expression analytique de en fonction de , , , et sans faire l'application numérique.
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Traduire la condition de tangence à l'anode en écrivant que la vitesse radiale \dot{r} s'annule précisément pour r=b.
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Condition de coupure de Hull : annulation de la vitesse radiale au niveau de l'anode r=b pour éviter la collecte directe.
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Le bon fonctionnement du magnétron impose que les électrons frôlent l'anode en r = b sans la percuter. Le rayon r = b constitue donc la distance maximale atteinte par les électrons, ce qui correspond à un point de rebroussement radial où la vitesse radiale s'annule :
D'après l'expression de la vitesse radiale établie à la question Q16 :
la condition \dot{r}(b) = 0 se traduit par :
Le facteur logarithmique se simplifiant strictement à l'unité, il vient :
En remplaçant la pulsation cyclotron par sa définition \omega_c = \frac{e B}{m_e}, on obtient la tension d'accélération requise, appelée tension de coupure de Hull :
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : principe fondamental de la dynamique, champ électrostatique
Expliciter, en fonction de , , , et , le champ électrique présent dans la cavité et permettant un tel mouvement des électrons. On vérifiera que ce champ est fonction linéaire de .
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Écrire la relation fondamentale de la dynamique pour une trajectoire circulaire uniforme de rayon r soumis à l'accélération centripète et projeter selon la direction radiale.
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Projection du PFD sur la direction radiale pour une trajectoire circulaire à pulsation \omega, montrant que E(r) \propto r.
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On étudie le mouvement d'un électron, de masse m_e et de charge q = -e, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. L'électron est soumis à la force de Lorentz :
le poids étant totalement négligeable devant les interactions électromagnétiques.
En coordonnées cylindriques, l'électron décrivant une trajectoire circulaire de rayon r à vitesse angulaire constante \dot{\theta} = \omega, son vecteur vitesse et son vecteur accélération s'écrivent :
Avec le champ magnétique uniforme \vec{B}_0 = B_0\,\widehat{\mathrm{e}}_z = \dfrac{m_e \omega_c}{e}\,\widehat{\mathrm{e}}_z, le produit vectoriel donne :
La composante magnétique de la force de Lorentz s'exprime donc sous la forme :
D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'électron :
soit :
On en déduit l'expression de la force électrique puis du champ électrique :
d'où :
Le champ électrique \vec{E} est radial et colinéaire à \widehat{\mathrm{e}}_r. Son intensité étant directement proportionnelle à la coordonnée radiale r, il s'agit bien d'une fonction linéaire de r.
Résultat
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : potentiel électrostatique, circulation
En déduire la différence de potentiel en fonction des mêmes paramètres et de et .
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Intégrer la composante radiale du champ électrique E_r(r) = -\mathrm{d}V/\mathrm{d}r entre la cathode en r=a et l'anode en r=b.
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- Rappeler la définition de la tension U_0 appliquée entre l'anode (en r=b) et la cathode (en r=a) : U_0 = V(b) - V(a).
- Exprimer le potentiel à partir du champ électrique radial par la relation \vec{E} = -\vec{\nabla} V, puis intégrer de a à b.
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Intégration de E_r = -\mathrm{d}V/\mathrm{d}r entre r=a et r=b pour déterminer la tension U_0 = V(b)-V(a).
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Par définition, la tension positive U_0 de l'anode par rapport à la cathode s'écrit :
En coordonnées cylindriques, la relation locale entre le champ électrostatique et le potentiel s'écrit :
D'après la question Q18, la composante radiale du champ électrique s'écrit :
On en déduit la dérivée spatiale du potentiel :
En intégrant entre la cathode (r=a) et l'anode (r=b), on obtient :
On aboutit ainsi à l'expression de la différence de potentiel U_0 :
Résultat
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : équation de poisson, théorème de gauss
Exprimer la densité particulaire des électrons dans l'appareil en fonction de , , , et .
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Utiliser la forme locale du théorème de Gauss (équation de Maxwell-Gauss) en coordonnées cylindriques pour relier la divergence du champ électrique à la densité volumique de charge \rho = -e n.
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- Exprimer le champ électrique \vec{E}(r) dans la cavité en fonction de U_0, a et b en combinant les résultats des questions Q18 et Q19.
- Appliquer l'équation de Maxwell-Gauss locale reliant la divergence du champ électrique à la densité volumique de charge \rho.
- Relier la densité de charge \rho à la densité particulaire n des électrons (\rho = -e\,n) pour en déduire n.
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Équation de Poisson en coordonnées cylindriques appliquée au champ radial linéaire, révélant une densité électronique spatiale uniforme.
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D'après la question Q18, le champ électrique radial permettant la rotation synchrone des électrons à la vitesse angulaire \omega s'écrit :
D'après la question Q19, la différence de potentiel U_0 = V(b) - V(a) est donnée par :
Le champ électrique s'exprime donc en fonction de U_0, a et b sous la forme :
La charge des électrons étant -e, la densité volumique de charge s'écrit \rho(r) = -e\,n(r), où n est la densité particulaire d'électrons.
D'après l'équation de Maxwell-Gauss sous forme locale :
En coordonnées cylindriques, compte tenu des symétries (E_\theta = 0, E_z = 0 et E_r ne dépend que de r) :
On en déduit l'expression de la densité particulaire des électrons, qui apparaît uniforme dans toute la cavité a < r < b :
Résultat
Question 21
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : théorème d'ampère, champ magnétique
L'hypothèse consistant à considérer le champ magnétique comme inchangé est-elle raisonnable ?
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Estimer l'ordre de grandeur du champ magnétique induit par le courant azimutal créé par le nuage électronique en rotation et le comparer à B_0, en vérifiant que le rapport fait intervenir (v/c)^2.
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- Exprimer le champ magnétique propre \vec{B}_{\text{ind}} créé par les électrons en rotation à l'aide du théorème d'Ampère ou de l'équation de Maxwell-Ampère locale.
- Établir le rapport entre la variation de ce champ induit \Delta B_{\text{ind}} et le champ appliqué B_0, puis le majorer en fonction du paramètre sans dimension (v_{\text{max}}/c)^2.
- Réaliser l'application numérique pour juger du bien-fondé de l'hypothèse.
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Évaluation du champ magnétique induit par la rotation des charges par le théorème d'Ampère, négligeable devant le champ appliqué B_0.
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Le nuage électronique forme un milieu continu en rotation d'axe (Oz), caractérisé par une densité de courant volumique :
Par invariance par translation selon z et par rotation autour de (Oz), ainsi que par le caractère orthoradial de \vec{j}, le champ magnétique induit par cette distribution est axial : \vec{B}_{\text{ind}} = B_{\text{ind}}(r)\,\widehat{\mathrm{e}}_z.
L'équation de Maxwell-Ampère en régime stationnaire s'écrit \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B}_{\text{ind}} = \mu_0 \vec{j}. En coordonnées cylindriques :
La variation de champ magnétique induit entre la cathode (r=a) et l'anode (r=b) vaut :
En introduisant l'expression de la densité particulaire n = \frac{4\varepsilon_0 U_0}{e(b^2 - a^2)} obtenue à la question Q20 et la vitesse de la lumière dans le vide c = 1/\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}, on a :
D'après la question Q19, la tension s'écrit U_0 = \frac{m_e}{2e}\omega(\omega_c - \omega)(b^2 - a^2). Sachant que B_0 = \frac{m_e \omega_c}{e}, on forme le rapport :
Pour que des électrons de charge négative soient accélérés vers l'anode, la tension U_0 est positive, ce qui implique 0 < \omega < \omega_c. On en déduit 0 < 1 - \frac{\omega}{\omega_c} < 1, ce qui permet de majorer ce rapport :
où v_{\text{max}} = \omega b est la vitesse maximale atteinte par les électrons au voisinage de l'anode.
Application numérique : Avec \omega \simeq 2\pi f_0 = 2\pi \times 2{,}45\cdot 10^9\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 1{,}5\cdot 10^{10}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} et b = 6\text{ mm} :
Le champ propre induit représente au maximum environ 10\,\% du champ extérieur B_0.
Résultat
Partie III : Lévitation magnétique
Question 22
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : excitation magnétique, perméabilité magnétique
Déterminer la dimension de . Quelle relation lie et le champ magnétique ? Définir puis exprimer la perméabilité magnétique relative du milieu.
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Utiliser la définition du moment dipolaire volumique pour trouver la dimension de \vec{M} puis celle de \chi, et rappeler la relation constitutive liant \vec{B}, \vec{H} et \vec{M} dans un milieu linéaire isotrope.
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Susceptibilité sans dimension, relation constitutive \vec{B} = \mu_0(\vec{H}+\vec{M}) = \mu_0 \mu_r \vec{H} avec \mu_r = 1 + \chi.
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Dimension de la susceptibilité magnétique \chi :
L'aimantation \vec{M} représente le moment dipolaire magnétique par unité de volume. Puisqu'un moment magnétique s'exprime en \mathrm{A\cdot m^2} (comme le produit d'un courant par une surface), l'aimantation a pour dimension :
[M] = \frac{\mathrm{I\cdot L^2}}{\mathrm{L^3}} = \mathrm{I\cdot L^{-1}} \quad (\text{en }\mathrm{A\cdot m^{-1}}).D'après le théorème d'Ampère macroscopique sous forme de circulation (\oint \vec{H}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = I_{\text{enlacé, libre}}), l'excitation magnétique \vec{H} a également la dimension d'un courant surfacique :
[H] = \mathrm{I\cdot L^{-1}} \quad (\text{en }\mathrm{A\cdot m^{-1}}).La relation constitutive du milieu linéaire \vec{M} = \chi \vec{H} implique donc immédiatement que :
\boxed{[\chi] = 1}La susceptibilité magnétique \chi est une grandeur sans dimension.
Relation liant \vec{H} et le champ magnétique \vec{B} :
De façon générale dans un milieu matériel, le champ magnétique \vec{B}, l'excitation magnétique \vec{H} et l'aimantation \vec{M} sont reliés par :
\boxed{\vec{B} = \mu_0(\vec{H} + \vec{M})}Pour le milieu linéaire considéré ici où \vec{M} = \chi \vec{H}, cette relation devient :
\vec{B} = \mu_0(1 + \chi)\vec{H}.Définition et expression de la perméabilité magnétique relative µ_r :
La perméabilité magnétique absolue \mu du milieu est définie par la relation linéaire \vec{B} = \mu \vec{H}. La perméabilité relative \mu_r est définie comme le rapport adimensionné de la perméabilité du milieu à celle du vide :
\boxed{\mu_r = \frac{\mu}{\mu_0}}de sorte que \vec{B} = \mu_0 \mu_r \vec{H}. Par identification avec \vec{B} = \mu_0(1+\chi)\vec{H}, on obtient son expression :
\boxed{\mu_r = 1 + \chi}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : théorème d'ampère, milieu ferromagnétique
Montrer que ces trois champs sont uniformes dans ce milieu. En négligeant le champ magnétique à l'extérieur du milieu magnétique, exprimer en fonction de , , , , et des courants et dans les deux bobines.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème d'Ampère à la circulation de \vec{H} sur un contour rectangulaire fermé bien choisi le long de l'axe et à l'extérieur du barreau où le champ est négligé.
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- Exploiter l'équation de Maxwell-Thomson \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 appliquée à l'expression de \vec{B} donnée par l'énoncé pour démontrer que B_0(z) est indépendant de z, puis en déduire l'uniformité de \vec{H} et \vec{M} via les lois de comportement.
- Appliquer le théorème d'Ampère pour le champ d'excitation magnétique \vec{H} sur un contour rectangulaire fermé embrassant toute la hauteur du cylindre et se refermant dans la région extérieure où le champ est négligé.
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Application du théorème d'Ampère au vecteur \vec{H} sur un contour rectangulaire enlaçant les deux bobinages : expression de B_0.
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1. Uniformité des champs dans le milieu magnétique
D'après l'énoncé, le champ magnétique à l'intérieur du cylindre est de la forme :
L'équation de conservation du flux magnétique (Maxwell-Thomson) s'écrit :
En coordonnées cylindriques, compte tenu de l'absence de composantes radiale et orthoradiale (B_r = 0, B_\theta = 0), la divergence se réduit à :
La fonction B_0(z) est donc constante : le champ magnétique \vec{B} est uniforme dans le milieu :
Le milieu étant supposé linéaire, homogène et isotrope (relations établies à la question Q22) :
Les trois champs \vec{B}, \vec{H} et \vec{M} sont donc rigoureusement uniformes à l'intérieur du matériau.
2. Expression de B_0
Le théorème d'Ampère pour l'excitation magnétique \vec{H} s'écrit sous forme intégrale :
où I_{f,\,\text{enlacé}} est le courant libre total enlacé par le contour fermé \mathcal{C}.
On choisit un contour rectangulaire fermé \mathcal{C} orienté selon la règle de la main droite associée à \widehat{\mathrm{e}}_\theta, composé de :
- un segment intérieur le long de l'axe (Oz), de z = 0 à z = \ell, sur lequel \vec{H} = H_0\,\widehat{\mathrm{e}}_z avec H_0 = \frac{B_0}{\mu_0 \mu_r} ;
- deux segments horizontaux radiaux aux extrémités z=0 et z=\ell ;
- un segment vertical extérieur dans l'espace extérieur où le champ magnétique est négligé (\vec{H}_{\text{ext}} \simeq \vec{0}).
Le long des segments horizontaux, \vec{H} est orthogonal au déplacement \mathrm{d}\vec{\ell} \propto \widehat{\mathrm{e}}_r (ou de circulation négligeable), et à l'extérieur \vec{H} \simeq \vec{0}. La circulation de \vec{H} se résume donc au trajet intérieur :
Ce contour enlace l'intégralité des N_1 spires de la bobine 1 parcourues par le courant I_1, ainsi que les N_2 spires de la bobine 2 parcourues par le courant I_2. Les deux courants étant orientés dans le même sens :
On en déduit :
Comme \vec{B} = \mu_0 \mu_r \vec{H}, on obtient finalement :
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : inductance propre, inductance mutuelle
En déduire les inductances propres et des deux bobines et leur inductance mutuelle .
Voir l'indiceIndice
Calculer le flux magnétique propre et mutuel embrassé par l'ensemble des spires de chaque enroulement sous l'hypothèse d'un couplage géométrique idéal.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le flux magnétique total à travers chacune des bobines en sommant le flux à travers ses spires, en tenant compte du fait que le champ magnétique extérieur est négligé et que le champ intérieur est uniforme d'après la question Q23.
- Identifier les inductances propres L_1, L_2 et l'inductance mutuelle M_0 à partir des relations linéaires liant les flux \Phi_1 et \Phi_2 aux courants I_1 et I_2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des flux propres et mutuels à travers les spires dans le noyau magnétique pour exprimer L_1, L_2 et M_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le champ magnétique étant nul à l'extérieur du barreau et uniforme de valeur B_0 à l'intérieur, le flux de \vec{B} à travers une section droite du cylindre de rayon R vaut :
avec B_0 = \dfrac{\mu_0 \mu_r}{\ell}(N_1 I_1 + N_2 I_2) établi à la question Q23.
Le flux total \Phi_1 embrassé par les N_1 spires de la bobine \text{N}^\circ\,1 s'écrit :
Par identification avec l'expression constitutive \Phi_1 = L_1 I_1 + M_0 I_2, on obtient l'inductance propre L_1 et l'inductance mutuelle M_0.
De même, le flux total \Phi_2 embrassé par les N_2 spires de la bobine \text{N}^\circ\,2 s'écrit :
Par identification avec \Phi_2 = M_0 I_1 + L_2 I_2, on identifie l'inductance propre L_2.
On en déduit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : loi de faraday, impédance complexe
Déterminer, en régime harmonique forcé et à altitude fixée, l'expression du courant induit sous la forme . On exprimera les fonctions et en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Écrire la loi des mailles pour la bobine secondaire mobile fermée sur sa résistance 1/G en tenant compte de la force électromotrice induite par la mutuelle et de l'auto-induction, puis passer en notation complexe.
Voir la stratégieStratégie
- Établir l'équation différentielle régissant le courant induit I_2(t) dans la bobine 2 en appliquant la loi des mailles (loi d'Ohm) au circuit fermé constitué des N_2 spires, compte tenu du flux propre et du flux mutuel.
- Résoudre cette équation en régime harmonique forcé à l'aide des amplitudes complexes, le courant inducteur étant I_1(t) = I\cos(\omega t).
- Revenir au domaine temporel et identifier par projection sur \cos(\omega t) et \sin(\omega t) les fonctions scalaires \alpha(z) et \beta(z).
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi des mailles au secondaire fermé avec fem d'induction mutuelle, résolue en régime sinusoïdal établi pour identifier \alpha(z) et \beta(z).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le flux magnétique total à travers la bobine 2, orientée dans le même sens que la bobine 1, s'écrit comme la somme du flux propre et du flux mutuel :
D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite dans la bobine 2 est :
La bobine 2 étant fermée sur elle-même et de conductance G (soit une résistance électrique R_2 = \frac{1}{G}), la loi des mailles s'écrit :
À altitude z fixée, adoptons la notation complexe avec \underline{I}_1 = I \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}, de sorte que I_1(t) = \mathrm{Re}(\underline{I}_1). L'équation différentielle devient :
On en déduit l'amplitude complexe du courant induit :
En prenant la partie réelle I_2(z,t) = \mathrm{Re}(\underline{I}_2), il vient :
Par identification avec la forme demandée I_2(z,t) = I [\beta(z) \sin(\omega t) - \alpha(z) \cos(\omega t)], on obtient :
Résultat
Question 26
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : conservation du flux magnétique, champ magnétique
Montrer que, dans des conditions d'approximation à préciser, l'expression de la composante radiale du champ créé par la bobine au niveau de la bobine , s'écrit
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'équation de conservation du flux \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 au voisinage de l'axe en reliant \partial B_r/\partial r à \partial B_z/\partial z, ou exprimer la conservation du flux à travers un petit cylindre élémentaire.
Voir la stratégieStratégie
- Énoncer les hypothèses et approximations physiques sous-jacentes (ARQS, symétrie axiale, spires plates).
- Appliquer la loi de conservation du flux magnétique (\mathrm{div}\,\vec{B} = 0) sous forme intégrale à un volume cylindrique élémentaire de rayon R situé entre les cotes z et z + \mathrm{d}z.
- Exprimer le flux axial à travers une spire à l'aide de l'inductance mutuelle M(z) = M_0 f(z) et de l'expression de M_0 établie à la question Q24 pour en déduire B_r.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 au voisinage de l'axe reliant la composante radiale B_r à la dérivée axiale \partial B_z/\partial z.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Conditions d'approximation :
- On se place dans le cadre de l'approximation des régimes quasi stationnaires (ARQS magnétique), de sorte que le champ magnétique vérifie à tout instant l'équation de Maxwell-Thomson \mathrm{div}\,\vec{B} = 0.
- Le système est invariant par rotation autour de l'axe (Oz) : le champ magnétique présente une symétrie axiale, sa composante orthoradiale est nulle (B_\theta = 0) et sa composante radiale B_r(r,z) ne dépend pas de \theta.
- La bobine \mathrm{N}^\circ\,2 est considérée comme une bobine plate (épaisseur axiale négligeable), localisée à l'altitude z, chaque spire embrassant le même flux propre et mutuel.
Considérons un cylindre fermé élémentaire \mathcal{V} d'axe (Oz), de rayon R, compris entre les plans de cote z et z+\mathrm{d}z. Le flux sortant de \vec{B}_{1\to 2} à travers la surface fermée \mathcal{S} délimitant \mathcal{V} est nul :
Ce flux total se décompose en trois contributions :
- à travers le disque supérieur en z+\mathrm{d}z d'orientation +\widehat{\mathrm{e}}_z : +\Phi_{\text{spire}}(z+\mathrm{d}z) ;
- à travers le disque inférieur en z d'orientation -\widehat{\mathrm{e}}_z : -\Phi_{\text{spire}}(z) ;
à travers la paroi latérale de rayon R et de hauteur \mathrm{d}z, d'orientation +\widehat{\mathrm{e}}_r :
\mathrm{d}\Phi_{\text{lat}} = B_r(R, z) \times 2\pi R\,\mathrm{d}z
Le bilan de flux s'écrit donc :
soit :
Le flux total créé par la bobine \mathrm{N}^\circ\,1 à travers les N_2 spires de la bobine \mathrm{N}^\circ\,2 s'écrit par définition de l'inductance mutuelle :
En utilisant la valeur de M_0 obtenue à la question Q24 (M_0 = \frac{\mu_0 \mu_r \pi R^2 N_1 N_2}{\ell}), le flux à travers une spire vaut :
En dérivant par rapport à z, on obtient :
On en déduit l'expression de la composante radiale du champ magnétique au niveau de la bobine \mathrm{N}^\circ\,2 :
Résultat
Question 27
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : force de laplace, lévitation magnétique
En déduire la valeur moyenne, sur une période, de la force exercée sur la bobine . Commenter son signe et l'influence de sur cette force.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la force de Laplace élémentaire subie par la spire via la composante radiale du champ B_r, puis calculer la moyenne temporelle du produit \langle I_2(t) I_1(t) \rangle et interpréter la répulsion.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la force de Laplace instantanée élémentaire \mathrm{d}\vec{F} subie par un élément de spire de la bobine \mathrm{N}^\circ\,2 plongée dans le champ magnétique créé par la bobine \mathrm{N}^\circ\,1, puis intégrer sur les N_2 spires.
- Prendre la moyenne temporelle \langle \vec{F} \rangle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} à l'aide des expressions de I_1(t) et I_2(z,t) établies en question Q25.
- Discuter le signe de la force (répulsion justifiant la lévitation magnétique) et la stabilité de l'équilibre vis-à-vis des variations d'altitude z.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la force de Laplace axiale élémentaire et moyenne temporelle montrant un effet répulsif moyen permettant la lévitation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Un élément de fil de longueur \mathrm{d}\vec{\ell} = R\,\mathrm{d}\theta\,\widehat{\mathrm{e}}_\theta de la bobine \mathrm{N}^\circ\,2, parcouru par le courant I_2(z,t), subit la force de Laplace :
En intégrant sur la circonférence de rayon R, la composante radiale s'annule par symétrie cylindrique (\int_0^{2\pi}\widehat{\mathrm{e}}_r\,\mathrm{d}\theta = \vec{0}). La résultante sur les N_2 spires est donc purement axiale :
En injectant l'expression de B_r obtenue à la question Q26 :
on obtient :
On reconnaît l'inductance mutuelle à l'origine M_0 établie à la question Q24, ainsi que M(z) = M_0 f(z) :
Calculons la valeur moyenne temporelle du produit des courants sur une période T = \frac{2\pi}{\omega}. Avec I_1(t) = I\cos(\omega t) et I_2(z,t) = I\left[\beta(z)\sin(\omega t) - \alpha(z)\cos(\omega t)\right] (question Q25) :
En remplaçant \alpha(z) = \frac{\omega^2 L_2 G^2 M(z)}{1 + (\omega L_2 G)^2} (question Q25), la force moyenne s'écrit :
En fonction de la fonction adimensionnée f(z) :
Commentaires :
Signe de la force : La fonction f(z) est positive et strictement décroissante avec l'altitude z (\frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}z} < 0). Le signe « - » assure donc que :
\langle F_z \rangle > 0.La force moyenne est toujours dirigée vers le haut (+\widehat{\mathrm{e}}_z). Il s'agit d'une force répulsive exercée par la bobine \mathrm{N}^\circ\,1 sur la bobine \mathrm{N}^\circ\,2, conséquence directe de la loi de modération de Lenz. Cette force permet de compenser le poids de la bobine \mathrm{N}^\circ\,2 et d'assurer ainsi sa lévitation magnétique.
Influence de z et stabilité de l'équilibre : L'inductance mutuelle M(z) diminue lorsque z augmente ; l'amplitude de la force répulsive \langle F_z \rangle décroît donc lorsque la bobine s'éloigne (z \to \infty, \langle F_z \rangle \to 0). Il existe une position d'équilibre z_{\text{eq}} telle que \langle F_z(z_{\text{eq}}) \rangle = m_2 g.
- Si la bobine monte (z > z_{\text{eq}}), la force répulsive diminue : le poids l'emporte et la rappelle vers le bas.
- Si la bobine descend (z < z_{\text{eq}}), la force répulsive augmente et la repousse vers le haut.
L'équilibre en lévitation selon l'axe vertical est par conséquent stable.
Résultat
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