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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 MPI 2025

Enregistrement et reproduction du son

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MP2I : 31 questions sur 40. Autres questions faisables en MP2I

Autres premières années : MPSI 32 · PCSI 32 · PTSI 11 · TSI1 16 · BCPST1 13 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet difficile · Électrocinétique et électronique, Ondes et signaux, Électromagnétisme · 7 incontournables · 32 questions de première année
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Ce sujet propose une traversée complète de la chaîne électroacoustique analogique, depuis la captation d'une onde sonore jusqu'à son enregistrement sur disque vinyle, en passant par sa restitution au moyen d'un système de haut-parleurs multi-voies. Le problème aborde successivement la transduction électrostatique à membrane mobile, la directivité par interférences acoustiques, la biomécanique cochléaire, le couplage électromécanique de Laplace, le filtrage passif d'ordre 3 de Butterworth, puis la chimie des matériaux supports (polymérisation du PVC, catalyse redox au palladium, équilibres acido-basiques) et la cinématique de gravure du microsillon.

Très progressif et fidèle à l'esprit du concours Centrale-Supélec, ce sujet mobilise des compétences transversales fondamentales en physique appliquée (électrostatique, induction, régimes transitoires et harmoniques, traitement du signal) et en chimie générale des solutions et des matériaux. Il constitue un support de révision particulièrement riche et formateur pour les filières MPI et PC.

Difficulté
Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,31/20)
Temps estimé
≈ 3 h 25 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

7 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en MP2I et MPSI : 32 questions sur 40, parties C, A.I.2, B.I et B.II.2.

Où gagner des points

20 questions rapides et accessibles · 5 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (20) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (5) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les trois parties A (Q1 à Q11), B (Q12 à Q29) et C (Q30 à Q40) sont totalement indépendantes et peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

40 questions
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Partie A : Capter le son : microphone et oreille interne

I.1 · Microphones électrostatiques et directivité - Le microphone électrostatique

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : théorème de gauss, plan infini chargé

Déterminer le champ électrique créé par la seule armature mobile de charge de part et d'autre de celle-ci. On pourra exprimer le résultat de façon distincte selon le domaine d'espace.

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Gauss à une boîte cylindrique fermée coupant perpendiculairement l'armature mobile ou exploiter la relation de passage du champ électrostatique à la traversée d'une nappe plane de densité surfacique de charge \sigma = Q/S.

Voir la stratégie
  1. Modéliser l'armature mobile par un plan infini uniformément chargé situé en x = X(t) de densité surfacique \sigma = \frac{Q}{S}, compte tenu de l'absence d'effets de bord.
  2. Exploiter les symétries et invariances de la distribution pour déterminer l'orientation et la dépendance spatiale de \vec{E}_1.
  3. Appliquer le théorème de Gauss à travers une surface fermée adaptée (cylindre de Gauss) traversant le plan de charge.
Voir la réponse courte

Symétries et théorème de Gauss sur un cylindre pour une nappe plane uniforme : champ uniforme \vec{E}_1 = \pm \frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\vec{u}_x.

Voir le corrigé complet

En négligeant les effets de bord, l'armature mobile en x = X(t) est assimilée à un plan infini perpendiculaire à \vec{u}_x, portant la charge +Q uniformément répartie sur la surface S, soit une densité surfacique de charge :

\sigma = \frac{Q}{S}

Symétries et invariances :

  • La distribution est invariante par toute translation parallèlement au plan (Oyz). En coordonnées cartésiennes, le champ ne dépend donc que de la coordonnée x : \vec{E}_1 = \vec{E}_1(x).
  • Tout plan orthogonal au plan (Oyz) et contenant la normale \vec{u}_x est un plan de symétrie de la distribution. Le champ électrique appartient à l'intersection de ces plans de symétrie, donc il est purement dirigé selon la normale :

    \vec{E}_1(x) = E_{1,x}(x)\,\vec{u}_x
  • Le plan x = X est un plan de symétrie de la distribution de charge, d'où la relation d'antisymétrie pour la composante normale :

    E_{1,x}(X + \delta x) = - E_{1,x}(X - \delta x) \quad (\delta x > 0)

Théorème de Gauss : Considérons une surface cylindrique fermée d'axe (Ox), de section droite d'aire S_c, comprise entre deux plans d'abscisses symétriques X - \delta x et X + \delta x.

  • Le flux à travers la surface latérale est nul car \vec{E}_1 \cdot \vec{n}_{\text{ext}} = 0.
  • Le flux sortant total s'écrit :

    \Phi = E_{1,x}(X + \delta x)S_c - E_{1,x}(X - \delta x)S_c = 2\,E_{1,x}(X + \delta x)S_c
  • La charge intérieure est Q_{\text{int}} = \sigma S_c = \frac{Q}{S} S_c.

D'après le théorème de Gauss :

2\,E_{1,x}(X + \delta x)S_c = \frac{\sigma S_c}{\varepsilon_0} \implies E_{1,x}(x > X) = \frac{\sigma}{2\varepsilon_0} = \frac{Q}{2\varepsilon_0 S}

Par antisymétrie, on en déduit l'expression du champ électrique \vec{E}_1 dans tout l'espace :

\boxed{\vec{E}_1 = \begin{cases} +\dfrac{Q}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x & \text{pour } x > X \\[8pt] -\dfrac{Q}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x & \text{pour } x < X \end{cases}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : condensateur plan, capacité, potentiel électrostatique

Calculer de même le champ créé par l'armature fixe. En déduire le potentiel électrostatique créé en tout point de l'espace situé entre les deux armatures, puis exprimer la capacité du condensateur ainsi formé en fonction de et .

Voir l'indice

Superposer les champs créés par chaque armature, puis intégrer la relation \vec{E} = -\vec{\nabla}V sur l'intervalle [X(t), d] pour en déduire la capacité instantanée C(t) = Q(t)/V_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ \vec{E}_2 créé par le plan uniformément chargé en x = d portant la charge -Q(t) par analogie avec la question précédente.
  2. Appliquer le principe de superposition pour obtenir le champ total \vec{E} entre les armatures, puis intégrer la relation \vec{E} = -\vec{\nabla} V en utilisant la condition aux limites V(d) = 0.
  3. Utiliser la relation entre la tension V_0 = V(X(t)) et la charge Q(t) pour identifier la capacité C(t) = Q(t)/V_0.
Voir la réponse courte

Superposition des champs des deux armatures, intégration du champ pour le potentiel et calcul de C(t) = \frac{\varepsilon_0 S}{d - X(t)}.

Voir le corrigé complet

L'armature fixe située en x = d porte la charge -Q(t), soit une densité surfacique de charge uniforme \sigma_2 = -Q(t)/S. Par analogie directe avec le résultat de la question Q1, le champ électrique \vec{E}_2 créé par cette seule armature s'écrit :

\boxed{\vec{E}_2(x) = \left\{\begin{aligned} &+\frac{Q(t)}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x \quad \text{pour } x < d \\ &-\frac{Q(t)}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x \quad \text{pour } x > d \end{aligned}\right.}

Entre les deux armatures, c'est-à-dire pour X(t) < x < d, le principe de superposition donne le champ électrique total :

\vec{E}(x) = \vec{E}_1(x) + \vec{E}_2(x) = \frac{Q(t)}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x + \frac{Q(t)}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x = \frac{Q(t)}{\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x

(on vérifie par ailleurs que le champ total est nul en dehors de l'espace inter-armatures).

Le potentiel électrostatique V(x) vérifie la relation :

\vec{E} = -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}\,\vec{u}_x \implies \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x} = -\frac{Q(t)}{\varepsilon_0 S}

En intégrant entre x et d, et compte tenu de la condition au potentiel nul de l'électrode fixe (V(d) = 0) :

V(d) - V(x) = -\int_x^d \frac{Q(t)}{\varepsilon_0 S}\,\mathrm{d}x' = -\frac{Q(t)}{\varepsilon_0 S}(d - x)

Le potentiel en tout point situé entre les armatures s'écrit donc :

\boxed{V(x) = \frac{Q(t)}{\varepsilon_0 S}\,(d - x)}

L'armature mobile étant maintenue au potentiel constant V_0, on a V(X(t)) = V_0 :

V_0 = \frac{Q(t)}{\varepsilon_0 S}\,(d - X(t)) \iff Q(t) = \frac{\varepsilon_0 S}{d - X(t)}\,V_0

(ce qui permet aussi d'exprimer le potentiel sous la forme V(x) = V_0\,\frac{d - x}{d - X(t)}).

Par définition de la capacité d'un condensateur, Q(t) = C(t)\,(V(X) - V(d)) = C(t)\,V_0, d'où :

\boxed{C(t) = \frac{\varepsilon_0 S}{d - X(t)}}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : capacité variable, intensité du courant

Montrer que, lorsque la membrane est en mouvement à la vitesse , le courant qui parcourt le circuit s'écrit et exprimer .

Voir l'indice

Exprimer la charge Q(t) = C(t)V_0 du condensateur maintenu à tension constante, puis dériver par rapport au temps en appliquant la dérivation en chaîne par rapport au déplacement X(t).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la charge instantanée Q(t) portée par l'armature mobile à l'aide de la capacité C(t) déterminée à la question Q2 et de la tension constante V_0 imposée par le générateur.
  2. Relier le courant i(t) à la dérivée temporelle de cette charge en tenant compte de la convention d'orientation du circuit donnée sur la figure 1.
  3. Dériver l'expression par rapport au temps via la règle de dérivation des fonctions composées pour identifier K(X).
Voir la réponse courte

Dérivation de la charge q(t) = C(X) V_0 par rapport au temps pour obtenir le courant i(t) = V_0 \frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}X}\frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q2, le condensateur présente à chaque instant une capacité :

C(t) = \frac{\varepsilon_0 S}{d - X(t)}

Comme l'armature fixe en x=d est au potentiel nul et l'armature mobile en x=X(t) est maintenue au potentiel constant V_0, la tension aux bornes du condensateur est constante et égale à V_0. La charge portée par l'armature mobile s'écrit donc :

Q(t) = C(t) V_0 = \frac{\varepsilon_0 S V_0}{d - X(t)}

D'après l'orientation du circuit sur la figure 1, le courant fléché i(t) arrive sur l'armature mobile de charge +Q(t) en sortie du générateur de tension. La conservation de la charge électrique impose ainsi :

i(t) = \frac{\mathrm{d}Q}{\mathrm{d}t}

La tension V_0 étant constante, il vient par dérivation d'une fonction composée :

\begin{aligned} i(t) &= V_0 \frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}t} \\ &= V_0 \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\frac{\varepsilon_0 S}{d - X(t)}\right) \\ &= \frac{\varepsilon_0 S V_0}{(d - X(t))^2} \frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t} \end{aligned}

On obtient bien la relation cherchée i(t) = K(X) \frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t} avec :

\boxed{K(X) = \frac{\varepsilon_0 S V_0}{(d - X)^2}}

Résultat

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Question 4

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : force électrostatique, énergie potentielle, énergie électrostatique

Exprimer en fonction de et . Montrer que cette force est conservative et relier l'énergie potentielle associée à l'énergie électrostatique du condensateur.

Voir l'indice

Calculer la force électrostatique subie par l'armature mobile par le produit de sa charge et du champ moyen créé par l'autre armature, ou dériver l'énergie du système à potentiel maintenu constant.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force électrostatique subie par l'armature mobile à partir du champ \vec{E}_2 créé par l'armature fixe, puis exprimer la charge Q en fonction de V_0 et de la géométrie via la capacité C(X).
  2. Justifier le caractère conservatif de la force en montrant que son travail élémentaire est une différentielle exacte sur le mouvement unidimensionnel.
  3. Calculer l'énergie électrostatique W_e(X) et comparer sa dérivée par rapport à X à l'opposé de la dérivée de E_p(X).
Voir la réponse courte

Calcul de la force subie par l'armature mobile F_e = \frac{1}{2} \frac{\varepsilon_0 S V_0^2}{(d-X)^2}, caractère conservatif et lien E_p = -W_e.

Voir le corrigé complet

L'armature mobile, portant la charge totale +Q, est située en x = X < d. Elle est soumise au champ électrique \vec{E}_2 créé par l'armature fixe située en x = d. D'après la question Q2, pour x < d :

\vec{E}_2 = \frac{Q}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x

La résultante des forces électrostatiques s'exerçant sur l'armature mobile est donc :

\vec{F}_e = Q\,\vec{E}_2 = \frac{Q^2}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x

D'après la question Q2, la charge s'écrit Q = C(X)V_0 = \frac{\varepsilon_0 S V_0}{d - X}. En injectant cette relation, on obtient la composante algébrique F_e(X) :

F_e(X) = \frac{1}{2\varepsilon_0 S}\left(\frac{\varepsilon_0 S V_0}{d - X}\right)^2
\boxed{F_e(X) = \frac{\varepsilon_0 S V_0^2}{2(d - X)^2}}

Le mouvement de la membrane étant unidimensionnel le long de l'axe (Ox), le travail élémentaire de la force électrique lors d'un déplacement \mathrm{d}X s'écrit :

\delta W(\vec{F}_e) = \vec{F}_e \cdot \mathrm{d}\vec{r} = F_e(X)\,\mathrm{d}X

Comme F_e ne dépend que de la position X, la forme différentielle F_e(X)\,\mathrm{d}X est toujours exacte : la force \vec{F}_e est donc conservative. Elle dérive d'une énergie potentielle E_p(X) définie à une constante additive près par :

F_e(X) = -\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}X}

L'énergie électrostatique emmagasinée dans le condensateur s'écrit :

W_e(X) = \frac{1}{2} C(X) V_0^2 = \frac{\varepsilon_0 S V_0^2}{2(d - X)}

En dérivant cette expression par rapport à X, on constate que :

\frac{\mathrm{d}W_e}{\mathrm{d}X} = \frac{\varepsilon_0 S V_0^2}{2(d - X)^2} = F_e(X)

En rapprochant cette égalité de F_e(X) = -\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}X}, on obtient :

-\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}X} = \frac{\mathrm{d}W_e}{\mathrm{d}X} \implies \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}X}\big(E_p(X) + W_e(X)\big) = 0

En fixant conventionnellement la constante d'intégration à zéro, il vient :

\boxed{E_p(X) = -W_e(X)}

Résultat

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I.2 · Microphones électrostatiques et directivité - Directivité d'un microphone « canon »

Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Signaux et propagation

Notions : retard de phase, différence de marche

Montrer que, lors de la réception en , et exprimer en fonction de et .

Voir l'indice

Exprimer la différence de marche \delta = d(1 - \cos\theta) entre deux trajets successifs en tenant compte du trajet dans l'air et de la propagation le long du tube d'axe (Ox).

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux trajets acoustiques suivis par l'onde incidente depuis un même front d'onde jusqu'à la membrane de détection \mathrm{M}, en passant respectivement par le premier orifice O_1 (le plus proche de \mathrm{M}) et le second orifice O_2 (situé à la distance d de O_1 vers l'avant du tube).
  2. Déterminer la différence de marche \delta = L_2 - L_1 entre ces deux trajets en appliquant le théorème de Malus dans l'air extérieur et en tenant compte de la propagation guidée selon l'axe (Ox) à l'intérieur du tube.
  3. En déduire le retard temporel puis le déphasage \varphi associé à la convention temporelle adoptée par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Calcul de la différence de marche géométrique entre les deux orifices et déduction du déphasage acoustique \varphi = \frac{2\pi f d}{c_a}(1-\cos\theta).

Voir le corrigé complet

Soit O_1 le premier orifice situé à la distance x_1 de la membrane \mathrm{M}, et O_2 le second orifice situé en x_2 = x_1 + d. L'onde incidente, supposée plane à grande distance, se propage à la célérité c_a dans une direction faisant un angle \theta avec l'axe (Ox) du tube.

Différence de marche entre les deux trajets : Considérons une surface d'onde incidente plane \Sigma. D'après le théorème de Malus, tous les points de cette surface d'onde sont en phase.

  • À l'extérieur du tube : le front d'onde atteint l'orifice O_2 avant O_1. La distance supplémentaire que l'onde doit parcourir dans l'air extérieur pour atteindre O_1 vaut :

    \Delta L_{\text{ext}} = d \cos\theta
  • À l'intérieur du tube : après diffraction au niveau de chaque orifice, les ondes se propagent le long de l'axe (Ox) vers la membrane \mathrm{M} (située en amont, du côté des x décroissants). L'onde entrée en O_2 doit donc parcourir la distance d = O_1 O_2 supplémentaire dans le tube pour atteindre O_1 puis \mathrm{M} :

    \Delta L_{\text{int}} = d

Le chemin acoustique total parcouru par l'onde passant par O_2 dépasse donc celui de l'onde passant par O_1 de la différence de marche :

\delta = L_2 - L_1 = \Delta L_{\text{int}} - \Delta L_{\text{ext}} = d(1 - \cos\theta)

Expression des amplitudes complexes : Avec la convention temporelle en \mathrm{e}^{j\omega t}, la propagation d'une onde sur une distance L s'accompagne d'un terme de phase \mathrm{e}^{-j k L} avec le nombre d'onde k = \frac{\omega}{c_a} = \frac{2\pi f}{c_a}.

L'onde parvenant en \mathrm{M} par l'orifice O_2 présente donc par rapport à celle passant par O_1 un retard de phase :

\varphi = k\,\delta = \frac{2\pi f}{c_a} d(1 - \cos\theta)

On en déduit immédiatement la relation liant les amplitudes complexes en \mathrm{M} :

\underline{p}_{2} = \underline{p}_{1}\,\mathrm{e}^{-j\varphi}

avec :

\boxed{\varphi = \frac{2\pi f d}{c_a}(1 - \cos\theta)}

Résultat

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation ; Ondes acoustiques

Notions : formule de fresnel, interférence

Établir l'expression de l'intensité du signal acoustique reçu en sous la forme . Expliciter et commenter l'expression de la fonction .

Voir l'indice

Calculer l'amplitude résultante par somme de deux termes complexes, factoriser par l'exponentielle de demi-phase et prendre le carré du module pour former l'intensité.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'amplitude complexe résultante \underline{p}_{\text{tot}} = \underline{p}_1 + \underline{p}_2 pour N = 2.
  2. Factoriser par l'arc moitié (ou utiliser le module au carré) pour exprimer l'intensité acoustique I_{\text{tot}} = |\underline{p}_{\text{tot}}|^2.
  3. Identifier la fonction f_2(\varphi) et analyser ses propriétés physiques remarquables (période, extrema, cas \theta = 0).
Voir la réponse courte

Somme des deux signaux acoustiques et calcul de l'intensité, faisant apparaître un terme d'interférence en \cos^2(\varphi/2).

Voir le corrigé complet

Pour N = 2, le signal acoustique reçu en \mathrm{M} est la superposition des ondes issues des deux orifices :

\underline{p}_{\text{tot}} = \underline{p}_1 + \underline{p}_2 = \underline{p}_1 \left(1 + \mathrm{e}^{-j\varphi}\right)

En factorisant par l'exponentielle de l'arc moitié :

\underline{p}_{\text{tot}} = \underline{p}_1 \, \mathrm{e}^{-j\frac{\varphi}{2}} \left(\mathrm{e}^{j\frac{\varphi}{2}} + \mathrm{e}^{-j\frac{\varphi}{2}}\right) = 2\,\underline{p}_1 \cos\left(\frac{\varphi}{2}\right) \mathrm{e}^{-j\frac{\varphi}{2}}

L'intensité acoustique reçue en \mathrm{M} est donnée par la moyenne temporelle I_{\text{tot}} = |\underline{p}_{\text{tot}}|^2. Comme |\underline{p}_1|^2 = p_0^2 = I_0, on obtient :

I_{\text{tot}} = 4 I_0 \cos^2\left(\frac{\varphi}{2}\right)

On identifie ainsi l'intensité sous la forme demandée I_{\text{tot}} = I_0 f_2(\varphi) avec :

\boxed{f_2(\varphi) = 4 \cos^2\left(\frac{\varphi}{2}\right) = 2\left(1 + \cos\varphi\right)}

Commentaires sur la fonction f_2 :

  • Formule d'interférences à deux ondes : On retrouve la formule classique d'interférences à deux ondes cohérentes de même amplitude (formule de Fresnel).
  • Périodicité : La fonction f_2 est paire et 2\pi-périodique en \varphi.
  • Interférences constructives : Lorsque \varphi \equiv 0 \pmod{2\pi}, f_2(\varphi) = 4, soit I_{\text{tot}} = 4I_0. En particulier, pour une onde arrivant dans l'axe du tube (\theta = 0), on a \varphi = 0 : les deux ondes arrivent en phase en \mathrm{M}, leurs amplitudes de pression s'ajoutent constructivement, conférant un gain d'un facteur 4 en intensité.
  • Interférences destructives : Lorsque \varphi \equiv \pi \pmod{2\pi}, f_2(\varphi) = 0, d'où I_{\text{tot}} = 0. Il y a extinction complète du signal sonore pour les directions d'incidence correspondantes.

Résultat

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Question 7

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation ; Ondes acoustiques

Notions : interférence à ondes multiples, période

Montrer que l'intensité totale se met sous la forme . Déterminer la période de cette fonction de , ainsi que sa valeur maximale ; commenter physiquement les valeurs de et .

Voir l'indice

Sommer les quatre termes en progression géométrique ou regrouper astucieusement les ondes deux à deux pour factoriser le résultat sous forme d'un produit de cosinus au carré.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'amplitude complexe totale \underline{p}_{\text{tot}} comme la somme d'une suite géométrique à quatre termes et la factoriser astucieusement par paquets de deux.
  2. Identifier la fonction f_2 établie à la question précédente pour en déduire la forme factorisée de I_{\text{tot}}(\varphi).
  3. Déterminer la période \psi et le maximum I_{\text{max}} à partir des propriétés trigonométriques, puis interpréter physiquement ces résultats en termes de déphasage et d'interférences constructives.
Voir la réponse courte

Factorisation de la somme d'ondes en progression géométrique, déduction de la périodicité 2\pi et de l'intensité maximale constructive en \theta=0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q5, les ondes issues des N=4 orifices parviennent en \mathrm{M} avec des déphasages successifs réguliers de \varphi :

\underline{p}_k = \underline{p}_1 \mathrm{e}^{-j(k-1)\varphi} \quad \text{pour } k \in \{1, 2, 3, 4\}

L'amplitude complexe totale s'écrit donc :

\begin{aligned} \underline{p}_{\text{tot}} &= \sum_{k=1}^{4} \underline{p}_k = \underline{p}_1 \left(1 + \mathrm{e}^{-j\varphi} + \mathrm{e}^{-2j\varphi} + \mathrm{e}^{-3j\varphi}\right) \\ &= \underline{p}_1 \left(1 + \mathrm{e}^{-j\varphi}\right) \left(1 + \mathrm{e}^{-2j\varphi}\right) \end{aligned}

En utilisant la formule d'Euler ou la factorisation par l'arc moitié :

\left|1 + \mathrm{e}^{-j u}\right|^2 = \left|2\cos\left(\frac{u}{2}\right)\mathrm{e}^{-j u/2}\right|^2 = 4\cos^2\left(\frac{u}{2}\right) = f_2(u)

On en déduit immédiatement pour u = \varphi et u = 2\varphi :

I_{\text{tot}} = \left|\underline{p}_{\text{tot}}\right|^2 = |\underline{p}_1|^2 \left|1 + \mathrm{e}^{-j\varphi}\right|^2 \left|1 + \mathrm{e}^{-2j\varphi}\right|^2

Puisque I_0 = |\underline{p}_1|^2 = p_0^2, on obtient bien :

\boxed{I_{\text{tot}} = I_0 f_2(\varphi) f_2(2\varphi)}

En explicitant avec les cosinus :

I_{\text{tot}}(\varphi) = 16 I_0 \cos^2\left(\frac{\varphi}{2}\right) \cos^2(\varphi) = I_0 \frac{\sin^2(2\varphi)}{\sin^2(\varphi/2)}
  • Période \psi : La fonction \varphi \mapsto \cos^2(\varphi/2) est de période 2\pi, tandis que \varphi \mapsto \cos^2(\varphi) est de période \pi. Le produit est donc périodique de période \psi = 2\pi. En effet, pour \varphi = 0, I_{\text{tot}} = 16 I_0, alors que pour \varphi = \pi, I_{\text{tot}} = 0, ce qui confirme que la plus petite période non nulle est :

    \boxed{\psi = 2\pi}
  • Valeur maximale I_{\text{max}} : Les fonctions cosinus étant bornées par 1, le maximum est atteint lorsque \cos^2(\varphi/2) = 1 et \cos^2(\varphi) = 1, c'est-à-dire pour \varphi \equiv 0 \pmod{2\pi} :

    \boxed{I_{\text{max}} = 16 I_0}

Commentaires physiques :

  • Période \psi = 2\pi : Un déphasage \Delta\varphi = 2\pi correspond à une variation de différence de marche entre orifices consécutifs égale à une longueur d'onde acoustique (\Delta\delta = \lambda = c_a/f). L'état vibratoire relatif des ondes est alors strictement invariant par translation spatiale d'une longueur d'onde.
  • Intensité maximale I_{\text{max}} = 16 I_0 = N^2 I_0 : Pour \varphi = 0, les N=4 ondes acoustiques interfèrent de manière totalement constructive. Les amplitudes de pression s'additionnent en phase (p_{\text{tot}} = 4 p_0). L'intensité étant quadratique en amplitude, elle vaut p_{\text{tot}}^2 = (4 p_0)^2 = 16 I_0.

Résultat

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Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Signaux et propagation

Notions : lobe principal, directivité

Montrer qu'un microphone à tube à interférences construit selon le principe ci-dessus sélectionne les ondes acoustiques provenant d'un cône étroit d'axe de demi-angle au sommet , à exprimer en fonction notamment de et . Préciser comment il convient de choisir pour assurer la condition . Commenter.

Voir l'indice

Déterminer la valeur du déphasage critique \varphi_c pour laquelle le signal atteint 20\% de son intensité maximale, puis effectuer un développement limité à l'ordre deux en \theta pour isoler \theta_{\max}.

Voir la stratégie
  1. Déterminer graphiquement sur la figure 4 (puis vérifier analytiquement) la valeur critique de déphasage \varphi_c telle que I_{\text{tot}}(\varphi_c) = 0{,}20\,I_{\max}.
  2. Relier \varphi à l'angle d'incidence \theta via le résultat de la question Q5 dans l'approximation des petits angles, et caractériser le domaine angulaire sélectionné.
  3. Exprimer la condition sur la distance d pour assurer \theta_{\max} < 5^{\circ} sur l'intervalle de fréquences considéré, effectuer l'application numérique et commenter physiquement les limites du dispositif.
Voir la réponse courte

Annulation de l'intensité pour le premier zéro de directivité, développement limité de \cos\theta pour exprimer \theta_{\max} et dimensionner d.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 4, l'axe vertical comporte 5 graduations entre 0 et I_{\max} : chaque subdivision représente 0{,}20\,I_{\max}. La première ligne horizontale correspond donc exactement au seuil de 20\,\%.

L'axe horizontal présente 8 graduations entre 0 et \psi = 2\pi, soit un pas de \frac{\pi}{4} par division. L'intensité du lobe secondaire ne dépasse pas \approx 7{,}4\,\% < 20\,\% ; seul le lobe principal autour de \varphi = 0 dépasse le seuil de 20\,\%. L'intersection du lobe principal avec le seuil 0{,}20\,I_{\max} a lieu pour :

\varphi_c \approx 1{,}0\text{ rad}

Remarque analytique : en choisissant \varphi = \frac{\pi}{3} \approx 1{,}05\text{ rad}, on a \frac{I_{\text{tot}}}{I_{\max}} = \cos^2\left(\frac{\pi}{6}\right)\cos^2\left(\frac{\pi}{3}\right) = \frac{3}{4}\times\frac{1}{4} = \frac{3}{16} = 18{,}75\,\% \approx 20\,\%, ce qui confirme \varphi_c \approx 1{,}03\text{ rad}.

D'après le résultat de la question Q5, le déphasage s'écrit :

\varphi = \frac{2\pi f d}{c_a}(1 - \cos\theta)

Pour des ondes provenant d'une direction proche de l'axe (Ox), l'angle \theta est petit (\theta \ll 1), d'où 1 - \cos\theta \approx \frac{\theta^2}{2}. Le déphasage devient :

\varphi \approx \frac{\pi f d}{c_a}\theta^2

Le signal reçu est significatif si \varphi \le \varphi_c, ce qui conduit à :

\theta \le \theta_{\max} \quad \text{avec} \quad \boxed{\theta_{\max} = \sqrt{\frac{\varphi_c\,c_a}{\pi f d}}}

Par invariance par rotation autour de l'axe (Ox), cette condition définit bien un cône de révolution d'axe (Ox) et de demi-angle au sommet \theta_{\max}.

Pour assurer la condition \theta_{\max} < \theta_{\text{lim}} = 5^{\circ} = \frac{5\pi}{180}\text{ rad} \approx 0{,}0873\text{ rad}, il convient de choisir :

d > \frac{\varphi_c\,c_a}{\pi f \theta_{\text{lim}}^2}

La fonction f \mapsto \frac{\varphi_c\,c_a}{\pi f \theta_{\text{lim}}^2} étant strictement décroissante, la condition la plus contraignante sur toute la bande passante [100\text{ Hz}, 5\text{ kHz}] est obtenue à la fréquence minimale f_{\min} = 100\text{ Hz} :

d > d_{\min} = \frac{\varphi_c\,c_a}{\pi f_{\min} \theta_{\text{lim}}^2}

Application numérique : avec c_a = 345\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, \theta_{\text{lim}} = 0{,}0873\text{ rad} et \varphi_c \approx 1{,}03\text{ rad} :

  • pour f_{\min} = 100\text{ Hz} :

    d > \frac{1{,}03 \times 345}{\pi \times 100 \times (0{,}0873)^2} \approx 1{,}5 \times 10^2\text{ m}
  • même à la fréquence maximale f_{\max} = 5\text{ kHz} :

    d > \frac{1{,}5 \times 10^2}{50} \approx 3\text{ m}

Commentaires :

  • Faisabilité : de telles valeurs de d sont physiquement irréalisables pour un microphone portatif dont la longueur totale n'excède pas quelques dizaines de centimètres (20\text{ à }40\text{ cm}). Un angle de directivité aussi étroit que 5^{\circ} ne peut donc pas être obtenu en pratique par ce principe.
  • Dépendance en fréquence : puisque \theta_{\max} \propto f^{-1/2}, la directivité est fortement sélective en fréquence : le microphone est directionnel dans les aigus (hautes fréquences), mais devient quasi omnidirectionnel dans les graves (f \sim 100\text{ Hz}), où la longueur d'onde acoustique (\lambda \sim 3{,}5\text{ m}) est bien supérieure aux dimensions du tube.
  • Critère de non-repliement : pour éviter l'apparition d'un pic principal secondaire (interférence constructive d'ordre supérieur à \varphi = 2\pi) pour \theta \in [0, \pi], il faut de plus que \varphi(\pi) = \frac{4\pi f_{\max} d}{c_a} < 2\pi, soit d < \frac{c_a}{2f_{\max}} \approx 3{,}5\text{ cm}, ce qui impose une borne supérieure stricte sur d.

Résultat

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II · L'oreille interne

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : relation de dispersion, onde évanescente

Exprimer la condition de propagation de l'onde pour une position quelconque comprise entre et . En déduire que est nécessairement monotone décroissante. Relier la pulsation de l'onde et la valeur de au point d'absorption.

Voir l'indice

Traduire la propagation sans atténuation par la positivité stricte de k^2(x) sur [0, x_r[ et identifier la condition de résonance lorsque le dénominateur de la relation de dispersion s'annule en x_r.

Voir la stratégie
  1. Une onde acoustique se propage sans atténuation exponentielle si son vecteur d'onde k(x) est réel, ce qui impose \underline{k}^2(x) > 0.
  2. Exploiter le fait que l'onde se propage depuis l'entrée x = 0 jusqu'au point x_r où elle est absorbée pour déterminer le signe de la dérivée de \omega_r(x).
  3. Identifier la condition de résonance / coupure en x = x_r où le dénominateur de la relation de dispersion s'annule.
Voir la réponse courte

Condition k(x)^2 > 0 imposant la zone de propagation jusqu'à la résonance où k \to \infty et pulsation locale \omega_r(x_r) = \omega.

Voir le corrigé complet

Une onde se propage le long de l'axe (Ox) si et seulement si la composante de son vecteur d'onde \underline{k}(x) est un réel non nul, ce qui équivaut à :

\underline{k}^2(x) > 0

D'après la relation de dispersion fournie :

\underline{k}^2(x) = \frac{k_0^2 \omega^2}{\omega_r^2(x) - \omega^2}

Comme k_0 > 0, \omega > 0 et \omega_r(x) > 0, le numérateur est strictement positif. La condition de propagation pour x \in [0, x_r[ s'écrit donc :

\omega_r^2(x) - \omega^2 > 0 \iff \omega < \omega_r(x)
\boxed{\omega < \omega_r(x) \quad \text{pour tout } x \in [0, x_r[}

L'onde pénètre dans la cochlée en x = 0 et se propage dans le sens des x croissants jusqu'à atteindre en x = x_r le lieu d'absorption où cesse la propagation. Au-delà de x_r (x > x_r), l'onde ne se propage plus et devient évanescente, ce qui correspond à \underline{k}^2(x) < 0, soit \omega_r(x) < \omega.

La fonction \omega_r(x) passe donc d'une valeur supérieure à \omega pour x < x_r à une valeur inférieure à \omega pour x > x_r. Puisque la fonction \omega_r est monotone, elle est nécessairement :

\boxed{\omega_r(x) \text{ est strictement monotone décroissante.}}

Au point d'absorption x = x_r, la propagation s'arrête à la frontière entre le domaine de propagation et le domaine évanescent. Le dénominateur de la relation de dispersion s'annule, ce qui correspond à une résonance (k(x) \to +\infty) :

\boxed{\omega_r(x_r) = \omega}

Résultat

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Question 10

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : approximation wkb, équation différentielle

Établir deux équations différentielles vérifiées par et . En déduire la relation où et est une constante d'intégration (à ne pas chercher à déterminer). Justifier le signe de dans le raisonnement suivi.

Voir l'indice

Injecter l'expression test de l'onde dans l'équation de Helmholtz spatiale, séparer parties réelle et imaginaire, et intégrer l'équation imaginaire qui traduit la conservation d'un flux d'énergie.

Voir la stratégie
  1. Injecter l'expression de \underline{p}(x,t) = A(x)\,\mathrm{e}^{j(\omega t - \varphi(x))} dans l'équation de Helmholtz unidimensionnelle vérifiée dans la cochlée.
  2. Séparer les parties réelle et imaginaire de l'équation obtenue pour établir les deux équations différentielles couplées sur A(x) et \varphi(x).
  3. Intégrer l'équation différentielle issue de la partie imaginaire en identifiant la dérivée d'un produit, puis justifier le signe de \varphi'(x) à partir du sens de propagation de l'onde pour exprimer A(x).
Voir la réponse courte

Séparation parties réelle et imaginaire dans l'équation d'onde inhomogène, intégration donnant A^2 \varphi' = \text{cte} avec \varphi' > 0.

Voir le corrigé complet

L'onde acoustique s'écrit sous la forme :

\underline{p}(x,t) = A(x)\,\mathrm{e}^{-j\varphi(x)}\,\mathrm{e}^{j\omega t}

Calculons les dérivées spatiales successives de \underline{p} par rapport à x :

\begin{aligned} \frac{\partial \underline{p}}{\partial x} &= \left( A'(x) - j\varphi'(x)A(x) \right)\mathrm{e}^{j(\omega t - \varphi(x))} \\ \frac{\partial^2 \underline{p}}{\partial x^2} &= \left[ A''(x) - j\varphi''(x)A(x) - j\varphi'(x)A'(x) - j\varphi'(x)\left(A'(x) - j\varphi'(x)A(x)\right) \right]\mathrm{e}^{j(\omega t - \varphi(x))} \\ &= \left[ A''(x) - A(x)\left(\varphi'(x)\right)^2 - j\left( 2A'(x)\varphi'(x) + A(x)\varphi''(x) \right) \right]\mathrm{e}^{j(\omega t - \varphi(x))} \end{aligned}

En injectant cette dérivée dans l'équation spatiale \dfrac{\partial^2 \underline{p}}{\partial x^2}(x,t) = -k^2(x)\,\underline{p}(x,t) et en simplifiant par le terme non nul \mathrm{e}^{j(\omega t - \varphi(x))}, il vient :

A''(x) - A(x)\left(\varphi'(x)\right)^2 - j\left( 2A'(x)\varphi'(x) + A(x)\varphi''(x) \right) = -k^2(x)\,A(x)

Puisque A(x), \varphi(x) et k^2(x) sont des grandeurs réelles pour x < x_r, l'identification des parties réelle et imaginaire conduit au système des deux équations différentielles :

\boxed{\begin{cases} A''(x) - A(x)\left(\varphi'(x)\right)^2 + k^2(x)A(x) = 0 & \text{(partie réelle)} \\[6pt] 2A'(x)\varphi'(x) + A(x)\varphi''(x) = 0 & \text{(partie imaginaire)} \end{cases}}

Multiplions la seconde équation par A(x) \neq 0 :

2A(x)A'(x)\varphi'(x) + A^2(x)\varphi''(x) = 0 \iff \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}x}\left( A^2(x)\,\varphi'(x) \right) = 0

Il en résulte qu'il existe une constante réelle C_0 telle que :

A^2(x)\,\varphi'(x) = C_0

Signe de \varphi'(x) : la phase instantanée de l'onde s'écrit \Phi(x,t) = \omega t - \varphi(x). La condition de propagation à phase constante \Phi(x,t) = \text{cte} donne, par dérivation par rapport au temps :

\omega - \varphi'(x)\,\frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} = 0 \implies v_\varphi = \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} = \frac{\omega}{\varphi'(x)}

Comme l'onde pénètre en x = 0 et se propage vers les x croissants (jusqu'en x = x_r), la vitesse de phase v_\varphi est positive. Avec \omega > 0, on en déduit nécessairement :

\varphi'(x) > 0

Puisque A(x) > 0 et \varphi'(x) > 0, la constante C_0 est strictement positive. En posant C_0 = H^2 avec H > 0, on obtient bien :

\boxed{A(x) = \frac{H}{\sqrt{\varphi'(x)}}}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : onde progressive, longueur d'onde

Préciser les sens de variation de et , puis proposer un tracé de l'allure de l'onde (réelle) de pression qui se propage dans la cochlée le long de .

Voir l'indice

Combiner la décroissance de \omega_r(x) avec la condition d'absorption en x_r pour déduire les variations de k(x) et de A(x), puis esquisser une onde dont l'amplitude diverge et la longueur d'onde diminue à l'approche de x_r.

Voir la stratégie
  1. Sens de variation de k(x) : exploiter la relation de dispersion k^2(x) = \frac{k_0^2 \omega^2}{\omega_r^2(x) - \omega^2} et la décroissance de \omega_r(x) établie à la question Q9.
  2. Sens de variation de A(x) : dans le cadre de l'approximation de l'optique ondulatoire (approximation WKB, où le milieu varie lentement à l'échelle de la longueur d'onde locale), relier \varphi'(x) à k(x) grâce à la première équation différentielle de la question Q10, puis en déduire le comportement de A(x) = H/\sqrt{\varphi'(x)}.
  3. Tracé de l'onde réelle : représenter l'onde de pression p(x,t) = A(x)\cos(\omega t - \varphi(x)) à un instant fixé t, en faisant figurer l'enveloppe \pm A(x) et l'effet de resserrement spatial lié à l'augmentation de k(x).
Voir la réponse courte

Diminution de la longueur d'onde et amplification de l'amplitude A(x) à l'approche de la résonance x_r, puis tracé de l'allure oscillante comprimée.

Voir le corrigé complet

1. Sens de variation de k(x) :

D'après la relation de dispersion :

k(x) = \frac{k_0 \omega}{\sqrt{\omega_r^2(x) - \omega^2}}

D'après la question Q9, la pulsation de coupure locale \omega_r(x) est strictement décroissante sur [0, x_r[ avec \omega_r(x) > \omega, et tend vers \omega en x \to x_r.

Le dénominateur \sqrt{\omega_r^2(x) - \omega^2} est donc une fonction strictement décroissante de x, strictement positive et s'annulant en x_r. Par conséquent :

\boxed{k(x) \text{ est strictement croissante sur } [0, x_r[\quad \text{et}\quad \lim_{x \to x_r^-} k(x) = +\infty}

2. Sens de variation de A(x) :

La première équation différentielle obtenue à la question Q10 s'écrit :

A''(x) + \left[k^2(x) - (\varphi'(x))^2\right] A(x) = 0

Dans le cadre de l'approximation WKB (milieu lentement variable, où les variations relatives d'amplitude sont faibles à l'échelle d'une longueur d'onde locale, soit |A''| \ll k^2 A), on obtient l'approximation eikonale :

(\varphi'(x))^2 \approx k^2(x) \implies \varphi'(x) \approx k(x)

car \varphi'(x) > 0 pour une onde se propageant dans le sens des x croissants.

Puisque k(x) est strictement croissante, la dérivée spatiale de la phase \varphi'(x) est également une fonction strictement croissante. En vertu de la relation établie à la question Q10, A(x) = \frac{H}{\sqrt{\varphi'(x)}}, il vient :

\boxed{A(x) \text{ est strictement décroissante sur } [0, x_r[\quad \text{et}\quad \lim_{x \to x_r^-} A(x) = 0}

3. Tracé de l'allure de l'onde de pression réelle :

L'onde réelle de pression s'écrit :

p(x,t) = \operatorname{Re}(\underline{p}(x,t)) = A(x) \cos(\omega t - \varphi(x))

À un instant t fixé (par exemple t = 0) :

  • la longueur d'onde locale \lambda(x) = \frac{2\pi}{k(x)} \approx \frac{2\pi}{\varphi'(x)} diminue au cours de la propagation vers x_r : les alternances de pression se resserrent spatialement ;
  • l'amplitude A(x) de l'enveloppe diminue progressivement jusqu'à s'éteindre au voisinage du point d'absorption x_r.

Résultat

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Partie B : Produire le son : haut-parleurs électrodynamiques

I · Principe du haut-parleur électrodynamique

Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : résistance, inductance propre

Exprimer la résistance totale et l'inductance totale de la bobine formée des spires en fonction de , et .

Voir l'indice

Associer les résistances des spires en série, et utiliser le fait que le flux propre embrassé par N spires jointives identiques traversées par le même courant est proportionnel à N^2.

Voir la stratégie
  1. Associer en série les résistances des N spires identiques parcourues par le même courant.
  2. Exprimer le flux propre total à travers les spires en tenant compte de leur caractère jointif, qui maximise le couplage inductif mutuel.
Voir la réponse courte

Association en série des spires pour la résistance R_b = N R_1 et sommation des flux propres pour L_b = N^2 L_1.

Voir le corrigé complet

Résistance totale R_b :
Les N spires sont parcourues par le même courant électrique i : elles sont donc associées en série. La résistance d'une association série de dipôles ohmiques étant égale à la somme de leurs résistances, on a directement :

\boxed{R_b = N R_1}

Inductance propre totale L_b :
Les spires sont pratiquement jointives, de sorte qu'elles partagent la même géométrie et le même volume d'espace. Par superposition en régime quasi stationnaire, le champ magnétique créé en tout point par l'ensemble des N spires parcourues par le courant i est la somme des champs créés par chaque spire :

\vec{B}_{\text{tot}} \approx N \vec{B}_1

où \vec{B}_1 est le champ créé par une spire unique parcourue par le courant i.

Le flux du champ total à travers une spire quelconque s'écrit alors :

\Phi_{\text{spire}} = \iint \vec{B}_{\text{tot}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} \approx N \iint \vec{B}_1 \cdot \mathrm{d}\vec{S} = N L_1 i

où L_1 est l'inductance propre d'une spire isolée.

Le flux total embrassé par l'ensemble des N spires en série est la somme des flux à travers chacune d'elles :

\Phi_b = \sum_{k=1}^N \Phi_{\text{spire}} \approx N \cdot (N L_1 i) = N^2 L_1 i

Par identification avec la relation définissant l'inductance propre globale \Phi_b = L_b i, on en déduit :

\boxed{L_b = N^2 L_1}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : loi de faraday, flux magnétique

Montrer que la force électromotrice induite par ce mouvement dans l'ensemble des spires s'écrit . On pourra s'intéresser au flux du champ magnétique à travers un cylindre , appuyé sur le contour fermé d'une spire d'une part et refermé en dehors de l'aimant, dans une zone où le champ magnétique est nul ou négligeable (voir figure 6).

Voir l'indice

Appliquer la loi de Faraday au contour de la spire en exploitant la nullité du flux magnétique à travers le fond extérieur du cylindre proposé dans le texte.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux magnétique \Phi_1(z) traversant une spire mobile située à la cote z(t) en utilisant la conservation du flux du champ magnétique (\mathrm{div}\,\vec{B}=0) sur une surface cylindrique fermée.
  2. Appliquer la loi de Faraday pour en déduire la force électromotrice induite e_1 dans une spire, puis sommer sur les N spires en série.
Voir la réponse courte

Application de la loi de Faraday et conservation du flux magnétique sur la surface cylindrique balayée pour obtenir e = 2\pi r N B_0 \dot{z}.

Voir le corrigé complet

Considérons une spire circulaire de rayon r, située à la cote z(t) et orientée selon \vec{u}_\theta (de sorte que le vecteur surface soit orienté selon +\vec{u}_z par la règle de la main droite).

Pour déterminer le flux magnétique \Phi_1(z) = \iint_{\mathcal{D}(z)} \vec{B}\cdot\vec{u}_z\,\mathrm{d}S à travers le disque \mathcal{D}(z) délimité par la spire, introduisons une surface fermée cylindrique (\mathcal{S}) de rayon r, limitée par :

  • la base \mathcal{D}(z) à la cote z(t), dont la normale sortante est -\vec{u}_z ;
  • une base \mathcal{D}(z_0) située à une cote z_0 > z suffisamment éloignée de l'aimant pour que le champ magnétique y soit nul ou négligeable (\vec{B} \approx \vec{0}) ;
  • la surface latérale \Sigma_{\text{lat}} comprise entre z et z_0, de normale sortante \vec{n}_{\text{ext}} = \vec{u}_r, où règne le champ radial \vec{B}_0 = B_0\,\vec{u}_r.

D'après l'équation de Maxwell-Thomson, \mathrm{div}\,\vec{B} = 0, le flux du champ magnétique sortant de cette surface fermée est nul :

\oiint_{(\mathcal{S})} \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{S} = 0 \iff -\iint_{\mathcal{D}(z)} \vec{B}\cdot\vec{u}_z\,\mathrm{d}S + \iint_{\mathcal{D}(z_0)} \vec{B}\cdot\vec{u}_z\,\mathrm{d}S + \iint_{\Sigma_{\text{lat}}} \vec{B}\cdot\vec{u}_r\,\mathrm{d}S = 0

Comme \vec{B} \approx \vec{0} sur \mathcal{D}(z_0), il vient :

\Phi_1(z) = \iint_{\Sigma_{\text{lat}}} \vec{B}_0\cdot\vec{u}_r\,\mathrm{d}S = \int_{z}^{z_0} B_0 \,(2\pi r\,\mathrm{d}z') = 2\pi r B_0 (z_0 - z)

D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite dans cette spire s'écrit :

e_1 = -\frac{\mathrm{d}\Phi_1}{\mathrm{d}t} = -\left(-2\pi r B_0 \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\right) = 2\pi r B_0 \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}

La bobine étant constituée de N spires identiques branchées en série et animées de la même vitesse \vec{v} = \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\vec{u}_z, la force électromotrice totale induite est la somme des f.é.m. individuelles :

\boxed{e = 2\pi r N B_0 \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : force de laplace, puissance mécanique

Déterminer l'expression de la résultante des forces électromagnétiques qui s'exercent sur les spires. Exprimer en fonction de notamment et proposer une interprétation de cette relation.

Voir l'indice

Intégrer la force de Laplace élémentaire \mathrm{d}\vec{F} = i\,\mathrm{d}\vec{\ell}\wedge\vec{B}_0 le long des N spires circulaires et identifier la puissance mécanique reçue avec la puissance électrique induite correspondante.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force élémentaire de Laplace s'exerçant sur un élément de longueur de spire, puis intégrer sur une spire circulaire avant de multiplier par le nombre N de spires.
  2. Former le produit scalaire \vec{F}\cdot \vec{v} et faire apparaître la force électromotrice induite e = 2\pi r N B_0 \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} établie à la question Q13.
  3. Interpréter physiquement ce bilan en termes de conversion de puissance électromécanique.
Voir la réponse courte

Intégration de la force de Laplace \vec{F} = - 2\pi r N B_0 i \vec{u}_z et puissance \vec{F}\cdot\vec{v} = - e\, i, illustrant la conversion électromécanique réversible.

Voir le corrigé complet

Un élément de longueur d'une spire parcourue par le courant i s'écrit dans la base cylindrique (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_z) :

\mathrm{d}\vec{\ell} = r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{u}_\theta

Cet élément est plongé dans le champ magnétique permanent radial \vec{B}_0 = B_0\,\vec{u}_r. La force élémentaire de Laplace qui s'y applique est :

\mathrm{d}\vec{F}_L = i\,\mathrm{d}\vec{\ell} \times \vec{B}_0 = i\,(r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{u}_\theta) \times (B_0\,\vec{u}_r) = - i\,r B_0\,\mathrm{d}\theta\,\vec{u}_z

car dans la base orthonormée directe (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_z), on a \vec{u}_\theta \times \vec{u}_r = -\vec{u}_z.

En intégrant sur une spire complète (\theta \in [0, 2\pi]) et en sommant sur les N spires identiques et jointives :

\vec{F} = N \oint_{\text{spire}} \mathrm{d}\vec{F}_L = - 2\pi r N B_0\,i\,\vec{u}_z
\boxed{\vec{F} = - 2\pi r N B_0\,i\,\vec{u}_z}

Calculons la puissance développée par cette force de Laplace lors du déplacement des spires à la vitesse \vec{v} = \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\,\vec{u}_z :

\begin{aligned} \vec{F}\cdot \vec{v} &= \left(-2\pi r N B_0\,i\,\vec{u}_z\right)\cdot\left(\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\,\vec{u}_z\right) \\ &= -\left(2\pi r N B_0\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\right) i \end{aligned}

En reconnaissant l'expression de la f.é.m. de mouvement e = 2\pi r N B_0 \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} obtenue à la question Q13, il vient :

\boxed{\vec{F}\cdot \vec{v} = - e\,i}

Interprétation physique :

  • La grandeur \vec{F}\cdot\vec{v} représente la puissance mécanique reçue par la partie mobile de la part des forces électromagnétiques.
  • La grandeur e\,i représente la puissance électrique cédée par la f.é.m. d'induction au circuit électrique (convention générateur).
  • La relation \vec{F}\cdot\vec{v} + e\,i = 0 traduit la conservation de l'énergie lors de la conversion électromécanique : le couplage électromécanique convertit intégralement, et sans perte propre (hors effet Joule et frottements fluides modélisés ailleurs), la puissance électrique en puissance mécanique (fonctionnement moteur du haut-parleur) ou inversement (fonctionnement générateur d'un microphone).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Cinématique et dynamique du point

Notions : principe fondamental de la dynamique, oscillateur amorti

Montrer que les grandeurs et vérifient l'équation différentielle :

où , et sont à exprimer en fonction de , , , , et .

Voir l'indice

Écrire le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe (Oz) pour l'équipage mobile soumis au rappel élastique, à l'amortissement visqueux de l'air et à la force de Laplace.

Voir la stratégie
  1. Définir le système mécanique et le référentiel d'étude.
  2. Réaliser l'inventaire des forces extérieures exercées sur le système mobile suivant la direction axiale \vec{u}_z.
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique et projeter sur l'axe (Oz) pour identifier par identification les paramètres canoniques \omega_0, Q_m et \beta.
Voir la réponse courte

PFD projeté sur l'axe vertical (Oz) avec rappel élastique, amortissement fluide et force de Laplace pour identifier \omega_0, Q_m et \beta.

Voir le corrigé complet

On étudie le système constitué de l'équipage mobile (membrane et bobine de N spires), de masse M, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. L'équipage mobile effectue un mouvement de translation rectiligne le long de l'axe (Oz), sa vitesse étant \vec{v} = \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\vec{u}_z.

D'après le préambule précédant la question, on néglige l'effet de la pesanteur. L'ensemble est soumis aux actions mécaniques extérieures suivantes :

  • la force de rappel élastique des suspensions modélisées par un ressort équivalent de raideur K :

    \vec{F}_{\text{rappel}} = -K z(t)\,\vec{u}_z
  • la force dissipative exercée par l'air (frottement fluide de coefficient \lambda) :

    \vec{f} = -\lambda \vec{v} = -\lambda \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\,\vec{u}_z
  • la résultante des forces de Laplace exercée sur les N spires parcourues par le courant i(t), établie à la question Q14 :

    \vec{F} = -2\pi r N B_0\,i(t)\,\vec{u}_z

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'équipage mobile s'écrit :

M \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2}\,\vec{u}_z = \vec{F}_{\text{rappel}} + \vec{f} + \vec{F}

En projetant sur le vecteur unitaire \vec{u}_z, il vient :

\begin{aligned} M \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} &= -K z - \lambda \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} - 2\pi r N B_0\,i(t) \\ M \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} + \lambda \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} + K z(t) &= - 2\pi r N B_0\,i(t) \end{aligned}

En divisant cette relation par la masse M > 0, on obtient :

\frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\lambda}{M}\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} + \frac{K}{M} z(t) = -\frac{2\pi r N B_0}{M}\,i(t)

Par identification avec la forme canonique de l'oscillateur harmonique amorti :

\frac{\mathrm{d}^{2} z}{\mathrm{d} t^{2}}+\frac{\omega_{0}}{Q_{m}} \frac{\mathrm{d} z}{\mathrm{d} t}+\omega_{0}^{2} z(t)=-\beta\,i(t)

on identifie directement :

\boxed{\omega_0 = \sqrt{\frac{K}{M}}} \quad,\quad \boxed{Q_m = \frac{M\omega_0}{\lambda} = \frac{\sqrt{K M}}{\lambda}} \quad\text{et}\quad \boxed{\beta = \frac{2\pi r N B_0}{M}}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : loi des mailles, force contre-électromotrice

Représenter le circuit électrique équivalent et en déduire la seconde équation différentielle couplant et :

où est à exprimer en fonction de , et .

Voir l'indice

Écrire la loi des mailles pour la bobine en tenant compte de la résistance interne, de l'auto-inductance et de la force contre-électromotrice issue du mouvement de l'équipage.

Voir la stratégie
  1. Modéliser la bobine mobile en intégrant ses éléments passifs (résistance R_b, inductance propre L_b) et la force électromotrice induite de mouvement e(t) déterminée à la question Q13.
  2. Représenter le schéma équivalent du circuit électrique alimenté par le générateur idéal de tension E(t).
  3. Appliquer la loi des mailles pour obtenir l'équation différentielle et identifier la constante de couplage \gamma.
Voir la réponse courte

Schéma de la maille électrique avec résistance, inductance et f.é.m. induite opposée, application de la loi des mailles avec \gamma = 2\pi r N B_0.

Voir le corrigé complet

L'ensemble des N spires mobiles constituant la bobine est le siège :

  • d'effets ohmiques, modélisés par la résistance totale R_b ;
  • d'effets d'auto-induction, modélisés par l'inductance propre L_b ;
  • d'un phénomène d'induction motionnelle caractérisé à la question Q13 par la force électromotrice e(t) = 2\pi r N B_0 \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}.

Dans l'orientation du circuit associée au sens de comptage du courant i(t), la force électromotrice induite e(t) agit en convention générateur. Le circuit électrique équivalent est une maille unique fermée sur le générateur E(t) :

En convention récepteur pour la bobine (composée de R_b, L_b et du siège de la f.é.m. e), la tension à ses bornes s'écrit :

u_b(t) = R_b i(t) + L_b \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} - e(t)

La loi des mailles impose E(t) = u_b(t), soit :

E(t) = R_b i(t) + L_b \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} - e(t)

En injectant l'expression de la f.é.m. issue de la question Q13, e(t) = 2\pi r N B_0 \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}, on obtient :

E(t) = R_b i(t) + L_b \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} - 2\pi r N B_0 \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}

Par identification avec la relation E(t) = R_b i(t) + L_b \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} - \gamma \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}, on en déduit :

\boxed{\gamma = 2\pi r N B_0}

Résultat

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : bilan de puissance, conversion électromécanique

Établir un bilan énergétique du fonctionnement du haut-parleur ; exprimer notamment la puissance transmise par la membrane à l'air environnant (et en particulier à l'onde acoustique créée par le haut-parleur).

Voir l'indice

Multiplier l'équation mécanique par la vitesse et l'équation électrique par le courant, puis sommer les deux bilans pour faire apparaître la conservation de l'énergie et la puissance dissipée utile pour le son.

Voir la stratégie
  1. Multiplier l'équation différentielle électrique par i(t) pour faire apparaître la puissance fournie par le générateur, l'énergie magnétique et l'effet Joule.
  2. Multiplier l'équation différentielle mécanique par la vitesse v(t) = \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} pour obtenir le théorème de la puissance mécanique.
  3. Identifier le terme de couplage électromécanique, puis sommer les deux bilans pour obtenir le bilan énergétique global du haut-parleur.
Voir la réponse courte

Combinaison des équations électrique et mécanique pour dégager les puissances électrique reçue, dissipée par effet Joule et frottement, et transmise à l'air.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, l'équation électrique s'écrit :

E(t) = R_b\,i(t) + L_b \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} - \gamma \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}

En multipliant par le courant i(t), on obtient le bilan de puissance électrique :

E(t)i(t) = R_b\,i^2(t) + \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\frac{1}{2}L_b\,i^2\right) - \gamma\,i(t)\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}

En introduisant la puissance fournie par le générateur \mathcal{P}_G = E(t)i(t), la puissance dissipée par effet Joule \mathcal{P}_J = R_b\,i^2 et l'énergie magnétique stockée dans la bobine E_m = \frac{1}{2}L_b\,i^2, ce bilan devient :

\mathcal{P}_G = \mathcal{P}_J + \frac{\mathrm{d}E_m}{\mathrm{d}t} - \gamma\,i(t)\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}

D'après la question Q15, l'équation mécanique s'écrit (en rappelant que \omega_0^2 = K/M, \frac{\omega_0}{Q_m} = \frac{\lambda}{M} et \beta = \gamma/M) :

M \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} + \lambda \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} + K z(t) = -\gamma\,i(t)

Multiplions par la vitesse v = \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\frac{1}{2}M\left(\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\right)^2 + \frac{1}{2}K z^2\right) + \lambda\left(\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\right)^2 = -\gamma\,i(t)\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}

On reconnaît les énergies cinétique E_c = \frac{1}{2}M\left(\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\right)^2 et potentielle élastique E_e = \frac{1}{2}K z^2 :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}(E_c + E_e) + \lambda\left(\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\right)^2 = -\gamma\,i(t)\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}

Par le principe des actions réciproques, la force exercée par la membrane mobile sur l'air est \vec{f}_{\text{m}\to\text{air}} = -\vec{f} = \lambda \vec{v}. La puissance cédée par la membrane à l'air environnant est donc :

\boxed{\mathcal{P}_a = \vec{f}_{\text{m}\to\text{air}} \cdot \vec{v} = \lambda \left(\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\right)^2}

En égalant le terme de couplage électromécanique -\gamma\,i\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = \vec{F}\cdot\vec{v} dans les deux bilans, il vient :

\mathcal{P}_G = \mathcal{P}_J + \frac{\mathrm{d}E_m}{\mathrm{d}t} + \frac{\mathrm{d}(E_c + E_e)}{\mathrm{d}t} + \mathcal{P}_a

En posant E_{\text{tot}} = E_c + E_e + E_m, le bilan énergétique global du haut-parleur s'écrit :

\boxed{\mathcal{P}_G = \frac{\mathrm{d}E_{\text{tot}}}{\mathrm{d}t} + R_b\,i^2 + \mathcal{P}_a}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : impédance motionnelle, régime sinusoïdal forcé

Exprimer en fonction de , , , , , et . Préciser le comportement limite de à très basse fréquence.

Voir l'indice

Passer en régime harmonique complexe pour exprimer l'amplitude du déplacement en fonction de l'intensité, réinjecter dans la loi des mailles, puis évaluer la limite lorsque \omega \to 0.

Voir la stratégie
  1. Passer en régime sinusoïdal forcé dans l'équation différentielle mécanique (établie en Q15) pour exprimer l'amplitude complexe de l'élongation \underline{Z}_0 en fonction de celle du courant \underline{I}_0.
  2. Injecter cette relation dans l'équation différentielle électrique (établie en Q16) mise sous forme complexe, afin d'identifier le rapport \underline{Z}_m(\omega) = \underline{E}_0/\underline{I}_0.
  3. Effectuer le passage à la limite \omega \to 0 et interpréter physiquement le résultat.
Voir la réponse courte

Passage en notation complexe pour exprimer \underline{v} en fonction de \underline{i}, report dans la maille et détermination de l'impédance motionnelle.

Voir le corrigé complet

En régime harmonique à la pulsation \omega, on adopte les représentations complexes :

E(t) = \underline{E}_0\,\mathrm{e}^{j\omega t}, \quad i(t) = \underline{I}_0\,\mathrm{e}^{j\omega t}, \quad z(t) = \underline{Z}_0\,\mathrm{e}^{j\omega t}

L'équation mécanique différentielle issue de la question Q15 s'écrit en grandeurs complexes :

\left(-\omega^2 + j\frac{\omega\omega_0}{Q_m} + \omega_0^2\right)\underline{Z}_0 = -\beta \underline{I}_0

On en déduit l'amplitude complexe du déplacement :

\underline{Z}_0 = -\frac{\beta}{\omega_0^2 - \omega^2 + j\dfrac{\omega\omega_0}{Q_m}} \underline{I}_0

L'équation électrique établie à la question Q16 s'écrit en représentation complexe :

\begin{aligned} \underline{E}_0 &= \left(R_b + j L_b \omega\right)\underline{I}_0 - j\gamma\omega \underline{Z}_0 \\ &= \left(R_b + j L_b \omega + \frac{j\omega\beta\gamma}{\omega_0^2 - \omega^2 + j\dfrac{\omega\omega_0}{Q_m}}\right)\underline{I}_0 \end{aligned}

L'impédance électromécanique \underline{Z}_m(\omega) = \dfrac{\underline{E}_0}{\underline{I}_0} s'exprime donc sous la forme :

\boxed{\underline{Z}_m(\omega) = R_b + j L_b \omega + \frac{j\omega\beta\gamma}{\omega_0^2 - \omega^2 + j\dfrac{\omega\omega_0}{Q_m}}}

Comportement limite à très basse fréquence :

Lorsque \omega \to 0, le terme inductif j L_b \omega tend vers 0 et le terme de couplage mécanique vérifie :

\frac{j\omega\beta\gamma}{\omega_0^2 - \omega^2 + j\dfrac{\omega\omega_0}{Q_m}} \underset{\omega \to 0}{\sim} \frac{j\omega\beta\gamma}{\omega_0^2} \xrightarrow[\omega \to 0]{} 0

On obtient ainsi :

\boxed{\lim_{\omega \to 0} \underline{Z}_m(\omega) = R_b}

Résultat

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II.1 · Haut-parleurs et sélectivité fréquentielle - Ordres de grandeur

Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : longueur d'onde acoustique, ordre de grandeur

Proposer une estimation des diamètres respectifs des woofer et tweeter si la limite entre sons aigus et graves est de l'ordre de .

Voir l'indice

Associer le diamètre de la membrane à une demi-longueur d'onde acoustique \lambda/2 = c_a/(2f) pour les fréquences représentatives des registres grave et aigu de part et d'autre de 1\text{ kHz}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la longueur d'onde acoustique \lambda en fonction de la célérité c_a et de la fréquence sonore f.
  2. Utiliser l'indication de l'énoncé liant le diamètre de la membrane à la demi-longueur d'onde : D \sim \frac{\lambda}{2} = \frac{c_a}{2f}.
  3. Choisir une fréquence représentative pour la plage des graves (f < f_c) et pour la plage des aigus (f > f_c) au sein du spectre audible (20\text{ Hz} à 20\text{ kHz}).
Voir la réponse courte

Comparaison de la longueur d'onde sonore dans l'air à 1\text{ kHz} (\lambda \approx 34\text{ cm}) aux dimensions des membranes pour un rayonnement directif et efficace.

Voir le corrigé complet

La longueur d'onde acoustique associée à une onde sonore de fréquence f se propageant à la célérité c_a vaut :

\lambda = \frac{c_a}{f}

D'après l'énoncé, le diamètre D de la membrane est de l'ordre de grandeur d'une demi-longueur d'onde :

D \sim \frac{\lambda}{2} = \frac{c_a}{2f}

Avec la valeur fournie c_a \simeq 345\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

  • À la fréquence de coupure f_c = 1\text{ kHz} :

    \frac{\lambda_c}{2} = \frac{345}{2 \times 10^3} \approx 0{,}17\text{ m} = 17\text{ cm}
  • Pour le woofer (sons graves, fréquences f \in [20\text{ Hz}, 1\text{ kHz}]) : Pour une fréquence représentative du registre grave, typiquement comprise entre 300\text{ Hz} et 1\text{ kHz} :

    D_{\text{woofer}} \sim 20\text{ cm} \quad (\text{de } 15\text{ cm à } 30\text{ cm})

    (une membrane de plus grand diamètre serait encombrante et trop lourde pour conserver une bonne réactivité mécanique).

  • Pour le tweeter (sons aigus, fréquences f \in [1\text{ kHz}, 20\text{ kHz}]) : Pour une fréquence représentative du registre aigu, par exemple f \approx 5\text{ kHz} à 10\text{ kHz} :

    \begin{aligned} f = 5\text{ kHz} &\implies \frac{\lambda}{2} = \frac{345}{2 \times 5 \times 10^3} \approx 3{,}5\text{ cm} \\ f = 10\text{ kHz} &\implies \frac{\lambda}{2} = \frac{345}{2 \times 10^4} \approx 1{,}7\text{ cm} \end{aligned}

    On obtient ainsi :

    D_{\text{tweeter}} \sim 2\text{ à } 3\text{ cm}
\boxed{D_{\text{woofer}} \sim 20\text{ cm} \quad \text{et} \quad D_{\text{tweeter}} \sim 2\text{ à } 3\text{ cm}}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : filtre passif, dimensionnement de composants

Proposer une estimation des valeurs de , et .

Voir l'indice

Utiliser la relation P = U_{\text{eff}}^2/R_b pour évaluer la résistance du haut-parleur, puis égaler les impédances caractéristiques L\omega_c \approx 1/(C\omega_c) \approx R_b à la pulsation de croisement.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance maximale moyenne reçue par le haut-parleur assimilé à une résistance R_b soumise à la tension efficace maximale U_{\text{eff}} afin d'en déduire R_b.
  2. Traduire la condition d'égalité des ordres de grandeur des impédances à la fréquence de coupure f_c = 1\text{ kHz} pour obtenir les valeurs de L et C.
Voir la réponse courte

Choix de R_b \approx 4\text{ à }8\;\Omega, puis calcul de L = R_b/\omega_c et C = 1/(R_b\omega_c) pour la coupure à 1\text{ kHz}.

Voir le corrigé complet

Le haut-parleur étant assimilé électriquement à une résistance pure R_b, la puissance électrique moyenne maximale reçue lorsqu'il est soumis à la tension sinusoïdale de valeur efficace U_{\text{eff}} = 20\text{ V} s'écrit :

\mathcal{P}_{\max} = \frac{U_{\text{eff}}^2}{R_b} \implies R_b = \frac{U_{\text{eff}}^2}{\mathcal{P}_{\max}}

Avec U_{\text{eff}} = 20\text{ V} et \mathcal{P}_{\max} = 80\text{ W} :

\boxed{R_b = \frac{20^2}{80} = 5\ \Omega}

À la fréquence de séparation f_c = 1\text{ kHz} (soit \omega_c = 2\pi f_c), les impédances de la bobine et du condensateur valent respectivement Z_L = L\omega_c et Z_C = \frac{1}{C\omega_c}. La condition d'adaptation selon laquelle ces impédances sont comparables à R_b conduit à :

\begin{aligned} L\omega_c \approx R_b &\implies L \approx \frac{R_b}{2\pi f_c} \\ \frac{1}{C\omega_c} \approx R_b &\implies C \approx \frac{1}{2\pi f_c R_b} \end{aligned}

Avec f_c = 1{,}0 \times 10^3\text{ Hz} et R_b = 5\ \Omega :

\begin{aligned} L &\approx \frac{5}{2\pi \times 10^3} \approx 8{,}0 \times 10^{-4}\text{ H} = 0{,}80\text{ mH} \\ C &\approx \frac{1}{2\pi \times 10^3 \times 5} \approx 3{,}2 \times 10^{-5}\text{ F} = 32\ \mu\text{F} \end{aligned}

On retient ainsi pour ordres de grandeur :

\boxed{L \sim 1\text{ mH} \quad \text{et} \quad C \sim 30\ \mu\text{F}}

Résultat

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II.2 · Haut-parleurs et sélectivité fréquentielle - Le filtrage haute/basse fréquence de Butterworth

Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : filtre passe-ba, filtre passe-haut, comportement asymptotique

Sans calcul, mais au moyen de raisonnements justifiés, indiquer lequel des deux circuits proposés correspond aux filtres et respectivement, et lequel sera utilisé pour alimenter le tweeter et le woofer respectivement. Préciser la valeur maximale envisageable de l'ordre pour ces circuits.

Voir l'indice

Remplacer intuitivement les bobines par des circuits ouverts (hautes fréquences) ou des courts-circuits (basses fréquences), et inversement pour les condensateurs, afin d'identifier la nature passe-bas ou passe-haut.

Voir la stratégie
  1. Étudier les comportements asymptotiques à basse fréquence (\omega \to 0) et à haute fréquence (\omega \to +\infty) des deux montages en remplaçant bobines et condensateurs par leurs schémas équivalents (interrupteurs ouverts ou courts-circuits).
  2. Identifier la nature (passe-bas ou passe-haut) des fonctions de transfert \underline{H}_1(\omega) et \underline{H}_2(\omega), puis associer chaque filtre au woofer (graves) ou au tweeter (aigus).
  3. Dénombrer les composants réactifs accumulateurs d'énergie pour déterminer l'ordre maximal de l'équation différentielle régissant ces quadripôles.
Voir la réponse courte

Comportements asymptotiques BF et HF des inductances et condensateurs pour identifier passe-bas (woofer) et passe-haut (tweeter), ordre n lié au nombre d'éléments réactifs.

Voir le corrigé complet

1. Identification des filtres \underline{H}_1 et \underline{H}_2

D'après les expressions données en (1) :

  • Pour \underline{H}_1(\omega) :

    \lim_{\omega \to 0} |\underline{H}_1| = 1 \quad \text{et} \quad \lim_{\omega \to +\infty} |\underline{H}_1| = 0

    Il s'agit donc d'un filtre passe-bas.

  • Pour \underline{H}_2(\omega) :

    \lim_{\omega \to 0} |\underline{H}_2| = 0 \quad \text{et} \quad \lim_{\omega \to +\infty} |\underline{H}_2| = 1

    Il s'agit donc d'un filtre passe-haut.

Étudions les comportements asymptotiques des circuits de la figure 8 :

  • Circuit LCL :

    • À basse fréquence (\omega \to 0), les inductances L_1 et L_3 se comportent comme des courts-circuits (fils) et le condensateur C_2 comme un circuit ouvert. Le signal d'entrée est intégralement transmis à la résistance de charge : \underline{u}_s = \underline{u}_e, soit un gain unité.
    • À haute fréquence (\omega \to +\infty), les inductances L_1 et L_3 deviennent des circuits ouverts et C_2 un court-circuit à la masse : la tension de sortie s'annule (\underline{u}_s \to 0).

    Le circuit LCL est donc un filtre passe-bas, ce qui correspond à \underline{H}_1.

  • Circuit CLC :

    • À basse fréquence (\omega \to 0), les condensateurs C_1 et C_3 sont des circuits ouverts et l'inductance L_2 est un court-circuit à la masse : le signal ne passe pas (\underline{u}_s \to 0).
    • À haute fréquence (\omega \to +\infty), les condensateurs C_1 et C_3 sont des courts-circuits et L_2 est un circuit ouvert : \underline{u}_s = \underline{u}_e, le gain tend vers 1.

    Le circuit CLC est donc un filtre passe-haut, ce qui correspond à \underline{H}_2.

\boxed{\text{Le circuit LCL correspond au filtre } \underline{H}_1 \quad \text{et le circuit CLC correspond au filtre } \underline{H}_2.}

2. Attribution aux haut-parleurs

  • Le woofer reproduit les sons graves (basses fréquences) : il doit être alimenté par le filtre passe-bas, c'est-à-dire le circuit LCL (\underline{H}_1).
  • Le tweeter reproduit les sons aigus (hautes fréquences) : il doit être alimenté par le filtre passe-haut, c'est-à-dire le circuit CLC (\underline{H}_2).
\boxed{\text{Le woofer est alimenté par le circuit LCL et le tweeter par le circuit CLC.}}

3. Ordre maximal envisageable

Chacun des deux montages comprend trois composants réactifs indépendants capables de stocker de l'énergie (deux bobines et un condensateur pour LCL ; deux condensateurs et une bobine pour CLC). L'état électrique du réseau est donc décrit par trois variables d'état indépendantes, ce qui conduit à une fonction de transfert dont le dénominateur est un polynôme de degré 3 en j\omega.

\boxed{n_{\max} = 3}

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : filtre de butterworth, gain en amplitude

Exprimer et en déduire la condition pour laquelle un tel filtre vérifie la condition (1) qui en fait un filtre de Butterworth d'ordre 2.

Voir l'indice

Calculer le module au carré du dénominateur complexe sous la forme 1 + (\alpha^2 - 2)x^2 + x^4 et identifier la condition sur \alpha pour annuler le terme d'ordre intermédiaire.

Voir la stratégie
  1. Isoler la partie réelle et la partie imaginaire du dénominateur de \underline{B}_2(jx) pour en calculer le carré du module.
  2. Développer l'expression obtenue sous forme d'un polynôme en x^2.
  3. Identifier terme à terme avec la condition de Butterworth d'ordre 2 issue de l'équation (1), pour laquelle |\underline{H}_1|^2 = \frac{1}{1 + x^4}.
Voir la réponse courte

Calcul du module au carré du dénominateur 1 + (a^2 - 2b)x^2 + b^2 x^4 et identification des coefficients imposant l'annulation du terme en x^2.

Voir le corrigé complet

La fonction de transfert s'écrit en séparant parties réelle et imaginaire au dénominateur :

\underline{B}_2(jx) = \frac{1}{(1 - x^2) + j\alpha x}

Le carré du module est donc :

|\underline{B}_2(jx)|^2 = \frac{1}{|(1 - x^2) + j\alpha x|^2} = \frac{1}{(1 - x^2)^2 + (\alpha x)^2}

En développant le dénominateur :

(1 - x^2)^2 + \alpha^2 x^2 = 1 - 2x^2 + x^4 + \alpha^2 x^2 = 1 + (\alpha^2 - 2)x^2 + x^4

D'où l'expression recherchée :

\boxed{|\underline{B}_2|^2 = \frac{1}{1 + (\alpha^2 - 2)x^2 + x^4}}

Pour constituer un filtre de Butterworth d'ordre n = 2, la condition (1) impose :

|\underline{H}_1(\omega)|^2 = \frac{1}{1 + x^4}

Par identification pour tout x, le terme d'ordre 2 en x doit s'annuler identiquement :

\alpha^2 - 2 = 0

Le coefficient \alpha étant supposé réel et positif, on obtient la condition :

\boxed{\alpha = \sqrt{2}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : filtre de butterworth, fonction de transfert

Déterminer de même les coefficients qui font du filtre un filtre de Butterworth d'ordre 3.

Voir l'indice

Développer le carré du module du dénominateur du filtre d'ordre 3 et poser le système d'équations annulant simultanément les puissances intermédiaires x^2 et x^4.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le dénominateur de la fonction de transfert \underline{B}_3(jx) sous forme algébrique en séparant parties réelle et imaginaire.
  2. Calculer le carré de son module |\underline{B}_3(jx)|^2.
  3. Identifier avec la forme canonique de Butterworth d'ordre n=3, |\underline{B}_3(jx)|^2 = \frac{1}{1+x^6}, ce qui impose l'annulation des termes en x^2 et x^4.
  4. Résoudre le système obtenu pour les coefficients strictement positifs \alpha'_1 et \alpha'_2.
Voir la réponse courte

Développement du module au carré pour un ordre 3 et annulation des puissances intermédiaires de pulsation réduite.

Voir le corrigé complet

Le dénominateur de la fonction de transfert \underline{B}_3(jx) s'écrit :

\begin{aligned} \underline{D}_3(jx) &= 1 + \alpha'_1(jx) + \alpha'_2(jx)^2 - jx^3 \\ &= \left(1 - \alpha'_2 x^2\right) + j\left(\alpha'_1 x - x^3\right) \end{aligned}

Le carré du module de la fonction de transfert vaut alors :

\begin{aligned} |\underline{B}_3(jx)|^2 &= \frac{1}{\left(1 - \alpha'_2 x^2\right)^2 + \left(\alpha'_1 x - x^3\right)^2} \\ &= \frac{1}{1 - 2\alpha'_2 x^2 + (\alpha'_2)^2 x^4 + (\alpha'_1)^2 x^2 - 2\alpha'_1 x^4 + x^6} \\ &= \frac{1}{1 + \left[(\alpha'_1)^2 - 2\alpha'_2\right] x^2 + \left[(\alpha'_2)^2 - 2\alpha'_1\right] x^4 + x^6} \end{aligned}

Pour que ce filtre soit un filtre de Butterworth d'ordre n=3, son gain doit satisfaire la relation (1) :

|\underline{B}_3(jx)|^2 = \frac{1}{1 + x^6}

Par identification terme à terme, les coefficients des puissances intermédiaires x^2 et x^4 doivent être nuls :

\begin{cases} (\alpha'_1)^2 - 2\alpha'_2 = 0 \\ (\alpha'_2)^2 - 2\alpha'_1 = 0 \end{cases}

La première équation donne \alpha'_2 = \frac{1}{2}(\alpha'_1)^2. En injectant cette relation dans la seconde :

\frac{1}{4}(\alpha'_1)^4 - 2\alpha'_1 = 0 \iff \alpha'_1 \left( (\alpha'_1)^3 - 8 \right) = 0

Les coefficients étant strictement positifs par hypothèse, on en déduit :

\alpha'_1 = 2 \quad \text{puis} \quad \alpha'_2 = \frac{1}{2}\times 2^2 = 2
\boxed{\alpha'_1 = 2 \quad \text{et} \quad \alpha'_2 = 2}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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II.3 · Haut-parleurs et sélectivité fréquentielle - Décalage entre les deux haut-parleurs

Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : temps de propagation, arq

Justifier quantitativement que est toujours négligeable.

Voir l'indice

Calculer le retard temporel \Delta t_0 = \Delta\ell/c induit par une différence métrique de longueur de câble électrique et comparer cette valeur à la limite physiologique de 0{,}1\text{ ms}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le retard temporel \Delta t_0 introduit par une différence de longueur de câble \Delta \ell parcourue à une vitesse proche de c.
  2. Estimer un majorant raisonnable de la différence de longueur \Delta \ell pour une installation domestique.
  3. Comparer numériquement \Delta t_0 au seuil de décalage temporel toléré par l'oreille, fixé par le texte à \Delta t_{\text{max}} = 0{,}1\text{ ms}.
Voir la réponse courte

Calcul du temps de transit électromagnétique \ell/c \sim 10^{-8}\text{ s}, totalement négligeable devant la période acoustique minimale de 50\;\mu\text{s}.

Voir le corrigé complet

Le signal électrique issu de l'amplificateur se propage dans les conducteurs à une célérité de l'ordre de la célérité de la lumière dans le vide, soit c \simeq 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

Une éventuelle différence de longueur de câble \Delta \ell reliant l'amplificateur aux deux haut-parleurs (ou reliant le filtre répartiteur aux deux transducteurs d'une même enceinte) induit un retard temporel :

\Delta t_0 = \frac{\Delta \ell}{c}

Même en considérant une dissymétrie très importante dans le câblage, typiquement de l'ordre de \Delta \ell \sim 1\text{ m} (voire 10\text{ m} dans une très grande pièce) :

\begin{aligned} \Delta t_0 &\sim \frac{1}{3{,}00 \times 10^8} \approx 3{,}3 \times 10^{-9}\text{ s} = 3{,}3\text{ ns} \end{aligned}

Ce décalage temporel est à comparer au seuil de tolérance psycho-acoustique mentionné dans l'énoncé, \Delta t \sim 0{,}1\text{ ms} = 10^{-4}\text{ s} = 100\ \mu\text{s} :

\frac{\Delta t_0}{\Delta t} \sim \frac{3 \times 10^{-9}}{10^{-4}} \sim 3 \times 10^{-5} \ll 1
\boxed{\Delta t_0 \sim 3\text{ ns} \ll 0{,}1\text{ ms}}

Le retard \Delta t_0 introduit par la propagation dans les câbles est ainsi inférieur de plus de quatre ordres de grandeur au seuil de sensibilité de l'oreille : il est rigoureusement négligeable.

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Électronique numérique

Notions : temps de retard de groupe, déphasage

Établir une expression simple permettant d'estimer en fonction des grandeurs utiles parmi , et .

Voir l'indice

Identifier les dérivées de la phase spatio-temporelle par rapport à la pulsation comme des temps de retard de phase ou de groupe \tau = -\mathrm{d}\varphi/\mathrm{d}\omega pour chacune des voies.

Voir la stratégie
  1. Associer au déphasage \varphi(\omega) introduit par un filtre linéaire le temps de retard temporel correspondant. Pour un signal modulé ou un paquet d'ondes de pulsation voisine de \omega_0, ce retard correspond au temps de propagation de groupe (ou group delay) défini par \tau(\omega) = -\frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}\omega}.
  2. Exprimer les retards respectifs \tau_g et \tau_a des voies grave et aiguë à la pulsation \omega_0 à l'aide des dérivées \Upsilon_g et \Upsilon_a.
  3. En déduire le décalage temporel \Delta t_1 entre les deux voies.
Voir la réponse courte

Définition du temps de retard de groupe \tau_g = -\mathrm{d}\varphi/\mathrm{d}\omega et différence \Delta t_1 = \Upsilon_a - \Upsilon_g à la coupure.

Voir le corrigé complet

Un signal acoustique réel (parole, musique) n'est jamais une sinusoïde éternelle pure mais présente des modulations d'amplitude (enveloppe temporelle) et des transitoires. Lors de la traversée d'un filtre linéaire de fonction de transfert \underline{H}(\omega) = G(\omega)\,\mathrm{e}^{j\varphi(\omega)}, le retard temporel subi par l'enveloppe du signal autour d'une pulsation \omega est donné par le temps de retard de groupe :

\tau(\omega) = -\frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}\omega}

Au voisinage de la pulsation de transition \omega_0, les retards temporels imposés respectivement aux voies grave et aiguë sont donc :

\begin{aligned} \tau_g &= -\left.\frac{\mathrm{d}\varphi_g}{\mathrm{d}\omega}\right|_{\omega=\omega_0} = -\Upsilon_g \\ \tau_a &= -\left.\frac{\mathrm{d}\varphi_a}{\mathrm{d}\omega}\right|_{\omega=\omega_0} = -\Upsilon_a \end{aligned}

Le décalage temporel \Delta t_1 entre les deux haut-parleurs s'en déduit algébriquement :

\Delta t_1 = \tau_g - \tau_a = \Upsilon_a - \Upsilon_g \quad \text{(ou inversement } \Delta t_1 = \tau_a - \tau_g = \Upsilon_g - \Upsilon_a \text{)}

En valeur absolue, l'écart temporel s'écrit :

\boxed{|\Delta t_1| = \left|\Upsilon_a - \Upsilon_g\right|}

Résultat

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Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Python
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : fonction de transfert, impédance complexe

Expliquer le rôle de la fonction CalcH. Justifier au moyen d'un raisonnement électronique.

Voir l'indice

Reconnaître le calcul de la fonction de transfert globale d'un quadripôle en échelle modélisé par deux ponts diviseurs de tension successifs tenant compte de la charge d'aval.

Voir la stratégie
  1. Identifier la topologie commune des deux circuits de la figure 8 : une cellule en échelle constituée d'une impédance série Z_1, d'une impédance parallèle Z_2, d'une seconde impédance série Z_3 et de la résistance de charge R = R_b.
  2. Interpréter les variables intermédiaires du code (DT1, Y, DT2) à l'aide des théorèmes généraux de l'électrocinétique (pont diviseur de tension et impédances équivalentes).
Voir la réponse courte

Analyse de la fonction Python qui calcule la fonction de transfert complexe d'une cellule en échelle par pont diviseur ou impédances itérées.

Voir le corrigé complet

1. Rôle de la fonction CalcH

La fonction CalcH(Z1, Z2, Z3, R) calcule la fonction de transfert complexe \underline{H} = \frac{\underline{u}_s}{\underline{u}_e} d'un filtre passif en échelle du troisième ordre (structure en T ponté par une charge) fermé sur la résistance R, pour les deux filtres de la figure 8 :

  • pour le filtre passe-bas LCL : Z_1 = jL_1\omega, Z_2 = \frac{1}{jC_2\omega}, Z_3 = jL_3\omega ;
  • pour le filtre passe-haut CLC : Z_1 = \frac{1}{jC_1\omega}, Z_2 = jL_2\omega, Z_3 = \frac{1}{jC_3\omega}.

2. Justification par le raisonnement électronique

Notons \underline{u}_A la tension au nœud intermédiaire reliant les dipôles d'impédances Z_1, Z_2 et Z_3.

  • Premier diviseur de tension (sortie) : La branche aval est constituée de l'association en série du dipôle Z_3 et de la résistance de charge R. Par la formule du pont diviseur de tension :

    \underline{u}_s = \frac{R}{R + Z_3}\,\underline{u}_A = \frac{1}{1 + \frac{Z_3}{R}}\,\underline{u}_A

    On reconnaît l'expression de la ligne 2 :

    \text{\texttt{DT1}} = \frac{\underline{u}_s}{\underline{u}_A} = \frac{1}{1 + Z_3/R}
  • Admittance équivalente en aval du dipôle Z_1 : Vu depuis le nœud intermédiaire A vers la masse, deux branches sont montées en parallèle :

    • le dipôle Z_2, d'admittance Y_2 = \frac{1}{Z_2} ;
    • la branche formée par la mise en série de Z_3 et R, d'admittance Y_{3R} = \frac{1}{R + Z_3}.

    L'admittance totale équivalente connectée au nœud A est donc, conformément à la ligne 3 :

    Y = Y_2 + Y_{3R} = \frac{1}{Z_2} + \frac{1}{R + Z_3}
  • Second diviseur de tension (entrée) : L'impédance équivalente entre le nœud A et la masse est Z_{\text{eq}} = \frac{1}{Y}. La tension \underline{u}_A s'obtient alors par un second pont diviseur entre \underline{u}_e, le dipôle en série Z_1 et l'impédance équivalente Z_{\text{eq}} :

    \underline{u}_A = \frac{Z_{\text{eq}}}{Z_1 + Z_{\text{eq}}}\,\underline{u}_e = \frac{\frac{1}{Y}}{Z_1 + \frac{1}{Y}}\,\underline{u}_e = \frac{1}{1 + Z_1 Y}\,\underline{u}_e

    On retrouve ainsi la variable de la ligne 4 :

    \text{\texttt{DT2}} = \frac{\underline{u}_A}{\underline{u}_e} = \frac{1}{1 + Z_1 Y}
  • Fonction de transfert globale : Par produit en cascade, la transmittance globale s'écrit :

    \underline{H} = \frac{\underline{u}_s}{\underline{u}_e} = \frac{\underline{u}_s}{\underline{u}_A} \times \frac{\underline{u}_A}{\underline{u}_e} = \text{\texttt{DT1}} \times \text{\texttt{DT2}}

    ce qui justifie le résultat renvoyé par la ligne 5 (return DT1 * DT2).

\boxed{\text{\texttt{CalcH} calcule la fonction de transfert }\underline{H} = \frac{\underline{u}_s}{\underline{u}_e} = \text{\texttt{DT1}}\times\text{\texttt{DT2}}\text{ par deux diviseurs de tension avec effet de charge.}}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Python
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique ; Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : dérivation numérique, temps de retard de groupe

Expliquer le rôle de la fonction Oper dans le calcul de .

Voir l'indice

Analyser le code pour identifier une approximation numérique de la dérivée première \mathrm{d}y/\mathrm{d}x par différences finies centrées au centre et décentrées sur les bords du tableau.

Voir la stratégie
  1. Analyser les opérations mathématiques effectuées par la fonction Python Oper(x, y) sur les éléments des tableaux x et y.
  2. Identifier la méthode d'approximation numérique mise en jeu (différences finies).
  3. Relier cette opération à la définition physique du décalage temporel \Delta t_1, qui dépend des dérivées de la phase par rapport à la pulsation : \Upsilon = \frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}\omega}.
Voir la réponse courte

Explication de l'extraction de la phase par argument complexe et dérivation numérique discrète pour évaluer le temps de retard de groupe.

Voir le corrigé complet

La fonction Oper(x, y) prend en entrée deux tableaux x et y de même dimension n et renvoie un tableau r de taille n. Pour chaque indice k \in \{0, \dots, n-1\}, elle calcule le taux d'accroissement N / D :

  • Pour les points intérieurs (0 < k < n - 1) :

    r[k] = \frac{y[k+1] - y[k-1]}{x[k+1] - x[k-1]}

    Il s'agit d'une dérivation numérique par le schéma des différences finies centrées (d'ordre 2 pour un maillage régulier).

  • Pour le premier point (k = 0) :

    r[0] = \frac{y[1] - y[0]}{x[1] - x[0]}

    Il s'agit d'une formule de différence finie avant (d'ordre 1).

  • Pour le dernier point (k = n - 1) :

    r[n-1] = \frac{y[-1] - y[-2]}{x[-1] - x[-2]}

    Il s'agit d'une formule de différence finie arrière (d'ordre 1).

Ainsi, la fonction Oper(x, y) réalise l'approximation numérique de la dérivée de la grandeur y par rapport à la grandeur x :

\boxed{\texttt{Oper(x, y)} \approx \frac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}x}}

D'après la question Q25, le décalage temporel \Delta t_1 dépend directement des dérivées des phases des filtres par rapport à la pulsation :

\Upsilon = \frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}\omega} \quad \text{ou de façon équivalente} \quad \tau(f) = -\frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}\omega} = -\frac{1}{2\pi}\frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}f}

Une fois la phase \varphi obtenue pour chaque fréquence à l'aide de l'argument de la fonction de transfert (calculée par CalcH), l'appel Oper(omega, \varphi) permet de calculer numériquement le temps de groupe \tau(\omega) ou la quantité \Upsilon(\omega) pour chaque voie (grave et aiguë), et d'en déduire la courbe de \Delta t_1(f) représentée figure 11.

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : temps de retard de groupe, distorsion de phase

Proposer un commentaire de la figure tracée et conclure.

Voir l'indice

Relever l'amplitude maximale de l'écart temporel \Delta t_1 sur le graphe (de l'ordre de quelques dizaines de microsecondes) et la comparer au seuil de perception de 0{,}1\text{ ms}.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'allure de la courbe de la figure 11 selon les différentes zones spectrales (basses fréquences, zone de coupure f \approx f_0 = 1\text{ kHz}, hautes fréquences).
  2. Relever l'ordre de grandeur et les valeurs extrêmes de |\Delta t_1|.
  3. Conclure en comparant ces valeurs au critère fixé par l'énoncé (\Delta t < 0{,}1\text{ ms}).
Voir la réponse courte

Lecture de la courbe montrant un écart temporel maximal autour de la pulsation de coupure et comparaison à la sensibilité auditive humaine.

Voir le corrigé complet

La figure 11 représente le décalage temporel \Delta t_1 en microsecondes (\mu\text{s}) en fonction de la fréquence en échelle logarithmique.

1. Commentaire de la courbe :

  • Comportement asymptotique : Pour les très basses fréquences (f < 0{,}1\text{ kHz}) et les très hautes fréquences (f > 10\text{ kHz}), le décalage \Delta t_1 est quasi nul (|\Delta t_1| \lesssim 2\ \mu\text{s}). De surcroît, dans ces domaines, l'un des deux haut-parleurs est fortement atténué, de sorte que l'auditeur ne perçoit pratiquement que l'onde issue d'une seule voie.
  • Comportement autour de la zone de coupure (f \sim f_0 = 1\text{ kHz}) : C'est la zone cruciale où les deux haut-parleurs émettent simultanément des puissances acoustiques comparables. On y observe une variation rapide de \Delta t_1 qui oscille entre un minimum d'environ -20\ \mu\text{s} (vers 0{,}8\text{ kHz}) et un maximum d'environ +16\ \mu\text{s} (vers 1{,}5\text{ kHz}).

2. Conclusion : Sur l'ensemble du spectre audible, la valeur absolue du décalage temporel vérifie :

\boxed{|\Delta t_1| \le 20\ \mu\text{s} = 0{,}02\text{ ms}}

Cette valeur est cinq fois inférieure à la limite maximale tolérée mentionnée dans le sujet (\Delta t_{\text{seuil}} = 0{,}1\text{ ms} = 100\ \mu\text{s}).

On en conclut que le décalage temporel \Delta t_1 introduit par les filtres de Butterworth (même en présence de tolérances de fabrication de l'ordre de 5\,\% sur les composants) est totalement négligeable et inaudible pour l'oreille humaine.

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : retard de propagation, célérité acoustique

Estimer une valeur maximale pour et conclure.

Voir l'indice

Exprimer la différence de marche acoustique entre les deux haut-parleurs pour un auditeur désaxé à l'aide d'un développement géométrique au premier ordre, puis convertir en décalage temporel \Delta t_2 = \Delta d/c_a.

Voir la stratégie
  1. Modéliser la géométrie du problème : les deux haut-parleurs (grave et aigu) sont séparés d'une distance d = 50\text{ cm} = 0{,}50\text{ m}. L'auditeur se situe à une distance D = 5\text{ m} face à eux, avec un décalage latéral maximal y = 1\text{ m}.
  2. Exprimer la différence de marche \Delta L entre les ondes acoustiques émises par les deux transducteurs et parvenant à l'auditeur, puis en déduire le décalage temporel \Delta t_2 = \frac{\Delta L}{c_a}.
  3. Comparer \Delta t_2 aux décalages \Delta t_0 et \Delta t_1 trouvés précédemment, ainsi qu'au seuil de perceptibilité de 0{,}1\text{ ms}, pour conclure sur la cause principale du décalage temporel.
Voir la réponse courte

Calcul du décalage de propagation lié à l'écart géométrique des centres émissifs \Delta d/c_a et alignement spatial préconisé pour l'annuler.

Voir le corrigé complet

Soient G et A les positions respectives des haut-parleurs grave et aigu, situés sur un axe (Oy) aux coordonnées y_G = -d/2 et y_A = +d/2, avec d = 0{,}50\text{ m}.
L'auditeur M est situé dans le plan (xOy) aux coordonnées (x = D, y) avec D = 5\text{ m} et un décalage latéral maximal y = 1\text{ m}.

Les distances de chaque transducteur à l'auditeur s'écrivent :

\begin{aligned} d_G &= \sqrt{D^2 + \left(y + \frac{d}{2}\right)^2} = D \sqrt{1 + \left(\frac{y + d/2}{D}\right)^2} \\ d_A &= \sqrt{D^2 + \left(y - \frac{d}{2}\right)^2} = D \sqrt{1 + \left(\frac{y - d/2}{D}\right)^2} \end{aligned}

Comme y \pm \frac{d}{2} \ll D (puisque \frac{1{,}25}{5} = 0{,}25 \ll 1), on peut effectuer un développement limité au premier ordre non nul :

d_G \simeq D + \frac{(y + d/2)^2}{2D} \quad \text{et} \quad d_A \simeq D + \frac{(y - d/2)^2}{2D}

La différence de marche acoustique \Delta L = d_G - d_A vaut donc :

\Delta L \simeq \frac{(y + d/2)^2 - (y - d/2)^2}{2D} = \frac{y\,d}{D}

Le calcul direct sans approximation donne :

\begin{aligned} d_G &= \sqrt{5^2 + 1{,}25^2} = \sqrt{26{,}5625} \simeq 5{,}154\text{ m} \\ d_A &= \sqrt{5^2 + 0{,}75^2} = \sqrt{25{,}5625} \simeq 5{,}056\text{ m} \end{aligned}

soit une différence de parcours :

\Delta L = 5{,}154 - 5{,}056 \simeq 0{,}098\text{ m} \simeq 10\text{ cm}

(le développement limité fournissait \frac{1 \times 0{,}50}{5} = 0{,}10\text{ m}, ce qui est tout à fait cohérent).

Le décalage temporel associé est alors :

\Delta t_2 = \frac{\Delta L}{c_a}

Application numérique avec c_a \simeq 345\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

\Delta t_2 \simeq \frac{0{,}098}{345} \simeq 2{,}8 \times 10^{-4}\text{ s} \simeq 0{,}28\text{ ms}
\boxed{\Delta t_{2,\max} \approx 0{,}3\text{ ms}}

Conclusion générale sur les trois causes étudiées :

  • La propagation dans les câbles introduit un décalage \Delta t_0 \sim 3\text{ ns}, totalement négligeable.
  • Les filtres de Butterworth introduisent un retard différentiel maximal |\Delta t_1| \le 20\ \mu\text{s} = 0{,}02\text{ ms}, bien inférieur au seuil de 0{,}1\text{ ms}.
  • En revanche, le décalage spatial de l'auditeur introduit un retard \Delta t_2 \approx 0{,}3\text{ ms}, qui est supérieur au seuil de tolérance de 0{,}1\text{ ms} et domine de plus d'un ordre de grandeur les autres effets.

C'est donc le positionnement spatial de l'auditeur par rapport aux enceintes qui constitue la cause déterminante du décalage temporel entre les voies grave et aiguë. Pour une écoute fidèle, l'auditeur doit impérativement se situer dans le plan médian des deux transducteurs (position d'écoute dite « sweet spot »).

Résultat

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Partie C : Enregistrer le son : les disques vinyle

I · Chimie et matériaux employés pour les disques vinyle

Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique

Notions : fraction massique, masse molaire

Calculer la proportion en masse du chlore dans le PVC.

Voir l'indice

Calculer la masse molaire du monomère de chlorure de vinyle \mathrm{CH_2CHCl} et rapporter la masse molaire de l'atome de chlore à cette masse molaire totale.

Voir la stratégie
  1. Identifier la formule brute du motif de répétition du polychlorure de vinyle (PVC).
  2. Calculer la masse molaire de ce motif élémentaire à partir des données de l'énoncé.
  3. En déduire la fraction massique en chlore, indépendante du degré de polymérisation n.
Voir la réponse courte

Calcul du rapport M(\text{Cl}) / M(\text{motif C}_2\text{H}_3\text{Cl}) avec M = 62{,}5\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, soit environ 56{,}7\,\%.

Voir le corrigé complet

Le polychlorure de vinyle (PVC) est un polymère de formule chimique (\mathrm{CH}_2\mathrm{CHCl})_n. Le motif élémentaire (monomère constitutif) possède la formule brute \mathrm{C}_2\mathrm{H}_3\mathrm{Cl}.

Sa masse molaire s'exprime par :

\begin{aligned} M_{\text{motif}} &= 2\,\mathcal{M}_{\mathrm{C}} + 3\,\mathcal{M}_{\mathrm{H}} + \mathcal{M}_{\mathrm{Cl}} \\ M_{\text{motif}} &= 2 \times 12{,}0 + 3 \times 1{,}0 + 35{,}5 = 62{,}5\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

Chaque motif comporte un atome de chlore de masse molaire \mathcal{M}_{\mathrm{Cl}} = 35{,}5\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}. La proportion massique (ou fraction massique) w(\mathrm{Cl}) du chlore dans le PVC s'obtient par le rapport :

\begin{aligned} w(\mathrm{Cl}) &= \frac{\mathcal{M}_{\mathrm{Cl}}}{M_{\text{motif}}} = \frac{35{,}5}{62{,}5} = 0{,}568 \end{aligned}
\boxed{w(\mathrm{Cl}) = 56{,}8\,\%}

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Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : activité chimique, quotient de réaction

Exprimer les activités des espèces présentes dans le réacteur. Conclure sur l'évolution du système siège de la réaction (1).

Voir l'indice

Associer une activité égale à 1 aux deux phases condensées pures (solide et liquide), en déduire le quotient de réaction Q_r = 1 et comparer sa valeur à la constante d'équilibre K_1^\circ.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature physico-chimique de chaque phase présente dans le milieu réactionnel pour en déduire les activités correspondantes.
  2. Exprimer le quotient de réaction Q_r associé à la réaction de polymérisation (1).
  3. Comparer Q_r à la constante thermodynamique d'équilibre K_1^\circ pour déterminer le sens d'évolution spontanée et discuter de l'état final.
Voir la réponse courte

Définition des activités des espèces solides, liquides ou gazeuses, calcul du quotient de réaction et comparaison à la constante d'équilibre.

Voir le corrigé complet

L'énoncé précise que le chlorure de vinyle est un corps pur liquide dans sa propre phase et que le polychlorure de vinyle (PVC) est un solide pur, insoluble dans le monomère liquide. Par définition de l'état standard des phases condensées pures :

\boxed{a(\mathrm{CH_2CHCl}) = 1 \quad \text{et} \quad a\big((\mathrm{CH_2CHCl})_n\big) = 1}

Le quotient de réaction Q_r associé à l'équation de polymérisation n\,\mathrm{CH_2CHCl} = (\mathrm{CH_2CHCl})_n s'écrit alors :

Q_r = \frac{a\big((\mathrm{CH_2CHCl})_n\big)}{\big(a(\mathrm{CH_2CHCl})\big)^n} = \frac{1}{1^n} = 1

À la température de travail (T = 75\ ^\circ\mathrm{C}), l'énoncé indique que K_1^\circ > 1. On a donc :

Q_r < K_1^\circ

D'après le critère d'évolution spontanée, le système évolue dans le sens direct (sens 1, synthèse du PVC).

Comme les deux espèces forment des phases pures distinctes non miscibles, leurs activités demeurent rigoureusement égales à 1 tant que le réactif est présent : le quotient de réaction Q_r reste fixé à la valeur 1 et ne peut jamais atteindre K_1^\circ.

\boxed{\text{La transformation est thermodynamiquement totale : le chlorure de vinyle est intégralement consommé.}}

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Question déjà tombée ailleurs

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : nombre d'oxydation

Préciser le nombre d'oxydation de chaque atome dans les espèces , et .

Voir l'indice

Appliquer les règles conventionnelles de détermination des degrés d'oxydation : charge de l'ion pour \mathrm{Pd}^{2+}, corps pur élémentaire pour \mathrm{Pd}, et affecter -\mathrm{II} à l'oxygène dans \mathrm{CO}_2.

Voir la réponse courte

Attribution des nombres d'oxydation : +II pour \mathrm{Pd}^{2+}, 0 pour \mathrm{Pd}, +IV pour \mathrm{C} et -II pour \mathrm{O} dans \mathrm{CO}_2.

Voir le corrigé complet

Pour déterminer le nombre d'oxydation (n.o.) de chaque atome, on applique les règles usuelles :

  • Dans le cation monoatomique \mathrm{Pd^{2+}} :
    Le nombre d'oxydation de l'élément est égal à la charge algébrique de l'ion :

    \boxed{\mathrm{n.o.}(\mathrm{Pd}) = +\mathrm{II}}
  • Dans le palladium métallique \mathrm{Pd} :
    Il s'agit d'un corps pur simple. Le degré d'oxydation de chaque atome est donc nul :

    \boxed{\mathrm{n.o.}(\mathrm{Pd}) = 0}
  • Dans la molécule de dioxyde de carbone \mathrm{CO_2} :
    L'oxygène étant plus électronégatif que le carbone, son nombre d'oxydation prend sa valeur usuelle dans les oxydes :

    \boxed{\mathrm{n.o.}(\mathrm{O}) = -\mathrm{II}}

    La molécule étant électriquement neutre, la somme des nombres d'oxydation est nulle :

    \mathrm{n.o.}(\mathrm{C}) + 2\,\mathrm{n.o.}(\mathrm{O}) = 0 \iff \mathrm{n.o.}(\mathrm{C}) + 2 \times (-\mathrm{II}) = 0

    D'où :

    \boxed{\mathrm{n.o.}(\mathrm{C}) = +\mathrm{IV}}

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : équation rédox, constante d'équilibre

Écrire les demi-équations rédox relatives aux couples du palladium et de l'acide méthanoïque . En déduire l'équation-bilan (2) de la réaction de production du palladium. Calculer la constante thermodynamique d'équilibre associée à . Conclure.

Voir l'indice

Écrire les deux demi-équations d'oxydoréduction associées à deux électrons échangés, combiner pour former la réaction bilan et appliquer la relation de Nernst reliant \log_{10} K_2^\circ à l'écart des potentiels standard.

Voir la stratégie
  1. Écrire les demi-équations électroniques associées aux deux couples d'après les nombres d'oxydation établis en Q32, en ajustant les éléments hydrogène et oxygène à l'aide de \mathrm{H}^+ et \mathrm{H_2O}.
  2. Combiner ces demi-équations de façon à faire apparaître le palladium métallique \mathrm{Pd(s)} parmi les produits pour obtenir l'équation-bilan (2).
  3. Exprimer la constante thermodynamique d'équilibre K_2^\circ à partir de la différence des potentiels standard et du nombre d'électrons échangés n, puis effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Écriture des demi-équations d'oxydoréduction, bilan global et formule de Nernst à l'équilibre pour relier \log K^\circ à l'écart de potentiel standard.

Voir le corrigé complet

Les demi-équations rédox s'écrivent, en convention de réduction :

  • Pour le couple \mathrm{Pd^{2+}(aq)/Pd(s)} :

    \mathrm{Pd^{2+}(aq)} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Pd(s)}
  • Pour le couple \mathrm{CO_2(gaz)/HCO_2H(aq)} :

    \mathrm{CO_2(gaz)} + 2\,\mathrm{H^+(aq)} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{HCO_2H(aq)}

La réaction de production du palladium correspond à la réduction des ions palladium(II) par l'acide méthanoïque. En combinant les deux demi-équations, on obtient l'équation-bilan (2) :

\boxed{\mathrm{Pd^{2+}(aq)} + \mathrm{HCO_2H(aq)} = \mathrm{Pd(s)} + \mathrm{CO_2(gaz)} + 2\,\mathrm{H^+(aq)}}

Cette réaction met en jeu l'échange de n = 2 électrons. À l'équilibre à 25\;^{\circ}\mathrm{C}, l'égalité des potentiels rédox ou la relation entre enthalpie libre standard de réaction et constante d'équilibre conduit à :

\begin{aligned} \Delta_r G^\circ &= -n\mathcal{F}(E_P^\circ - E_M^\circ) = -RT\ln K_2^\circ \\ \log_{10} K_2^\circ &= \frac{n(E_P^\circ - E_M^\circ)}{\dfrac{RT}{\mathcal{F}}\ln(10)} \end{aligned}

D'après les données de l'énoncé, \dfrac{RT}{e\mathcal{N}_{\mathrm{A}}}\ln(10) = \dfrac{RT}{\mathcal{F}}\ln(10) = 0{,}06\text{ V} à 25\;^{\circ}\mathrm{C}, E_P^\circ = 0{,}99\text{ V} et E_M^\circ = -0{,}20\text{ V}. On en déduit :

\begin{aligned} \log_{10} K_2^\circ &= \frac{2 \times (0{,}99 - (-0{,}20))}{0{,}06} = \frac{2 \times 1{,}19}{0{,}06} = \frac{119}{3} \approx 39{,}67 \end{aligned}

d'où :

\boxed{K_2^\circ = 10^{\frac{119}{3}} \approx 4{,}7 \times 10^{39}}

Puisque K_2^\circ \gg 10^4 (et \Delta E^\circ = 1{,}19\text{ V} > 0), la réaction de réduction du palladium(II) par l'acide méthanoïque est thermodynamiquement quasi-totale (quantitative) à 25\;^{\circ}\mathrm{C}. L'acide méthanoïque permet ainsi une récupération quantitative du palladium métallique.

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
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Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : règle du gamma, potentiel standard apparent

Déterminer si le palladium métallique peut être oxydé par une solution concentrée d'acide chlorhydrique (acide fort). Déterminer également s'il peut être oxydé en milieu neutre () par le dioxygène de l'air.

Voir l'indice

Comparer le potentiel standard de réduction du couple \mathrm{Pd}^{2+}/\mathrm{Pd} aux potentiels standard ou effectifs d'oxydation de l'ion \mathrm{H}^+ et du dioxygène dissous à \mathrm{pH}=7.

Voir la stratégie

Une espèce oxydante peut oxyder spontanément un réducteur si le potentiel d'oxydoréduction du couple de l'oxydant est supérieur à celui du couple du réducteur :

E(\text{oxydant}) > E(\text{réducteur}).

Pour chaque situation, on exprime les potentiels d'électrode à l'aide de la formule de Nernst à 25\;{}^\circ\text{C} et on les compare.

Voir la réponse courte

Comparaison des potentiels standard et apparents de Nernst : HCl n'oxyde pas Pd, mais le dioxygène dissous à pH 7 peut l'oxyder.

Voir le corrigé complet

1. Action d'une solution concentrée d'acide chlorhydrique :

Dans une solution d'acide chlorhydrique (acide fort totalement dissocié), l'oxydant présent est l'ion oxonium \mathrm{H}^+(\mathrm{aq}), appartenant au couple \mathrm{H}^+(\mathrm{aq})/\mathrm{H}_2(\mathrm{gaz}) de demi-équation :

2\,\mathrm{H}^+(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_2(\mathrm{gaz}).

Le potentiel de ce couple s'exprime, sous une pression partielle p(\mathrm{H}_2) = 1\text{ bar} et avec la constante de Nernst égale à 0{,}06\text{ V} :

E(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) = E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{H}^+]^2}{(C^\circ)^2}\right) = -0{,}06\,\mathrm{pH}.

Pour une solution concentrée d'acide chlorhydrique, \mathrm{pH} \le 0 (par exemple pour une solution à 10\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, \mathrm{pH} \approx -1, d'où E \approx +0{,}06\text{ V}).

Pour le couple \mathrm{Pd}^{2+}(\mathrm{aq})/\mathrm{Pd}(\mathrm{s}), le potentiel standard vaut :

E_P^\circ = 0{,}99\text{ V}.

Même en milieu très acide, on a :

E(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) \ll E_P^\circ.
\boxed{\text{Le palladium métallique ne peut pas être oxydé par une solution concentrée d'acide chlorhydrique.}}

2. Action du dioxygène de l'air en milieu neutre (\mathrm{pH} = 7) :

Le dioxygène de l'air est l'oxydant du couple \mathrm{O}_2(\mathrm{gaz})/\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\ell) :

\mathrm{O}_2(\mathrm{gaz}) + 4\,\mathrm{H}^+(\mathrm{aq}) + 4\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\ell).

Son potentiel s'écrit :

\begin{aligned} E(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) &= E_O^\circ + \frac{0{,}06}{4}\log\left(\frac{p(\mathrm{O}_2)}{p^\circ}\cdot\left(\frac{[\mathrm{H}^+]}{C^\circ}\right)^4\right) \\ &= E_O^\circ - 0{,}06\,\mathrm{pH} + \frac{0{,}06}{4}\log\left(\frac{p(\mathrm{O}_2)}{p^\circ}\right). \end{aligned}

Dans l'air, la pression partielle de dioxygène est p(\mathrm{O}_2) \approx 0{,}2\text{ bar}. À \mathrm{pH} = 7 et 25\;{}^\circ\text{C} :

E(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) = 1{,}23 - 0{,}06 \times 7 + 0{,}015\log(0{,}2) \approx 1{,}23 - 0{,}42 - 0{,}01 = 0{,}80\text{ V}

(ou 0{,}81\text{ V} sous pression standard de 1\text{ bar}).

Dans les conditions standard, E_P^\circ = 0{,}99\text{ V} > E(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}). De plus, même à l'état de traces de palladium dissous au seuil usuel de corrosion ([\mathrm{Pd}^{2+}] = 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}) :

E(\mathrm{Pd}^{2+}/\mathrm{Pd}) = E_P^\circ + \frac{0{,}06}{2}\log(10^{-6}) = 0{,}99 - 0{,}18 = 0{,}81\text{ V} \ge E(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}).

Comme E(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) < E(\mathrm{Pd}^{2+}/\mathrm{Pd}), la réaction d'oxydation est thermodynamiquement défavorable.

\boxed{\text{Le palladium métallique ne peut pas être oxydé par le dioxygène de l'air à }\mathrm{pH} = 7.}

Résultat

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : diagramme de distribution, constante d'acidité

Parmi les deux courbes (en traits plein et en pointillés), identifier celle qui correspond à chacune des deux formes et ; justifier. En déduire la valeur de .

Voir l'indice

Associer la courbe prédominante à bas \mathrm{pH} à la forme acide conjuguée et relever le \mathrm{p}K_a à l'abscisse du point d'intersection où les concentrations des deux formes sont égales.

Voir la stratégie
  1. Utiliser le comportement asymptotique à bas \mathrm{pH} pour identifier chaque forme du couple acide-base.
  2. Exploiter le point d'intersection des deux courbes où les pourcentages des deux formes sont égaux afin de relier le \mathrm{pH} au \mathrm{p}K_a, puis calculer K_a.
Voir la réponse courte

Décroissance de la forme acide et croissance de la base conjuguée avec le pH ; croisement à 50\,\% donnant immédiatement \mathrm{p}K_a \approx 3{,}75.

Voir le corrigé complet

L'équilibre acido-basique considéré est régi par la constante d'acidité :

K_a = \frac{[\mathrm{H}^+][\mathrm{HCO_2^-}]}{[\mathrm{HCO_2H}]} \quad \iff \quad \mathrm{pH} = \mathrm{p}K_a + \log\left(\frac{[\mathrm{HCO_2^-}]}{[\mathrm{HCO_2H}]}\right)

Identification des courbes :

  • Lorsque \mathrm{pH} \to 0 (milieu très acide), la forme acide \mathrm{HCO_2H} est très largement prédominante, son pourcentage tend vers 100\,\%, tandis que celui de sa base conjuguée \mathrm{HCO_2^-} tend vers 0\,\%.
  • Réciproquement, à \mathrm{pH} élevé (\mathrm{pH} \gg \mathrm{p}K_a), la forme basique \mathrm{HCO_2^-} devient prédominante et son pourcentage tend vers 100\,\%.

Par conséquent :

  • la courbe en trait plein correspond à l'acide méthanoïque \mathbf{HCO_2H(aq)} ;
  • la courbe en pointillés correspond à l'ion méthanoate \mathbf{HCO_2^-(aq)}.

Détermination de K_a : À l'intersection des deux courbes, les deux espèces sont en proportions égales (50\,\%) :

[\mathrm{HCO_2H}] = [\mathrm{HCO_2^-}] \implies \mathrm{pH} = \mathrm{p}K_a

L'axe des abscisses de la figure 12 comporte 7 subdivisions régulières entre 0 et 7, soit une division par unité de \mathrm{pH}. Le point de croisement se situe entre \mathrm{pH} = 3 et \mathrm{pH} = 4, plus proche de 4 : on lit graphiquement

\mathrm{p}K_a \simeq 3{,}75 \pm 0{,}05

On en déduit la valeur de la constante d'acidité :

K_a = 10^{-\mathrm{p}K_a} \simeq 10^{-3{,}75} \simeq 1{,}8 \times 10^{-4}

(Une lecture à \mathrm{p}K_a \simeq 3{,}8 conduit de manière équivalente à K_a \simeq 1{,}6 \times 10^{-4}).

\boxed{\text{Trait plein : } \mathrm{HCO_2H(aq)}, \quad \text{Pointillés : } \mathrm{HCO_2^-(aq)}, \quad \mathrm{p}K_a \simeq 3{,}75 \quad (K_a \simeq 1{,}8 \times 10^{-4})}

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : protocole de préparation, verrerie

Proposer les phases opératoires et les quantités à utiliser pour préparer cette solution.

Voir l'indice

Calculer la quantité de matière requise, en déduire la masse puis le volume d'acide méthanoïque pur à prélever à la pipette jaugée avant dilution dans une fiole jaugée de 100 mL.

Voir la stratégie
  1. Calculer la quantité de matière d'acide méthanoïque nécessaire pour préparer le volume V = 100\text{ mL}, puis en déduire la masse m et le volume V_0 d'acide pur à prélever à partir de sa masse volumique \rho.
  2. Proposer un protocole expérimental précis (verrerie, sécurité, étapes de dilution et d'ajustement au trait de jauge).
Voir la réponse courte

Description des étapes de prélèvement à la pipette jaugée, dilution en fiole jaugée et règles de sécurité usuelles pour manipuler l'acide.

Voir le corrigé complet

1. Calcul des grandeurs à prélever

La masse molaire de l'acide méthanoïque \mathrm{HCO_2H} vaut :

\mathcal{M} = \mathcal{M}_{\mathrm{C}} + 2\,\mathcal{M}_{\mathrm{H}} + 2\,\mathcal{M}_{\mathrm{O}} = 12{,}0 + 2 \times 1{,}0 + 2 \times 16{,}0 = 46{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

La quantité de matière d'acide requise pour préparer un volume V = 100\text{ mL} = 0{,}100\text{ L} de solution à la concentration C = 0{,}13\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} est :

n = C\,V = 0{,}13 \times 0{,}100 = 1{,}3 \times 10^{-2}\text{ mol}

La masse correspondante d'acide méthanoïque pur est :

m = n\,\mathcal{M} = 1{,}3 \times 10^{-2} \times 46{,}0 = 0{,}598\text{ g} \simeq 0{,}60\text{ g}

Sachant que la masse volumique de l'acide pur est \rho = 1{,}22\text{ kg}\cdot\text{L}^{-1} = 1{,}22\text{ g}\cdot\text{mL}^{-1}, le volume V_0 à prélever est :

V_0 = \frac{m}{\rho} = \frac{C\,V\,\mathcal{M}}{\rho} = \frac{0{,}598}{1{,}22} \simeq 0{,}49\text{ mL} \quad (\text{soit } 490\ \mu\text{L})
\boxed{V_0 \simeq 0{,}49\text{ mL} \quad (\text{ou } m \simeq 0{,}60\text{ g})}

2. Phases opératoires

  • Consignes de sécurité : l'acide méthanoïque pur est volatil et très corrosif. La manipulation se fait obligatoirement sous hotte aspirante ventilée, avec le port d'une blouse, de lunettes de protection et de gants adaptés.
  • Introduction du solvant : introduire au préalable environ 40\text{ à }50\text{ mL} d'eau purifiée dans une fiole jaugée de 100\text{ mL} propre et sèche (ou rincée à l'eau purifiée), afin d'éviter les projections corrosives lors de la dilution (toujours verser l'acide dans l'eau).
  • Prélèvement :

    • soit prélever V_0 = 490\ \mu\text{L} d'acide pur à l'aide d'une micropipette de précision munie d'un cône propre ;
    • soit peser précisément m = 0{,}60\text{ g} d'acide pur dans un petit bécher sur une balance de précision sous hotte.
  • Ajout et homogénéisation : introduire l'acide dans la fiole jaugée (en rinçant soigneusement les parois de l'entonnoir ou du récipient de pesée à l'eau purifiée).
  • Mise au trait de jauge : compléter avec de l'eau purifiée jusqu'à un centimètre en dessous du trait de jauge, puis ajuster au ménisque goutte à goutte à l'aide d'une pipette Pasteur (le bas du ménisque doit affleurer le trait de jauge).
  • Homogénéisation finale : boucher la fiole jaugée et la retourner à plusieurs reprises pour homogénéiser la solution.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
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Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : réaction prépondérante, calcul de ph

Écrire l'équation-bilan de la réaction qui se produit lors de cette préparation, puis calculer les concentrations des espèces , , dans la solution et son .

Voir l'indice

Écrire la réaction de dissociation acido-basique dans l'eau, poser la loi d'action de masse et déterminer les concentrations d'équilibre en vérifiant l'hypothèse de faible dissociation de l'acide.

Voir la stratégie
  1. Écrire la réaction de dissociation de l'acide méthanoïque dans l'eau.
  2. Dresser le bilan des espèces à l'équilibre en fonction de la concentration initiale C et de l'avancement volumique h = [\mathrm{H^+}].
  3. Résoudre l'équation d'action de masse associée à K_a (déterminée à la question Q35) en vérifiant la validité de l'approximation de faible dissociation, puis en déduire les concentrations et le \mathrm{pH}.
Voir la réponse courte

Résolution de l'équilibre acido-basique dans l'eau par tableau d'avancement pour déterminer l'état final et le pH de la solution obtenue.

Voir le corrigé complet

Lors de la mise en solution dans l'eau, l'acide méthanoïque réagit selon la réaction acido-basique :

\mathrm{HCO_2H(aq)} + \mathrm{H_2O(\ell)} = \mathrm{HCO_2^-(aq)} + \mathrm{H_3O^+(aq)}

(notée également de façon équivalente dans l'énoncé : \mathrm{HCO_2H(aq)} = \mathrm{HCO_2^-(aq)} + \mathrm{H^+(aq)}).

À l'état initial, la concentration introduite est C = 0{,}13\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. En négligeant l'autoprotolyse de l'eau (le milieu étant nettement acide), les concentrations à l'équilibre s'écrivent :

\begin{aligned} [\mathrm{H^+}] &= [\mathrm{HCO_2^-}] = h \\ [\mathrm{HCO_2H}] &= C - h \end{aligned}

La constante d'acidité s'exprime par :

K_a = \frac{[\mathrm{HCO_2^-}][\mathrm{H^+}]}{[\mathrm{HCO_2H}]\,c^\circ} = \frac{h^2}{C - h}

avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

En supposant l'acide peu dissocié (h \ll C), on a C - h \approx C, d'où :

h \approx \sqrt{K_a C}

Avec K_a \simeq 1{,}8 \times 10^{-4} (d'après la question Q35) et C = 0{,}13\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :

h = \sqrt{1{,}8 \times 10^{-4} \times 0{,}13} \simeq 4{,}8 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

Vérifions les hypothèses :

  • Taux de dissociation : \frac{h}{C} = \frac{4{,}8 \times 10^{-3}}{0{,}13} \simeq 3{,}7\,\% < 5\,\%, l'approximation de faible dissociation est bien vérifiée (la résolution exacte du trinôme h^2 + K_a h - K_a C = 0 donne h \simeq 4{,}7 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, soit un écart relatif inférieur à 2\,\%).
  • Autoprotolyse de l'eau : [\mathrm{OH^-}] = \frac{K_e}{h} \approx 2 \times 10^{-12}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \ll h, largement négligeable.

On en déduit les concentrations à l'équilibre :

\begin{aligned} [\mathrm{H^+}] &= 4{,}8 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \\ [\mathrm{HCO_2^-}] &= 4{,}8 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \\ [\mathrm{HCO_2H}] &= C - h \simeq 0{,}13 - 0{,}0048 = 0{,}125\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \simeq 0{,}13\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}

Le \mathrm{pH} de la solution vaut :

\mathrm{pH} = -\log_{10}\left(\frac{h}{c^\circ}\right) = -\log_{10}(4{,}8 \times 10^{-3}) \simeq 2{,}3
\boxed{ \begin{aligned} &[\mathrm{H^+}] = [\mathrm{HCO_2^-}] \simeq 4{,}8 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \\ &[\mathrm{HCO_2H}] \simeq 0{,}13\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \\ &\mathrm{pH} \simeq 2{,}3 \end{aligned} }

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Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Description d'un système thermodynamique

Notions : pression de vapeur saturante, formule de clapeyron

Déterminer pour quelles températures l'odeur caractéristique de l'acide méthanoïque est sensible au-dessus d'un récipient contenant l'acide liquide pur avec un odorat moyen.

Voir l'indice

Exprimer l'activité du gaz au moyen de sa pression partielle, écrire la condition d'équilibre liquide-vapeur et résoudre l'inéquation en température déduite de l'expression de \log_{10}(K_4^\circ).

Voir la réponse courte

Détermination de la pression partielle d'acide via la pression de vapeur saturante P_{\text{sat}}(T) et comparaison au seuil de détection olfactive.

Voir le corrigé complet

Considérons l'équilibre hétérogène de vaporisation de l'acide méthanoïque liquide pur (réaction (4)) :

\mathrm{HCO_2H(liq)} = \mathrm{HCO_2H(gaz)}

Les activités des constituants s'écrivent :

  • pour l'acide méthanoïque liquide pur, constituant seul dans sa phase condensée : a\big(\mathrm{HCO_2H(liq)}\big) = 1 ;
  • pour l'acide méthanoïque gazeux, assimilé à un gaz parfait de pression partielle p : a\big(\mathrm{HCO_2H(gaz)}\big) = \dfrac{p}{P^\circ}, avec P^\circ = 1\text{ bar}.

À l'équilibre physico-chimique entre le liquide pur et sa vapeur à la température T, le quotient de réaction est égal à la constante d'équilibre K_4^\circ(T), de sorte que la pression de vapeur saturante p_{\text{sat}} vérifie :

K_4^\circ(T) = \frac{p_{\text{sat}}}{P^\circ}

L'odeur de l'acide méthanoïque est perceptible par un individu d'odorat moyen dès lors que la pression partielle p de vapeur au-dessus du liquide atteint ou dépasse le seuil de sensibilité p_{\min} = 10^{-4}\text{ bar}. Au voisinage de la surface libre, la pression partielle maximale possible est la pression de vapeur saturante p_{\text{sat}}. La condition de sensibilité s'écrit donc :

p_{\text{sat}} \ge p_{\min} \iff K_4^\circ(T) \ge \frac{p_{\min}}{P^\circ}

En prenant le logarithme décimal :

\log_{10}\big(K_4^\circ(T)\big) \ge \log_{10}\left(\frac{p_{\min}}{P^\circ}\right) = \log_{10}(10^{-4}) = -4

En injectant l'expression de la constante d'équilibre fournie :

\begin{aligned} \alpha - \frac{\Theta}{T} &\ge -4 \\ \frac{\Theta}{T} &\le \alpha + 4 \\ T &\ge \frac{\Theta}{\alpha + 4} \end{aligned}

Application numérique : avec \alpha = 14{,}1 et \Theta = 5{,}60 \times 10^3\text{ K} :

T \ge \frac{5{,}60 \times 10^3}{14{,}1 + 4} = \frac{5{,}60 \times 10^3}{18{,}1} \approx 309{,}4\text{ K}

En degrés Celsius, avec T(\text{K}) = \theta(^\circ\text{C}) + 273 :

\theta \ge 309{,}4 - 273 = 36{,}4\,^\circ\text{C}
\boxed{T \ge 309\text{ K} \quad \text{soit} \quad \theta \ge 36\,^\circ\text{C}}

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II · Enregistrement du son sur un disque vinyle

Question 39

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : cinématique du point, vitesse angulaire

Obtenir, en fonction de , , et de la vitesse angulaire de rotation du disque, une estimation de la longueur totale du sillon et de la distance qui sépare deux passages adjacents du sillon (figure 13). Calculer numériquement et .

Voir l'indice

Calculer le nombre total de tours N = \omega\,\Delta t/(2\pi), en déduire le pas d'espacement radial e = (r_2 - r_1)/N, puis intégrer le périmètre élémentaire le long de la spirale.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le nombre total de tours N effectués par le disque au cours de la durée d'enregistrement \Delta t à la vitesse angulaire \omega.
  2. Relier le pas radial e (écartement entre deux spires adjacentes) à la largeur totale de la zone gravée r_2 - r_1 et au nombre de spires N.
  3. Évaluer la longueur totale L en sommant la longueur élémentaire de chaque tour (rayon moyen) ou en exploitant l'aire balayée par le sillon.
Voir la réponse courte

Détermination du nombre de spires N = \omega \Delta t / (2\pi), du pas e = (r_2 - r_1)/N et intégration de la vitesse v(t) = \omega r(t) pour obtenir L.

Voir le corrigé complet

Pendant la durée \Delta t, le disque tourne d'un angle total :

\Delta\theta = \omega\,\Delta t

Le nombre total de spires (ou de tours) parcourues par le sillon est donc :

N = \frac{\Delta\theta}{2\pi} = \frac{\omega\,\Delta t}{2\pi}

Le sillon s'étendant du rayon r_1 au rayon r_2, l'intervalle radial r_2 - r_1 est réparti uniformément sur ces N spires (le pas radial étant constant en première approximation). La distance e entre deux passages adjacents s'écrit donc :

e = \frac{r_2 - r_1}{N} = \frac{2\pi(r_2 - r_1)}{\omega\,\Delta t}

Pour évaluer la longueur totale L du sillon, comme le pas e est extrêmement faible devant les rayons (e \ll r_1), chaque spire peut être assimilée à un cercle de rayon r(t). La vitesse linéaire de défilement du sillon sous la pointe de lecture est v(t) = r(t)\,\omega, de sorte que :

L = \int_0^{\Delta t} v(t)\,\mathrm{d}t = \omega \int_0^{\Delta t} r(t)\,\mathrm{d}t

Le rayon r(t) variant linéairement avec le temps entre r_2 et r_1, le rayon moyen vaut \langle r \rangle = \frac{r_1 + r_2}{2}, ce qui conduit à :

L = \frac{r_1 + r_2}{2}\,\omega\,\Delta t

Remarque équivalente : L'aire annulaire occupée par le sillon est \mathcal{A} = \pi(r_2^2 - r_1^2). Cette surface est pavée par une bande de longueur L et de largeur e, d'où \mathcal{A} \simeq L\,e. On retrouve bien :

L = \frac{\pi(r_2^2 - r_1^2)}{e} = \frac{\pi(r_1+r_2)(r_2-r_1)}{\frac{2\pi(r_2-r_1)}{\omega\,\Delta t}} = \frac{r_1 + r_2}{2}\,\omega\,\Delta t
\boxed{e = \frac{2\pi(r_2 - r_1)}{\omega\,\Delta t}} \quad \text{et} \quad \boxed{L = \frac{r_1 + r_2}{2}\,\omega\,\Delta t}

Applications numériques :

  • r_1 = 5\text{ cm} = 0{,}05\text{ m}, r_2 = 15\text{ cm} = 0{,}15\text{ m} ;
  • \Delta t = 23\text{ min} = 23 \times 60 = 1380\text{ s} ;
  • La fréquence de rotation est de 33 tours par minute, soit :

    \omega = \frac{33 \times 2\pi}{60} \simeq 3{,}456\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \quad \left(\text{ou } \omega = \frac{33{,}33 \times 2\pi}{60} = \frac{10\pi}{9} \simeq 3{,}491\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}\right)
  • Nombre de tours : N = 33 \times 23 = 759\text{ tours} (ou 767\text{ tours} à 33\frac{1}{3}\text{ tr/min}).

On en déduit :

\begin{aligned} e &= \frac{0{,}15 - 0{,}05}{759} \simeq 1{,}32 \times 10^{-4}\text{ m} = 132\ \mu\text{m} \simeq 0{,}13\text{ mm} \\ L &= \frac{0{,}05 + 0{,}15}{2} \times 3{,}456 \times 1380 \simeq 4{,}77 \times 10^2\text{ m} \simeq 4{,}8 \times 10^2\text{ m} \end{aligned}

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Question 40

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : vitesse de défilement, résolution spatiale

Déterminer la fréquence maximale enregistrable dans la première partie du disque (près du centre), puis celle pour le bord du disque. Calculer la durée maximale d'un morceau de musique enregistré aux normes Hi-Fi (de 20 Hz à 20 kHz).

Voir l'indice

Relier la vitesse linéaire du sillon v(r) = \omega r à la taille minimale gravable pour déterminer f_{\max}(r), puis trouver le rayon limite assurant la bande passante Hi-Fi jusqu'à 20 kHz.

Voir la stratégie
  1. Relier la vitesse linéaire de défilement du sillon sous la tête de lecture, v(r) = \omega r, à la fréquence temporelle f et à la longueur d'onde spatiale \lambda inscrite sur le sillon.
  2. Exprimer la condition de gravure \lambda \ge \ell_{\min} pour en déduire la fréquence maximale f_{\max}(r) en fonction du rayon r, puis évaluer cette borne en r_1 (centre) et en r_2 (bord).
  3. Déterminer le rayon minimal r_{\min} au-delà duquel la bande passante atteint 20\text{ kHz}, et en déduire la durée maximale d'enregistrement correspondant au parcours radial de r_2 à r_{\min}.
Voir la réponse courte

Relation f_{\max} = v / \lambda_{\min} = \omega r / \lambda_{\min} montrant la limitation au centre, puis déduction de la vitesse et de la durée limite.

Voir le corrigé complet

Un signal acoustique sinusoïdal de fréquence f est gravé le long du sillon sous la forme d'une modulation spatiale de longueur d'onde spatiale \lambda. Le disque tournant à la vitesse angulaire \omega, un point situé au rayon r défile à la vitesse linéaire :

v(r) = \omega r

Pendant une période temporelle T = 1/f, la longueur de sillon parcourue est égale à la longueur d'onde spatiale :

\lambda = v(r) T = \frac{\omega r}{f}

La contrainte technique impose \lambda \ge \ell_{\min}, ce qui conduit à une fréquence maximale enregistrable au rayon r :

f \le f_{\max}(r) = \frac{\omega r}{\ell_{\min}}

Avec \omega = 33 \times \frac{2\pi}{60} = \frac{11\pi}{10} \simeq 3{,}46\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} et \ell_{\min} = 20\ \mu\text{m} = 2{,}0 \times 10^{-5}\text{ m} :

  • Près du centre (r_1 = 5{,}0\text{ cm} = 0{,}050\text{ m}) :

    \begin{aligned} f_{\max}(r_1) &= \frac{3{,}456 \times 0{,}050}{2{,}0 \times 10^{-5}} \simeq 8{,}6 \times 10^3\text{ Hz} \end{aligned}
    \boxed{f_{\max}(r_1) \simeq 8{,}6\text{ kHz}}
  • Au bord du disque (r_2 = 15\text{ cm} = 0{,}15\text{ m}) :

    \begin{aligned} f_{\max}(r_2) &= \frac{3{,}456 \times 0{,}15}{2{,}0 \times 10^{-5}} \simeq 2{,}6 \times 10^4\text{ Hz} \end{aligned}
    \boxed{f_{\max}(r_2) \simeq 26\text{ kHz}}

Pour respecter la norme Hi-Fi sur toute la bande [20\text{ Hz}, 20\text{ kHz}], la fréquence maximale doit être d'au moins f_{\text{Hi-Fi}} = 20\text{ kHz} en tout point du morceau. Cela impose un rayon minimal r_{\min} vérifiant :

r \ge r_{\min} = \frac{f_{\text{Hi-Fi}}\,\ell_{\min}}{\omega}

Numériquement :

r_{\min} = \frac{20 \times 10^3 \times 2{,}0 \times 10^{-5}}{3{,}456} \simeq 0{,}116\text{ m} = 11{,}6\text{ cm}

Le morceau ne peut donc être gravé que sur la zone annulaire comprise entre r_{\min} et le bord extérieur r_2.

L'avance radiale du sillon s'effectuant à pas constant e (soit une vitesse de progression radiale uniforme v_{\text{rad}} = \frac{r_2 - r_1}{\Delta t}), la durée maximale d'un tel enregistrement est :

\Delta t_{\max} = \Delta t \times \frac{r_2 - r_{\min}}{r_2 - r_1}

Avec r_2 - r_{\min} = 15{,}0 - 11{,}6 = 3{,}4\text{ cm} et r_2 - r_1 = 10{,}0\text{ cm} :

\Delta t_{\max} = 23\text{ min} \times \frac{3{,}4}{10{,}0} \simeq 7{,}8\text{ min} \simeq 7\text{ min } 50\text{ s}
\boxed{\Delta t_{\max} \simeq 7{,}8\text{ min} \quad (\approx 8\text{ min})}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2025 ?

Surtout 3 chapitres : Régime sinusoïdal forcé et filtrage (19 % des questions), Induction et forces de Laplace (11 %) et Ondes acoustiques (10 %). Plus ponctuellement : Électrostatique, Signaux et propagation, Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs, Oxydoréduction et piles, Acide-base, précipitation, complexation…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2025 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?

En grande partie : 32 questions sur 40 (80 %) ne demandent que le programme de MP2I ou MPSI. Seules Q1 à Q4, Q9 à Q11 et Q25 demandent la deuxième année. Avec les autres programmes de première année : 32 en PCSI, 11 en PTSI, 16 en TSI1 et 13 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2025 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2025 ?

Q10 (approximation wkb) et Q40 (vitesse de défilement), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2025 ?

Questions de cours : Q32 (nombre d'oxydation). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (théorème de gauss), Q2 (condensateur plan), Q13 (loi de faraday), Q15 (principe fondamental de la dynamique), Q16 (loi des mailles), Q33 (équation rédox) et Q37 (réaction prépondérante).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (17 sur 40), par exemple : Q1, Q2, Q9, Q12, Q14, Q20 à Q22, Q24, Q25, Q27 à Q32 et Q35. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q3, Q5 à Q7, Q10, Q13, Q15 et Q16.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le rapport signale que trop de candidats éprouvent de grandes difficultés de calcul (dérivées, module d'un nombre complexe), que des connaissances de cours sont trop superficielles en électromagnétisme et en électronique, et que les applications numériques sont généralement mal… Moyenne : 9,31/20 (écart-type 3,9, 729 présents).

Pourquoi l'énergie potentielle mécanique vaut-elle -Wₑ en Q4 ?

Parce que le potentiel V_0 est maintenu constant par le générateur. Lors du déplacement de l'armature, le travail électrique échangé avec le générateur compense deux fois la variation d'énergie emmagasinée dans le condensateur, ce qui inverse le signe par rapport à une étude à charge constante.

Pourquoi l'inductance totale de la bobine en Q12 vaut-elle N² L₁ et non N L₁ ?

Parce que les N spires sont jointives et mutuellement couplées. Chaque spire intercepte le flux magnétique engendré par l'ensemble des N spires (M_{jk} \approx L_1), ce qui fait intervenir une double somme valant N^2 L_1, contrairement à une association de bobines magnétiquement isolées.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.