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Corrigé détaillé CCINP Physique MP 2025 (page 3/3 : Partie III)

La planète Terre

  • 52 questions corrigées
  • Difficulté estimée : classique (1,7 / 4)
  • Faisable en Sup (La Partie I sur le mouvement newtonien et le transfert orbital est intégralement abordable dès la première année)
  • Vérifié question par question

Comment utiliser ce corrigé

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Partie III : Voile solaire

III.1 · Pression de radiation

Question 36

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : relation de passage, reflexion sur conducteur parfait

La voile donne naissance à une onde réfléchie de même pulsation que celle de l'onde incidente. On cherche cette onde réfléchie sous la forme d'une OPPH se propageant en sens inverse de l'onde incidente et de polarisation transverse a priori quelconque :

En utilisant la relation de passage relative au champ électrique, simplifier l'expression du champ électrique complexe de l'onde réfléchie.

Voir l'indice

Appliquer la continuité de la composante tangentielle du champ électrique à la surface d'un conducteur parfait en x=0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ électrique total régnant dans le vide au voisinage immédiat de la voile (x = 0^-) comme la superposition du champ incident et du champ réfléchi.
  2. Utiliser la relation de passage du champ électrique à la traversée de la surface d'un conducteur parfait pour déterminer les amplitudes complexes \underline{E}'_{0y} et \underline{E}'_{0z}.
Voir le corrigé complet

La voile solaire est modélisée par un conducteur parfait occupant le demi-espace x \ge 0 (milieu 2), dans lequel le champ électromagnétique est nul :

\vec{E}_2 = \vec{0}.

Dans le vide (x < 0, milieu 1), le champ électrique résulte de la superposition de l'onde incidente et de l'onde réfléchie :

\underline{\vec{E}}_1(M, t) = \underline{\vec{E}}_i(M, t) + \underline{\vec{E}}_r(M, t).

Au voisinage immédiat de la surface de la voile, en x = 0^-, le champ s'écrit :

\underline{\vec{E}}_1(0^-, t) = \underline{E}'_{0y} e^{i\omega t}\vec{e}_y + \left(E_0 + \underline{E}'_{0z}\right) e^{i\omega t}\vec{e}_z.

La relation de passage du champ électrique à l'interface, avec la normale \vec{n}_{12} = \vec{e}_x orientée du milieu 1 vers le milieu 2, est :

\vec{E}_2 - \vec{E}_1(0^-, t) = \frac{\sigma}{\varepsilon_0} \vec{e}_x \implies -\underline{\vec{E}}_1(0^-, t) = \frac{\sigma}{\varepsilon_0} \vec{e}_x.

En projetant cette relation sur les directions tangentielles à l'interface \vec{e}_y et \vec{e}_z, on traduit la continuité de la composante tangentielle du champ électrique :

\begin{aligned} -\underline{\vec{E}}_1(0^-, t) \cdot \vec{e}_y = 0 &\implies \underline{E}'_{0y} = 0, \\ -\underline{\vec{E}}_1(0^-, t) \cdot \vec{e}_z = 0 &\implies \underline{E}'_{0z} = -E_0. \end{aligned}

Le champ électrique complexe de l'onde réfléchie se simplifie ainsi en :

\boxed{\underline{\vec{E}}_r(M, t) = -E_0 e^{i(\omega t + kx)}\vec{e}_z}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 37

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : relation de passage, densite surfacique de courant

Après avoir déterminé le champ magnétique complexe total régnant au voisinage extérieur de la surface de la voile (en ), établir l'expression de la densité surfacique de courant réelle qui apparaît sur celle-ci.

Voir l'indice

Calculer le champ magnétique total incident plus réfléchi en x=0^-, puis appliquer la relation de discontinuité de passage pour \vec{B}.

Voir la stratégie
  1. Déterminer les champs magnétiques complexes incident \underline{\vec{B}}_i et réfléchi \underline{\vec{B}}_r dans le vide (x < 0) à partir de l'équation de Maxwell-Faraday pour chaque OPPH, puis en déduire le champ total en x = 0^-.
  2. Appliquer la relation de passage du champ magnétique à la surface du conducteur parfait (x = 0) en tenant compte de la nullité du champ dans le conducteur (x > 0).
  3. Prendre la partie réelle pour obtenir la densité surfacique de courant réelle \vec{j}_s(t).
Voir le corrigé complet

Dans le vide (x < 0), l'onde électromagnétique est la superposition de l'onde incidente et de l'onde réfléchie.

Pour une onde plane progressive harmonique de vecteur d'onde \vec{k} et de pulsation \omega se propageant dans le vide, l'équation de Maxwell-Faraday s'écrit en notation complexe :

\underline{\vec{B}} = \frac{\vec{k}}{\omega} \wedge \underline{\vec{E}}
  • Pour l'onde incidente, \vec{k}_i = k\vec{e}_x et \underline{\vec{E}}_i(M, t) = E_0 e^{i(\omega t - kx)}\vec{e}_z :

    \begin{aligned} \underline{\vec{B}}_i(M, t) &= \frac{k}{\omega}\vec{e}_x \wedge \left(E_0 e^{i(\omega t - kx)}\vec{e}_z\right) \\ &= \frac{1}{c} E_0 e^{i(\omega t - kx)} (\vec{e}_x \wedge \vec{e}_z) \\ &= -\frac{E_0}{c} e^{i(\omega t - kx)}\vec{e}_y \end{aligned}
  • Pour l'onde réfléchie déterminée en Q36, \vec{k}_r = -k\vec{e}_x et \underline{\vec{E}}_r(M, t) = -E_0 e^{i(\omega t + kx)}\vec{e}_z :

    \begin{aligned} \underline{\vec{B}}_r(M, t) &= \frac{-k}{\omega}\vec{e}_x \wedge \left(-E_0 e^{i(\omega t + kx)}\vec{e}_z\right) \\ &= \frac{1}{c} E_0 e^{i(\omega t + kx)} (\vec{e}_x \wedge \vec{e}_z) \\ &= -\frac{E_0}{c} e^{i(\omega t + kx)}\vec{e}_y \end{aligned}

Le champ magnétique complexe total régnant dans le demi-espace x < 0 s'écrit donc :

\underline{\vec{B}}_{\text{tot}}(x, t) = \underline{\vec{B}}_i(x, t) + \underline{\vec{B}}_r(x, t) = -\frac{E_0}{c}\left(e^{-ikx} + e^{ikx}\right) e^{i\omega t}\vec{e}_y = -\frac{2E_0}{c}\cos(kx)e^{i\omega t}\vec{e}_y

Au voisinage extérieur immédiat de la voile, en x = 0^- :

\boxed{\underline{\vec{B}}_{\text{tot}}(x = 0^-, t) = -\frac{2E_0}{c}e^{i\omega t}\vec{e}_y}

Le champ magnétique réel correspondant est :

\vec{B}_{\text{tot}}(x = 0^-, t) = \operatorname{Re}\left(\underline{\vec{B}}_{\text{tot}}(0^-, t)\right) = -\frac{2E_0}{c}\cos(\omega t)\vec{e}_y

Appliquons la relation de passage à l'interface x = 0 entre le milieu 1 (x < 0, vide) et le milieu 2 (x > 0, conducteur parfait), de normale \vec{n}_{12} = \vec{e}_x :

\vec{B}_2 - \vec{B}_1 = \mu_0 \vec{j}_s \wedge \vec{n}_{12}

Le conducteur étant parfait, le champ magnétique y est identiquement nul : \vec{B}_2 = \vec{0}. De plus, \vec{B}_1 = \vec{B}_{\text{tot}}(0^-, t), d'où :

-\vec{B}_{\text{tot}}(0^-, t) = \mu_0 \vec{j}_s(t) \wedge \vec{e}_x

En effectuant le produit vectoriel à gauche par \vec{e}_x et en utilisant la formule du double produit vectoriel :

\begin{aligned} -\vec{e}_x \wedge \vec{B}_{\text{tot}}(0^-, t) &= \mu_0 \vec{e}_x \wedge \left(\vec{j}_s(t) \wedge \vec{e}_x\right) \\ &= \mu_0 \left[(\vec{e}_x \cdot \vec{e}_x)\vec{j}_s(t) - (\vec{e}_x \cdot \vec{j}_s(t))\vec{e}_x\right] \end{aligned}

Comme les courants surfaciques circulent dans le plan de l'interface (yOz), on a \vec{e}_x \cdot \vec{j}_s(t) = 0, et comme \vec{e}_x^2 = 1, il vient :

\vec{j}_s(t) = -\frac{1}{\mu_0} \vec{e}_x \wedge \vec{B}_{\text{tot}}(0^-, t)

En remplaçant par l'expression du champ magnétique réel :

\begin{aligned} \vec{j}_s(t) &= -\frac{1}{\mu_0} \vec{e}_x \wedge \left(-\frac{2E_0}{c}\cos(\omega t)\vec{e}_y\right) \\ &= \frac{2E_0}{\mu_0 c}\cos(\omega t)(\vec{e}_x \wedge \vec{e}_y) \end{aligned}

Comme \vec{e}_x \wedge \vec{e}_y = \vec{e}_z, on obtient :

\boxed{\vec{j}_s(t) = \frac{2E_0}{\mu_0 c}\cos(\omega t)\vec{e}_z}

Résultat

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Question 38

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : force de laplace, densite surfacique de courant

Exprimer la force électromagnétique due au champ électromagnétique sur cette portion rectiligne en fonction de , , et du champ magnétique incident à la surface de la voile . En déduire la force électromagnétique totale exercée sur l'ensemble de la voile en fonction de , et de .

Voir l'indice

Intégrer la force de Laplace élémentaire \mathrm{d}\vec{F}_L = \vec{j}_s \mathrm{d}y \wedge \frac{1}{2}\vec{B}_{\text{ext}} sur la longueur et la largeur de la voile.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ magnétique effectif agissant sur les courants surfaciques en utilisant la propriété admise par l'énoncé et la relation entre champs incident, réfléchi et total en x = 0^-.
  2. Établir l'expression de la force de Laplace \overrightarrow{\delta F_L} sur la bande de voile de longueur a et de largeur \mathrm{d}y parcourue par le courant \delta i = j_s\,\mathrm{d}y.
  3. Intégrer sur toute la largeur de la voile selon la direction y pour obtenir la force totale \vec{F}_L.
Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le champ magnétique responsable de la force de Laplace s'exerçant sur la voile est :

\vec{B}_{\text{eff}}(x = 0, t) = \frac{1}{2} \vec{B}_{\text{tot}}(0^-, t)

Or, en x = 0, les champs incidents et réfléchis s'ajoutent :

\vec{B}_{\text{tot}}(0^-, t) = \vec{B}_i(0, t) + \vec{B}_r(0, t)

D'après la question Q37, \vec{B}_r(0, t) = \vec{B}_i(0, t), de sorte que :

\vec{B}_{\text{tot}}(0^-, t) = 2\vec{B}_i(0, t) \implies \vec{B}_{\text{eff}}(x = 0, t) = \vec{B}_i(0, t)

Considérons l'élément rectiligne de voile de longueur a suivant \vec{e}_z et de largeur \mathrm{d}y, parcouru par le courant \delta i = j_s(t)\,\mathrm{d}y orienté selon \vec{e}_z. La force de Laplace élémentaire qui s'exerce sur cette bande s'écrit :

\begin{aligned} \overrightarrow{\delta F_L} &= \int_{z} \delta i\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_z \wedge \vec{B}_{\text{eff}}(0, t) \\ &= \left(\int_{0}^{a} \mathrm{d}z\right) j_s(t)\,\mathrm{d}y\,\vec{e}_z \wedge \vec{B}_i(0, t) \\ &= a\,\mathrm{d}y \left(\vec{j}_s(t) \wedge \vec{B}_i(0, t)\right) \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{\overrightarrow{\delta F_L} = a\,\mathrm{d}y\,\vec{j}_s(t) \wedge \vec{B}_i(x = 0, t)}

La force électromagnétique totale \vec{F}_L exercée sur l'ensemble de la voile s'obtient en sommant sur la largeur totale a selon y. Les champs et la densité de courant étant uniformes dans le plan de la voile :

\begin{aligned} \vec{F}_L &= \int_{y=0}^a \overrightarrow{\delta F_L} \\ &= a \left(\int_{0}^{a}\mathrm{d}y\right) \vec{j}_s(t) \wedge \vec{B}_i(x=0, t) \end{aligned}

D'où :

\boxed{\vec{F}_L = a^2\,\vec{j}_s(t) \wedge \vec{B}_i(x = 0, t)}

Résultat

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Question 39

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : pression de radiation, vecteur de poynting

En déduire la force électromagnétique surfacique moyennée temporellement et montrer qu'elle peut s'écrire de la façon suivante :

où est une grandeur, appelée pression de radiation, que l'on exprimera en fonction de l'intensité de l'onde incidente (puissance surfacique transportée à travers une section droite, moyennée temporellement) et de la célérité de la lumière dans le vide.

Voir l'indice

Calculer la moyenne temporelle du produit de cosinus synchrones et introduire le vecteur de Poynting incident moyen I = \langle\|\vec{\Pi}_i\|\rangle.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la densité surfacique de force électromagnétique instantanée \vec{f}(t) = \frac{\vec{F}_L}{a^2} à partir du résultat de la question Q38.
  2. Évaluer le produit vectoriel avec les expressions de \vec{j}_s(t) et \vec{B}_i(0,t), puis en prendre la moyenne temporelle sachant que \langle \cos^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2}.
  3. Exprimer l'intensité I de l'onde incidente à l'aide de la moyenne temporelle de son vecteur de Poynting pour établir l'expression de la pression de radiation P_m.
Voir le corrigé complet

D'après la question Q38, la force de Laplace totale exercée sur la voile de surface S = a^2 s'écrit :

\vec{F}_L(t) = a^2\,\vec{j}_s(t) \wedge \vec{B}_i(x = 0, t)

La force électromagnétique surfacique instantanée est donc :

\vec{f}(t) = \frac{\vec{F}_L(t)}{a^2} = \vec{j}_s(t) \wedge \vec{B}_i(x = 0, t)

En utilisant les expressions obtenues aux questions Q37 et Q38 :

\vec{j}_s(t) = \frac{2E_0}{\mu_0 c}\cos(\omega t)\vec{e}_z \quad \text{et} \quad \vec{B}_i(x = 0, t) = -\frac{E_0}{c}\cos(\omega t)\vec{e}_y

Comme \vec{e}_z \wedge (-\vec{e}_y) = \vec{e}_x, on obtient :

\vec{f}(t) = \left( \frac{2E_0}{\mu_0 c}\cos(\omega t) \right) \left( \frac{E_0}{c}\cos(\omega t) \right) \vec{e}_x = \frac{2E_0^2}{\mu_0 c^2}\cos^2(\omega t)\vec{e}_x

En prenant la moyenne temporelle, avec \langle \cos^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2}, il vient :

\langle \vec{f} \rangle = \frac{E_0^2}{\mu_0 c^2}\vec{e}_x

Par ailleurs, le vecteur de Poynting de l'onde incidente dans le vide s'écrit :

\vec{\Pi}_i(x, t) = \frac{\vec{E}_i \wedge \vec{B}_i}{\mu_0} = \frac{E_0^2}{\mu_0 c}\cos^2(\omega t - kx)\vec{e}_x

L'intensité I de l'onde incidente correspond à la moyenne temporelle du flux d'énergie surfacique :

I = \|\langle \vec{\Pi}_i \rangle\| = \frac{E_0^2}{2\mu_0 c}

On en déduit :

\frac{E_0^2}{\mu_0 c^2} = \frac{2}{c}\left(\frac{E_0^2}{2\mu_0 c}\right) = \frac{2I}{c}

La force électromagnétique surfacique moyenne s'écrit donc bien sous la forme :

\boxed{\langle\vec{f}\rangle = P_m \vec{e}_x \quad \text{avec} \quad P_m = \frac{2I}{c}}

Résultat

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Question 40

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : principe fondamental de la dynamique, ordre de grandeur

Évaluer l'ordre de grandeur de la surface nécessaire pour donner à un vaisseau de masse une accélération environ égale au millième de l'intensité de la pesanteur régnant à la surface de la Terre, sachant que l'intensité du rayonnement solaire à proximité de la Terre est d'environ . Commenter.

Voir l'indice

Écrire la relation fondamentale de la dynamique pour la voile P_m S = m a avec a = g/1000 et calculer l'aire requise.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force de poussée F_L exercée par le rayonnement solaire sur la voile de surface S à partir de la pression de radiation P_m = \frac{2I}{c} obtenue à la question Q39.
  2. Appliquer le principe fondamental de la dynamique pour relier cette force à l'accélération a = 10^{-3} g souhaitée et en déduire l'expression littérale de S.
  3. Réaliser l'application numérique avec un chiffre significatif conformément aux consignes, puis commenter la faisabilité technique.
Voir le corrigé complet

D'après la question Q39, la force électromagnétique moyenne totale exercée sur la voile en incidence normale s'écrit :

\vec{F}_L = S \langle \vec{f} \rangle = P_m S \, \vec{e}_x \quad \text{avec} \quad P_m = \frac{2I}{c}

En appliquant la deuxième loi de Newton au vaisseau de masse m soumis à cette seule force propulsive, l'accélération a communiquée au vaisseau vaut :

a = \frac{F_L}{m} = \frac{P_m S}{m} = \frac{2 I S}{m c}

Pour obtenir une accélération a = \frac{g}{1\,000}, la surface nécessaire est donc :

S = \frac{m g c}{2\,000 \, I}

Avec les valeurs numériques de l'énoncé :

  • m = 2\,000\text{ kg} = 2,0\cdot 10^3\text{ kg} ;
  • g = 9,8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \simeq 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • c = 3,0\cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
  • I \simeq 1\,000\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} = 1,0\cdot 10^3\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}.

La pression de radiation vaut :

P_m = \frac{2 \times 1\,000}{3,0\cdot 10^8} \simeq 6,7\cdot 10^{-6}\text{ Pa}

On en déduit la surface S :

S = \frac{2\,000 \times 9,8 \times 3,0\cdot 10^8}{2\,000 \times 1\,000} = 9,8 \times 3,0\cdot 10^5 \simeq 3\cdot 10^6\text{ m}^2 = 3\text{ km}^2
\boxed{S \sim 3\cdot 10^6\text{ m}^2 \quad (\text{soit un carré de côté } a = \sqrt{S} \simeq 1,7\text{ km})}

Commentaire :

  • Une surface de plusieurs kilomètres carrés est gigantesque à déployer et à manœuvrer dans l'espace, ce qui constitue un défi technologique majeur (la masse de la voile elle-même n'est d'ailleurs pas négligeable devant les 2\,000\text{ kg} du vaisseau).
  • En contrepartie, bien que l'accélération soit modeste (a \simeq 10^{-2}\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}), la poussée photonique ne consomme aucun ergol et s'exerce de façon continue dans le temps, permettant d'atteindre des vitesses très élevées sur de longues durées de voyage interplanétaire.

Résultat

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III.2.1 · Position du problème

Question 41

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : coordonnee polaire, cinematique du point

Donner les expressions en coordonnées polaires du vecteur position , du vecteur vitesse et du vecteur accélération du point matériel qui modélise le vaisseau.

Voir l'indice

Dériver deux fois le vecteur position \vec{r} = r\vec{e}_r en dérivant la base locale mobile (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta).

Voir le corrigé complet

Dans le repère polaire (O, \vec{e}_r, \vec{e}_\theta) lié au référentiel d'étude, la base locale vérifie les relations de dérivation temporelle :

\frac{\mathrm{d}\vec{e}_r}{\mathrm{d}t} = \dot{\theta}\,\vec{e}_\theta \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}\vec{e}_\theta}{\mathrm{d}t} = -\dot{\theta}\,\vec{e}_r.
  • Le vecteur position s'écrit directement :

    \boxed{\vec{r} = \overrightarrow{OM} = r\,\vec{e}_r}
  • Le vecteur vitesse s'obtient par dérivation temporelle du vecteur position :

    \vec{v} = \frac{\mathrm{d}\overrightarrow{OM}}{\mathrm{d}t} = \dot{r}\,\vec{e}_r + r\frac{\mathrm{d}\vec{e}_r}{\mathrm{d}t}

    soit :

    \boxed{\vec{v} = \dot{r}\,\vec{e}_r + r\dot{\theta}\,\vec{e}_\theta}
  • Le vecteur accélération s'obtient en dérivant à nouveau par rapport au temps :

    \begin{aligned} \vec{a} &= \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \ddot{r}\,\vec{e}_r + \dot{r}\frac{\mathrm{d}\vec{e}_r}{\mathrm{d}t} + (\dot{r}\dot{\theta} + r\ddot{\theta})\vec{e}_\theta + r\dot{\theta}\frac{\mathrm{d}\vec{e}_\theta}{\mathrm{d}t} \\ &= \ddot{r}\,\vec{e}_r + \dot{r}\dot{\theta}\,\vec{e}_\theta + (\dot{r}\dot{\theta} + r\ddot{\theta})\vec{e}_\theta - r\dot{\theta}^2\,\vec{e}_r \end{aligned}

    soit en regroupant selon les axes de la base polaire :

    \boxed{\vec{a} = \left(\ddot{r} - r\dot{\theta}^2\right)\vec{e}_r + \left(r\ddot{\theta} + 2\dot{r}\dot{\theta}\right)\vec{e}_\theta}

Résultat

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Question 42

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : coordonnee polaire, bilan des forces

En considérant la Terre comme un corps de répartition de masse à symétrie sphérique, déterminer les composantes radiale et orthoradiale de la résultante des forces extérieures s'appliquant sur le vaisseau en fonction de la constante de gravitation universelle , de la masse de la Terre, de la masse du vaisseau, de la fonction et des grandeurs et .

Voir l'indice

Projeter la force gravitationnelle attractive et la force de poussée normale \vec{n} = \cos(\varphi - \theta)\vec{e}_r + \sin(\varphi - \theta)\vec{e}_\theta sur les axes polaires.

Voir la stratégie
  1. Effectuer le bilan des forces extérieures appliquées au vaisseau dans le référentiel géocentrique : la force d'attraction gravitationnelle terrestre et la force due à la pression de radiation sur la voile.
  2. Projeter le vecteur unitaire normal \vec{n} dans la base polaire (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) à l'aide de l'angle relatif \alpha = \varphi - \theta.
  3. En déduire les composantes radiale F_r et orthoradiale F_\theta de la résultante \vec{F}_{\text{ext}} = \vec{F}_g + \vec{F}_p.
Voir le corrigé complet

Dans le référentiel géocentrique considéré galiléen, le vaisseau spatial modélisé par le point matériel M de masse m est soumis à deux forces extérieures :

  • la force d'attraction gravitationnelle exercée par la Terre (à symétrie sphérique) :

    \vec{F}_g = -\frac{G M_T m}{r^2}\,\vec{e}_r
  • la force de pression de radiation exercée par le rayonnement solaire sur la voile :

    \vec{F}_p = L(r, \theta)\,P_m S \cos^2(\varphi)\,\vec{n}

D'après la figure 14, la direction radiale \vec{e}_r est repérée par l'angle polaire \theta par rapport à l'axe (Ox), et le vecteur normal \vec{n} à la voile forme l'angle \varphi avec ce même axe (Ox). L'angle orienté entre \vec{e}_r et \vec{n} vaut donc :

\alpha = \varphi - \theta

Le vecteur unitaire \vec{n} s'exprime donc dans la base polaire locale (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) selon :

\vec{n} = \cos(\varphi - \theta)\,\vec{e}_r + \sin(\varphi - \theta)\,\vec{e}_\theta

La résultante des forces extérieures s'écrit \vec{F}_{\text{ext}} = \vec{F}_g + \vec{F}_p = F_r\,\vec{e}_r + F_\theta\,\vec{e}_\theta. Ses composantes radiale et orthoradiale sont donc :

\boxed{F_r = -\frac{G M_T m}{r^2} + L(r, \theta)\,P_m S \cos^2(\varphi)\cos(\varphi - \theta)}
\boxed{F_\theta = L(r, \theta)\,P_m S \cos^2(\varphi)\sin(\varphi - \theta)}

Résultat

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Question 43

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : principe fondamental de la dynamique, coordonnee polaire

Montrer que les dérivées temporelles et peuvent s'écrire :

Voir l'indice

Égaler les composantes de l'accélération polaire à celles de la résultante des forces divisée par la masse m, puis réarranger.

Voir la stratégie
  1. Dériver le vecteur vitesse \vec{v} = v_r \vec{e}_r + v_\theta \vec{e}_\theta par rapport au temps en tenant compte de la dépendance temporelle des vecteurs de base polaires (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta).
  2. Projeter le principe fondamental de la dynamique selon les directions radiale et orthoradiale pour isoler les dérivées \dot{v}_r et \dot{v}_\theta.
Voir le corrigé complet

Le vecteur vitesse s'écrit en coordonnées polaires sous la forme :

\vec{v} = v_r \vec{e}_r + v_\theta \vec{e}_\theta

avec v_r = \dot{r} et v_\theta = r\dot{\theta}, d'où \dot{\theta} = \frac{v_\theta}{r}.

Les dérivées par rapport au temps des vecteurs de la base polaire sont données par :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\vec{e}_r}{\mathrm{d}t} &= \dot{\theta} \vec{e}_\theta = \frac{v_\theta}{r} \vec{e}_\theta \\ \frac{\mathrm{d}\vec{e}_\theta}{\mathrm{d}t} &= -\dot{\theta} \vec{e}_r = -\frac{v_\theta}{r} \vec{e}_r \end{aligned}

En dérivant le vecteur vitesse par rapport au temps dans le référentiel géocentrique, on obtient le vecteur accélération :

\begin{aligned} \vec{a} &= \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \dot{v}_r \vec{e}_r + v_r \frac{\mathrm{d}\vec{e}_r}{\mathrm{d}t} + \dot{v}_\theta \vec{e}_\theta + v_\theta \frac{\mathrm{d}\vec{e}_\theta}{\mathrm{d}t} \\ &= \dot{v}_r \vec{e}_r + v_r \left(\frac{v_\theta}{r} \vec{e}_\theta\right) + \dot{v}_\theta \vec{e}_\theta + v_\theta \left(-\frac{v_\theta}{r} \vec{e}_r\right) \\ &= \left(\dot{v}_r - \frac{v_\theta^2}{r}\right)\vec{e}_r + \left(\dot{v}_\theta + \frac{v_r v_\theta}{r}\right)\vec{e}_\theta \end{aligned}

D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué au vaisseau dans le référentiel géocentrique galiléen :

m\vec{a} = \vec{F} = F_r \vec{e}_r + F_\theta \vec{e}_\theta

La projection sur la base polaire fournit le système d'équations scalaires :

\begin{aligned} m\left(\dot{v}_r - \frac{v_\theta^2}{r}\right) &= F_r \\ m\left(\dot{v}_\theta + \frac{v_r v_\theta}{r}\right) &= F_\theta \end{aligned}

En divisant par m et en isolant les dérivées temporelles, on trouve bien :

\boxed{\dot{v}_r = \frac{F_r}{m} + \frac{v_\theta^2}{r}} \quad \text{et} \quad \boxed{\dot{v}_\theta = \frac{F_\theta}{m} - \frac{v_r v_\theta}{r}}

Résultat

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III.2.2 · Énergie et manœuvre optimale

Question 44

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : energie mecanique, energie potentielle gravitationnelle

Donner l'expression de l'énergie mécanique du vaisseau en fonction de et de .

Voir l'indice

Sommer l'énergie cinétique \frac{1}{2}m(v_r^2 + v_\theta^2) et l'énergie potentielle gravitationnelle -GM_Tm/r.

Voir le corrigé complet

L'énergie mécanique \mathcal{E}_m du vaisseau dans le référentiel géocentrique est la somme de son énergie cinétique \mathcal{E}_c et de son énergie potentielle gravitationnelle \mathcal{E}_p associée à l'attraction terrestre :

\mathcal{E}_m = \mathcal{E}_c + \mathcal{E}_p

Le vecteur vitesse du mobile s'écrit \vec{v} = v_r \vec{e}_r + v_\theta \vec{e}_\theta, la base polaire (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) étant orthonormée. Le carré de la vitesse s'exprime donc sous la forme :

v^2 = \|\vec{v}\|^2 = v_r^2 + v_\theta^2

L'énergie cinétique du vaisseau de masse m vaut ainsi :

\mathcal{E}_c = \frac{1}{2}m\left(v_r^2 + v_\theta^2\right)

D'après la question Q4, l'énergie potentielle gravitationnelle de la Terre (modélisée à symétrie sphérique), choisie nulle à l'infini, est :

\mathcal{E}_p(r) = -\frac{G M_T m}{r}

On en déduit l'expression de l'énergie mécanique :

\boxed{\mathcal{E}_m = \frac{1}{2}m\left(v_r^2 + v_\theta^2\right) - \frac{G M_T m}{r}}

Résultat

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Question 45

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : theoreme de l'energie mecanique, puissance d'une force

Montrer que la dérivée temporelle de l'énergie mécanique peut se mettre sous la forme :

où est une constante que l'on exprimera en fonction de et de .

Voir l'indice

Dériver \mathcal{E}_m par rapport au temps ou appliquer le théorème de la puissance mécanique en utilisant \vec{v}\cdot\vec{n}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de l'énergie mécanique au vaisseau dans le référentiel géocentrique galiléen.
  2. Exprimer la puissance de la seule force non conservative, à savoir la force de pression de radiation \vec{F}_p, en effectuant le produit scalaire \vec{F}_p \cdot \vec{v} dans la base polaire.
  3. Identifier la constante K_m.
Voir le corrigé complet

Dans le référentiel géocentrique galiléen, le point matériel M de masse m est soumis à :

  • la force gravitationnelle \vec{F}_g, force conservative qui dérive de l'énergie potentielle gravitationnelle \mathcal{E}_p(r) = -\dfrac{G M_T m}{r} ;
  • la force de pression de radiation \vec{F}_p, force non conservative.

D'après le théorème de l'énergie mécanique :

\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_m}{\mathrm{d}t} = \mathcal{P}(\vec{F}_{\text{nc}}) = \vec{F}_p \cdot \vec{v}

D'après l'énoncé et les résultats de la question Q42, la force de pression de radiation s'écrit :

\vec{F}_p = L(r, \theta) P_m S \cos^2(\varphi) \, \vec{n}

avec, dans la base polaire (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) :

\vec{n} = \cos(\varphi - \theta)\vec{e}_r + \sin(\varphi - \theta)\vec{e}_\theta

Le vecteur vitesse s'écrivant \vec{v} = v_r \vec{e}_r + v_\theta \vec{e}_\theta, on en déduit :

\vec{n} \cdot \vec{v} = v_r \cos(\varphi - \theta) + v_\theta \sin(\varphi - \theta)

Par conséquent :

\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_m}{\mathrm{d}t} = P_m S \, L(r, \theta) \cos^2(\varphi) \bigl( v_r \cos(\varphi - \theta) + v_\theta \sin(\varphi - \theta) \bigr)

Cette relation est bien de la forme demandée :

\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_m}{\mathrm{d}t} = K_m L(r, \theta) \cos^2(\varphi) \bigl( v_r \cos(\varphi - \theta) + v_\theta \sin(\varphi - \theta) \bigr)

en identifiant :

\boxed{K_m = P_m S}

Résultat

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III.3.1 · Résolution numérique

Question 46

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : methode d'euler, simulation numerique

À la ligne 17, proposer une instruction à la place de instruction 1 permettant de définir le tableau numpy T contenant valeurs de , séparées par le pas de temps constant dt et comprises entre 0 (inclus) et tmax (exclu).

Voir l'indice

Utiliser la fonction np.arange avec pour arguments le point de départ, la fin exclue et le pas.

Voir la stratégie
  1. Identifier les spécifications demandées pour le tableau : début à 0 (inclus), fin à tmax (exclu) et pas constant dt.
  2. Choisir dans l'annexe la fonction du module numpy adaptée à cette discrétisation à pas fixé.
Voir le corrigé complet

D'après l'annexe du sujet relative au module numpy, la fonction np.arange(a, b, p) renvoie un tableau contenant les valeurs comprises entre a (inclus) et b (exclu), régulièrement espacées avec un pas p.

Pour discrétiser le temps de 0 inclus à tmax exclu par pas de dt, l'instruction à substituer à instruction 1 s'écrit :

T = np.arange(0, tmax, dt)
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Question 47

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : optimisation numerique, recherche de extremum

Pour une vitesse et une position du vaisseau données, il existe un unique angle compris entre et permettant de maximiser le taux de variation temporelle de l'énergie mécanique, comme décrit dans la sous-partie III.2.2. Écrire la fonction recherche_phi_optimal(vr, vth, theta) permettant, pour une vitesse radiale , une vitesse orthoradiale et un angle polaire , de déterminer cet angle optimal à près. On pourra se contenter d'un algorithme naïf de recherche d'un maximum, fonctionnant avec une complexité temporelle linéaire.

Voir l'indice

Générer une grille de recherche uniforme pour \varphi sur [-\pi/2, \pi/2] avec un pas inférieur à 2\cdot 10^{-3} rad et trouver l'argument maximisant la fonctionnelle dérivée de l'énergie.

Voir la stratégie
  1. D'après l'expression établie à la question Q45, la grandeur à maximiser par rapport à \varphi \in [-\pi/2, \pi/2] est le facteur angulaire :

    f(\varphi) = \cos^2(\varphi)\bigl(v_r \cos(\varphi - \theta) + v_\theta \sin(\varphi - \theta)\bigr)

    car la constante K_m et la fonction d'ombrage L(r,\theta) ne dépendent pas de \varphi.

  2. Pour garantir une précision de 2\cdot 10^{-3}\text{ rad} sur l'intervalle [-\pi/2, \pi/2] de largeur \pi, on discrétise cet intervalle avec un pas \delta\varphi \le 2\cdot 10^{-3}\text{ rad}. Le nombre de points nécessaires vérifie \frac{\pi}{N-1} \le 2\cdot 10^{-3}, soit N \ge \frac{\pi}{2\cdot 10^{-3}} + 1 \approx 1\,572.
  3. On évalue ensuite la fonction sur cette grille et on détermine l'angle correspondant au maximum par parcours linéaire (recherche naïve en O(N)).
Voir le corrigé complet

On discrétise l'intervalle [-\pi/2, \pi/2] à l'aide de np.linspace ou np.arange. En choisissant par exemple un pas \delta\varphi = 2\cdot 10^{-3}\text{ rad}, le nombre de points est N = \lfloor\pi / (2\cdot 10^{-3})\rfloor + 1 \simeq 1\,571. L'écart entre deux points consécutifs est inférieur ou égal à 2\cdot 10^{-3}\text{ rad}, ce qui assure la précision demandée.

Voici une implémentation possible :

def recherche_phi_optimal(vr, vth, theta):
    # Discretisation de l'intervalle [-pi/2, pi/2] avec un pas <= 2e-3 rad
    N = int(np.pi / 2e-3) + 2
    phi_tab = np.linspace(-np.pi / 2, np.pi / 2, N)

    # Evaluation vectorisee du taux de variation (a constante multiplicative pres)
    f = np.cos(phi_tab)**2 * (vr * np.cos(phi_tab - theta) + vth * np.sin(phi_tab - theta))

    # Recherche naive lineaire de l'indice du maximum
    i_max = np.argmax(f)

    return phi_tab[i_max]

Une version équivalente utilisant une boucle explicite pour trouver le maximum s'écrit :

def recherche_phi_optimal(vr, vth, theta):
    dphi = 2e-3
    phi_tab = np.arange(-np.pi / 2, np.pi / 2 + dphi, dphi)

    phi_opt = phi_tab[0]
    val_max = -np.inf
    for phi in phi_tab:
        val = (np.cos(phi)**2) * (vr * np.cos(phi - theta) + vth * np.sin(phi - theta))
        if val > val_max:
            val_max = val
            phi_opt = phi

    return phi_opt
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Question 48

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : principe fondamental de la dynamique, simulation numerique

Écrire une fonction derivees_comp_vitesse(r, theta, vr, vth, phi), permettant, à partir des paramètres et , de calculer les dérivées temporelles et des composantes radiale et orthoradiale de la vitesse, suivant les résultats obtenus aux questions Q42 et Q43. Il est demandé de tenir compte des passages du vaisseau dans l'ombre de la Terre.

Voir l'indice

Vérifier géométriquement si le satellite est dans le cylindre d'ombre terrestre (x > 0 et |y| \le R_T) pour annuler ou non la poussée solaire, puis retourner les dérivées temporelles.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la condition d'appartenance à l'ombre de la Terre pour fixer la valeur de la fonction L(r, \theta) : les rayons solaires étant parallèles à l'axe Ox et se propageant vers les x > 0, l'ombre correspond au demi-cylindre x > 0 et |y| \le R_T, avec x = r\cos\theta et y = r\sin\theta.
  2. Calculer les composantes de la force résultante F_r et F_\theta à l'aide des expressions établies à la question Q42, en utilisant la constante globale K_m = P_m S.
  3. Déterminer les dérivées \dot{v}_r et \dot{v}_\theta via les relations de la question Q43, puis retourner le couple correspondant.
Voir le corrigé complet

Le rayonnement solaire se propageant selon +\vec{e}_x, la Terre projette une ombre cylindrique portée pour x > 0. Un point matériel M situé hors du globe terrestre (r > R_T) est donc dans l'ombre si et seulement si :

x = r\cos\theta > 0 \quad \text{et} \quad |y| = |r\sin\theta| \le R_T

Dans ce cas, la fonction d'occultation vaut L(r, \theta) = 0, et L(r, \theta) = 1 sinon.

D'après les questions Q42 et Q45 (K_m = P_m S), les composantes de la force totale s'écrivent :

\begin{aligned} F_r &= -\frac{G M_T m}{r^2} + K_m L(r, \theta) \cos^2(\varphi)\cos(\varphi - \theta) \\ F_\theta &= K_m L(r, \theta) \cos^2(\varphi)\sin(\varphi - \theta) \end{aligned}

D'après la question Q43, les dérivées temporelles des composantes de la vitesse sont :

\dot{v}_r = \frac{F_r}{m} + \frac{v_\theta^2}{r} \quad \text{et} \quad \dot{v}_\theta = \frac{F_\theta}{m} - \frac{v_r v_\theta}{r}

Les grandeurs G, M_T, R_T, m et K_m étant définies globalement dans le script (tableau 1), la fonction s'écrit :

def derivees_comp_vitesse(r, theta, vr, vth, phi):
    # Condition d'ombre de la Terre
    x = r * np.cos(theta)
    y = r * np.sin(theta)
    if x > 0 and abs(y) <= RT:
        L = 0.0
    else:
        L = 1.0

    # Composantes radiale et orthoradiale de la resultante des forces
    Fr = -G * MT * m / (r**2) + Km * L * (np.cos(phi)**2) * np.cos(phi - theta)
    Fth = Km * L * (np.cos(phi)**2) * np.sin(phi - theta)

    # Derivees temporelles des composantes de la vitesse
    vr_pt = Fr / m + (vth**2) / r
    vth_pt = Fth / m - (vr * vth) / r

    return vr_pt, vth_pt
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Question 49

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : methode d'euler, resolution numerique

À la ligne 22, remplacer instruction 2 par une instruction (ou un bloc d'instructions) permettant d'écraser les valeurs et des variables r, th, vr et vth, par les valeurs de ces mêmes paramètres à l'instant : et , en appliquant une itération de la méthode d'Euler explicite.

Voir l'indice

Mettre à jour simultanément les grandeurs d'état à l'ordre 1 selon la méthode d'Euler : x_{k+1} = x_k + \dot{x}_k \mathrm{d}t.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les dérivées temporelles des coordonnées de position \dot{r} et \dot{\theta} en fonction des composantes de la vitesse v_r et v_\theta établies à la question Q41.
  2. Rappeler le principe de la méthode d'Euler explicite pour approcher les grandeurs à l'instant t + \mathrm{d}t à partir de celles à l'instant t.
  3. Traduire ces relations en code Python en veillant à utiliser les valeurs à l'instant t pour calculer tous les incréments (via une affectation multiple simultanée ou des variables intermédiaires).
Voir le corrigé complet

D'après la définition du vecteur vitesse en coordonnées polaires (question Q41), on a :

\vec{v} = \dot{r}\,\vec{e}_r + r\dot{\theta}\,\vec{e}_\theta = v_r\,\vec{e}_r + v_\theta\,\vec{e}_\theta

ce qui fournit les équations cinématiques :

\begin{aligned} \dot{r} &= v_r \\ \dot{\theta} &= \frac{v_\theta}{r} \end{aligned}

Les dérivées temporelles \dot{v}_r et \dot{v}_\theta sont quant à elles calculées par la fonction derivees_comp_vitesse et stockées respectivement dans les variables vr_pt et vth_pt.

L'application de la méthode d'Euler explicite au pas \mathrm{d}t donne au premier ordre :

\begin{aligned} r(t + \mathrm{d}t) &\simeq r(t) + v_r(t)\,\mathrm{d}t \\ \theta(t + \mathrm{d}t) &\simeq \theta(t) + \frac{v_\theta(t)}{r(t)}\,\mathrm{d}t \\ v_r(t + \mathrm{d}t) &\simeq v_r(t) + \dot{v}_r(t)\,\mathrm{d}t \\ v_\theta(t + \mathrm{d}t) &\simeq v_\theta(t) + \dot{v}_\theta(t)\,\mathrm{d}t \end{aligned}

En Python, afin de ne pas modifier r ou v_\theta avant de calculer l'incrément de \theta, on peut utiliser une affectation simultanée :

r, theta, vr, vth = r + vr * dt, theta + (vth / r) * dt, vr + vr_pt * dt, vth + vth_pt * dt

Alternativement, sous forme d'un bloc d'instructions décomposé :

theta = theta + (vth / r) * dt
r = r + vr * dt
vr = vr + vr_pt * dt
vth = vth + vth_pt * dt
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III.3.2 · Exploitation de la simulation

Question 50

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : puissance d'une force, transfert orbital

Expliquer physiquement la raison pour laquelle il faut que le plan de la voile soit approximativement parallèle au plan de la figure 15 lorsque le vaisseau est aux environs des points repérés par les coordonnées et .

Voir l'indice

Analyser le sens du rayonnement solaire (selon +Ox) par rapport au vecteur vitesse du satellite au sommet de l'orbite pour éviter une force de freinage.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le sens de déplacement du vaisseau au voisinage du point x \simeq 0,\, y > 0 à partir du sens de parcours de l'orbite.
  2. Analyser l'impact de la force de pression de radiation sur la puissance fournie \mathcal{P} = \vec{F}_p \cdot \vec{v} = \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_m}{\mathrm{d}t}.
  3. En déduire l'orientation optimale de la voile (mise « en drapeau »).
Voir le corrigé complet

Au voisinage du point x \simeq 0 et y > 0, l'angle polaire vaut \theta \simeq \frac{\pi}{2}. Le vecteur unitaire orthoradial vaut alors :

\vec{e}_\theta = -\sin\theta\,\vec{e}_x + \cos\theta\,\vec{e}_y \simeq -\vec{e}_x

Le vaisseau parcourant son orbite dans le sens trigonométrique (v_\theta > 0), sa vitesse \vec{v} \simeq v_\theta \vec{e}_\theta est dirigée vers les x décroissants : le vaisseau avance donc à contre-courant du rayonnement solaire, qui se propage selon +\vec{e}_x.

Or, d'après l'expression de la force de radiation :

\vec{F}_p = L(r, \theta) P_m S \cos^2(\varphi)\vec{n}

le vecteur unitaire \vec{n} vérifie \vec{n} \cdot \vec{e}_x = \cos\varphi > 0 (avec \varphi \in [-\pi/2, \, \pi/2]). Toute force de radiation exercée sur la voile posséderait ainsi une composante selon +\vec{e}_x, ce qui induirait une puissance résistante :

\mathcal{P} = \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_m}{\mathrm{d}t} = \vec{F}_p \cdot \vec{v} < 0

Cette force aurait pour conséquence de freiner le vaisseau et de faire chuter son énergie mécanique.

Pour maximiser le gain d'énergie mécanique (manœuvre optimale définie en III.2.2), il faut éviter ce freinage en annulant la force de radiation. En disposant le plan de la voile parallèlement au plan xOz, la voile est placée parallèlement à la direction de propagation du rayonnement solaire :

  • la normale \vec{n} est orthogonale à \vec{e}_x, soit \varphi \simeq \pm \frac{\pi}{2} ;
  • la surface apparente présentée au flux de photons s'annule, d'où \cos^2(\varphi) \simeq 0 et \vec{F}_p \simeq \vec{0}.
\boxed{\text{La voile est mise « en drapeau » (parallèle à } xOz \text{) pour annuler la force de radiation et éviter de freiner le vaisseau.}}

Résultat

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Question 51

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : vitesse de liberation, theoreme de l'energie mecanique

Déduire de l'application d'un théorème énergétique l'expression de la vitesse de libération d'un corps soumis à l'attraction terrestre.

Voir l'indice

Appliquer la conservation de l'énergie mécanique entre la distance r et l'infini avec une vitesse minimale nulle à l'infini.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de conservation de l'énergie mécanique au corps matériel soumis à la seule attraction gravitationnelle terrestre.
  2. Exprimer la condition physique pour qu'un corps puisse s'éloigner à l'infini (trajectoire non liée, \mathcal{E}_m \ge 0).
  3. Déterminer la vitesse initiale minimale associée au cas limite \mathcal{E}_m = 0 (vitesse nulle à l'infini).
Voir le corrigé complet

On étudie un corps matériel de masse m dans le référentiel géocentrique supposé galiléen. Il n'est soumis qu'à la force de gravitation exercée par la Terre, force conservative qui dérive de l'énergie potentielle (d'après la question Q4) :

\mathcal{E}_p(r) = -\frac{G M_T m}{r}

avec la convention \mathcal{E}_p(\infty) = 0.

En l'absence de force non conservative, le théorème de l'énergie mécanique assure la conservation de l'énergie mécanique \mathcal{E}_m du corps au cours de son mouvement :

\mathcal{E}_m = \mathcal{E}_c(r) + \mathcal{E}_p(r) = \frac{1}{2}m v^2 - \frac{G M_T m}{r} = \text{cte}

Pour que le corps puisse s'éloigner indéfiniment du centre de la Terre (r \to +\infty), il faut que son énergie cinétique à l'infini reste positive ou nulle :

\mathcal{E}_c(\infty) = \mathcal{E}_m - \mathcal{E}_p(\infty) = \mathcal{E}_m \ge 0

La vitesse de libération v_{\text{lib}}(r) est la vitesse minimale à la distance r permettant d'atteindre l'infini, ce qui correspond au cas limite d'une vitesse résiduelle nulle à l'infini, soit une énergie mécanique nulle (\mathcal{E}_m = 0) :

\frac{1}{2}m v_{\text{lib}}^2(r) - \frac{G M_T m}{r} = 0

On en déduit l'expression de la vitesse de libération :

\boxed{v_{\text{lib}}(r) = \sqrt{\frac{2 G M_T}{r}}}

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Question 52

Difficulté estimée 3 sur 4 : ExigeantFaisable en Sup

Notions : vitesse de liberation, trajectoire elliptique

Donner, pour une masse évoluant sans voile solaire autour de la Terre suivant une trajectoire elliptique d'énergie , l'expression du rapport en fonction de et de . Expliquer les oscillations de la courbe de la figure 16. Expliquer pourquoi l'amplitude des premières oscillations augmente au cours du temps.

Voir l'indice

Exprimer \|\vec{v}\| en fonction de \mathcal{E}_m et r, interpréter les oscillations par les passages répétés au périgée et à l'apogée, et justifier la croissance de l'amplitude par le gain d'énergie mécanique apporté par la voile.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \|\vec{v}\|^2 à partir de la définition de l'énergie mécanique, puis diviser par v_{\text{lib}}^2(r) établi à la question précédente.
  2. Interpréter les variations du rapport le long d'une orbite en reliant les extrema aux passages au périgée et à l'apogée.
  3. Relier l'augmentation de l'amplitude des oscillations à l'accroissement continu de l'énergie mécanique apporté par la voile solaire, qui accentue l'excentricité de la trajectoire.
Voir le corrigé complet

1. Expression du rapport \frac{\|\vec{v}\|}{v_{\text{lib}}} :

Pour un mobile de masse m en orbite sans propulsion (mouvement képlérien conservatif), l'énergie mécanique s'écrit :

\mathcal{E}_m = \frac{1}{2}m\|\vec{v}\|^2 - \frac{GM_Tm}{r} = \text{cte}

D'où l'expression de la norme au carré de la vitesse :

\|\vec{v}\|^2 = \frac{2\mathcal{E}_m}{m} + \frac{2GM_T}{r}

D'après le résultat de la question Q51, v_{\text{lib}}(r) = \sqrt{\dfrac{2GM_T}{r}}, soit v_{\text{lib}}^2(r) = \dfrac{2GM_T}{r}. On en déduit :

\left(\frac{\|\vec{v}\|}{v_{\text{lib}}}\right)^2 = \frac{\dfrac{2\mathcal{E}_m}{m} + \dfrac{2GM_T}{r}}{\dfrac{2GM_T}{r}} = 1 + \frac{\mathcal{E}_m r}{GM_Tm}

Comme l'orbite est liée (\mathcal{E}_m < 0), ce terme reste positif ou nul, et le rapport s'exprime :

\boxed{\frac{\|\vec{v}\|}{v_{\text{lib}}} = \sqrt{1 + \frac{\mathcal{E}_m r}{GM_Tm}}}

2. Explication des oscillations de la figure 16 :

Sur chaque révolution quasi-elliptique :

  • La distance r varie périodiquement entre le périgée r_P (distance minimale) et l'apogée r_A (distance maximale).
  • Comme \mathcal{E}_m < 0, la quantité sous le radical décroît avec r :

    • au périgée (r=r_P minimal), le rapport \dfrac{\|\vec{v}\|}{v_{\text{lib}}} passe par un maximum ;
    • à l'apogée (r=r_A maximal), le rapport passe par un minimum.

Chaque oscillation correspond donc à l'accomplissement d'une révolution orbitale complète.

3. Augmentation de l'amplitude des premières oscillations :

Grâce à la commande optimale de l'orientation de la voile solaire (\dfrac{\mathrm{d}\mathcal{E}_m}{\mathrm{d}t} \ge 0), la pression de radiation fournit un travail moteur net sur chaque tour :

  • L'énergie mécanique \mathcal{E}_m augmente au cours du temps (elle devient de moins en moins négative).
  • L'orbite s'allonge et devient de plus en plus excentrée : l'apogée r_A augmente considérablement à chaque spire, ce qui fait plonger la vitesse à l'apogée et abaisse les minima de \dfrac{\|\vec{v}\|}{v_{\text{lib}}} (jusqu'à \simeq 0,45).
  • Au périgée, l'augmentation de \mathcal{E}_m vers 0 fait monter la valeur maximale de \sqrt{1 + \dfrac{\mathcal{E}_m r_P}{GM_Tm}} vers 1.

L'écart entre les maxima (périgée) et les minima (apogée) s'accroît donc au fur et à mesure que l'orbite s'ovalise, d'où l'augmentation de l'amplitude des oscillations jusqu'à ce que \mathcal{E}_m devienne positive et permette la libération (dépassement de la valeur 1 vers t \simeq 160\text{ h}).

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