Corrigé détaillé X ENS Physique MPI 2023 (page 2/3 : Partie II)
CO2 et réchauffement climatique
- 37 questions corrigées
- Faisable en Sup (Partie I sur les oscillateurs couplés et début de la Partie III sur la statique des fluides)
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Partie II : Interaction avec une onde électromagnétique
Question 10
Une molécule est placée dans le champ électromagnétique d'une onde plane progressive monochromatique. Si sa longueur d'onde est beaucoup plus grande que la molécule, montrer que la résultante de la force exercée par le champ électrique sur l'ensemble de la molécule (électrons et noyaux) est, à tout instant, proportionnelle à la projection de son moment dipolaire sur le vecteur d'onde. On pourra prendre l'exemple d'une onde plane polarisée linéairement, développer la variation spatiale du champ électrique au premier ordre au voisinage d'un point quelconque de la molécule, choisi pour origine du système de coordonnées, et justifier ce développement.
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Effectuer un développement de Taylor au premier ordre spatial du champ électrique \vec{E}(\vec{r}, t) autour de l'origine et introduire la définition du moment dipolaire \vec{p} = \sum q_i \vec{r}_i.
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- Modéliser l'onde plane progressive monochromatique polarisée rectilignement par son champ électrique \vec{E}(\vec{r},t).
- Justifier le développement limité spatial du champ au premier ordre à l'échelle moléculaire grâce à la condition \lambda \gg a.
- Calculer la résultante des forces électrostatiques en utilisant la neutralité électrique globale de la molécule et la définition du moment dipolaire \vec{p}.
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Considérons une onde plane progressive monochromatique polarisée rectilignement de vecteur d'onde \vec{k} et de pulsation \omega. Le champ électrique s'écrit :
où \vec{E}_0 est un vecteur constant perpendiculaire à \vec{k} (onde transverse).
Soit O un point quelconque de la molécule pris comme origine. Notons a la dimension caractéristique de la molécule. Pour toute charge q_i (noyaux et électrons) située en \vec{r}_i = \vec{OM}_i, on a \|\vec{r}_i\| \sim a. L'hypothèse \lambda \gg a se traduit par :
La phase spatiale est donc très petite devant 1 sur toute l'étendue de la molécule. On peut effectuer un développement limité au premier ordre au voisinage de \vec{r} = \vec{0} :
La résultante des forces électriques subies par l'ensemble des constituants de la molécule s'écrit :
La molécule étant globalement neutre, la charge totale est nulle :
Le terme d'ordre 0 disparaît donc. Le barycentre des charges positives et celui des charges négatives permettant de définir le moment dipolaire électrique \vec{p} = \sum_i q_i \vec{r}_i (indépendant de l'origine O choisie en vertu de la neutralité), le terme d'ordre 1 devient :
À tout instant, la résultante de la force électrique exercée sur la molécule est colinéaire à la polarisation \vec{E}_0 et directement proportionnelle à \vec{p}\cdot\vec{k}, c'est-à-dire à la projection du moment dipolaire sur le vecteur d'onde.
Résultat
Question 11
Cette approximation est-elle vérifiée si la longueur d'onde appartient au spectre de la lumière visible ? Si elle appartient au domaine infrarouge ?
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Comparer les longueurs d'onde du spectre visible (0{,}4 à 0{,}8\ \mu\mathrm{m}) et infrarouge (> 1\ \mu\mathrm{m}) aux distances interatomiques d'une molécule (de l'ordre du dixième de nanomètre).
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La condition de validité de l'approximation dipolaire établie à la question précédente est :
où a désigne la taille caractéristique de la molécule de dioxyde de carbone, de l'ordre de grandeur d'une distance interatomique :
Lumière visible : les longueurs d'onde s'étendent typiquement de \lambda \approx 400\text{ nm} à 800\text{ nm}. Le rapport des échelles vaut donc :
\frac{\lambda}{a} \sim 10^{3} \gg 1L'approximation dipolaire est par conséquent très bien vérifiée dans le domaine visible.
Domaine infrarouge : les longueurs d'onde sont encore plus grandes, s'étendant de 0{,}8\ \mu\text{m} à 1\text{ mm} (typiquement de 4\ \mu\text{m} à 15\ \mu\text{m} pour les modes de vibration du \mathrm{CO}_2 considérés en partie I). Le rapport vaut :
\frac{\lambda}{a} \sim 10^{4} \text{ à } 10^{6} \gg 1L'approximation dipolaire est donc a fortiori parfaitement vérifiée dans l'infrarouge.
Résultat
Question 12
Que peut-on dire du moment dipolaire électrique de la molécule de en l'absence de vibration ?
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Invoquer les symétries géométriques de la molécule linéaire symétrique \mathrm{O}=\mathrm{C}=\mathrm{O} à l'équilibre.
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À l'équilibre (en l'absence de vibration), la molécule de dioxyde de carbone \mathrm{CO}_2 présente une géométrie linéaire et symétrique \mathrm{O}=\mathrm{C}=\mathrm{O}, le carbone occupant le centre de symétrie de la molécule.
Bien que chaque liaison \mathrm{C}-\mathrm{O} soit polarisée (l'oxygène étant plus électronégatif que le carbone), les deux moments dipolaires de liaison sont colinéaires, de même norme et de sens opposés. Par symétrie (invariance par inversion par rapport au carbone), la somme vectorielle des moments dipolaires de liaison est nulle :
La molécule de \mathrm{CO}_2 ne possède donc aucun moment dipolaire électrique permanent.
Résultat
Question 13
Parmi les trois modes de vibration définis dans la première partie, lesquels entraînent une variation du moment dipolaire de la molécule de ? Qu'en est-il pour les vibrations des molécules et , qui composent l'essentiel de l'atmosphère ?
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Observer si le barycentre des charges positives et celui des charges négatives se séparent au cours de la vibration pour chaque mode, et comparer aux molécules homonucléaires.
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- Exprimer le moment dipolaire instantané \vec{p}(t) de la molécule de \mathrm{CO}_2 en attribuant des charges partielles +2\delta au carbone et -\delta à chaque oxygène (\delta > 0), puis tester la nullité de \vec{p}(t) pour chacun des trois modes.
- Analyser la symétrie des molécules diatomiques homonucléaires \mathrm{N}_2 et \mathrm{O}_2 lors de leur vibration.
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L'atome d'oxygène étant plus électronégatif que le carbone, on modélise la polarité des liaisons par des charges effectives -\delta sur les atomes d'oxygène (1 et 3) et +2\delta sur le carbone (2), avec \delta > 0. Les positions instantanées selon l'axe moléculaire (Ox) s'écrivent X_1(t) = -d + x_1(t), X_2(t) = x_2(t) et X_3(t) = d + x_3(t), où d est la distance d'équilibre \mathrm{C-O}. Le moment dipolaire le long de l'axe s'écrit :
1. Molécule de \mathrm{CO}_2 :
Mode d'élongation symétrique (\omega_s) : d'après la question 3, x_2(t) = 0 et x_1(t) = -x_3(t). Il vient :
\vec{p}(t) = \delta(0 - x_1 + x_1)\,\vec{u}_x = \vec{0}Le centre de charge négative reste confondu avec le centre de charge positive (le carbone) : le moment dipolaire reste nul à tout instant. Ce mode n'entraîne aucune variation du moment dipolaire.
Mode d'élongation asymétrique (\omega_a) : d'après la question 4, x_1(t) = x_3(t) et x_2(t) = -2\frac{m_{\mathrm{O}}}{m_{\mathrm{C}}}x_1(t). On a :
\vec{p}(t) = -2\delta\left(1 + \frac{2m_{\mathrm{O}}}{m_{\mathrm{C}}}\right)x_1(t)\,\vec{u}_x \neq \vec{0}Ce mode entraîne une variation temporelle non nulle du moment dipolaire.
- Mode de flexion (n_f) : l'atome de carbone se déplace perpendiculairement à l'axe joignant les deux atomes d'oxygène. La molécule n'étant plus linéaire, le barycentre des charges positives ne coïncide plus avec celui des charges négatives. Un moment dipolaire transverse non nul oscille à la fréquence du mode. Ce mode entraîne une variation du moment dipolaire.
2. Cas des molécules \mathrm{N}_2 et \mathrm{O}_2 : Les molécules de diazote \mathrm{N}_2 et de dioxygène \mathrm{O}_2 sont homonucléaires et centrosymétriques. Les deux atomes identiques portent une charge partielle rigoureusement nulle (\delta = 0). Quel que soit l'écartement des atomes au cours de leur unique mode de vibration (élongation), le barycentre des charges positives coïncide toujours avec celui des charges négatives :
Résultat
Question 14
Supposons que la particule effectue des oscillations forcées sous l'effet du champ. Le déplacement par rapport à sa position d'équilibre s'écrit alors , où nous introduisons la représentation complexe , et où désigne l'amplitude complexe du mouvement. Montrer que la puissance exercée par la force électrique sur la particule, moyennée sur une période, est proportionnelle à la partie imaginaire de , avec une constante de proportionnalité qu'on déterminera.
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Calculer la puissance instantanée \mathcal{P}(t) = F_e(t)\,\dot{x}(t) en grandeurs réelles et appliquer la formule de la valeur moyenne du produit de deux sinusoïdes.
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- Exprimer la force électrique instantanée F_e(t) exercée sur la particule et sa vitesse v(t) = \dot{x}(t) en fonction de \underline{C}.
- Calculer la puissance instantanée \mathcal{P}(t) = F_e(t) v(t) et en déduire sa moyenne temporelle \langle \mathcal{P} \rangle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega}.
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La particule de charge q est soumise au champ électrique E(t) = E\cos(\omega t) selon l'axe x. La force électrique s'écrit :
Le déplacement de la particule est donné sous forme complexe par \underline{x}(t) = \underline{C} e^{i\omega t}. En notant \underline{C} = C_r + i C_i avec C_r = \operatorname{Re}(\underline{C}) et C_i = \operatorname{Im}(\underline{C}), la position réelle s'écrit :
La vitesse instantanée de la particule est donc :
La puissance instantanée développée par la force électrique est :
En moyennant sur une période T = \frac{2\pi}{\omega}, sachant que \langle \cos(\omega t)\sin(\omega t) \rangle = 0 et \langle \cos^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2}, on obtient :
On peut également retrouver directement ce résultat par la formule de la puissance moyenne en représentation complexe pour deux grandeurs harmoniques :
La puissance moyenne est donc bien proportionnelle à la partie imaginaire de \underline{C} :
La constante de proportionnalité vaut ainsi -\frac{1}{2} q \omega E.
Résultat
Question 15
On note la masse de la particule. On modélise sa dynamique par l'équation du mouvement
où représente la force exercée par le champ électrique, dont on précisera l'expression. Commenter la signification physique de chacun de ses termes. Quel est le signe de ?
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Donner l'expression de la force de Lorentz électrique et commenter l'origine de chaque terme de l'oscillateur. Le caractère dissipatif de l'amortissement impose le signe de \alpha.
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Le champ électrique est uniforme le long de l'axe x et s'écrit \vec{E}(t) = E \cos(\omega t)\,\vec{u}_x. La particule portant la charge électrique q, la force électrostatique qu'elle subit s'écrit :
En réécrivant l'équation différentielle du mouvement sous la forme du principe fondamental de la dynamique :
on identifie les différents termes :
- m\ddot{x} est le terme d'inertie (masse fois accélération de la particule).
- -m\omega_0^2 x est une force de rappel élastique (ou harmonique), linéaire en le déplacement x, qui tend à ramener la particule vers sa position d'équilibre x=0 avec la pulsation propre \omega_0.
- -m\alpha\dot{x} est une force d'amortissement visqueux (frottement fluide), proportionnelle et opposée à la vitesse, modélisant les pertes d'énergie (rayonnement dipolaire, collisions intermoléculaires).
- F_e(t) est la force motrice extérieure exercée par l'onde électromagnétique excitatrice de pulsation \omega.
La puissance développée par la force de frottement est \mathcal{P}_{\text{diss}} = (-m\alpha\dot{x})\dot{x} = -m\alpha\dot{x}^2. Pour que ce terme soit effectivement dissipatif (perte d'énergie mécanique, \mathcal{P}_{\text{diss}} \le 0) et garantisse la stabilité de la position d'équilibre, le coefficient \alpha doit être strictement positif :
Résultat
Question 16
Déterminer l'amplitude complexe du mouvement forcé. On écrira le champ électrique en représentation complexe sous la forme .
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Passer en régime sinusoïdal établi en représentation complexe avec \underline{x}(t) = \underline{C} e^{i\omega t} et identifier l'amplitude \underline{C}.
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L'équation différentielle régissant le mouvement de la particule s'écrit (d'après la question Q15) :
En passant en représentation complexe avec \underline{x}(t) = \underline{C} e^{i\omega t} et \underline{F}_e(t) = q E e^{i\omega t}, les dérivées temporelles s'écrivent :
L'équation différentielle devient alors :
En simplifiant par le terme oscillant e^{i\omega t} \neq 0, on obtient l'amplitude complexe du régime sinusoïdal forcé :
Résultat
Question 17
En utilisant le résultat de la question 14, déterminer l'expression de la puissance moyenne exercée par le champ sur la particule.
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Injecter la partie imaginaire de l'amplitude complexe \underline{C} trouvée précédemment dans l'expression de la puissance moyenne.
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D'après la question Q14, la puissance moyenne exercée par le champ électrique sur la particule s'exprime par :
D'après la question Q16, l'amplitude complexe du déplacement s'écrit :
En multipliant le numérateur et le dénominateur par le complexe conjugué du dénominateur, on obtient :
La partie imaginaire de \underline{C} vaut donc :
En injectant cette relation dans l'expression de la puissance moyenne, les deux signes moins se compensent, ce qui donne :
Résultat
Question 18
Comment peut-on déduire de ce résultat que l'onde électromagnétique perd de l'énergie en interagissant avec la particule, autrement dit, qu'elle est partiellement absorbée ?
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Vérifier le signe de la puissance moyenne reçue par la charge pour conclure sur le sens du transfert énergétique entre l'onde et la molécule.
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D'après l'expression établie à la question 17 :
Comme \alpha > 0 (question 15), m > 0 et \omega > 0, tous les termes du numérateur et du dénominateur sont strictement positifs, d'où :
Le champ électrique de l'onde fournit donc en moyenne une puissance strictement positive à la particule chargée.
En vertu du principe de conservation de l'énergie (théorème de Poynting en moyenne temporelle), cette puissance reçue par la matière est prélevée sur l'énergie du rayonnement incident. Le flux de puissance transporté par l'onde électromagnétique diminue au fur et à mesure de sa traversée du milieu : l'onde est donc partiellement absorbée. En régime permanent, cette énergie cédée à la particule est intégralement dissipée sous forme thermique par le terme d'amortissement \alpha \dot{x}.
Résultat
Question 19
À quelle condition sur le coefficient de frottement peut-on dire que l'amortissement est faible ? Dans cette limite d'un amortissement faible, tracer le spectre d'absorption, c'est-à-dire la variation de la puissance moyenne absorbée avec la pulsation .
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Exprimer la condition de résonance aiguë en comparant \alpha à \omega_0, puis tracer la lorentzienne d'absorption en précisant sa largeur à mi-hauteur.
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- Comparer le coefficient d'amortissement \alpha (homogène à une pulsation) à l'autre échelle de pulsation caractéristique du système non amorti, \omega_0, ou exprimer la condition sur le facteur de qualité Q.
- Analyser l'expression de \langle \mathcal{P} \rangle(\omega) établie à la question précédente : extrema, valeur maximale, comportement asymptotique et largeur du pic à mi-hauteur.
- Tracer l'allure de la courbe de résonance d'absorption.
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Le coefficient de frottement \alpha est homogène à l'inverse d'un temps, c'est-à-dire à une pulsation. L'amortissement est dit faible lorsque ce taux de relaxation est très petit devant la pulsation propre de l'oscillateur :
ce qui équivaut à un facteur de qualité très élevé : Q = \dfrac{\omega_0}{\alpha} \gg 1.
D'après le résultat de la question 17 :
Dans la limite d'un amortissement faible (\alpha \ll \omega_0) :
- La puissance absorbée tend vers 0 en \omega \to 0 (en \omega^2) et en \omega \to +\infty (en 1/\omega^2).
Elle admet un maximum très aigu exactement à la pulsation propre \omega = \omega_0 (résonance de puissance ou de vitesse) :
\langle \mathcal{P} \rangle_{\max} = \langle \mathcal{P} \rangle(\omega_0) = \frac{q^2 E^2}{2m\alpha}Les pulsations de coupure à mi-hauteur \omega_{1,2} vérifient \dfrac{\omega_0^2 - \omega^2}{\alpha\omega} = \pm 1. Au voisinage de \omega_0 (\omega \approx \omega_0), on a \omega_0^2 - \omega^2 \approx 2\omega_0(\omega_0 - \omega), d'où :
\omega \approx \omega_0 \mp \frac{\alpha}{2}La largeur de la bande d'absorption à mi-hauteur est donc :
\Delta \omega = \alpha \ll \omega_0
Le spectre d'absorption présente donc une raie de résonance lorentzienne très étroite et quasi-symétrique centrée sur \omega_0.
Résultat
Question 20
On reprend le modèle dynamique défini par l'équation (1), dans laquelle on pose . Chercher une solution , avec fonction complexe de la forme
où et sont des coefficients complexes, et déterminer la valeur de .
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Injecter la solution proposée dans l'équation différentielle non amortie et égaliser les termes de pulsation \omega.
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- Écrire l'équation différentielle régissant le mouvement en l'absence de frottement (\alpha = 0) en représentation complexe, la force s'écrivant \underline{F}_e(t) = q E e^{i\omega t}.
- Injecter l'ansatz proposé \underline{x}(t) = \underline{A} e^{i\omega t} + \underline{B} e^{i\omega_0 t} dans cette équation et en déduire le coefficient \underline{A}.
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L'équation du mouvement (1) avec \alpha = 0 et la force électrique F_e(t) = q E \cos(\omega t) = \mathrm{Re}\left(q E e^{i\omega t}\right) s'écrit en représentation complexe :
En dérivant deux fois par rapport au temps la forme proposée \underline{x}(t) = \underline{A} e^{i\omega t} + \underline{B} e^{i\omega_0 t}, on obtient :
En réinjectant cette expression dans l'équation différentielle, il vient :
Le terme associé à la pulsation propre \omega_0 s'annule identiquement, car il correspond à la solution générale de l'équation homogène. Pour que l'égalité soit vérifiée à tout instant t (en supposant \omega \neq \omega_0), on identifie les amplitudes devant e^{i\omega t} :
Résultat
Question 21
Lorentz suppose que lors d'une collision, le déplacement par rapport à l'équilibre est en moyenne remis à zéro. Déterminer les coefficients et tels que , où représente le temps écoulé entre la dernière collision et l'instant . Mettre la solution sous la forme , et donner l'expression de .
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Utiliser la condition \underline{x}(t-\theta)=0 pour exprimer \underline{B} en fonction de \underline{A}, puis factoriser par e^{i\omega t} pour faire apparaître \underline{C}.
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- Rappeler l'expression du coefficient \underline{A} issue de la question précédente (solution particulière forcée).
- Écrire la condition \underline{x}(t - \theta) = 0 à l'instant du dernier choc pour déterminer le coefficient \underline{B}.
- Injecter \underline{B} dans l'expression de \underline{x}(t), factoriser par e^{i\omega t} et identifier l'amplitude complexe \underline{C}.
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D'après la question Q20, le coefficient \underline{A} correspond à la réponse forcée non amortie à la pulsation de l'onde :
La dernière collision ayant eu lieu à l'instant t_c = t - \theta, la condition de Lorentz impose \underline{x}(t - \theta) = 0, soit :
On en déduit l'expression du coefficient \underline{B} :
En réinjectant cette expression dans la forme générale \underline{x}(t) = \underline{A} e^{i\omega t} + \underline{B} e^{i\omega_0 t}, on obtient :
La solution se met donc sous la forme \underline{x}(t) = \underline{C} e^{i\omega t} avec :
Résultat
Question 22
Sous des conditions de température et de pression données, la probabilité pour qu'une molécule donnée entre en collision avec une autre molécule de l'atmosphère pendant un temps infinitésimal vaut , où est un temps caractéristique de collision. On note la probabilité d'avoir une valeur donnée de à près. Justifier que , avec .
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Reconnaître un processus de Poisson sans mémoire et intégrer l'équation différentielle traduisant la probabilité de ne pas subir de collision pendant la durée \theta.
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- Définir la probabilité \Pi(\theta) qu'aucune collision ne se produise pendant une durée \theta.
- Établir l'équation différentielle satisfaite par \Pi(\theta) en considérant un accroissement d\theta, puis en déduire son expression.
- Exprimer la probabilité P(\theta)\,\mathrm{d}\theta que la dernière collision ait eu lieu entre \theta et \theta + \mathrm{d}\theta comme l'intersection de deux événements indépendants : absence de collision pendant la durée \theta, puis collision dans l'intervalle \mathrm{d}\theta.
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Soit \Pi(\theta) la probabilité qu'une molécule ne subisse aucune collision pendant une durée \theta.
Considérons une durée \theta + \mathrm{d}\theta. En supposant les collisions statistiquement indépendantes au cours d'intervalles de temps disjoints (processus sans mémoire), l'absence de collision sur une durée \theta + \mathrm{d}\theta équivaut à l'absence de collision sur une durée \theta et l'absence de collision pendant l'intervalle élémentaire \mathrm{d}\theta suivant :
En développant au premier ordre en \mathrm{d}\theta :
On en déduit l'équation différentielle régissant \Pi(\theta) :
Sachant qu'à durée nulle aucune collision n'a pu avoir lieu (\Pi(0) = 1), la solution s'écrit :
La variable \theta désignant le temps écoulé depuis la dernière collision, l'événement « la dernière collision a eu lieu entre \theta et \theta + \mathrm{d}\theta » correspond à :
- aucune collision pendant la durée \theta précédant l'instant t (probabilité \Pi(\theta)) ;
- une collision dans l'intervalle de temps élémentaire \mathrm{d}\theta antérieur (probabilité \mathrm{d}\theta/\tau).
Par indépendance de ces événements, la probabilité recherchée est :
On en déduit la densité de probabilité :
Résultat
Question 23
Moyenner le résultat de la question 21 sur avec cette loi de probabilité.
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Calculer l'intégrale moyenne \langle \underline{C} \rangle = \int_0^{+\infty} \underline{C}(\theta)\,P(\theta)\,\mathrm{d}\theta à l'aide d'une intégration élémentaire.
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- Rappeler l'expression de \underline{C}(\theta) obtenue à la question Q21 et la loi de probabilité P(\theta) établie à la question Q22.
- Calculer la moyenne statistique \langle \underline{C} \rangle = \int_0^{+\infty} \underline{C}(\theta) P(\theta) \, \mathrm{d}\theta à l'aide de l'intégrale d'une exponentielle complexe.
- Simplifier le résultat et l'exprimer également en fonction des paramètres du système à l'aide de \underline{A}.
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D'après la question Q21, l'amplitude complexe pour un temps écoulé \theta depuis le dernier choc s'écrit :
avec \underline{A} = \dfrac{qE}{m(\omega_0^2 - \omega^2)} (question Q20).
La moyenne de \underline{C} selon la distribution P(\theta) = \dfrac{1}{\tau}\mathrm{e}^{-\theta/\tau} (\theta \ge 0) est donnée par :
Comme \operatorname{Re}\left(\frac{1}{\tau} + i(\omega - \omega_0)\right) = \frac{1}{\tau} > 0, l'intégrale converge :
Il vient ainsi :
En remarquant que \underline{A} = -\dfrac{qE}{m(\omega - \omega_0)(\omega + \omega_0)}, le facteur (\omega - \omega_0) se simplifie :
Résultat
Question 24
En utilisant le résultat de la question 14, calculer la puissance moyenne exercée par le champ sur la particule. Quel est son signe ?
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Utiliser la formule reliant la puissance moyenne à la partie imaginaire de \langle \underline{C} \rangle et étudier son signe.
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- Utiliser la formule établie à la question 14 reliant la puissance moyenne à la partie imaginaire de l'amplitude complexe : \langle \mathcal{P} \rangle = -\frac{1}{2} q \omega E \operatorname{Im}(\langle \underline{C} \rangle).
- Déterminer \operatorname{Im}(\langle \underline{C} \rangle) à partir de l'expression de \langle \underline{C} \rangle obtenue à la question 23.
- En déduire l'expression de la puissance moyenne et analyser son signe.
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D'après la question 23, l'amplitude complexe moyenne s'écrit :
En multipliant le numérateur et le dénominateur par le conjugué 1 - i(\omega - \omega_0)\tau, on obtient :
Comme -\frac{qE}{m(\omega + \omega_0)} est un facteur réel, la partie imaginaire de \langle \underline{C} \rangle vaut :
En injectant cette relation dans le résultat de la question 14, \langle \mathcal{P} \rangle = -\frac{1}{2} q \omega E \operatorname{Im}(\langle \underline{C} \rangle), on trouve :
Puisque les grandeurs q^2, E^2, \omega, \tau, m ainsi que (\omega + \omega_0) et le dénominateur sont strictement positifs, on en déduit que :
Résultat
Question 25
Montrer que si est suffisamment grand et si est proche de en valeur relative, alors l'expression de la puissance moyenne coïncide avec celle obtenue à la question 17, dans laquelle on remplace par une fonction de qu'on précisera.
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Effectuer un développement au voisinage de la résonance (\omega \approx \omega_0) et identifier la dépendance en fréquence avec l'expression de la question 17.
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- Effectuer l'approximation de résonance (\omega \approx \omega_0) et de faible amortissement (\alpha \ll \omega_0) sur l'expression de la puissance moyenne obtenue à la question 17.
- Appliquer la même approximation de résonance (\omega \approx \omega_0) et de temps long entre collisions (\omega_0 \tau \gg 1) à la puissance issue du modèle de Lorentz obtenue à la question 24.
- Identifier terme à terme les deux profils lorentziens pour en déduire la relation \alpha(\tau).
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Rappelons l'expression de la puissance moyenne obtenue à la question 17 :
Au voisinage immédiat de la résonance, |\omega - \omega_0| \ll \omega_0, nous pouvons approximer :
En remplaçant également \omega par \omega_0 dans les termes d'ordre dominant en facteur de l'amortissement faible, il vient :
L'expression de la puissance moyenne se simplifie donc sous forme lorentzienne :
Considérons maintenant le résultat obtenu à la question 24 :
Pour \omega proche de \omega_0, le facteur cinétique vaut :
L'hypothèse d'un temps \tau suffisamment grand (\omega_0 \tau \gg 1) assure que le pic d'absorption est très piqué autour de \omega_0. En divisant le numérateur et le dénominateur par \tau^2, on obtient :
Par comparaison directe entre les deux expressions, on constate qu'elles coïncident parfaitement en posant :
Résultat
Question 26
Quel terme manque-t-il, dans l'équation (2), pour obtenir une solution générale de la représentation complexe de l'équation (1) avec ?
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Identifier la solution générale de l'équation homogène d'un oscillateur non amorti en complexe, qui doit contenir deux exponentielles imaginaires conjuguées.
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- Rappeler l'équation différentielle linéaire du second ordre vérifiée par la grandeur complexe \underline{x}(t) sans amortissement (\alpha = 0).
- Identifier la dimension et une base de l'espace des solutions de l'équation homogène associée.
- En déduire le terme manquant dans l'expression proposée à l'équation (2).
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L'équation du mouvement (1) avec \alpha = 0 s'écrit en représentation complexe :
Il s'agit d'une équation différentielle linéaire scalaire du second ordre à coefficients constants. L'équation caractéristique associée à l'équation homogène est :
L'espace des solutions complexes de l'équation homogène est donc un espace vectoriel de dimension 2 engendré par la base \{e^{i\omega_0 t}, \, e^{-i\omega_0 t}\}. La solution générale s'écrit sous la forme :
où \underline{A} \, e^{i\omega t} est une solution particulière du régime forcé (déterminée à la question 20), et \underline{B}_1, \underline{B}_2 \in \mathbb{C} sont deux constantes d'intégration indépendantes.
En comparant avec l'équation (2) :
il apparaît qu'il manque le terme oscillant à la pulsation -\omega_0.
Résultat
Question 27
Lorentz, dans son étude, résout cette équation en représentation complexe avec les conditions et . Effectuer cette résolution, et justifier que l'équation (2) représente une bonne approximation de la solution si est proche de .
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Déterminer les deux constantes d'intégration en imposant la position et la vitesse nulles à l'instant de collision t-\theta, puis comparer les amplitudes des deux composantes libres près de \omega_0.
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- Partir de la solution générale complexe établie à la question Q26 comportant les deux modes propres libres à \pm \omega_0.
- Appliquer les conditions initiales physiques à l'instant de la dernière collision t_0 = t - \theta : position nulle et vitesse nulle.
- Résoudre le système linéaire pour obtenir les constantes d'intégration, puis comparer leurs ordres de grandeur au voisinage de la résonance (\omega \approx \omega_0).
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D'après la question Q26, la forme générale de la solution complexe de l'équation du mouvement sans amortissement est :
où \underline{A} = \dfrac{qE}{m(\omega_0^2 - \omega^2)} (question Q20). La dérivée temporelle s'écrit :
Notons t_0 = t - \theta l'instant de la collision. Les conditions \underline{x}(t_0) = 0 et \underline{\dot{x}}(t_0) = 0 se traduisent par le système :
En sommant et en soustrayant membre à membre ces deux équations, on obtient :
La solution exacte s'écrit donc :
Justifions l'approximation de l'équation (2) lorsque \omega est proche de \omega_0 (|\omega - \omega_0| \ll \omega_0) :
Pour le premier mode propre :
\frac{\omega + \omega_0}{2\omega_0} \xrightarrow[\omega \to \omega_0]{} 1 \quad \implies \quad \underline{B}_1 \approx -\underline{A} e^{i(\omega - \omega_0)(t-\theta)} = \underline{B}qui redonne fidèlement le coefficient \underline{B} déterminé à la question Q21.
Pour le second mode propre :
\left| \frac{\underline{B}_2}{\underline{B}_1} \right| = \frac{|\omega - \omega_0|}{\omega + \omega_0} \approx \frac{|\omega - \omega_0|}{2\omega_0} \ll 1
L'amplitude du terme en e^{-i\omega_0 t} est du premier ordre en (\omega - \omega_0)/\omega_0, donc négligeable devant celle du terme en e^{i\omega_0 t}. L'équation (2) constitue donc une excellente approximation au voisinage de la résonance.
Résultat
Question 28
On admet que le raisonnement ci-dessus, fait pour une particule chargée ponctuelle, s'applique aussi à la molécule entière, où est la pulsation d'un de ses modes de vibration. Expliquer qualitativement l'effet des collisions sur le spectre d'absorption de la molécule.
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Discuter de l'effet d'une augmentation de la pression (diminution du temps \tau) sur la largeur de raie d'absorption (élargissement collisionnel).
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- Relier le modèle de Lorentz au comportement spectral établi aux questions 19 et 25 grâce au coefficient d'amortissement effectif \alpha = 2/\tau.
- Décrire les modifications qualitatives du pic d'absorption (largeur de raie, hauteur maximale).
- Mentionner le phénomène physique sous-jacent (élargissement collisionnel ou par pression) et sa dépendance avec les conditions du milieu.
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En l'absence de collisions et de tout autre mécanisme dissipatif (\tau \to \infty, soit \alpha \to 0), la réponse forcée de la molécule divergerait à la résonance \omega = \omega_0 : la raie d'absorption serait infiniment fine (profil en pic de Dirac).
D'après la question 25, les collisions moléculaires aléatoires interrompent la cohérence de phase des oscillations et sont équivalentes, au voisinage de chaque mode propre de vibration \omega_0, à un amortissement effectif :
D'après l'étude menée aux questions 17 et 19, cet amortissement entraîne deux effets majeurs sur le spectre d'absorption :
Élargissement de la raie d'absorption : le spectre prend un profil lorentzien centré sur \omega_0, doté d'une largeur à mi-hauteur non nulle :
\Delta \omega \approx \alpha = \frac{2}{\tau}La molécule absorbe ainsi le rayonnement sur une bande continue de pulsations autour de ses pulsations propres de vibration.
- Diminution de la résonance en pointe : l'absorption maximale à pulsation de résonance est finie et varie en \langle \mathcal{P} \rangle_{\max} \propto \tau \propto 1/\alpha.
Résultat
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.