Corrigé détaillé Banque PT Physique A PT 2023 (page 2/3 : Partie II et partie III (questions 23 à 24))
Balade islandaise
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- Sujet moyen
- Faisable en PTSI : 22 questions sur 44, parties III et IV
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Partie II : Le transport d'eau chaude pour le chauffage
II-A · Profil de température dans l'épaisseur du pipe-line
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : loi de fourier, conductivité thermique, vecteur densité de flux thermique
Rappeler la loi de Fourier en donnant les noms des grandeurs y figurant. Quelle est leur signification physique ?
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Énoncer l'expression locale reliant densité de flux et gradient de température en précisant les unités du système international.
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Énoncé de \vec{\jmath}_{\text{th}} = -\lambda \vec{\nabla}T en précisant les noms et le sens physique du gradient et du flux thermique.
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La loi de Fourier régit le transfert thermique par conduction au sein de la matière. Elle s'écrit sous forme locale et vectorielle :
où :
- \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} (noté également \vec{\jmath}_Q) est le vecteur densité volumique de courant thermique (ou densité de flux thermique), exprimé en \mathrm{W \cdot m^{-2}}. Sa signification physique est la puissance thermique transitant par conduction à travers une unité de surface orientée : la puissance élémentaire traversant une surface \mathrm{d}\vec{S} s'écrit \delta\phi = \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} \cdot \mathrm{d}\vec{S}.
- \lambda est la conductivité thermique du milieu conducteur, exprimée en \mathrm{W \cdot m^{-1} \cdot K^{-1}}. C'est un paramètre caractéristique du matériau qui quantifie sa capacité à conduire la chaleur.
- T est le champ scalaire de température, exprimé en kelvins (\mathrm{K}).
- \vec{\operatorname{grad}} T est le gradient de température, exprimé en \mathrm{K \cdot m^{-1}}, qui indique la direction et le sens de la plus forte augmentation spatiale de la température.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Notions : flux thermique, symétrie
Justifier le fait que la puissance thermique qui traverse une longueur de tuyau est indépendante de .
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Faire un bilan thermique en régime stationnaire sur une tranche de barre sans source ni perte latérale.
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Pour établir l'indépendance de la puissance thermique \phi vis-à-vis de la cote z, on effectue un bilan d'énergie sur une tranche de conducteur d'épaisseur \mathrm{d}z en exploitant le caractère stationnaire du régime ainsi que les conditions aux limites (parois calorifugées).
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Invariance selon z et conservation du flux d'énergie en régime stationnaire sans perte axiale le long de la conduite.
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Considérons le système fermé constitué par la tranche infinitésimale de conducteur comprise entre les cotes z et z + \mathrm{d}z, de section S, pendant une durée \mathrm{d}t :
Régime stationnaire : la température en tout point est indépendante du temps, donc l'énergie interne du système est constante :
\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}t} = 0- Absence de sources et de puits internes d'énergie thermique.
- Isolation latérale : les parois latérales sont calorifugées, aucun échange thermique ne s'effectue à travers la surface latérale (\vec{\jmath}_{\mathrm{th}} \cdot \vec{n}_{\mathrm{lat}} = 0).
Le premier principe de la thermodynamique appliqué à ce système entre les instants t et t + \mathrm{d}t donne pour le bilan thermique :
où \phi(z) est la puissance thermique pénétrant dans la tranche par la section en z, et \phi(z+\mathrm{d}z) celle qui en ressort en z+\mathrm{d}z.
Il vient alors :
La puissance thermique traversant une section droite quelconque du tuyau est donc rigoureusement indépendante de z.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : loi de fourier, équation de la chaleur
Évaluer l'expression du flux qui traverse la section dans le sens des croissants en fonction des données ainsi que la loi de température .
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Intégrer le flux thermique surfacique constant à travers la section S pour expliciter le profil linéaire de température.
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Intégration en coordonnées cartésiennes : profil affine de température T(z) et flux stationnaire conservatif \phi = \frac{\lambda S}{L}(T_1 - T_2).
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Le flux thermique \phi à travers une section droite S orientée selon les z croissants s'écrit, d'après la loi de Fourier rappelée en Q7 :
D'après la question Q8, le flux \phi est indépendant de z en régime stationnaire. Par conséquent :
La dérivée spatiale de la température étant constante, le profil de température est affine :
Les conditions aux limites imposées par les thermostats s'écrivent :
- en z = 0 : T(0) = T_0 \implies B = T_0 ;
- en z = L : T(L) = T_1 \implies A L + T_0 = T_1 \implies A = \frac{T_1 - T_0}{L}.
On en déduit la loi de température dans la barre :
En réinjectant le gradient de température \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} = \frac{T_1 - T_0}{L} dans l'expression de \phi, on obtient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : résistance thermique, analogie électrique
Définir la résistance thermique de la barre et l'exprimer en fonction des caractéristiques de celle-ci.
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Définir la résistance thermique par le rapport de l'écart de température sur le flux thermique traversant.
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Définition par analogie avec la loi d'Ohm : R_{\text{th}} = \frac{\Delta T}{\phi} = \frac{L}{\lambda S}.
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Par analogie avec la loi d'Ohm en électrocinétique (U = R_{\text{élec}} I), la résistance thermique R_{\text{th}} d'un élément conducteur reliant une zone à la température T_0 à une zone à la température T_1 est définie par le rapport de l'écart de température sur la puissance thermique \phi qui le traverse de la borne amont vers la borne aval :
D'après l'expression du flux thermique obtenue à la question Q9, \phi = \frac{\lambda S}{L}(T_0 - T_1), on en déduit l'expression de la résistance thermique en fonction des caractéristiques géométriques et thermophysiques de la barre :
Elle s'exprime en kelvins par watt (\mathrm{K\cdot W^{-1}}).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : résistance thermique, géométrie cylindrique
En déduire la résistance associée à la diffusion thermique pour une longueur de tuyau. Faire l'application numérique pour 1 m de tuyau avec les valeurs ; ; . On donne .
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Identifier l'expression de \mathcal{R} en comparant la relation fournie avec la définition d'une résistance thermique.
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- Par analogie avec la loi d'Ohm (définie à la question 10), identifier la résistance thermique comme le rapport de la différence de température motrice sur le flux thermique traversant la paroi cylindrique.
- Réaliser l'application numérique pour l = 1\text{ m} à l'aide des données fournies.
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Intégration du flux radial \phi = -\lambda (2\pi r l) \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} pour aboutir à R_{\text{th}} = \frac{\ln(R_{\max}/R_{\min})}{2\pi \lambda l} \approx 0{,}048\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}.
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Par définition, la résistance thermique \mathcal{R} d'une paroi cylindrique traversée par un flux thermique \phi orienté de l'intérieur (r = R_{\min}) vers l'extérieur (r = R_{\max}) s'écrit :
Une résistance thermique étant une grandeur intrinsèquement positive, l'expression du flux donnée dans l'énoncé conduit directement à :
Application numérique : Pour une longueur de tuyau l = 1\text{ m} :
- \frac{R_{\max}}{R_{\min}} = \frac{40\text{ cm}}{30\text{ cm}} = \frac{4}{3}
- \ln\left(\frac{4}{3}\right) \approx 0{,}3
- \lambda = 1\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}
En retenant deux chiffres significatifs cohérents avec la donnée \ln(4/3) \sim 0{,}3 :
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Notions : profil de température, conducto-convectif
Tracer l'allure du profil de température entre et .
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Représenter les sauts de température aux interfaces fluide-solide (convection) encadrant un profil logarithmique dans l'épaisseur du matériau.
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- Décomposer l'espace radial en trois régions physiques : le cœur de l'écoulement d'eau chaude (r \le R_{\min}^-), la paroi solide conductrice (R_{\min} \le r \le R_{\max}) et l'air ambiant (r \ge R_{\max}^+).
- Déterminer l'expression analytique du profil de température dans la paroi à partir de la conservation du flux thermique radial en coordonnées cylindriques afin de préciser sa courbure (convexité).
- Représenter les chutes de température associées aux résistances de conducto-convection au sein des couches limites thermiques aux interfaces intérieure et extérieure.
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Décroissance logarithmique dans l'épaisseur de la paroi et discontinuités de pente associées aux résistances conducto-convectives aux parois.
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Le transport thermique radial s'effectue à travers trois milieux successifs :
- Dans le fluide intérieur (eau chaude) et à l'interface interne (r \le R_{\min}) : L'eau liquide au cœur de la conduite est à une température uniforme T_{\text{eau}}. Au voisinage de la paroi interne (dans la couche limite thermique entre R_{\min}^- et R_{\min}), le phénomène de conducto-convection induit une chute de température de T(R_{\min}^-) = T_{\text{eau}} jusqu'à la température de surface intérieure du tube T(R_{\min}) = T_{R\min}.
Dans l'épaisseur de la paroi (R_{\min} \le r \le R_{\max}) : Le transfert thermique a lieu par conduction pure en régime stationnaire. En l'absence de terme source, le flux thermique traversant un cylindre de rayon r et de longueur l est conservatif :
\phi = j_Q(r) \cdot 2\pi r l = -2\pi \lambda l\, r\,\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} = \text{cte} > 0On en déduit :
\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} = -\frac{\phi}{2\pi\lambda l}\,\frac{1}{r} < 0 \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}r^2} = \frac{\phi}{2\pi\lambda l}\,\frac{1}{r^2} > 0Le profil de température est logarithmique, strictement décroissant et strictement convexe :
T(r) = T_{R\min} - (T_{R\min} - T_{R\max})\,\frac{\ln(r/R_{\min})}{\ln(R_{\max}/R_{\min})}- À l'interface externe et dans le fluide extérieur (r \ge R_{\max}) : Entre la surface externe R_{\max} et l'air ambiant non perturbé R_{\max}^+, la conducto-convection provoque une nouvelle chute de température de T(R_{\max}) = T_{R\max} jusqu'à la température ambiante T(R_{\max}^+) = T_{\text{ext}}. Au-delà (r \ge R_{\max}^+), la température est uniforme et égale à T_{\text{ext}}.
Le profil de température T(r) présente donc l'allure suivante :
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : loi de newton, résistance thermique
Que valent les deux résistances associées à la conducto-convection ?
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Appliquer la loi de Newton sur les surfaces cylindriques intérieure et extérieure de longueur l.
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Résistances d'interface : R_{\text{conv,int}} = \frac{1}{2\pi R_{\min} l h_{\text{int}}} et R_{\text{conv,ext}} = \frac{1}{2\pi R_{\max} l h_{\text{ext}}}.
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D'après la loi de Newton rappelée dans les données de l'énoncé, la puissance thermique surfacique échangée entre une surface à la température T et un fluide à la température T_{\text{ext}} s'écrit :
Pour une surface d'échange d'aire S isotherme, le flux thermique total traversant l'interface s'exprime par :
Par analogie avec la loi d'Ohm électrocinétique (\Delta T = \mathcal{R}_{\text{th}}\,\phi), la résistance thermique de conducto-convection associée s'identifie à :
Appliquons cette relation aux deux interfaces du tuyau cylindrique de longueur l :
À la surface intérieure (r = R_{\min}), la surface d'échange avec l'eau en écoulement a pour aire S_{\text{int}} = 2\pi R_{\min} l. La résistance de conducto-convection interne vaut :
\boxed{\mathcal{R}_{\text{int}} = \frac{1}{2\pi h R_{\min} l}}Pour une longueur de tuyau l = 1\text{ m}, avec R_{\min} = 0{,}30\text{ m} et h = 50\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1} :
\mathcal{R}_{\text{int}} = \frac{1}{2\pi \times 50 \times 0{,}30 \times 1} = \frac{1}{30\pi} \approx 1{,}1 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}À la surface extérieure (r = R_{\max}), la surface d'échange avec l'air extérieur a pour aire S_{\text{ext}} = 2\pi R_{\max} l. La résistance de conducto-convection externe vaut :
\boxed{\mathcal{R}_{\text{ext}} = \frac{1}{2\pi h' R_{\max} l}}Pour une longueur de tuyau l = 1\text{ m}, avec R_{\max} = 0{,}40\text{ m} et h' = 10\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1} :
\mathcal{R}_{\text{ext}} = \frac{1}{2\pi \times 10 \times 0{,}40 \times 1} = \frac{1}{8\pi} \approx 4{,}0 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Notions : analogie électrique, résistance thermique
Quel est le schéma électrique équivalent ? Quelle est la conductance thermique par unité de longueur de tuyau ?
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Associer en série les trois résistances thermiques radiales successives pour déduire la conductance linéique.
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- Par analogie avec l'électrocinétique, la température joue le rôle du potentiel et le flux thermique joue celui de l'intensité.
- Le transfert thermique radial s'effectuant successivement à travers l'interface interne, l'épaisseur du tuyau et l'interface externe, le même flux traverse ces trois milieux : les résistances thermiques sont donc en série.
- On en déduit la résistance thermique totale d'une portion de longueur l, puis la conductance linéique G_{\text{lin}} = \frac{1}{l\,\mathcal{R}_{\text{tot}}}.
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Association en série des trois résistances thermiques, donnant la conductance linéique G_{\text{lin}} = \frac{1}{l \sum R_i}.
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En régime stationnaire et en l'absence de sources internes de chaleur, le flux thermique radial \phi traversant la surface de rayon r est indépendant de r. Le flux est ainsi identique à travers :
- la couche limite interne en r = R_{\min} (résistance de conducto-convection \mathcal{R}_{\text{int}}) ;
- la paroi du tuyau pour R_{\min} \le r \le R_{\max} (résistance de conduction \mathcal{R}) ;
- la couche limite externe en r = R_{\max} (résistance de conducto-convection \mathcal{R}_{\text{ext}}).
Ces trois résistances sont donc connectées en série entre la température de l'eau T_{\text{eau}} = T(R_{\min}^-) et la température extérieure T_{\text{ext}} = T(R_{\max}^+).
La résistance thermique totale pour une longueur l de tuyau s'écrit :
En utilisant les expressions obtenues aux questions 11 et 13 :
La conductance thermique G est l'inverse de la résistance thermique, G = \frac{1}{\mathcal{R}_{\text{tot}}}. La conductance thermique par unité de longueur (conductance linéique) est alors définie par :
D'où l'expression :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
Notions : résistance thermique
Application numérique : déterminer l'ordre de grandeur de .
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Effectuer l'application numérique en sommant les trois contributions résistives calculées précédemment.
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Calcul numérique de G_{\text{lin}} à partir des résistances de convection et de conduction calculées précédemment.
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D'après l'expression établie à la question 14, la conductance thermique par unité de longueur s'écrit :
Calculons séparément chacun des termes du dénominateur :
Terme de conducto-convection interne :
\frac{1}{h R_{\min}} = \frac{1}{50 \times 0{,}30} = \frac{1}{15} \approx 0{,}067\text{ m}\cdot\text{K}\cdot\text{W}^{-1}Terme de conduction dans la paroi du tuyau :
\frac{1}{\lambda}\ln\left(\frac{R_{\max}}{R_{\min}}\right) = \frac{1}{1} \times 0{,}3 \approx 0{,}30\text{ m}\cdot\text{K}\cdot\text{W}^{-1}Terme de conducto-convection externe :
\frac{1}{h' R_{\max}} = \frac{1}{10 \times 0{,}40} = \frac{1}{4} = 0{,}25\text{ m}\cdot\text{K}\cdot\text{W}^{-1}
La somme des trois résistances thermiques linéiques vaut :
On en déduit la conductance linéique :
Résultat
II-B · Température de l'eau dans la conduite
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : premier principe, système ouvert
Rappeler la démonstration à l'aide du premier principe pour un écoulement stationnaire unidimensionnel dans un système ouvert (à une entrée et une sortie) du « principe industriel » :
en précisant la signification physique des grandeurs écrites.
Voir l'indiceIndice
Raisonner sur un système fermé coïncidant avec le fluide ouvert entre t et t+\mathrm{d}t, en explicitant les travaux de transvasement.
Voir la stratégieStratégie
Pour établir le premier principe pour un système ouvert en régime stationnaire :
- Définir un système fermé coïncident \Sigma^* à deux instants successifs t et t+\mathrm{d}t, constitué du volume de contrôle et des masses de fluide entrant et sortant.
- Écrire la variation d'énergie totale \mathrm{d}E_{\text{tot}} de ce système fermé en utilisant l'hypothèse de stationnarité.
- Exprimer les échanges d'énergie (travail des forces de pression, travail utile, transfert thermique) et regrouper les termes pour faire apparaître l'enthalpie massique h = u + P/\rho.
Voir la réponse courteRéponse courte
Démonstration classique du premier principe pour un écoulement stationnaire à l'aide d'un système fermé coïncident entre t et t+\mathrm{d}t.
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Considérons une conduite parcourue par un fluide en écoulement stationnaire unidimensionnel, présentant une section d'entrée e et une section de sortie s. On note \mathcal{V}_c le volume de contrôle fixe délimité par les parois internes de la conduite entre e et s.
Définissons le système fermé \Sigma^* à deux dates t et t+\mathrm{d}t :
- À l'instant t, \Sigma^*(t) est constitué de la matière contenue dans \mathcal{V}_c à laquelle on ajoute la tranche infinitésimale de masse \mathrm{d}m_e qui va pénétrer par e pendant \mathrm{d}t.
- À l'instant t+\mathrm{d}t, \Sigma^*(t+\mathrm{d}t) est constitué de la matière contenue dans \mathcal{V}_c à laquelle on ajoute la tranche de masse \mathrm{d}m_s qui est sortie par s pendant \mathrm{d}t.
En régime permanent (stationnaire), la conservation de la masse impose :
L'énergie totale d'une masse de fluide est la somme de son énergie interne U et de son énergie mécanique macroscopique E_{\text{mec}} = E_c + E_{p,\text{pes}} :
Pour le système fermé \Sigma^*, la variation d'énergie totale entre t et t+\mathrm{d}t s'écrit :
Comme le régime est stationnaire, l'état du fluide dans le volume fixe \mathcal{V}_c est indépendant du temps : E_{\text{tot}}(\mathcal{V}_c, t+\mathrm{d}t) = E_{\text{tot}}(\mathcal{V}_c, t). Il vient :
où \Delta X = X_s - X_e désigne la variation d'une grandeur massique entre la sortie et l'entrée.
D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué au système fermé \Sigma^* :
Le travail \delta W reçu par \Sigma^* se décompose en :
le travail des forces de pression extérieures appliquées en entrée et en sortie (forces de transvasement) :
\delta W_{\text{press}} = \vec{F}_{p,e} \cdot \vec{v}_e\,\mathrm{d}t + \vec{F}_{p,s} \cdot \vec{v}_s\,\mathrm{d}t = P_e S_e v_e\,\mathrm{d}t - P_s S_s v_s\,\mathrm{d}tEn introduisant les volumes massiques v_{m,e} = 1/\rho_e et v_{m,s} = 1/\rho_s, le volume balayé vaut S v\,\mathrm{d}t = \mathrm{d}m/\rho, d'où :
\delta W_{\text{press}} = \mathrm{d}m \left( \frac{P_e}{\rho_e} - \frac{P_s}{\rho_s} \right) = -\,\mathrm{d}m\,\Delta\left(\frac{P}{\rho}\right)- le travail utile \delta W_u = \mathrm{d}m\,w_u échangé avec des parties mobiles (pales de turbine, pompe, etc.) ;
- les parois indéformables de la conduite ne fournissent aucun travail.
Le transfert thermique reçu s'écrit \delta Q = \mathrm{d}m\,q.
En rassemblant les termes dans le premier principe :
En divisant par \mathrm{d}m et en regroupant les grandeurs à l'entrée et à la sortie :
L'enthalpie massique étant définie par h = u + \dfrac{P}{\rho}, on obtient le « principe industriel » :
Signification physique des grandeurs écrites :
- \Delta h = h_s - h_e : variation d'enthalpie massique du fluide entre la sortie et l'entrée (\mathrm{J\cdot kg^{-1}}) ;
- \Delta e_{\text{mec}} = \Delta\left(\frac{1}{2}v^2 + g z\right) : variation de l'énergie mécanique massique (cinétique et potentielle de pesanteur) du fluide entre la sortie et l'entrée (\mathrm{J\cdot kg^{-1}}) ;
- q = \dfrac{\delta Q}{\mathrm{d}m} : transfert thermique massique reçu par le fluide à travers les parois de la conduite (\mathrm{J\cdot kg^{-1}}) ;
- w_u = \dfrac{\delta W_u}{\mathrm{d}m} : travail mécanique utile massique échangé avec l'extérieur, hors travail des forces de pression aux frontières fluides (associé à des organes mobiles tels qu'une turbine ou une pompe) (\mathrm{J\cdot kg^{-1}}).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : conservation de la masse, débit volumique
Quelle est la vitesse de l'eau à l'entrée ? Pourquoi peut-elle être supposée uniforme dans le tuyau ?
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Relier le débit volumique à la section intérieure du tuyau et exploiter l'incompressibilité du liquide.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la section droite intérieure de la conduite à partir du rayon intérieur R_{\min}.
- Exprimer puis calculer la vitesse d'écoulement à l'entrée à l'aide de la définition du débit volumique D_v = v S.
- Justifier l'uniformité de la vitesse à la fois sur la section droite (absence de viscosité) et le long du tuyau (incompressibilité et section constante).
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Conservation du débit volumique D_v = S v pour un écoulement incompressible à section constante, d'où la vitesse uniforme v.
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L'eau liquide s'écoule à l'intérieur du cylindre creux de rayon intérieur R_{\min}. La section de passage du fluide vaut :
Le débit volumique D_v s'exprime en fonction de la vitesse moyenne v par D_v = v S. On en déduit l'expression de la vitesse de l'eau à l'entrée :
Application numérique : Avec D_v = 500\text{ L}\cdot\text{s}^{-1} = 0{,}500\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} et R_{\min} = 0{,}30\text{ m} :
Uniformité de la vitesse dans le tuyau :
- Sur une section droite transverse : d'après les données de l'énoncé, l'eau liquide présente une « viscosité négligeable ». Dans le cadre de l'écoulement d'un fluide parfait sans frottement visqueux, il n'y a pas de condition d'adhérence aux parois ni de gradient transversal de vitesse (profil plat ou écoulement « bouchon ») ; la vitesse est donc uniforme sur toute la section.
- Le long de la conduite (selon x) : le fluide est supposé incompressible et indilatable (\rho = \text{cte}), la section droite S est constante sur toute la longueur et l'écoulement est stationnaire. La conservation du débit massique D_m = \rho S v = \text{cte} implique que la vitesse v reste constante et uniforme le long de tout le trajet.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
Notions : premier principe, bilan d'énergie
On suppose par la suite que la température de l'eau ne dépend que de la variable , et on néglige les phénomènes de diffusion thermique en son sein. Appliquer l'égalité écrite à la question 16 à la portion d'eau contenue entre et en négligeant la variation d'énergie potentielle de pesanteur au cours de l'écoulement. On écrira une expression liant et .
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Appliquer le premier principe industriel à la tranche entre x et x+\mathrm{d}x en exprimant le transfert thermique surfacique reçu à travers la paroi.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe pour un système ouvert en régime stationnaire entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x.
- Évaluer chaque terme de l'égalité \Delta h + \Delta e_{\text{mec}} = q + w_u : travail utile, énergie cinétique, énergie potentielle, variation d'enthalpie et transfert thermique reçu.
- Relier le transfert thermique massique q au flux thermique reçu à travers la paroi latérale sur la longueur \mathrm{d}x via la conductance linéique G_{\text{lin}}.
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Application du premier principe en écoulement stationnaire : D_m c\,\mathrm{d}T = \delta \Phi = G_{\text{lin}}(T_{\text{ext}} - T(x))\mathrm{d}x.
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Considérons une tranche d'eau s'écoulant de x à x + \mathrm{d}x en régime stationnaire. On applique le premier principe industriel établi à la question Q16 :
Détaillons les différents termes :
Il n'y a pas de partie mobile (pas de turbine ni de pompe entre x et x+\mathrm{d}x), donc le travail utile massique est nul :
w_u = 0- L'écoulement est stationnaire et l'eau est modélisée par un fluide incompressible de masse volumique \rho uniforme dans une conduite de section droite constante. D'après la question Q17, la vitesse d'écoulement v est uniforme le long du tuyau, d'où \Delta e_c = 0.
L'énoncé indique de négliger la variation d'énergie potentielle de pesanteur : \Delta e_p = 0. On en déduit :
\Delta e_{\text{mec}} = \Delta e_c + \Delta e_p = 0Pour un liquide assimilé à une phase condensée incompressible et indilatable de capacité thermique massique c, la variation massique d'enthalpie se réduit à :
\Delta h = h(x+\mathrm{d}x) - h(x) = c\,\mathrm{d}T(x) = c\,\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}\,\mathrm{d}xPendant la durée \mathrm{d}t, la masse de fluide traversant la tranche est :
\mathrm{d}m = D_m\,\mathrm{d}t = \rho D_v\,\mathrm{d}tLe transfert thermique élémentaire reçu de l'extérieur par le tronçon de longueur \mathrm{d}x s'exprime à l'aide de la conductance thermique linéique G_{\text{lin}} définie à la question Q14 :
\delta Q = \delta\Phi\,\mathrm{d}t = G_{\text{lin}}\,\mathrm{d}x\,\big(T_{\text{ext}} - T(x)\big)\,\mathrm{d}tLe transfert thermique massique s'écrit alors :
q = \frac{\delta Q}{\mathrm{d}m} = \frac{G_{\text{lin}}\,\big(T_{\text{ext}} - T(x)\big)\,\mathrm{d}x}{\rho D_v}
En injectant ces résultats dans le premier principe, on obtient :
soit, sous forme différentielle :
Résultat
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de diffusion, analyse dimensionnelle
En déduire que l'équation différentielle vérifiée par peut s'écrire sous la forme
en précisant expression et dimension de .
Voir l'indiceIndice
Diviser par \mathrm{d}x pour obtenir la dérivée spatiale et identifier le facteur \delta par homogénéité à une longueur.
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Mise sous forme canonique et identification de la longueur caractéristique \delta = \frac{\rho c D_v}{G_{\text{lin}}}.
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D'après le bilan énergétique établi à la question Q18, la température de l'eau T(x) vérifie :
En développant et en regroupant les termes dépendant de T(x) dans le membre de gauche :
En divisant cette relation par la quantité non nulle \rho D_v c, il vient :
Par identification directe avec la forme demandée :
on en déduit l'expression de la grandeur \delta :
Dimension de \delta :
Par l'équation différentielle : le terme \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} est homogène à une température divisée par une longueur, soit [\Theta]\cdot [L]^{-1}. Pour que tous les termes soient homogènes, le terme \frac{T}{\delta} doit posséder la même dimension, d'où :
[\delta] = [L]Par l'expression littérale :
- \rho D_v c a pour unité \mathrm{(kg\cdot m^{-3})\cdot (m^3\cdot s^{-1})\cdot (J\cdot kg^{-1}\cdot K^{-1})} = \mathrm{J\cdot s^{-1}\cdot K^{-1}} = \mathrm{W\cdot K^{-1}},
- G_{\text{lin}} s'exprime en \mathrm{W\cdot K^{-1}\cdot m^{-1}},
ce qui confirme que \delta s'exprime en mètres (\mathrm{m}).
La grandeur \delta est donc homogène à une longueur.
Résultat
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Notions : équation différentielle
En déduire la loi de température ?
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Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre avec la condition initiale T(0) = T_0.
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- Résoudre l'équation différentielle linéaire d'ordre 1 à coefficients constants établie à la question Q19 en déterminant la solution générale de l'équation homogène et une solution particulière constante.
- Déterminer la constante d'intégration à l'aide de la condition aux limites en x=0, où l'eau entre dans la conduite à la température T_0.
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Résolution de l'équation différentielle du premier ordre : T(x) = T_{\text{ext}} + (T(0) - T_{\text{ext}})\exp(-x/\delta).
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D'après la question Q19, la température T(x) de l'eau vérifie l'équation différentielle linéaire du premier ordre :
La solution générale de l'équation homogène associée est :
Une solution particulière évidente (car constante) est T_p(x) = T_{\text{ext}}. La solution générale de l'équation s'écrit donc :
L'eau pénètre dans la conduite en x = 0 à la température T(0) = T_0, ce qui impose :
On en déduit la loi de température le long de la canalisation :
Résultat
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
Notions : bilan d'énergie
Quelle est la température de l'eau quand elle arrive dans la capitale Reykjavik (altitude 40 m) qui est à une distance d'environ 50 km de la station Svarsengi (altitude 240 m) de pompage de l'eau souterraine proche de Grindavik (illustration 5) ? On prendra une température extérieure égale à () en été et égale à () en hiver. On donne .
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Calculer le rapport L/\delta pour utiliser la valeur numérique de l'exponentielle donnée dans l'énoncé.
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- Exprimer le rapport sans dimension \frac{x}{\delta} pour la distance x = 50\text{ km} à l'aide de la valeur de \delta établie en Q19 et des données numériques fournies.
- Identifier l'adéquation avec la donnée \exp(-0{,}25) = 0{,}78.
- Calculer la température d'arrivée T(x) pour chacun des deux cas (été et hiver) en exploitant l'expression de T(x) issue de la question Q20.
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Calcul numérique de la température finale après 50 km de trajet en été et en hiver à l'aide de l'exponentielle fournie.
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D'après la question Q20, le profil de température de l'eau le long de la conduite est donné par :
où la longueur caractéristique de transfert thermique s'écrit (d'après la question Q19) :
Calculons numériquement la valeur de cette échelle de longueur :
On obtient :
Pour un transport sur une distance x = 50\text{ km} = 50\times 10^3\text{ m} :
L'énoncé fournissant la valeur \exp(-0{,}25) = 0{,}78, on adopte l'approximation suggérée \frac{x}{\delta} \approx 0{,}25, d'où :
1. En été (T_{\text{ext}1} = 285\text{ K} = 12^\circ\text{C}) :
2. En hiver (T_{\text{ext}2} = 273\text{ K} = 0^\circ\text{C}) :
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : analyse dimensionnelle, transfert thermique
Justifier qu'on puisse négliger la variation d'énergie potentielle de pesanteur en question 18 ainsi que la variation de la température avec la variable dans le tuyau dans la partie II-A.
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Comparer l'ordre de grandeur de la variation d'énergie potentielle massique g\Delta z à la variation d'enthalpie massique c\Delta T.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer l'ordre de grandeur de la variation d'énergie potentielle de pesanteur massique |\Delta e_{\mathrm{pp}}| à celui de la variation d'enthalpie massique |\Delta h| \approx c|\Delta T| entre Grindavík et Reykjavík.
Discuter la dépendance en z selon les deux interprétations possibles de la notation de l'énoncé :
- si z désigne la coordonnée axiale (notée Oz en début de partie II-A et dans le formulaire) : comparer les échelles caractéristiques et les gradients thermiques axial et radial ;
- si z désigne la coordonnée verticale transverse : invoquer les hypothèses du sujet (conductivité infinie de l'eau) et le brassage turbulent.
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Justification par comparaison des ordres de grandeur : g\Delta z \ll c\Delta T et dominance de l'advection sur la conduction axiale.
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1. Négligence de la variation d'énergie potentielle de pesanteur
Entre la station de pompage de Svartsengi (altitude z_1 = 240\text{ m}) et Reykjavík (altitude z_2 = 40\text{ m}), la variation d'altitude vaut \Delta z_{\text{alt}} = z_2 - z_1 = -200\text{ m}.
La variation d'énergie potentielle de pesanteur par unité de masse s'écrit :
Parallèlement, la chute de température de l'eau sur le trajet est de l'ordre de |\Delta T| \approx 17\text{ K} à 20\text{ K} (d'après la question Q21). La variation d'enthalpie massique associée vaut :
On constate que :
Sur chaque tranche élémentaire \mathrm{d}x, la variation d'énergie potentielle est donc tout à fait négligeable devant la variation d'enthalpie :
2. Négligence de la variation de température avec la variable z
Si z désigne la coordonnée axiale du tuyau (axe noté Oz dans les questions 7 à 10 ainsi que dans le rappel du gradient cylindrique) :
La longueur caractéristique de variation axiale de température est \delta \approx 190\text{ km}, tandis que l'épaisseur radiale de la paroi est e = R_{\max} - R_{\min} = 0{,}10\text{ m}.Les gradients thermiques correspondants sont dans un rapport :
\frac{\left|\frac{\partial T}{\partial x}\right|}{\left|\frac{\partial T}{\partial r}\right|} \sim \frac{\frac{\Delta T_{\text{ligne}}}{L}}{\frac{\Delta T_{\text{paroi}}}{e}} \sim \frac{\frac{20}{50\times 10^3}}{\frac{10}{0{,}10}} \sim \frac{4\times 10^{-4}}{100} \sim 4\times 10^{-6} \ll 1Le transfert thermique par conduction le long de l'axe est donc totalement négligeable devant la diffusion thermique radiale à travers la paroi.
Si z désigne la coordonnée verticale au sein de la section du fluide :
D'une part, l'énoncé stipule que l'eau liquide possède « une conductivité thermique infinie », ce qui homogénéise instantanément la température dans la section droite.
D'autre part, le nombre de Reynolds de l'écoulement vaut :\mathrm{Re} = \frac{\rho v (2R_{\min})}{\eta} \sim \frac{10^3 \times 1{,}8 \times 0{,}60}{10^{-3}} \approx 10^6 \gg 2000L'écoulement est donc fortement turbulent : le brassage convectif empêche toute stratification thermique verticale selon z.
Dans les deux acceptions, l'hypothèse d'invariance selon z est pleinement justifiée.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Partie III : Les centrales géothermiques
III-A · Fonctionnement de la centrale
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : machine synchrone, conversion électromécanique
Préciser quelle est la forme d'énergie transmise de la turbine à l'alternateur ainsi que celle transmise de l'alternateur au transformateur ? Quels sont l(es) élément(s) transducteur(s) du processus ? Quels sont les types de pertes énergétiques à envisager sur les différentes étapes ?
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Détailler la chaîne énergétique (mécanique, électrique) et citer les causes de dissipation (frottements, pertes fer, effet Joule).
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Pour répondre précisément aux trois volets de la question :
- Identifier la nature physique des grandeurs transmises le long de la chaîne cinématique et électrique (arbre mécanique puis conducteurs électriques).
- Rappeler la définition d'un transducteur (dispositif convertissant une forme d'énergie en une autre) et repérer les éléments qui opèrent une telle conversion.
- Recenser de façon systématique les mécanismes de dissipation (thermique, mécanique, électrique, magnétique) pour chaque organe de la centrale.
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Énergie mécanique de rotation convertie en énergie électrique par l'alternateur ; pertes par frottement, ferromagnétiques et effet Joule.
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1. Formes d'énergie transmises :
- De la turbine à l'alternateur, l'énergie est transmise sous forme d'énergie mécanique (travail d'un couple de forces via l'arbre de rotation).
- De l'alternateur au transformateur, l'énergie est transmise sous forme d'énergie électrique (courant alternatif sous tension alternative).
2. Éléments transducteurs : Un transducteur est un système convertissant une forme d'énergie en une autre. Les éléments transducteurs de la chaîne sont :
- La turbine, qui convertit l'énergie thermique et cinétique de la vapeur (énergie fluidique/thermodynamique) en énergie mécanique de rotation ;
- L'alternateur, qui convertit l'énergie mécanique en énergie électrique grâce au phénomène d'induction électromagnétique.
Remarque : Le transformateur n'est pas à proprement parler un transducteur de forme d'énergie, car il modifie les grandeurs électriques (tension, intensité) sans changer la nature électrique de l'énergie.
3. Pertes énergétiques à envisager :
- Canalisations et forage : transferts thermiques dissipatifs avec le milieu extérieur et pertes de charge visqueuses lors de l'écoulement de l'eau et de la vapeur.
- Turbine : frottements mécaniques (paliers, roulements), turbulences du fluide et enthalpie résiduelle emportée par la vapeur à l'échappement.
Alternateur :
- pertes mécaniques (frottements d'axe, résistance de l'air) ;
- pertes par effet Joule dans les bobinages conducteurs (R I^2) ;
- pertes magnétiques dites « pertes fer » (courants de Foucault et hystérésis dans les matériaux ferromagnétiques).
- Transformateur : pertes par effet Joule dans les enroulements primaire et secondaire, ainsi que des pertes magnétiques (« pertes fer » par courants de Foucault et hystérésis dans le circuit magnétique).
Question 24
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : puissance électrique
La centrale de Svarsengi produit une puissance électrique nette de 80 MW. Déterminer la quantité de dioxyde de carbone émise en un an de fonctionnement. Comparer à la quantité produite par une centrale à charbon équivalente.
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Calculer l'énergie électrique produite en une année (E = \mathcal{P}\times\Delta t) en kWh puis multiplier par les émissions spécifiques données.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer l'énergie électrique totale E_e produite par la centrale en un an à puissance nominale constante.
- En déduire la masse de dioxyde de carbone émise par la centrale géothermique à partir du taux d'émission massique fourni.
- Effectuer le même calcul pour une centrale thermique à charbon équivalente et comparer les deux valeurs.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des rejets de \mathrm{CO}_2 sur un an à partir de la puissance moyenne et comparaison favorable avec une centrale thermique à charbon.
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Une année compte :
À une puissance électrique continue \mathcal{P} = 80\text{ MW} = 80 \times 10^3\text{ kW}, l'énergie électrique produite en un an s'élève à :
D'après le préambule de la partie III, la production géothermique libère e_{\text{géo}} = 80\text{ g}\cdot\text{kWh}^{-1} = 0{,}080\text{ kg}\cdot\text{kWh}^{-1} de \mathrm{CO_2}. La masse annuelle de dioxyde de carbone émise par la centrale de Svartsengi est donc :
Pour une « bonne » centrale à charbon produisant la même quantité d'électricité, le taux d'émission vaut e_{\text{charbon}} = 1\text{ kg}\cdot\text{kWh}^{-1}. La masse émise serait alors :
En comparant les deux émissions :
Une centrale à charbon émet ainsi 12{,}5 fois plus de dioxyde de carbone (soit une réduction de 92\,\% grâce à la géothermie).
Résultat
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