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Corrigé détaillé Mines Physique 1 MP 2024

Des objets astronomiques, de Mars à Sirius

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MPSI : 13 questions sur 26. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : PCSI 14 · TSI1 9 · BCPST1 6 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Mécanique, Physique quantique, Électromagnétisme · 5 incontournables · 14 questions de première année
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Ce sujet propose un voyage à travers les échelles astrophysiques, depuis la mécanique céleste du système solaire jusqu'à la structure interne et la physique quantique des naines blanches. La première partie reprend de manière très élégante et progressive l'étude d'un mouvement à force centrale newtonienne par la méthode du vecteur excentricité, puis revisite la mesure historique de l'unité astronomique réalisée par Cassini en 1672. La seconde partie compare deux mécanismes qui s'opposent à l'effondrement gravitationnel d'une étoile : l'agitation thermique classique d'une part, puis la pression de confinement quantique d'autre part, introduisant la théorie de Fowler et les prémices du modèle relativiste de Chandrasekhar.

Très guidé, accessible et particulièrement formateur, ce sujet constitue un support de révision incontournable pour les étudiants de MP. Il permet de consolider les fondamentaux de mécanique newtonienne, d'illustrer la puissance des analogies énergétiques et de réinvestir les bases de la mécanique quantique sur un problème physique concret.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 2 h 05 pour tout traiter, pour une épreuve de 3 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

5 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

16 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (16) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les parties I et II sont totalement indépendantes : il est possible d'aborder directement la physique stellaire et le modèle quantique de la naine blanche (Q13 à Q26) sans avoir traité la mécanique céleste de la première partie.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

26 questions
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Partie I : Les lois de Kepler et l'unité astronomique

A · Mouvements d'une planète sous l'action d'un astre attracteur

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : force gravitationnelle, référentiel galiléen

Quelle condition (inégalité forte) permet de considérer comme fixe ? Quelle est l'expression de la force gravitationnelle exercée par sur si les deux astres sont assimilés à des points ?

Voir l'indice

Comparer les masses des deux corps pour justifier que le centre de masse coïncide avec l'attracteur, puis écrire la loi d'attraction gravitationnelle de Newton.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la position du centre de masse du système \{\mathscr{A}, \mathscr{P}\} par rapport au point A pour dégager la condition sous laquelle A est quasiment confondu avec le barycentre, supposé fixe ou galiléen.
  2. Appliquer la loi de la gravitation universelle de Newton en utilisant les notations du texte (\mathcal{G}, \hat{u}_r, r).
Voir la réponse courte

Condition m_P \ll m_A pour négliger le recul de l'attracteur, puis force newtonienne \vec{F} = -\frac{\mathcal{G}m_A m_P}{r^2}\hat{u}_r.

Voir le corrigé complet

Le centre de masse G du système isolé \{\mathscr{A}, \mathscr{P}\} est repéré par rapport au centre A par :

\overrightarrow{AG} = \frac{m_P}{m_A + m_P} \overrightarrow{AP}

Le point A peut être considéré comme confondu avec le centre de masse G (qui possède un mouvement rectiligne uniforme dans le référentiel galiléen (\mathcal{R}_0), et peut donc être choisi fixe par un changement de repère galiléen) dès lors que :

\boxed{m_P \ll m_A}

D'après la loi de la gravitation universelle de Newton, la force exercée par l'astre attracteur ponctuel A sur la planète ponctuelle P s'écrit, avec \vec{r} = \overrightarrow{AP} = r\,\hat{u}_r :

\boxed{\vec{F} = -\mathcal{G} \frac{m_A m_P}{r^2} \hat{u}_r}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il faut bien maîtriser la condition d'astre fixe et ne pas confondre distance centre à centre et distance surface à surface.

« La condition qui permet de considérer le corps massif comme fixe est parfois mal connue. »

« De nombreuses copies confondent la distance centre à centre avec la distance surface à surface, induisant des erreurs dans Q2 et Q3. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : théorème de gauss, symétrie sphérique

Que devient l'expression de si reste ponctuel tandis que l'astre , de rayon , possède une répartition de masse à symétrie sphérique ? On justifiera sa réponse.

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Gauss gravitationnel à travers une sphère centrée en A passant par P pour remplacer l'astre sphérique par une masse ponctuelle en son centre.

Voir la stratégie
  1. Exploiter les symétries de la distribution de masse pour déterminer la forme du champ gravitationnel créé par \mathscr{A} en tout point extérieur (r > R_A).
  2. Appliquer le théorème de Gauss gravitationnel sur une surface sphérique de rayon r pour obtenir le champ \vec{\mathcal{G}}(P), puis en déduire la force subie par P.
Voir la réponse courte

D'après le théorème de Gauss gravitationnel, une distribution à symétrie sphérique agit à l'extérieur comme une masse ponctuelle au centre.

Voir le corrigé complet

La répartition de masse de l'astre \mathscr{A} présente une symétrie sphérique de centre A. Tout plan contenant le centre A et le point P est un plan de symétrie de la distribution, donc le champ gravitationnel \vec{\mathcal{G}}(P) créé par \mathscr{A} est radial. De plus, par invariance par rotation autour de A, il ne dépend que de la distance radiale r :

\vec{\mathcal{G}}(P) = \mathcal{G}(r)\,\hat{u}_r

Appliquons le théorème de Gauss pour le champ gravitationnel à travers une sphère \Sigma de centre A et de rayon r > R_A, orientée vers l'extérieur :

\oiint_\Sigma \vec{\mathcal{G}} \cdot d\vec{S} = -4\pi \mathcal{G} M_{\text{int}}

La masse intérieure à cette sphère est la masse totale de l'astre \mathscr{A}, soit M_{\text{int}} = m_A. Le calcul du flux donne :

\mathcal{G}(r) \times 4\pi r^2 = -4\pi \mathcal{G} m_A \implies \vec{\mathcal{G}}(P) = -\frac{\mathcal{G}m_A}{r^2}\hat{u}_r

L'astre \mathscr{P} étant ponctuel et situé en P, la force gravitationnelle exercée sur lui est \vec{F} = m_P \vec{\mathcal{G}}(P) :

\boxed{\vec{F} = -\mathcal{G}\frac{m_A m_P}{r^2}\hat{u}_r}

L'expression de la force gravitationnelle est donc inchangée par rapport au cas ponctuel (question 1).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Explicitez systématiquement les symétries et invariances pour le théorème de Gauss et faites attention au signe et à la constante.

« Parmi les réponses utilisant le théorème de Gauss sur la gravitation, il existe une certaine confusion quant au signe et à la constante appropriés. »

« Les symétries et invariances ne sont souvent pas explicitées. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : principe des actions réciproques, théorème de gauss

Cette expression reste-t-elle encore applicable si et sont tous deux à symétrie sphérique ? On pourra, dans tout ce qui suit, considérer et comme des points matériels et .

Voir l'indice

Découper le second astre en coquilles sphériques concentriques et appliquer le principe des actions réciproques pour conclure à l'équivalence exacte.

Voir la stratégie

Pour étendre le résultat de la question précédente au cas de deux corps étendus à symétrie sphérique et disjoints (r > R_A + R_P), on applique successivement le théorème de Gauss (ou théorème de Newton) et le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton).

Voir la réponse courte

Par le principe des actions réciproques et le théorème de Gauss appliqué successivement à chaque astre, l'expression reste identique.

Voir le corrigé complet

Oui, cette expression reste parfaitement applicable tant que les deux distributions de masse ne s'intersectent pas (r > R_A + R_P).

En effet :

  • D'après le théorème de Newton établi à la question précédente, le champ de gravitation extérieur créé par l'astre \mathscr{A} est rigoureusement identique à celui d'une masse ponctuelle m_A située en son centre A.
  • D'après le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton), la force exercée par \mathscr{A} sur \mathscr{P} est l'opposée de celle exercée par \mathscr{P} sur \mathscr{A} :

    \vec{F}_{\mathscr{A}\to\mathscr{P}} = -\vec{F}_{\mathscr{P}\to\mathscr{A}}
  • Puisque \mathscr{P} possède également une répartition de masse à symétrie sphérique, la force qu'il exerce sur une masse extérieure (ici la masse ponctuelle équivalente m_A placée en A) est la même que si toute la masse m_P était concentrée en son centre P.

Par conséquent, l'action gravitationnelle mutuelle de deux sphères homogènes ou à symétrie sphérique disjointes est rigoureusement identique à celle de deux points matériels situés en leurs centres respectifs :

\boxed{\vec{F} = -\mathcal{G} \frac{m_A m_P}{r^2}\,\hat{u}_r}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à mobiliser la troisième loi de Newton (principe des actions réciproques).

« Question moins bien réussie. Utilisation de la troisième loi de Newton très rare. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : conservation du moment cinétique, loi des aires

Montrer que le mouvement de est plan ; on notera le plan de ce mouvement. Définir la constante issue de la loi des aires pour ce mouvement et relier cette constante aux coordonnées polaires du mouvement de dans .

Voir l'indice

Écrire le théorème du moment cinétique appliqué en A pour démontrer la conservation de \vec{L}_A et exprimer la constante des aires C = r^2\dot{\theta}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème du moment cinétique au point P par rapport au centre attracteur fixe A pour établir la conservation du vecteur moment cinétique et en déduire la planéité de la trajectoire.
  2. Définir la constante des aires C à partir du moment cinétique orbital par unité de masse (ou de la vitesse aréolaire), puis exprimer le vecteur vitesse en coordonnées polaires pour obtenir la relation C(r, \dot{\theta}).
Voir la réponse courte

La force étant centrale, le moment cinétique est conservé : le mouvement est plan et la constante des aires vaut C = r^2\dot{\theta}.

Voir le corrigé complet

On étudie le point matériel P de masse m_P dans le référentiel galiléen (\mathcal{R}_0) où le point A est fixe. Le point P n'est soumis qu'à la force gravitationnelle centrale issue de A :

\vec{F} = -\mathcal{G} \frac{m_A m_P}{r^2}\hat{u}_r

Le moment cinétique de P par rapport à A s'écrit \vec{L}_A = \overrightarrow{AP} \wedge m_P \vec{v} = \vec{r} \wedge m_P \vec{v}. En appliquant le théorème du moment cinétique au point fixe A :

\frac{\mathrm{d}\vec{L}_A}{\mathrm{d}t} = \overrightarrow{AP} \wedge \vec{F} = \vec{r} \wedge \left( -\mathcal{G}\frac{m_A m_P}{r^2}\hat{u}_r \right) = \vec{0}

car le rayon-vecteur \vec{r} = r\hat{u}_r est colinéaire à la force \vec{F}.

Le vecteur moment cinétique \vec{L}_A est donc un vecteur constant au cours du temps.

  • Si \vec{L}_A = \vec{0}, la vitesse est colinéaire au rayon vecteur : le mouvement est rectiligne passant par A (cas dégénéré d'un mouvement plan).
  • Si \vec{L}_A \neq \vec{0}, la relation \overrightarrow{AP}(t) \cdot \vec{L}_A = 0 montre que le rayon-vecteur \overrightarrow{AP}(t) reste à tout instant orthogonal au vecteur constant \vec{L}_A.

Le mouvement de P est donc plan, confiné dans le plan passant par A et orthogonal à \vec{L}_A, noté (Axy).

On choisit l'axe (Az) dirigé selon \vec{L}_A, de vecteur unitaire \hat{u}_z tel que le repère (A, \hat{u}_x, \hat{u}_y, \hat{u}_z) soit direct. Le moment cinétique par unité de masse (moment cinétique spécifique) définit la constante des aires C :

\frac{\vec{L}_A}{m_P} = \vec{r} \wedge \vec{v} = C\,\hat{u}_z

Dans la base polaire (\hat{u}_r, \hat{u}_\theta) du plan (Axy), la position et la vitesse s'expriment par :

\vec{r} = r\,\hat{u}_r \quad \text{et} \quad \vec{v} = \dot{r}\,\hat{u}_r + r\dot{\theta}\,\hat{u}_\theta

Le produit vectoriel donne alors :

\vec{r} \wedge \vec{v} = (r\,\hat{u}_r) \wedge (\dot{r}\,\hat{u}_r + r\dot{\theta}\,\hat{u}_\theta) = r^2\dot{\theta}\,\hat{u}_z

Par identification, on obtient la relation liant la constante des aires aux coordonnées polaires :

\boxed{C = r^2\dot{\theta}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

N'oubliez pas la masse dans le moment cinétique et justifiez rigoureusement la planéité du mouvement.

« La masse a souvent disparu dans le moment cinétique. L’argument pour un mouvement plan n’est pas toujours précisé. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 5

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : vecteur excentricité, hodographe

Exprimer et en déduire que où est une constante d'intégration et un paramètre du mouvement qu'on exprimera en fonction de , et de la constante universelle de gravitation . Montrer que le vecteur est sans dimension et situé dans le plan du mouvement. Sans perte de généralité, on peut supposer que avec .

Voir l'indice

Exprimer \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}\theta} = \frac{\dot{\vec{v}}}{\dot{\theta}}, utiliser le principe fondamental de la dynamique et intégrer directement par rapport à \theta.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique au point P dans (\mathcal{R}_0) pour exprimer \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t}, puis utiliser la règle de dérivation en chaîne avec \dot{\theta} = \frac{C}{r^2}.
  2. Remarquer que -\hat{u}_r = \frac{\mathrm{d}\hat{u}_\theta}{\mathrm{d}\theta} pour intégrer directement par rapport à \theta, puis identifier l'expression du paramètre p.
  3. Analyser la dimension de C/p pour prouver que \vec{e} est sans dimension, et utiliser le caractère plan du mouvement pour justifier que \vec{e} appartient à (Axy).
Voir la réponse courte

Dérivation de \vec{v} par rapport à \theta via la loi des aires, intégration vectorielle donnant l'hodographe circulaire et p = C^2/(\mathcal{G}m_A).

Voir le corrigé complet

Le point matériel P de masse m_P n'est soumis qu'à la force de gravitation exercée par A. Dans le référentiel galiléen (\mathcal{R}_0), le principe fondamental de la dynamique s'écrit :

m_P \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -\mathcal{G}\frac{m_A m_P}{r^2}\,\hat{u}_r \implies \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -\frac{\mathcal{G}m_A}{r^2}\,\hat{u}_r

En dérivant par rapport à la variable angulaire \theta via la relation \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \dot{\theta}\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}\theta}, et sachant que C = r^2\dot{\theta} (d'après la question Q4), il vient :

\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}\theta} = \frac{1}{\dot{\theta}}\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \frac{r^2}{C}\left(-\frac{\mathcal{G}m_A}{r^2}\,\hat{u}_r\right)
\boxed{\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}\theta} = -\frac{\mathcal{G}m_A}{C}\,\hat{u}_r}

Dans la base polaire plane (\hat{u}_r, \hat{u}_\theta), la dérivée du vecteur orthoradial est :

\frac{\mathrm{d}\hat{u}_\theta}{\mathrm{d}\theta} = -\hat{u}_r

On peut donc réécrire :

\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}\theta} = \frac{\mathcal{G}m_A}{C}\frac{\mathrm{d}\hat{u}_\theta}{\mathrm{d}\theta}

L'intégration par rapport à \theta donne immédiatement :

\vec{v}(\theta) = \frac{\mathcal{G}m_A}{C}\left(\hat{u}_\theta + \vec{e}\right)

où \vec{e} est un vecteur constant d'intégration. En identifiant cette relation avec la forme demandée \vec{v}(\theta) = \frac{C}{p}\left(\hat{u}_\theta + \vec{e}\right), on identifie :

\frac{C}{p} = \frac{\mathcal{G}m_A}{C} \iff \boxed{p = \frac{C^2}{\mathcal{G}m_A}}

Dimension et plan du vecteur \vec{e} :

  • Par analyse dimensionnelle : [C] = \mathrm{L^2\,T^{-1}} et [\mathcal{G}m_A] = \mathrm{L^3\,T^{-2}}, donc [p] = \frac{[C^2]}{[\mathcal{G}m_A]} = \mathrm{L}. Le paramètre p a bien la dimension d'une longueur.
  • Dès lors, [C/p] = \mathrm{L\,T^{-1}} est homogène à une vitesse. Comme \vec{v}(\theta) est une vitesse et \hat{u}_\theta est adimensionné, le vecteur constant \vec{e} = \frac{p}{C}\vec{v}(\theta) - \hat{u}_\theta est sans dimension.
  • Le mouvement de P est confiné dans le plan (Axy) (question Q4), donc le vecteur vitesse \vec{v} et le vecteur unitaire \hat{u}_\theta appartiennent tous deux au plan (Axy) à chaque instant. Il en résulte que le vecteur \vec{e} est également situé dans le plan (Axy).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Maîtrisez bien le changement de variable dans l'équation du mouvement.

« Le changement de variable dans l’équation du mouvement n’est pas évident pour tous. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : équation de la trajectoire, conique

Exprimer et en fonction de , , et . En déduire en fonction de , et et montrer que pour un mouvement borné. Quelle est, dans ce cas et sans démonstration, la nature de la trajectoire ? On admettra que le mouvement est périodique de période .

Voir l'indice

Projeter l'expression vectorielle de \vec{v}(\theta) sur la base polaire locale, identifier les composantes et imposer un dénominateur strictement positif pour un mouvement borné.

Voir la stratégie
  1. Projeter le vecteur vitesse \vec{v}(\theta) = \frac{C}{p}(\hat{u}_\theta + \vec{e}) sur la base polaire (\hat{u}_r, \hat{u}_\theta) en décomposant \vec{e} = e\hat{u}_y.
  2. Identifier les composantes radiale \dot{r} et orthoradiale r\dot{\theta}.
  3. Utiliser la constante des aires C = r^2\dot{\theta} pour obtenir l'équation polaire de la trajectoire r(\theta).
  4. Analyser la condition de non-annulation du dénominateur pour déduire la condition sur l'excentricité e assurant un mouvement borné, puis identifier la nature de la conique.
Voir la réponse courte

Projection de la vitesse pour trouver r(\theta) = \frac{p}{1 + e\cos\theta} ; pour un état lié e < 1, la trajectoire est une ellipse.

Voir le corrigé complet

Dans le repère (Axy), les vecteurs unitaires cartésiens s'expriment dans la base polaire selon :

\hat{u}_x = \cos\theta\,\hat{u}_r - \sin\theta\,\hat{u}_\theta \quad \text{et} \quad \hat{u}_y = \sin\theta\,\hat{u}_r + \cos\theta\,\hat{u}_\theta

Le vecteur constant \vec{e} = e\hat{u}_y s'écrit donc :

\vec{e} = e\sin\theta\,\hat{u}_r + e\cos\theta\,\hat{u}_\theta

D'après la question précédente (Q5), le vecteur vitesse s'exprime par :

\begin{aligned} \vec{v}(\theta) &= \frac{C}{p}\left(\hat{u}_\theta + \vec{e}\right) \\ &= \frac{C}{p}e\sin\theta\,\hat{u}_r + \frac{C}{p}(1 + e\cos\theta)\,\hat{u}_\theta \end{aligned}

Par identification avec l'expression de la vitesse en coordonnées polaires, \vec{v} = \dot{r}\hat{u}_r + r\dot{\theta}\hat{u}_\theta, on obtient :

\boxed{\dot{r} = \frac{C}{p}e\sin\theta} \quad \text{et} \quad \boxed{r\dot{\theta} = \frac{C}{p}(1 + e\cos\theta)}

D'après la loi des aires (question Q4), la composante orthoradiale s'écrit également :

r\dot{\theta} = \frac{C}{r}

En égalant les deux expressions de r\dot{\theta}, il vient :

\frac{C}{r} = \frac{C}{p}(1 + e\cos\theta)

d'où l'équation de la trajectoire en coordonnées polaires :

\boxed{r(\theta) = \frac{p}{1 + e\cos\theta}}

Pour que le mouvement soit borné, la distance r(\theta) doit rester finie et strictement positive pour tout angle polaire \theta \in [0, 2\pi]. Le dénominateur 1 + e\cos\theta ne doit donc jamais s'annuler. Comme \cos\theta \in [-1, 1], le minimum du dénominateur vaut 1 - e. La condition d'existence d'une distance maximale finie impose donc :

1 - e > 0 \implies \boxed{e < 1}

Puisque par convention e \ge 0, le mouvement borné correspond à 0 \le e < 1.

L'équation r(\theta) = \frac{p}{1 + e\cos\theta} avec e < 1 est l'équation polaire d'une conique à centre d'excentricité e. La trajectoire est donc une ellipse dont l'un des foyers est le centre attracteur A.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les paramètres du mouvement planétaire doivent être rigoureusement démontrés et non parachutés.

« Certains candidats ont reproduit les paramètres du mouvement planétaire sans démonstration. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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B · Période du mouvement

Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : période orbitale, loi des aires

En utilisant par exemple la question précédente, montrer que où la constante s'obtient par le calcul de l'intégrale .

Voir l'indice

Exprimer la durée élémentaire \mathrm{d}t = \frac{r^2}{C}\mathrm{d}\theta à partir de la loi des aires et intégrer sur une révolution complète pour \theta \in [0, 2\pi].

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'élément différentiel de temps \mathrm{d}t en fonction de \theta et \mathrm{d}\theta à l'aide de la loi des aires C = r^2\dot{\theta} et de l'équation polaire r(\theta).
  2. Intégrer sur une révolution complète (\theta variant de 0 à 2\pi) pour obtenir l'expression de la période T sous forme intégrale.
  3. Éliminer la constante des aires C au profit du paramètre p en utilisant la relation établie à la question Q5.
Voir la réponse courte

Intégration de la durée \mathrm{d}t = \frac{r^2\,\mathrm{d}\theta}{C} sur un tour complet pour exprimer la période T en fonction de l'intégrale \mathcal{I}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q4, la constante des aires s'écrit :

C = r^2 \dot{\theta} = r^2 \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t}

En séparant les variables, l'intervalle de temps élémentaire \mathrm{d}t s'exprime par :

\mathrm{d}t = \frac{r^2(\theta)}{C} \, \mathrm{d}\theta

D'après la question Q6, l'équation de la trajectoire est :

r(\theta) = \frac{p}{1 + e\cos\theta}

Ce qui donne :

\mathrm{d}t = \frac{p^2}{C} \frac{\mathrm{d}\theta}{(1 + e\cos\theta)^2}

Le mouvement étant périodique de période T (pour e < 1), une période correspond à une variation de l'angle polaire de 2\pi. En choisissant l'origine des temps telle que \theta(0) = 0, on a \theta(T) = 2\pi :

T = \int_0^T \mathrm{d}t = \frac{p^2}{C} \int_0^{2\pi} \frac{\mathrm{d}\theta}{(1 + e\cos\theta)^2} = \frac{p^2}{C} \mathcal{I}

où la constante sans dimension \mathcal{I} est définie par :

\mathcal{I} = \int_0^{2\pi} \frac{\mathrm{d}\theta}{(1 + e\cos\theta)^2}

Par ailleurs, la relation liant p et C établie à la question Q5 s'écrit :

p = \frac{C^2}{\mathcal{G}m_A} \implies C = \sqrt{\mathcal{G}m_A p}

En reportant cette expression de C dans celle de T, on obtient :

T = \frac{p^2}{\sqrt{\mathcal{G}m_A p}} \mathcal{I} = \frac{\mathcal{I} p^{3/2}}{\sqrt{\mathcal{G}m_A}}
\boxed{T = \frac{\mathcal{I} p^{3/2}}{\sqrt{\mathcal{G}m_A}} \quad \text{avec} \quad \mathcal{I} = \int_0^{2\pi} \frac{\mathrm{d}\theta}{(1 + e\cos\theta)^2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très sélective : traitée par seulement un tiers des candidats avec 10 % de réussite.

« Question traitée par un tiers des candidats, avec un taux de succès global de 10%. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : trajectoire circulaire, troisième loi de kepler

Dans le cas particulier où , préciser la nature de la trajectoire et l'expression de ; en déduire une des lois de Kepler, préciser laquelle et proposer son énoncé « historique » sous forme d'une phrase en français.

Voir l'indice

Poser e = 0 dans l'équation de la trajectoire pour reconnaître un cercle, calculer l'intégrale \mathcal{I} et identifier la troisième loi de Kepler.

Voir la stratégie
  1. Utiliser l'équation polaire de la trajectoire pour e = 0 afin d'identifier la nature géométrique de la courbe.
  2. Calculer l'intégrale \mathcal{I} dans ce cas pour en déduire l'expression de la période T à partir de la formule établie en Q7.
  3. Relier le carré de la période au cube du rayon de l'orbite pour identifier et énoncer la troisième loi de Kepler.
Voir la réponse courte

Pour e=0, la trajectoire est circulaire, \mathcal{I}=2\pi et T^2/R^3 = \frac{4\pi^2}{\mathcal{G}m_A} : énoncé de la troisième loi de Kepler.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q6, l'équation polaire de la trajectoire s'écrit :

r(\theta) = \frac{p}{1 + e\cos\theta}

Pour e = 0, le rayon est constant : r(\theta) = p = R. Le mouvement étant plan, la trajectoire est un cercle de rayon R = p centré en A.

Pour e = 0, l'intégrale \mathcal{I} définie en Q7 vaut immédiatement :

\mathcal{I} = \int_{0}^{2\pi} \frac{\mathrm{d}\theta}{(1 + 0)^2} = 2\pi

En injectant cette valeur dans l'expression de la période obtenue à la question Q7, il vient :

\boxed{T = \frac{2\pi p^{3/2}}{\sqrt{\mathcal{G}m_A}} = \frac{2\pi R^{3/2}}{\sqrt{\mathcal{G}m_A}}}

En élevant cette relation au carré, on obtient :

\frac{T^2}{R^3} = \frac{4\pi^2}{\mathcal{G}m_A} = \text{cste}

On reconnaît la troisième loi de Kepler (loi des périodes).

Énoncé historique : « Le carré de la période de révolution d'une planète est proportionnel au cube du demi-grand axe de son orbite. » (ici, le demi-grand axe s'identifie au rayon R).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à ne pas confondre la deuxième et la troisième loi de Kepler.

« Confusion entre les deuxième et troisième lois de Kepler. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Python
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : tracé de courbe, intégration numérique

Proposer l'écriture des lignes de code Python permettant le tracé de la figure 2 : courbe en trait plein puis mise en exergue d'une dizaine de valeurs régulièrement réparties pour . Note : on pourrait mener le calcul exact de l'intégrale qui fournit . Ce calcul n'est pas demandé !

Voir l'indice

Définir la fonction à intégrer avec une fonction lambda, utiliser la fonction scipy.integrate.quad sur [0, 2\pi] dans une boucle, et tracer la courbe avec les marqueurs demandés.

Voir la stratégie
  1. Définir la fonction à intégrer \theta \mapsto \frac{1}{(1 + e\cos\theta)^2}, puis une fonction calculant \mathcal{I}(e) à l'aide de scipy.integrate.quad en extrayant la valeur de l'intégrale (premier élément du couple renvoyé).
  2. Générer un échantillonnage fin de e \in [0\,;\, 0{,}5] pour tracer la courbe continue en trait plein, ainsi qu'un échantillonnage de 11 points régulièrement espacés pour faire apparaître les points mis en exergue.
  3. Utiliser matplotlib.pyplot.plot pour tracer successivement la courbe continue et les points discrets avec un marqueur adapté.
Voir la réponse courte

Tracé de \mathcal{I}(e) avec numpy et matplotlib.pyplot en traçant la courbe continue puis des marqueurs réguliers avec plot.

Voir le corrigé complet

Voici les lignes de code Python répondant à la consigne :

import numpy as np
import scipy.integrate as integrate
import matplotlib.pyplot as plt

def I(e):
    # Fonction integrande f(theta) pour une valeur de e donnee
    def f(theta):
        return 1.0 / (1.0 + e * np.cos(theta))**2
    # Evaluation numerique entre 0 et 2*pi (quad renvoie (valeur, erreur))
    valeur, _ = integrate.quad(f, 0.0, 2.0 * np.pi)
    return valeur

# 1. Tracé de la courbe en trait plein (grille fine)
e_courbe = np.linspace(0.0, 0.5, 200)
I_courbe = [I(e) for e in e_courbe]

# 2. Mise en exergue d'une dizaine de points (11 valeurs regulierement reparties)
e_pts = np.linspace(0.0, 0.5, 11)
I_pts = [I(e) for e in e_pts]

# 3. Tracé graphique
plt.figure()
plt.plot(e_courbe, I_courbe, 'k-')       # Courbe continue en trait plein
plt.plot(e_pts, I_pts, 'ko')             # Points mis en exergue avec des ronds
plt.xlabel('parametre e')
plt.ylabel('integrale I')
plt.grid(True)
plt.show()
Voir ce qu'a relevé le jury

En Python, importez et préfixez correctement les modules, n'oubliez pas d'exécuter vos fonctions et traitez les listes avec soin.

« Les erreurs souvent rencontrées incluent : importation incomplète des modules, utilisation de fonctions sans spécifier leur module d’origine, construction d’une fonction sans l’exécuter, négligence dans le traitement d’une liste »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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C · Mesure de l'unité astronomique

Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : parallaxe, configuration astronomique

Sans soucis d'échelle, représenter sur un schéma unique l'ensemble des paramètres géométriques , , , ci-dessus au moment de la mesure, lors d'une conjonction inférieure (le Soleil, la Terre et Mars sont alignés dans cet ordre).

Voir l'indice

Tracer sur une même droite le Soleil, la Terre et Mars lors de l'alignement, et faire apparaître la corde reliant Paris et Cayenne formant l'angle de parallaxe \alpha vers Mars.

Voir la stratégie
  1. Disposer les trois astres alignés sur un axe commun dans l'ordre imposé par l'énoncé : le Soleil S, la Terre et Mars M.
  2. Indiquer les rayons orbitaux a_0 (distance Soleil-Terre) et a_1 (distance Soleil-Mars).
  3. Placer les deux observatoires terrestres, Paris (P) et Cayenne (C), distants en ligne droite de \ell.
  4. Tracer les deux visées joignant chacun des observatoires à Mars et matérialiser l'angle de parallaxe \alpha formé au sommet M.
Voir la réponse courte

Schéma géométrique illustrant le Soleil, la Terre et Mars alignés en conjonction, la base terrestre \ell et l'angle de parallaxe \alpha.

Voir le corrigé complet

Au moment de la configuration décrite, le Soleil S, le centre de la Terre T et la planète Mars M sont alignés dans cet ordre sur une même droite.

Les paramètres géométriques sont définis comme suit :

  • a_0 = ST est le rayon de l'orbite terrestre (l'unité astronomique) ;
  • a_1 = SM est le rayon de l'orbite martienne ;
  • \ell = PC est la distance en ligne droite entre Paris (P) et Cayenne (C) ;
  • \alpha = \widehat{PMC} est l'angle sous lequel la corde PC est vue depuis Mars.
Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez le temps de réaliser des schémas géométriques soignés.

« Question bien traitée, même si tous les schémas n’ont pas été réalisés avec soin. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 11

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : troisième loi de kepler, parallaxe

En déduire la relation permettant de déterminer en fonction de , , et .

Voir l'indice

Exprimer la distance Terre-Mars minimale a_1 - a_0 en fonction de \ell et \alpha, puis exprimer le rapport a_1/a_0 via la troisième loi de Kepler reliant rayons et périodes.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la distance Terre-Mars minimale d = a_1 - a_0 en fonction de la base \ell et de l'angle de parallaxe \alpha dans l'approximation des petits angles.
  2. Relier le rayon orbital de Mars a_1 à celui de la Terre a_0 au moyen de la troisième loi de Kepler établie à la question Q8.
  3. Combiner ces relations pour isoler le demi-grand axe terrestre a_0.
Voir la réponse courte

Combinaison de la distance géométrique a_1 - a_0 \approx \ell/\alpha et de la troisième loi de Kepler (a_1/a_0)^3 = (T_1/T_0)^2 pour trouver a_0.

Voir le corrigé complet

Lors de l'alignement Soleil–Terre–Mars, la distance entre la Terre et Mars est minimale et vaut :

d = a_1 - a_0

L'angle \alpha sous lequel est vu le segment reliant Paris à Cayenne de longueur \ell depuis Mars est extrêmement petit (\alpha \ll 1\text{ rad}). Dans l'approximation des petits angles (en projetant la base \ell perpendiculairement à la ligne de visée) :

\alpha \simeq \frac{\ell}{d} = \frac{\ell}{a_1 - a_0}

soit :

a_1 - a_0 \simeq \frac{\ell}{\alpha}

Par ailleurs, d'après la troisième loi de Kepler rappelée à la question Q8 pour des orbites circulaires de la Terre et de Mars autour du Soleil (de masse M_\odot) :

\frac{T_0^2}{a_0^3} = \frac{T_1^2}{a_1^3} = \frac{4\pi^2}{\mathcal{G}M_\odot}

On en déduit le rapport des rayons orbitaux :

\frac{a_1}{a_0} = \left(\frac{T_1}{T_0}\right)^{2/3}

En factorisant par a_0 dans la distance Terre–Mars :

a_1 - a_0 = a_0 \left[ \left(\frac{T_1}{T_0}\right)^{2/3} - 1 \right] = \frac{\ell}{\alpha}

On aboutit ainsi à l'expression de l'unité astronomique a_0 :

\boxed{a_0 = \frac{\ell}{\alpha \left[ \left(\dfrac{T_1}{T_0}\right)^{2/3} - 1 \right]}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'élimination de la distance Soleil-Mars a posé des difficultés à de nombreux candidats.

« Difficultés dans l’élimination de la distance Soleil - Mars a1. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : unité astronomique, parallaxe

La valeur annoncée par Cassini était (secondes d'angle). Est-elle compatible avec la relation ci-dessus ?

Voir l'indice

Effectuer l'application numérique avec les approximations fournies pour estimer a_0 et comparer la valeur obtenue à l'unité astronomique actuelle de référence.

Voir la stratégie
  1. Évaluer le facteur lié aux périodes à l'aide des approximations numériques fournies par l'énoncé.
  2. Convertir l'angle \alpha en radians et calculer la valeur de l'unité astronomique a_0 prédite par la relation de la question Q11.
  3. Comparer le résultat obtenu à la valeur tabulée de l'unité astronomique donnée en fin d'énoncé (a_0 = 1{,}50 \cdot 10^{11}\text{ m}).
Voir la réponse courte

Conversion de \alpha = 14'' en radians et calcul numérique de a_0 \approx 1{,}4\cdot 10^{11}\text{ m}, très proche de la valeur actuelle.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q11 :

a_0 = \frac{\ell}{\alpha \left[ \left(\dfrac{T_1}{T_0}\right)^{2/3} - 1 \right]}

D'après les données de l'énoncé :

\begin{aligned} \left(\frac{T_1}{T_0}\right)^{2/3} = \left[\left(\frac{687}{365}\right)^{1/3}\right]^2 \simeq \left(\frac{5}{4}\right)^2 \simeq 1{,}6 \end{aligned}

d'où :

\left(\frac{T_1}{T_0}\right)^{2/3} - 1 \simeq 1{,}6 - 1 = 0{,}6

L'angle mesuré par Cassini vaut :

\alpha = 14'' = 14 \times 4{,}85 \cdot 10^{-6}\text{ rad} \simeq 6{,}79 \cdot 10^{-5}\text{ rad}

Avec \ell = 7\,070\text{ km} = 7{,}07 \cdot 10^6\text{ m}, l'application numérique donne :

\begin{aligned} a_0 &= \frac{7{,}07 \cdot 10^6}{6{,}79 \cdot 10^{-5} \times 0{,}6} \\ &= \frac{7{,}07 \cdot 10^6}{4{,}07 \cdot 10^{-5}} \\ &\simeq 1{,}7 \cdot 10^{11}\text{ m} \end{aligned}
\boxed{a_0 \simeq 1{,}7 \cdot 10^{11}\text{ m}}

Cette valeur est en bon accord avec la valeur moderne fournie dans les données, a_{0,\text{tab}} = 1{,}50 \cdot 10^{11}\text{ m} (écart relatif de l'ordre de 15\,\%, tout à fait remarquable compte tenu de l'extrême petitesse de l'angle à mesurer au xviie siècle). La valeur de Cassini est donc pleinement compatible avec la relation.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une application numérique peu abordée et rarement menée à bien.

« L’application numérique est peu traitée et encore moins bien réussie. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Partie II : Structure et énergie des étoiles

A · L'énergie gravitationnelle

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : énergie gravitationnelle, énergie de liaison

Donner et justifier physiquement le signe de . Expliquer pourquoi on nomme parfois l'énergie de liaison de l'étoile.

Voir l'indice

Raisonner sur le travail que doit fournir un opérateur extérieur pour freiner et amener les masses depuis l'infini jusqu'à leur position d'équilibre liée.

Voir la stratégie
  1. Analyser le sens de la force exercée par l'opérateur extérieur pour amener la matière de l'infini de façon quasi-statique sous l'effet d'une interaction attractive.
  2. Relier le travail fourni W_g à l'énergie nécessaire pour dissocier le système vers l'état de référence dispersé à l'infini afin de justifier la définition de l'énergie de liaison E_\ell.
Voir la réponse courte

L'interaction gravitationnelle étant attractive, W_g < 0 ; E_\ell = -W_g > 0 correspond au travail nécessaire pour disperser l'étoile à l'infini.

Voir le corrigé complet

L'interaction gravitationnelle est exclusivement attractive : les masses s'attirent mutuellement vers le centre de constitution de l'astre.

Pour amener la matière depuis l'infini de manière quasi-statique (sans lui communiquer d'énergie cinétique, \Delta E_c = 0), l'opérateur doit à chaque instant compenser exactement l'attraction gravitationnelle :

\vec{F}_{\text{op}} = -\vec{F}_{\text{grav}}

Puisque la force gravitationnelle est dirigée vers le centre d'attraction, la force de l'opérateur \vec{F}_{\text{op}} est nécessairement orientée vers l'extérieur (force de retenue). Lors du rapprochement vers le centre, le déplacement élémentaire d\vec{r} est centripète, si bien que le travail élémentaire fourni par l'opérateur est résistant :

\delta W_{\text{op}} = \vec{F}_{\text{op}} \cdot d\vec{r} < 0

Par intégration, le travail total fourni par l'opérateur est donc négatif :

\boxed{W_g < 0}

L'étoile constituée est dans un état énergétiquement plus stable (puits de potentiel) que le gaz initial dispersé à l'infini ; elle a cédé de l'énergie vers l'extérieur au cours de son effondrement gravitationnel.

Pour dissocier complètement l'étoile et renvoyer toutes ses particules constitutives à l'infini au repos, un opérateur extérieur doit fournir un travail opposé, égal à -W_g. Cette grandeur, positive :

\boxed{E_\ell = -W_g > 0}

représente l'énergie minimale à apporter au système pour briser sa cohésion gravitationnelle. C'est exactement la définition d'une énergie de liaison, par analogie directe avec la cohésion d'un noyau atomique ou d'une liaison chimique.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Distinguez clairement sens de transfert et signe du travail, et consolidez la notion d'énergie de liaison.

« Confusion étonnante entre le sens de transfert de l’énergie et le signe algébrique du travail. »

« Le concept de l’énergie de liaison est très mal maîtrisé. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : masse volumique, distribution sphérique

Exprimer la masse volumique , supposée uniforme et constante, de l'étoile en fonction de et . En déduire, en fonction de , et , les expressions de (masse déjà constituée dans une sphère de rayon ) et de (masse à apporter pour faire passer ce rayon de à ).

Voir l'indice

Exprimer la masse volumique uniforme \rho = M/V, puis calculer la masse m(r) d'une sphère de rayon r et différentier par rapport à r.

Voir la réponse courte

Calcul direct de \rho = \frac{M}{\frac{4}{3}\pi R^3}, puis m(r) = M(r/R)^3 et \mathrm{d}m = 3M\frac{r^2}{R^3}\,\mathrm{d}r.

Voir le corrigé complet

L'étoile est modélisée par une boule de rayon R et de masse totale M, de masse volumique \rho uniforme. Le volume total de la boule étant V = \frac{4}{3}\pi R^3, on a :

\boxed{\rho = \frac{M}{V} = \frac{3M}{4\pi R^3}}

La masse m(r) contenue dans la sphère de rayon r \leqslant R s'obtient immédiatement en intégrant la masse volumique sur le volume \frac{4}{3}\pi r^3 :

m(r) = \rho \times \frac{4}{3}\pi r^3 = \frac{3M}{4\pi R^3} \times \frac{4}{3}\pi r^3

soit :

\boxed{m(r) = M \left(\frac{r}{R}\right)^3}

La masse \mathrm{d}m à apporter pour faire passer le rayon de r à r+\mathrm{d}r correspond à la masse d'une coquille sphérique d'épaisseur \mathrm{d}r et de volume \mathrm{d}V = 4\pi r^2\,\mathrm{d}r, ou encore à la différentielle de m(r) :

\mathrm{d}m = \frac{\mathrm{d}m}{\mathrm{d}r}\,\mathrm{d}r = \rho \times 4\pi r^2\,\mathrm{d}r

d'où :

\boxed{\mathrm{d}m = 3M \frac{r^2}{R^3}\,\mathrm{d}r}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux erreurs lors de la linéarisation de la variation de masse.

« Quelques difficultés restent dans la linéarisation de la variation de masse. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : énergie gravitationnelle, méthode des couches

Justifier que la contribution à l'énergie gravitationnelle de cet accroissement (passage de à ) s'écrit . Calculer l'énergie gravitationnelle totale de l'étoile en fonction de , et .

Voir l'indice

Exprimer le travail pour amener la coquille de masse \mathrm{d}m depuis l'infini dans le potentiel créé par la sphère intérieure de masse m(r), puis intégrer de 0 à R.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le travail fourni par l'opérateur pour amener de manière quasi-statique la masse \mathrm{d}m depuis l'infini (où l'interaction est nulle) jusqu'au rayon r, en exploitant le champ gravitationnel extérieur créé par la sphère de masse m.
  2. Substituer les expressions de m(r) et \mathrm{d}m(r) établies à la question 14, puis intégrer pour r variant de 0 à R.
Voir la réponse courte

Intégration de l'énergie d'apport des couches sphériques successives depuis l'infini pour trouver W_g = -\frac{3}{5}\frac{\mathcal{G}M^2}{R}.

Voir le corrigé complet

D'après le théorème de Gauss (ou la question 2), la masse m déjà rassemblée dans la sphère de rayon r crée en tout point extérieur (r' \geqslant r) un champ de gravitation identique à celui d'une masse ponctuelle située au centre :

\vec{G}(r') = -\frac{\mathcal{G}m}{r'^2}\hat{u}_r

Pour déplacer quasi-statiquement un élément de masse \mathrm{d}m depuis l'infini jusqu'au rayon r, l'opérateur doit compenser à chaque instant la force d'attraction gravitationnelle exercée par la sphère, soit exercer la force :

\vec{F}_{\mathrm{op}} = -\mathrm{d}m\,\vec{G}(r') = \frac{\mathcal{G}m\,\mathrm{d}m}{r'^2}\hat{u}_r

Le travail fourni par l'opérateur pour amener cette couche élémentaire \mathrm{d}m s'écrit :

\mathrm{d}W_g = \int_{\infty}^r \vec{F}_{\mathrm{op}} \cdot \mathrm{d}\vec{r}' = \int_{\infty}^r \frac{\mathcal{G}m\,\mathrm{d}m}{r'^2}\mathrm{d}r' = \left[ -\frac{\mathcal{G}m\,\mathrm{d}m}{r'} \right]_{\infty}^r

On en déduit bien :

\mathrm{d}W_g = -\mathcal{G}\frac{m\,\mathrm{d}m}{r}

En utilisant les expressions obtenues à la question 14, m(r) = M\left(\frac{r}{R}\right)^3 et \mathrm{d}m = \frac{3M}{R^3}r^2\,\mathrm{d}r, on obtient :

\begin{aligned} \mathrm{d}W_g &= -\frac{\mathcal{G}}{r} \left( M\frac{r^3}{R^3} \right) \left( \frac{3M}{R^3}r^2\,\mathrm{d}r \right) \\ &= -3\frac{\mathcal{G}M^2}{R^6} r^4\,\mathrm{d}r \end{aligned}

L'énergie gravitationnelle totale W_g nécessaire pour constituer l'étoile complète de rayon R s'obtient par intégration de r = 0 à r = R :

\begin{aligned} W_g &= -3\frac{\mathcal{G}M^2}{R^6} \int_0^R r^4\,\mathrm{d}r = -3\frac{\mathcal{G}M^2}{R^6} \left[ \frac{r^5}{5} \right]_0^R \end{aligned}
\boxed{W_g = -\frac{3}{5}\frac{\mathcal{G}M^2}{R}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La justification de l'élément d'énergie potentielle gravitationnelle a posé des difficultés.

« Difficultés dans la justification de dWg, en lien avec Q13. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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B · Pression cinétique

Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : équilibre hydrostatique, force de pression

On s'intéresse à l'équilibre de la colonne de fluide d'aire et comprise entre les altitudes et . Expliciter, éventuellement sous forme intégrale, les forces exercées sur cette colonne. En déduire l'équation différentielle reliant , et .

Voir l'indice

Effectuer un bilan des forces extérieures de pression et de gravitation appliquées à une tranche infinitésimale de fluide comprise entre z et z+\mathrm{d}z.

Voir la stratégie
  1. Définir le système fermé constitué par la colonne cylindrique de fluide entre z_1 et z_2 et recenser l'ensemble des actions mécaniques extérieures (forces de pression sur les parois et force gravitationnelle volumique).
  2. Écrire la condition d'équilibre statique de cette colonne dans le référentiel d'étude galiléen.
  3. Faire tendre z_2 vers z_1 (ou dériver par rapport à la borne supérieure) pour obtenir l'équation différentielle locale de la statique des fluides.
Voir la réponse courte

Bilan des forces de pression et de pesanteur sur une tranche de fluide : obtention de \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = \rho(z) G(z).

Voir le corrigé complet

On étudie la colonne de fluide de section constante S, comprise entre les altitudes z_1 et z_2 (avec z_1 < z_2). Le système est à l'équilibre dans le référentiel galiléen.

Les forces extérieures appliquées à cette colonne sont :

  • les forces de pression sur la surface délimitant la colonne :

    • sur la base inférieure en z_1 (normale extérieure -\hat{u}_z) :

      \vec{F}_{p,1} = P(z_1)\,S\,\hat{u}_z
    • sur la base supérieure en z_2 (normale extérieure +\hat{u}_z) :

      \vec{F}_{p,2} = -P(z_2)\,S\,\hat{u}_z
    • sur la paroi latérale : les forces pressantes élémentaires sont perpendiculaires à l'axe (Oz) et leur résultante s'annule par symétrie radiale / invariance par rotation autour de l'axe : \vec{F}_{p,\text{lat}} = \vec{0}.
  • la force gravitationnelle s'exerçant sur chaque élément de volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}z de masse \mathrm{d}m = \rho(z)\,S\,\mathrm{d}z, soit sous forme intégrale :

    \vec{F}_g = \int_{z_1}^{z_2} \vec{G}(z)\,\mathrm{d}m = \left( \int_{z_1}^{z_2} \rho(z)\,G(z)\,S\,\mathrm{d}z \right) \hat{u}_z

À l'équilibre, le principe fondamental de la statique impose :

\vec{F}_{p,1} + \vec{F}_{p,2} + \vec{F}_g = \vec{0}

En projetant sur l'axe vertical \hat{u}_z et en simplifiant par S \neq 0 :

P(z_1) - P(z_2) + \int_{z_1}^{z_2} \rho(z)\,G(z)\,\mathrm{d}z = 0

soit :

P(z_2) - P(z_1) = \int_{z_1}^{z_2} \rho(z)\,G(z)\,\mathrm{d}z

En dérivant cette relation par rapport à z_2 (ou en considérant une tranche d'épaisseur infinitésimale \mathrm{d}z), on obtient l'équation différentielle locale :

\boxed{\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = \rho(z)\,G(z)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Appliquez rigoureusement le bilan de forces en hydrostatique en faisant particulièrement attention aux signes.

« Difficultés pour le bilan de forces avec les bons signes et pour un nombre fini de particules. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : gaz parfait monoatomique, théorie cinétique

Un volume de fluide est soumis à la pression , supposée uniforme. Dans quel modèle l'énergie cinétique d'agitation thermique associée peut-elle s'écrire ? Dans la suite de cette partie II.B on supposera que c'est bien le cas en chaque point intérieur à l'étoile.

Voir l'indice

Mobiliser la théorie cinétique des gaz parfaits monoatomiques reliant la pression et la densité particulaire à l'énergie cinétique microscopique moyenne.

Voir la réponse courte

Modèle du gaz parfait monoatomique classique, où l'énergie cinétique se réduit à celle des trois degrés de liberté de translation.

Voir le corrigé complet

Cette relation s'applique dans le cadre du modèle du gaz parfait monoatomique classique (non relativiste).

En effet, pour un gaz parfait constitué de N particules sans interactions mutuelles à distance occupant un volume V à la température T :

  • l'équation d'état s'écrit :

    PV = N k_B T
  • les particules étant ponctuelles (monoatomiques), l'énergie microscopique se résume à l'énergie cinétique de translation à trois degrés de liberté. D'après le théorème de l'équipartition de l'énergie (ou la théorie cinétique des gaz), l'énergie cinétique moyenne d'une particule vaut :

    \langle \varepsilon_c \rangle = \frac{3}{2} k_B T

L'énergie cinétique totale d'agitation thermique du volume V est donc :

E_c = N \langle \varepsilon_c \rangle = \frac{3}{2} N k_B T

En combinant ces deux relations, on obtient directement :

\boxed{E_c = \frac{3}{2} PV}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question discriminante : veillez à bien maîtriser le modèle du gaz parfait.

« Question discriminante. La notion de gaz parfait n’est pas toujours évidente. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : théorème de gauss, équilibre hydrostatique

Expliciter le champ gravitationnel ressenti au sein de l'étoile en équilibre à la distance du centre, en fonction de , , et . En déduire l'expression de la pression .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Gauss gravitationnel à l'intérieur de la sphère pour obtenir \vec{G}(r), puis intégrer l'équation hydrostatique avec la condition aux limites P(R) = 0.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le champ gravitationnel \vec{G}(\vec{r}) à l'intérieur de l'étoile à l'aide du théorème de Gauss gravitationnel ou du résultat de la question Q14 sur la masse intérieure m(r).
  2. Écrire la condition d'équilibre hydrostatique en symétrie sphérique issue de la question Q16 : \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}r} = \rho G_r(r).
  3. Intégrer cette équation différentielle entre r et la surface R, où la pression est nulle.
Voir la réponse courte

Théorème de Gauss pour \vec{G}(r) = -\frac{\mathcal{G}Mr}{R^3}\hat{u}_r, puis intégration de \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}r} = \rho G(r) avec la condition limite P(R)=0.

Voir le corrigé complet

La distribution de masse présente une symétrie sphérique, donc le champ gravitationnel est purement radial : \vec{G}(\vec{r}) = G_r(r)\,\hat{u}_r.

D'après le théorème de Gauss appliqué à une surface sphérique de rayon r \leqslant R centrée en O (ou en appliquant le théorème des coquilles sphériques de Newton), seule la masse intérieure m(r) contribue au champ gravitationnel en r :

\vec{G}(\vec{r}) = -\frac{\mathcal{G} m(r)}{r^2}\,\hat{u}_r

D'après la question Q14, la masse intérieure s'écrit m(r) = M\left(\frac{r}{R}\right)^3. On en déduit :

\boxed{ \vec{G}(\vec{r}) = -\frac{\mathcal{G} M}{R^3}\,r\,\hat{u}_r }

D'après l'énoncé, l'équation différentielle d'équilibre local obtenue à la question Q16 (\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = \rho(z)G(z)) se transpose en coordonnées sphériques par z \to r avec G_r(r) = -\frac{\mathcal{G}Mr}{R^3} :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}r} = \rho\,G_r(r) = -\rho\,\frac{\mathcal{G}M}{R^3}\,r

En injectant l'expression de la masse volumique \rho = \frac{3M}{4\pi R^3} établie à la question Q14, il vient :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}r} = -\frac{3M}{4\pi R^3}\,\frac{\mathcal{G}M}{R^3}\,r = -\frac{3\mathcal{G}M^2}{4\pi R^6}\,r

L'étoile étant entourée par le vide spatial, la pression à sa surface est nulle : P(R) = 0. On intègre alors entre le rayon r et le rayon R :

\begin{aligned} P(R) - P(r) &= \int_r^R \left(-\frac{3\mathcal{G}M^2}{4\pi R^6}\,r'\right) \mathrm{d}r' \\ -P(r) &= -\frac{3\mathcal{G}M^2}{4\pi R^6} \left[\frac{{r'}^2}{2}\right]_r^R = -\frac{3\mathcal{G}M^2}{8\pi R^6} (R^2 - r^2) \end{aligned}

On obtient bien :

\boxed{ P(r) = \frac{3\mathcal{G}M^2}{8\pi R^6}(R^2 - r^2) }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux erreurs de signe et évitez de forcer l'expression finale au mépris de la cohérence du calcul.

« Nombreuses erreurs dans les signes et tentatives de reproduire l’expression finale attendue sans cohérence avec les réponses précédentes. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : théorème du viriel, énergie interne

Calculer l'énergie cinétique totale de l'étoile en fonction de , et ; commenter.

Voir l'indice

Intégrer la densité volumique d'énergie cinétique \frac{3}{2}P(r) sur toute l'étoile par couches sphériques de volume 4\pi r^2\mathrm{d}r, et confronter au résultat de la question 15.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie cinétique élémentaire \mathrm{d}E_c d'une coquille sphérique d'épaisseur \mathrm{d}r et de volume \mathrm{d}V = 4\pi r^2 \mathrm{d}r à l'aide de la relation locale issue de la question Q17.
  2. Intégrer sur l'ensemble de l'étoile (r variant de 0 à R) en utilisant le profil de pression P(r) déterminé à la question Q18.
  3. Comparer l'expression obtenue à celle de l'énergie potentielle gravitationnelle W_g établie à la question Q15 afin d'identifier le théorème du viriel.
Voir la réponse courte

Intégration spatiale donnant E_c = \int \frac{3}{2}P\,\mathrm{d}V = \frac{3}{10}\frac{\mathcal{G}M^2}{R} = -\frac{1}{2}W_g, en conformité avec le théorème du viriel.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, l'énergie cinétique d'agitation thermique contenue dans un volume infinitésimal \mathrm{d}V soumis à la pression P(r) est :

\mathrm{d}E_c = \frac{3}{2} P(r)\,\mathrm{d}V

Par symétrie sphérique, on découpe l'étoile en coquilles sphériques de rayon r, d'épaisseur \mathrm{d}r et de volume \mathrm{d}V = 4\pi r^2 \mathrm{d}r. En utilisant l'expression de la pression obtenue à la question Q18 :

P(r) = \frac{3\mathcal{G}M^2}{8\pi R^6}(R^2 - r^2)

on obtient la contribution élémentaire :

\mathrm{d}E_c = \frac{3}{2} \left[ \frac{3\mathcal{G}M^2}{8\pi R^6}(R^2 - r^2) \right] (4\pi r^2\,\mathrm{d}r) = \frac{9\mathcal{G}M^2}{4 R^6} (R^2 r^2 - r^4)\,\mathrm{d}r

L'énergie cinétique totale s'obtient par intégration de r = 0 à r = R :

\begin{aligned} E_c &= \frac{9\mathcal{G}M^2}{4 R^6} \int_0^R (R^2 r^2 - r^4)\,\mathrm{d}r \\ &= \frac{9\mathcal{G}M^2}{4 R^6} \left[ R^2 \frac{r^3}{3} - \frac{r^5}{5} \right]_0^R \\ &= \frac{9\mathcal{G}M^2}{4 R^6} \left( \frac{R^5}{3} - \frac{R^5}{5} \right) = \frac{9\mathcal{G}M^2}{4 R^6} \cdot \frac{2 R^5}{15} \end{aligned}

Ce qui se simplifie en :

\boxed{E_c = \frac{3}{10}\frac{\mathcal{G}M^2}{R}}

Commentaires :

  • Lien avec l'énergie gravitationnelle : À la question Q15, nous avions obtenu W_g = -\frac{3}{5}\frac{\mathcal{G}M^2}{R}. On constate la relation remarquable :

    E_c = -\frac{1}{2} W_g \quad \Longleftrightarrow \quad 2E_c + W_g = 0

    On retrouve ainsi la forme globale du théorème du viriel appliqué à un système auto-gravitant en équilibre hydrostatique.

  • Énergie mécanique totale et stabilité : L'énergie mécanique totale de l'étoile vaut :

    E_m = E_c + W_g = \frac{1}{2}W_g = -E_c = -\frac{3}{10}\frac{\mathcal{G}M^2}{R} < 0

    Étant strictement négative, elle confirme que l'étoile constitue un état lié stable : il faut fournir de l'énergie à l'étoile pour en disperser la matière à l'infini.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question abordée par seulement la moitié des candidats et qui a rapporté peu de points.

« Question traitée par la moitié des candidats. Peu de réponses justes. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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C · Pression de confinement quantique

Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : volume molaire, densité particulaire

Exprimer en fonction de , et seulement.

Voir l'indice

Exprimer le volume total de l'étoile ainsi que le nombre total de nucléons N \simeq M/m_p, puis utiliser la relation géométrique de confinement a^3 = V/N.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le volume V de l'étoile sphérique de rayon R.
  2. Exprimer le nombre N d'atomes d'hydrogène en reliant la masse totale M aux masses des constituants, compte tenu de l'approximation m_e \ll m_p.
  3. En déduire le volume \vartheta = V/N puis la dimension caractéristique de confinement a par la relation a^3 = \vartheta.
Voir la réponse courte

Le nombre de protons est N = M/m_p, occupant le volume stellaire N a^3 = \frac{4}{3}\pi R^3, d'où a = R(4\pi m_p / (3M))^{1/3}.

Voir le corrigé complet

L'étoile est modélisée par une sphère de rayon R, son volume vaut donc :

V = \frac{4}{3}\pi R^3

Elle est composée de N atomes d'hydrogène formés chacun d'un proton et d'un électron. La masse totale de l'étoile s'écrit :

M = N(m_p + m_e)

Comme la masse de l'électron est négligeable devant celle du proton (m_e \ll m_p), on a l'excellente approximation :

M \simeq N m_p \implies N = \frac{M}{m_p}

Le volume disponible par particule est \vartheta = \frac{V}{N}. En utilisant la relation a^3 = \vartheta, il vient :

a^3 = \frac{\frac{4}{3}\pi R^3}{\frac{M}{m_p}} = \frac{4\pi m_p}{3M}R^3

On en déduit l'expression de la dimension de confinement a :

\boxed{a = R\left(\frac{4\pi m_p}{3M}\right)^{1/3}}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : puits de potentiel infini, inégalité de heisenberg

La particule étudiée étant confinée à l'intervalle , exprimer la fonction d'onde spatiale et l'énergie de l'état fondamental en fonction de , et . Justifier que cette relation illustre le principe d'indétermination de Heisenberg.

Voir l'indice

Injecter la forme stationnaire dans l'équation de Schrödinger, appliquer les conditions aux limites \psi(0)=\psi(a)=0, et vérifier la compatibilité avec \Delta x \cdot \Delta p \ge \hbar/2.

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme stationnaire \Psi(x,t) = \psi(x)\mathrm{e}^{-\mathrm{j}\omega t} dans l'équation de Schrödinger pour obtenir l'équation différentielle spatiale vérifiée par \psi(x).
  2. Appliquer les conditions aux limites d'un puits infini de largeur a (\psi(0) = \psi(a) = 0) et normaliser la fonction d'onde spatiale de l'état fondamental (n=1).
  3. Exprimer l'énergie e_1 = \hbar\omega en fonction de h, m et a.
  4. Relier l'existence d'une énergie minimale non nulle dépendant de 1/a^2 à la relation d'indétermination de Heisenberg spatiale \Delta x \cdot \Delta p_x \geqslant \frac{\hbar}{2}.
Voir la réponse courte

Fonction d'onde \psi_1(x) = \sqrt{\frac{2}{a}}\sin\left(\frac{\pi x}{a}\right) et énergie e_1 = \frac{h^2}{8ma^2} ; avec \Delta x \sim a, \Delta p \sim h/(2a) illustre l'inégalité de Heisenberg.

Voir le corrigé complet

Pour un état stationnaire, on injecte \Psi(x,t) = \psi(x)\mathrm{e}^{-\mathrm{j}\omega t} dans l'équation de Schrödinger fournie :

-\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\partial^2\Psi}{\partial x^2} = \mathrm{j}\hbar\frac{\partial\Psi}{\partial t} \implies -\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\mathrm{d}^2\psi}{\mathrm{d}x^2}\,\mathrm{e}^{-\mathrm{j}\omega t} = \mathrm{j}\hbar(-\mathrm{j}\omega)\psi(x)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{j}\omega t} = \hbar\omega\,\psi(x)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{j}\omega t}

En identifiant l'énergie de l'état stationnaire e = \hbar\omega, l'équation spatiale s'écrit :

\frac{\mathrm{d}^2\psi}{\mathrm{d}x^2} + k^2\psi(x) = 0 \quad \text{avec} \quad k = \frac{\sqrt{2me}}{\hbar}

La solution générale est de la forme \psi(x) = A\cos(kx) + B\sin(kx). Le confinement strict à l'intervalle [0,a] impose des parois infinies en x=0 et x=a, d'où les conditions aux limites :

  • \psi(0) = 0 \implies A = 0 ;
  • \psi(a) = 0 \implies B\sin(ka) = 0 \implies ka = n\pi \quad (n \in \mathbb{N}^*).

L'état fondamental correspond au niveau d'énergie minimale, soit n=1, ce qui donne k_1 = \frac{\pi}{a}.

La normalisation de la fonction d'onde sur [0,a] donne :

\int_0^a |\psi_1(x)|^2\,\mathrm{d}x = |B|^2 \int_0^a \sin^2\left(\frac{\pi x}{a}\right)\mathrm{d}x = |B|^2\frac{a}{2} = 1 \implies B = \sqrt{\frac{2}{a}} \quad \text{(à une phase près)}

On en déduit l'expression de la fonction d'onde spatiale de l'état fondamental :

\boxed{\psi_1(x) = \sqrt{\frac{2}{a}}\sin\left(\frac{\pi x}{a}\right)}

L'énergie de cet état fondamental vaut alors :

e_1 = \frac{\hbar^2 k_1^2}{2m} = \frac{\hbar^2 \pi^2}{2m a^2}

Comme \hbar = \frac{h}{2\pi}, on a \hbar^2 \pi^2 = \frac{h^2}{4}, d'où :

\boxed{e_1 = \frac{h^2}{8m a^2}}

Lien avec le principe d'indétermination de Heisenberg : Selon la relation de Heisenberg spatiale, les incertitudes quantiques sur la position et la quantité de mouvement vérifient \Delta x \cdot \Delta p_x \geqslant \frac{\hbar}{2}. Ici, la particule étant localisée dans un intervalle spatial de taille a, l'indétermination sur sa position est de l'ordre de grandeur de la dimension du puits : \Delta x \sim a.

Il en résulte nécessairement une dispersion minimale sur l'impulsion :

\Delta p_x \gtrsim \frac{\hbar}{a} \sim \frac{h}{a}

Par symétrie, l'impulsion moyenne est nulle (\langle p_x \rangle = 0), de sorte que l'énergie cinétique moyenne minimale s'estime par :

\langle E_c \rangle = \frac{\langle p_x^2 \rangle}{2m} = \frac{(\Delta p_x)^2}{2m} \sim \frac{h^2}{m a^2}

L'état fondamental possède ainsi une énergie de point zéro non nulle e_1 \propto \frac{h^2}{m a^2} : le confinement spatial (a fini) impose une agitation quantique irréductible, ce qui illustre directement le principe d'indétermination de Heisenberg.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Maîtrisez précisément la boîte quantique et pensez au lien avec les relations d'incertitude de Heisenberg.

« rares sont ceux qui parviennent à en saisir tous les détails et encore plus rares sont ceux qui font le lien avec la relation d’incertitude de Heisenberg concernant la position et l’impulsion. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : puits de potentiel tridimensionnel, énergie de confinement

Que deviennent ces expressions de la fonction d'onde et de l'énergie de l'état fondamental dans un modèle confiné à trois dimensions, , et ?

Voir l'indice

Utiliser la séparabilité de l'équation de Schrödinger en coordonnées cartésiennes : la fonction d'onde est le produit des solutions 1D et l'énergie totale fondamentale est la somme des énergies 1D.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la séparabilité spatiale de l'équation de Schrödinger tridimensionnelle pour une boîte cubique de côté a.
  2. Exprimer la fonction d'onde de l'état fondamental sous forme d'un produit tensoriel des états fondamentaux unidimensionnels déterminés à la question Q21, et sommer les contributions énergétiques selon les trois axes cartésiens.
Voir la réponse courte

Par séparation des variables, la fonction d'onde est le produit \psi(x,y,z) = \psi_1(x)\psi_1(y)\psi_1(z) et l'énergie vaut e = 3e_1 = \frac{3h^2}{8ma^2}.

Voir le corrigé complet

L'équation de Schrödinger stationnaire pour une particule libre de masse m dans la boîte tridimensionnelle s'écrit :

-\frac{\hbar^2}{2m}\left(\frac{\partial^2 \psi}{\partial x^2} + \frac{\partial^2 \psi}{\partial y^2} + \frac{\partial^2 \psi}{\partial z^2}\right) = E\psi

avec la condition d'annulation de la fonction d'onde sur les frontières de la boîte cubique [0,a]^3.

Par séparation des variables, la fonction d'onde spatiale s'écrit sous la forme factorisée :

\psi(x, y, z) = X(x) Y(y) Z(z)

Chacune des composantes spatiales vérifie indépendamment l'équation différentielle 1D étudiée à la question Q21 avec des conditions aux limites identiques :

X(0) = X(a) = 0, \quad Y(0) = Y(a) = 0, \quad Z(0) = Z(a) = 0

L'état fondamental correspond aux nombres quantiques minimaux non nuls n_x = n_y = n_z = 1. La fonction d'onde normalisée est donc le produit des trois fonctions d'ondes fondamentales 1D :

\psi_1(x,y,z) = \psi_1(x) \psi_1(y) \psi_1(z)

ce qui donne, pour (x, y, z) \in [0, a]^3 (et \psi_1 = 0 à l'extérieur) :

\boxed{\psi_1(x,y,z) = \left(\frac{2}{a}\right)^{3/2} \sin\left(\frac{\pi x}{a}\right) \sin\left(\frac{\pi y}{a}\right) \sin\left(\frac{\pi z}{a}\right)}

L'énergie totale étant la somme des énergies associées à chaque dimension indépendante (e_1 = e_{1,x} + e_{1,y} + e_{1,z}), l'énergie de l'état fondamental 3D vaut :

e_1 = 3 \times \frac{h^2}{8ma^2}

soit :

\boxed{e_1 = \frac{3h^2}{8ma^2}}

Résultat

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : énergie de confinement, pression de dégénérescence

En déduire que l'énergie cinétique totale due au confinement de l'étoile se met sous la forme dans laquelle on exprimera en fonction de , et .

Voir l'indice

Considérer que l'énergie cinétique de confinement provient essentiellement des électrons plus légers, sommer sur les N électrons et remplacer a par son expression en fonction de M et R.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie cinétique totale comme la somme des énergies de confinement des N électrons et des N protons, puis négliger la contribution des protons devant celle des électrons car m_e \ll m_p.
  2. Exprimer le nombre d'atomes N = M/m_p et injecter la valeur de a obtenue à la question Q20.
  3. Réarranger les termes sous la forme E_c = \gamma \frac{M^{5/3}}{R^2} pour identifier le coefficient \gamma.
Voir la réponse courte

Sommation des énergies individuelles des N = M/m_p électrons confinés : E_c = N e \propto M^{5/3}/R^2, ce qui détermine \gamma.

Voir le corrigé complet

L'énergie cinétique totale de confinement de l'étoile correspond à la somme des énergies fondamentales des N électrons et des N protons :

E_c = N e_{1,e} + N e_{1,p} = N \frac{3h^2}{8m_e a^2} + N \frac{3h^2}{8m_p a^2} = N \frac{3h^2}{8a^2}\left(\frac{1}{m_e} + \frac{1}{m_p}\right)

Comme m_e \ll m_p, le rapport \frac{e_{1,p}}{e_{1,e}} = \frac{m_e}{m_p} \approx 5{,}5 \cdot 10^{-4} est tout à fait négligeable : l'énergie cinétique de confinement est quasi intégralement portée par les électrons, d'où :

E_c \simeq N e_{1,e} = N \frac{3h^2}{8m_e a^2}

D'après la question Q20, on a N = \frac{M}{m_p} et a = R\left(\frac{4\pi m_p}{3M}\right)^{1/3}, soit :

a^2 = R^2 \left(\frac{4\pi m_p}{3M}\right)^{2/3}

En injectant cette relation dans l'expression de E_c, il vient :

\begin{aligned} E_c &= \frac{M}{m_p} \frac{3h^2}{8m_e R^2} \left(\frac{3M}{4\pi m_p}\right)^{2/3} \\ &= \frac{3}{8}\left(\frac{3}{4\pi}\right)^{2/3} \frac{h^2}{m_e m_p^{5/3}} \frac{M^{5/3}}{R^2} \end{aligned}

L'énergie cinétique totale s'écrit donc bien sous la forme :

\boxed{E_c = \gamma \frac{M^{5/3}}{R^2} \quad \text{avec} \quad \gamma = \frac{3}{8}\left(\frac{3}{4\pi}\right)^{2/3} \frac{h^2}{m_e m_p^{5/3}}}

Résultat

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D · Le cas des naines blanches

Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement ; Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : équilibre stellaire, naine blanche

Pour une étoile de ce type, déterminer le rayon qui assure un minimum de l'énergie totale.

Voir l'indice

Exprimer l'énergie mécanique totale E_{\mathrm{tot}}(R) = E_c(R) + W_g(R), dériver par rapport au rayon R et annuler la dérivée pour trouver l'extremum.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie mécanique totale E_{\text{tot}}(R) de l'étoile en sommant l'énergie cinétique de confinement quantique E_c et l'énergie potentielle gravitationnelle propre W_g, en négligeant l'agitation thermique.
  2. Trouver le rayon d'équilibre R_{\mathrm{eq}} en annulant la dérivée première de E_{\text{tot}}(R) par rapport à R, puis vérifier qu'il s'agit bien d'un minimum via la dérivée seconde.
Voir la réponse courte

Minimisation de l'énergie totale E_{\text{tot}}(R) = \frac{\gamma M^{5/3}}{R^2} - \frac{3}{5}\frac{\mathcal{G}M^2}{R} conduisant au rayon d'équilibre R_{\mathrm{eq}} \propto M^{-1/3}.

Voir le corrigé complet

D'après le préambule de la partie II.D, les effets thermiques sont négligés devant ceux du confinement quantique. L'énergie mécanique totale de la naine blanche s'écrit comme la somme de l'énergie cinétique de confinement des électrons E_c (partie II.C) et de l'énergie gravitationnelle propre W_g (question Q15) :

E_{\text{tot}}(R) = E_c + W_g = \frac{\gamma M^{5/3}}{R^2} - \frac{3}{5}\frac{\mathcal{G}M^2}{R}

L'état d'équilibre stable correspond au minimum de l'énergie totale par rapport au rayon R. La condition d'extremum s'écrit :

\frac{\mathrm{d}E_{\text{tot}}}{\mathrm{d}R} = -2\frac{\gamma M^{5/3}}{R^3} + \frac{3}{5}\frac{\mathcal{G}M^2}{R^2} = 0

En multipliant par R^3, on obtient :

\frac{3}{5}\mathcal{G}M^2 R_{\mathrm{eq}} = 2\gamma M^{5/3}

d'où :

\boxed{R_{\mathrm{eq}} = \frac{10}{3} \frac{\gamma}{\mathcal{G} M^{1/3}}}

Vérifions le caractère minimal de cet extremum à l'aide de la dérivée seconde :

\frac{\mathrm{d}^2E_{\text{tot}}}{\mathrm{d}R^2} = \frac{6\gamma M^{5/3}}{R^4} - \frac{6}{5}\frac{\mathcal{G}M^2}{R^3} = \frac{1}{R^4}\left(6\gamma M^{5/3} - \frac{6}{5}\mathcal{G}M^2 R\right)

En évaluant en R = R_{\mathrm{eq}}, le second terme entre parenthèses vaut \frac{6}{5}\mathcal{G}M^2 \left(\frac{10}{3}\frac{\gamma}{\mathcal{G}M^{1/3}}\right) = 4\gamma M^{5/3}, ce qui conduit à :

\left.\frac{\mathrm{d}^2E_{\text{tot}}}{\mathrm{d}R^2}\right|_{R=R_{\mathrm{eq}}} = \frac{2\gamma M^{5/3}}{R_{\mathrm{eq}}^4} > 0

Il s'agit donc bien d'un minimum strict d'énergie.

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : naine blanche, ordre de grandeur

Calculer numériquement dans le cas d'une masse égale à celle du Soleil et conclure.

Voir l'indice

Injecter les données numériques de la masse solaire et la valeur de \gamma pour calculer le rayon R_{\mathrm{wd}} et comparer l'ordre de grandeur obtenu au rayon de la Terre.

Voir la stratégie
  1. Évaluer le rayon d'équilibre obtenu à la question Q24 pour une masse égale à la masse solaire M = M_{\odot}.
  2. Mener l'application numérique sans calculatrice avec deux chiffres significatifs en exploitant les données fournies.
  3. Conclure en comparant la valeur obtenue au rayon de la Terre R_T et à celui du Soleil R_{\odot}, et en déduire l'ordre de grandeur de la compacité de l'astre.
Voir la réponse courte

Application numérique pour une masse solaire donnant un rayon de l'ordre de grandeur de celui de la Terre, confirmant l'extrême compacité.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q24, le rayon d'équilibre d'une naine blanche de masse M = M_{\odot} s'écrit :

R_{\mathrm{wd}} = \frac{10}{3}\frac{\gamma}{\mathcal{G} M_{\odot}^{1/3}}

Pour l'application numérique, on utilise les données de l'énoncé :

  • \gamma = 1{,}6 \cdot 10^6\text{ SI} ;
  • \mathcal{G} = 6{,}67 \cdot 10^{-11}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{s}^{-2} \simeq \frac{20}{3}\cdot 10^{-11}\text{ SI} ;
  • M_{\odot} = 1{,}99 \cdot 10^{30}\text{ kg} \simeq 2{,}0 \cdot 10^{30}\text{ kg}, d'où M_{\odot}^{1/3} \simeq 2^{1/3} \cdot 10^{10}\text{ kg}^{1/3} \simeq 1{,}26 \cdot 10^{10}\text{ kg}^{1/3} \simeq \frac{5}{4}\cdot 10^{10}\text{ kg}^{1/3} (puisque (5/4)^3 = 1{,}95 \simeq 2).

Le dénominateur vaut :

\mathcal{G} M_{\odot}^{1/3} \simeq \left(\frac{20}{3}\cdot 10^{-11}\right)\times\left(\frac{5}{4}\cdot 10^{10}\right) = \frac{25}{3}\cdot 10^{-1}\text{ SI} \simeq 0{,}83\text{ SI}

On en déduit :

R_{\mathrm{wd}} \simeq \frac{10}{3} \times \frac{1{,}6 \cdot 10^6}{\frac{25}{3}\cdot 10^{-1}} = \frac{10}{25}\times 1{,}6 \cdot 10^7 = 0{,}64 \cdot 10^7\text{ m} = 6{,}4 \cdot 10^6\text{ m}
\boxed{R_{\mathrm{wd}} \simeq 6{,}4 \cdot 10^6\text{ m} = 6{,}4 \cdot 10^3\text{ km}}

Conclusion : En comparant ce résultat aux données numériques :

R_{\mathrm{wd}} \simeq R_T = 6{,}37 \cdot 10^6\text{ m} \quad \text{et} \quad R_{\mathrm{wd}} \sim 10^{-2}\, R_{\odot}

Une naine blanche de masse comparable à celle du Soleil possède une taille de l'ordre de grandeur de celle de la Terre. Cela justifie pleinement le qualificatif de « naine » et implique une masse volumique colossale (\rho \sim 10^9\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} soit de l'ordre d'une tonne par centimètre cube), caractéristique de la matière dégénérée.

Résultat

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Question 26

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : limite de chandrasekhar, vitesse relativiste

En estimant la vitesse des électrons dans le modèle de Fowler justifier l'argument de Chandrasekhar.

Voir l'indice

Estimer la vitesse d'agitation moyenne des électrons à partir de leur énergie cinétique individuelle e_{1,e} = \frac{1}{2}m_e v^2 et comparer le résultat à la célérité de la lumière dans le vide c.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie cinétique moyenne d'un électron à partir de l'énergie cinétique totale E_c de l'étoile et du nombre total d'électrons N = M/m_p.
  2. En déduire une estimation de la vitesse quadratique moyenne v des électrons dans le cadre non relativiste du modèle de Fowler.
  3. Comparer cette vitesse à la célérité de la lumière dans le vide c afin de juger de la pertinence de l'hypothèse non relativiste.
Voir la réponse courte

Estimation de v \sim h/(m_e a) montrant que les électrons deviennent relativistes (v \sim c), invalidant l'expression non relativiste de l'énergie cinétique.

Voir le corrigé complet

Dans le modèle de Fowler, l'étoile contient N = M/m_p électrons, et l'énergie cinétique totale du gaz d'électrons dégénéré s'écrit de manière classique :

E_c = N \times \frac{1}{2} m_e v^2 = \frac{M}{m_p} \frac{1}{2} m_e v^2

où v représente la vitesse caractéristique (quadratique moyenne) des électrons.

À l'équilibre mécanique établi à la question Q24, la condition de minimum de l'énergie totale conduit à la relation du viriel :

E_c = \frac{3}{10}\frac{\mathcal{G}M^2}{R_{\mathrm{wd}}}

On en déduit l'expression du carré de la vitesse des électrons :

v^2 = \frac{2 E_c m_p}{M m_e} = \frac{3}{5}\frac{\mathcal{G} M m_p}{R_{\mathrm{wd}} m_e}

Effectuons l'application numérique pour une masse solaire M = M_\odot = 1{,}99\cdot 10^{30}\text{ kg} et le rayon d'équilibre obtenu à la question Q25 R_{\mathrm{wd}} \simeq 6{,}4\cdot 10^6\text{ m} :

\begin{aligned} v^2 &= \frac{3 \times 6{,}67\cdot 10^{-11}\times 1{,}99\cdot 10^{30}\times 1{,}67\cdot 10^{-27}}{5 \times 6{,}37\cdot 10^6 \times 9{,}11\cdot 10^{-31}} \\ &= \frac{6{,}65\cdot 10^{-7}}{2{,}90\cdot 10^{-23}} \simeq 2{,}3\cdot 10^{16}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2} \end{aligned}

Ce qui donne pour la vitesse des électrons :

\boxed{v \simeq 1{,}5\cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \simeq \frac{c}{2}}

La vitesse des électrons représente environ la moitié de la célérité de la lumière dans le vide (c \simeq 3{,}0\cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}). Elle n'est donc absolument pas négligeable devant c : les effets relativistes sont prépondérants et l'approximation newtonienne \mathcal{E}_c = p^2/(2m_e) n'est plus valable.

Cela justifie pleinement l'argument de Chandrasekhar (1931), qui a montré que la prise en compte de la relation de dispersion ultra-relativiste \mathcal{E} \approx pc conduit à une modification fondamentale de l'équation d'état, introduisant une masse limite maximale pour les naines blanches (la masse de Chandrasekhar, environ 1{,}4\,M_\odot).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Justifiez la pertinence des effets relativistes par un calcul rigoureux de la vitesse plutôt qu'au jugé.

« Quelques tentatives de deviner la pertinence de la relativité restreinte sans calcul juste. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 1 MP 2024 ?

Surtout 3 chapitres : Mouvement dans un champ de force centrale (42 % des questions, partie I), Quantification et confinement (25 %) et Électrostatique (19 %). Plus ponctuellement : Statique des fluides et Description d'un système thermodynamique.

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 1 MP 2024 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 13 questions sur 26 (50 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la sous-partie I.B (Q7 à Q9) et la sous-partie I.C (Q10 à Q12). Avec les autres programmes de première année : 14 en PCSI, 13 en PTSI, 13 en MP2I, 9 en TSI1 et 6 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 1 MP 2024 ?

Environ 2 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 3 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 1 MP 2024 ?

Q26 (limite de chandrasekhar), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 1 MP 2024 ?

Questions de cours : Q1 (force gravitationnelle), Q2 (théorème de gauss), Q4 (conservation du moment cinétique), Q6 (équation de la trajectoire), Q8 (trajectoire circulaire), Q17 (gaz parfait monoatomique) et Q21 (puits de potentiel infini). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q15 (énergie gravitationnelle) et Q16 (équilibre hydrostatique).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 1 MP 2024 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (15 sur 26), par exemple : Q1 à Q4, Q8, Q10, Q12 à Q14, Q17, Q20 à Q22, Q24 et Q25. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q5, Q7, Q18 et Q23.

Quelle a été la moyenne au sujet Mines-Ponts Physique 1 MP 2024 ?

Moyenne : 11,2/20 (écart-type 4,33, 5 100 présents).

Quelle condition aux limites poser pour trouver la pression en Q18 ?

Poser P(R) = 0 à la surface de l'étoile : l'astre étant entouré par le vide, la pression s'y annule. La constante d'intégration ne peut pas être déterminée au centre (r = 0), car la pression centrale P(0) est a priori inconnue.

Comment justifier la prise en compte des effets relativistes en Q26 ?

En évaluant numériquement la vitesse des électrons : à partir de e_1 = \frac{1}{2}m_e v^2 ou de l'estimation p \sim h/a, on trouve v \sim 1{,}5 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \sim c/2. Le jury pénalise les justifications qualitatives non appuyées sur ce calcul.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 26 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 11,2 et d'écart-type 4,33 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.