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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 TSI 2020

Utilisations des matériaux piézoélectriques

Le sujet en bref

Sujet accessible · Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire, Amplificateur linéaire intégré et oscillateurs électroniques, Cinématique et dynamique du point · 15 incontournables · 38 questions de première année
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Ce sujet explore la richesse applicative des matériaux piézoélectriques à travers quatre parties totalement indépendantes, balayant la métrologie des forces, la sécurité automobile, la récupération autonome d'énergie et l'oscillation haute stabilité. L'épreuve mobilise une électrocinétique très soignée autour de montages à amplificateurs linéaires intégrés, couplée à une mécanique newtonienne classique en référentiels galiléen et non galiléen.

Très équilibré et progressif, ce sujet constitue un excellent support de révision transversale pour les concours. Les calculs y sont guidés et les applications numériques immédiatement interprétables sur le plan physique et technologique. La question de synthèse sur le comparateur à seuil valorise particulièrement la prise d'initiative et le dimensionnement de composants réels.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 15 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

15 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en TSI1 : 32 questions sur 45, parties III, II.A, II.B et IV.B.

Où gagner des points

37 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (37) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

45 questions
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Partie I : Utilisation en capteur de forces

A · Mesure de l'intensité d'une force s'exerçant sur une lame piézoélectrique

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI

Notions : amplificateur linéaire intégré, régime linéaire, diviseur de tension

Après avoir rappelé le modèle de l'amplificateur linéaire intégré idéal, exprimer la tension en fonction de , et des différentes résistances (figure 1).

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Millman aux bornes inverseuse et non-inverseuse de l'ALI en exploitant l'égalité des potentiels d'entrée en régime linéaire.

Voir la stratégie
  1. Rappeler les caractéristiques du modèle de l'amplificateur linéaire intégré (ALI) idéal en régime linéaire.
  2. Déterminer le potentiel V^+ sur l'entrée non inverseuse en tenant compte du courant d'entrée i_+.
  3. Exprimer le potentiel V^- sur l'entrée inverseuse à l'aide du théorème de Millman (ou d'un diviseur de tension), puis appliquer l'égalité des potentiels V^+ = V^-.
Voir la réponse courte

ALI idéal : courants d'entrée nuls et \varepsilon = 0, d'où l'expression de V_e par pont diviseur ou Millman.

Voir le corrigé complet

Le modèle de l'amplificateur linéaire intégré (ALI) idéal en régime linéaire repose sur les hypothèses suivantes :

  • des impédances d'entrée infinies, ce qui impose des courants d'entrée nuls :

    i_+ = i_- = 0
  • un gain différentiel infini (\mu_d \to \infty), ce qui implique, en régime linéaire (assuré ici par la boucle de rétroaction négative reliant la sortie à la borne inverseuse), une tension différentielle d'entrée nulle :

    \varepsilon = V^+ - V^- = 0 \iff V^+ = V^-
  • une impédance de sortie nulle (R_s = 0).

Déterminons les potentiels des bornes d'entrée :

  • Sur la borne non inverseuse (+) : le courant traversant le résistor R_1 est nul (i_+ = 0), il n'y a donc aucune chute ohmique à ses bornes :

    V^+ = V_e
  • Sur la borne inverseuse (-) : en appliquant le théorème de Millman au nœud inverseur (avec i_- = 0) :

    V^- = \frac{\dfrac{e_1}{R_3} + \dfrac{V_s}{R_2}}{\dfrac{1}{R_3} + \dfrac{1}{R_2}} = \frac{R_2 e_1 + R_3 V_s}{R_2 + R_3}

Comme V^+ = V^-, on en déduit l'expression de la tension V_e :

\boxed{V_e = \frac{R_2 e_1 + R_3 V_s}{R_2 + R_3}}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI

Notions : amplificateur linéaire intégré

On donne : , , et . On mesure , en déduire .

Voir l'indice

Injecter directement les valeurs numériques fournies dans la relation littérale liant V_e, e_1 et V_s.

Voir la réponse courte

Application numérique directe de l'expression obtenue à la question précédente pour calculer V_e.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q1 :

V_e = \frac{R_2 e_1 + R_3 V_s}{R_2 + R_3}

La résistance R_1 n'intervient pas dans le calcul puisque le courant d'entrée i_+ de l'ALI idéal est nul.

Effectuons l'application numérique avec les valeurs fournies :

  • R_2 = 6{,}5\text{ k}\Omega
  • R_3 = 1{,}0\text{ k}\Omega
  • e_1 = 100\text{ mV} = 0{,}100\text{ V}
  • V_s = 6{,}50\text{ V}
\begin{aligned} V_e &= \frac{6{,}5\text{ k}\Omega \times 0{,}100\text{ V} + 1{,}0\text{ k}\Omega \times 6{,}50\text{ V}}{6{,}5\text{ k}\Omega + 1{,}0\text{ k}\Omega} \\ &= \frac{0{,}65 + 6{,}50}{7{,}5}\text{ V} = \frac{7{,}15}{7{,}5}\text{ V} \approx 0{,}953\text{ V} \end{aligned}

En tenant compte des deux chiffres significatifs des résistances R_2 et R_3 :

\boxed{V_e = 0{,}95\text{ V}}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : capteur piézoélectrique, capacité

Sachant que et que , déterminer l'intensité de la force s'exerçant sur la lame.

Voir l'indice

Utiliser l'égalité constitutive q = C V_e = K F pour exprimer puis calculer la force F.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la relation électromécanique liant la charge, la tension et la force donnée dans le préambule de la partie I.A.
  2. Isoler l'intensité F de la force \vec{F} et effectuer l'application numérique avec deux chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Utilisation de la relation charge-force q = KF et de q = CV_e pour déduire l'intensité F = CV_e/K.

Voir le corrigé complet

D'après le préambule de la sous-partie I.A, la charge q développée sur les faces de la lame piézoélectrique vérifie :

q = C V_e = K F

On en déduit directement l'expression de l'intensité F de la force \vec{F} :

F = \frac{C V_e}{K}

En reprenant la valeur exacte de V_e obtenue à la question Q2 (V_e = \frac{7{,}15}{7{,}5}\text{ V} \approx 0{,}953\text{ V}) :

\begin{aligned} F &= \frac{8{,}0 \times 10^{-13}\text{ F} \times 0{,}953\text{ V}}{1{,}0 \times 10^{-12}\text{ C}\cdot\text{N}^{-1}} \\ F &\approx 0{,}76\text{ N} \end{aligned}
\boxed{F = 0{,}76\text{ N}}

Résultat

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B · Mesure de la fréquence d'une force excitatrice sinusoïdale s'exerçant sur une lame

Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 10 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI

Notions : fonction de transfert, amplificateur linéaire intégré, filtre passe-bande

Déterminer l'expression de la fonction de transfert du filtre de la figure 2 et la mettre sous la forme

en précisant les expressions de , et en fonction de , , et .

Voir l'indice

Écrire le théorème de Millman à l'entrée inverseuse en sommant les courants par admittance, puis mettre le dénominateur sous la forme canonique demandée.

Voir la stratégie
  1. Modéliser l'ALI idéal en régime linéaire (i^+ = i^- = 0 et V^+ = V^- = 0) pour exprimer la fonction de transfert \underline{H}(j\omega) = \frac{\underline{V}_s}{\underline{V}_e} = -\frac{\underline{Z}_2}{\underline{Z}_1} d'un amplificateur inverseur.
  2. Exprimer les impédances complexes \underline{Z}_1 (association série R_1, C_1) et \underline{Z}_2 (association parallèle R_2, C_2).
  3. Réarranger le dénominateur pour identifier la forme canonique demandée et en déduire A, \omega_1 et \omega_2.
Voir la réponse courte

Théorème de Millman sur les entrées de l'ALI pour déterminer la fonction de transfert sous forme canonique.

Voir le corrigé complet

L'amplificateur linéaire intégré est supposé idéal et fonctionne en régime linéaire :

i^+ = i^- = 0 \quad \text{et} \quad \varepsilon = V^+ - V^- = 0

La borne non-inverseuse étant reliée à la masse (V^+ = 0), la borne inverseuse est à la masse virtuelle :

V^- = 0

L'impédance de la branche d'entrée (association série de C_1 et R_1) vaut :

\underline{Z}_1 = R_1 + \frac{1}{jC_1\omega} = \frac{1 + jR_1C_1\omega}{jC_1\omega}

L'impédance de la branche de contre-réaction (association parallèle de R_2 et C_2) s'écrit :

\frac{1}{\underline{Z}_2} = \frac{1}{R_2} + jC_2\omega = \frac{1 + jR_2C_2\omega}{R_2} \implies \underline{Z}_2 = \frac{R_2}{1 + jR_2C_2\omega}

En appliquant la loi des nœuds en termes de potentiels au nœud inverseur (i^- = 0) :

\frac{\underline{V}_e - 0}{\underline{Z}_1} + \frac{\underline{V}_s - 0}{\underline{Z}_2} = 0 \implies \underline{H}(j\omega) = \frac{\underline{V}_s}{\underline{V}_e} = -\frac{\underline{Z}_2}{\underline{Z}_1}

En remplaçant \underline{Z}_1 et \underline{Z}_2 par leurs expressions :

\begin{aligned} \underline{H}(j\omega) &= -\frac{R_2}{1 + jR_2C_2\omega} \times \frac{jC_1\omega}{1 + jR_1C_1\omega} \\ &= -\frac{jR_2C_1\omega}{1 - R_1R_2C_1C_2\omega^2 + j(R_1C_1 + R_2C_2)\omega} \end{aligned}

Divisons le numérateur et le dénominateur par le terme imaginaire j(R_1C_1 + R_2C_2)\omega :

\begin{aligned} \underline{H}(j\omega) &= -\frac{\dfrac{R_2C_1}{R_1C_1 + R_2C_2}}{1 + \dfrac{1 - R_1R_2C_1C_2\omega^2}{j(R_1C_1 + R_2C_2)\omega}} \\ &= -\frac{\dfrac{R_2C_1}{R_1C_1 + R_2C_2}}{1 + j\left(\dfrac{R_1R_2C_1C_2\omega}{R_1C_1 + R_2C_2} - \dfrac{1}{(R_1C_1 + R_2C_2)\omega}\right)} \end{aligned}

Par identification avec la forme imposée \underline{H}(j\omega) = -\dfrac{A}{1 + j(\omega/\omega_1 - \omega_2/\omega)}, on obtient :

\boxed{A = \frac{R_2C_1}{R_1C_1 + R_2C_2}}
\boxed{\omega_1 = \frac{R_1C_1 + R_2C_2}{R_1R_2C_1C_2} = \frac{1}{R_1C_1} + \frac{1}{R_2C_2}}
\boxed{\omega_2 = \frac{1}{R_1C_1 + R_2C_2}}

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : filtre passe-bande

Indiquer quelle est la nature de ce filtre.

Voir l'indice

Examiner le comportement asymptotique du gain aux pulsations nulles et infinies pour identifier le type de filtrage.

Voir la stratégie

Pour déterminer la nature d'un filtre à partir de sa fonction de transfert :

  1. On étudie le comportement asymptotique du gain en basses fréquences (\omega \to 0) et en hautes fréquences (\omega \to \infty).
  2. On examine la valeur du gain à une pulsation intermédiaire pour conclure sur la bande passante.
Voir la réponse courte

Comportements limites basse fréquence (\underline{H}\to 0) et haute fréquence (\underline{H}\to 0) : il s'agit d'un passe-bande.

Voir le corrigé complet

D'après la fonction de transfert établie à la question Q4 :

\underline{H}(\mathrm{j}\omega) = -\frac{A}{1 + \mathrm{j}\left(\dfrac{\omega}{\omega_1} - \dfrac{\omega_2}{\omega}\right)}

le gain du filtre s'écrit :

G(\omega) = |\underline{H}(\mathrm{j}\omega)| = \frac{A}{\sqrt{1 + \left(\dfrac{\omega}{\omega_1} - \dfrac{\omega_2}{\omega}\right)^2}}

Examinons les comportements aux limites :

  • À basse fréquence (\omega \to 0) : \dfrac{\omega_2}{\omega} \to +\infty, donc G(\omega) \to 0 ;
  • À haute fréquence (\omega \to \infty) : \dfrac{\omega}{\omega_1} \to +\infty, donc G(\omega) \to 0 ;
  • Pour la pulsation intermédiaire \omega = \sqrt{\omega_1 \omega_2} : le terme imaginaire s'annule et le gain est maximal, valant G = A \neq 0.

Le filtre atténue donc à la fois les très basses et les très hautes fréquences, tout en transmettant une bande intermédiaire autour de sa fréquence centrale.

\boxed{\text{Il s'agit d'un filtre passe-bande (du second ordre).}}

Résultat

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : pulsation de résonance, gain maximal

Montrer que le gain passe par un maximum pour une pulsation que l'on exprimera en fonction de et .

Voir l'indice

Chercher la pulsation qui annule la partie imaginaire du dénominateur, minimisant ainsi le module de ce dernier.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le gain G(\omega) = |\underline{H}(j\omega)| à partir de la fonction de transfert établie à la question Q4.
  2. Étudier le dénominateur de cette expression : la somme de 1 et d'un carré est minimale lorsque le terme au carré s'annule, ce qui donne directement la pulsation réalisant le maximum de gain.
Voir la réponse courte

Le gain est maximal lorsque la partie imaginaire du dénominateur s'annule : \omega_0 = \sqrt{\omega_1\omega_2}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q4, la fonction de transfert s'écrit sous la forme :

\underline{H}(j\omega) = -\frac{A}{1 + j\left(\dfrac{\omega}{\omega_1} - \dfrac{\omega_2}{\omega}\right)}

où A, \omega_1 et \omega_2 sont des constantes strictement positives.

Le gain en tension du filtre est donné par le module de \underline{H}(j\omega) :

G(\omega) = |\underline{H}(j\omega)| = \frac{A}{\sqrt{1 + \left(\dfrac{\omega}{\omega_1} - \dfrac{\omega_2}{\omega}\right)^2}}

Le numérateur étant constant et strictement positif, le gain G(\omega) est maximal lorsque le dénominateur est minimal, c'est-à-dire lorsque le terme positif \left(\dfrac{\omega}{\omega_1} - \dfrac{\omega_2}{\omega}\right)^2 est minimal.

Ce carré étant toujours supérieur ou égal à zéro, sa valeur minimale est 0, atteinte si et seulement si :

\begin{aligned} \frac{\omega}{\omega_1} - \frac{\omega_2}{\omega} = 0 &\iff \frac{\omega}{\omega_1} = \frac{\omega_2}{\omega} \\ &\iff \omega^2 = \omega_1 \omega_2 \end{aligned}

Comme une pulsation est nécessairement positive, le gain passe par un maximum pour la pulsation :

\boxed{\omega = \sqrt{\omega_1 \omega_2}}

En cette pulsation, le gain maximal vaut G_{\max} = A.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : déphasage, oscilloscope, figure de lissajous

Comment peut-on vérifier expérimentalement que les deux signaux sont en opposition de phase ? Indiquer quel matériel peut être utilisé pour cette opération et comment le relier au montage.

Voir l'indice

Proposer l'utilisation d'un oscilloscope bicourbe : visualiser simultanément l'entrée et la sortie en mode temporel (déphasage de \pi) ou en mode XY (courbe de Lissajous rectiligne).

Voir la stratégie

Pour répondre à cette question à caractère expérimental :

  1. Identifier l'appareil de mesure adapté à l'observation simultanée de deux tensions et préciser ses branchements (voies et masse).
  2. Présenter les deux méthodes usuelles de détection de l'opposition de phase : la visualisation temporelle directe et le mode XY (figure de Lissajous).
Voir la réponse courte

Visualisation bicourbe (signaux inversés) ou mode XY (ellipse dégénérée en segment de droite de pente négative).

Voir le corrigé complet

1. Matériel utilisé et branchements : On utilise un oscilloscope (bicourbe ou numérique) équipé de deux sondes de tension :

  • la masse commune des sondes de l'oscilloscope est reliée à la masse du montage ;
  • la pointe de touche de la voie 1 (\text{CH}_1 ou voie X) est connectée à la tension d'entrée v_e(t) ;
  • la pointe de touche de la voie 2 (\text{CH}_2 ou voie Y) est connectée à la tension de sortie v_s(t).

2. Vérification expérimentale de l'opposition de phase :

Deux méthodes permettent de s'assurer que les signaux sont en opposition de phase (\Delta\varphi = \varphi_s - \varphi_e \equiv \pi \pmod{2\pi}) :

  • En mode temporel (Y-t) : on visualise simultanément v_e(t) et v_s(t) en fonction du temps. Les deux signaux sont en opposition de phase si les maxima de l'un coïncident avec les minima de l'autre, ou de manière équivalente, s'ils franchissent simultanément la valeur zéro avec des pentes de signes opposés (le décalage temporel vaut \Delta t = T/2).
  • En mode XY (courbes de Lissajous) : en basculant l'oscilloscope en mode XY, la figure obtenue est une ellipse qui s'aplatit en un segment de droite de pente négative passant par l'origine lorsque le déphasage vaut exactement \pi.
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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : pulsation de résonance, résonance

Déterminer la fréquence de la contrainte s'exerçant sur la lame. Calculer sa valeur numérique sachant que , , et qu'il a fallu régler à de manière à ce que les deux signaux soient en opposition de phase.

Voir l'indice

Traduire l'opposition de phase par l'annulation du terme imaginaire dans la fonction de transfert, ce qui donne la pulsation de résonance du filtre.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le déphasage entre le signal de sortie v_s(t) et le signal d'entrée v_e(t) à partir de l'argument de la fonction de transfert \underline{H}(j\omega) établie à la question Q4.
  2. Traduire la condition d'opposition de phase (\Delta\varphi = \pm \pi) pour relier la pulsation \omega de la contrainte aux composants du filtre.
  3. En déduire l'expression littérale de la fréquence f = \dfrac{\omega}{2\pi} et effectuer l'application numérique avec le bon nombre de chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

À l'opposition de phase, \omega = \omega_0 = \sqrt{\omega_1\omega_2} d'où le calcul de la fréquence f_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q4, la fonction de transfert du filtre s'écrit :

\underline{H}(j\omega) = -\frac{A}{1 + j\left(\dfrac{\omega}{\omega_1} - \dfrac{\omega_2}{\omega}\right)}

avec A > 0. Le déphasage entre la tension de sortie et la tension d'entrée est donné par :

\arg(\underline{H}(j\omega)) = \pi - \arctan\left(\frac{\omega}{\omega_1} - \frac{\omega_2}{\omega}\right) \quad [2\pi]

Les signaux d'entrée et de sortie sont en opposition de phase si et seulement si l'argument de \underline{H}(j\omega) vaut \pi (modulo 2\pi), ce qui impose :

\frac{\omega}{\omega_1} - \frac{\omega_2}{\omega} = 0 \iff \omega = \sqrt{\omega_1 \omega_2}

D'après la question Q6, cette pulsation correspond précisément à la pulsation de résonance du filtre passe-bande :

\omega = \omega_0 = \frac{1}{\sqrt{R_1 R_2 C_1 C_2}}

La fréquence f = \dfrac{\omega}{2\pi} de la contrainte mécanique s'exerçant sur la lame est donc :

f = \frac{1}{2\pi \sqrt{R_1 R_2 C_1 C_2}}

Application numérique :

\begin{aligned} R_1 &= 10\text{ k}\Omega = 1{,}0 \times 10^4\ \Omega \\ R_2 &= 1{,}0 \times 10^2\text{ k}\Omega = 1{,}0 \times 10^5\ \Omega \\ C_1 &= 50\text{ nF} = 5{,}0 \times 10^{-8}\text{ F} \\ C_2 &= 5{,}0\text{ nF} = 5{,}0 \times 10^{-9}\text{ F} \end{aligned}

On calcule d'abord le produit des composants :

R_1 R_2 C_1 C_2 = (1{,}0 \times 10^4) \times (1{,}0 \times 10^5) \times (5{,}0 \times 10^{-8}) \times (5{,}0 \times 10^{-9}) = 2{,}5 \times 10^{-7}\text{ s}^2

d'où :

\sqrt{R_1 R_2 C_1 C_2} = \sqrt{25 \times 10^{-8}} = 5{,}0 \times 10^{-4}\text{ s}

La pulsation correspondante est \omega = \dfrac{1}{5{,}0 \times 10^{-4}} = 2{,}0 \times 10^3\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}. On en déduit la fréquence :

f = \frac{1}{2\pi \times 5{,}0 \times 10^{-4}} = \frac{1000}{\pi} \approx 318\text{ Hz}
\boxed{f = \frac{1}{2\pi \sqrt{R_1 R_2 C_1 C_2}} \approx 3{,}2 \times 10^2\text{ Hz} = 0{,}32\text{ kHz}}

Résultat

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Partie II : Utilisation d'un matériau piézoélectrique dans un airbag

A · Principe d'un accéléromètre

Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : bilan des forces, force d'inertie d'entraînement

Effectuer le bilan des différentes forces s'exerçant sur la masse . Pour tenir compte du caractère non galiléen du référentiel lié à la voiture, on admet que, dans l'application du principe fondamental de la dynamique dans le référentiel lié à la voiture, il est nécessaire d'introduire une force supplémentaire, nommée force d'inertie d'entrainement, d'expression .

Voir l'indice

Recenser les actions de contact (rappel élastique, amortisseur visqueux, réaction du support) ainsi que les forces à distance et d'inertie.

Voir la stratégie
  1. Définir précisément le système matériel et le référentiel d'étude (ici non galiléen).
  2. Recenser l'ensemble des forces réelles (actions de contact et à distance).
  3. Ajouter la force d'inertie d'entraînement liée au caractère non galiléen du référentiel en translation accélérée.
Voir la réponse courte

Recensement des forces : poids, réaction du support, rappel élastique, frottement fluide et force d'inertie d'entraînement fournie.

Voir le corrigé complet

On étudie la masse m dans le référentiel \mathcal{R}_{\text{v}} lié à la voiture, en mouvement de translation rectiligne accélérée \vec{a} = -a\vec{u}_x (a > 0) par rapport au référentiel terrestre supposé galiléen.

Le bilan des actions mécaniques s'exerçant sur la masse m comporte :

  • Le poids \vec{P} = -m g \vec{u}_y (en notant \vec{u}_y le vecteur unitaire vertical ascendant) ;
  • La réaction normale du support \vec{R}_N = R_N \vec{u}_y, sans composante tangentielle car le glissement se fait sans frottement solide ;
  • La force de rappel élastique du ressort, fixé en x = 0, de longueur instantanée \ell(t) = x(t) et de longueur à vide L_0 :

    \vec{F}_{\text{é}} = -k\big(x(t) - L_0\big)\vec{u}_x
  • La force de frottement fluide exercée par l'amortisseur :

    \vec{f} = -\alpha \vec{V} = -\alpha \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}\vec{u}_x
  • La force d'inertie d'entraînement, due à la non-galiléité de \mathcal{R}_{\text{v}} :

    \vec{F}_{ie} = -m \vec{a} = m a \vec{u}_x

La force d'inertie de Coriolis est quant à elle identiquement nulle car le référentiel de la voiture est en translation pure (\vec{\Omega} = \vec{0}).

En conclusion, la résultante des forces s'exerçant sur la masse m dans \mathcal{R}_{\text{v}} s'écrit :

\boxed{\vec{F}_{\text{tot}} = \vec{P} + \vec{R}_N - k\big(x(t) - L_0\big)\vec{u}_x - \alpha \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}\vec{u}_x + m a \vec{u}_x}

avec \vec{P} + \vec{R}_N = \vec{0} du fait de l'absence de mouvement selon l'axe vertical.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique, oscillateur harmonique amorti

En appliquant le principe fondamental de la dynamique dans le référentiel lié à la voiture, montrer que l'équation différentielle du mouvement en peut être mise sous la forme

en exprimant et en fonction de , et .

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique dans le référentiel non galiléen lié au véhicule sur l'axe unitaire \vec{u}_x.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique (PFD) à la masse m dans le référentiel non galiléen lié à la voiture.
  2. Projeter la relation vectorielle sur l'axe (Ox) orienté par \vec{u}_x.
  3. Exprimer l'équation avec la variable d'écart à la position à vide X(t) = x(t) - L_0, puis identifier les grandeurs canoniques \omega_0 et Q.
Voir la réponse courte

Projection du PFD dans le référentiel accéléré selon l'axe horizontal et identification de \omega_0 = \sqrt{k/m} et Q.

Voir le corrigé complet

On étudie la masse m dans le référentiel non galiléen lié à la voiture, muni de la base (\vec{u}_x, \vec{u}_y). La vitesse et l'accélération relatives de la masse sont :

\vec{V} = \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}\vec{u}_x \quad \text{et} \quad \vec{a}_{\text{rel}} = \frac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2}\vec{u}_x

D'après le bilan des forces établi à la question Q9, la masse est soumise à :

  • son poids \vec{P} = -m g \vec{u}_y ;
  • la réaction normale du support horizontal \vec{R}_N = R_N \vec{u}_y (le déplacement s'effectuant sans frottement solide) ;
  • la force de rappel élastique du ressort \vec{F}_{\text{é}} = -k(x(t) - L_0)\vec{u}_x ;
  • la force de frottement fluide \vec{f} = -\alpha \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}\vec{u}_x ;
  • la force d'inertie d'entraînement \vec{F}_{ie} = m a \vec{u}_x.

Le mouvement relatif s'effectuant selon la direction horizontale, l'équilibre vertical donne \vec{P} + \vec{R}_N = \vec{0}.

Le principe fondamental de la dynamique appliqué dans le référentiel lié à la voiture s'écrit :

m \frac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2}\vec{u}_x = \vec{P} + \vec{R}_N + \vec{F}_{\text{é}} + \vec{f} + \vec{F}_{ie}

En projetant suivant le vecteur unitaire \vec{u}_x :

m \frac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2} = -k(x - L_0) - \alpha \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} + m a

La longueur à vide L_0 étant constante au cours du temps, la variable X(t) = x(t) - L_0 vérifie :

\frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}^2X}{\mathrm{d}t^2} = \frac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2}

L'équation du mouvement devient ainsi :

m \frac{\mathrm{d}^2X}{\mathrm{d}t^2} + \alpha \frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t} + k X = m a

En divisant par la masse m, on obtient :

\frac{\mathrm{d}^2X}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\alpha}{m}\frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t} + \frac{k}{m}X = a

Par identification avec la forme canonique d'un oscillateur amorti du second ordre :

\frac{\mathrm{d}^2X}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\omega_0}{Q}\frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t} + \omega_0^2 X = a

on en déduit par comparaison des coefficients :

\begin{aligned} \omega_0^2 &= \frac{k}{m} \implies \omega_0 = \sqrt{\frac{k}{m}} \\ \frac{\omega_0}{Q} &= \frac{\alpha}{m} \implies Q = \frac{m\omega_0}{\alpha} = \frac{\sqrt{km}}{\alpha} \end{aligned}
\boxed{\omega_0 = \sqrt{\frac{k}{m}} \quad \text{et} \quad Q = \frac{\sqrt{k m}}{\alpha}}

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : équilibre mécanique

Quelle est l'expression de pour ?

Voir l'indice

Considérer l'état mécanique du système avant le début du freinage, lorsque la voiture roule à vitesse strictement constante.

Voir la réponse courte

Voiture à vitesse constante sans accélération : la masse est au repos à sa position d'équilibre X(t) = 0.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la phase de freinage commence à t = 0. Avant cet instant (t < 0), la voiture n'accélère pas et le ressort est au repos avec une longueur égale à sa longueur à vide :

x(t) = L_0

Par définition de la variable d'écart X(t) = x(t) - L_0, on en déduit immédiatement :

\boxed{X(t) = 0 \quad \text{pour } t < 0}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : régime transitoire, régime permanent

Représenter l'allure des variations de pour tout , en supposant que le régime permanent a le temps de s'établir entre et . On précisera en particulier l'expression approchée de à ainsi que sa valeur si tend vers l'infini mais le calcul complet n'est en aucun cas demandé.

Voir l'indice

Pour Q=1/2, le régime libre est apériodique critique. Entre 0 et t_0, le système rejoint sans dépassement sa position d'équilibre sous accélération constante.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature du régime transitoire grâce à la valeur du facteur de qualité Q = 1/2 (régime critique : apériodique, sans dépassement ni oscillation).
  2. Déterminer l'état permanent atteint avant t_0 sous accélération constante a, d'où X(t_0).
  3. Analyser l'évolution pour t > t_0 où l'accélération s'annule (arrêt de la voiture) : retour à la position d'équilibre à vide X = 0.
  4. Tracer la courbe d'allure complète en respectant la continuité de X et de \dot{X}.
Voir la réponse courte

Tracé de la réponse à un échelon : palier permanent X = a/\omega_0^2 en t_0, puis retour à 0 pour t \to \infty.

Voir le corrigé complet

1. Expression approchée de X(t) à t = t_0 :

Pour t \in [0, t_0], l'équation différentielle établie à la question Q10 s'écrit :

\frac{\mathrm{d}^2 X}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\omega_0}{Q} \frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t} + \omega_0^2 X = a

La solution particulière constante associée au second membre constant a est :

X_{\text{perm}} = \frac{a}{\omega_0^2} = \frac{ma}{k}

Comme Q = 1/2, l'oscillateur est en régime critique (racine double négative -\omega_0). L'évolution est donc strictement apériodique, sans aucun dépassement.

L'énoncé précisant que le régime permanent a largement le temps de s'établir entre t = 0 et t_0, le terme transitoire s'est amorti avant t_0. Par conséquent, à l'instant t = t_0 :

\boxed{X(t_0) \approx \frac{a}{\omega_0^2} = \frac{ma}{k}}

2. Valeur de X(t) lorsque t \to +\infty :

À partir de t = t_0, le véhicule est totalement arrêté. L'accélération devient donc nulle (a = 0). L'équation du mouvement pour t > t_0 s'écrit alors :

\frac{\mathrm{d}^2 X}{\mathrm{d}t^2} + 2\omega_0 \frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t} + \omega_0^2 X = 0

Sous l'effet du frottement fluide, les mouvements s'amortissent et la masse rejoint sa nouvelle position d'équilibre en régime libre apériodique. Par conséquent :

\boxed{\lim_{t \to +\infty} X(t) = 0}

3. Allure des variations de X(t) :

Par continuité de la position et de la vitesse en t = 0 (X(0) = 0 et \dot{X}(0) = 0) :

  • pour t < 0, X(t) = 0 ;
  • pour t \in [0, t_0], X(t) croît de façon monotone avec une tangente horizontale en t = 0, et atteint le palier a/\omega_0^2 avant t_0 ;
  • pour t > t_0, X(t) décroît de façon monotone à partir du palier (tangente horizontale en t_0^+ car la vitesse y est quasi nulle) pour tendre asymptotiquement vers 0.

Résultat

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B · Utilisation du matériau piézoélectrique

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : cinématique, accélération

Calculer la valeur numérique de l'accélération moyenne durant la phase d'arrêt de la voiture.

Voir l'indice

Appliquer la formule de l'accélération moyenne d'arrêt : a_1 = \Delta V / \Delta t.

Voir la réponse courte

Calcul de l'accélération moyenne par le rapport de la variation de vitesse à la durée du freinage.

Voir le corrigé complet

Le mouvement de la voiture est une translation rectiligne selon l'axe (Ox) de vecteur unitaire \vec{u}_x. Entre le début du freinage (vitesse initiale \vec{v}(0) = V\vec{u}_x) et l'arrêt complet de la voiture (vitesse finale \vec{v}(\Delta t_1) = \vec{0}), la variation de vitesse est :

\Delta \vec{v} = \vec{v}(\Delta t_1) - \vec{v}(0) = -V \vec{u}_x

Le vecteur accélération moyenne s'exprime donc par :

\vec{a}_{\text{moy},1} = \frac{\Delta \vec{v}}{\Delta t_1} = -\frac{V}{\Delta t_1} \vec{u}_x

Par identification avec la notation de l'énoncé \vec{a} = -a \vec{u}_x (avec a > 0), la norme de cette décélération (ou accélération moyenne) vaut :

a_1 = \frac{V}{\Delta t_1}

Application numérique avec V = 25\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \Delta t_1 = 2{,}5\text{ s} :

a_1 = \frac{25}{2{,}5} = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}
\boxed{a_1 = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}} \quad \text{soit} \quad \vec{a}_{\text{moy},1} = -10\,\vec{u}_x\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}

Résultat

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : cinématique, accélération

Calculer la valeur numérique de l'accélération moyenne durant la phase d'arrêt de la voiture.

Voir l'indice

Reprendre la même relation cinématique en utilisant la durée de collision extrêmement brève \Delta t = 0{,}15\text{ s}.

Voir la réponse courte

Même calcul d'accélération moyenne dans le cas du choc frontal avec la nouvelle durée d'arrêt.

Voir le corrigé complet

Durant la phase de choc, la vitesse de la voiture passe de V = 25\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} à 0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} en une durée \Delta t = 0{,}15\text{ s}.

L'accélération moyenne de la voiture dans le référentiel terrestre s'écrit :

\vec{a}_{\text{moy}} = \frac{\vec{V}(t_0) - \vec{V}(0)}{\Delta t} = \frac{0 - V\vec{u}_x}{\Delta t} = -\frac{V}{\Delta t}\vec{u}_x

Par identification avec l'expression posée dans le sujet \vec{a} = -a \vec{u}_x avec a > 0, la valeur de la décélération moyenne lors du choc, notée a_2, vaut :

a_2 = \frac{V}{\Delta t}

Application numérique avec V = 25\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \Delta t = 0{,}15\text{ s} :

a_2 = \frac{25}{0{,}15} \approx 1{,}7 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}
\boxed{a_2 \approx 1{,}7 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}}

Résultat

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : force d'inertie d'entraînement

Déterminer, dans les deux cas précédents, la valeur numérique de l'intensité de la force d'inertie d'entrainement.

Voir l'indice

Calculer la force d'inertie d'entraînement F_{ie} = m a pour chacune des deux accélérations précédentes.

Voir la réponse courte

Calcul numérique de l'intensité de la force d'inertie F_{ie} = m |a| pour les deux situations étudiées.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, l'expression de la force d'inertie d'entraînement subie par une masse m dans le référentiel lié à la voiture animée d'une accélération \vec{a} = -a\,\vec{u}_x est :

\vec{F}_{ie} = m a\,\vec{u}_x

L'intensité de cette force d'inertie d'entraînement est donc :

F_{ie} = \|\vec{F}_{ie}\| = m a

Cas 1 : Freinage brutal Avec a_1 = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} (d'après la question Q13) et la masse m = 2{,}81\text{ g} = 2{,}81 \times 10^{-3}\text{ kg} :

F_{ie,1} = 2{,}81 \times 10^{-3} \times 10 = 2{,}81 \times 10^{-2}\text{ N}

Soit, avec deux chiffres significatifs :

\boxed{F_{ie,1} \approx 2{,}8 \times 10^{-2}\text{ N} = 28\text{ mN}}

Cas 2 : Arrêt suite à un choc Avec a_2 = \dfrac{V}{\Delta t_2} = \dfrac{25}{0{,}15} \approx 1{,}67 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} (d'après la question Q14) :

F_{ie,2} = 2{,}81 \times 10^{-3} \times \frac{25}{0{,}15} \approx 0{,}468\text{ N}

Soit, avec deux chiffres significatifs :

\boxed{F_{ie,2} \approx 0{,}47\text{ N}}

Résultat

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : capteur piézoélectrique

Déterminer, dans les deux cas précédents, la valeur numérique de la différence de potentiel qui apparait aux bornes du cristal de quartz. La différence vous semble-t-elle décelable ?

Voir l'indice

Utiliser le coefficient de proportionnalité \chi = 6{,}0\text{ V}\cdot\text{N}^{-1} liant la tension à la force exercée pour évaluer la tension dans chaque cas.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la définition de la sensibilité \chi reliant la tension U apparaissant aux bornes du quartz à l'intensité de la force appliquée F_{ie} : U = \chi F_{ie}.
  2. Calculer numériquement la tension obtenue pour chacun des deux cas (freinage brutal et choc).
  3. Comparer les deux grandeurs obtenues afin de déterminer si l'écart est aisément exploitable par un circuit électronique.
Voir la réponse courte

Calcul de la tension générée dans les deux cas ; l'écart de tension important rend la détection tout à fait possible.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la quantité \chi est le rapport entre la différence de potentiel U apparaissant aux bornes du quartz et l'intensité de la force appliquée F_{ie}, soit :

U = \chi F_{ie} = \chi m a

Cas 1 : Freinage brutal

\begin{aligned} U_1 &= \chi F_{ie,1} \\ U_1 &= 6{,}0 \times 2{,}81 \times 10^{-2} \approx 0{,}17\text{ V} \end{aligned}
\boxed{U_1 \approx 0{,}17\text{ V} = 170\text{ mV}}

Cas 2 : Arrêt suite à un choc

\begin{aligned} U_2 &= \chi F_{ie,2} = \chi m \frac{V}{\Delta t_2} \\ U_2 &= 6{,}0 \times 2{,}81 \times 10^{-3} \times \frac{25}{0{,}15} = 2{,}81\text{ V} \approx 2{,}8\text{ V} \end{aligned}
\boxed{U_2 \approx 2{,}8\text{ V}}

Caractère décelable de la différence :

Le rapport des tensions vaut :

\frac{U_2}{U_1} = \frac{a_2}{a_1} \approx 17

L'écart de tension \Delta U = U_2 - U_1 \approx 2{,}6\text{ V} est de l'ordre de plusieurs volts, ce qui est très largement supérieur aux bruits de mesure et dérives électroniques usuels. Cette différence est donc parfaitement décelable à l'aide d'un montage comparateur à seuil (par exemple basé sur un ALI, comme étudié en sous-partie II.C).

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : facteur de qualité, régime critique, temps de réponse

Les variations de la tension aux bornes de la lame sont analogues à celles de obtenues à la question 12, le facteur de qualité étant égal à . Justifier le choix de ce coefficient et préciser quel serait le problème si le régime permanent n'était pas atteint entre et .

Voir l'indice

Expliquer l'intérêt du régime critique (Q=1/2) pour atteindre l'information d'accélération le plus rapidement possible sans fausse alarme due à un dépassement oscillant.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature du régime libre pour Q = 1/2 à partir de l'équation caractéristique du second ordre.
  2. Mettre en avant les contraintes d'un capteur d'airbag : rapidité d'établissement et absence de fausse alerte (dépassement).
  3. Analyser les conséquences d'un temps de réponse trop long par rapport à la durée d'un choc (\Delta t = 0{,}15\text{ s}).
Voir la réponse courte

Q = 1/2 évite les oscillations (régime apériodique/critique rapide sans dépassement) ; un retard empêcherait le déclenchement opportun.

Voir le corrigé complet

1. Justification du choix de Q = 1/2 :

L'équation caractéristique associée à l'équation différentielle établie à la question Q10 s'écrit :

r^2 + \frac{\omega_0}{Q} r + \omega_0^2 = 0

Le discriminant réduit vaut :

\Delta' = \omega_0^2 \left( \frac{1}{4Q^2} - 1 \right)

Pour Q = 1/2, on a \Delta' = 0 : le système est en régime critique.

Ce choix présente un double intérêt capital pour un accéléromètre :

  • Absence de dépassement : contrairement au régime pseudo-périodique (Q > 1/2), la réponse indicielle n'oscille pas et ne dépasse à aucun moment sa valeur de régime permanent. Cela évite l'apparition d'une surtension transitoire qui pourrait franchir le seuil et déclencher intempestivement l'airbag lors d'un freinage brutal.
  • Rapidité d'établissement : le régime critique est le régime apériodique qui minimise le temps de réponse (plus rapide que tout régime apériodique Q < 1/2).

2. Problème si le régime permanent n'est pas atteint entre t = 0 et t_0 :

La détection repose sur le fait que la tension aux bornes du quartz atteint la valeur de régime permanent proportionnelle à l'accélération (U \propto a).

  • Si le temps de réponse du capteur est supérieur à la durée du choc (t_0 = \Delta t = 0{,}15\text{ s}), la tension n'a pas le temps d'atteindre sa valeur maximale U_2 \approx 2{,}8\text{ V}.
  • La tension mesurée reste alors trop faible et risque de ne pas dépasser le seuil de détection : l'airbag ne se déploierait pas (non-déclenchement), mettant en danger la vie des passagers.
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C · Détecteur de tension

Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 15 min
  • Schéma ou tracé
  • Résolution de problème
  • Faisable en PCSI

Notions : comparateur, diode électroluminescente

Proposer un montage qui permettrait de faire briller la LED lorsque la tension aux bornes du quartz devient supérieure à une valeur limite, cette dernière permettant de différencier le cas d'un freinage brusque d'un choc. On indiquera la démarche et le choix des composants choisis. Cette question, significativement valorisée au niveau du barème, nécessite de faire preuve d'initiative.

Voir l'indice

Concevoir un comparateur simple à ALI sans réaction avec une tension seuil comprise entre U_1 et U_2, associé à une résistance série protégeant la LED.

Voir la stratégie
  1. Définition du seuil de détection : choisir une tension de référence V_{\text{ref}} strictement comprise entre la tension maximale atteinte lors d'un freinage brutal (U_1 \approx 0{,}17\text{ V}) et celle d'un choc (U_2 \approx 2{,}8\text{ V}).
  2. Comparateur : utiliser l'ALI en boucle ouverte (régime de saturation) pour comparer la tension u(t) issue du quartz à V_{\text{ref}}.
  3. Dimensionnement du pont de référence : fabriquer V_{\text{ref}} à partir de l'alimentation +15\text{ V} par un pont diviseur de tension.
  4. Branchement et protection de la LED : insérer une résistance de limitation de courant R_p en série avec la LED pour respecter la puissance maximale P_{\max}.
Voir la réponse courte

Montage comparateur de tension à ALI commandant une LED via une résistance de protection pour une tension seuil choisie.

Voir le corrigé complet

1. Choix de la tension de seuil
D'après les résultats de la question Q16 :

  • Freinage brutal : U_1 \approx 0{,}17\text{ V} ;
  • Choc : U_2 \approx 2{,}8\text{ V}.

Pour séparer sans ambiguïté les deux régimes, on choisit une tension seuil médiane :

V_{\text{ref}} = 1{,}5\text{ V}

2. Fonction comparateur
On utilise l'amplificateur opérationnel en comparateur simple non-inverseur (fonctionnement en saturation, sans rétroaction négative) :

  • Entrée non-inverseuse reliée au quartz : V^+ = u ;
  • Entrée inverseuse reliée au potentiel de référence : V^- = V_{\text{ref}}.

La tension différentielle d'entrée vaut \varepsilon = V^+ - V^- = u - V_{\text{ref}}. En régime saturé :

  • Si u < V_{\text{ref}} (freinage ou repos), \varepsilon < 0 \implies v_s = -V_{\text{sat}} = -15\text{ V} ;
  • Si u > V_{\text{ref}} (choc), \varepsilon > 0 \implies v_s = +V_{\text{sat}} = +15\text{ V}.

3. Génération de la tension de référence
L'entrée V^- n'absorbe aucun courant (i^- = 0). On réalise V_{\text{ref}} au moyen d'un pont diviseur de tension alimenté par la tension régulée +V_{CC} = +15\text{ V} à l'aide de deux résistances R_A et R_B :

V_{\text{ref}} = V_{CC} \frac{R_B}{R_A + R_B}

Pour V_{\text{ref}} = 1{,}5\text{ V} avec V_{CC} = 15\text{ V}, il faut :

\frac{R_B}{R_A + R_B} = \frac{1}{10} \implies R_A = 9\,R_B

On choisit par exemple :

R_B = 1{,}0\text{ k}\Omega \quad \text{et} \quad R_A = 9{,}0\text{ k}\Omega \quad (\text{ou un potentiomètre de } 10\text{ k}\Omega)

4. Dimensionnement de la résistance de protection de la LED
La LED ne doit pas dépasser sa puissance maximale admissible P_{\max} = 100\text{ mW} sous U_d = 1{,}9\text{ V}. L'intensité maximale supportée est :

I_{\max} = \frac{P_{\max}}{U_d} = \frac{100 \times 10^{-3}}{1{,}9} \approx 53\text{ mA}

Pour un fonctionnement fiable et un éclairage bien visible, on choisit un courant d'utilisation I \approx 13\text{ mA} < I_{\max}.
Lorsque v_s = +V_{\text{sat}} = +15\text{ V}, la LED est passante. La loi des mailles sur la branche de sortie donne :

v_s - R_p I - U_d = 0 \implies R_p = \frac{V_{\text{sat}} - U_d}{I}

Pour R_p = 1{,}0\text{ k}\Omega :

I = \frac{15 - 1{,}9}{1{,}0 \times 10^3} = 13{,}1\text{ mA}

La puissance dissipée est alors P = U_d I \approx 25\text{ mW} \ll P_{\max}, ce qui garantit la sécurité du composant.
Lorsque v_s = -15\text{ V}, l'anode est à un potentiel inférieur à la cathode (reliée à la masse) : la LED est polarisée en inverse, le courant est nul et la diode reste éteinte.

\boxed{\text{Montage comparateur non-inverseur à seuil } V_{\text{ref}} = 1{,}5\text{ V} \text{ avec } R_p = 1{,}0\text{ k}\Omega}

Résultat

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Partie III : Microgénérateur piézoélectrique

A

Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique, accélération

Que représente le terme ?

Voir l'indice

Identifier le terme d'accélération inertielle pondéré par la masse équivalente de la structure en mouvement.

Voir la réponse courte

C'est le produit de la masse par l'accélération, terme d'inertie du principe fondamental de la dynamique.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'application du principe fondamental de la dynamique à la poutre (munie de sa masselotte) dans le référentiel terrestre galiléen :

M\,\vec{a}(G) = \sum \vec{F}_{\text{ext}}

Le terme M \dfrac{\mathrm{d}^2z}{\mathrm{d}t^2} représente le terme d'inertie (ou terme d'accélération), c'est-à-dire la projection sur l'axe vertical (Oz) du produit de la masse M du système par l'accélération de son centre d'inertie :

\boxed{M \frac{\mathrm{d}^2z}{\mathrm{d}t^2} = M a_z(t)}

Résultat

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : force de rappel élastique, frottement fluide

Indiquer à quel type de forces correspondent et . Expliquer qualitativement quelles caractéristiques de la poutre sont modélisées par ces forces.

Voir l'indice

Relier le terme en -kz à l'élasticité de rappel en flexion et celui en -\alpha \mathrm{d}z/\mathrm{d}t aux pertes visqueuses et aérodynamiques.

Voir la réponse courte

-kz modélise l'élasticité (raideur de la poutre) et -\alpha \dot{z} traduit les dissipations visqueuses internes et externes.

Voir le corrigé complet

L'équation du mouvement provient de la projection sur l'axe vertical (Oz) du principe fondamental de la dynamique appliqué au système constitué par la poutre et sa masselotte :

  1. Terme -kz :

    • Type de force : Il s'agit d'une force de rappel élastique (ou force élastique linéaire).
    • Caractéristique modélisée : Ce terme modélise la raideur (ou l'élasticité) de la poutre en flexion. Lorsque le centre d'inertie s'écarte de sa position d'équilibre (z \neq 0), la déformation élastique de la poutre engendre des contraintes internes de flexion qui s'opposent à la déformation et tendent à ramener la poutre vers sa position de repos. La constante k est la raideur équivalente de la poutre (dépendant de ses dimensions géométriques et du module d'Young du matériau).
  2. Terme -\alpha \dfrac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} :

    • Type de force : Il s'agit d'une force d'amortissement visqueux (ou force de frottement fluide linéaire).
    • Caractéristique modélisée : Ce terme modélise l'amortissement et la dissipation d'énergie mécanique lors du mouvement. Cette dissipation provient à la fois des frottements externes avec l'air environnant et des frottements internes au matériau (viscoélasticité et pertes thermoélastiques lors des cycles de déformation). Le coefficient \alpha quantifie le niveau global d'amortissement de la structure.
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B

Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : régime sinusoïdal forcé, amplitude complexe

On pose . Exprimer , amplitude complexe de la vibration mécanique suivant l'axe vertical .

Voir l'indice

Passer en notation complexe dans l'équation différentielle en remplaçant la dérivation temporelle par une multiplication par i\omega.

Voir la stratégie
  1. Associer à la force excitatrice F_E(t) = F_0 \cos(\omega t) sa grandeur complexe \underline{F}_E(t) = F_0 \mathrm{e}^{i\omega t}.
  2. Remplacer dans l'équation différentielle régissant le mouvement les dérivées temporelles par une multiplication par i\omega en régime sinusoïdal établi.
  3. Isoler l'amplitude complexe \underline{Z}_m.
Voir la réponse courte

Passage en notation complexe dans l'équation différentielle pour exprimer \underline{Z}_m = F_0 / (k - M\omega^2 + j\alpha\omega).

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle régissant le déplacement vertical z(t) du centre d'inertie de la poutre s'écrit :

M \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} + \alpha \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} + k z = F_0 \cos(\omega t)

En régime sinusoïdal forcé, on adopte la notation complexe en posant z(t) = \operatorname{Re}(\underline{z}(t)) avec \underline{z}(t) = \underline{Z}_m \mathrm{e}^{i\omega t}, et F_E(t) = \operatorname{Re}(\underline{F}_E(t)) avec \underline{F}_E(t) = F_0 \mathrm{e}^{i\omega t} (l'amplitude complexe de la force étant choisie réelle et égale à F_0).

Les dérivées temporelles se traduisent par :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} &\longleftrightarrow i\omega \underline{Z}_m \mathrm{e}^{i\omega t} \\ \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} &\longleftrightarrow -\omega^2 \underline{Z}_m \mathrm{e}^{i\omega t} \end{aligned}

L'équation différentielle devient alors dans le domaine complexe :

\left(-M\omega^2 + i\alpha\omega + k\right) \underline{Z}_m \mathrm{e}^{i\omega t} = F_0 \mathrm{e}^{i\omega t}

En simplifiant par le terme temporel \mathrm{e}^{i\omega t} \neq 0, on obtient directement l'expression de l'amplitude complexe :

\boxed{\underline{Z}_m = \frac{F_0}{k - M\omega^2 + i\alpha\omega}}

En introduisant la pulsation propre \omega_0 = \sqrt{\frac{k}{M}}, cette expression peut également s'écrire sous forme canonique :

\underline{Z}_m = \frac{F_0}{k\left(1 - \frac{\omega^2}{\omega_0^2}\right) + i\alpha\omega}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : résonance, mouvement sinusoïdal

Décrire, à cette pulsation, le mouvement du centre d'inertie de la poutre.

Voir l'indice

Constater l'annulation des termes élastique et d'inertie à la pulsation propre \omega_0 : le mouvement est alors en quadrature retard par rapport à l'excitation.

Voir la stratégie
  1. Évaluer l'amplitude complexe \underline{Z}_m obtenue à la question Q21 pour la pulsation particulière imposée \omega = \omega_0 = \sqrt{k/M}.
  2. En déduire l'expression temporelle du déplacement z(t) (amplitude, pulsation, déphasage par rapport à l'excitation).
  3. Caractériser le mouvement obtenu : nature de la trajectoire, fréquence, amplitude et relation de phase avec la force excitatrice.
Voir la réponse courte

Mouvement sinusoïdal vertical à la pulsation \omega avec déphasage de -\pi/2 par rapport à la force excitatrice.

Voir le corrigé complet

À la pulsation \omega = \omega_0 = \sqrt{k/M}, le terme inertiel et le terme élastique se compensent exactement :

k - M\omega_0^2 = k - M\left(\frac{k}{M}\right) = 0

L'amplitude complexe déterminée à la question Q21 devient alors :

\underline{Z}_m(\omega_0) = \frac{F_0}{i\,\alpha\omega_0} = -i\,\frac{F_0}{\alpha\omega_0} = \frac{F_0}{\alpha\omega_0}\,\mathrm{e}^{-i\pi/2}

Le déplacement vertical z(t) = \operatorname{Re}\left(\underline{Z}_m\,\mathrm{e}^{i\omega_0 t}\right) s'écrit donc :

z(t) = \frac{F_0}{\alpha\omega_0}\cos\left(\omega_0 t - \frac{\pi}{2}\right) = \frac{F_0}{\alpha\omega_0}\sin(\omega_0 t)

Le mouvement du centre d'inertie de la poutre est ainsi :

  • rectiligne et sinusoïdal selon l'axe vertical (Oz) ;
  • de pulsation \omega_0 = \sqrt{k/M} (période T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0} = 2\pi\sqrt{\frac{M}{k}}) ;
  • d'amplitude constante :

    \boxed{ Z_{m,0} = \frac{F_0}{\alpha\omega_0} = \frac{F_0}{\alpha}\sqrt{\frac{M}{k}} }
  • en quadrature retard (déphasage de -\pi/2) par rapport à la force excitatrice F_E(t) = F_0\cos(\omega_0 t).

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : vitesse, résonance en vitesse

Déduire de ce qui précède l'expression de la vitesse de déplacement vertical du centre d'inertie de la poutre en fonction de , , et du temps.

Voir l'indice

Dériver l'expression temporelle de z(t) obtenue à la résonance ou utiliser \underline{V}_z = i\omega_0 \underline{Z}_m.

Voir la réponse courte

Dérivation temporelle de z(t) ou utilisation de \underline{v}_z = j\omega_0 \underline{Z}_m, conduisant à v_z(t) = (F_0/\alpha)\cos(\omega_0 t).

Voir le corrigé complet

La vitesse verticale v_z(t) du centre d'inertie de la poutre est la dérivée temporelle de son déplacement vertical z(t) :

v_z(t) = \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}(t)

D'après le résultat de la question Q22, le déplacement en régime permanent à la pulsation \omega_0 s'écrit :

z(t) = \frac{F_0}{\alpha \omega_0} \sin(\omega_0 t)

En dérivant cette expression par rapport au temps t, on obtient directement :

v_z(t) = \frac{F_0}{\alpha \omega_0} \times \omega_0 \cos(\omega_0 t)

Soit :

\boxed{v_z(t) = \frac{F_0}{\alpha}\cos(\omega_0 t)}

Résultat

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C

Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : capacité, condensateur

Que représente la capacité ?

Voir l'indice

Interpréter C_0 comme la capacité électrostatique intrinsèque du diélectrique formé par la lame piézoélectrique métallisée.

Voir la réponse courte

Capacité propre du matériau diélectrique piézoélectrique compris entre ses deux électrodes métalliques.

Voir le corrigé complet

L'élément piézoélectrique est constitué d'un matériau diélectrique enserré entre deux électrodes conductrices, ce qui lui confère naturellement la structure géométrique d'un condensateur plan.

Dans le modèle équivalent de Norton du transducteur piézoélectrique (figure 7) :

  • la source de courant d'intensité \beta v_z modélise la conversion électromécanique (génération de charges sous l'effet de la déformation dynamique) ;
  • le condensateur de capacité C_0 représente la capacité intrinsèque (ou capacité propre / statique) de la lame piézoélectrique.
\boxed{C_0 \text{ représente la capacité électrique propre (ou intrinsèque) de l'élément piézoélectrique.}}

Résultat

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : analyse dimensionnelle, couplage électromécanique

est appelé facteur de force : c'est le rapport entre la force appliquée à la lame piézoélectrique et la tension aux bornes de celle-ci. Montrer que est homogène à l'intensité d'un courant électrique.

Voir l'indice

Effectuer une analyse dimensionnelle du produit [\beta][v_z] à partir des définitions de la force, de la tension et de la vitesse.

Voir la stratégie

Pour établir l'homogénéité d'un produit électromécanique, l'utilisation des puissances mécanique (\mathcal{P}_{\text{méc}} = Fv) et électrique (\mathcal{P}_{\text{élec}} = UI) évite de décomposer l'ensemble des grandeurs dans le système international d'unités (SI).

Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle montrant que [\beta v_z] = (\text{N}\cdot\text{V}^{-1})(\text{m}\cdot\text{s}^{-1}) = \text{W}\cdot\text{V}^{-1} = \text{A}.

Voir le corrigé complet

D'après la définition du facteur de force \beta, on a la relation dimensionnelle :

[\beta] = \frac{[F]}{[U]}

où [F] désigne la dimension d'une force et [U] celle d'une tension électrique.

Par conséquent, la dimension du produit \beta v_z s'écrit :

[\beta v_z] = [\beta]\,[v_z] = \frac{[F]\,[v_z]}{[U]}

Or, le produit d'une force par une vitesse est homogène à une puissance mécanique :

[F]\,[v_z] = [\mathcal{P}]

De même, une puissance électrique s'exprime comme le produit d'une tension par une intensité de courant :

[\mathcal{P}] = [U]\,[I]

On en déduit :

[\beta v_z] = \frac{[U]\,[I]}{[U]} = [I]
\boxed{\text{Le produit } \beta v_z \text{ est homogène à l'intensité d'un courant électrique.}}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : régime sinusoïdal forcé, loi des nœuds

Exprimer , amplitude complexe de la tension aux bornes de la résistance d'utilisation en fonction de , , , , et .

Voir l'indice

Calculer l'impédance équivalente du dipôle parallèle formé par C_0 et R, puis appliquer la loi d'Ohm en régime sinusoïdal forcé.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'impédance complexe équivalente \underline{Z}_{\text{eq}} de l'association parallèle formée par le condensateur de capacité C_0 et le conducteur ohmique de résistance R.
  2. Exprimer l'amplitude complexe \underline{I}_m du courant délivré par la source liée \beta v_z à partir de l'expression de la vitesse v_z(t) obtenue à la question Q23.
  3. Appliquer la loi d'Ohm en notation complexe pour en déduire \underline{V}_m.
Voir la réponse courte

Loi des nœuds en notation complexe sur le circuit électrique équivalent associant C_0 et R en parallèle.

Voir le corrigé complet

Le dipôle récepteur constitué du condensateur C_0 et de la résistance R montés en parallèle présente une admittance complexe :

\underline{Y}_{\text{eq}} = \frac{1}{R} + j C_0 \omega_0 = \frac{1 + j R C_0 \omega_0}{R}

d'où une impédance complexe équivalente :

\underline{Z}_{\text{eq}} = \frac{1}{\underline{Y}_{\text{eq}}} = \frac{R}{1 + j R C_0 \omega_0}

D'après le résultat de la question Q23, la vitesse verticale du centre d'inertie de la poutre à la résonance s'écrit :

v_z(t) = \frac{F_0}{\alpha} \cos(\omega_0 t)

En choisissant la force excitatrice comme origine des phases, l'amplitude complexe associée à la vitesse est :

\underline{V}_{z,m} = \frac{F_0}{\alpha}

Le courant délivré par la source liée a donc pour amplitude complexe :

\underline{I}_m = \beta \underline{V}_{z,m} = \frac{\beta F_0}{\alpha}

La tension \underline{V}_m aux bornes du dipôle d'utilisation est ainsi régie par la loi d'Ohm :

\underline{V}_m = \underline{Z}_{\text{eq}} \underline{I}_m = \frac{R}{1 + j R C_0 \omega_0} \times \frac{\beta F_0}{\alpha}

Finalement :

\boxed{\underline{V}_m = \frac{\beta F_0 R}{\alpha (1 + j R C_0 \omega_0)}}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : puissance moyenne

En déduire l'expression de la puissance moyenne récupérée par la résistance d'utilisation.

Voir l'indice

Exprimer la puissance moyenne dissipée dans la résistance d'utilisation via P = \frac{1}{2} |\underline{V}_m|^2 / R.

Voir la réponse courte

Puissance moyenne dissipée dans la résistance R : P = \frac{1}{2} R |I_R|^2 = \frac{1}{2} |V_m|^2 / R.

Voir le corrigé complet

La tension V(t) aux bornes de la résistance d'utilisation R est sinusoïdale de pulsation \omega_0. D'après la question Q26, son amplitude complexe s'écrit :

\underline{V}_m = \frac{\beta F_0 R}{\alpha (1 + j R C_0 \omega_0)}

L'amplitude réelle V_m = |\underline{V}_m| de la tension vaut donc :

V_m = \frac{\beta F_0 R}{\alpha \sqrt{1 + (R C_0 \omega_0)^2}}

La puissance électrique instantanée dissipée dans la résistance R est p(t) = \frac{V(t)^2}{R}. En régime sinusoïdal, la puissance moyenne récupérée par R s'exprime en fonction de l'amplitude V_m par :

P = \langle p(t) \rangle = \frac{V_m^2}{2R} = \frac{|\underline{V}_m|^2}{2R}

En injectant l'expression de |\underline{V}_m|^2, on obtient :

P = \frac{1}{2R} \frac{\beta^2 F_0^2 R^2}{\alpha^2 \left(1 + R^2 C_0^2 \omega_0^2\right)}

Soit finalement :

\boxed{P = \frac{\beta^2 R}{2 \alpha^2 \left(1 + R^2 C_0^2 \omega_0^2\right)} \, F_0^2}

On vérifie bien que la puissance moyenne récupérée est proportionnelle au carré de l'amplitude F_0 de la force excitatrice.

Résultat

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Partie IV : Oscillateurs

A

Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : fonction de transfert

Donner les relations faisant intervenir les fonctions de transfert : entre et .

Voir l'indice

Appliquer la définition de la transmittance directe \underline{H}(j\omega) reliant l'entrée \underline{v}_e à la sortie \underline{v}_s.

Voir la réponse courte

Par définition de la chaîne directe de l'asservissement : \underline{v}_s = \underline{H}(j\omega)\underline{v}_e.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé et le schéma-bloc de la figure 8, le quadripôle supérieur a pour tension d'entrée \underline{v}_e, pour tension de sortie \underline{v}_s et pour fonction de transfert \underline{H}(j\omega), définie comme le rapport de l'amplitude complexe de sortie sur celle d'entrée.

On a donc directement la relation :

\boxed{\underline{v}_s = \underline{H}(j\omega)\,\underline{v}_e}

Résultat

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : boucle fermée, comparateur

Donner les relations faisant intervenir les fonctions de transfert : entre , et .

Voir l'indice

Écrire la loi de maille au sommateur d'entrée en soustrayant à \underline{v}_1 le signal de retour issu du quadripôle \underline{K}(j\omega).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la tension de sortie du quadripôle de réaction en fonction de sa tension d'entrée \underline{v}_s et de sa fonction de transfert \underline{K}(j\omega).
  2. Appliquer la loi des mailles sur le circuit d'entrée pour relier la tension d'entrée globale \underline{v}_1, la tension d'entrée de la chaîne directe \underline{v}_e et la tension de réaction.
Voir la réponse courte

Le comparateur d'entrée réalise la soustraction : \underline{v}_e = \underline{v}_1 - \underline{K}(j\omega)\underline{v}_s.

Voir le corrigé complet

Le quadripôle inférieur de fonction de transfert \underline{K}(j\omega) reçoit en entrée la tension de sortie globale \underline{v}_s. Conformément à la définition de sa fonction de transfert, la tension complexe \underline{v}_r présente à sa sortie (sur la gauche de la figure 8) s'écrit :

\underline{v}_r = \underline{K}(j\omega)\,\underline{v}_s

En appliquant la loi des mailles sur la branche d'entrée, où le potentiel de référence correspond au fil inférieur :

\underline{v}_1 = \underline{v}_e + \underline{v}_r = \underline{v}_e + \underline{K}(j\omega)\,\underline{v}_s

On en déduit la relation liant \underline{v}_s, \underline{v}_e et \underline{v}_1 :

\boxed{\underline{v}_e = \underline{v}_1 - \underline{K}(j\omega)\,\underline{v}_s}

que l'on peut également écrire sous la forme équivalente \boxed{\underline{v}_1 = \underline{v}_e + \underline{K}(j\omega)\,\underline{v}_s}.

Résultat

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : fonction de transfert en boucle fermée

En déduire la fonction de transfert globale du montage en fonction de et .

Voir l'indice

Substituer la relation d'entrée dans celle de sortie pour obtenir la formule classique de Black d'un système asservi.

Voir la stratégie

Il suffit d'éliminer la grandeur intermédiaire \underline{v}_e en substituant la relation obtenue à la question Q29 dans celle issue de la question Q28, puis d'isoler le rapport \underline{v}_s / \underline{v}_1.

Voir la réponse courte

Élimination de \underline{v}_e pour obtenir la formule classique de Black : \underline{A} = \underline{H}/(1 + \underline{H}\underline{K}).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q28, la chaîne directe impose :

\underline{v}_s = \underline{H}(j\omega)\,\underline{v}_e

D'après la question Q29, la loi des mailles à l'entrée s'écrit :

\underline{v}_e = \underline{v}_1 - \underline{K}(j\omega)\,\underline{v}_s

En substituant l'expression de \underline{v}_e dans celle de \underline{v}_s, on obtient :

\begin{aligned} \underline{v}_s &= \underline{H}(j\omega)\left(\underline{v}_1 - \underline{K}(j\omega)\,\underline{v}_s\right) \\ \underline{v}_s\left(1 + \underline{H}(j\omega)\underline{K}(j\omega)\right) &= \underline{H}(j\omega)\,\underline{v}_1 \end{aligned}

On en déduit l'expression de la fonction de transfert en boucle fermée :

\boxed{\underline{A}(j\omega) = \frac{\underline{v}_s}{\underline{v}_1} = \frac{\underline{H}(j\omega)}{1 + \underline{H}(j\omega)\underline{K}(j\omega)}}

Résultat

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Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : oscillateur quasi-sinusoïdal, condition de barkhausen

Donner une relation vérifiée par et qui permette d'avoir un oscillateur.

Voir l'indice

Déterminer la condition d'existence d'une oscillation spontanée en annulant le dénominateur de la transmittance globale en boucle fermée.

Voir la stratégie
  1. Traduire la condition d'un fonctionnement en oscillateur autonome : la tension de sortie \underline{v}_s doit être non nulle en l'absence de signal d'entrée (\underline{v}_1 = 0).
  2. Utiliser les relations établies aux questions Q28 et Q29 (ou l'expression de la fonction de transfert globale obtenue à la question Q30) pour déduire la condition liant \underline{H}(j\omega) et \underline{K}(j\omega).
Voir la réponse courte

Condition d'oscillation autonome (gain en boucle fermée infini) : \underline{H}(j\omega)\underline{K}(j\omega) = -1 (ou +1 selon la convention du sommateur).

Voir le corrigé complet

En régime autonome (sans signal d'excitation extérieur), la tension d'entrée est nulle :

\underline{v}_1 = 0

D'après la relation établie à la question Q29, la tension d'entrée de la chaîne directe devient :

\underline{v}_e = - \underline{K}(j\omega)\,\underline{v}_s

En injectant cette expression dans la relation de la chaîne directe obtenue à la question Q28 (\underline{v}_s = \underline{H}(j\omega)\,\underline{v}_e), on obtient :

\begin{aligned} \underline{v}_s &= - \underline{H}(j\omega)\underline{K}(j\omega)\,\underline{v}_s \\ \left[1 + \underline{H}(j\omega)\underline{K}(j\omega)\right]\underline{v}_s &= 0 \end{aligned}

Pour que le montage puisse générer des oscillations sinusoïdales permanentes non nulles (\underline{v}_s \neq 0), il est nécessaire et suffisant que :

\boxed{\underline{H}(j\omega)\underline{K}(j\omega) = -1}

Remarque : On retrouve ce résultat à partir de la fonction de transfert en boucle fermée obtenue à la question Q30, \underline{A}(j\omega) = \frac{\underline{H}(j\omega)}{1 + \underline{H}(j\omega)\underline{K}(j\omega)} : obtenir \underline{v}_s \neq 0 avec \underline{v}_1 = 0 nécessite l'annulation du dénominateur, soit 1 + \underline{H}(j\omega)\underline{K}(j\omega) = 0.

Résultat

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : condition de barkhausen, gain

En déduire une relation entre les gains et notée relation (R1).

Voir l'indice

Prendre le module de la relation de Barkhausen pour obtenir la relation scalaire liant les gains de boucle.

Voir la réponse courte

Égalité des modules issue de la condition d'accrochage : |\underline{H}(j\omega)| \cdot |\underline{K}(j\omega)| = 1.

Voir le corrigé complet

D'après la condition d'oscillation établie à la question Q31 :

\underline{H}(j\omega)\,\underline{K}(j\omega) = -1

En prenant le module de part et d'autre de cette égalité :

\left|\underline{H}(j\omega)\,\underline{K}(j\omega)\right| = |-1| = 1

Le module d'un produit étant égal au produit des modules, on en déduit la relation (R1) liant les gains de la chaîne directe et de la chaîne de retour :

\boxed{|\underline{H}(j\omega)|\,|\underline{K}(j\omega)| = 1} \quad \text{soit} \quad \boxed{|\underline{H}(j\omega)| = \frac{1}{|\underline{K}(j\omega)|}} \quad \text{(R1)}

Résultat

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : condition de barkhausen, phase

En déduire une relation entre les phases et notée relation (R2).

Voir l'indice

Prendre l'argument de la relation de Barkhausen pour déduire la condition sur la somme des déphasages de la boucle.

Voir la réponse courte

Égalité des phases modulo 2\pi traduisant le bouclage en phase nécessaire à l'entretien des oscillations.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q31, la condition d'oscillation autonome s'écrit :

\underline{H}(j\omega)\,\underline{K}(j\omega) = -1

En prenant l'argument des deux membres, on obtient :

\begin{aligned} \arg\big(\underline{H}(j\omega)\,\underline{K}(j\omega)\big) &= \arg(-1) \pmod{2\pi} \\ \arg(\underline{H}(j\omega)) + \arg(\underline{K}(j\omega)) &\equiv \pi \pmod{2\pi} \end{aligned}

La relation (R2) liant les phases des deux quadripôles s'écrit donc :

\boxed{\arg(\underline{H}(j\omega)) + \arg(\underline{K}(j\omega)) = \pi \quad [2\pi]}

Résultat

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B

Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : pont diviseur de tension, fonction de transfert

Déterminer la fonction de transfert de ce filtre.

Voir l'indice

Appliquer la formule du pont diviseur de tension avec l'impédance de la branche série et l'admittance de la branche parallèle.

Voir la stratégie
  1. La sortie étant à vide (i = 0), le filtre constitué d'une branche série et d'une branche parallèle se traite directement comme un pont diviseur de tension.
  2. Afin d'éviter les fractions d'impédances encombrantes, on utilise l'impédance de la branche série et l'admittance de la branche parallèle.
Voir la réponse courte

Pont diviseur de tension avec impédances RC série et RC parallèle : \underline{K} = 1/(3 + j(RC\omega - 1/(RC\omega))).

Voir le corrigé complet

Le courant de sortie étant nul (i = 0), le circuit constitue un pont diviseur de tension non chargé alimenté par la tension \underline{u}_e :

\underline{u}_s = \frac{\underline{Z}_p}{\underline{Z}_s + \underline{Z}_p}\,\underline{u}_e

où :

  • \underline{Z}_s est l'impédance de la branche série (R, C) :

    \underline{Z}_s = R + \frac{1}{jC\omega}
  • \underline{Z}_p est l'impédance de la branche parallèle (R, C), d'admittance \underline{Y}_p :

    \underline{Y}_p = \frac{1}{\underline{Z}_p} = \frac{1}{R} + jC\omega

La fonction de transfert s'écrit alors :

\underline{K}(j\omega) = \frac{\underline{u}_s}{\underline{u}_e} = \frac{1}{1 + \underline{Z}_s\,\underline{Y}_p}

Calculons le produit \underline{Z}_s\,\underline{Y}_p :

\begin{aligned} \underline{Z}_s\,\underline{Y}_p &= \left( R + \frac{1}{jC\omega} \right)\left( \frac{1}{R} + jC\omega \right) \\ &= 1 + jRC\omega + \frac{1}{jRC\omega} + 1 \\ &= 2 + j\left( RC\omega - \frac{1}{RC\omega} \right) \end{aligned}

On en déduit :

1 + \underline{Z}_s\,\underline{Y}_p = 3 + j\left( RC\omega - \frac{1}{RC\omega} \right)

D'où l'expression de la fonction de transfert du filtre de Wien :

\boxed{\underline{K}(j\omega) = \frac{1}{3 + j\left( RC\omega - \dfrac{1}{RC\omega} \right)}}

qui peut également s'écrire sous forme canonique :

\boxed{\underline{K}(j\omega) = \frac{\dfrac{1}{3}}{1 + \dfrac{j}{3}\left( RC\omega - \dfrac{1}{RC\omega} \right)} = \frac{jRC\omega}{1 + 3jRC\omega - (RC\omega)^2}}

Résultat

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : diagramme de bode, filtre passe-bande

Représenter l'allure du gain de ce filtre en fonction de .

Voir l'indice

Tracer la courbe de gain montrant un comportement de filtre passe-bande s'annulant aux pulsations extrêmes.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le module de la fonction de transfert \underline{K}(j\omega) obtenue à la question précédente.
  2. Identifier les limites basse fréquence (\omega \to 0) et haute fréquence (\omega \to +\infty).
  3. Repérer le maximum du gain (pulsation et valeur crête) et tracer l'allure de la courbe en fonction de \omega.
Voir la réponse courte

Tracé de l'allure du gain d'un filtre passe-bande du second ordre, symétrique en échelle logarithmique.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q34, la fonction de transfert du filtre de Wien s'écrit :

\underline{K}(j\omega) = \frac{1}{3 + j\left(RC\omega - \dfrac{1}{RC\omega}\right)}

Le gain du filtre correspond au module de \underline{K}(j\omega) :

|\underline{K}(j\omega)| = \frac{1}{\sqrt{9 + \left(RC\omega - \dfrac{1}{RC\omega}\right)^2}}

Étudions les variations de ce gain :

  • À basse fréquence (\omega \to 0) : \dfrac{1}{RC\omega} \to +\infty, d'où |\underline{K}(j\omega)| \to 0 ;
  • À haute fréquence (\omega \to +\infty) : RC\omega \to +\infty, d'où |\underline{K}(j\omega)| \to 0 ;
  • Pour la pulsation \omega_0 = \dfrac{1}{RC} : la partie imaginaire du dénominateur s'annule, ce qui minimise le dénominateur et maximise le gain :

    |\underline{K}(j\omega_0)| = \frac{1}{3}

Le filtre présente donc un comportement de type passe-bande. L'allure du gain en fonction de la pulsation \omega est représentée ci-dessous :

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Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
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Notions : pulsation de résonance, gain maximal

Donner l'expression de la pulsation de résonance en fonction de et de . Que vaut à la résonance ?

Voir l'indice

Identifier la pulsation qui annule la partie imaginaire du dénominateur du filtre de Wien et calculer la valeur du gain correspondant.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition de résonance en amplitude (gain maximal) à partir de l'expression du gain |\underline{K}(j\omega)| établie à la question Q35.
  2. En déduire la pulsation de résonance \omega_0 en fonction des composants R et C.
  3. Calculer la valeur du gain |\underline{K}(j\omega_0)| à cette pulsation.
Voir la réponse courte

Annulation de la partie imaginaire pour \omega_0 = 1/(RC), donnant un gain maximal égal à 1/3.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q35, le gain du filtre de Wien s'écrit :

|\underline{K}(j\omega)| = \frac{1}{\sqrt{9 + \left(RC\omega - \frac{1}{RC\omega}\right)^2}}

Ce gain passe par un maximum lorsque le terme sous la racine est minimal, c'est-à-dire lorsque la partie imaginaire du dénominateur s'annule :

RC\omega_0 - \frac{1}{RC\omega_0} = 0 \iff \omega_0^2 = \frac{1}{R^2 C^2}

Comme la pulsation est une grandeur strictement positive, la pulsation de résonance vaut :

\boxed{\omega_0 = \frac{1}{RC}}

À cette pulsation, le terme imaginaire s'annule et le gain prend sa valeur maximale :

\boxed{|\underline{K}(j\omega_0)| = \frac{1}{3}}

Résultat

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C

Question 37

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Notions : impédance complexe

Exprimer, uniquement en fonction de , l'impédance complexe de la branche où et sont en série.

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Calculer la somme R + 1/(jC\omega_0) en remplaçant la pulsation par son expression \omega_0 = 1/(RC).

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'impédance complexe de l'association en série d'un conducteur ohmique de résistance R et d'un condensateur de capacité C à la pulsation \omega_0.
  2. Utiliser la relation imposée par l'énoncé, \omega_0 = \dfrac{1}{RC}, pour éliminer C et obtenir une expression dépendant uniquement de R.
Voir la réponse courte

Branche série à \omega_0 = 1/(RC) : \underline{Z}_s = R + 1/(jC\omega_0) = R(1 - j).

Voir le corrigé complet

Pour l'association en série du résistor de résistance R et du condensateur de capacité C, les impédances s'ajoutent :

\underline{Z}_{\text{s}} = R + \frac{1}{j C \omega_0} = R - \frac{j}{C \omega_0}

Or, l'énoncé indique que l'on se place à la pulsation :

\omega_0 = \frac{1}{RC} \iff C \omega_0 = \frac{1}{R}

En injectant cette relation dans l'expression de \underline{Z}_{\text{s}}, il vient :

\underline{Z}_{\text{s}} = R - j R
\boxed{\underline{Z}_{\text{s}} = R(1 - j)}

Résultat

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Question 38

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Notions : impédance complexe

Même question pour et en parallèle.

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Calculer l'impédance de l'association parallèle en inversant l'admittance 1/R + jC\omega_0.

Voir la réponse courte

Branche parallèle à \omega_0 = 1/(RC) : \underline{Y}_p = 1/R + jC\omega_0 \implies \underline{Z}_p = R/(1 + j).

Voir le corrigé complet

L'association parallèle d'un résistor de résistance R et d'un condensateur de capacité C possède une admittance complexe donnée par :

\underline{Y}_{\text{p}} = \frac{1}{R} + j C \omega

À la pulsation d'étude \omega_0 = \dfrac{1}{RC}, on a C \omega_0 = \dfrac{1}{R}, d'où :

\underline{Y}_{\text{p}} = \frac{1}{R} + j \frac{1}{R} = \frac{1 + j}{R}

L'impédance complexe \underline{Z}_{\text{p}} de cette branche parallèle s'en déduit immédiatement :

\underline{Z}_{\text{p}} = \frac{1}{\underline{Y}_{\text{p}}} = \frac{R}{1 + j} = \frac{R(1 - j)}{(1 + j)(1 - j)} = \frac{R}{2}\,(1 - j)
\boxed{\underline{Z}_{\text{p}} = \frac{R}{2}\,(1 - j)}

Résultat

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Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
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Notions : pont diviseur de tension

Que vaut le rapport ? Commenter par rapport à l'étude faite en IV.B.

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Calculer le rapport des impédances pour retrouver la valeur du gain du filtre de Wien à la pulsation de résonance.

Voir la stratégie
  1. Identifier que la chaîne connectée à l'entrée non-inverseuse constitue un pont diviseur de tension non chargé grâce à l'idéalité de l'ALI (i_+ = 0).
  2. Exprimer le rapport \underline{v}/\underline{v}_s à l'aide des impédances complexes \underline{Z}_{\text{s}} et \underline{Z}_{\text{p}} calculées aux questions Q37 et Q38.
  3. Comparer la valeur obtenue au gain maximal |\underline{K}(j\omega_0)| établi à la question Q36.
Voir la réponse courte

On retrouve |\underline{v}/\underline{v}_s| = |\underline{Z}_p/(\underline{Z}_s+\underline{Z}_p)| = 1/3, en parfait accord avec le gain à résonance de IV.B.

Voir le corrigé complet

L'amplificateur linéaire intégré étant idéal, les courants d'entrée sont nuls, en particulier i_+ = 0. La branche reliant la sortie de potentiel \underline{v}_s à la masse à travers l'entrée (+) forme donc un diviseur de tension non chargé constitué de l'impédance série \underline{Z}_{\text{s}} et de l'impédance parallèle \underline{Z}_{\text{p}} :

\frac{\underline{v}}{\underline{v}_s} = \frac{\underline{Z}_{\text{p}}}{\underline{Z}_{\text{s}} + \underline{Z}_{\text{p}}}

D'après les questions Q37 et Q38, à la pulsation \omega_0 = \frac{1}{RC}, on a :

\underline{Z}_{\text{s}} = R(1 - j) \quad \text{et} \quad \underline{Z}_{\text{p}} = \frac{R}{2}(1 - j)

d'où :

\begin{aligned} \frac{\underline{v}}{\underline{v}_s} &= \frac{\dfrac{R}{2}(1 - j)}{R(1 - j) + \dfrac{R}{2}(1 - j)} = \frac{\dfrac{1}{2}}{1 + \dfrac{1}{2}} = \frac{1}{3} \end{aligned}

On en déduit immédiatement le module :

\boxed{\left|\frac{\underline{v}}{\underline{v}_s}\right| = \frac{1}{3}}

Commentaire :
Ce sous-circuit est rigoureusement identique au filtre de Wien étudié en partie IV.B (figure 9) avec la tension d'entrée \underline{u}_e = \underline{v}_s et la tension de sortie \underline{u}_s = \underline{v}. La condition d'impédance d'entrée infinie de l'ALI (i_+ = 0) assure que le filtre fonctionne à vide (i = 0). On retrouve ainsi parfaitement le gain à la résonance établi à la question Q36 :

\left|\frac{\underline{v}}{\underline{v}_s}\right| = |\underline{K}(j\omega_0)| = \frac{1}{3}

De plus, \underline{v}/\underline{v}_s étant un réel strictement positif, les signaux v(t) et v_s(t) sont rigoureusement en phase à cette pulsation, ce qui concorde avec \arg(\underline{K}(j\omega_0)) = 0.

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Question 40

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
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Notions : pont diviseur de tension, théorème de millman

Exprimer la différence de potentiel en fonction de , , et .

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Appliquer le théorème de Millman à la borne inverseuse de l'ALI en fonction des tensions de nœud et des résistances R_1 et R_2.

Voir la stratégie
  1. Exploiter les propriétés de l'amplificateur linéaire intégré idéal en régime linéaire (i^+ = i^- = 0 et V^+ = V^-).
  2. Exprimer les potentiels des bornes d'entrée et en déduire la tension aux bornes de R_1.
  3. Appliquer la loi d'Ohm le long de la branche (R_1, R_2) pour relier \underline{v}, \underline{v}_e, \underline{v}_s, R_1 et R_2.
Voir la réponse courte

Diviseur de tension résistif ou théorème de Millman exprimant le potentiel d'entrée en fonction de v_e et v_s.

Voir le corrigé complet

L'amplificateur linéaire intégré est supposé idéal et fonctionne en régime linéaire, ce qui implique :

i^+ = i^- = 0 \quad \text{et} \quad \varepsilon = V^+ - V^- = 0 \implies V^- = V^+

D'après le schéma de la figure 10, l'entrée non inverseuse (+) est directement reliée au nœud situé entre les deux dipôles du filtre de Wien, dont le potentiel par rapport à la masse est \underline{v} :

V^+ = \underline{v} \implies V^- = \underline{v}

La tension \underline{v}_e est définie entre la ligne supérieure (borne amont de R_1) et la ligne médiane (reliée à la borne (+)) :

V_{\text{amont}} - V^+ = \underline{v}_e \implies V_{\text{amont}} = \underline{v} + \underline{v}_e

La différence de potentiel aux bornes du conducteur ohmique R_1 s'écrit donc simplement :

V_{\text{amont}} - V^- = (\underline{v} + \underline{v}_e) - \underline{v} = \underline{v}_e

Le courant \underline{i} traversant R_1 de gauche à droite vaut ainsi :

\underline{i} = \frac{\underline{v}_e}{R_1}

Comme l'impédance d'entrée de l'ALI est infinie (i^- = 0), l'intégralité de ce courant traverse le conducteur ohmique R_2 vers la sortie de l'ALI, portée au potentiel \underline{v}_s :

V^- - \underline{v}_s = R_2 \, \underline{i}

En remplaçant V^- par \underline{v} et \underline{i} par son expression :

\underline{v} - \underline{v}_s = \frac{R_2}{R_1} \, \underline{v}_e

On obtient finalement :

\boxed{\underline{v} = \underline{v}_s + \frac{R_2}{R_1} \, \underline{v}_e}

Résultat

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
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Notions : fonction de transfert, amplificateur non inverseur

Déterminer l'expression de la fonction de transfert .

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Combiner les équations des potentiels d'entrée avec la condition de régime linéaire V^+ = V^- pour exprimer \underline{H}(j\omega_0).

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition de la fonction de transfert de la chaîne directe introduite à la question Q28 : \underline{H}(j\omega_0) = \dfrac{\underline{v}_s}{\underline{v}_e}.
  2. Utiliser la relation entre la tension \underline{v} en sortie du filtre de Wien et la tension \underline{v}_s à la pulsation \omega_0, obtenue à la question Q39.
  3. Éliminer la variable intermédiaire \underline{v} à l'aide de la relation établie à la question Q40 pour exprimer le rapport \dfrac{\underline{v}_s}{\underline{v}_e}.
Voir la réponse courte

Expression du gain de l'amplificateur non inverseur \underline{H}(j\omega_0) = 1 + R_2/R_1.

Voir le corrigé complet

Par définition de la fonction de transfert de la chaîne directe (question Q28), on a :

\underline{H}(j\omega_0) = \frac{\underline{v}_s}{\underline{v}_e}

D'après l'étude du filtre de Wien à la pulsation de résonance \omega_0 = \dfrac{1}{RC} (questions Q34, Q36 et Q39), le signal n'est pas déphasé et son amplitude est divisée par 3 :

\underline{v} = \underline{K}(j\omega_0)\,\underline{v}_s = \frac{1}{3}\,\underline{v}_s

Par ailleurs, la relation établie à la question Q40 donne :

\underline{v} = \underline{v}_s + \frac{R_2}{R_1}\,\underline{v}_e

En égalant ces deux expressions de \underline{v}, il vient :

\begin{aligned} \frac{1}{3}\,\underline{v}_s &= \underline{v}_s + \frac{R_2}{R_1}\,\underline{v}_e \\ \left(\frac{1}{3} - 1\right)\underline{v}_s &= \frac{R_2}{R_1}\,\underline{v}_e \\ -\frac{2}{3}\,\underline{v}_s &= \frac{R_2}{R_1}\,\underline{v}_e \end{aligned}

On en déduit l'expression de la fonction de transfert \underline{H}(j\omega_0) :

\boxed{\underline{H}(j\omega_0) = -\frac{3}{2}\frac{R_2}{R_1}}

Résultat

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
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Notions : oscillateur quasi-sinusoïdal, condition de barkhausen

Proposer des valeurs de et de permettant à ce montage de fonctionner comme oscillateur.

Voir l'indice

Utiliser les critères de Barkhausen sur le gain et la phase de boucle pour imposer le rapport R_2 / R_1.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le critère d'oscillation de Barkhausen sur le gain (relation (R1) de la question Q32) à la pulsation \omega_0.
  2. Vérifier la compatibilité avec la condition sur la phase (relation (R2) de la question Q33).
  3. Établir la relation théorique liant R_1 et R_2, puis proposer des valeurs numériques réalistes adaptées à l'ALI.
Voir la réponse courte

Condition |\underline{H}| |\underline{K}| = 1 avec |\underline{K}| = 1/3 impose 1 + R_2/R_1 = 3, soit R_2 = 2R_1.

Voir le corrigé complet

Pour que le montage fonctionne en oscillateur autonome sinusoïdal à la pulsation \omega_0, le système bouclé doit vérifier le critère de Barkhausen.

D'après la relation (R1) de la question Q32, la condition sur le module s'écrit :

|\underline{H}(j\omega_0)| \cdot |\underline{K}(j\omega_0)| = 1

Or, d'après la question Q36, on a :

|\underline{K}(j\omega_0)| = \frac{1}{3} \quad \text{avec} \quad \arg(\underline{K}(j\omega_0)) = 0

Et d'après la question Q41, la fonction de transfert de la chaîne directe vaut :

\underline{H}(j\omega_0) = -\frac{3}{2}\frac{R_2}{R_1} \implies |\underline{H}(j\omega_0)| = \frac{3}{2}\frac{R_2}{R_1} \quad \text{et} \quad \arg(\underline{H}(j\omega_0)) = \pi

La condition sur les phases (relation (R2) de la question Q33) est donc identiquement satisfaite :

\arg(\underline{H}(j\omega_0)) + \arg(\underline{K}(j\omega_0)) = \pi + 0 = \pi \pmod{2\pi}

La condition sur les gains donne alors :

\begin{aligned} \frac{3}{2}\frac{R_2}{R_1} \times \frac{1}{3} = 1 &\iff \frac{R_2}{2 R_1} = 1 \\ &\iff R_2 = 2 R_1 \end{aligned}

Pour garantir le démarrage spontané des oscillations à partir du bruit thermique de fond (condition d'accrochage), le gain de boucle initial doit être très légèrement supérieur à 1, soit R_2 \gtrsim 2R_1. Les non-linéarités de l'amplificateur (saturation en tension) viennent ensuite stabiliser l'amplitude en régime permanent.

Pour que les courants dans le montage restent dans la plage nominale de l'ALI (quelques milliampères au maximum) tout en restant très grands devant les courants d'entrée de polarisation, on choisit des résistances de l'ordre de la dizaine de kilo-ohms :

\boxed{R_1 = 10\text{ k}\Omega \quad \text{et} \quad R_2 = 20\text{ k}\Omega}

(ou la valeur normalisée standard de la série E12 R_2 = 22\text{ k}\Omega pour faciliter l'accrochage).

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D

Question 43

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
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Notions : impédance complexe, comportement asymptotique

Étudier le comportement asymptotique du modèle : il s'agit, qualitativement, de trouver une représentation simplifiée du quartz pour les cas et .

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Remplacer les condensateurs par des coupures de circuit en basse fréquence et des courts-circuits en haute fréquence (inversement pour la bobine).

Voir la stratégie

Pour déterminer le comportement asymptotique du modèle équivalent du quartz :

  1. Rappeler le comportement asymptotique des dipôles élémentaires (condensateur et bobine) en basse et haute fréquences.
  2. Analyser l'impédance de la branche série supérieure (R, C, L) puis l'associer en parallèle avec la branche inférieure (C_0) pour \omega \to 0 et \omega \to \infty.
Voir la réponse courte

Pour \omega \to 0, condensateurs en circuit ouvert ; pour \omega \to \infty, condensateurs en court-circuit.

Voir le corrigé complet

Rappelons le comportement des composants réactifs :

  • pour un condensateur de capacité C_k, l'impédance est \underline{Z}_{C_k} = \frac{1}{jC_k\omega} : il se comporte comme un circuit ouvert en basse fréquence (\omega \to 0) et comme un court-circuit en haute fréquence (\omega \to \infty) ;
  • pour une bobine d'inductance L, l'impédance est \underline{Z}_L = jL\omega : elle se comporte comme un court-circuit (fil) en basse fréquence (\omega \to 0) et comme un circuit ouvert en haute fréquence (\omega \to \infty).

1. Cas où \omega \to 0 (basses fréquences) :

  • Dans la branche supérieure, la bobine L équivaut à un court-circuit (L\omega \to 0) et la résistance R devient négligeable devant l'impédance du condensateur (\frac{1}{C\omega} \gg R). Cette branche se comporte donc comme le condensateur C seul.
  • La branche inférieure est constituée du condensateur C_0.
  • Le dipôle AB équivaut donc à la mise en parallèle de deux condensateurs de capacités C et C_0.

Le modèle se simplifie en un condensateur unique de capacité :

\boxed{\text{Pour } \omega \to 0 \text{ : condensateur de capacité } C_{\text{eq}} = C_0 + C \quad (\text{soit un circuit ouvert à la limite } \omega = 0)}

2. Cas où \omega \to \infty (hautes fréquences) :

  • Dans la branche supérieure, l'impédance de la bobine L\omega tend vers l'infini et devient prépondérante devant R et \frac{1}{C\omega} \to 0. Cette branche se comporte donc comme un circuit ouvert (aucun courant n'y circule).
  • Le courant passe exclusivement par la branche inférieure contenant C_0.

Le modèle se simplifie donc au seul condensateur C_0 :

\boxed{\text{Pour } \omega \to \infty \text{ : condensateur de capacité } C_0 \quad (\text{soit un court-circuit à la limite } \omega \to \infty)}

Résultat

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
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Notions : résonance, antirésonance

Quelles sont les pulsations remarquables ?

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Repérer sur la courbe la pulsation où la partie imaginaire s'annule (résonance série) et celle où elle diverge (antirésonance parallèle).

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'impédance complexe équivalente \underline{Z}_{AB} du quartz lorsque la résistance est négligée (R = 0).
  2. Identifier les singularités de la fonction \operatorname{Im}(\underline{Z}_{AB}) sur la figure 12 : le passage par zéro (annulation) et la divergence (asymptote verticale).
  3. Exprimer les deux pulsations remarquables associées en fonction des composants L, C et C_0 et préciser leur signification physique.
Voir la réponse courte

Résonance série \omega_s = 1/\sqrt{LC} et résonance parallèle (antirésonance) \omega_p = \sqrt{(C+C_0)/(LCC_0)}.

Voir le corrigé complet

Lorsque la résistance R est négligeable (R = 0), la branche motrice présente une impédance purement réactive :

\underline{Z}_{\text{m}} = jL\omega + \frac{1}{jC\omega} = j\frac{LC\omega^2 - 1}{C\omega}

Cette branche est en parallèle avec le condensateur de capacité C_0, d'admittance \underline{Y}_0 = jC_0\omega. L'admittance équivalente entre les bornes A et B s'écrit :

\begin{aligned} \underline{Y}_{AB} &= \underline{Y}_0 + \frac{1}{\underline{Z}_{\text{m}}} = jC_0\omega + \frac{C\omega}{j(LC\omega^2 - 1)} \\ &= j\omega \left[ C_0 - \frac{C}{LC\omega^2 - 1} \right] = j\omega \frac{LC C_0 \omega^2 - (C + C_0)}{LC\omega^2 - 1} \end{aligned}

L'impédance équivalente \underline{Z}_{AB} = \frac{1}{\underline{Y}_{AB}} est donc un imaginaire pur \underline{Z}_{AB} = j\,\operatorname{Im}(\underline{Z}_{AB}) avec :

\operatorname{Im}(\underline{Z}_{AB}) = \frac{LC\omega^2 - 1}{\omega \left[ (C + C_0) - LC C_0 \omega^2 \right]}

La courbe de la figure 12 fait apparaître deux pulsations remarquables non nulles :

  1. La pulsation de résonance série \omega_s (ou pulsation de résonance), pour laquelle l'impédance s'annule :

    \operatorname{Im}(\underline{Z}_{AB}) = 0 \iff LC\omega_s^2 - 1 = 0
    \boxed{\omega_s = \frac{1}{\sqrt{LC}}}

    À cette pulsation, la branche motrice se comporte comme un court-circuit.

  2. La pulsation d'antirésonance \omega_p (ou résonance parallèle), pour laquelle l'impédance diverge (asymptote verticale en traits pointillés sur la figure 12) :

    (C + C_0) - LC C_0 \omega_p^2 = 0 \iff \omega_p^2 = \frac{C + C_0}{L C C_0} = \frac{1}{L}\left(\frac{1}{C} + \frac{1}{C_0}\right)
    \boxed{\omega_p = \sqrt{\frac{C + C_0}{L C C_0}} = \omega_s \sqrt{1 + \frac{C}{C_0}}}

    À cette pulsation, l'admittance s'annule et le quartz se comporte comme un circuit ouvert.

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Question 45

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
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Notions : impédance complexe

Dans quel(s) intervalle(s) peut-on dire que le comportement du quartz est capacitif ?

Voir l'indice

Identifier les zones de pulsations pour lesquelles la réactance est négative (\operatorname{Im}(\underline{Z}_{AB}) < 0), traduisant un comportement purement capacitif.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le critère liant le signe de la partie imaginaire de l'impédance (la réactance X = \operatorname{Im}(\underline{Z}_{AB})) au caractère capacitif ou inductif d'un dipôle.
  2. Identifier, à l'aide de la courbe de la figure 12 et des pulsations remarquables \omega_s et \omega_p établies à la question Q44, les intervalles de pulsation où cette réactance est négative.
Voir la réponse courte

Le quartz est capacitif pour \omega < \omega_s et pour \omega > \omega_p, et inductif entre les deux pulsations.

Voir le corrigé complet

En l'absence de résistance (R = 0), l'impédance équivalente du quartz est un imaginaire pur :

\underline{Z}_{AB} = j X(\omega) \quad \text{avec} \quad X(\omega) = \operatorname{Im}(\underline{Z}_{AB})

Un condensateur idéal de capacité équivalente C_{\text{éq}} > 0 présente une impédance :

\underline{Z}_C = \frac{1}{j C_{\text{éq}} \omega} = -j \frac{1}{C_{\text{éq}} \omega}

Le comportement du dipôle est donc capacitif si et seulement si sa réactance est strictement négative :

\operatorname{Im}(\underline{Z}_{AB}) < 0

À l'inverse, si \operatorname{Im}(\underline{Z}_{AB}) > 0, le comportement est inductif (analogue à une bobine j L_{\text{éq}} \omega).

D'après la courbe de la figure 12 et les pulsations remarquables déterminées à la question Q44 :

  • Pour \omega \in ]0, \omega_s[, \operatorname{Im}(\underline{Z}_{AB}) < 0 : le comportement est capacitif ;
  • Pour \omega \in ]\omega_s, \omega_p[, \operatorname{Im}(\underline{Z}_{AB}) > 0 : le comportement est inductif ;
  • Pour \omega \in ]\omega_p, +\infty[, \operatorname{Im}(\underline{Z}_{AB}) < 0 : le comportement est capacitif.

Le comportement du quartz est donc capacitif sur les intervalles :

\boxed{\omega \in ]0, \omega_s[\quad \text{et} \quad \omega \in ]\omega_p, +\infty[}

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Question déjà tombée ailleurs

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2020 ?

Surtout 4 chapitres : Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire (29 % des questions, partie I), Amplificateur linéaire intégré et oscillateurs électroniques (27 %), Cinématique et dynamique du point (17 %, partie II) et Circuits électriques et régimes transitoires (10 %). Plus ponctuellement : Électrostatique, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Référentiels non galiléens et Induction électromagnétique.

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2020 dès la première année (TSI1) ?

En partie : 32 questions sur 45 (71 %) ne demandent que le programme de TSI1. Blocs abordables : la partie III en entier (Q19 à Q27), la sous-partie II.A (Q9 à Q12), la sous-partie II.B (Q13 à Q17) et la sous-partie IV.B (Q34 à Q36). Avec les autres programmes de première année : 32 en MPSI, 38 en PCSI, 32 en PTSI, 31 en MP2I et 14 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2020 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie IV est la plus longue (environ 1 h 15). Questions les plus longues : Q18 (15 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2020 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q18 (comparateur).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2020 ?

Questions de cours : Q1 (amplificateur linéaire intégré), Q5 (filtre passe-bande), Q7 (déphasage), Q17 (facteur de qualité), Q19 (principe fondamental de la dynamique), Q20 (force de rappel élastique), Q24 (capacité), Q28 (fonction de transfert)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (fonction de transfert), Q6 (pulsation de résonance), Q10 (principe fondamental de la dynamique), Q21 (régime sinusoïdal forcé), Q30 (fonction de transfert en boucle fermée), Q34 (pont diviseur de tension), Q35 (diagramme de bode) et Q42 (oscillateur quasi-sinusoïdal).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2020 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (37 sur 45), par exemple : Q1 à Q3, Q5 à Q9, Q11, Q13 à Q17, Q19, Q20, Q22 à Q25, Q27 à Q33, Q35 à Q43 et Q45. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q4 et Q10.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Quelle a été la moyenne au sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2020 ?

Moyenne : 6,47/20 (écart-type 4,22, 1 030 présents).

Pourquoi la condition d'oscillation en Q31 est-elle H(jω)K(jω) = -1 ?

Le schéma de la partie IV.A comporte un comparateur soustracteur en entrée (\underline{v}_e = \underline{v}_1 - \underline{K}\,\underline{v}_s). La fonction de transfert en boucle fermée vaut donc \underline{H}/(1 + \underline{H}\,\underline{K}) ; l'entretien d'oscillations autonomes en l'absence de consigne (\underline{v}_1 = 0) impose d'annuler son dénominateur, d'où \underline{H}\underline{K} = -1.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
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0 question réussie sur 45
Position estimée
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 45 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 6,47 et d'écart-type 4,22 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.