WikiPrépaLivrets

Mines Physique 2 PSI 2022Sujet, corrigé et rapport du jury

Étude physique d'un capteur de position

5,0(1 vote)
Faisable en Sup

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 18 questions sur 38. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 16 · PTSI 16 · MP2I 16 · TSI1 16 · BCPST1 4 questions.

Détail par partie

Téléchargements

Présentation du sujet

Difficulté moyenne
Étude physique d'un capteur de position inductif (LVDT) et de son utilisation dans un accéléromètre asservi
Afficher ou masquer la section

Le sujet décrit un capteur de position à inductance mutuelle (LVDT) en quatre parties relativement indépendantes. Il étudie le champ magnétique dans le noyau ferromagnétique et les bobinages, relie le déplacement du noyau au signal produit, puis traite le conditionnement du signal par un générateur de signaux triangulaires et un conformateur à diodes. La dernière partie utilise le capteur dans un accéléromètre asservi, modélisé par un oscillateur amorti.

  1. 1Partie I : étude de l'état de référenceÉquations de Maxwell et théorème d'Ampère dans un milieu magnétique, symétries du champ, lignes de champ dans un matériau de forte perméabilité et inductances mutuelles.
  2. 2Partie II : déplacement du noyauLien entre la position du noyau et l'amplitude et la phase du signal produit par inductance mutuelle.
  3. 3Partie III : conditionnement du signalGénérateur de signaux triangulaires à amplificateurs linéaires intégrés en régime linéaire et saturé, puis circuit conformateur à diodes.
  4. 4Partie IV : un accéléromètre asserviMécanique d'un oscillateur amorti couplé à un moteur, d'abord avec boîtier immobile, puis prise en compte des effets d'inertie avec boîtier mobile.

Difficulté moyenne. Le jury indique que la totalité du sujet était accessible et que chaque question a été traitée, mais que le sujet était plutôt long et que le temps a souvent manqué pour le terminer.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 11,22 / 20 · écart-type 3,92 · 3 624 présents · où vous situez-vous ?
Afficher ou masquer la section
Moyenne
11,22/ 20
Écart-type
3,92
Présents
3 624
Durée
4 h
moyenne 11,2205101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : document officiel du concours, épreuve du 22 avril 2022. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ce qu'a observé le jury

6 erreurs relevées
Restitution du cours d'électromagnétisme · Symétries et invariances confuses · Lignes de champ dans un milieu magnétique
Afficher ou masquer la section

Les raisonnements sont dans l'ensemble corrects mais trop souvent mal rédigés, avec des conclusions manquantes. La partie électronique a souvent été traitée de façon très satisfaisante, alors que la dernière partie, en fin d'épreuve, a été peu ou maladroitement abordée.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Restitution du cours d'électromagnétismeQ1, Q2

    Beaucoup d'erreurs sur des questions de cours ; certains confondent les équations de Maxwell-Thomson et de Maxwell-Faraday.

    « Peu de candidats définissent convenablement le vecteur densité de courants libres »
  2. 2
    Symétries et invariances confusesQ3 à Q6

    Direction et dépendance du champ sont mélangées, et la direction proposée contredit parfois la carte de lignes de champ. Parité mal justifiée faute d'observer le plan de symétrie.

    « de nombreux candidats confondent les directions et les dépendances du champ magnétique »
  3. 3
    Lignes de champ dans un milieu magnétiqueQ8 à Q10

    Une analogie avec les lois de Snell-Descartes permettait de raisonner. Le lien entre flux conservatif, allure des lignes de champ et variations du champ est rarement exprimé clairement.

    « Le comportement des lignes de champ au passage d'un matériau de forte perméabilité est mal connu. »
  4. 4
    Égalité des inductances mutuellesQ11

    L'expression de l'inductance est souvent trouvée, mais la démonstration de l'égalité manque de rigueur.

    « les candidats ont peiné à montrer rigoureusement l'égalité des inductances mutuelles »
  5. 5
    ALI idéal mal définiQ18, Q24

    Une définition raisonnable de l'ALI idéal est rarement donnée. Avec les diodes, les réponses sont justes mais longues et confuses.

    « les candidats ont très souvent confondu ALI idéal et ALI en régime linéaire »
  6. 6
    Schéma de l'accéléromètre mal luQ33, Q34, Q37

    Le champ de pesanteur horizontal n'est pas repéré, la force de Lorentz est invoquée à tort et le frottement fluide doit faire intervenir la vitesse relative.

    « Il fallait faire attention au schéma : le champ de pesanteur était à l'horizontale. »

Ce qui a été bien réussi

  • Le théorème d'Ampère a assez souvent été correctement obtenu (Q1).
  • Les questions 14 à 16 ont souvent été abordées avec succès.
  • Les montages à ALI de la troisième partie ont souvent été bien traités, notamment les questions 19 à 23 et la série 25 à 28.
  • Les questions 35 et 36 ont été assez bien traitées dans l'ensemble.

Conseils du jury

  • Conclure chaque question au lieu de laisser le correcteur interpréter.
  • Donner les résultats numériques avec une unité correcte et justifier les résultats.
  • Vérifier l'homogénéité des résultats pour corriger de nombreuses erreurs.
  • Expliquer le raisonnement en phrases simples avec le vocabulaire adapté.
  • Lire attentivement l'énoncé et les schémas, surtout en fin d'épreuve.
  • Ne pas confondre la force électromotrice avec une force.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Corrigé détaillé

38 questions
Indice, stratégie puis corrigé complet pour chaque question, avec les remarques du jury.
Afficher ou masquer la section

38 questions corrigées une à une : un indice, puis la stratégie, puis le corrigé complet avec le résultat encadré et les remarques du jury. Chaque question est vérifiée avant publication.

  1. Q1Énoncer dans le cadre de ce régime l'équation Maxwell-Ampère reliant le vecteur excitation magnétique et, on…
  2. Q2Énoncer l'équation de Maxwell-Thomson (également appelée Maxwell-Flux) et en déduire la propriété…
  3. Q3Quelle est la direction du champ magnétique en tout point du plan passant par et orthogonal à ?
  4. Q4En un point de coordonnées quelconques, que peut-on dire des coordonnées du champ magnétique compte tenu des…
  5. Q5Le résultat de la simulation numérique est-il compatible avec ceux des questions 3 et 4 ? On justifiera…
  6. Q6Justifier les propriétés de parité de ces deux composantes du champ.
  7. Q7Représenter sommairement l'allure d'une ligne de champ. Après avoir orienté cette ligne, justifier le signe…
  8. Q8Justifier cette observation par un calcul littéral. Peut-on, sur la figure 3, observer ce phénomène à…
Voir les 30 autres questions
  1. Q9Quels éléments observés en figures 3 et 5 permettent de justifier que l'on puisse considérer le champ…
  2. Q10Quels éléments observés en figure 3 permettent d'expliquer la diminution de la composante du champ observée…
  3. Q11Dans le cadre de ces hypothèses simplificatrices, montrer que les deux inductances mutuelles et sont…
  4. Q12Application numérique: On donne la résistance du circuit primaire et l'inductance du circuit primaire. Pour…
  5. Q13Dans le cadre de ce modèle, montrer que si alors est indépendante de.
  6. Q14Déterminer l'inductance mutuelle en fonction de, et.
  7. Q15De même, déterminer l'inductance mutuelle en fonction de, et.
  8. Q16Déduire des résultats précédents que la tension différentielle à vide du circuit secondaire s'écrit sous la…
  9. Q17Pour un courant sinusoïdal fixé, quel est le paramètre de la tension, noté, permettant de mesurer ? Tracer…
  10. Q18Après avoir rappelé la définition d'un ALI idéal, indiquer quels sont ceux qui fonctionnent en régime…
  11. Q19Établir la relation entre et puis celle entre et.
  12. Q20Déterminer la valeur de selon les valeurs et le sens de variation de, puis représenter graphiquement ces…
  13. Q21En tenant compte des trois résultats précédents, déterminer les variations de et en fonction du temps…
  14. Q22En fixant et en prenant puis, uniquement pour cette application numérique, déterminer la valeur de…
  15. Q23Pour, donner l'expression de en fonction de et de.
  16. Q24Montrer que les deux diodes ne peuvent conduire le courant simultanément. Montrer qu'il existe une valeur…
  17. Q25Montrer qu'il existe une valeur telle que si alors le courant dans la résistance est nul et si ce courant…
  18. Q26Montrer que la valeur positive maximale de, notée, vaut.
  19. Q27Déterminer la relation à imposer entre et afin que les deux pentes en des courbes et en fonction de soient…
  20. Q28Pour, quelle est l'expression de en fonction de puis celle en fonction de ? En déduire la valeur de telle…
  21. Q29On suppose pour cette question. Exprimer en fonction de et puis en fonction de et. Quelle doit être la…
  22. Q30On suppose pour cette question. Déterminer l'expression de en fonction de et.
  23. Q31Montrer que si.
  24. Q32Proposer un aménagement du montage de la figure 10 permettant de réduire les écarts entre et.
  25. Q33Justifier le fait que la force électromagnétique reçue par le noyau mobile lors de son déplacement est nulle.
  26. Q34Lorsque le point est en mouvement, établir l'équation différentielle vérifiée par.
  27. Q35Déterminer la valeur de à l'équilibre. Comme dans la première partie, on note la position du centre du noyau…
  28. Q36On suppose qu'à l'instant, la masse est lachée sans vitesse initiale d'une position. Quelle est la valeur…
  29. Q37Dans le référentiel terrestre, exprimer la vitesse de en fonction de et de, puis son accélération en…
  30. Q38Etablir les équations différentielles vérifées par et. Déterminer l'expression de la valeur de à l'équilibre…

Description

Le sujet décrit un capteur de position à inductance mutuelle (LVDT) en quatre parties relativement indépendantes. Il étudie le champ magnétique dans le noyau ferromagnétique et les bobinages, relie le déplacement du noyau au signal produit, puis traite le conditionnement du signal par un générateur de signaux triangulaires et un conformateur à diodes. La dernière partie utilise le capteur dans un accéléromètre asservi, modélisé par un oscillateur amorti.

Ces sujets peuvent vous intéresser

Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Afficher ou masquer la section
Mines-Ponts

ÉCOLE DES PONTS PARISTECH, ISAE-SUPAERO, ENSTA PARIS, TÉLÉCOM PARIS, MINES PARIS, MINES SAINT-ÉTIENNE, MINES NANCY, IMT ATLANTIQUE, ENSAE PARIS, CHIMIE PARISTECH - PSL.
Concours Mines-Télécom, Concours Centrale-Supélec (Cycle International).

CONCOURS 2022

DEUXIÈME ÉPREUVE DE PHYSIQUE

Durée de l'épreuve : 4 heures
L'usage de la calculatrice et de tout dispositif électronique est interdit.
Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente
sur la première page de la copie :

PHYSIQUE II - PSI

L'énoncé de cette épreuve comporte 10 pages de texte.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.

Étude physique d'un capteur de position

Le contrôle d'un système ou d'un processus physique présent dans un grand nombre de dispositifs technologiques nécessite de connaître à chaque instant, le plus précisément possible, un certain nombre de grandeurs physiques intervenant dans ce contrôle.
Ces grandeurs sont donc mesurées par des capteurs qui convertissent la grandeur physique mesurée en une grandeur électrique utilisée afin de réguler le processus.
La réalisation de capteurs doit prendre en compte divers éléments tels que la précision, la miniaturisation, le poids, le traitement numérique des données, etc.
Ce problème étudie dans un premier temps le principe physique selon lequel le capteur inductif linéaire «LVDT» (Linear Variable Differential Transformer) convertit un déplacement de position en une grandeur électrique (parties I et II). Dans un deuxième temps, il étudie le conditionnement de cette grandeur électrique en une tension proportionnelle au déplacement (partie III). Dans un dernier temps, il développe une application utilisant ce capteur (partie IV).
Pour les applications numériques, on ne conservera au plus que 2 chiffres significatifs.
Figure 1 - Schéma descriptif du LVDT.
Le LVDT est un transformateur différentiel comportant trois circuits, un circuit primaire et deux circuits secondaires. Les bornes homologues de ces circuits, mentionnées sur la figure 2 à l'aide d'un point, sont telles que les courants algébriques entrants par ces bornes génèrent un flux magnétique algébrique orienté selon u⃗_z.
Les deux circuits secondaires sont identiques, constitués de fils de cuivre bobinés autour du noyau et portent n spires par unité de longueur.
Le circuit magnétique du transformateur est formé d'une culasse cylindrique externe ferromagnétique et d'un noyau cylindrique ferromagnétique de section S, de rayon a, relié à un support non magnétique qui permet de le translater selon l'axe Oz. Le déplacement de ce noyau cylindre par rapport à la position de référence représentée en figure 1 est limité à ± L_(max).
L'ensemble présente une symétrie de révolution autour de l'axe Oz et on repérera l'espace par le système de coordonnées cylindriques ( O, u⃗_r, u⃗_θ, u⃗_z ).
Le but de ce dispositif est de fournir une grandeur électrique permettant de caractériser le déplacement du cylindre.
Dans toute la suite, on supposera que le matériau magnétique constituant le noyau cylindrique et la culasse est parfait, de perméabilité magnétique μ_r infinie et de conductivité électrique nulle. Les matériaux non magnétiques (air, support, cuivre) ont une perméabilité magnétique relative égale à 1 .
La figure 2 représente le système pour un déplacement algébrique z du centre C du cylindre tel OC^(→−) = zu⃗_z. Sur l'exemple de la figure 2, z > 0 et, de façon générale, z vérifie |z| < L_(max).
Le circuit primaire est alimenté par la tension u_p(t) et parcouru par le courant d'intensité i_p(t). Les deux circuits secondaires sont connectés en série et la tension utile vaut u_s = u_2 − u_1 (voir figure 2).
La tension d'excitation u_p est sinusoïdale de fréquence f variant de 20 Hz à 20 kHz . La position du noyau magnétique affecte la répartition du champ magnétique et modifie les inductances mutuelles entre les circuits secondaires et le circuit primaire.
On notera :
  • L_p, l'inductance propre du circuit primaire,
  • M_1, l'inductance mutuelle entre le circuit secondaire 1 et le circuit primaire,
  • M_2, l'inductance mutuelle entre le circuit secondaire 2 et le circuit primaire.
Le courant dans les deux circuits secondaires est supposé nul.
On désignera par état de référence, la configuration du dispositif où le circuit primaire est alimenté par la tension u_p = U_p sin(ωt) et où la position du noyau ferromagnétique est telle que z = 0.
Figure 2 - Définition des paramètres

I Étude de l'état de référence

Dans tout le problème, on supposera la fréquence f suffisamment faible pour que l'étude s'inscrive dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-permanents (ARQP).
    1. Énoncer dans le cadre de ce régime l'équation Maxwell-Ampère reliant le vecteur excitation magnétique H⃗ et ȷ⃗, on précisera la nature de ȷ⃗. En déduire la forme générale de l'énoncé du théorème d'Ampère.
    1. Énoncer l'équation de Maxwell-Thomson (également appelée Maxwell-Flux) et en déduire la propriété correspondante du flux du champ magnétique.
    1. Quelle est la direction du champ magnétique en tout point du plan passant par O et orthogonal à u⃗_z ?
    1. En un point M de coordonnées ( r, θ, z ) quelconques, que peut-on dire des coordonnées (B_r, B_θ, B_z) du champ magnétique compte tenu des symétries du problème?
La résolution numérique des équations locales permet de représenter, en figure 3, quelques lignes du champ magnétique dans un plan de coupe contenant l'axe Oz, pour un courant i_p > 0.
    1. Le résultat de la simulation numérique est-il compatible avec ceux des questions 3 et 4 ? On justifiera précisément la réponse.
La figure 4 fournit, en échelles arbitraires (E.A. sur la figure) et indépendantes, les variations des composantes B_z = B⃗ ⋅ u⃗_z et de B_r = B⃗ ⋅ u⃗_r en fonction de z à la distance r de l'axe tel que 0 < r < a.
    1. Justifier les propriétés de parité de ces deux composantes du champ.
    1. Représenter sommairement l'allure d'une ligne de champ. Après avoir orienté cette ligne, justifier le signe des composantes du champ magnétique observé en figure 4.
Figure 3 - Lignes de champ pour un noyau centré obtenues par simulation numérique.
Figure 4 - Composantes B_r (en grisé) et B_z (en noir) en r tel que 0 < r < a.
On remarque que |B_r| devient très faible sur une très courte distance juste après z_2 et juste avant z_1.
    1. Justifier cette observation par un calcul littéral.
Peut-on, sur la figure 3, observer ce phénomène à d'autres endroits?
Afin de déterminer l'expression des inductances mutuelles, on souhaite modéliser simplement le champ magnétique. Pour cela, grâce à la simulation numérique, sur la figure 5 , on a représenté en trait plein la courbe des variations de B_z/B_(z, max) évaluée en r = 0 en fonction de z.
    1. Quels éléments observés en figures 3 et 5 permettent de justifier que l'on puisse considérer le champ magnétique comme uniforme au voisinage du centre du noyau.
    1. Quels éléments observés en figure 3 permettent d'expliquer la diminution de la composante B⃗ ⋅ u⃗_z du champ observée en figure 5 lorsqu'on se rapproche des bords du noyau?
Figure 5 - Composante B_z sur l'axe Oz.
Dans un premier modèle, on assimile le champ magnétique axial au profil représenté en traits pointillés en figure 5. En effet, on supposera que :
  • H_1 : si z_1 < z < z_2 et r < a, alors la composante B⃗ ⋅ u⃗_z du champ magnétique est uniformément égale à B_m, sa valeur moyenne sur l'axe Oz dans le noyau. On posera B_m = Ki_p, où K est une constante caractéristique du système;
  • H_2 : si z < z_1 ou z > z_2 alors pour tout r < a on a B⃗ ⋅ u⃗_z = 0;
  • H_3 : en tout point compris entre le noyau et la culasse, tels que − L < z < L, alors B⃗ ⋅ u⃗_z = 0.
    1. Dans le cadre de ces hypothèses simplificatrices, montrer que les deux inductances mutuelles M_1 et M_2 sont identiquement égales à une même valeur notée M_0. Exprimer M_0 en fonction de S, K, n et L_(max).
    1. Application numérique : On donne la résistance du circuit primaire R_p = 100Ω et l'inductance du circuit primaire L_p = 6mH. Pour U_p = 10 V, on mesure aux bornes de chacun des deux circuits secondaires non connectés entre eux une tension d'amplitude 1, 5 V pour une fréquence de 5 kHz . Calculer la valeur de M_0. On prendra 10π ∼ 30 et √(42.10^3) ∼ 205.

II Déplacement du noyau

On étudie désormais le LVDT dans l'état représenté en figure 2 où le centre C du cylindre est déplacé de z par rapport à l'état de référence, soit OC^(→−) = zu⃗_z.
Le circuit primaire est toujours alimenté par la tension u_p = U_p sin(ωt) et parcouru par le courant d'intensité i_p. Le courant circulant dans les circuits secondaires connectés en série est nul.
La figure 6 représente le tracé des lignes de champ magnétique dans un plan de coupe contenant l'axe Oz, obtenu par résolution numérique des équations locales dans les mêmes conditions que celui de la figure 3, pour un courant i_p > 0. Le seul changement réside dans la position du noyau.
La cartographie des lignes de champ dans le noyau étant très semblable à celle de la figure 3 , on conserve les hypothèses H_1, H_2 et H_3 correspondantes.
Figure 6 - Lignes de champ pour un noyau décentré.
    1. Dans le cadre de ce modèle, montrer que si |z| < L_(max) alors L_p est indépendante de z.
      ◻ − 14. Déterminer l'inductance mutuelle M_1(z) en fonction de M_0, z et L_(max).
    1. De même, déterminer l'inductance mutuelle M_2(z) en fonction de M_0, z et L_(max).
    1. Déduire des résultats précédents que la tension différentielle à vide du circuit secondaire s'écrit sous la forme u_s = u_2 − u_1 = λM_0 z/(L_(max))(di_p)/(dt), dans laquelle on précisera la valeur de la constante λ.
    1. Pour un courant i_p sinusoïdal fixé, quel est le paramètre de la tension u_s, noté A, permettant de mesurer z ? Tracer l'allure des variations de A en fonction de z ? Comment peut-on discerner le cas z > 0 et z < 0 ? Connaissez-vous un procédé permettant de générer une tension proportionnelle à ce paramètre ?

III Conditionnement du signal

Un capteur LVDT est associé à un conditionneur de signal qui délivre une tension continue proportionnelle à la position du noyau. Cette partie étudie le fonctionnement du conditionneur AD598 dont le schéma fonctionnel fourni par la notice est représenté en figure 7.
Figure 7 - Diagramme bloc fonctionnel du conditionneur AD598
L'AD598 comporte un oscillateur local, noté Osc en figure 7, générant une tension sinusoïdale dont la fréquence peut varier de 20 Hz à 20 kHz , suivi d'un amplificateur de tension qui délivre la tension u_p appliquée aux bornes du circuit primaire du LVDT.
L'oscillateur local produit dans un premier temps une tension périodique fonction triangulaire du temps qui est ensuite transformée en une tension sinusoïdale du temps grâce à un montage conformateur à diodes.
À partir des deux tensions référencées par rapport au point de masse prises aux bornes des deux circuits secondaires du LVDT, V_A = u_2 et V_B = u_1, le circuit intégré AD598 construit une tension périodique en créneaux symétriques, de rapport cyclique α égal au rapport (A − B)/(A + B), où A et B sont respectivement les tensions proportionnelles aux amplitudes des tensions V_A et V_B.
L'intérêt du conditionnement proposé par le composant AD598, par rapport aux procédés de détection envisageables, est de produire une tension de sortie proportionnelle au déplacement du noyau. La constante de cette proportionnalité est indépendante de la tension d'alimentation du circuit primaire de LVDT.
L'étude se focalise sur l'alimentation du circuit primaire.
Le bloc Osc de la figure 7 est constitué d'un générateur de tension en triangle suivi d'un convertisseur triangle-sinus à diodes. Le circuit générateur de tension en triangle est représenté en figure 8.
Figure 8 - Générateur de triangle.
Les trois Amplificateurs Linéaires Intégrés (ALI) sont idéaux et nommés (A1), (A2) et (A3) (voir figure 8). On notera + V_(sat) et − V_(sat) les tensions de saturation haute et basse des ALI.
◻ − 18. Après avoir rappelé la définition d'un ALI idéal, indiquer quels sont ceux qui fonctionnent en régime linéaire. On justifiera simplement la réponse.
Les tensions v_e(t), v_1(t), v_2(t) et v_s(t) sont des fonctions non sinusoïdales du temps.
◻ − 19. Établir la relation entre v_e(t) et v_1(t) puis celle entre v_1(t) et v_2(t).
    1. Déterminer la valeur de v_s selon les valeurs et le sens de variation de v_2, puis représenter graphiquement ces variations en reportant v_s en ordonnée et v_2 en abscisse. On fera apparaître les valeurs remarquables sur chaque axe du graphique.
      ◻ − 21. En tenant compte des trois résultats précédents, déterminer les variations de v_2 et v_s en fonction du temps. Représenter ces variations sur un même graphe.
      Laquelle des tensions v_e(t), v_1(t), v_2(t) et v_s(t) est une fonction triangulaire périodique du temps? On nomme v_t(t) cette tension. Calculer sa période T en fonction de R, C, R_1, R_2, R_3 et R_4.
    1. En fixant R = 1kΩ et en prenant R_1 = R_2 puis, uniquement pour cette application numérique R_3 = R_4, déterminer la valeur de C permettant d'obtenir une tension v_t(t) de fréquence 2 kHz .
      Comment faire pour permettre à un utilisateur de l'AD598 de modifier à volonté cette fréquence?
      Exprimer l'amplitude E de la tension v_t(t) en fonction des données du circuit de la figure 8. Sur quels paramètres de ce circuit faut-il agir afin de modifier cette amplitude?
Déterminer la condition sur ces paramètres pour que E/V_(sat) = 0, 22. Calculer dans ce cas la valeur de E en prenant V_(sat) = 15 V.
L'origine des temps étant arbitrairement fixée, la figure 9 contient, d'une part, les variations de la tension triangulaire réduite v_t/E en fonction du temps réduit θ = t/T et, d'autre part, celles de la tension sinusoïdale réduite v_0/E en fonction de θ que l'on souhaite obtenir après la conversion triangle-sinus.
Figure 9 - Conversion triangle - sinus.
Afin de réaliser cette conversion, on utilise un montage conformateur à diodes représenté en figure 10. Les diodes sont toutes identiques. En notant i_d leur courant direct et u_d la tension en convention récepteur (figure 10), le fonctionnement de chaque diode est tel que si i_d > 0 alors u_d = U_s > 0 et si i_d = 0 alors u_d ≤ U_s.
Pour toute la suite, on prendra une tension de seuil égale à U_s = 0, 7 V.
Le montage conformateur, alimenté par la tension v_t, est dimensionné pour délivrer une tension v_s se rapprochant au mieux de la tension v_0 représentée en figure 9 . Le dimensionnement consiste, entre autres, à choisir correctement les résistances r_1 et r_2, lorsque r_0 = 1, 0kΩ. Ce choix sera effectué pour une valeur du courant de sortie i_s = 0.
◻ − 23. Pour 0 ≤ θ = t/T ≤ 1/4, donner l'expression de v_t en fonction de θ et de E.
On considère l'association des deux diodes dans la cellule en traits pointillés (1).
◻ − 24. Montrer que les deux diodes ne peuvent conduire le courant simultanément.
Montrer qu'il existe une valeur U_1 > 0 telle que si 0 ≤ v_s ≤ U_1 alors le courant dans la résistance r_1 est nul et, si v_s > U_1, ce courant n'est pas nul. Exprimer U_1 en fonction de U_s.
On considère l'association des quatre diodes dans la cellule en traits pointillés (2).
◻ − 25. Montrer qu'il existe une valeur U_2 > 0 telle que si 0 ≤ v_s ≤ U_2 alors le courant dans la résistance r_2 est nul et si v_s > U_2 ce courant n'est pas nul. Exprimer U_2 en fonction de U_s.
Figure 10 - Montage conformateur.
On considère finalement le bloc de la cellule en traits pointillés (3).
◻ − 26. Montrer que la valeur positive maximale de v_s, notée V_(max), vaut 3U_s.
On note désormais s(θ) = V_(max)sin(2πθ) la tension sinusoïdale idéale que l'on souhaite obtenir en sortie du montage de la figure 10 , de même période que v_t.
    1. Déterminer la relation à imposer entre U_s et E afin que les deux pentes en θ = 0 des courbes v_t(θ) et s(θ) en fonction de θ soient identiques. On vérifiera que cette condition revient à identifier le rapport E/U_s à une fraction de π et on supposera cette relation vérifiée par la suite.
    1. Pour v_s < U_1, quelle est l'expression de v_s en fonction de v_t puis celle en fonction de θ ? En déduire la valeur θ_1 de θ telle que v_s(θ_1) = U_1. On simplifiera cette valeur en utilisant la condition déduite à la question précédente.
      ◻ − 29. On suppose pour cette question U_1 < v_s < U_2.
      Exprimer v_s en fonction de v_t, U_s, r_1 et r_0 puis en fonction de U_s, r_1, r_0, E et θ.
      Quelle doit être la valeur du rapport ρ_1 = r_0/r_1 afin que les pentes des courbes v_s(θ) et s(θ) soient identiques lorsque θ → θ_1 par valeurs supérieures ? On exprimera ρ_1 uniquement en fonction du cosinus de 1/3.
      Cette condition étant vérifiée, exprimer v_s en fonction de U_s, ρ_1, E et θ puis déduire l'expression de θ_2 défini par v_s(θ_2) = U_2 que l'on mettra sous la forme θ_2 = αθ_1 et dans laquelle on exprimera la constante α uniquement en fonction du cosinus de 1/3.
      ◻ − 30. On suppose pour cette question U_2 < v_s < 3U_1. Déterminer l'expression de v_s en fonction de U_s, r_0, r_1, r_2, E et θ.
      La valeur du rapport ρ_2 = (r_0)/(r_2) est fixée afin que les pentes des courbes v_s(θ) et s(θ) soient identiques lorsque θ → θ_2 par valeurs supérieures. On peut alors déterminer la valeur θ_3 telle que v_s(θ_3) = 3U_1.
    1. Montrer que v_s(θ) = 3U_1 si θ_3 < θ < 1/4.
En réalisant le dimensionnement précédent, on obtient la tension v_s(θ) représentée en figure 11 sur laquelle figurent également les tensions v_t(θ) et s(θ).
    1. Proposer un aménagement du montage de la figure 10 permettant de réduire les écarts entre v_s(θ) et s(θ).
Figure 11 - Tensions v_s(θ), v_t(θ) et s(θ).

IV Exemple d'utilisation de ce capteur : un accéléromètre asservi

Le schéma de la figure 12 décrit le principe de fonctionnement d'un accéléromètre. La masse sismique m, de centre d'inertie G peut se translater sans frottement le long de l'axe O_1 O_1^′ relié au boîtier de l'accéléromètre. Cette masse est par ailleurs fixée d'une part à l'extrémité libre d'un ressort de constante de raideur k et de longueur à vide ℓ_0 et d'autre part à un amortisseur exerçant une force de frottement fluide proportionnelle à la vitesse de la masse avec le coefficient constant λ. Les autres extrémités du ressort et de l'amortisseur sont fixées au boîtier.
On étudie le mouvement de la masse sismique et du boîtier dans le référentiel terrestre supposé galiléen d'origine fixe O. On se limite à l'étude d'un déplacement rectiligne selon la direction donnée par le vecteur unitaire u⃗_Z orthogonale à celle de l'accélération de la pesanteur g⃗.
On note O_1 le point du boîtier tel que OO^(→−)_1 = Z_1 u⃗_Z. En posant O_1 G^(→−) = Zu⃗_Z, le point G est repéré par le vecteur OG^(→−) = OO^(→−)_1 + O_1 G^(→−) = (Z + Z_1)u⃗_Z.

IV.A Première étude : le boîtier est immobile

Dans cette première étude O_1 est fixe, Z_1 est donc constant.
La masse sismique est reliée à la partie mobile du LVDT conditionné selon le protocole décrit dans les parties précédentes. On suppose que la translation du noyau mobile du LVDT s'effectue sans frottement.
    1. Justifier le fait que la force électromagnétique reçue par le noyau mobile lors de son déplacement est nulle.
Figure 12 - Accéléromètre asservi à masse sismique.
Dans toute la suite, on suppose que la masse sismique de centre d'inertie G inclut le noyau mobile du LVDT.
    1. Lorsque le point G est en mouvement, établir l'équation différentielle vérifiée par Z(t).
    1. Déterminer la valeur Z_0 de Z à l'équilibre. Comme dans la première partie, on note z la position du centre C du noyau mobile (voir figure 2). La position du capteur LVDT est ajustée de telle manière que z = 0 lorsque le boîtier est immobile et la masse m à l'équilibre. Quelle est la relation entre z et Z ?
    1. On suppose qu'à l'instant t = 0, la masse m est lachée sans vitesse initiale d'une position Z_i ≠ Z_0. Quelle est la valeur minimale λ_(min) qu'il faut imposer à λ afin que la masse retrouve sa position d'équilibre sans oscillation? On supposera dans la suite que λ > λ_(min).

IV.B Etude simplifiée du boitier mobile

Désormais le boîtier de l'accéléromètre se déplace selon l'axe ( O, u⃗_Z ). On pose v_1 = (dZ_1)/(dt) et γ_1 = (d^2 Z_1)/(dt^2).
    1. Dans le référentiel terrestre, exprimer la vitesse de G en fonction de v_1 et de (dZ)/(dt), puis son accélération en fonction de γ_1 et de (d^2 Z)/(dt^2). En déduire la nouvelle équation différentielle vérifiée par Z(t) ainsi que les nouvelles positions d'équilibre Z_0^′ de G et z_0^′ du capteur. Quelle information apporterait la lecture de z_0^′ au bout d'un temps infini sur l'échelle graduée de la figure 12?
Afin d'obtenir une mesure électrique du déplacement z de C, on utilise la tension V_(out) = K_(s0)z fournie par le capteur pour commander un dispositif moteur, non étudié ici, qui applique une force F⃗ = βV_(out)u⃗_Z sur la masse sismique.
◻ − 38. Etablir les équations différentielles vérifées par Z(t) et z(t).
Déterminer l'expression de la valeur z_(eq) de z à l'équilibre et la valeur de V_(out) correspondante. Quelle information apporterait la mesure de V_(out) au bout d'un temps infini?
Le mouvement de C se décompose en un régime transitoire suivi d'un régime permanent. Quelle est la condition que doit remplir λ pour que la durée du régime transitoire soit la plus petite possible?
Estimer le temps de réponse de l'accéléromètre construit dans ces conditions.

FIN DE L'ÉPREUVE

Questions fréquentes

4 questions
Sur quoi porte le sujet Mines Physique 2 PSI 2022 ?
Afficher ou masquer la section

Sur quoi porte le sujet Mines Physique 2 PSI 2022 ?

Il étudie un capteur de position LVDT : champ magnétique dans un milieu magnétique, inductance mutuelle, conditionnement du signal par ALI et diodes, et utilisation dans un accéléromètre asservi.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées en Physique 2 PSI Mines-Ponts 2022 ?

Des définitions de cours imprécises, des symétries du champ magnétique confuses, une mauvaise connaissance des lignes de champ en milieu magnétique, la confusion entre ALI idéal et régime linéaire, et un schéma mal lu dans la dernière partie.

Le sujet Mines Physique 2 PSI 2022 était-il long ?

Oui, selon le jury, le sujet était plutôt long et le temps a souvent manqué. La quatrième partie, sur l'accéléromètre asservi, a été peu ou maladroitement traitée.

Quelle partie du sujet Mines Physique 2 PSI 2022 a été la mieux réussie ?

La troisième partie sur le conditionnement du signal : les montages à ALI, en régime linéaire et saturé, ont souvent été bien traités et une part non négligeable des copies l'a traitée de façon très satisfaisante.

Pas de description pour le moment