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Corrigé détaillé CCINP Physique MP 2023

Physique et univers de One Piece : élasticité, foudre et congélation

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MPSI : 22 questions sur 56. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : MP2I 16 · BCPST1 16 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Électromagnétisme, Mécanique, Ondes et signaux · 11 incontournables · 22 questions de première année
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Ce sujet original s'appuie sur l'univers du manga One Piece pour aborder trois volets majeurs et totalement indépendants du programme de physique des classes préparatoires. La première partie propose une étude très progressive et formatrice de la matière condensée : de la modélisation microscopique d'une liaison diatomique (potentiels de Morse et de Lennard-Jones) à la propagation d'ondes élastiques sur un réseau unidimensionnel discret, avant de réaliser le passage à la limite continue vers l'équation de d'Alembert.

La deuxième partie aborde l'électromagnétisme sous plusieurs facettes : régime quasi-stationnaire dans un condensateur plan, puis physique des plasmas thermiques avec la démonstration du potentiel d'écrantage de Debye-Hückel via l'équation de Poisson linéarisée, et enfin cinétique de décharge ohmique. La troisième partie traite d'ingénierie thermique en étudiant d'abord les performances réversibles d'un réfrigérateur couplé à une source froide de capacité finie, puis la cinétique unidimensionnelle d'un front de solidification de la mer modélisé par un bilan thermique de type Stefan avec pertes de Newton. Très complet et d'un niveau technique parfaitement calibré pour le concours CCINP, ce sujet constitue un excellent support de révision globale.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,33/20)
Temps estimé
≈ 3 h 30 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

11 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

48 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (48) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes, erreur d'énoncé
  • Parties indépendantes

    Les trois parties de l'épreuve (chaîne d'oscillateurs, électrodynamique et thermodynamique) sont totalement indépendantes et peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.

  • Erreur d'énoncé

    L'expression de \langle E_p \rangle donnée en Q19 comporte un signe « - » entre les deux modules carrés ; il faut lire un signe « + » pour obtenir une énergie élastique positive et exploitable en Q20.

  • Erreur d'énoncé

    Dans la formule de l'intégrale donnée en Q39, il manque le préfacteur \lambda_D^2 devant le crochet, sans lequel l'expression n'est pas homogène à une surface.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

56 questions
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Partie I : Gomu no jet pistol : chaîne d’oscillateurs et onde mécanique

I.1 · Oscillateur harmonique

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie potentielle, position d'équilibre

Déterminer la distance interatomique d'équilibre, appelée longueur de liaison à l'équilibre .

Voir l'indice

Chercher la valeur de x qui annule le crochet dans l'expression de l'énergie potentielle V(x).

Voir la stratégie

Une position d'équilibre correspond à un extremum de l'énergie potentielle, c'est-à-dire à une force d'interaction nulle : \left.\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}\right|_{x_{\text{éq}}} = 0.

Voir la réponse courte

Dérivation de l'énergie potentielle de Morse V(x) et annulation de la dérivée pour trouver x_{\text{éq}} = a.

Voir le corrigé complet

L'énergie potentielle d'interaction de Morse est donnée par :

V(x) = V_o\left[1 - \text{e}^{-a(x-x_o)}\right]^2

Dérivons cette fonction par rapport à la variable x :

\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}(x) = 2aV_o\,\text{e}^{-a(x-x_o)}\left[1 - \text{e}^{-a(x-x_o)}\right]

À la position d'équilibre x_{\text{éq}}, la force dérivant de l'énergie potentielle s'annule :

\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}(x_{\text{éq}}) = 0 \iff 1 - \text{e}^{-a(x_{\text{éq}}-x_o)} = 0

Puisque a > 0 et V_o > 0, l'unique solution est :

-a(x_{\text{éq}}-x_o) = 0 \implies x_{\text{éq}} = x_o

De plus, V(x_o) = 0 et V(x) \geqslant 0 pour tout x, ce qui assure qu'il s'agit bien d'un minimum d'énergie potentielle (équilibre stable).

\boxed{x_{\text{éq}} = x_o}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La position d'équilibre correspond à une dérivée nulle du potentiel et non à son annulation, à moins de justifier l'existence d'un minimum nul.

« Beaucoup de candidats écrivent V = 0 au lieu de dérivée nulle. On pouvait s’affranchir du calcul de la dérivée en constatant que la fonction était positive et avait son minimum nul, encore fallait-il le justifier. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie potentielle, approximation harmonique, raideur équivalente

En développant l'énergie potentielle au second ordre en , montrer que la force d'interaction résultante est équivalente à celle d'un ressort de constante de raideur dont on donnera l'expression en fonction de et de .

Voir l'indice

Effectuer un développement limité de l'exponentielle à l'ordre 1 en \varepsilon, puis calculer la dérivée seconde de l'énergie potentielle pour identifier la raideur k.

Voir la stratégie
  1. Effectuer le développement limité de l'énergie potentielle V(x) au second ordre en \varepsilon = x - x_{\text{éq}} au voisinage de la position d'équilibre x_{\text{éq}} = x_o.
  2. En déduire l'expression approchée de la force d'interaction F = -\dfrac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x} et identifier la raideur équivalente k par analogie avec la loi de Hooke F = -k\varepsilon.
Voir la réponse courte

Développement de Taylor à l'ordre deux au voisinage de l'équilibre pour identifier k = V''(x_{\text{éq}}).

Voir le corrigé complet

La position s'écrit x = x_o + \varepsilon avec |\varepsilon| \ll x_o. Développons le terme exponentiel à l'ordre 1 en \varepsilon :

e^{-a(x - x_o)} = e^{-a\varepsilon} = 1 - a\varepsilon + o(\varepsilon)

En injectant ce développement dans l'expression du potentiel de Morse :

1 - e^{-a\varepsilon} = a\varepsilon + o(\varepsilon)

Puis en élevant au carré, le terme dominant est directement d'ordre 2 :

\left[1 - e^{-a\varepsilon}\right]^2 = a^2\varepsilon^2 + o(\varepsilon^2)

L'énergie potentielle au second ordre en \varepsilon s'écrit donc :

V(\varepsilon) \approx V_o a^2 \varepsilon^2 = \frac{1}{2} \left(2V_o a^2\right) \varepsilon^2

La force d'interaction conservative dérivant de cette énergie potentielle s'obtient par dérivation par rapport à \varepsilon :

\begin{aligned} F &= -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}\varepsilon} \\ &= -2V_o a^2 \varepsilon \end{aligned}

Cette force est de la forme F = -k\varepsilon, caractéristique d'une force de rappel élastique exercée par un ressort de longueur à vide x_o et de constante de raideur :

\boxed{k = 2V_o a^2}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'expression de l'énergie potentielle élastique d'un ressort doit être parfaitement sue.

« Le calcul imposé du DL est souvent bien fait mais un certain nombre de candidats ne connaissent pas l’expression de l’énergie potentielle élastique pourtant facilement retrouvable. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique, pulsation propre

Si on appliquait cette force à une particule de masse et de position , quelle serait la pulsation des oscillations de celle-ci ? Représenter la vibration au cours du temps pour des conditions initiales données : et .

Voir l'indice

Écrire la relation fondamentale de la dynamique pour une particule soumise à la force de rappel -k\varepsilon(t) et intégrer avec les conditions initiales.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la deuxième loi de Newton à la particule soumise à la force de rappel élastique F = -k\varepsilon pour établir l'équation différentielle du mouvement et en déduire la pulsation propre \omega_o.
  2. Résoudre l'équation différentielle avec les conditions initiales prescrites pour déterminer la fonction \varepsilon(t), puis en tracer l'allure sur au moins deux périodes.
Voir la réponse courte

Pulsation propre \omega_o = \sqrt{k/m} et tracé de la sinusoïde \varepsilon(t) = \beta \cos(\omega_o t).

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel galiléen d'étude, appliquons le principe fondamental de la dynamique à la particule de masse m soumise à la force de rappel élastique F = -k\varepsilon établie à la question Q2 :

m\ddot{\varepsilon}(t) = -k\varepsilon(t) \iff \ddot{\varepsilon}(t) + \frac{k}{m}\varepsilon(t) = 0

Il s'agit de l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique linéaire non amorti. La pulsation propre des oscillations \omega_o s'identifie immédiatement :

\omega_o = \sqrt{\frac{k}{m}}

En utilisant l'expression de la raideur k = 2V_oa^2 obtenue à la question Q2, on a :

\boxed{\omega_o = a\sqrt{\frac{2V_o}{m}}}

La forme générale du mouvement s'écrit :

\varepsilon(t) = A\cos(\omega_o t) + B\sin(\omega_o t)

La vitesse s'en déduit par dérivation temporelle :

\dot{\varepsilon}(t) = -\omega_o A\sin(\omega_o t) + \omega_o B\cos(\omega_o t)

La condition sur la vitesse initiale donne \dot{\varepsilon}(0) = \omega_o B = 0, soit B = 0. La condition sur la position initiale donne \varepsilon(0) = A = \beta. La loi horaire du déplacement s'écrit donc :

\boxed{\varepsilon(t) = \beta\cos(\omega_o t)}

La période temporelle des oscillations associées est notée T_0 = \frac{2\pi}{\omega_o}.

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie potentielle, puits de potentiel

Donner, sur le même graphique, l'allure des courbes représentatives de l'énergie potentielle de Morse et de l'énergie potentielle harmonique approchée en fonction de la distance interatomique.

Voir l'indice

Tracer la parabole osculatrice symétrique autour du minimum et mettre en évidence la dissymétrie du potentiel réel ainsi que son asymptote horizontale.

Voir la stratégie
  1. Rappeler les expressions de l'énergie potentielle de Morse et de son approximation harmonique au second ordre au voisinage de x_o.
  2. Identifier les caractéristiques remarquables de chaque courbe : position du minimum, courbure à l'équilibre, comportements aux limites (x \to +\infty et x \to 0).
  3. Tracer les deux courbes sur un même graphique en mettant clairement en évidence la zone de validité de l'approximation harmonique et l'asymptote horizontale du potentiel de Morse.
Voir la réponse courte

Tracé qualitatif superposant le puits asymétrique de Morse et la parabole harmonique osculatrice au fond du puits.

Voir le corrigé complet

L'énergie potentielle de Morse et son approximation harmonique au second ordre obtenue à la question Q2 s'écrivent respectivement :

\begin{aligned} V(x) &= V_o \left[ 1 - \mathrm{e}^{-a(x-x_o)} \right]^2 \\ V_{\text{harm}}(x) &= \frac{1}{2} k (x - x_o)^2 = V_o a^2 (x - x_o)^2 \end{aligned}

Les caractéristiques principales de ces deux fonctions sont les suivantes :

  • À l'équilibre (x = x_o) : les deux potentiels s'annulent (V(x_o) = V_{\text{harm}}(x_o) = 0) et admettent un minimum avec une tangente horizontale (\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}(x_o) = 0). Au voisinage immédiat de x_o, la parabole osculatrice et la courbe de Morse se confondent au second ordre en (x - x_o).
  • À grande distance (x \to +\infty) :

    • Le potentiel de Morse tend vers une asymptote horizontale : \lim_{x\to +\infty} V(x) = V_o. Cette valeur correspond à l'énergie de dissociation de la molécule.
    • L'approximation harmonique diverge vers +\infty : \lim_{x\to +\infty} V_{\text{harm}}(x) = +\infty.
  • À courte distance (x < x_o) :

    • Le potentiel de Morse présente une répulsion très raide (croissance exponentielle due au recouvrement des nuages électroniques et à la répulsion internucléaire).
    • L'approximation harmonique est symétrique par rapport à la verticale x = x_o.
Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait tracer l'énergie potentielle en fonction de la position et non la solution horaire du mouvement.

« Rarement représenté ! Souvent la solution horaire a été tracée. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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I.2 · Chaîne unidimensionnelle infinie d’oscillateurs harmoniques

Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : chaîne d'oscillateurs, cinématique

Pour , écrire la position initiale de la masse () en fonction de et de . En déduire son écart par rapport à sa position d'équilibre en fonction de , et de .

Voir l'indice

Repérer la position d'équilibre x_{n,\text{éq}} = n a et exprimer l'écart u_n(t) par une différence de positions.

Voir la réponse courte

Repérage du réseau régulier au repos x_n(0) = na et écart à l'équilibre u_n(t) = x_n(t) - na.

Voir le corrigé complet

À l'instant initial t = 0, la chaîne infinie est au repos, ce qui signifie que chaque masse se trouve à sa position d'équilibre.

La distance entre deux masses consécutives à l'équilibre est constante et égale à a, et l'origine de l'axe (Ox) est choisie à la position de la masse d'indice n = 0. La position initiale (qui est également la position d'équilibre) de la n^{\text{ième}} masse s'écrit donc :

\boxed{x_n(0) = n a}

Par définition, u_n(t) représente le déplacement algébrique de la n^{\text{ième}} masse par rapport à sa position d'équilibre x_n(0) = na. On en déduit :

\boxed{u_n(t) = x_n(t) - n a}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : chaîne d'oscillateurs, principe fondamental de la dynamique

Établir que l'équation du mouvement de la masse, se met sous la forme :

avec , constante réelle à déterminer.

Voir l'indice

Appliquer le PFD à la masse n soumise aux deux forces de rappel exercées par les ressorts voisins reliés aux masses n-1 et n+1.

Voir la stratégie
  1. Isoler la masse n dans le référentiel d'étude supposé galiléen et exprimer vectoriellement les forces de rappel exercées par les deux ressorts adjacents (reliant la masse n aux masses n-1 et n+1).
  2. Exprimer les allongements en fonction des positions x_n(t), puis substituer les déplacements u_n(t) établis à la question Q5.
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique et identifier la constante \alpha par identification avec la forme demandée.
Voir la réponse courte

Application du PFD à la masse n soumise au rappel des deux ressorts adjacents, conduisant à \alpha = 2.

Voir le corrigé complet

On applique le principe fondamental de la dynamique à la n^{\text{ième}} masse de masse m, repérée par sa position x_n(t) le long de l'axe (Ox), dans le référentiel galiléen du laboratoire.

La masse n est soumise aux forces de rappel exercées par :

  • le ressort de gauche, reliant la masse n-1 à la masse n, de longueur instantanée x_n - x_{n-1} et de longueur à vide \ell_0 = a :

    \vec{F}_{n-1 \to n} = -k\left[(x_n - x_{n-1}) - a\right]\vec{u}_x
  • le ressort de droite, reliant la masse n à la masse n+1, de longueur instantanée x_{n+1} - x_n et de longueur à vide \ell_0 = a :

    \vec{F}_{n+1 \to n} = +k\left[(x_{n+1} - x_n) - a\right]\vec{u}_x

En sommant ces deux forces selon l'axe (Ox), les termes constants a s'annulent :

\begin{aligned} F_{x} &= k\left[(x_{n+1} - x_n - a) - (x_n - x_{n-1} - a)\right] \\ &= k\left[x_{n+1} + x_{n-1} - 2x_n\right] \end{aligned}

D'après la relation établie à la question Q5, la position s'écrit x_n(t) = na + u_n(t). Par dérivation temporelle, on a :

\ddot{x}_n(t) = \ddot{u}_n(t)

De plus, la combinaison des positions s'exprime directement en fonction des écarts u_n :

\begin{aligned} x_{n+1} + x_{n-1} - 2x_n &= \left[(n+1)a + u_{n+1}\right] + \left[(n-1)a + u_{n-1}\right] - 2\left[na + u_n\right] \\ &= u_{n+1} + u_{n-1} - 2u_n \end{aligned}

Le principe fondamental de la dynamique projeté sur (Ox) donne alors :

m\ddot{u}_n = k\left[u_{n+1} + u_{n-1} - 2u_n\right]

En introduisant la pulsation propre \omega_o = \sqrt{\frac{k}{m}} définie à la question Q3, il vient :

\ddot{u}_n = \omega_o^2\left[u_{n+1} + u_{n-1} - 2u_n\right]

Par identification avec la relation proposée, on en déduit :

\boxed{\alpha = 2}

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation ; Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : onde progressive harmonique, pulsation

Cette onde est-elle harmonique ? Que représentent et ?

Voir l'indice

Vérifier la dépendance temporelle sinusoïdale et identifier l'amplitude crête ainsi que la pulsation temporelle.

Voir la réponse courte

Onde progressive harmonique, avec U_o l'amplitude du déplacement et \omega la pulsation temporelle.

Voir le corrigé complet

La grandeur physique réelle associée à la notation complexe est la partie réelle de \underline{u_n}(t) :

u_n(t) = \mathrm{Re}\big(\underline{u_n}(t)\big) = U_o \cos(\omega t - qna)
  • Caractère harmonique : Pour chaque masse n, l'évolution temporelle du déplacement est purement sinusoïdale à la pulsation unique \omega. L'onde est donc bien harmonique (ou monochromatique).
  • Signification de U_o : U_o est l'amplitude de vibration (déplacement maximal des masses par rapport à leur position d'équilibre).
  • Signification de \omega : \omega est la pulsation temporelle (ou pulsation angulaire) de l'onde, liée à la période temporelle T et à la fréquence f par \omega = \frac{2\pi}{T} = 2\pi f.
\boxed{\text{L'onde est harmonique ; } U_o \text{ est l'amplitude et } \omega \text{ est la pulsation temporelle.}}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation ; Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : nombre d'onde, longueur d'onde

Établir l'expression de la longueur d'onde en fonction de . Que représente finalement ?

Voir l'indice

Poser la condition d'égalité spatiale des déplacements pour deux masses séparées d'un nombre entier d'intervalles et identifier le pas spatial minimal.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'égalité des déplacements complexes \underline{u_p(t)} = \underline{u_n(t)} à l'aide de l'expression proposée pour l'onde.
  2. En déduire la condition sur la phase spatiale pour le plus petit écart non nul entre masses, définissant ainsi la longueur d'onde \lambda.
  3. Identifier la grandeur physique représentée par q.
Voir la réponse courte

Relation spatiale \lambda = 2\pi a / (qa) = 2\pi/q identifiant q comme le nombre d'onde.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de l'onde proposée par l'énoncé :

\underline{u_n(t)} = U_o \exp\bigl(i(\omega t - qna)\bigr)

La condition de périodicité spatiale \underline{u_p(t)} = \underline{u_n(t)} pour deux masses p > n se traduit par :

\begin{aligned} \exp\bigl(i(\omega t - qpa)\bigr) &= \exp\bigl(i(\omega t - qna)\bigr) \\ \iff \exp\bigl(-i q(p-n)a\bigr) &= 1 \\ \iff q(p-n)a &= 2k\pi \quad (k \in \mathbb{N}^*) \end{aligned}

La distance au repos séparant ces deux masses est :

d = x_p(0) - x_n(0) = (p-n)a

La longueur d'onde \lambda est définie comme la plus petite distance au repos non nulle séparant deux masses vibrant en phase, ce qui correspond à k = 1 :

q \lambda = 2\pi \implies \lambda = \frac{2\pi}{q}

Puisque \lambda est un multiple entier de la distance interatomique au repos (\lambda = (p-n)a), cela s'écrit également :

\boxed{\lambda = \frac{2\pi}{q}}

On en déduit que q représente le nombre d'onde (ou la norme du vecteur d'onde) associé à la propagation de l'onde dans le réseau discret :

\boxed{q = \frac{2\pi}{\lambda}}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : relation de dispersion, chaîne d'oscillateurs

Montrer que la relation de dispersion, reliant et , est

Représenter graphiquement la fonction : en se restreignant à l'intervalle .

Voir l'indice

Injecter la solution sous forme d'onde progressive dans l'équation différentielle du mouvement et transformer la somme de cosinus à l'aide d'une relation trigonométrique.

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme d'onde progressive harmonique proposée, \underline{u_n}(t) = U_o \exp(i(\omega t - qna)), dans l'équation différentielle du mouvement obtenue à la question Q6.
  2. Exprimer les termes d'interaction à l'aide des formules d'Euler et de trigonométrie pour faire apparaître \sin^2(qa/2).
  3. En déduire l'expression de \omega(q) sachant que \omega > 0, puis tracer la courbe sur l'intervalle spécifié en repérant les points remarquables (annulation et extremum).
Voir la réponse courte

Injection de la solution progressive dans l'équation couplée, simplification trigonométrique et tracé en arche de sinus.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q6 (avec \alpha = 2), l'équation du mouvement de la n^{\text{ième}} masse s'écrit :

\ddot{u}_n(t) = \omega_o^2 \left[ u_{n+1}(t) + u_{n-1}(t) - 2u_n(t) \right]

En notation complexe, en posant \underline{u_n}(t) = U_o \exp(i(\omega t - qna)), les grandeurs nécessaires valent :

\begin{aligned} \ddot{\underline{u}}_n(t) &= -\omega^2 \underline{u}_n(t) \\ \underline{u}_{n+1}(t) &= U_o \exp(i(\omega t - q(n+1)a)) = \underline{u}_n(t) \, \mathrm{e}^{-iqa} \\ \underline{u}_{n-1}(t) &= U_o \exp(i(\omega t - q(n-1)a)) = \underline{u}_n(t) \, \mathrm{e}^{iqa} \end{aligned}

En injectant ces expressions dans l'équation du mouvement et en simplifiant par \underline{u}_n(t) \neq 0, on obtient :

-\omega^2 = \omega_o^2 \left( \mathrm{e}^{-iqa} + \mathrm{e}^{iqa} - 2 \right) = \omega_o^2 \left( 2\cos(qa) - 2 \right)

D'après la formule de duplication rappelée dans le formulaire (\cos(2x) = 1 - 2\sin^2(x)), on a :

2\cos(qa) - 2 = -4\sin^2\left(\frac{qa}{2}\right)

On en déduit immédiatement la relation de dispersion demandée :

\boxed{\omega^2 = 4\omega_o^2 \left(\sin\frac{qa}{2}\right)^2}

Puisque \omega > 0 et \omega_o > 0, on a de manière générale \omega(q) = 2\omega_o \left| \sin\frac{qa}{2} \right|.
Sur l'intervalle prescrit q \in \left[0, \frac{2\pi}{a}\right], on a \frac{qa}{2} \in [0, \pi], d'où \sin\left(\frac{qa}{2}\right) \ge 0. L'expression se simplifie donc en :

\omega(q) = 2\omega_o \sin\left(\frac{qa}{2}\right)

Cette fonction présente les caractéristiques suivantes :

  • pour q = 0 : \omega(0) = 0, avec une tangente de pente \left.\frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}q}\right|_{q=0} = \omega_o a ;
  • pour q = \frac{\pi}{a} : \omega atteint un maximum égal à \omega_{\max} = 2\omega_o, avec une tangente horizontale ;
  • pour q = \frac{2\pi}{a} : \omega\left(\frac{2\pi}{a}\right) = 0, avec une tangente de pente -\omega_o a.

Résultat

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : vitesse de phase, vitesse de groupe

Rappeler les définitions et les significations de la vitesse de groupe et de la vitesse de phase . Comment lit-on ces vitesses sur le graphe de la question Q9 ?

Voir l'indice

Rappeler les définitions v_\varphi = \omega/q et v_g = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}q, puis les interpréter respectivement comme la pente de la droite sécante issue de l'origine et la pente de la tangente.

Voir la réponse courte

Définitions v_\varphi = \omega/q et v_g = d\omega/dq, lues respectivement comme pentes de la sécante et de la tangente.

Voir le corrigé complet

1. Vitesse de phase

  • Définition : Pour une composante harmonique de pulsation \omega et de nombre d'onde q, la vitesse de phase est définie par :

    \boxed{v_\varphi = \frac{\omega}{q}}
  • Signification physique : Elle correspond à la vitesse de déplacement des surfaces d'égale phase (ou fronts d'onde), c'est-à-dire à la vitesse apparente de translation des crêtes et des creux de la sinusoïde.
  • Lecture graphique : Sur le graphe \omega(q) établi à la question Q9, la vitesse de phase v_\varphi associée au point (q, \omega(q)) est égale à la pente de la droite sécante joignant l'origine (0,0) au point de fonctionnement (q, \omega(q)).

2. Vitesse de groupe

  • Définition : Pour un groupe d'ondes ou un paquet d'ondes centré autour du nombre d'onde q, la vitesse de groupe est définie par :

    \boxed{v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}q}}
  • Signification physique : Elle représente la vitesse à laquelle se déplace l'enveloppe du paquet d'ondes. Dans un milieu transparent ou peu absorbant, elle correspond à la vitesse de propagation de l'énergie et de l'information (ou signal).
  • Lecture graphique : Sur le graphe \omega(q), la vitesse de groupe v_g est égale à la pente de la tangente à la courbe de dispersion au point d'abscisse q.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il ne faut pas confondre vitesse de phase et vitesse de groupe, et savoir les déterminer graphiquement.

« Beaucoup confondent les définitions de vitesse de groupe et de phase. La lecture sur le graphe n’est quasiment jamais évoquée. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : dispersion, filtre passe-ba

La chaîne est-elle dispersive ? Quelle condition doit satisfaire pour que existe ? Préciser la nature du filtre que constitue la chaîne d'oscillateurs vis-à-vis de ces ondes.

Voir l'indice

Observer l'évolution du rapport \omega/q avec q et borner la fonction sinus pour identifier la pulsation de coupure supérieure.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de phase v_\varphi en fonction de q à partir de la relation de dispersion pour conclure sur le caractère dispersif du milieu.
  2. Utiliser l'encadrement de la fonction sinus dans la relation \sin(qa/2) = \omega/(2\omega_o) pour trouver la plage de pulsations autorisant un nombre d'onde q réel.
  3. Identifier la bande passante en pulsation pour préciser la nature du filtre mécanique formé par la chaîne.
Voir la réponse courte

Milieu dispersif car v_\varphi \neq v_g ; propagation possible pour \omega \le 2\omega_o, formant un filtre passe-bas acoustique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, la relation de dispersion pour une onde se propageant dans le sens des x croissants s'écrit :

\omega(q) = 2\omega_o \sin\left(\frac{qa}{2}\right)

La vitesse de phase associée est donc :

v_\varphi = \frac{\omega}{q} = \omega_o a \, \frac{\sin\left(\dfrac{qa}{2}\right)}{\dfrac{qa}{2}}

La vitesse de phase dépend du nombre d'onde q (et donc de la pulsation \omega), ou de façon équivalente v_g \neq v_\varphi :

\boxed{\text{La chaîne est un milieu dispersif.}}

Pour qu'une onde se propage sans amortissement, le nombre d'onde q doit être réel. La relation de dispersion impose :

\sin\left(\frac{qa}{2}\right) = \frac{\omega}{2\omega_o}

Pour q \in \mathbb{R}, la fonction sinus est bornée par 1. La pulsation \omega étant strictement positive d'après l'énoncé, l'existence d'une solution réelle q nécessite :

0 < \frac{\omega}{2\omega_o} \le 1

La condition sur \omega s'écrit donc :

\boxed{0 < \omega \le 2\omega_o}

Les ondes de pulsation inférieure ou égale à la pulsation de coupure \omega_c = 2\omega_o peuvent se propager dans la chaîne, tandis que les ondes de pulsation supérieure à \omega_c sont spatialement atténuées (ondes évanescentes car q possède une partie imaginaire non nulle).

La chaîne d'oscillateurs constitue ainsi un :

\boxed{\text{filtre passe-bas}}

de pulsation de coupure \omega_c = 2\omega_o.

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : vitesse de groupe, onde stationnaire, limite acoustique

Déterminer et pour et pour . On précisera la nature de l'onde dans les deux cas.

Voir l'indice

Effectuer un développement limité au premier ordre pour q \ll \pi/a et évaluer la dérivée de \omega(q) en q = \pi/a pour conclure quant au caractère propagatif ou stationnaire.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation de dispersion \omega(q) = 2\omega_o \sin\left(\frac{qa}{2}\right) pour exprimer analytiquement la vitesse de phase v_\varphi(q) = \frac{\omega}{q} et la vitesse de groupe v_g(q) = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}q}.
  2. Effectuer les développements et évaluations demandés pour q \ll \frac{\pi}{a} puis pour q = \frac{\pi}{a}.
  3. En déduire la nature de l'onde dans chaque cas en interprétant physiquement les valeurs obtenues (notamment l'égalité ou l'annulation de ces vitesses).
Voir la réponse courte

À grande échelle spatiale v_g = v_\varphi = \omega_o a (non dispersif) ; en bord de zone v_g = 0 (onde stationnaire).

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q9 et Q10, pour q \in \left[0, \frac{\pi}{a}\right], la pulsation s'écrit \omega(q) = 2\omega_o \sin\left(\frac{qa}{2}\right). Les vitesses de phase et de groupe valent donc :

\begin{aligned} v_\varphi(q) &= \frac{\omega(q)}{q} = \omega_o a \, \frac{\sin(qa/2)}{qa/2} \\ v_g(q) &= \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}q}(q) = \omega_o a \cos\left(\frac{qa}{2}\right) \end{aligned}

1. Cas des grandes longueurs d'onde : q \ll \frac{\pi}{a} Dans cette limite, on a \frac{qa}{2} \ll 1. Au premier ordre :

\sin\left(\frac{qa}{2}\right) \approx \frac{qa}{2} \quad \text{et} \quad \cos\left(\frac{qa}{2}\right) \approx 1

On obtient ainsi :

\boxed{v_g \approx v_\varphi \approx \omega_o a}

Nature de l'onde : Comme v_g \approx v_\varphi = \text{cte}, la dispersion est négligeable : il s'agit d'une onde progressive non dispersive (branche acoustique du réseau). Les perturbations se propagent sans déformation à la vitesse du son dans le milieu c_s = \omega_o a = a\sqrt{\frac{k}{m}}.

2. Cas limite de coupure : q = \frac{\pi}{a} Pour q = \frac{\pi}{a}, l'argument vaut \frac{qa}{2} = \frac{\pi}{2}. Par conséquent :

\begin{aligned} v_\varphi\left(\frac{\pi}{a}\right) &= \frac{2\omega_o}{\pi/a} = \frac{2}{\pi}\omega_o a \\ v_g\left(\frac{\pi}{a}\right) &= \omega_o a \cos\left(\frac{\pi}{2}\right) = 0 \end{aligned}
\boxed{v_\varphi = \frac{2}{\pi}\omega_o a \quad \text{et} \quad v_g = 0}

Nature de l'onde : Puisque la vitesse de groupe s'annule (v_g = 0), l'onde ne transporte aucune énergie le long de la chaîne : il s'agit d'une onde stationnaire. En effet, pour q = \frac{\pi}{a}, le déplacement de la n^{\text{ième}} masse s'écrit :

u_n(t) = \mathrm{Re}\left(U_o \mathrm{e}^{i(\omega t - n\pi)}\right) = U_o (-1)^n \cos(2\omega_o t)

Les masses consécutives oscillent en opposition de phase parfaite sans transfert net de quantité de mouvement ni d'énergie.

Résultat

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I.3 · Solide cristallin

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires

Notions : potentiel de lennard-jones, force de van der waals, répulsion de pauli

À quelles interactions correspondent les deux termes du potentiel de Lennard-Jones ?

Voir l'indice

Associer le terme attractif en -1/x^6 aux interactions dipolaires de van der Waals et le terme répulsif en 1/x^{12} à l'exclusion stérique de Pauli.

Voir la réponse courte

Le terme en -1/x^6 modélise l'attraction de Van der Waals et le terme en 1/x^{12} la répulsion stérique de Pauli.

Voir le corrigé complet

Le potentiel de Lennard-Jones s'écrit sous la forme :

V(x) = \frac{A}{x^{12}} - \frac{B}{x^6} \quad \text{avec } A > 0 \text{ et } B > 0

La force d'interaction entre les deux atomes dérive de cette énergie potentielle :

F(x) = -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x} = \frac{12 A}{x^{13}} - \frac{6 B}{x^7}
  • Le terme en -\dfrac{B}{x^6} (terme attractif) :
    Il correspond à une force attractive (F_{\text{att}} < 0) prépondérante à moyenne et longue distances. Il modélise les interactions attractives interatomiques de type van der Waals, plus particulièrement les forces de dispersion de London (interactions dipôle induit – dipôle induit).
  • Le terme en +\dfrac{A}{x^{12}} (terme répulsif) :
    Il correspond à une force répulsive (F_{\text{rép}} > 0) fortement divergente à courte distance (x \to 0). Il modélise la répulsion stérique due à l'interpénétration des nuages électroniques et au principe d'exclusion de Pauli (deux électrons ne peuvent occuper le même état quantique), à laquelle s'ajoute la répulsion électrostatique entre les noyaux atomiques.
Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas considérer l'interaction de Van der Waals comme répulsive.

« Réponses floues ; certains pensent que l’interaction de Van der Waals est répulsive ! »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : potentiel de lennard-jones, position d'équilibre

En notant , la distance entre deux atomes à l'équilibre, montrer que se met sous la forme :

où la profondeur du puits de potentiel est à exprimer en fonction de et de .

Voir l'indice

Écrire la condition d'équilibre \mathrm{d}V/\mathrm{d}x(a) = 0 pour exprimer A en fonction de B et a, puis factoriser V(x) par le minimum d'énergie.

Voir la réponse courte

Annulation de la dérivée première en x = a pour relier les constantes et exprimer \Theta_o en fonction de B et a.

Voir le corrigé complet

L'énergie potentielle d'interaction de Lennard-Jones s'écrit :

V(x) = \frac{A}{x^{12}} - \frac{B}{x^6}

La position d'équilibre x = a correspond à l'annulation de la force conservative associée, soit à un extremum de l'énergie potentielle :

\left. \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x} \right|_{x=a} = 0

Calculons la dérivée première de V(x) :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x} &= -\frac{12A}{x^{13}} + \frac{6B}{x^7} = \frac{6}{x^7} \left( -\frac{2A}{x^6} + B \right) \end{aligned}

En x = a, cette condition impose :

-\frac{2A}{a^6} + B = 0 \implies A = \frac{B a^6}{2}

En réinjectant cette expression de A dans V(x), on obtient :

\begin{aligned} V(x) &= \frac{B a^6}{2 x^{12}} - \frac{B}{x^6} \\ &= \frac{B}{2a^6} \left[ \left(\frac{a}{x}\right)^{12} - 2\left(\frac{a}{x}\right)^6 \right] \end{aligned}

On identifie alors la forme demandée en posant :

\boxed{\Theta_o = \frac{B}{2a^6}}

et l'expression de V(x) s'écrit bien :

\boxed{V(x) = \Theta_o \left[ \left( \frac{a}{x} \right)^{12} - 2 \left( \frac{a}{x} \right)^6 \right]}

Résultat

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : potentiel de lennard-jones, puits de potentiel

Sur le graphique ci-après, ont été représentées les courbes :

Identifier ces courbes.

Voir l'indice

Examiner le comportement limite lorsque x/a \to 0 et x/a \to \infty, ainsi que le signe et les extrema des différentes fonctions proposées.

Voir la stratégie

Pour identifier les trois courbes sans ambiguïté :

  1. Évaluer chacune des trois fonctions en la valeur particulière \frac{x}{a} = 1 ;
  2. Suivre précisément les lignes de rappel et les pointes de flèches sur le graphique afin d'associer chaque courbe à sa fonction respective.
Voir la réponse courte

Identification de la branche répulsive positive, de la composante attractive négative et de la courbe somme présentant un minimum.

Voir le corrigé complet

Posons la variable adimensionnée u = \frac{x}{a}. Les trois fonctions à identifier s'écrivent :

  • f_1(u) = \frac{V(x)}{\Theta_o} = \left(\frac{a}{x}\right)^{12} - 2\left(\frac{a}{x}\right)^6 = u^{-12} - 2u^{-6} ;
  • f_2(u) = \left(\frac{a}{x}\right)^{12} = u^{-12} ;
  • f_3(u) = 2\left(\frac{a}{x}\right)^6 = 2u^{-6}.

Évaluons ces grandeurs pour la position d'équilibre u = 1 (soit x = a) :

\begin{aligned} f_1(1) &= 1 - 2 = -1, \\ f_2(1) &= 1, \\ f_3(1) &= 2. \end{aligned}

En observant le graphique et en suivant les lignes de rappel :

  • La flèche de la Courbe 1 pointe vers le fond du puits de potentiel, où la fonction atteint son minimum négatif d'ordonnée -1 en \frac{x}{a} = 1. Il s'agit donc du potentiel de Lennard-Jones réduit.
  • La flèche de la Courbe 2 pointe vers la courbe passant par l'ordonnée 1 en \frac{x}{a} = 1, qui décroît très rapidement vers zéro pour x > a : c'est le terme répulsif.
  • La flèche de la Courbe 3 pointe vers la courbe passant par l'ordonnée 2 en \frac{x}{a} = 1 : c'est le terme attractif (en valeur absolue).

On en déduit l'identification :

\boxed{ \begin{aligned} \text{Courbe 1} &\longleftrightarrow \left[ \frac{x}{a} \mapsto \frac{V(x)}{\Theta_o} \right] \\ \text{Courbe 2} &\longleftrightarrow \left[ \frac{x}{a} \mapsto \left(\frac{a}{x}\right)^{12} \right] \\ \text{Courbe 3} &\longleftrightarrow \left[ \frac{x}{a} \mapsto 2\left(\frac{a}{x}\right)^6 \right] \end{aligned} }

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : approximation harmonique, raideur équivalente

Montrer que, tant que l'amplitude des oscillations reste négligeable devant , la liaison entre deux atomes est modélisable par un ressort de constante de raideur que l'on exprimera en fonction de et de . On pourra développer le potentiel au second ordre grâce à la formule de Taylor.

Voir l'indice

Effectuer un développement de Taylor à l'ordre 2 de V(x) au voisinage de x=a et identifier le coefficient quadratique avec l'énergie potentielle d'un ressort.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un développement limité de l'énergie potentielle V(x) au voisinage de la position d'équilibre x = a au second ordre en \varepsilon = x - a.
  2. Identifier l'énergie potentielle harmonique équivalente sous la forme V(\varepsilon) = V(a) + \frac{1}{2}k\varepsilon^2 ou dériver pour obtenir l'expression de la force de rappel \vec{F} = -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}\vec{u}_x.
Voir la réponse courte

Dérivation seconde du potentiel de Lennard-Jones en x=a donnant la raideur effective k = 72\Theta_o/a^2.

Voir le corrigé complet

Soit \varepsilon = x - a l'écart à la position d'équilibre, avec |\varepsilon| \ll a. Posons la variable sans dimension \eta = \frac{\varepsilon}{a} \ll 1.

L'énergie potentielle issue de la question Q14 s'écrit :

V(x) = \Theta_o \left[ (1 + \eta)^{-12} - 2(1 + \eta)^{-6} \right]

En utilisant le développement limité (1 + \eta)^\alpha = 1 + \alpha\eta + \frac{\alpha(\alpha-1)}{2}\eta^2 + o(\eta^2) au second ordre :

\begin{aligned} (1 + \eta)^{-12} &= 1 - 12\eta + \frac{(-12)(-13)}{2}\eta^2 + o(\eta^2) = 1 - 12\eta + 78\eta^2 + o(\eta^2) \\ (1 + \eta)^{-6} &= 1 - 6\eta + \frac{(-6)(-7)}{2}\eta^2 + o(\eta^2) = 1 - 6\eta + 21\eta^2 + o(\eta^2) \end{aligned}

En combinant ces deux termes :

\begin{aligned} V(x) &= \Theta_o \left[ (1 - 12\eta + 78\eta^2) - 2(1 - 6\eta + 21\eta^2) \right] + o(\eta^2) \\ &= \Theta_o \left[ -1 + (78 - 42)\eta^2 \right] + o(\eta^2) \\ &= -\Theta_o + 36\Theta_o \left(\frac{\varepsilon}{a}\right)^2 + o(\varepsilon^2) \end{aligned}

Sous la forme canonique d'une énergie potentielle harmonique V(x) = V(a) + \frac{1}{2}k\varepsilon^2, on identifie :

\frac{1}{2}k = \frac{36\Theta_o}{a^2}

soit :

\boxed{k = \frac{72\Theta_o}{a^2}}

La force d'interaction entre les deux atomes s'en déduit selon :

\vec{F} = -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}\,\vec{u}_x \approx -k(x - a)\,\vec{u}_x = -k\varepsilon\,\vec{u}_x

Il s'agit bien de la force exercée par un ressort linéaire de raideur k et de longueur à vide a.

Résultat

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : constante de raideur, pulsation propre

Calculer et pour , et .

Voir l'indice

Convertir la profondeur du puits \Theta_o en joules (1\text{ eV} \approx 1{,}6\cdot 10^{-19}\text{ J}) avant d'effectuer les applications numériques de k et de \omega_o = \sqrt{k/m}.

Voir la réponse courte

Conversion de l'énergie en joules puis calculs numériques de la raideur k et de la pulsation \omega_o = \sqrt{k/m}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, la constante de raideur équivalente est donnée par :

k = \frac{72\,\Theta_o}{a^2}

En convertissant la profondeur du puits de potentiel en joules à l'aide de la charge élémentaire e \approx 1,60 \cdot 10^{-19}\text{ C} :

\Theta_o = 0,10\text{ eV} = 0,10 \times 1,60 \cdot 10^{-19}\text{ J} = 1,60 \cdot 10^{-20}\text{ J}

L'application numérique donne :

\begin{aligned} k &= \frac{72 \times 1,60 \cdot 10^{-20}}{(2,0 \cdot 10^{-10})^2} \\ &= \frac{72 \times 1,60 \cdot 10^{-20}}{4,0 \cdot 10^{-20}} = 18 \times 1,60 = 28,8\text{ N}\cdot\text{m}^{-1} \end{aligned}

Avec deux chiffres significatifs, on obtient :

\boxed{k = 29\text{ N}\cdot\text{m}^{-1}}

D'après la question Q3, la pulsation propre associée à la particule de masse m est :

\omega_o = \sqrt{\frac{k}{m}}

Avec m = 1,0 \cdot 10^{-25}\text{ kg} et la valeur non arrondie de k :

\begin{aligned} \omega_o &= \sqrt{\frac{28,8}{1,0 \cdot 10^{-25}}} \\ &= \sqrt{2,88 \cdot 10^{26}} \approx 1,70 \cdot 10^{13}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

Soit, avec deux chiffres significatifs :

\boxed{\omega_o = 1,7 \cdot 10^{13}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : énergie cinétique, moyenne temporelle

Exprimer la valeur moyenne temporelle de l'énergie cinétique d'un atome indicé par en fonction de , et . En déduire l'énergie cinétique moyenne pour atomes.

Voir l'indice

Calculer la moyenne temporelle de l'énergie cinétique instantanée en utilisant la moyenne du carré d'un sinus temporel.

Voir la stratégie
  1. Revenir à la grandeur réelle pour le déplacement de la n^{\text{ième}} masse à partir de la notation complexe introduite à la question Q7.
  2. Dériver par rapport au temps pour obtenir la vitesse, en déduire l'énergie cinétique instantanée puis sa valeur moyenne temporelle sur une période.
  3. Constater l'invariance par translation spatiale de cette moyenne temporelle pour en déduire directement l'énergie cinétique moyenne des N atomes.
Voir la réponse courte

Moyenne temporelle en \langle \sin^2 \rangle = 1/2 donnant \langle E_c \rangle = \frac{1}{4} m \omega^2 U_o^2, multipliée par N atomes.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression complexe donnée entre les questions Q6 et Q7, le déplacement réel de la n^{\text{ième}} masse s'écrit :

u_n(t) = \mathrm{Re}\left(\underline{u_n}(t)\right) = U_o \cos(\omega t - q n a).

La vitesse de cet atome à l'instant t est obtenue par dérivation temporelle :

v_n(t) = \dot{u}_n(t) = - \omega U_o \sin(\omega t - q n a).

L'énergie cinétique instantanée de l'atome indicé par n est donc :

\begin{aligned} E_c(t) &= \frac{1}{2} m \dot{u}_n(t)^2 \\ &= \frac{1}{2} m \omega^2 U_o^2 \sin^2(\omega t - q n a). \end{aligned}

En prenant la valeur moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega}, et sachant que la moyenne temporelle d'un sinus au carré vaut \frac{1}{2} :

\langle \sin^2(\omega t - q n a) \rangle = \frac{1}{2}.

On obtient ainsi :

\boxed{\langle E_c \rangle = \frac{1}{4} m U_o^2 \omega^2}

Cette valeur moyenne temporelle est strictement indépendante de l'indice n de l'atome (invariance par translation dans le milieu infini). Par linéarité de la moyenne, l'énergie cinétique moyenne pour un ensemble de N atomes est la somme des énergies cinétiques moyennes de chacun d'eux :

\boxed{\langle E_{c,\mathrm{tot}} \rangle = N \langle E_c \rangle = \frac{1}{4} N m U_o^2 \omega^2}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : énergie potentielle, chaîne d'oscillateurs

Justifier que l'énergie potentielle moyenne du atome se met sous la forme :

Voir l'indice

Exprimer l'énergie potentielle élastique emmagasinée par les deux ressorts couplés à l'atome en attribuant la moitié de l'énergie de chaque liaison à la masse considérée.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie potentielle élastique instantanée associée à l'atome n, liée aux déformations des deux ressorts qui l'entourent.
  2. Passer à la moyenne temporelle en exploitant la propriété selon laquelle la moyenne du carré d'une grandeur sinusoïdale est la moitié du carré du module de son amplitude complexe.
  3. Relever la coquille typographique évidente présente dans la formule de l'énoncé (signe « - » au lieu de « + »).
Voir la réponse courte

Partage par moitié de l'énergie élastique de chaque ressort reliant les masses adjacentes à la masse n.

Voir le corrigé complet

L'atome n est relié à ses deux plus proches voisins :

  • à l'atome n+1 par un ressort de raideur k, dont l'allongement par rapport à l'équilibre est \Delta \ell_{n,n+1} = u_{n+1}(t) - u_n(t) ;
  • à l'atome n-1 par un ressort de raideur k, dont l'allongement est \Delta \ell_{n-1,n} = u_n(t) - u_{n-1}(t).

L'énergie potentielle élastique associée aux interactions de l'atome n avec ses voisins s'écrit de manière instantanée :

E_p(t) = \frac{1}{2} k \left( u_{n+1}(t) - u_n(t) \right)^2 + \frac{1}{2} k \left( u_{n-1}(t) - u_n(t) \right)^2

Le mouvement étant harmonique, les grandeurs réelles s'expriment à partir des amplitudes complexes associées : u_n(t) = \mathrm{Re}(\underline{u}_n(t)). Pour tout signal sinusoïdal s(t) = \mathrm{Re}(\underline{s}_0 e^{i\omega t}) = S_0 \cos(\omega t + \varphi), la valeur moyenne temporelle du carré vaut :

\langle s^2(t) \rangle = \frac{1}{2} S_0^2 = \frac{1}{2} |\underline{s}|^2

En appliquant ce résultat aux deux termes d'allongement :

\begin{aligned} \left\langle \left( u_{n+1}(t) - u_n(t) \right)^2 \right\rangle &= \frac{1}{2} |\underline{u}_{n+1} - \underline{u}_n|^2 \\ \left\langle \left( u_{n-1}(t) - u_n(t) \right)^2 \right\rangle &= \frac{1}{2} |\underline{u}_{n-1} - \underline{u}_n|^2 \end{aligned}

En injectant ces moyennes temporelles dans l'expression de \langle E_p \rangle, il vient :

\langle E_p \rangle = \frac{k}{4} \left( |\underline{u}_{n+1} - \underline{u}_n|^2 + |\underline{u}_{n-1} - \underline{u}_n|^2 \right)
\boxed{\langle E_p \rangle = \frac{k}{4} \left( |\underline{u}_{n+1} - \underline{u}_n|^2 + |\underline{u}_{n-1} - \underline{u}_n|^2 \right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'énoncé comportait une erreur de signe prise en compte avec bienveillance par le barème.

« Spécialement en Q19, le signe est « + » dans l’expression. Le barème a tenu compte de cela, en comptant juste pour les candidats conservant le « - ». »

« Une malencontreuse erreur de signe s’étant glissée dans l’énoncé ; certains candidats l’ont corrigée et d’autres ont utilisé la formulation inexacte. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie potentielle, équipartition de l'énergie

Grâce à la forme de l'onde et à la formule de dispersion obtenue précédemment, exprimer en fonction de , et de .

Voir l'indice

Remplacer les déplacements par leur forme d'onde, calculer le module au carré des écarts et utiliser la relation de dispersion établie précédemment.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les écarts complexes \underline{u}_{n+1} - \underline{u}_n et \underline{u}_{n-1} - \underline{u}_n à partir de l'expression de l'onde proposée à la question Q7, puis calculer leur module au carré.
  2. Injecter ces grandeurs dans l'expression de \langle E_p \rangle obtenue à la question Q19 et faire le lien avec la pulsation \omega grâce à la relation de dispersion établie à la question Q9.
Voir la réponse courte

Substitution de l'onde harmonique et de la relation de dispersion pour retrouver l'égalité moyenne \langle E_p \rangle = \langle E_c \rangle.

Voir le corrigé complet

L'onde se propageant dans la chaîne s'écrit sous forme complexe :

\underline{u}_n(t) = U_o \mathrm{e}^{i(\omega t - qna)}

Calculons les écarts relatifs entre atomes voisins :

\begin{aligned} \underline{u}_{n+1}(t) - \underline{u}_n(t) &= U_o \mathrm{e}^{i(\omega t - qna)} \left( \mathrm{e}^{-iqa} - 1 \right) \\ \underline{u}_{n-1}(t) - \underline{u}_n(t) &= U_o \mathrm{e}^{i(\omega t - qna)} \left( \mathrm{e}^{iqa} - 1 \right) \end{aligned}

En utilisant la factorisation par l'arc moitié :

\mathrm{e}^{\mp iqa} - 1 = \mathrm{e}^{\mp i\frac{qa}{2}} \left( \mathrm{e}^{\mp i\frac{qa}{2}} - \mathrm{e}^{\pm i\frac{qa}{2}} \right) = \mp 2i \, \mathrm{e}^{\mp i\frac{qa}{2}} \sin\left(\frac{qa}{2}\right)

Le carré du module de ces deux termes vaut donc :

|\underline{u}_{n+1} - \underline{u}_n|^2 = |\underline{u}_{n-1} - \underline{u}_n|^2 = 4 U_o^2 \sin^2\left(\frac{qa}{2}\right)

D'après la formule de l'énergie potentielle moyenne établie à la question Q19 :

\begin{aligned} \langle E_p \rangle &= \frac{k}{4} \left( |\underline{u}_{n+1} - \underline{u}_n|^2 + |\underline{u}_{n-1} - \underline{u}_n|^2 \right) \\ &= \frac{k}{4} \left[ 8 U_o^2 \sin^2\left(\frac{qa}{2}\right) \right] \\ &= 2 k U_o^2 \sin^2\left(\frac{qa}{2}\right) \end{aligned}

D'après la relation de dispersion établie à la question Q9, on a :

\omega^2 = 4\omega_o^2 \sin^2\left(\frac{qa}{2}\right) = \frac{4k}{m} \sin^2\left(\frac{qa}{2}\right) \iff k\sin^2\left(\frac{qa}{2}\right) = \frac{1}{4}m\omega^2

En reportant cette relation dans l'expression de \langle E_p \rangle, il vient :

\boxed{\langle E_p \rangle = \frac{1}{2} m U_o^2 \omega^2}

Remarque sur la modélisation : Si l'on tient compte du fait que l'énergie potentielle de chaque ressort reliant deux atomes doit être partagée pour moitié entre chacun d'eux (ou si l'on applique strictement le théorème du viriel à une onde progressive harmonique), l'énergie potentielle moyenne par atome vaut :

\boxed{\langle E_p \rangle = \frac{1}{4} m U_o^2 \omega^2 = \langle E_c \rangle}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Thermodynamique › Facteur de Boltzmann et physique statistique

Notions : équipartition de l'énergie, énergie interne

En déduire l'énergie interne du cristal en fonction de la température .

Voir l'indice

Utiliser le théorème d'équipartition de l'énergie pour un réseau tridimensionnel d'oscillateurs harmoniques indépendants à l'équilibre thermique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie mécanique moyenne d'un atome selon la direction étudiée en sommant les contributions cinétique et potentielle obtenues en Q18 et Q20.
  2. Appliquer le théorème de l'équipartition de l'énergie à l'équilibre thermodynamique à la température T pour relier cette énergie à la température.
  3. Généraliser aux N atomes d'abord pour une dimension, puis pour le cristal tridimensionnel compte tenu du découplage des trois dimensions précisé dans les hypothèses du modèle.
Voir la réponse courte

Théorème de l'équipartition de l'énergie appliqué aux deux degrés quadratiques par oscillateur : U = N k_B T.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q18 et Q20, l'énergie mécanique totale moyenne d'un atome vibrant selon la direction (Ox) s'écrit :

\langle E_{m,1\text{D}} \rangle = \langle E_c \rangle + \langle E_p \rangle = \frac{1}{4}m U_o^2 \omega^2 + \frac{1}{4}m U_o^2 \omega^2 = \frac{1}{2}m U_o^2 \omega^2

D'après le théorème de l'équipartition de l'énergie, pour un système classique à l'équilibre thermodynamique à la température T, chaque terme quadratique indépendant dans l'hamiltonien apporte en moyenne une contribution égale à \frac{1}{2}k_B T :

  • le degré de liberté de translation selon (Ox) (terme cinétique \frac{1}{2}m\dot{u}^2) apporte \langle E_c \rangle = \frac{1}{2}k_B T ;
  • l'interaction harmonique (terme d'énergie potentielle élastique) apporte \langle E_p \rangle = \frac{1}{2}k_B T.

L'énergie moyenne d'un oscillateur selon un axe est donc :

\langle E_{m,1\text{D}} \rangle = k_B T

Selon les hypothèses de l'énoncé, « les trois dimensions de l'espace sont découplées et l'étude sera faite sur l'une d'elles selon le modèle d'un cristal à une dimension ». Chaque atome du cristal 3D effectue ainsi des vibrations indépendantes selon les trois directions de l'espace (Ox, Oy, Oz), portant son énergie moyenne de vibration à :

\langle E_{m,3\text{D}} \rangle = 3 \langle E_{m,1\text{D}} \rangle = 3 k_B T

Pour un cristal constitué de N atomes (soit n = \frac{N}{N_A} moles), en prenant l'énergie du cristal au repos à T=0\text{ K} comme référence (U(0) = 0), l'énergie interne thermique s'écrit :

\boxed{U(T) = 3 N k_B T = 3 n R T}

Remarque : si l'on ne considère strictement que le modèle unidimensionnel à N atomes, l'énergie interne s'écrirait \boxed{U(T) = N k_B T = n R T}.

Résultat

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I.4 · Du discret au continu

Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : relation de dispersion, longueur d'onde

À partir de la relation de dispersion, exprimer la longueur d'onde de l'onde qui se propage en fonction de , et de . Calculer pour des fréquences ultrasonores (). Commenter.

Voir l'indice

Inverser la fonction de dispersion pour exprimer q(\omega), en déduire \lambda(\omega) et effectuer une approximation basse fréquence.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \lambda à partir de la relation de dispersion établie à la question Q9 et de la relation q = \frac{2\pi}{\lambda} issue de Q8.
  2. Évaluer le rapport \frac{\omega}{2\omega_0} pour f = 500\text{ kHz} afin de justifier l'approximation des petits angles.
  3. Réaliser l'application numérique et comparer la longueur d'onde obtenue à l'échelle atomique a.
Voir la réponse courte

Approximation \omega \ll \omega_o donnant \lambda \approx 2\pi a \omega_o/\omega \gg a, validant l'approximation des milieux continus.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, la pulsation \omega et le nombre d'onde q sont reliés sur la première zone de Brillouin (q \in \left[0, \frac{\pi}{a}\right]) par :

\omega = 2\omega_0 \sin\left(\frac{qa}{2}\right)

En utilisant la relation entre le nombre d'onde et la longueur d'onde issue de la question Q8, q = \frac{2\pi}{\lambda}, il vient :

\omega = 2\omega_0 \sin\left(\frac{\pi a}{\lambda}\right)

Pour q \in \left[0, \frac{\pi}{a}\right], on a \frac{\pi a}{\lambda} \in \left[0, \frac{\pi}{2}\right], d'où par inversion de la fonction sinus :

\frac{\pi a}{\lambda} = \arcsin\left(\frac{\omega}{2\omega_0}\right)

L'expression exacte de la longueur d'onde est donc :

\boxed{\lambda = \frac{\pi a}{\arcsin\left(\dfrac{\omega}{2\omega_0}\right)}}

Pour f = 500\text{ kHz}, la pulsation vaut \omega = 2\pi f \approx 3,14 \cdot 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}. Avec la valeur \omega_0 \approx 1,7 \cdot 10^{13}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} calculée en Q17, on a :

\frac{\omega}{2\omega_0} = \frac{2\pi f}{2\omega_0} \approx \frac{3,14 \cdot 10^6}{2 \times 1,7 \cdot 10^{13}} \approx 9,2 \cdot 10^{-8} \ll 1

On peut donc effectuer un développement limité au premier ordre \arcsin(x) \approx x :

\lambda \approx \frac{\pi a}{\dfrac{\omega}{2\omega_0}} = \frac{2\pi \omega_0 a}{\omega} = \frac{\omega_0 a}{f}

Application numérique :

\begin{aligned} \lambda &= \frac{1,7 \cdot 10^{13} \times 2,0 \cdot 10^{-10}}{500 \cdot 10^3} = 6,8 \cdot 10^{-3}\text{ m} \end{aligned}
\boxed{\lambda \approx 6,8\text{ mm}}

Commentaire : On constate que la longueur d'onde calculée est macroscopique et immensément grande devant la distance interatomique :

\frac{\lambda}{a} \approx \frac{6,8 \cdot 10^{-3}}{2,0 \cdot 10^{-10}} \approx 3,4 \cdot 10^7 \gg 1

À cette échelle, l'onde ultrasonore ne « voit » pas la structure discrète du réseau cristallin : les variations spatiales du déplacement u_n(t) d'une masselotte à la suivante sont infimes. Cela justifie pleinement le passage à la limite continue a \to 0 (approximation acoustique), dans laquelle le cristal se comporte comme un milieu élastique continu régi par l'équation de d'Alembert.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'approximation du milieu continu a été rarement identifiée.

« Peu de réponses ; l’approximation continue n’a pas été devinée. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert ; Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : équation de d'alembert, célérité d'une onde

La comparaison de la longueur d'onde au paramètre permet d'écrire (figure 2) et d'obtenir une équation de D'Alembert de la forme

Calculer la célérité de l'onde dans le cristal pour des fréquences ultrasonores.

Voir l'indice

Effectuer un développement limité spatial des déplacements discrets u_{n\pm 1} à l'ordre 2 au voisinage de x = n a pour identifier la célérité acoustique c.

Voir la stratégie
  1. Identifier la célérité c de l'onde par identification avec la forme standard de l'équation de d'Alembert à une dimension.
  2. Effectuer l'application numérique en réutilisant la valeur de \omega_o obtenue à la question Q17.
Voir la réponse courte

Identification de la célérité dans l'équation de d'Alembert c = a\sqrt{k/m} = a\omega_o et calcul numérique.

Voir le corrigé complet

L'équation de propagation établie dans l'approximation des milieux continus s'écrit sous la forme canonique de l'équation d'onde de d'Alembert :

\frac{\partial^2 u}{\partial t^2} - c^2 \frac{\partial^2 u}{\partial x^2} = 0

Par identification directe avec l'équation fournie par l'énoncé :

\frac{\partial^2 u}{\partial t^2} = \frac{k}{m} a^2 \frac{\partial^2 u}{\partial x^2}

on en déduit l'expression de la célérité c de l'onde dans le cristal :

c = a\sqrt{\frac{k}{m}} = \omega_o a

Cette célérité est indépendante de la fréquence tant que \lambda \gg a (domaine acoustique non dispersif, où la vitesse de phase coïncide avec la vitesse de groupe déterminée à la question Q12).

Application numérique : Avec a = 2,0 \cdot 10^{-10}\text{ m} et \omega_o \approx 1,70 \cdot 10^{13}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} (calculé à la question Q17) :

c = 1,70 \cdot 10^{13} \times 2,0 \cdot 10^{-10} \approx 3,4 \cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{c = 3,4 \cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Partie II : Kami no Sabaki – Électrodynamique classique

II.1 · Champs électromagnétiques dans un condensateur

Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : théorème de gauss, condensateur plan, symétrie

Justifier que le champ électrique est de direction . Exprimer ce champ électrique créé dans l'espace en fonction de et de .

Voir l'indice

Utiliser les symétries et invariances du condensateur plan infini, puis appliquer le théorème de Gauss sur un cylindre fermé convenable.

Voir la stratégie
  1. Exploiter les symétries et invariances de la distribution de charges planes, en négligeant les effets de bord (d \ll \sqrt{S}), pour déterminer la direction et les dépendances du champ électrique \vec{E}.
  2. Déterminer le champ dans l'espace inter-armatures 0 < z < d soit par le principe de superposition des champs créés par deux plans infinis uniformément chargés, soit par le théorème de Gauss.
Voir la réponse courte

Invariances et plan de symétrie pour orienter \vec{E} selon Oz, puis théorème de Gauss donnant E = \sigma_o/\varepsilon_o.

Voir le corrigé complet

Comme la distance entre les armatures est très faible devant leurs dimensions (d \ll \sqrt{S}), on néglige les effets de bord et on modélise les deux plaques par des plans infinis parallèles à (xOy), situés en z = 0 et z = d.

Direction du champ électrique :

  • Invariances : La distribution de charges est invariante par toute translation parallèlement au plan (xOy). Par conséquent, le champ électrique ne dépend ni de x ni de y :

    \vec{E}(M) = \vec{E}(z)
  • Symétries : En tout point M, les plans (M, \vec{u}_x, \vec{u}_z) et (M, \vec{u}_y, \vec{u}_z) sont des plans de symétrie de la distribution de charges. Le vecteur champ électrique en M appartient nécessairement à chacun de ces plans de symétrie, donc à leur intersection, qui est la droite (M, \vec{u}_z) :

    \vec{E}(M) = E(z)\,\vec{u}_z

Expression du champ électrique pour 0 < z < d :

L'armature supérieure (en z = d) porte la densité surfacique \sigma_{\text{air}} = \sigma_o > 0, tandis que le sol (en z = 0) porte -\sigma_o. D'après le théorème de Gauss, un plan infini portant une densité surfacique uniforme \sigma crée un champ électrique \vec{E} = \frac{\sigma}{2\varepsilon_o}\vec{n}_{\text{ext}}, où \vec{n}_{\text{ext}} est le vecteur unitaire normal sortant du plan.

Dans l'espace compris entre les armatures (0 < z < d) :

  • le plan supérieur en z = d crée un champ \vec{E}_+ = -\dfrac{\sigma_o}{2\varepsilon_o}\,\vec{u}_z ;
  • le plan inférieur en z = 0 crée un champ \vec{E}_- = -\dfrac{\sigma_o}{2\varepsilon_o}\,\vec{u}_z (car \sigma_{\text{sol}} = -\sigma_o et le vecteur normal sortant est +\vec{u}_z).

Par le principe de superposition :

\vec{E} = \vec{E}_+ + \vec{E}_- = -\frac{\sigma_o}{\varepsilon_o}\,\vec{u}_z

Le champ est donc uniforme entre les armatures, et sa composante algébrique E selon \vec{u}_z vaut :

\boxed{\vec{E} = -\frac{\sigma_o}{\varepsilon_o}\,\vec{u}_z \quad \text{soit} \quad E = -\frac{\sigma_o}{\varepsilon_o}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux erreurs de signe et à l'application rigoureuse du théorème de Gauss pour un condensateur plan.

« Beaucoup de fautes de signe, mauvaise utilisation du théorème de Gauss, cette question de cours du champ dans un condensateur plan devrait pourtant être maîtrisée des élèves de MP. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : potentiel électrostatique, condensateur plan

En déduire la différence de potentiel en fonction de , et de .

Voir l'indice

Intégrer la circulation du champ électrique entre le sol (z=0) et l'armature supérieure (z=d) à partir de la relation \vec{E} = -\vec{\nabla} V.

Voir la stratégie
  1. Relier le champ électrostatique \vec{E} au potentiel électrique U par la relation locale \vec{E} = -\vec{\nabla} U.
  2. Intégrer cette équation différentielle scalaire selon la coordonnée z entre le sol (z = 0) et la couche d'air (z = d).
Voir la réponse courte

Circulation du champ électrostatique uniforme sur l'épaisseur du diélectrique : U_o = Ed = \sigma_o d/\varepsilon_o.

Voir le corrigé complet

En électrostatique, le champ électrique dérive d'un potentiel scalaire selon la relation :

\vec{E} = -\vec{\nabla} U

Compte tenu de la géométrie unidimensionnelle du problème, \vec{E} = E \vec{u}_z avec E = -\frac{\sigma_o}{\varepsilon_o} (résultat établi en Q24), la projection sur l'axe vertical (Oz) donne :

E = -\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}z} \implies \frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}z} = \frac{\sigma_o}{\varepsilon_o}

Le champ étant uniforme entre les deux armatures, on intègre cette relation entre le sol (z = 0) où U(0) = U_{\text{sol}} = 0 et la couche d'air (z = d) où U(d) = U_{\text{air}} = U_o :

\begin{aligned} U(d) - U(0) &= -\int_0^d E\,\mathrm{d}z \\ U_o - 0 &= \int_0^d \frac{\sigma_o}{\varepsilon_o}\,\mathrm{d}z = \frac{\sigma_o d}{\varepsilon_o} \end{aligned}

On en déduit l'expression de la différence de potentiel U_o :

\boxed{U_o = \frac{\sigma_o d}{\varepsilon_o}}

Résultat

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : champ électrique, condensateur plan

Calculer et pour et .

Voir l'indice

Calculer le champ électrique uniforme à partir du rapport tension/distance et relier la densité surfacique au champ via le théorème de Gauss.

Voir la stratégie
  1. Relier la composante algébrique E (ou la norme du champ) à la différence de potentiel U_o et à la distance inter-armatures d.
  2. Exprimer la densité surfacique de charge \sigma_o à partir de la relation établie en Q25 : U_o = \dfrac{\sigma_o d}{\varepsilon_o}.
  3. Effectuer les applications numériques avec deux chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Applications numériques directes de E = U_o/d et de la densité de charge surfacique \sigma_o = \varepsilon_o E.

Voir le corrigé complet

D'après la relation entre potentiel et champ électrique établie à la question Q25, le champ électrique régnant entre le sol et la couche d'air chargée s'écrit :

\vec{E} = E\,\vec{u}_z = -\frac{U_o}{d}\,\vec{u}_z

La composante algébrique du champ électrique selon l'axe vertical ascendant (Oz) vaut donc :

E = -\frac{U_o}{d}

Application numérique :

E = -\frac{1,0 \cdot 10^5}{5,0} = -2,0 \cdot 10^4\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}

Le champ est dirigé verticalement vers le bas, avec une norme de :

\boxed{\|\vec{E}\| = |E| = 2,0 \cdot 10^4\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}}

D'après le résultat de la question Q25, la densité surfacique de charge \sigma_o sur la nappe d'air supérieure s'exprime par :

\sigma_o = \frac{\varepsilon_o U_o}{d} = \varepsilon_o |E|

Avec \varepsilon_o = 8,85 \cdot 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1}, U_o = 1,0 \cdot 10^5\text{ V} et d = 5,0\text{ m} :

\begin{aligned} \sigma_o &= 8,85 \cdot 10^{-12} \times 2,0 \cdot 10^4 \\ \sigma_o &= 1,77 \cdot 10^{-7}\text{ C}\cdot\text{m}^{-2} \end{aligned}

En ne conservant que deux chiffres significatifs :

\boxed{\sigma_o = 1,8 \cdot 10^{-7}\text{ C}\cdot\text{m}^{-2}}

Résultat

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : rigidité diélectrique, champ disruptif

Doit-on craindre une telle tension ? On donne la valeur du champ disruptif de l'air dans les conditions d'étude : .

Voir l'indice

Comparer l'intensité du champ calculé à la rigidité diélectrique de l'air pour déterminer s'il y a amorçage d'un arc électrique.

Voir la réponse courte

Comparaison du champ E calculé au champ disruptif de l'air : pas de risque de claquage diélectrique.

Voir le corrigé complet

Le claquage diélectrique de l'air (formation d'un arc électrique ou d'un éclair) se produit lorsque la norme du champ électrique dépasse le champ disruptif du milieu :

\|\vec{E}\| \ge E_{\text{disruptif}}(\text{air}).

D'après le résultat de la question Q26, le champ électrique régnant entre le sol et la couche d'air chargée vaut :

\|\vec{E}\| = \frac{U_o}{d} = 2,0 \cdot 10^4\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}.

En comparant cette valeur au champ disruptif fourni :

\|\vec{E}\| = 2,0 \cdot 10^4\text{ V}\cdot\text{m}^{-1} \ll E_{\text{disruptif}}(\text{air}) = 3,6 \cdot 10^6\text{ V}\cdot\text{m}^{-1},

soit un champ environ 180 fois inférieur au seuil d'ionisation de l'air.

\boxed{\text{Non, il n'y a pas de risque de claquage diélectrique de l'air : l'air reste isolant et aucun arc électrique spontané n'apparaît.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question réussie, que le raisonnement s'appuie sur le champ électrique ou sur la tension.

« Souvent bien traitée soit par le champ soit par la différence de potentiel. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : condensateur, arq

Écrire sous la forme avec à préciser en fonction de et des autres données de l'énoncé.

Voir l'indice

Remplacer la tension statique par la tension variable dans la relation liant champ et tension en régime quasi-stationnaire.

Voir la stratégie
  1. Exploiter l'approximation des régimes quasi stationnaires (ARQS) mentionnée par l'énoncé, selon laquelle la relation entre champ électrique et potentiel reste identique à celle du régime statique.
  2. Exprimer le champ électrique uniforme entre les armatures à partir de la différence de potentiel instantanée U_{\text{air}}(t) - U_{\text{sol}}.
  3. Identifier l'amplitude algébrique E_o par identification directe avec la forme demandée \vec{E} = E_o \cos(\omega t)\vec{u}_z.
Voir la réponse courte

Dans le cadre de l'ARQS, le champ spatial reste uniforme à chaque instant : E_o = U_o/d.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi stationnaires (basse fréquence), la relation entre le champ électrique et le potentiel scalaire reste la même qu'en régime statique :

\vec{E}(z,t) = -\vec{\nabla} V(z,t) = -\frac{\partial V}{\partial z}\,\vec{u}_z

Le potentiel varie linéairement entre le sol (z = 0, V(0,t) = U_{\text{sol}} = 0) et la couche supérieure (z = d, V(d,t) = U_{\text{air}}(t) = U_o \cos(\omega t)) :

V(z,t) = \frac{z}{d}\,U_{\text{air}}(t) = \frac{z}{d}\,U_o \cos(\omega t)

Le champ électrique s'en déduit immédiatement :

\begin{aligned} \vec{E}(z,t) &= -\frac{\partial V}{\partial z}\,\vec{u}_z \\ &= -\frac{U_o}{d}\cos(\omega t)\,\vec{u}_z \end{aligned}

Par identification avec la forme \vec{E} = E_o \cos(\omega t)\,\vec{u}_z, on obtient :

\boxed{E_o = -\frac{U_o}{d}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait penser à continuer de relier le champ électrique au gradient du potentiel.

« Peu de candidats ont vu qu’on continuait à considérer le champ comme un gradient. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell

Rappeler les équations de Maxwell du champ électromagnétique.

Voir l'indice

Citer précisément les quatre équations locales de Maxwell sous forme vectorielle différentielle.

Voir la réponse courte

Écriture des quatre équations locales de Maxwell : Gauss, Thomson, Maxwell-Faraday et Maxwell-Ampère.

Voir le corrigé complet

Dans un milieu quelconque caractérisé par une densité volumique de charge \rho et un vecteur densité volumique de courant \vec{j}, le champ électromagnétique (\vec{E}, \vec{B}) vérifie les quatre équations de Maxwell locales :

  • Équation de Maxwell-Gauss (MG) :

    \boxed{\mathrm{div}\,\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon_0}}
  • Équation de Maxwell-Thomson (ou conservation du flux magnétique) :

    \boxed{\mathrm{div}\,\vec{B} = 0}
  • Équation de Maxwell-Faraday (MF) :

    \boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}}
  • Équation de Maxwell-Ampère (MA) :

    \boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \vec{j} + \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = \mu_0 \vec{j} + \frac{1}{c^2} \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}}

où \varepsilon_0 est la permittivité diélectrique du vide, \mu_0 la perméabilité magnétique du vide, et c = 1/\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0} la célérité de la lumière dans le vide. Le terme \vec{j}_d = \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} représente la densité de courant de déplacement de Maxwell.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les équations de Maxwell sont généralement connues mais parfois mal nommées.

« Les équations sont sues de la majorité qui maîtrise les propriétés des champs vectoriels (même si les équations sont mal nommées). »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : courant de déplacement, symétrie du champ magnétique

Justifier l'existence d'un champ magnétique et montrer que .

Voir l'indice

Déterminer les plans de symétrie et d'anti-symétrie des courants de déplacement afin de justifier l'orientation orthoradiale du champ magnétique induit.

Voir la stratégie
  1. Justifier l'existence d'un champ magnétique en utilisant l'équation de Maxwell-Ampère et la dépendance temporelle du champ électrique.
  2. Exploiter les invariances de la distribution pour éliminer la dépendance en \theta, puis les symétries pour déterminer la direction du vecteur \vec{B}.
Voir la réponse courte

Champ électrique variable créant un courant de déplacement axial ; symétrie cylindrique imposant un champ magnétique orthoradial.

Voir le corrigé complet

1. Existence du champ magnétique \vec{B}

Entre les armatures du condensateur, le milieu est assimilé au vide, il n'y a donc pas de courant de conduction (\vec{j} = \vec{0}). En revanche, le champ électrique dépend du temps d'après la question Q28 :

\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = -\omega E_o \sin(\omega t) \vec{u}_z \neq \vec{0}

D'après l'équation de Maxwell-Ampère établie en Q29 :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \frac{1}{c^2}\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \neq \vec{0}

Le rotationnel de \vec{B} étant non nul, un champ magnétique \vec{B} variable dans le temps est nécessairement induit par le courant de déplacement (la variation temporelle du champ électrique).

2. Symétries et invariances

On se place en coordonnées cylindriques (r, \theta, z) d'axe (Oz) :

  • Invariances : le système présente une symétrie de révolution autour de l'axe (Oz). La distribution des charges et le courant de déplacement sont invariants par toute rotation d'angle \theta autour de cet axe. Par conséquent, les composantes du champ magnétique ne dépendent pas de la coordonnée angulaire \theta :

    \vec{B}(M,t) = \vec{B}(r, z, t)
  • Symétries : considérons le plan méridien \Pi_s = (M, \vec{e}_r, \vec{u}_z) passant par le point M(r,\theta,z) et contenant l'axe (Oz). Ce plan contient le vecteur \vec{u}_z, donc le vecteur courant de déplacement \vec{j}_D = \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} est contenu dans \Pi_s. Ainsi, \Pi_s est un plan de symétrie pour la distribution des sources du champ magnétique.

Le champ magnétique étant un vecteur axial (ou pseudovecteur), en tout point d'un plan de symétrie des sources, le champ magnétique est orthogonal à ce plan :

\vec{B}(M,t) \perp \Pi_s \quad \implies \quad \vec{B}(M,t) \parallel \vec{e}_\theta

On en déduit l'expression recherchée :

\boxed{\vec{B}(M,t) = B(r, z, t)\vec{e}_\theta}

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : théorème d'ampère, courant de déplacement

Justifier que, si l'on reste dans l'espace entre les armatures, la circulation du champ magnétique le long d'un contour orienté s'écrit :

avec et à préciser.

Voir l'indice

Appliquer le théorème d'Ampère généralisé ou intégrer l'équation de Maxwell-Ampère sur un cercle d'axe (Oz) en l'absence de courants de conduction.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation de Maxwell-Ampère locale dans l'espace inter-armatures en précisant la valeur de la densité de courant volumique \vec{j}.
  2. Appliquer le théorème de Stokes-Ampère sur un contour fermé quelconque C bordant une surface ouverte S.
  3. Intervertir intégrale spatiale et dérivée temporelle pour faire apparaître le flux du champ électrique \Phi_{\vec{E}}.
Voir la réponse courte

Forme intégrale de l'équation de Maxwell-Ampère en l'absence de courant de conduction, avec c^2 = 1/(\varepsilon_o\mu_o).

Voir le corrigé complet

Dans l'espace entre les armatures, le milieu est assimilé au vide : il ne contient pas de charges libres en mouvement, d'où une densité volumique de courant de conduction nulle :

\vec{j} = \vec{0}.

D'après la question Q29, l'équation de Maxwell-Ampère locale se réduit alors à :

\vec{\operatorname{rot}}\,\vec{B} = \frac{1}{c^2}\frac{\partial \vec{E}}{\partial t}.

Considérons un contour fermé orienté C situé dans l'espace entre les armatures et s'appuyant sur une surface ouverte S, orientée conformément à la règle de la main droite (ou du tire-bouchon). En appliquant le théorème de Stokes-Ampère rappelé dans le formulaire :

\begin{aligned} \oint_C \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} &= \iint_S \vec{\operatorname{rot}}\,\vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} \\ &= \iint_S \frac{1}{c^2}\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \cdot \mathrm{d}\vec{S}. \end{aligned}

La surface S étant géométriquement fixe au cours du temps, la dérivation temporelle commute avec l'intégration spatiale :

\iint_S \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \left( \iint_S \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{S} \right) = \frac{\mathrm{d}\Phi_{\vec{E}}}{\mathrm{d}t}.

On obtient bien la forme intégrale demandée :

\boxed{\oint \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \frac{1}{c^2}\frac{\mathrm{d}\Phi_{\vec{E}}}{\mathrm{d}t}}

avec :

  • \displaystyle \boxed{c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_o \mu_o}}} la célérité de la lumière dans le vide ;
  • \displaystyle \boxed{\Phi_{\vec{E}} = \iint_S \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{S}} le flux du champ électrique à travers une surface ouverte S s'appuyant sur le contour C, le vecteur élément de surface \mathrm{d}\vec{S} étant orienté selon la règle de la main droite par rapport au sens de parcours du contour C.

Résultat

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II.2 · Écrantage dans un plasma thermique

Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 1 min
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : énergie potentielle électrostatique

Rappeler l'énergie potentielle d'une charge placée en un point du plasma tel que le potentiel électrique en ce point soit égal à . On suppose que ce potentiel ne dépend que de : .

Voir l'indice

Appliquer la définition de l'énergie potentielle d'une particule ponctuelle de charge positive +e plongée dans un potentiel scalaire U(r).

Voir la réponse courte

L'énergie potentielle électrostatique d'une charge ponctuelle e dans le potentiel U s'écrit E_p = eU.

Voir le corrigé complet

Une particule de charge électrique q, plongée dans un champ électrostatique dérivant d'un potentiel U(r), possède une énergie potentielle électrostatique E_p définie à une constante additive près par :

\mathrm{d}E_p = -\vec{F}\cdot\mathrm{d}\vec{r} = -q\vec{E}\cdot\mathrm{d}\vec{r} = q\,\mathrm{d}U

En choisissant l'origine des potentiels et de l'énergie potentielle à l'infini (U(r\to\infty) = 0 \implies E_p(r\to\infty) = 0), l'énergie potentielle d'une charge q = e située à la distance r de l'origine s'écrit :

\boxed{E_p(r) = e\,U(r)}

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Thermodynamique › Facteur de Boltzmann et physique statistique

Notions : facteur de boltzmann, développement limité

Justifier qu'à "très haute température", . À quelle inégalité correspond la notion de "haute température" ?

Voir l'indice

Écrire la densité volumique d'ions sous forme de Boltzmann proportionnelle à \exp(-eU/k_B T) et linéariser au premier ordre sous condition de haute température.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la densité volumique d'ions n_+ à l'équilibre thermodynamique à l'aide de la statistique de Maxwell-Boltzmann, en déterminant la constante de normalisation à l'infini (où le potentiel s'annule).
  2. Définir l'approximation de « haute température » sous forme d'une inégalité comparant l'énergie thermique à l'énergie potentielle électrostatique, puis effectuer un développement limité au premier ordre de l'exponentielle.
Voir la réponse courte

Loi de Boltzmann n_+ = n_e \exp(-eU/k_B T) développée au premier ordre sous la condition |eU| \ll k_B T.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre thermodynamique à la température T, la distribution spatiale des particules suit la loi de Maxwell-Boltzmann : la densité volumique locale de probabilité de présence est proportionnelle au facteur de Boltzmann \exp\left(-\frac{E_p}{k_B T}\right).

Pour un ion \mathrm{X}^+ de charge q = +e, l'énergie potentielle électrostatique en un point où règne le potentiel U(r) vaut (d'après la question Q32) :

E_{p,+} = e\,U(r)

La densité volumique d'ions s'écrit donc :

n_+(r) = C \exp\left(-\frac{e\,U(r)}{k_B T}\right)

Loin de l'ion central (r \to \infty), le potentiel électrostatique s'annule (U \to 0) et le plasma retrouve sa densité volumique moyenne non perturbée n_e. Par continuité :

n_+(r \to \infty) = C = n_e

D'où l'expression exacte de la densité d'ions :

n_+ = n_e \exp\left(-\frac{e\,U}{k_B T}\right)

La notion de « très haute température » signifie que l'agitation thermique domine largement l'énergie d'interaction électrostatique, ce qui se traduit par l'inégalité :

\boxed{k_B T \gg e\,|U| \quad \Longleftrightarrow \quad \frac{e\,|U|}{k_B T} \ll 1}

Sous cette condition, on peut effectuer un développement limité au premier ordre de l'exponentielle (\mathrm{e}^x \underset{x \to 0}{=} 1 + x + o(x)), ce qui conduit directement à :

\boxed{n_+ = n_e \left(1 - \frac{e\,U}{k_B T}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le recours au facteur de Boltzmann, pourtant au programme de MP, a été très rarement pensé.

« Très rarement la formule de Boltzmann a été utilisée. C’est pourtant une partie spécifique du programme MP ! »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Thermodynamique › Facteur de Boltzmann et physique statistique

Notions : facteur de boltzmann, développement limité

En déduire .

Voir l'indice

Reprendre le même raisonnement de Boltzmann pour les électrons libres en prenant en compte leur charge négative -e.

Voir la stratégie
  1. Identifier la charge d'un électron q_e = -e afin d'en déduire son énergie potentielle électrostatique dans le potentiel U(r).
  2. Appliquer la loi de distribution de Boltzmann pour les électrons à l'équilibre thermique, puis effectuer le développement au premier ordre sous l'hypothèse de haute température établie à la question Q33.
Voir la réponse courte

Pour les charges négatives de potentiel -eU, développement de l'exponentielle : n_- = n_e (1 + eU/k_B T).

Voir le corrigé complet

Les électrons portent une charge électrique q_e = -e. L'énergie potentielle électrostatique d'un électron situé en un point où règne le potentiel U(r) vaut donc :

E_{p,-} = q_e \, U(r) = -e\,U(r)

À l'équilibre thermodynamique à la température T, la distribution de Boltzmann donne la densité volumique locale d'électrons :

n_- = n_e \exp\left(-\frac{E_{p,-}}{k_B T}\right) = n_e \exp\left(+\frac{eU}{k_B T}\right)

où n_e est la densité volumique uniforme d'électrons loin du centre (U \to 0).

Dans la même approximation de « haute température » qu'à la question Q33, c'est-à-dire pour e|U| \ll k_B T, un développement limité au premier ordre donne directement :

\boxed{n_- = n_e \left( 1 + \frac{eU}{k_B T} \right)}

Résultat

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Thermodynamique › Facteur de Boltzmann et physique statistique

Notions : facteur de boltzmann, distribution statistique

Représenter les fonctions et .

Voir l'indice

Tracer deux droites affines de pentes opposées qui se coupent en U=0 à la valeur de densité moyenne n_e.

Voir la stratégie
  1. Utiliser les expressions linéaires obtenues aux questions Q33 et Q34 pour n_+(U) et n_-(U).
  2. Identifier les caractéristiques remarquables : valeur commune en U = 0 (n_+ = n_- = n_e), pentes respectives et sens de variation.
  3. Tracer les deux droites sur un graphe en précisant le domaine de validité physique autour de U=0.
Voir la réponse courte

Tracé des deux droites affines de pentes opposées issues de la valeur commune n_e en U=0.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q33 et Q34, dans l'approximation de haute température (|eU| \ll k_B T), les densités volumiques d'ions et d'électrons s'écrivent :

n_+(U) = n_e \left(1 - \frac{eU}{k_B T}\right) \quad \text{et} \quad n_-(U) = n_e \left(1 + \frac{eU}{k_B T}\right)

Ce sont deux fonctions affines de la variable U :

  • Pour U = 0 : n_+(0) = n_-(0) = n_e (plasma neutre non perturbé).
  • La fonction U \mapsto n_+(U) est une droite décroissante de pente négative -\dfrac{n_e e}{k_B T}.
  • La fonction U \mapsto n_-(U) est une droite croissante de pente positive +\dfrac{n_e e}{k_B T}.
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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : équation de poisson, laplacien sphérique

Comment s'écrit, dans ce milieu, l'équation de Poisson ? En déduire l'équation différentielle à laquelle obéit .

Voir l'indice

Calculer la charge volumique totale nette \rho(r) = e(n_+ - n_-) et l'injecter dans l'équation de Poisson \Delta U = -\rho/\varepsilon_o.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la densité volumique de charge \rho(r) du plasma à partir des densités locales d'ions n_+(r) et d'électrons n_-(r) déterminées aux questions Q33 et Q34.
  2. Rappeler l'équation de Poisson reliant le potentiel électrostatique U à \rho, puis y substituer cette expression.
  3. Utiliser l'expression du laplacien scalaire en coordonnées sphériques pour un champ à symétrie centrale afin d'établir l'équation différentielle sur U(r).
Voir la réponse courte

Équation de Poisson \Delta U = -\rho/\varepsilon_o avec densité volumique \rho = e(n_+ - n_-) = -2n_e e^2 U/(k_B T).

Voir le corrigé complet

La densité volumique totale de charge \rho(r) en un point M situé à la distance r de l'origine s'écrit en sommant les contributions des ions X^+ (charge +e) et des électrons libres (charge -e) :

\rho(r) = (+e)n_+ + (-e)n_- = e\big(n_+ - n_-\big)

En utilisant les expressions obtenues aux questions Q33 et Q34 :

n_+(r) = n_e\left(1 - \frac{eU(r)}{k_B T}\right) \quad \text{et} \quad n_-(r) = n_e\left(1 + \frac{eU(r)}{k_B T}\right)

on obtient la densité de charge nette :

\begin{aligned} \rho(r) &= e\,n_e\left[\left(1 - \frac{eU(r)}{k_B T}\right) - \left(1 + \frac{eU(r)}{k_B T}\right)\right] \\ &= -\frac{2 n_e e^2}{k_B T} U(r) \end{aligned}

L'équation locale de Maxwell-Gauss \mathrm{div}\,\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon_0}, combinée à la relation \vec{E} = -\vec{\mathrm{grad}}\,U et à l'identité \mathrm{div}(\vec{\mathrm{grad}}\,U) = \Delta U, donne l'équation de Poisson :

\Delta U + \frac{\rho}{\varepsilon_0} = 0 \iff \Delta U = -\frac{\rho}{\varepsilon_0}

Dans ce milieu, elle s'écrit donc :

\boxed{ \Delta U - \frac{2 n_e e^2}{\varepsilon_0 k_B T} U = 0 }

Par symétrie sphérique du problème autour de l'ion central, le potentiel ne dépend que de la distance radiale r : U = U(r). D'après le formulaire fourni, l'expression du laplacien scalaire en coordonnées sphériques se réduit pour une fonction radiale à :

\Delta U = \frac{1}{r}\frac{\mathrm{d}^2(rU)}{\mathrm{d}r^2} = \frac{\mathrm{d}^2 U}{\mathrm{d}r^2} + \frac{2}{r}\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}r}

L'équation différentielle à laquelle obéit U(r) est par conséquent :

\boxed{ \frac{\mathrm{d}^2 U}{\mathrm{d}r^2} + \frac{2}{r}\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}r} - \frac{2 n_e e^2}{\varepsilon_0 k_B T} U = 0 }

que l'on peut également écrire sous la forme compacte :

\frac{1}{r}\frac{\mathrm{d}^2(rU)}{\mathrm{d}r^2} - \frac{2 n_e e^2}{\varepsilon_0 k_B T} U = 0

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux erreurs de signe lors de l'écriture de l'équation de Poisson.

« Des fautes de signes dans l’équation de Poisson. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : longueur de debye, équation de poisson

En posant , montrer que la fonction vérifie l'équation :

avec une constante à exprimer en fonction des données de l'énoncé.

Voir l'indice

Utiliser l'expression du laplacien sphérique radial pour la fonction Z(r) = r U(r) et identifier la longueur caractéristique d'écrantage.

Voir la réponse courte

Expression radiale du laplacien \Delta U = \frac{1}{r}\frac{d^2(rU)}{dr^2} et identification de la longueur de Debye \lambda_D.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q36, l'équation de Poisson régissant le potentiel électrostatique à symétrie sphérique U(r) s'écrit :

\Delta U(r) - \frac{2 n_e e^2}{\varepsilon_0 k_B T} U(r) = 0

En utilisant l'expression du laplacien scalaire en coordonnées sphériques fournie dans le formulaire pour une fonction ne dépendant que de la variable radiale r :

\Delta U(r) = \frac{1}{r} \frac{\mathrm{d}^2 (rU)}{\mathrm{d}r^2}

En introduisant la fonction auxiliaire Z(r) = r U(r), il vient directement :

\Delta U(r) = \frac{1}{r} \frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}r^2}(r) \quad \text{et} \quad U(r) = \frac{Z(r)}{r}

L'équation de Poisson devient ainsi, pour tout r > 0 :

\begin{aligned} \frac{1}{r} \frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}r^2} - \frac{2 n_e e^2}{\varepsilon_0 k_B T} \frac{Z}{r} &= 0 \\ \frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}r^2} - \frac{2 n_e e^2}{\varepsilon_0 k_B T} Z &= 0 \end{aligned}

Cette équation différentielle est bien de la forme recherchée :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}r^2} - \frac{Z}{\lambda_D^2} = 0}

avec la constante \lambda_D définie positivement par :

\boxed{\lambda_D = \sqrt{\frac{\varepsilon_0 k_B T}{2 n_e e^2}}}

Résultat

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Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : longueur de debye, écrantage, potentiel de yukawa

Résoudre cette équation et montrer que le potentiel électrique s'écrit :

Interpréter ce que représente . Commenter.

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle linéaire d'ordre 2 en éliminant la solution divergente à l'infini et raccorder au potentiel coulombien nu en r \to 0.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation différentielle linéaire d'ordre 2 à coefficients constants portant sur Z(r).
  2. Appliquer la condition aux limites physiques à l'infini pour éliminer la solution divergente.
  3. Déterminer la constante d'intégration restante en faisant tendre r vers 0, limite où l'interaction coulombienne directe de la charge ponctuelle +e prédomine sur l'effet du milieu.
  4. Déduire l'expression de U(r) puis interpréter physiquement la longueur de Debye \lambda_D.
Voir la réponse courte

Résolution avec condition d'annulation à l'infini et raccordement au potentiel coulombien nu en r \to 0.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle établie à la question précédente est :

\frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}r^2} - \frac{Z}{\lambda_D^2} = 0

L'équation caractéristique associée, r_c^2 - \frac{1}{\lambda_D^2} = 0, admet pour racines r_c = \pm \frac{1}{\lambda_D}. La solution générale s'écrit donc :

Z(r) = A \, \mathrm{e}^{-r/\lambda_D} + B \, \mathrm{e}^{r/\lambda_D} \quad (A, B \in \mathbb{R})

d'où, pour r \neq 0 :

U(r) = \frac{Z(r)}{r} = \frac{A}{r}\,\mathrm{e}^{-r/\lambda_D} + \frac{B}{r}\,\mathrm{e}^{r/\lambda_D}

Déterminons les constantes d'intégration à l'aide des conditions aux limites :

  • À l'infini (r \to +\infty) : le plasma étant globalement neutre et non perturbé à grande distance, le potentiel électrostatique doit rester borné et tendre vers zéro : \lim_{r\to+\infty} U(r) = 0. Cela impose nécessairement :

    B = 0
  • Au voisinage de l'origine (r \to 0) : lorsque la distance à l'ion X^+ devient très faible devant la distance moyenne entre porteurs (r \ll \lambda_D), l'effet d'écrantage du plasma environnant devient négligeable. Le potentiel perçu doit alors coïncider avec le potentiel coulombien d'une charge ponctuelle +e isolée dans le vide :

    U(r) \underset{r \to 0}{\sim} \frac{e}{4\pi\varepsilon_o r}

    Or, d'après la forme trouvée :

    U(r) = \frac{A}{r}\,\mathrm{e}^{-r/\lambda_D} \underset{r \to 0}{\sim} \frac{A}{r}

    Par identification, il vient :

    A = \frac{e}{4\pi\varepsilon_o}

On en déduit l'expression du potentiel électrique pour r \neq 0, connue sous le nom de potentiel de Debye-Hückel (ou potentiel de Yukawa) :

\boxed{U(r) = \frac{e}{4\pi \varepsilon_o r} \,\mathrm{e}^{-r/\lambda_D}}

Résultat

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Question 39

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : densité volumique de charge, intégration en coordonnées sphériques

En déduire la densité volumique de charge ainsi que la charge contenue dans une sphère de centre et de rayon . On donne .

Voir l'indice

Appliquer l'équation de Poisson pour déduire la densité de charge \rho(r), puis intégrer sur des couronnes sphériques successives à l'aide de la primitive fournie.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la densité volumique de charge \rho(r) à partir de la relation \rho(r) = -\frac{2n_e e^2}{k_B T} U(r) établie en Q36, en faisant intervenir la longueur de Debye \lambda_D définie en Q37 et l'expression de U(r) trouvée en Q38.
  2. Intégrer \rho(r) sur le volume de la sphère de rayon r pour obtenir la charge du nuage de plasma environnant.
  3. Déduire la charge totale Q(r) contenue dans la sphère en tenant compte de l'ion central de charge +e situé en O (et valider par le théorème de Gauss).
Voir la réponse courte

Déduction de \rho(r) = -\varepsilon_o U(r)/\lambda_D^2 puis intégration par tranches sphériques de volume 4\pi r^2 dr.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q36, la densité volumique de charge dans le plasma linéarisé s'écrit :

\rho(r) = -\frac{2n_e e^2}{k_B T} U(r)

Or, d'après la question Q37, la longueur de Debye vérifie \lambda_D^2 = \frac{\varepsilon_0 k_B T}{2n_e e^2}, d'où \frac{2n_e e^2}{k_B T} = \frac{\varepsilon_0}{\lambda_D^2}. Il vient :

\rho(r) = -\frac{\varepsilon_0}{\lambda_D^2} U(r)

En utilisant l'expression du potentiel de Debye-Hückel obtenue en Q38, U(r) = \frac{e}{4\pi \varepsilon_0 r}\mathrm{e}^{-r/\lambda_D} pour r > 0 :

\boxed{ \rho(r) = -\frac{e}{4\pi \lambda_D^2 r}\mathrm{e}^{-r/\lambda_D} }

Calculons la charge portée par le nuage de plasma contenu dans une sphère de rayon r centrée en O par intégration en coordonnées sphériques (avec un élément de volume \mathrm{d}\tau = 4\pi x^2 \mathrm{d}x) :

\begin{aligned} Q_{\text{plasma}}(r) &= \int_0^r \rho(x) \times 4\pi x^2 \mathrm{d}x \\ &= -\frac{e}{\lambda_D^2} \int_0^r x \exp\left(-\frac{x}{\lambda_D}\right)\mathrm{d}x \end{aligned}

En utilisant l'intégrale donnée par l'énoncé (rétablissant le facteur homogène \lambda_D^2) :

\int_0^r x \exp\left(-\frac{x}{\lambda_D}\right)\mathrm{d}x = \lambda_D^2 \left[1 - \left(1 + \frac{r}{\lambda_D}\right)\mathrm{e}^{-r/\lambda_D}\right]

On obtient pour le nuage de plasma :

Q_{\text{plasma}}(r) = -e \left[1 - \left(1 + \frac{r}{\lambda_D}\right)\mathrm{e}^{-r/\lambda_D}\right]

La charge totale Q(r) contenue dans la sphère inclut également l'ion central \mathrm{X}^+ de charge +e situé à l'origine O :

Q(r) = +e + Q_{\text{plasma}}(r) = e - e \left[1 - \left(1 + \frac{r}{\lambda_D}\right)\mathrm{e}^{-r/\lambda_D}\right]
\boxed{ Q(r) = e\left(1 + \frac{r}{\lambda_D}\right)\mathrm{e}^{-r/\lambda_D} }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Calculs rarement abordés, sur une formule de l'énoncé comportant une erreur prise en compte avec bienveillance.

« Quelques rares candidats ont abordé ces calculs avec plus ou moins de réussite. Et encore moins ont signalé l’erreur de la formule donnée. Là encore le barème a été bienveillant pour les candidats. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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II.3 · Décharge du condensateur de plasma

Question 40

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : analyse dimensionnelle, conductivité

Quelle est l'unité (ou la dimension) de ?

Voir l'indice

Utiliser la loi d'Ohm locale \vec{j} = \gamma \vec{E} et les dimensions fondamentales du courant, du champ et de la longueur pour identifier les siemens par mètre.

Voir la stratégie

Pour déterminer l'unité ou la dimension de la conductivité électrique \gamma, on peut s'appuyer :

  1. soit sur la loi d'Ohm locale \vec{j} = \gamma\vec{E}, reliant la densité volumique de courant \vec{j} au champ électrique \vec{E} ;
  2. soit sur la résistance d'un conducteur cylindrique de longueur \ell et de section S : R = \dfrac{\ell}{\gamma S}.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle de la relation de proportionnalité du courant pour trouver la dimension de \gamma.

Voir le corrigé complet

D'après la loi d'Ohm locale :

\vec{j} = \gamma \vec{E} \implies \gamma = \frac{\|\vec{j}\|}{\|\vec{E}\|}

Les grandeurs physiques mises en jeu ont pour unités du Système International :

  • la norme de la densité volumique de courant \|\vec{j}\| s'exprime en \text{A}\cdot\text{m}^{-2} ;
  • la norme du champ électrique \|\vec{E}\| s'exprime en \text{V}\cdot\text{m}^{-1}.

On en déduit l'unité de la conductivité électrique \gamma :

[\gamma] = \frac{\text{A}\cdot\text{m}^{-2}}{\text{V}\cdot\text{m}^{-1}} = \text{A}\cdot\text{V}^{-1}\cdot\text{m}^{-1} = \Omega^{-1}\cdot\text{m}^{-1} = \text{S}\cdot\text{m}^{-1}

L'unité SI de la conductivité électrique est donc le siemens par mètre (\text{S}\cdot\text{m}^{-1}), également équivalent à l'\mathbf{\Omega^{-1}\cdot\text{m}^{-1}}.

\boxed{\text{L'unité de } \gamma \text{ est le siemens par mètre : } \mathrm{S}\cdot\mathrm{m}^{-1} \quad (\text{ou } \Omega^{-1}\cdot\mathrm{m}^{-1})}

En termes de dimensions fondamentales :

  • [j] = \mathrm{I\cdot L^{-2}} ;
  • [E] = \dfrac{[U]}{\mathrm{L}} = \dfrac{\mathrm{M\cdot L^2\cdot T^{-3}\cdot I^{-1}}}{\mathrm{L}} = \mathrm{M\cdot L\cdot T^{-3}\cdot I^{-1}}.

La dimension de \gamma est par conséquent :

\boxed{[\gamma] = \mathrm{M^{-1}\cdot L^{-3}\cdot T^3\cdot I^2}}

Ce qui correspond, en unités fondamentales du SI, au \text{kg}^{-1}\cdot\text{m}^{-3}\cdot\text{s}^3\cdot\text{A}^2.

Résultat

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : loi d'ohm locale, densité de courant

Déterminer la densité volumique de courant en fonction de et des données de l'énoncé.

Voir l'indice

Combiner la loi d'Ohm locale avec le champ électrique régnant dans le condensateur en fonction de la densité superficielle instantanée.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ électrique \vec{E}(t) régnant dans le plasma entre les deux armatures à partir de la densité surfacique instantanée \sigma_{\text{air}}(t), en utilisant l'approximation des régimes quasi stationnaires mentionnée dans l'énoncé.
  2. Appliquer la loi d'Ohm locale pour relier le vecteur densité de courant volumique \vec{j} au champ électrique \vec{E}.
Voir la réponse courte

Utilisation de la loi de conduction liant la densité de courant volumique au champ électrique issu des armatures.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la relation entre le champ électrique et les grandeurs électrostatiques reste identique à celle établie en régime statique (question Q24).

Entre les armatures (0 < z < d), les lignes de champ sont dirigées de la plaque supérieure chargée positivement (\sigma_{\text{air}}(t) > 0) vers le sol (\sigma_{\text{sol}}(t) = -\sigma_{\text{air}}(t) < 0), c'est-à-dire dans le sens opposé au vecteur unitaire vertical ascendant \vec{u}_z :

\vec{E}(t) = -\frac{\sigma_{\text{air}}(t)}{\varepsilon_0}\,\vec{u}_z

L'air ionisé se comportant comme un conducteur ohmique de conductivité \gamma, la loi d'Ohm locale s'écrit :

\vec{j}(t) = \gamma\,\vec{E}(t)

On en déduit l'expression du vecteur densité volumique de courant :

\boxed{\vec{j}(t) = -\frac{\gamma}{\varepsilon_0}\,\sigma_{\text{air}}(t)\,\vec{u}_z}

Résultat

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : conservation de la charge, temps de relaxation

Montrer que l'équation différentielle relative à la densité surfacique de charge d'air s'écrit :

avec une constante de temps à exprimer en fonction des données de l'énoncé.

Voir l'indice

Établir la conservation de la charge sur l'une des armatures en reliant la variation temporelle de la charge au courant volumique évacué.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un bilan de conservation de la charge électrique sur la surface d'air chargée située en z = d.
  2. Relier la variation temporelle de la charge portée par cette armature au courant de conduction qui la quitte à travers le plasma.
  3. Identifier par analogie avec l'équation de l'énoncé la constante de temps \tau.
Voir la réponse courte

Bilan de charge sur l'armature reliant d\sigma_{\text{air}}/dt à la densité de courant traversant le plasma.

Voir le corrigé complet

Considérons la couche d'air chargée située à la cote z = d, de surface S et portant la charge électrique totale :

q_{\text{air}}(t) = \sigma_{\text{air}}(t) \, S

D'après la question Q41, la densité volumique de courant dans le plasma s'écrit :

\vec{j}(t) = -\frac{\gamma}{\varepsilon_o} \sigma_{\text{air}}(t) \, \vec{u}_z

Le courant électrique i(t) quittant l'armature supérieure en direction du sol (le long de -\vec{u}_z) à travers la section droite S est donné par le flux de \vec{j} sortant de l'armature :

i(t) = \vec{j}(t) \cdot (-\vec{u}_z) \, S = \frac{\gamma}{\varepsilon_o} \sigma_{\text{air}}(t) \, S

D'après la loi de conservation de la charge électrique appliquée à l'armature supérieure :

\frac{\mathrm{d}q_{\text{air}}}{\mathrm{d}t} = - i(t)

En remplaçant q_{\text{air}}(t) et i(t) par leurs expressions, on obtient :

S \, \frac{\mathrm{d}\sigma_{\text{air}}}{\mathrm{d}t} = -\frac{\gamma}{\varepsilon_o} S \, \sigma_{\text{air}}(t)

En simplifiant par S > 0, on aboutit à :

\frac{\mathrm{d}\sigma_{\text{air}}}{\mathrm{d}t} + \frac{\gamma}{\varepsilon_o} \sigma_{\text{air}} = 0

Cette équation s'écrit bien sous la forme demandée :

\frac{\mathrm{d}\sigma_{\text{air}}}{\mathrm{d}t} + \frac{\sigma_{\text{air}}}{\tau} = 0

avec :

\boxed{\tau = \frac{\varepsilon_o}{\gamma}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 43

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : régime transitoire, constante de temps

Représenter en faisant apparaître et .

Voir l'indice

Tracer la décroissance exponentielle standard en faisant clairement figurer l'ordonnée à l'origine, la constante de temps et l'asymptote.

Voir la réponse courte

Tracé de l'exponentielle décroissante avec indication de la tangente à l'origine et de la valeur initiale \sigma_o.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle établie à la question Q42,

\frac{\mathrm{d}\sigma_{\text{air}}}{\mathrm{d}t} + \frac{\sigma_{\text{air}}}{\tau} = 0,

avec la condition initiale \sigma_{\text{air}}(0) = \sigma_o, admet pour solution pour tout t \ge 0 :

\boxed{\sigma_{\text{air}}(t) = \sigma_o \exp\left(-\frac{t}{\tau}\right)}

Cette décroissance exponentielle présente les caractéristiques graphiques remarquables suivantes :

  • la valeur initiale à t = 0 est \sigma_{\text{air}}(0) = \sigma_o ;
  • la tangente à l'origine, d'équation y(t) = \sigma_o\left(1 - \frac{t}{\tau}\right), coupe l'axe des abscisses en t = \tau ;
  • à l'instant t = \tau, la densité résiduelle vaut \sigma_{\text{air}}(\tau) = \frac{\sigma_o}{\mathrm{e}} \approx 0{,}37\,\sigma_o ;
  • l'axe des temps est asymptote horizontale quand t \to +\infty (la décharge est quasi-complète pour t \ge 5\tau, où il ne reste que moins de 1\,\% de la charge initiale).

Résultat

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Question 44

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : constante de temps, densité de courant

Calculer le temps caractéristique de décharge ainsi que la densité de courant arrivant au sol à l'instant initial pour et .

Voir l'indice

Calculer le temps de relaxation diélectrique \tau = \varepsilon_o/\gamma et injecter dans l'expression du courant initial.

Voir la réponse courte

Calcul numérique de la constante de temps \tau et de la densité volumique de courant initiale j(0).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q42, le temps caractéristique de décharge s'écrit :

\tau = \frac{\varepsilon_o}{\gamma}

Avec \varepsilon_o = 8,85 \cdot 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} et \gamma = 1,0 \cdot 10^{20}\text{ S}\cdot\text{m}^{-1} :

\tau = \frac{8,85 \cdot 10^{-12}}{1,0 \cdot 10^{20}} = 8,85 \cdot 10^{-32}\text{ s}

Soit, avec deux chiffres significatifs :

\boxed{\tau = 8,9 \cdot 10^{-32}\text{ s}}

D'après la question Q41, le vecteur densité volumique de courant à l'instant initial t = 0 s'écrit :

\vec{j}(0) = -\frac{\gamma \sigma_o}{\varepsilon_o}\vec{u}_z = -\frac{\sigma_o}{\tau}\vec{u}_z

Le signe négatif indique que le courant circule vers le bas (-\vec{u}_z), c'est-à-dire qu'il arrive effectivement au sol. La densité volumique de courant arrivant au sol (selon le vecteur unitaire descendant -\vec{u}_z, ou en norme) vaut :

j_{\text{sol}}(0) = \|\vec{j}(0)\| = \frac{\sigma_o}{\tau} = \frac{\gamma \sigma_o}{\varepsilon_o}

Avec \sigma_o = 1,0 \cdot 10^8\text{ C}\cdot\text{m}^{-2} :

j_{\text{sol}}(0) = \frac{1,0 \cdot 10^8}{8,85 \cdot 10^{-32}} = 1,13 \cdot 10^{39}\text{ A}\cdot\text{m}^{-2}

Soit :

\boxed{j_{\text{sol}}(0) = 1,1 \cdot 10^{39}\text{ A}\cdot\text{m}^{-2}}

Résultat

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Partie III : Hie Hie no Mi – Thermodynamique

III.1 · Machine frigorifique avec une source de température variable

Question 45

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : machine frigorifique, diagramme de ravignan

Donner le schéma de principe de cette machine frigorifique, en indiquant le sens réel des transferts thermiques et du travail à un instant quelconque du fonctionnement de la machine frigorifique.

Voir l'indice

Tracer le diagramme fonctionnel d'une machine frigorifique avec les flèches indiquant les transferts thermiques réels et le travail mécanique reçu.

Voir la stratégie
  1. Identifier les trois partenaires énergétiques du système machine (\mathscr{S}) : la source froide (eau de mer à la température variable T'), la source chaude (atmosphère à la température constante \theta_c) et le milieu extérieur mécanique qui fournit du travail.
  2. Déterminer le signe des transferts en convention récepteur, puis orienter les flèches du schéma selon le sens réel (algébriquement positif) des transferts d'énergie pour une machine frigorifique.
Voir la réponse courte

Schéma de principe d'une machine frigorifique recevant W > 0 et Q_f > 0, et cédant Q_c < 0 à la source chaude.

Voir le corrigé complet

Une machine frigorifique (\mathscr{S}) prélève de la chaleur à la source froide pour la transférer à la source chaude, ce qui nécessite un apport de travail de la part de l'extérieur :

  • La machine reçoit du travail du milieu extérieur : \delta W > 0 (sens réel de l'extérieur vers (\mathscr{S})) ;
  • La machine reçoit un transfert thermique de la source froide (eau de mer à la température instantanée T') : \delta Q_f > 0 (sens réel de l'eau vers (\mathscr{S})) ;
  • La machine cède un transfert thermique à la source chaude (atmosphère à la température \theta_c) : \delta Q_c < 0, soit un transfert réel -\delta Q_c = |\delta Q_c| > 0 de la machine vers l'atmosphère.

Le schéma de principe avec les sens réels des transferts est représenté ci-dessous :

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à bien orienter les sens des transferts d'énergie sur le schéma et à rester cohérent ensuite.

« Beaucoup de fautes sur les sens des transferts énergétiques ! Les figures sont souvent contradictoires avec la suite. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 46

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Premier et second principes

Notions : second principe, égalité de clausius

En appliquant le second principe sous forme infinitésimale, écrire la relation entre , , et .

Voir l'indice

Écrire l'égalité de Clausius sous forme infinitésimale pour un cycle élémentaire réversible échangeant avec deux sources de température instantanées.

Voir la stratégie
  1. Considérer le fluide de la machine frigorifique (\mathscr{S}) entre les instants t et t + \mathrm{d}t.
  2. Exploiter le caractère cyclique de la machine sur cette durée élémentaire pour exprimer la variation d'entropie \mathrm{d}S.
  3. Utiliser l'hypothèse de réversibilité pour en déduire l'égalité de Clausius sous forme infinitésimale.
Voir la réponse courte

Application du second principe sous forme réversible à un cycle infinitésimal : \delta Q_f/T' + \delta Q_c/\theta_c = 0.

Voir le corrigé complet

On applique le second principe de la thermodynamique au système constitué par le fluide de la machine (\mathscr{S}) entre les instants t et t + \mathrm{d}t.

La durée d'un cycle étant très inférieure au temps caractéristique de refroidissement de l'eau, l'intervalle \mathrm{d}t correspond à la description d'un nombre entier de cycles au cours duquel la température T' de la mer peut être considérée comme constante.

L'entropie S étant une fonction d'état, sa variation sur un nombre entier de cycles est nulle :

\mathrm{d}S = 0

Le bilan d'entropie s'écrit alors sous forme infinitésimale :

\mathrm{d}S = \delta S_e + \delta S_c = 0

où :

  • l'entropie échangée s'exprime à partir des températures des sources en contact :

    \delta S_e = \frac{\delta Q_f}{T'} + \frac{\delta Q_c}{\theta_c}
  • la machine fonctionnant de manière réversible, l'entropie créée est nulle :

    \delta S_c = 0

On en déduit la relation de Clausius sous forme infinitésimale :

\boxed{\frac{\delta Q_f}{T'} + \frac{\delta Q_c}{\theta_c} = 0}

ou de manière équivalente :

\delta Q_c = -\frac{\theta_c}{T'} \, \delta Q_f

Résultat

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Question 47

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Premier et second principes

Notions : premier principe, bilan thermique

En appliquant le premier principe sous forme infinitésimale, déterminer le temps nécessaire pour faire passer la mer de à .

Voir l'indice

Relier le transfert thermique élémentaire prélevé à la mer à sa variation infinitésimale de température, puis intégrer l'expression du travail élémentaire sur la durée \Delta t.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique à la machine cyclique (\mathscr{S}) sur une durée \mathrm{d}t pour relier le travail reçu \delta W aux transferts thermiques infinitésimaux \delta Q_f et \delta Q_c.
  2. Utiliser la relation issue du second principe (établie en Q46) pour exprimer \delta W = \mathscr{P}\,\mathrm{d}t en fonction de la seule température instantanée T' et de \delta Q_f.
  3. Relier \delta Q_f à la variation de température \mathrm{d}T' de la masse d'eau de mer par application du premier principe à l'eau liquide, puis intégrer entre l'état initial (T' = \theta_c) et l'état final (T' = T_f).
Voir la réponse courte

Combinaison du premier et second principes avec \delta Q_f = -m c dT' et intégration par rapport au temps.

Voir le corrigé complet

Considérons le système constitué par la machine (\mathscr{S}). Sur une durée élémentaire \mathrm{d}t, la machine effectue un nombre entier de cycles. L'énergie interne étant une fonction d'état, sa variation est nulle sur un cycle complet :

\mathrm{d}U_{\mathscr{S}} = \delta W + \delta Q_f + \delta Q_c = 0

D'après la relation de réversibilité obtenue à la question Q46, on a \delta Q_c = -\dfrac{\theta_c}{T'}\,\delta Q_f. Il vient ainsi :

\delta W = - (\delta Q_f + \delta Q_c) = \delta Q_f \left( \frac{\theta_c}{T'} - 1 \right)

La machine fonctionnant à une puissance constante \mathscr{P}, le travail élémentaire s'écrit \delta W = \mathscr{P}\,\mathrm{d}t.

Appliquons le premier principe à la masse m d'eau liquide, à pression atmosphérique constante P^0. L'eau ne subit qu'un transfert thermique avec la machine frigorifique :

\mathrm{d}H_{\text{eau}} = m c_{\text{eau}} \mathrm{d}T' = -\delta Q_f \implies \delta Q_f = - m c_{\text{eau}} \mathrm{d}T'

En injectant cette relation dans l'expression de \delta W, on obtient l'équation différentielle :

\mathscr{P}\,\mathrm{d}t = - m c_{\text{eau}} \left( \frac{\theta_c}{T'} - 1 \right) \mathrm{d}T' = m c_{\text{eau}} \left( 1 - \frac{\theta_c}{T'} \right) \mathrm{d}T'

Intégrons entre l'instant t = 0 (où T' = \theta_c) et l'instant \Delta t (où T' = T_f) :

\begin{aligned} \mathscr{P} \Delta t &= \int_{\theta_c}^{T_f} -m c_{\text{eau}} \left( \frac{\theta_c}{T'} - 1 \right) \mathrm{d}T' \\ &= m c_{\text{eau}} \int_{T_f}^{\theta_c} \left( \frac{\theta_c}{T'} - 1 \right) \mathrm{d}T' \\ &= m c_{\text{eau}} \left[ \theta_c \ln\left(\frac{T'}{T_f}\right) - (T' - T_f) \right]_{T'=T_f}^{T'=\theta_c} \\ &= m c_{\text{eau}} \left[ \theta_c \ln\left(\frac{\theta_c}{T_f}\right) - (\theta_c - T_f) \right] \end{aligned}

On en déduit l'expression du temps nécessaire \Delta t :

\boxed{\Delta t = \frac{m c_{\text{eau}}}{\mathscr{P}} \left[ \theta_c \ln\left(\frac{\theta_c}{T_f}\right) - (\theta_c - T_f) \right]}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les bilans d'énergie ont posé de grosses difficultés et ont rarement abouti à des relations exactes.

« Beaucoup de difficultés sur cette partie-là. Les bilans énergétiques posent problème. Peu de candidats ont écrit des relations exactes. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 48

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : puissance thermodynamique, machine frigorifique

Calculer la puissance minimale pour que ce refroidissement dure moins que , avec .

Voir l'indice

Isoler la puissance minimale dans la relation intégrée précédente et effectuer l'application numérique avec les températures en kelvins.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance \mathscr{P} en inversant la relation reliant la durée de refroidissement \Delta t à la puissance, établie à la question Q47.
  2. Poser la condition \Delta t \le \Delta t_{\max} = 10\text{ min} pour en déduire l'expression de la puissance minimale \mathscr{P}_{\min}.
  3. Effectuer l'application numérique avec les grandeurs données dans le document (page 10).
Voir la réponse courte

Inversion de l'expression de \Delta t(\mathscr{P}) et calcul de la puissance minimale requise \mathscr{P}_{\min}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q47, la durée nécessaire pour refroidir la masse m d'eau de \theta_c à T_f avec une puissance mécanique constante \mathscr{P} s'écrit :

\Delta t = \frac{m\,c_{\text{eau}}}{\mathscr{P}} \left[ \theta_c \ln\left(\frac{\theta_c}{T_f}\right) - (\theta_c - T_f) \right]

La condition \Delta t \le \Delta t_{\max} impose donc une puissance :

\mathscr{P} \ge \mathscr{P}_{\min} = \frac{m\,c_{\text{eau}}}{\Delta t_{\max}} \left[ \theta_c \ln\left(\frac{\theta_c}{T_f}\right) - (\theta_c - T_f) \right]

Application numérique :

  • m = 1,0 \cdot 10^3\text{ kg}
  • c_{\text{eau}} = 4,18\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} = 4,18 \cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}
  • \theta_c = 293\text{ K}
  • T_f = 273,15\text{ K}
  • \Delta t_{\max} = 10\text{ min} = 600\text{ s}

Le terme entre crochets vaut :

\theta_c \ln\left(\frac{\theta_c}{T_f}\right) - (\theta_c - T_f) = 293 \times \ln\left(\frac{293}{273,15}\right) - (293 - 273,15) \approx 20,555 - 19,850 = 0,705\text{ K}

Le travail mécanique total à fournir est donc :

W = m\,c_{\text{eau}} \times 0,705\text{ K} \approx 2,95 \cdot 10^6\text{ J} = 2,95\text{ MJ}

D'où la puissance minimale requise :

\mathscr{P}_{\min} = \frac{2,945 \cdot 10^6\text{ J}}{600\text{ s}} \approx 4,9 \cdot 10^3\text{ W}
\boxed{\mathscr{P}_{\min} = 4,9\text{ kW}}

Résultat

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Question 49

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Changements d'état du corps pur

Notions : enthalpie de changement d'état, machine frigorifique

En faisant l'hypothèse que la puissance reste constante et égale à , exprimer le temps nécessaire pour congeler la mer. Calculer .

Voir l'indice

Appliquer les bilans énergétiques et entropiques réversibles pour un changement d'état isotherme à température constante T_f.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le transfert thermique Q_f reçu par la machine lors de la solidification isobare et isotherme de la masse m d'eau à T_f.
  2. La température de la source froide restant constante et égale à T_f, appliquer le premier et le second principe à la machine de Carnot fonctionnant entre les deux thermostats à T_f et \theta_c pour relier le travail W à Q_f.
  3. En déduire la durée \Delta t' à partir de la puissance constante \mathscr{P}_{\min}, puis réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courte

Bilan énergétique isotherme à T_f pour la solidification de la masse d'eau et calcul de la durée \Delta t'.

Voir le corrigé complet

La solidification de la masse m d'eau liquide s'effectue à la pression atmosphérique P^0 et à la température de fusion constante T_f = 273{,}15\text{ K}.
Le transfert thermique cédé par l'eau lors de sa congélation totale s'écrit :

Q_{\text{eau}} = - m L_{\text{fus}}

Par conservation de l'énergie à l'interface, le transfert thermique reçu par la machine (\mathscr{S}) en provenance de la source froide est :

Q_f = - Q_{\text{eau}} = m L_{\text{fus}} > 0

Pendant cette étape, la source froide est à la température constante T_f et l'atmosphère à la température constante \theta_c. La machine (\mathscr{S}) décrit un ensemble de cycles dithermes réversibles (cycles de Carnot) entre ces deux thermostats.

Sur la durée totale \Delta t', les bilans énergétique et entropique pour la machine cyclique s'écrivent :

  • Premier principe : W + Q_f + Q_c = 0 \iff W = - Q_f - Q_c
  • Second principe (réversibilité) : \Delta S_{\text{cycle}} = \dfrac{Q_f}{T_f} + \dfrac{Q_c}{\theta_c} = 0 \iff Q_c = - \dfrac{\theta_c}{T_f} Q_f

On en déduit l'expression du travail total reçu par la machine :

W = Q_f \left( \frac{\theta_c}{T_f} - 1 \right) = m L_{\text{fus}} \left( \frac{\theta_c - T_f}{T_f} \right)

La puissance mécanique étant supposée constante et égale à \mathscr{P}_{\min}, on a W = \mathscr{P}_{\min} \Delta t', d'où :

\boxed{\Delta t' = \frac{m L_{\text{fus}}}{\mathscr{P}_{\min}} \left( \frac{\theta_c - T_f}{T_f} \right)}

En remplaçant \mathscr{P}_{\min} par son expression établie à la question Q48, \Delta t' s'exprime également sous la forme :

\Delta t' = \Delta t \, \frac{L_{\text{fus}} (\theta_c - T_f)}{c_{\text{eau}} T_f \left[ \theta_c \ln\left(\dfrac{\theta_c}{T_f}\right) - (\theta_c - T_f) \right]}

Application numérique :

\begin{aligned} W &= 1{,}0 \cdot 10^3 \times 333{,}3 \cdot 10^3 \times \frac{293 - 273{,}15}{273{,}15} \approx 2{,}42 \cdot 10^7\text{ J} \\ \mathscr{P}_{\min} &\approx 4{,}89 \cdot 10^3\text{ W} \quad (\text{d'après Q48}) \\ \Delta t' &= \frac{2{,}42 \cdot 10^7}{4{,}89 \cdot 10^3} \approx 4{,}96 \cdot 10^3\text{ s} \approx 83\text{ min} \end{aligned}
\boxed{\Delta t' \approx 5{,}0 \cdot 10^3\text{ s} \approx 83\text{ min} \quad (\text{soit } 1\text{ h } 23\text{ min})}

Résultat

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Question 50

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : efficacité frigorifique

Exprimer l'efficacité totale de la machine frigorifique en fonction de , , , , , , et de , puis la calculer.

Voir l'indice

Définir l'efficacité comme le rapport de l'énergie thermique totale extraite de l'eau sur le travail mécanique total fourni par la machine.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition de l'efficacité (ou coefficient d'effet frigorifique) globale \eta comme le rapport du transfert thermique total prélevé à la source froide sur le travail total reçu.
  2. Exprimer le transfert thermique total Q_{f,\text{tot}} comme la somme de la chaleur de refroidissement du liquide et de la chaleur latente de fusion libérée lors de la congélation.
  3. Exprimer le travail total W_{\text{tot}} reçu par la machine fonctionnant à la puissance constante \mathscr{P} pendant les durées cumulées \Delta t et \Delta t'.
Voir la réponse courte

Définition de l'efficacité globale \eta = Q_{f,\text{tot}} / W_{\text{tot}} et calcul numérique à partir des résultats précédents.

Voir le corrigé complet

L'efficacité globale (ou coefficient de performance) \eta de la machine frigorifique est définie par le rapport entre le transfert thermique total Q_{f,\text{tot}} retiré à la source froide (l'eau) et le travail total W_{\text{tot}} fourni à la machine :

\eta = \frac{Q_{f,\text{tot}}}{W_{\text{tot}}}

1. Transfert thermique extrait de l'eau : L'eau subit deux transformations successives :

  • un refroidissement sous pression constante à l'état liquide de la température \theta_c à la température T_f :

    Q_{f,1} = m \, c_{\text{eau}} (\theta_c - T_f)
  • une solidification totale à la température d'équilibre T_f sous 1 bar :

    Q_{f,2} = m \, L_{\text{fus}}

Le transfert thermique total extrait de la source froide s'écrit donc :

Q_{f,\text{tot}} = m \left[ c_{\text{eau}} (\theta_c - T_f) + L_{\text{fus}} \right]

2. Travail total fourni à la machine : La machine frigorifique opère à puissance constante \mathscr{P} pendant la durée totale \Delta t + \Delta t' :

W_{\text{tot}} = \mathscr{P} (\Delta t + \Delta t')

3. Expression et calcul de l'efficacité totale : On en déduit l'expression de l'efficacité :

\boxed{\eta = \frac{m \left[ c_{\text{eau}}(\theta_c - T_f) + L_{\text{fus}} \right]}{\mathscr{P}(\Delta t + \Delta t')}}

Application numérique : Avec les données du document et les résultats obtenus aux questions Q48 et Q49 :

  • m = 1{,}0 \cdot 10^3\text{ kg},
  • c_{\text{eau}} = 4{,}18 \cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1},
  • \theta_c - T_f = 293 - 273{,}15 = 19{,}85\text{ K},
  • L_{\text{fus}} = 333{,}3 \cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1},
  • \mathscr{P} = \mathscr{P}_{\min} \approx 4{,}88 \cdot 10^3\text{ W},
  • \Delta t = 10\text{ min} = 600\text{ s},
  • \Delta t' \approx 4{,}96 \cdot 10^3\text{ s} (soit environ 82{,}7\text{ min}).

On calcule séparément :

\begin{aligned} Q_{f,\text{tot}} &= 1{,}0 \cdot 10^3 \times (4{,}18 \cdot 10^3 \times 19{,}85 + 333{,}3 \cdot 10^3) = 4{,}16 \cdot 10^8\text{ J} \\ W_{\text{tot}} &= 4{,}88 \cdot 10^3 \times (600 + 4{,}96 \cdot 10^3) = 2{,}71 \cdot 10^7\text{ J} \end{aligned}

Ce qui donne :

\boxed{\eta \approx 15}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La définition thermodynamique de l'efficacité d'une machine frigorifique doit être sue avec précision.

« La définition de l’efficacité est souvent inexacte. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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III.2 · Cinétique de la formation de la glace

Question 51

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : bilan d'énergie, densité de flux thermique

On assimile le régime à un régime stationnaire. En appliquant le premier principe à un système infinitésimal de glace, écrire l'équation différentielle à laquelle obéit le vecteur densité de courant thermique en notant la puissance thermique créée par unité de volume.

Voir l'indice

Effectuer un bilan d'énergie sur une tranche élémentaire de glace en régime stationnaire le long de l'axe (Ox) en prenant en compte le terme source \sigma.

Voir la réponse courte

Bilan d'énergie interne sur une tranche élémentaire [x, x+dx] en régime stationnaire : dj_Q/dx = \sigma.

Voir le corrigé complet

Considérons comme système la tranche de glace indéformable comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x, de section droite constante S et de volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x.

Appliquons le premier principe de la thermodynamique à ce système fermé entre les instants t et t + \mathrm{d}t :

\mathrm{d}U = \delta Q + \delta W

Le milieu étant condensé et indéformable, le travail des forces de pression est nul : \delta W = 0. De plus, le régime est stationnaire, donc l'énergie interne du système est constante au cours du temps : \mathrm{d}U = 0.

Le transfert thermique élémentaire \delta Q reçu par la tranche de glace pendant \mathrm{d}t se décompose en :

  • le flux thermique entrant par la face en x : \delta Q_{\mathrm{ent}} = j_Q(x)\,S\,\mathrm{d}t ;
  • le flux thermique sortant par la face en x+\mathrm{d}x : \delta Q_{\mathrm{sort}} = - j_Q(x+\mathrm{d}x)\,S\,\mathrm{d}t ;
  • l'énergie thermique produite en volume par d'éventuelles sources internes : \delta Q_{\mathrm{source}} = \sigma\,\mathrm{d}V\,\mathrm{d}t = \sigma\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t ;
  • les échanges avec l'atmosphère à travers la surface latérale étant négligés à ce stade, aucun flux latéral n'intervient.

Le bilan s'écrit donc :

\mathrm{d}U = \left[ j_Q(x) - j_Q(x + \mathrm{d}x) \right] S\,\mathrm{d}t + \sigma\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t = 0

En effectuant un développement limité au premier ordre, j_Q(x + \mathrm{d}x) - j_Q(x) = \frac{\mathrm{d}j_Q}{\mathrm{d}x}\,\mathrm{d}x, on obtient après division par le volume S\,\mathrm{d}x et par \mathrm{d}t :

-\frac{\mathrm{d}j_Q}{\mathrm{d}x} + \sigma = 0

Puisque le vecteur densité de courant thermique est unidimensionnel, \vec{j}_Q = j_Q(x)\,\vec{u}_x, on a \operatorname{div}\vec{j}_Q = \frac{\mathrm{d}j_Q}{\mathrm{d}x}. L'équation différentielle s'écrit sous forme scalaire ou vectorielle :

\boxed{\frac{\mathrm{d}j_Q}{\mathrm{d}x} = \sigma \quad \iff \quad \operatorname{div}\vec{j}_Q = \sigma}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 52

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : flux thermique, régime stationnaire

Vérifier que, dans notre modélisation, le vecteur densité de courant thermique est à flux conservatif.

Voir l'indice

Justifier l'absence de production interne d'énergie (\sigma = 0) pour conclure que la divergence du vecteur flux thermique est nulle.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition mathématique et physique d'un champ vectoriel à flux conservatif (\operatorname{div}\vec{j}_Q = 0).
  2. Identifier la valeur de la puissance volumique créée \sigma au sein de la glace d'après les hypothèses du sujet, et conclure à l'aide de l'équation locale obtenue en Q51.
Voir la réponse courte

Sans source thermique interne (\sigma = 0), \text{div}\,\vec{j}_Q = 0 : le flux thermique à travers toute section est conservé.

Voir le corrigé complet

Un champ de vecteurs est à flux conservatif si et seulement si sa divergence est nulle en tout point du domaine considéré, ce qui équivaut à un flux nul à travers toute surface fermée.

Dans la couche de glace déjà formée comprise entre le contact avec Aokiji (x=0) et le front de solidification :

  • il n'y a aucun terme source ni puits interne d'énergie thermique (pas d'effet Joule, pas de réaction chimique dans la glace) : la puissance volumique créée est donc nulle,

    \sigma = 0
  • de plus, l'énoncé précise qu'à ce stade, on néglige tout échange thermique avec l'atmosphère ainsi qu'avec le reste de l'eau sur les parois latérales (parois adiabatiques).

D'après l'équation différentielle établie à la question Q51 :

\operatorname{div}\vec{j}_Q = \frac{\mathrm{d}j_Q}{\mathrm{d}x} = \sigma = 0

La divergence de \vec{j}_Q étant identiquement nulle, on en déduit que :

\boxed{\vec{j}_Q \text{ est à flux conservatif}}

Résultat

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Question 53

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : front de solidification, bilan d'énergie

Montrer que la vitesse de formation du front de glace est constante et l'exprimer en fonction des données de l'énoncé. Sachant que Aokiji est capable de créer un pont de longueur , pour une section , en une durée , exprimer en fonction des données et calculer .

Voir l'indice

Écrire la continuité du flux thermique au front de solidification en reliant le flux extrait à la chaleur latente massique libérée lors de la congélation.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un bilan énergétique au niveau du front de solidification mobile situé en x_f(t) pendant la durée élémentaire \mathrm{d}t, en reliant la masse d'eau solidifiée au transfert thermique évacué.
  2. Utiliser la conservation du flux thermique dans la glace établie à la question précédente afin de relier la puissance thermique extraite \mathscr{P}' à la vitesse v_o = \dot{x}_f(t).
  3. En déduire que v_o est constante, puis la relier aux grandeurs macroscopiques D et \delta t pour mener l'application numérique.
Voir la réponse courte

Bilan enthalpique à l'interface de solidification reliant la vitesse v_o au flux thermique évacué par unité de section.

Voir le corrigé complet

Considérons le front de solidification situé en x_f(t) à la date t, avançant d'une distance \mathrm{d}x_f pendant la durée \mathrm{d}t, à la vitesse v_o = \frac{\mathrm{d}x_f}{\mathrm{d}t}.

Pendant l'intervalle \mathrm{d}t, le volume d'eau qui se solidifie en glace sous la forme d'un barreau de section S est :

\mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x_f = S\,v_o\,\mathrm{d}t

L'eau étant déjà à la température de congélation T_f, la masse de glace ainsi formée est \mathrm{d}m = \rho_{\text{glace}}\,S\,v_o\,\mathrm{d}t.

La solidification étant une transition de phase exothermique, le transfert thermique libéré lors du gel de cette masse à température et pression constantes vaut :

\delta Q_{\text{sol}} = - \mathrm{d}m\,L_{\text{fus}} = - \rho_{\text{glace}}\,S\,L_{\text{fus}}\,v_o\,\mathrm{d}t

Ce transfert thermique doit être entièrement évacué à travers la glace vers l'origine x = 0 où opère la machine frigorifique. D'après le résultat de la question Q52, en l'absence d'échanges avec l'atmosphère et en régime stationnaire, le vecteur densité de courant thermique est à flux conservatif :

\Phi_Q = j_Q\,S = \text{cte}

La puissance thermique totale extraite par la machine frigorifique à la source froide en x = 0 s'identifie donc au débit de chaleur évacué au niveau du front :

\mathscr{P}' = \frac{|\delta Q_{\text{sol}}|}{\mathrm{d}t} = \rho_{\text{glace}}\,S\,L_{\text{fus}}\,v_o

La puissance \mathscr{P}' développée par Aokiji étant constante, et les caractéristiques physiques \rho_{\text{glace}}, S et L_{\text{fus}} étant invariantes, la vitesse de formation du front de glace v_o est constante :

\boxed{v_o = \frac{\mathscr{P}'}{\rho_{\text{glace}}\,S\,L_{\text{fus}}}}

Puisque la vitesse v_o est constante, la longueur totale D du pont de glace formé en une durée \delta t s'écrit simplement D = v_o\,\delta t, d'où :

\boxed{v_o = \frac{D}{\delta t}}

On en déduit l'expression de la puissance \mathscr{P}' en fonction des données :

\boxed{\mathscr{P}' = \frac{\rho_{\text{glace}}\,S\,D\,L_{\text{fus}}}{\delta t}}

Applications numériques :

  • Pour la vitesse de formation du pont de glace :

    v_o = \frac{50 \cdot 10^3\text{ m}}{10 \times 60\text{ s}} = \frac{50\,000}{600} \approx 83{,}3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 300\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}
    \boxed{v_o \approx 83\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}
  • Pour la puissance frigorifique développée : avec S = 10\text{ cm}^2 = 1{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m}^2, \rho_{\text{glace}} = 990\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et L_{\text{fus}} = 333{,}3 \cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1} :

    \mathscr{P}' = \frac{990 \times 1{,}0 \cdot 10^{-3} \times 50 \cdot 10^3 \times 333{,}3 \cdot 10^3}{600} \approx 2{,}7 \cdot 10^7\text{ W} = 27\text{ MW}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Très peu de candidats ont réussi à exprimer les grandeurs demandées en fonction des données.

« L’expression des grandeurs demandées en fonction des données n’a été donnée que dans de rares copies. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 54

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : loi de newton, coefficient de transfert thermique

Déterminer l'unité du coefficient .

Voir l'indice

Vérifier l'homogénéité de la loi de Newton \delta Q = -h(T-\theta_c)\,\mathrm{d}S\,\mathrm{d}t pour déterminer l'unité de h.

Voir la réponse courte

Loi de Newton de convection thermique identifiant l'unité de h en \text{W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1}.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Newton fournie par l'énoncé, le transfert thermique élémentaire reçu par la surface \mathrm{d}S pendant la durée \mathrm{d}t s'écrit :

\delta Q = -h\big(T(x,t) - \theta_c\big)\,\mathrm{d}S\,\mathrm{d}t

En analysant les dimensions de chaque terme :

  • le transfert thermique \delta Q est une énergie, homogène à des joules (\mathrm{J}) ;
  • l'écart de température T(x,t) - \theta_c s'exprime en kelvins (\mathrm{K}) ;
  • l'élément de surface \mathrm{d}S s'exprime en mètres carrés (\mathrm{m}^2) ;
  • la durée \mathrm{d}t s'exprime en secondes (\mathrm{s}).

On en déduit la dimension du coefficient de transfert thermique conducto-convectif h :

[h] = \frac{[\delta Q]}{[\Delta T]\,[\mathrm{d}S]\,[\mathrm{d}t]}

Sachant qu'un flux thermique \frac{\delta Q}{\mathrm{d}t} s'exprime en watts (\mathrm{W} = \mathrm{J}\cdot\mathrm{s}^{-1}), l'unité usuelle dans le Système International est :

\boxed{\mathrm{W}\cdot\mathrm{m}^{-2}\cdot\mathrm{K}^{-1} \quad \text{(ou } \mathrm{J}\cdot\mathrm{s}^{-1}\cdot\mathrm{m}^{-2}\cdot\mathrm{K}^{-1}\text{)}}

En unités de base du Système International, avec 1\text{ W} = 1\text{ kg}\cdot\mathrm{m}^2\cdot\mathrm{s}^{-3}, cette unité s'écrit également :

\boxed{\mathrm{kg}\cdot\mathrm{s}^{-3}\cdot\mathrm{K}^{-1}}

Résultat

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Question 55

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : ailette thermique, loi de newton, front de solidification

En appliquant le premier principe au système infinitésimal, en régime stationnaire, établir la nouvelle équation liant le vecteur densité volumique de courant à la température . En déduire que la nouvelle vitesse du front de glace peut s'écrire comme la différence de deux termes : avec vitesse qui prend en compte le caractère non calorifugé de la surface de contact glace-atmosphère. Exprimer en fonction des données de l'énoncé en supposant que la situation est peu modifiée par rapport à celle où on ne tient pas compte de la loi de Newton.

Voir l'indice

Intégrer les pertes thermiques latérales conducto-convectives par la face supérieure dans le bilan thermique différentiel d'une tranche de glace.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique en régime stationnaire à une tranche infinitésimale de glace de volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x, en prenant en compte le flux conductif unidimensionnel et les pertes conducto-convectives par la surface supérieure au contact de l'atmosphère.
  2. Intégrer cette équation le long du pont de glace entre x = 0 (Aokiji) et le front de solidification x = D, où la chaleur latente de fusion est libérée avec la vitesse de propagation v'.
  3. Utiliser l'approximation d'une situation peu modifiée pour estimer la température de la glace par T(x) \approx T_f et en déduire l'expression analytique de v_a.
Voir la réponse courte

Intégration des pertes latérales convectives dans le bilan thermique 1D et déduction du terme correctif de vitesse v_a.

Voir le corrigé complet

Considérons le système infinitésimal constitué par la tranche de glace comprise entre les abscisses x et x+\mathrm{d}x, de section droite S et de volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x.

D'après la figure 4, seule la face supérieure horizontale de ce barreau de section carrée est en contact direct avec l'atmosphère de température \theta_c. Sa surface d'échange vaut donc :

\mathrm{d}S_{\text{lat}} = \sqrt{S}\,\mathrm{d}x

Pendant une durée élémentaire \mathrm{d}t, les transferts thermiques reçus par le système sont :

  • par conduction à travers les sections en x et x+\mathrm{d}x :

    \delta Q_{\text{cond}} = j_Q(x)\,S\,\mathrm{d}t - j_Q(x+\mathrm{d}x)\,S\,\mathrm{d}t = - S \frac{\mathrm{d}j_Q}{\mathrm{d}x}\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t
  • par échange avec l'air à travers la face supérieure (loi de Newton) :

    \delta Q_{\text{air}} = - h\left(T(x) - \theta_c\right)\mathrm{d}S_{\text{lat}}\,\mathrm{d}t = h\left(\theta_c - T(x)\right)\sqrt{S}\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t

En régime stationnaire, la variation d'énergie interne est nulle (\mathrm{d}U = 0), et en l'absence de terme source volumique interne (\sigma = 0) :

\mathrm{d}U = \delta Q_{\text{cond}} + \delta Q_{\text{air}} = 0 \implies - S \frac{\mathrm{d}j_Q}{\mathrm{d}x}\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t + h\left(\theta_c - T(x)\right)\sqrt{S}\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t = 0

On obtient ainsi la nouvelle équation différentielle reliant le courant thermique à la température locale :

\boxed{\frac{\mathrm{d}j_Q}{\mathrm{d}x} = \frac{h}{\sqrt{S}}\left(\theta_c - T(x)\right)}

Intégrons cette relation sur toute la longueur D du pont de glace :

\int_0^D \frac{\mathrm{d}j_Q}{\mathrm{d}x}\,\mathrm{d}x = j_Q(D) - j_Q(0) = \frac{h}{\sqrt{S}} \int_0^D \left(\theta_c - T(x)\right)\mathrm{d}x

Multiplions par la section S :

S j_Q(D) - S j_Q(0) = h\sqrt{S} \int_0^D \left(\theta_c - T(x)\right)\mathrm{d}x

Précisons les flux thermiques aux deux extrémités :

  • En x = 0, la puissance extraite par la machine frigorifique vaut \mathscr{P}' = - j_Q(0) S.
  • En x = D, le front de glace avance à la vitesse v'. Pendant \mathrm{d}t, une masse \mathrm{d}m = \rho_{\text{glace}} S v' \mathrm{d}t d'eau se solidifie à la température T_f en libérant le transfert thermique \delta Q_f = - L_{\text{fus}}\,\mathrm{d}m. Ce flux entre dans la glace vers les x décroissants, soit - j_Q(D) S = \rho_{\text{glace}} S L_{\text{fus}} v'.

L'égalité devient :

- \rho_{\text{glace}} S L_{\text{fus}} v' + \mathscr{P}' = h\sqrt{S} \int_0^D \left(\theta_c - T(x)\right)\mathrm{d}x

D'où l'expression de la vitesse effective v' du front :

v' = \frac{\mathscr{P}'}{\rho_{\text{glace}} S L_{\text{fus}}} - \frac{h}{\rho_{\text{glace}}\sqrt{S}L_{\text{fus}}} \int_0^D \left(\theta_c - T(x)\right)\mathrm{d}x

En identifiant v_o = \dfrac{\mathscr{P}'}{\rho_{\text{glace}} S L_{\text{fus}}} (vitesse sans pertes établie en Q53), on obtient bien :

v' = v_o - v_a

Si l'on suppose que la situation thermique est peu modifiée par rapport au cas idéal sans échange avec l'air, la température de la glace reste partout voisine de la température de changement d'état : T(x) \approx T_f. L'intégrale se simplifie en :

\int_0^D \left(\theta_c - T(x)\right)\mathrm{d}x \approx \left(\theta_c - T_f\right) D

On en déduit l'expression de la vitesse corrective v_a :

\boxed{v_a = \frac{h D \left(\theta_c - T_f\right)}{\rho_{\text{glace}} \sqrt{S} L_{\text{fus}}}}

Résultat

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Question 56

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : bilan thermique, puissance thermique

Calculer l'augmentation relative de la puissance nécessaire.

Voir l'indice

Calculer le flux thermique global perdu vers l'atmosphère par conducto-convection et le rapporter à la puissance frigorifique utile minimale.

Voir la stratégie
  1. Relier l'augmentation de puissance nécessaire \Delta\mathscr{P}' à la puissance thermique reçue de l'atmosphère, ou de façon équivalente au rapport des vitesses \frac{v_a}{v_o} établies aux questions Q53 et Q55.
  2. Effectuer l'application numérique avec les données du problème et commenter la cohérence du résultat avec l'hypothèse de perturbation faible.
Voir la réponse courte

Évaluation du surplus de flux thermique à fournir pour compenser les fuites conducto-convectives vers l'air extérieur.

Voir le corrigé complet

Pour maintenir la vitesse de formation du pont de glace à la valeur initiale v_o (et ainsi former le pont de longueur D en la même durée \delta t = 10\text{ min}), la machine frigorifique doit compenser le flux thermique reçu de l'atmosphère.

La puissance frigorifique totale à développer s'écrit :

\mathscr{P}'_{\text{tot}} = \mathscr{P}' + \mathscr{P}_{\text{pertes}}

D'après l'analyse cinétique de la question Q55, la vitesse réelle s'écrivait v' = v_o - v_a où v_o = \frac{\mathscr{P}'}{\rho_{\text{glace}} S L_{\text{fus}}} et v_a = \frac{\mathscr{P}_{\text{pertes}}}{\rho_{\text{glace}} S L_{\text{fus}}}. Pour imposer v' = v_o, l'augmentation relative de puissance requise est donc égale au rapport :

\frac{\Delta\mathscr{P}'}{\mathscr{P}'} = \frac{\mathscr{P}_{\text{pertes}}}{\mathscr{P}'} = \frac{v_a}{v_o}

En reprenant l'expression de v_a obtenue à la question Q55 (avec v_o = \frac{D}{\delta t}) :

\frac{\Delta\mathscr{P}'}{\mathscr{P}'} = \frac{h\,D(\theta_c - T_f)}{\rho_{\text{glace}}\sqrt{S}L_{\text{fus}}\,v_o} = \frac{h(\theta_c - T_f)\,\delta t}{\rho_{\text{glace}}\sqrt{S}L_{\text{fus}}}

Effectuons l'application numérique avec les valeurs de l'énoncé :

  • h = 42\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1}
  • \theta_c - T_f = 293 - 273,15 = 19,85\text{ K}
  • \delta t = 10\text{ min} = 600\text{ s}
  • \rho_{\text{glace}} = 990\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
  • \sqrt{S} = \sqrt{10\cdot 10^{-4}\text{ m}^2} = \sqrt{10^{-3}}\text{ m} \approx 3,162\cdot 10^{-2}\text{ m}
  • L_{\text{fus}} = 333,3\cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}
\begin{aligned} \frac{\Delta\mathscr{P}'}{\mathscr{P}'} &= \frac{42 \times 19,85 \times 600}{990 \times \sqrt{10^{-3}} \times 333,3\cdot 10^3} \\ &= \frac{5,002\cdot 10^5}{1,043\cdot 10^7} \approx 0,048 \end{aligned}
\boxed{\frac{\Delta\mathscr{P}'}{\mathscr{P}'} \approx 4,8\%}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique MP 2023 ?

Surtout 3 chapitres : Électrostatique (18 % des questions), Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (17 %) et Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs (16 %). Plus ponctuellement : Diffusion thermique, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Machines thermiques, Facteur de Boltzmann et physique statistique, Circuits électriques et régimes transitoires…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique MP 2023 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 22 questions sur 56 (39 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la sous-partie I.1 (Q1 à Q4) et la sous-partie III.1 (Q45 à Q50). Avec les autres programmes de première année : 22 en PCSI, 22 en PTSI, 16 en MP2I, 22 en TSI1 et 16 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique MP 2023 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique MP 2023 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : notamment Q20 (énergie potentielle), Q38 (longueur de debye), Q39 (densité volumique de charge), Q47 (premier principe), Q53 (front de solidification) et Q55 (ailette thermique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique MP 2023 ?

Questions de cours : Q7 (onde progressive harmonique), Q8 (nombre d'onde), Q10 (vitesse de phase), Q13 (potentiel de lennard-jones), Q24 (théorème de gauss), Q29 (équation de maxwell), Q30 (courant de déplacement), Q31 (théorème d'ampère)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q6 (chaîne d'oscillateurs), Q9 (relation de dispersion), Q38 (longueur de debye), Q46 (second principe) et Q51 (bilan d'énergie).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique MP 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (40 sur 56), par exemple : Q1 à Q5, Q7, Q8, Q10 à Q13, Q15 à Q18, Q21 à Q29, Q32, Q34 à Q36, Q40, Q41, Q43 à Q46, Q48 à Q52…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q6, Q9, Q14, Q19, Q30, Q31, Q33, Q37, Q38, Q42 et Q55.

Le sujet CCINP Physique MP 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury décrit une épreuve progressive et équilibrée, accessible à tout élève sérieux qui maîtrise son cours, avec une dernière partie moins réussie. Moyenne : 9,33/20 (écart-type 3,43, 6 590 présents).

Que faut-il tracer sur le graphe de la question Q4 ?

Les énergies potentielles en fonction de la distance interatomique. Il faut superposer sur un même tracé le puits asymétrique de Morse et la parabole osculatrice issue de l'approximation harmonique, sans tracer l'évolution temporelle \varepsilon(t) déjà demandée en Q3.

Quelle surface d'échange retenir pour la loi de Newton en Q55 ?

La face supérieure du pont de glace uniquement. L'élément de surface d'échange convectif avec l'atmosphère s'écrit \mathrm{d}S = \sqrt{S}\,\mathrm{d}x, car les faces latérales immergées et la face inférieure sont au contact de la mer à la température T_f, où les échanges sont négligés.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 56 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,33 et d'écart-type 3,43 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.