Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie PSI 2025 (page 3/3 : Parties III et IV)
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Partie III : Alimentation en eau
III.1 · Dosage des ions Ca2+ et Mg2+
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : constante d'équilibre, réaction totale
En présence d'EDTA, les cations et forment des complexes suivant les réactions bilan (1) et (2) de constantes d'équilibre respectives et :
Ces réactions peuvent-elles être considérées comme quasi-totales ou non ?
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Comparer les valeurs des constantes d'équilibre de formation des complexes à la valeur seuil usuelle (10^3 ou 10^4).
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Constantes de formation très supérieures à 10^4 (10^{10{,}7} et 10^{8{,}6}), ce qui justifie le caractère quasi-total des deux réactions de complexation.
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Une réaction chimique en solution aqueuse est usuellement considérée comme quasi-totale (ou quantitative) si sa constante d'équilibre standard vérifie :
Pour les deux équilibres de complexation considérés, on a :
Les constantes d'équilibre étant très largement supérieures à 10^4, l'équilibre est fortement déplacé dans le sens direct.
Résultat
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : titrage
Faire un schéma légendé du dispositif de dosage.
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Représenter le montage classique de titrage volumétrique en légendant précisément la verrerie et les solutions titrante et titrée.
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Schéma légendé usuel : burette graduée (EDTA), erlenmeyer contenant la prise d'essai et l'indicateur, barreau aimanté et agitateur magnétique.
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Le dispositif expérimental correspond à un titrage volumétrique colorimétrique standard.
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : solution tampon, réaction de complexation
Justifier le rôle de la solution tampon ammoniacal.
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Analyser le diagramme de prédominance de l'EDTA afin de s'assurer que l'espèce complexante réactive \mathrm{Y}^{4-} est présente en proportion suffisante sans faire précipiter les hydroxydes.
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Pour justifier le rôle d'une solution tampon dans un titrage complexométrique, on examine :
- La forme acido-basique du réactif titrant (l'EDTA) et son pouvoir complexant.
- La libération de protons au cours de la réaction de dosage et la nécessité de stabiliser le pH.
- Le comportement acido-basique de l'indicateur coloré (le NET) pour garantir un virage franc.
- Les réactions parasites potentielles (précipitation des hydroxydes métalliques).
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Maintien d'un pH basique (voisin de 10) pour assurer la déprotonation de l'EDTA sous forme \text{Y}^{4-} et un virage net du NET sans précipiter les hydroxydes.
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La solution tampon ammoniacal (\text{NH}_4^+/\text{NH}_3, \mathrm{pH} = 10{,}3) joue plusieurs rôles essentiels :
Maintien d'un pH constant : À \mathrm{pH} = 10{,}3, l'EDTA se trouve principalement sous la forme \mathrm{HY}^{3-} et \mathrm{Y}^{4-}, car \mathrm{p}K_{a}(\mathrm{Y}^{4-}/\mathrm{HY}^{3-}) = 10{,}3. La réaction prépondérante de complexation libère des protons :
\mathrm{Ca}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{HY}^{3-}_{(\mathrm{aq})} \longrightarrow \mathrm{CaY}^{2-}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})}En l'absence de solution tampon, le milieu s'acidifierait au fur et à mesure de l'ajout d'EDTA.
- Efficacité de la complexation : En maintenant un pH basique (\mathrm{pH} = 10{,}3), la proportion de l'espèce chélatante la plus réactive \mathrm{Y}^{4-} reste élevée (\approx 50\,\%), ce qui assure une constante apparente de complexation suffisamment grande pour que les réactions de dosage soient rapides et quantitatives.
- Netteté du virage de l'indicateur (NET) : Le Noir Ériochrome T est lui-même un indicateur acido-basique. À ce pH (\mathrm{pH} \approx 10), sa forme libre non complexée prédomine sous forme bleue (\mathrm{HIn}^{2-}), ce qui permet d'observer un virage net du rose/rouge (complexe métal–NET) vers le bleu franc à l'équivalence.
- Prévention de la précipitation : Le pH choisi n'est pas trop élevé (\mathrm{pH} < 11), ce qui évite la précipitation parasite des ions magnésium et calcium sous forme d'hydroxydes (\mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})} ou \mathrm{Ca(OH)}_{2(\mathrm{s})}), tout en maintenant ces ions en solution grâce à la faible complexation par l'ammoniac.
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Démarche expérimentale
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : indicateur coloré, titrage
Quelle est la couleur de la solution témoin ? Quelle est son utilité ?
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Examiner la couleur du NET libre en solution basique en l'absence de cations divalents pour identifier la teinte de virage visée.
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Couleur bleue du NET libre en solution après équivalence, servant de teinte témoin pour repérer avec précision la fin du titrage.
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Couleur de la solution témoin :
La solution témoin est préparée avec de l'eau distillée, exempte d'ions \mathrm{Ca}^{2+} et \mathrm{Mg}^{2+}, et contient de l'EDTA qui complexerait d'éventuelles traces résiduelles de cations métalliques. Le Noir Ériochrome T s'y trouve donc exclusivement sous sa forme libre. D'après l'énoncé, en l'absence de cations \mathrm{Ca}^{2+} et \mathrm{Mg}^{2+}, la solution est de couleur bleue.\boxed{\text{La solution témoin est bleue.}}Utilité de la solution témoin :
Elle sert de témoin de couleur (solution étalon de fin de titrage) pour repérer le virage à l'équivalence avec précision :- au cours du dosage, la solution passe du rouge (complexe métaux–NET) au bleu (NET libre) en passant par une teinte intermédiaire violacée ;
- la comparaison visuelle avec la solution témoin permet d'identifier l'instant précis où l'équivalence est atteinte, c'est-à-dire dès l'obtention du même bleu franc, sans risque d'arrêter le titrage trop tôt ou de dépasser l'équivalence.
Résultat
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : équivalence, titrage
Exprimer littéralement le degré hydrotimétrique de l'eau étudiée, en fonction des données utiles à choisir parmi : les volumes , , exprimés en mL et les concentrations , exprimées en .
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Traduire la stœchiométrie à l'équivalence pour la somme des cations calcium et magnésium, puis convertir la concentration molaire totale en degrés hydrotimétriques.
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- Établir la relation d'équivalence reliant la quantité de matière totale de cations divalents (\mathrm{Ca^{2+}} et \mathrm{Mg^{2+}}) titrés et la quantité d'EDTA versée à l'équivalence.
- En déduire la concentration molaire totale en ions \mathrm{Ca^{2+}} et \mathrm{Mg^{2+}} dans l'échantillon d'eau analysée.
- Relier cette concentration molaire à la définition du degré hydrotimétrique français (\mathrm{F}) en prenant soin de la conversion d'unités (\mathrm{m^3} en \mathrm{L}).
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Relation d'équivalence ([\text{Ca}^{2+}]+[\text{Mg}^{2+}])V_1 = C_{EDTA}V_{\text{éq}} et conversion dans l'unité du degré hydrotimétrique selon la définition donnée.
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D'après les équations de complexation (1) et (2), une mole d'EDTA réagit avec une mole de cation métallique (\mathrm{Ca^{2+}} ou \mathrm{Mg^{2+}}). La stœchiométrie du titrage est donc de 1:1 pour chacun des deux ions.
À l'équivalence du dosage, la quantité de matière totale d'ions calcium et magnésium initialement présents dans la prise d'essai de volume V_1 est égale à la quantité d'EDTA versée :
La concentration totale en ions \mathrm{Ca^{2+}} et \mathrm{Mg^{2+}} dans l'eau étudiée s'écrit alors (avec V_1 et V_{\text{éq}} exprimés dans la même unité, en l'occurrence en \mathrm{mL}) :
Exprimée en \mathrm{mol}\cdot\mathrm{m}^{-3} (1\text{ m}^3 = 10^3\text{ L}) :
Par définition, 1\text{ degré hydrotimétrique (F)} correspond à une concentration de 0{,}1\text{ mol}\cdot\mathrm{m}^{-3} en ions \mathrm{Ca^{2+}} ou \mathrm{Mg^{2+}}, soit 10^{-4}\text{ mol}\cdot\mathrm{L}^{-1}. Le titre hydrotimétrique d de l'eau est donc le rapport :
Soit finalement :
Les données utiles sont donc V_1, V_{\text{éq}} et C_3. Les paramètres relatifs au tampon ammoniacal (V_2 et C_2) n'interviennent pas dans le calcul.
Résultat
III.2 · Dépôt de calcaire
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : loi de hess, relation de van 't hoff
Déterminer l'enthalpie standard de la réaction (3), supposée indépendante de la température. Justifier que le calcaire se dépose davantage sur les canalisations d'eau chaude que sur les canalisations d'eau froide.
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Calculer l'enthalpie standard de réaction à l'aide de la loi de Hess, puis appliquer la loi de van 't Hoff pour déterminer l'effet d'une augmentation de température sur l'équilibre.
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- Appliquer la loi de Hess en utilisant les enthalpies standard de formation fournies à 298\text{ K} pour calculer \Delta_r H_3^\circ.
- Utiliser la loi de van 't Hoff (ou le principe de modération de Le Chatelier) pour déterminer l'effet d'une augmentation de température sur la constante d'équilibre de dissolution du carbonate de calcium.
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Calcul de \Delta_r H_3^\circ par la loi de Hess ; selon Van 't Hoff, l'élévation de température favorise la réaction endothermique de précipitation de \text{CaCO}_3.
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D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de la réaction (3) :
s'exprime par :
Avec les valeurs numériques fournies par l'énoncé :
En tenant compte de la précision des données (un chiffre après la virgule pour \Delta_f H^\circ(\mathrm{CaCO}_3)) :
L'enthalpie standard de dissolution est négative (\Delta_r H_3^\circ < 0) : la réaction de dissolution est donc exothermique.
L'évolution de la constante d'équilibre K_3^\circ(T) (produit de solubilité) avec la température est régie par la relation de van 't Hoff :
Une élévation de température entraîne donc une diminution de la constante d'équilibre K_3^\circ, et par conséquent une diminution de la solubilité du calcaire (ou, d'après le principe de modération de Le Chatelier, une élévation de température favorise le sens endothermique, c'est-à-dire le sens indirect de précipitation du calcaire).
L'eau chaude peut ainsi dissoudre moins de carbonate de calcium que l'eau froide, ce qui favorise la précipitation et explique que le calcaire se dépose davantage sur les canalisations d'eau chaude.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : réaction acido-basique, dissolution
Justifier que le vinaigre blanc (acide acétique) permet de dissoudre les dépôts de calcaire. Vous appuierez votre raisonnement sur l'utilisation des domaines de prédominance et vous écrirez les bilans des réactions chimiques qui se produisent.
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Tracer l'échelle des \mathrm{p}K_a des couples de l'acide acétique et de l'acide carbonique pour justifier le déplacement de l'équilibre de dissolution par protonation des ions carbonate.
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- Représenter les diagrammes de prédominance des couples acide-base du système carbonate et du couple acide acétique / ion acétate sur une échelle de \mathrm{pH}.
- Identifier l'incompatibilité thermodynamique entre l'acide acétique apporté par le vinaigre blanc (\mathrm{pH} < 4{,}7) et les ions carbonate stables seulement à \mathrm{pH} > 10{,}3.
- Écrire les bilans acido-basiques successifs et en déduire la réaction globale de dissolution du calcaire en appliquant la loi de Le Chatelier.
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Domaines de prédominance de l'acide acétique et des carbonates : apport de \text{H}^+ consommant \text{CO}_3^{2-} sous forme \text{HCO}_3^- et \text{CO}_2, déplaçant la solubilité.
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Le vinaigre blanc est une solution concentrée d'acide acétique (\mathrm{CH}_3\mathrm{COOH}, noté \mathrm{AcOH}). D'après les données :
- \mathrm{p}K_{a1}(\mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3/\mathrm{HCO}_3^-) = 6{,}4
- \mathrm{p}K_{a2}(\mathrm{HCO}_3^-/\mathrm{CO}_3^{2-}) = 10{,}3
- \mathrm{p}K_a(\mathrm{AcOH}/\mathrm{AcO}^-) = 4{,}7
On trace les domaines de prédominance sur une échelle de \mathrm{pH} :
L'acide acétique \mathrm{CH}_3\mathrm{COOH} et l'ion carbonate \mathrm{CO}_3^{2-} possèdent des domaines de prédominance disjoints : ils réagissent donc de manière quasi-totale.
L'acide acétique réagit successivement avec les bases conjuguées du carbonate :
L'acide acétique transforme donc quantitativement les ions carbonate en acide carbonique \mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3 (susceptible de se dégager sous forme de gaz \mathrm{CO}_{2}(\mathrm{g})) :
En combinant ce résultat avec la réaction de dissolution du calcaire (3) :
la consommation permanente des ions \mathrm{CO}_3^{2-} par l'acide acétique déplace l'équilibre de solubilité dans le sens direct (sens de dissolution), d'après le principe de modération de Le Chatelier.
Le bilan global de la dissolution s'écrit :
(ou \mathrm{Ca}^{2+}(\mathrm{aq}) + \mathrm{CO}_2(\mathrm{g}) + \mathrm{H}_2\mathrm{O}(\ell) + 2\,\mathrm{CH}_3\mathrm{COO}^-(\mathrm{aq}) avec dégagement d'effervescence gazeuse).
Résultat
III.3 · Phase de régénération dans un adoucisseur d'eau domestique
Question 32
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : relation de bernoulli, effet venturi, débit volumique
Déterminer, en fonction des grandeurs physiques précédentes, l'expression littérale du débit volumique minimal d'eau brute pour que la saumure saturée remonte jusqu'au niveau de l'injecteur.
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Appliquer le théorème de Bernoulli entre l'entrée et le col de l'injecteur, utiliser la conservation du débit d'eau brute, puis exprimer la condition d'aspiration hydrostatique au col.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition limite pour que la saumure monte jusqu'au col du Venturi en appliquant la loi de la statique des fluides dans la colonne de saumure au repos.
- Relier la pression P_2 au niveau du col à la pression d'entrée P_1 et au débit volumique D_v à l'aide de la conservation du débit et du théorème de Bernoulli pour l'eau brute.
- En déduire l'inégalité sur le débit volumique D_v et expliciter la valeur minimale D_{v,\min}.
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Théorème de Bernoulli appliqué entre l'entrée et le col, combiné à la statique des fluides dans le tuyau de saumure pour déterminer la vitesse et le débit seuil.
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1. Condition de montée de la saumure :
Dans le bac à sel, la surface libre de la saumure (cote z = 0) est soumise à la pression atmosphérique P_{\text{atm}}. Lorsque la saumure atteint la hauteur h au niveau du col (section 2) sans encore s'écouler, elle est au repos dans le tube vertical d'aspiration.
D'après la loi fondamentale de la statique des fluides appliquée à la saumure de masse volumique \rho_s :
Pour que la saumure s'élève au moins jusqu'à l'injecteur, la pression P_2 régnant au col doit être suffisamment basse :
2. Écoulement de l'eau brute dans le Venturi :
L'eau brute est modélisée comme un fluide incompressible de masse volumique \rho_b, parfait, en écoulement stationnaire dans un tube horizontal (z_1 = z_2).
La pression absolue en entrée (1) est liée à la pression effective du réseau P_{\text{rés}} par définition :
La conservation du débit volumique D_v d'eau brute s'écrit :
D'où les vitesses moyennes :
Le théorème de Bernoulli appliqué le long d'une ligne de courant entre l'entrée (1) et le col (2) donne :
Soit :
3. Détermination du débit volumique minimal :
En substituant l'expression de P_1 et la condition d'aspiration sur P_2 :
Il vient :
Comme d < D, la quantité \frac{1}{d^4} - \frac{1}{D^4} est strictement positive. Le débit volumique minimal recherché est donc :
Résultat
Partie IV : Convertisseur de puissance
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : onduleur, redresseur, hacheur
Citer les noms des convertisseurs d'électronique de puissance qui permettent la conversion : a) du continu vers l'alternatif ; b) de l'alternatif vers le continu ; c) du continu vers le continu par modification de la valeur moyenne.
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Donner le nom usuel des convertisseurs statiques : onduleur, redresseur et hacheur.
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Identification des convertisseurs statiques : a) onduleur, b) redresseur, c) hacheur.
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Les convertisseurs statiques d'énergie électrique en électronique de puissance assurant ces fonctions sont :
- Conversion continu \to alternatif (DC/AC) : un onduleur (ou onduleur de tension/courant).
- Conversion alternatif \to continu (AC/DC) : un redresseur (non commandé ou commandé).
- Conversion continu \to continu (DC/DC) avec modification de la valeur moyenne : un hacheur.
Résultat
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Schéma ou tracé
Notions : cellule de commutation, diode, transistor
On rappelle la caractéristique courant-tension du transistor (figure 8) ainsi que la convention d'orientation de l'interrupteur . Tracer la caractéristique courant-tension de cet interrupteur .
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Associer en parallèle les caractéristiques idéalisées du transistor (interrupteur commandable) et de la diode en inverse pour déterminer les quadrants accessibles.
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- Identifier la constitution de l'interrupteur \text{K}_1 : il est formé de la mise en parallèle du transistor \text{T}_1 et de la diode \text{D}_1 montée en antiparallèle.
- Exprimer le courant total i_{\text{K}1} et la tension v_{\text{K}1} en fonction des grandeurs associées aux deux composants avec les conventions du schéma.
- Déduire les différents états de fonctionnement possibles (conduction de \text{T}_1, conduction spontanée de \text{D}_1, blocage simultané de \text{T}_1 et \text{D}_1) et tracer la caractéristique globale dans le plan (v_{\text{K}1}, i_{\text{K}1}).
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Caractéristique i_{K1}(v_{K1}) de l'interrupteur réversible en courant et unidirectionnel en tension formé d'un transistor et d'une diode en antiparallèle.
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D'après le schéma de l'interrupteur \text{K}_1 (convention récepteur avec i_{\text{K}1} entrant par le haut et v_{\text{K}1} fléchée du bas vers le haut) :
La tension aux bornes de l'interrupteur est commune aux deux composants en parallèle :
v_{\text{K}1} = v_{\text{T}1} = - v_{\text{D}1,\text{direct}}Le courant total traversant \text{K}_1 est la somme des courants de chaque branche :
i_{\text{K}1} = i_{\text{T}1} + i_{\text{D}1,\text{descendant}}
Analysons les différents régimes de fonctionnement selon la commande de \text{T}_1 et le signe des grandeurs :
Commande à la fermeture de \text{T}_1 (CF) : Le transistor conduit un courant positif i_{\text{T}1} > 0 sous une tension nulle v_{\text{T}1} = 0. La diode \text{D}_1 est alors soumise à une tension nulle (bloquée). On a donc :
v_{\text{K}1} = 0 \quad \text{et} \quad i_{\text{K}1} > 0Conduction spontanée de la diode \text{D}_1 : La diode étant branchée en antiparallèle (cathode au potentiel haut, anode au potentiel bas), elle devient passante dès que la tension tend à devenir négative (v_{\text{K}1} \le 0). En la supposant idéale, elle conduit alors sous tension nulle (v_{\text{K}1} = 0) en laissant passer un courant ascendant, soit :
v_{\text{K}1} = 0 \quad \text{et} \quad i_{\text{K}1} < 0Commande à l'ouverture de \text{T}_1 (CO) et blocage de \text{D}_1 : Le transistor est bloqué (i_{\text{T}1} = 0) et supporte une tension positive v_{\text{T}1} > 0. La diode \text{D}_1 est alors polarisée en inverse (v_{\text{D}1,\text{direct}} < 0) et donc bloquée également. Par conséquent :
i_{\text{K}1} = 0 \quad \text{et} \quad v_{\text{K}1} > 0
L'interrupteur \text{K}_1 est donc un interrupteur unidirectionnel en tension (v_{\text{K}1} \ge 0) et bidirectionnel en courant (i_{\text{K}1} \in \mathbb{R}). Sa caractéristique courant-tension (v_{\text{K}1}, i_{\text{K}1}) est tracée ci-dessous :
Question 35
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Notions : valeur moyenne, valeur efficace, signal créneau
Tracer l'allure de sur une période du convertisseur et déterminer en fonction de , sa valeur moyenne et sa valeur efficace .
Voir l'indiceIndice
Construire le chronogramme de la tension aux bornes de la charge par soustraction des potentiels de branches sur chaque intervalle de conduction, puis intégrer pour obtenir la valeur efficace.
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- Identifier l'état ouvert ou fermé de chaque interrupteur sur chaque sous-intervalle d'une période T à partir de la loi de commande.
- En déduire la tension u_{\text{ch}}(t) = V_{\text{gauche}} - V_{\text{droite}} délivrée à la charge pour chaque intervalle et tracer son allure.
- Calculer la valeur moyenne U_{\text{moy}} par intégration (ou argument de symétrie) et la valeur efficace U_{\text{eff}} à partir de la définition intégrale.
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Tracé de la tension créneau symétrique aux bornes de la charge : valeur moyenne nulle par symétrie impaire et calcul direct de la valeur efficace.
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D'après le schéma du pont en H (figure 7), la tension aux bornes de la charge est orientée de sorte que :
Les interrupteurs d'un même bras fonctionnent de façon complémentaire sur une période T :
- Bras gauche : \text{K}_1 est fermé sur \left[\frac{T}{12},\,\frac{7T}{12}\right] (alors V_{\text{gauche}} = U), et \text{K}_3 est fermé sur \left[\frac{7T}{12},\,\frac{13T}{12}\right] (alors V_{\text{gauche}} = 0).
- Bras droit : \text{K}_4 est fermé sur \left[-\frac{T}{12},\,\frac{5T}{12}\right] (alors V_{\text{droite}} = 0), et \text{K}_2 est fermé sur \left[\frac{5T}{12},\,\frac{11T}{12}\right] (alors V_{\text{droite}} = U).
Déterminons l'état du pont et l'expression de u_{\text{ch}}(t) sur les différents intervalles composant la période [0,\, T] :
- Pour t \in \left[0,\, \frac{T}{12}\right] : \text{K}_3 et \text{K}_4 sont fermés \implies V_{\text{gauche}} = 0 et V_{\text{droite}} = 0 \implies u_{\text{ch}}(t) = 0 ;
- Pour t \in \left[\frac{T}{12},\, \frac{5T}{12}\right] : \text{K}_1 et \text{K}_4 sont fermés \implies V_{\text{gauche}} = U et V_{\text{droite}} = 0 \implies u_{\text{ch}}(t) = +U ;
- Pour t \in \left[\frac{5T}{12},\, \frac{7T}{12}\right] : \text{K}_1 et \text{K}_2 sont fermés \implies V_{\text{gauche}} = U et V_{\text{droite}} = U \implies u_{\text{ch}}(t) = 0 ;
- Pour t \in \left[\frac{7T}{12},\, \frac{11T}{12}\right] : \text{K}_3 et \text{K}_2 sont fermés \implies V_{\text{gauche}} = 0 et V_{\text{droite}} = U \implies u_{\text{ch}}(t) = -U ;
- Pour t \in \left[\frac{11T}{12},\, T\right] : \text{K}_3 et \text{K}_4 sont fermés \implies V_{\text{gauche}} = 0 et V_{\text{droite}} = 0 \implies u_{\text{ch}}(t) = 0.
Valeur moyenne : Le signal présente une symétrie de glissement (symétrie de demi-onde) : pour tout t,
L'aire sous la courbe sur une demi-période compense exactement celle sur l'autre demi-période. Par conséquent :
Valeur efficace : Par définition de la valeur efficace :
On en déduit :
Résultat
Question 36
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Démarche expérimentale
Notions : multimètre, valeur efficace
Décrire le protocole expérimental de la mesure des tensions et à l'aide d'un multimètre analogue à celui de la figure 9.
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Préciser la position du commutateur rotatif du multimètre (modes DC et AC RMS) ainsi que le branchement des bornes sur la charge.
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- Rappeler le mode de branchement d'un voltmètre dans un circuit électrique (branchement en dérivation).
Associer à chaque grandeur physique le mode de fonctionnement adéquat du multimètre :
- le mode DC (continu) pour la valeur moyenne ;
- le mode AC (alternatif) avec détection efficace vraie (TRMS) pour la valeur efficace d'un signal non sinusoïdal.
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Réglage du voltmètre en dérivation sur le calibre DC pour la valeur moyenne, puis sur le calibre AC+DC (True RMS) pour la valeur efficace.
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1. Branchement du multimètre :
- Le multimètre doit être branché en dérivation (en parallèle) aux bornes de la charge, là où est définie la tension u_{\text{ch}}(t).
- Relier la borne COM du multimètre à l'une des bornes de la charge (du côté de la référence de tension) et la borne marquée V à l'autre borne de la charge à l'aide de cordons de mesure.
2. Mesure de la valeur moyenne U_{\text{moy}} :
- Placer le commutateur rotatif sur la position tension continue (symbole \text{V}_{=} ou \text{V} avec traits continu et discontinu \overline{--}).
En mode DC, l'appareil intègre le signal et affiche directement sa valeur moyenne :
\boxed{U_{\text{moy}} \approx 0\text{ V}}
3. Mesure de la valeur efficace U_{\text{eff}} :
- Placer le commutateur rotatif sur la position tension alternative (symbole \text{V}_{\sim} ou \text{V}_{\text{AC}}).
- Le signal u_{\text{ch}}(t) étant un signal créneau non sinusoïdal, le multimètre doit impérativement être de type RMS vrai (True RMS), ce qui est le cas des appareils de laboratoire représentés.
Comme la valeur moyenne est nulle (U_{\text{moy}} = 0), le mode AC (qui élimine la composante continue) mesure directement la valeur efficace globale :
U_{\text{eff}} = \sqrt{U_{\text{moy}}^2 + U_{\text{AC,eff}}^2} = U_{\text{AC,eff}}(Si l'appareil dispose de la fonction \text{AC+DC}, on peut également sélectionner ce mode pour mesurer directement la valeur efficace totale).
- Lire la valeur efficace affichée à l'écran.
Résultat
Question 37
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : période, fréquence
Évaluer la période du convertisseur. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Mesurer la durée séparant deux passages par zéro dans le même sens sur la courbe de courant et en déduire la fréquence du réseau domestique standard.
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Lecture graphique de la période T = 20\text{ ms}, correspondant à une fréquence fondamentale de 50\text{ Hz}, identique à celle du réseau de distribution électrique.
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D'après la figure 10, le courant i_{\text{ch}}(t) est sinusoïdal. On repère la période T par la durée séparant deux passages consécutifs par zéro par valeurs croissantes :
ou de façon équivalente entre deux maxima consécutifs situés à 7{,}5\text{ ms} et 27{,}5\text{ ms}. On en déduit :
La fréquence correspondante vaut :
Commentaire : Cette valeur de fréquence correspond exactement à la fréquence normalisée du réseau de distribution électrique européen (50\text{ Hz}). Le convertisseur étudié fonctionne ainsi en onduleur permettant l'injection de l'énergie produite (par exemple par des panneaux photovoltaïques) sur le réseau ou l'alimentation d'appareils domestiques à la fréquence du secteur.
Résultat
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
Notions : déphasage, facteur de puissance
La charge est-elle de nature inductive ou capacitive ? Évaluer le déphasage .
Voir l'indiceIndice
Observer le retard temporel du courant par rapport à la composante fondamentale de la tension pour déterminer le signe du déphasage.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer le signe du déphasage du courant par rapport au fondamental de la tension pour identifier la nature (inductive ou capacitive) de la charge.
- Mesurer graphiquement sur la figure 10 la date d'annulation du courant pour déterminer précisément la valeur numérique de \varphi, puis vérifier la cohérence à l'origine t = 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le courant est en retard sur la tension (fondamental), ce qui révèle une charge inductive ; mesure du décalage temporel \Delta t pour obtenir \varphi = \omega \Delta t.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question précédente Q35, la tension u_{\text{ch}}(t) est une fonction impaire du temps sur une période centrée en zéro ; son fondamental est donc en phase avec \sin(\omega t) :
Le courant traversant la charge est donné sous la forme :
1. Évaluation du déphasage \varphi
Sur la figure 10, le courant i_{\text{ch}}(t) s'annule avec une dérivée positive à une date t_0 > 0. On a donc :
La lecture graphique donne t_0 \approx 3{,}3\text{ ms}, ce qui correspond précisément à :
On en déduit la valeur du déphasage :
Vérification : Avec I_{\max} \approx 1{,}8\text{ A}, la valeur à l'origine vaut :
ce qui est parfaitement en accord avec la valeur observée sur la figure 10 à t = 0.
2. Nature de la charge
Puisque \varphi < 0, le courant i_{\text{ch}}(t) est en retard de phase par rapport à la tension fondamentale u_{\text{ch}, 1}(t). L'impédance complexe de la charge présente donc une partie imaginaire positive (\operatorname{Im}(\underline{Z}) > 0).
Résultat
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : cellule de commutation, diode, transistor
On désigne par , , et , les intensités des courants qui traversent respectivement l'interrupteur , le transistor , la diode et la source d'énergie.
Associer à chacune des grandeurs , , et un des chronogrammes de la figure 11.
Voir l'indiceIndice
Confronter le signe du courant dans la charge aux états passants des diodes et transistors imposés par la loi de commande.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer l'expression du courant i_{K1}(t) traversant l'interrupteur \text{K}_1 en fonction du courant de charge i_{ch}(t) selon l'état des interrupteurs.
- Décomposer i_{K1}(t) entre le transistor \text{T}_1 et la diode \text{D}_1 selon le signe de i_{K1}(t) et les conventions d'orientation de la figure 8.
- Exprimer le courant source i_S(t) sur chaque intervalle de la période en identifiant les phases actives et les phases de roue libre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification des chronogrammes selon le signe du courant traversant la branche : conduction de la diode pour i < 0 et du transistor pour i > 0.
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1. Courant dans l'interrupteur \text{K}_1 : L'interrupteur \text{K}_1 est fermé sur l'intervalle \left[\frac{T}{12}, \frac{7T}{12}\right], soit pour T = 20\text{ ms} sur [1{,}67\text{ ms} \,;\, 11{,}67\text{ ms}]. Sur cet intervalle, la branche supérieure gauche conduit le courant de charge :
En dehors de cet intervalle, \text{K}_1 est ouvert, donc i_{K1}(t) = 0.
D'après la question précédente, i_{ch}(t) = I_{\max}\sin(\omega t - \pi/3). Le courant i_{ch}(t) s'annule en t = \frac{T}{6} \approx 3{,}33\text{ ms}. Il est donc :
- négatif sur \left[\frac{T}{12}, \frac{T}{6}\right] = [1{,}67\text{ ms} \,;\, 3{,}33\text{ ms}] ;
- positif sur \left[\frac{T}{6}, \frac{7T}{12}\right] = [3{,}33\text{ ms} \,;\, 11{,}67\text{ ms}].
Le courant i_{K1}(t) présente ainsi une première phase négative suivie d'une arche positive, puis s'annule jusqu'à la période suivante. Cela correspond au chronogramme du Cas d.
2. Courants dans le transistor \text{T}_1 et la diode \text{D}_1 : D'après les orientations de la figure 8, la loi des nœuds pour l'interrupteur \text{K}_1 s'écrit :
Les composants étant unidirectionnels en courant avec les flèches choisies dans le sens passant, on a i_{T1}(t) \ge 0 et i_{D1}(t) \ge 0 :
Lorsque i_{K1}(t) > 0 (sur [3{,}33\text{ ms} \,;\, 11{,}67\text{ ms}]), la diode est bloquée (i_{D1} = 0) et le transistor conduit :
i_{T1}(t) = i_{K1}(t) > 0Le courant i_{T1}(t) est donc purement positif et correspond à l'arche positive de conduction. Cela correspond au chronogramme du Cas c.
Lorsque i_{K1}(t) < 0 (sur [1{,}67\text{ ms} \,;\, 3{,}33\text{ ms}]), le transistor ne peut pas conduire en inverse, c'est la diode \text{D}_1 qui conduit le courant en inverse :
i_{D1}(t) = -i_{K1}(t) > 0 \quad \text{et} \quad i_{T1}(t) = 0La diode étant orientée vers le haut, i_{D1}(t) est une impulsion positive sur cet intervalle. Cela correspond au chronogramme du Cas b.
3. Courant délivré par la source i_S(t) : Par la loi des nœuds au rail d'alimentation supérieur :
- Sur \left[\frac{T}{12}, \frac{5T}{12}\right] : \text{K}_1 et \text{K}_4 sont fermés, u_{ch} = +U, donc i_S(t) = i_{ch}(t).
- Sur \left[\frac{5T}{12}, \frac{7T}{12}\right] : \text{K}_1 et \text{K}_2 sont fermés (phase de roue libre haute), u_{ch} = 0 et la charge est court-circuitée par le haut, aucun courant n'est prélevé à la source : i_S(t) = 0.
- Sur \left[\frac{7T}{12}, \frac{11T}{12}\right] : \text{K}_2 et \text{K}_3 sont fermés, u_{ch} = -U, donc i_S(t) = -i_{ch}(t).
- Sur \left[\frac{11T}{12}, \frac{13T}{12}\right] : \text{K}_3 et \text{K}_4 sont fermés (phase de roue libre basse), u_{ch} = 0, donc i_S(t) = 0.
Le courant i_S(t) est donc constitué d'arches de conduction séparées par des paliers nuls de durée \frac{T}{6} \approx 3{,}33\text{ ms}, ce qui correspond au chronogramme du Cas e.
Résultat
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Notions : commandé rapprochée, diode
Dans le cadre de notre application, est-il absolument nécessaire de commander à la fermeture dès la date ? Sinon à partir de quelle date est-ce nécessaire ?
Voir l'indiceIndice
Examiner le sens du courant au début de l'intervalle de fermeture de \mathrm{K}_1 pour identifier quel composant (diode ou transistor) conduit effectivement en premier.
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- Analyser le signe du courant i_{K1}(t) = i_{ch}(t) qui traverse l'interrupteur \text{K}_1 sur l'intervalle de fermeture [T/12, \, 7T/12].
- Identifier quel composant (\text{T}_1 ou \text{D}_1) assure la conduction selon le signe de ce courant.
- Déterminer l'instant exact où le courant change de signe pour en déduire la date minimale d'amorçage de \text{T}_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
La diode assure spontanément la conduction tant que le courant est négatif ; l'amorçage de T_1 n'est indispensable qu'au moment de l'annulation du courant.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Nécessité de commander \text{T}_1 dès t = T/12 :
Non, il n'est pas absolument nécessaire d'envoyer l'ordre de fermeture sur la gâchette du transistor \text{T}_1 dès la date t = T/12.
Sur l'intervalle initial de l'état passant de \text{K}_1, le courant dans la charge est négatif :
Or, d'après les conventions de la figure 7, le courant traversant \text{K}_1 s'écrit :
Le transistor \text{T}_1 ne pouvant conduire que du courant positif (i_{T1} \ge 0), c'est la diode \text{D}_1 qui entre spontanément en conduction :
Tant que le courant est négatif, la diode assure le passage du courant, que \text{T}_1 soit commandé ou non.
2. Date à partir de laquelle la commande de \text{T}_1 devient nécessaire :
La fermeture de \text{T}_1 devient indispensable dès que le courant i_{ch}(t) s'annule et devient strictement positif, car la diode se bloque alors naturellement. Cette date t_1 correspond à l'annulation du sinus :
Avec \varphi = -\frac{\pi}{3}\text{ rad} (question Q38) et \omega = \frac{2\pi}{T} :
Numériquement, avec T = 20\text{ ms} :
Résultat
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Notions : puissance moyenne, décomposition harmonique
Déterminer la puissance moyenne délivrée par la source de tension constante en fonction de , et de .
Voir l'indiceIndice
Calculer la valeur moyenne du courant d'entrée i_S(t) sur une période à partir de son expression issue du courant de charge, puis multiplier par la tension continue U.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance instantanée délivrée par la source à l'aide d'un bilan de puissance, les interrupteurs étant supposés parfaits (sans pertes).
- Calculer la puissance moyenne par intégration temporelle sur une période en exploitant les intervalles de conduction et la formule de trigonométrie fournie dans l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la puissance moyenne fournie par la source continue P = \langle U \cdot i_S(t) \rangle = U \langle i_S \rangle à l'aide de l'amplitude I_{\max} et du déphasage \varphi.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les interrupteurs étant idéaux et sans pertes, la puissance instantanée fournie par la source d'alimentation continue est intégralement transmise à la charge à chaque instant :
La puissance moyenne délivrée par la source sur une période T s'écrit donc :
D'après la loi de commande établie à la question Q35 :
- pour t \in \left[\frac{T}{12}, \frac{5T}{12}\right], u_{ch}(t) = +U,
- pour t \in \left[\frac{7T}{12}, \frac{11T}{12}\right], u_{ch}(t) = -U,
- sur les autres intervalles, u_{ch}(t) = 0.
Avec i_{ch}(t) = I_{\max}\sin(\omega t + \varphi) et \omega = \frac{2\pi}{T}, l'intégrale se décompose en :
Calculons la première intégrale :
En utilisant la relation trigonométrique de l'énoncé \cos p - \cos q = -2\sin\left(\frac{p+q}{2}\right)\sin\left(\frac{p-q}{2}\right) avec p = \frac{\pi}{6} + \varphi et q = \frac{5\pi}{6} + \varphi :
D'où :
Calculons la seconde intégrale :
Avec p = \frac{11\pi}{6} + \varphi et q = \frac{7\pi}{6} + \varphi, on a \frac{p+q}{2} = \frac{3\pi}{2} + \varphi (donc \sin\left(\frac{p+q}{2}\right) = -\cos\varphi) et \frac{p-q}{2} = \frac{\pi}{3}, ce qui donne :
En sommant ces deux contributions et en remplaçant \omega = \frac{2\pi}{T} :
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.