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Corrigé détaillé X ENS Physique MPI 2024

Effets quantiques dans les rebonds de neutrons

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MP2I : 24 questions sur 39. Autres questions faisables en MP2I

Autres premières années : PCSI 25 · PTSI 21 · TSI1 21 · BCPST1 25 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Mécanique, Physique quantique, Diffusion et transferts thermiques · 6 incontournables · 26 questions de première année
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Ce sujet s'intéresse à l'expérience pionnière réalisée en 2002 à l'Institut Laue-Langevin de Grenoble par l'équipe de Nesvizhevsky, ayant mis en évidence pour la première fois la quantification des niveaux d'énergie d'une particule massive (le neutron) piégée dans le champ gravitationnel terrestre au-dessus d'un miroir horizontal.

L'épreuve est remarquablement progressive et structurée en trois parties largement indépendantes. La première traite de l'interaction quantique du neutron avec une surface matérielle de nickel modélisée par une marche de potentiel. La deuxième aborde les étapes successives de thermalisation et de sélection cinématique des neutrons (modérateur cryogénique, guide courbe, turbine mécanique). Enfin, la troisième confronte la modélisation balistique classique à la résolution quantique de l'équation de Schrödinger dans un potentiel linéaire. Ce sujet constitue un problème d'une grande élégance, incontournable pour réviser la physique quantique à une dimension tout en mobilisant des compétences variées de mécanique et d'analyse dimensionnelle.

Difficulté
Moyen, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 2 h 25 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

6 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en MP2I et MPSI : 24 questions sur 39, parties II.2 et III.1.

Où gagner des points

21 questions rapides et accessibles
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Rapides et accessibles (21) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Q9 à Q31 : La partie II et la sous-partie III.1 sont indépendantes du formalisme quantique de la partie I : elles se traitent uniquement avec les outils de mécanique classique et de thermique de première année.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

39 questions
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Partie I : Réflexion d'un neutron sur une paroi

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : longueur d'onde de de broglie, dualité onde-corpuscule

On suppose que le neutron se déplace suivant l'axe . Modéliser une paroi comme une marche de potentiel uniforme ne se justifie que si la longueur d'onde de de Broglie du neutron est beaucoup plus grande que la distance entre deux atomes de la paroi, qui est elle-même de l'ordre de la taille d'un atome. Cette condition est-elle respectée si la vitesse du neutron est ?

Voir l'indice

Calculer \lambda_{\mathrm{dB}} = h/(mv) = 2\pi\hbar/(mv) et comparer cette valeur à l'ordre de grandeur de la distance interatomique typique d'un solide (a \sim 10^{-10}\text{ m}).

Voir la réponse courte

Calcul de la longueur d'onde de de Broglie \lambda = h/(mv) et comparaison avec la distance interatomique.

Voir le corrigé complet

La longueur d'onde de de Broglie associée au neutron de quantité de mouvement p = mv s'écrit :

\lambda_{\mathrm{dB}} = \frac{h}{p} = \frac{2\pi\hbar}{mv}

Avec les données numériques fournies par l'énoncé (\hbar = 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s}, m = 10^{-27}\text{ kg} et v = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), on obtient :

\begin{aligned} \lambda_{\mathrm{dB}} &= \frac{2\pi \times 10^{-34}}{10^{-27} \times 10} \\ \lambda_{\mathrm{dB}} &\approx 6 \times 10^{-8}\text{ m} = 60\text{ nm} \end{aligned}

La taille d'un atome et la distance interatomique typique au sein d'un réseau cristallin sont de l'ordre de a \sim 10^{-10}\text{ m} = 0{,}1\text{ nm} (1 Å). On constate que :

\lambda_{\mathrm{dB}} \sim 600\,a \gg a
\boxed{\text{La condition }\lambda_{\mathrm{dB}} \gg a\text{ est donc largement respectée.}}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : équation de schrödinger

Écrire l'équation de Schrödinger à une dimension pour la fonction d'onde du neutron dans le potentiel .

Voir l'indice

Écrire la forme canonique \mathrm{i}\hbar \partial\psi/\partial t = \hat{H}\psi avec l'opérateur énergie cinétique -\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\partial^2}{\partial x^2} et le potentiel V(x).

Voir la réponse courte

Énoncé direct de l'équation de Schrödinger 1D dépendante du temps pour une particule dans le potentiel V(x).

Voir le corrigé complet

Pour une particule non relativiste de masse m, se déplaçant à une dimension suivant l'axe x et soumise au potentiel indépendant du temps V(x), l'équation de Schrödinger dépendante du temps régissant la fonction d'onde \psi(x,t) s'écrit :

\boxed{\mathrm{i}\hbar \frac{\partial \psi}{\partial t}(x,t) = -\frac{\hbar^2}{2m} \frac{\partial^2 \psi}{\partial x^2}(x,t) + V(x)\psi(x,t)}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : équation de schrödinger stationnaire, condition de continuité

On considère un état stationnaire d'énergie . Écrire l'équation différentielle satisfaite par la partie spatiale de la fonction d'onde pour et , et rappeler les conditions de continuité en .

Voir l'indice

Injecter \psi(x,t) = \psi(x)\mathrm{e}^{-\mathrm{i}Et/\hbar}. Exprimer la continuité de la fonction d'onde \psi et de sa dérivée première \psi' en x = 0 pour un potentiel borné.

Voir la stratégie
  1. Poser la forme générale de la fonction d'onde pour un état stationnaire d'énergie E et injecter cette décomposition dans l'équation de Schrödinger issue de la question Q2.
  2. Exprimer l'équation de Schrödinger indépendante du temps dans les deux régions x < 0 (où V(x) = 0) et x > 0 (où V(x) = V_0).
  3. Utiliser le caractère fini de la marche de potentiel pour énoncer les conditions de raccordement en x = 0 sur \psi et sa dérivée spatiale.
Voir la réponse courte

Équation différentielle spatiale par morceaux et conditions de continuité de la fonction d'onde et de sa dérivée en x = 0.

Voir le corrigé complet

Pour un état stationnaire d'énergie E, la fonction d'onde se factorise sous la forme :

\Psi(x,t) = \psi(x) \, \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\frac{E}{\hbar}t}

En injectant cette forme dans l'équation de Schrödinger dépendante du temps établie à la question Q2, on obtient l'équation de Schrödinger indépendante du temps pour la partie spatiale \psi(x) :

-\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\mathrm{d}^2\psi}{\mathrm{d}x^2}(x) + V(x)\psi(x) = E\,\psi(x)

Pour x < 0 : le potentiel est nul (V(x) = 0), l'équation différentielle s'écrit :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2\psi}{\mathrm{d}x^2}(x) + \frac{2mE}{\hbar^2}\psi(x) = 0}

Pour x > 0 : le potentiel est constant et vaut V_0 (V(x) = V_0), l'équation différentielle s'écrit :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2\psi}{\mathrm{d}x^2}(x) + \frac{2m(E - V_0)}{\hbar^2}\psi(x) = 0}

Conditions de continuité en x = 0 :
Le potentiel V(x) présentant une discontinuité finie (discontinuité de première espèce) en x = 0, l'intégration de l'équation différentielle au voisinage immédiat de l'origine impose que :

  • la fonction d'onde spatiale est continue en x = 0 :

    \boxed{\psi(0^-) = \psi(0^+)}
  • la dérivée première spatiale de la fonction d'onde est continue en x = 0 :

    \boxed{\frac{\mathrm{d}\psi}{\mathrm{d}x}(0^-) = \frac{\mathrm{d}\psi}{\mathrm{d}x}(0^+)}

Résultat

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Question 4

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : marche de potentiel, onde évanescente

Déterminer l'expression complète de pour un neutron incident sur la marche de potentiel, arrivant de la direction . On distinguera les cas et .

Voir l'indice

Écrire la forme de \psi(x) dans les deux régions en posant k_1 = \sqrt{2mE}/\hbar. Distinguer une onde transmise propagative (k_2 = \sqrt{2m(E-V_0)}/\hbar) pour E > V_0 d'une onde évanescente (\kappa = \sqrt{2m(V_0-E)}/\hbar) pour E < V_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \psi(x) dans les domaines x < 0 et x > 0 en écartant les solutions incompatibles avec la physique du problème (absence d'onde incidente venant de +\infty, divergence à l'infini).
  2. Établir les relations entre les amplitudes à l'aide des conditions de continuité en x = 0 pour \psi et sa dérivée \psi'.
Voir la réponse courte

Résolution sur la marche de potentiel : onde transmise progressive pour E > V_0 ou onde évanescente pour E < V_0.

Voir le corrigé complet

On pose le vecteur d'onde dans la région libre (x < 0) :

k_1 = \frac{\sqrt{2mE}}{\hbar}

Pour un neutron incident se propageant selon les x croissants, l'onde incidente s'écrit A\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}k_1 x} (avec A \neq 0). Dans la zone x < 0, la fonction d'onde est la superposition de l'onde incidente et de l'onde réfléchie :

\psi(x) = A\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}k_1 x} + B\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}k_1 x} \quad (x < 0)

1. Cas E > V_0 :

On introduit le vecteur d'onde pour x > 0 :

k_2 = \frac{\sqrt{2m(E - V_0)}}{\hbar}

Dans le demi-espace x > 0, il n'y a pas d'onde se propageant vers la gauche (pas de source à +\infty), la solution s'écrit donc :

\psi(x) = C\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}k_2 x} \quad (x > 0)

En appliquant les conditions de continuité en x = 0 (question Q3) :

\begin{aligned} \psi(0^-) = \psi(0^+) &\implies A + B = C \\ \psi'(0^-) = \psi'(0^+) &\implies \mathrm{i}k_1(A - B) = \mathrm{i}k_2 C \iff A - B = \frac{k_2}{k_1}C \end{aligned}

En résolvant ce système linéaire, on obtient :

B = \frac{k_1 - k_2}{k_1 + k_2}\,A \quad \text{et} \quad C = \frac{2k_1}{k_1 + k_2}\,A

L'expression de la fonction d'onde pour E > V_0 est donc :

\boxed{\psi(x) = \begin{cases} A\left(\mathrm{e}^{\mathrm{i}k_1 x} + \dfrac{k_1 - k_2}{k_1 + k_2}\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}k_1 x}\right) & \text{pour } x < 0 \\[1em] A\,\dfrac{2k_1}{k_1 + k_2}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}k_2 x} & \text{pour } x > 0 \end{cases}}

2. Cas E < V_0 :

On introduit la constante d'atténuation :

\kappa = \frac{\sqrt{2m(V_0 - E)}}{\hbar}

La forme générale de la solution pour x > 0 est \psi(x) = C\,\mathrm{e}^{-\kappa x} + D\,\mathrm{e}^{\kappa x}. La fonction d'onde devant rester bornée lorsque x \to +\infty, on a nécessairement D = 0. Il ne subsiste qu'une onde évanescente :

\psi(x) = C\,\mathrm{e}^{-\kappa x} \quad (x > 0)

Les conditions de continuité en x = 0 donnent :

\begin{aligned} \psi(0^-) = \psi(0^+) &\implies A + B = C \\ \psi'(0^-) = \psi'(0^+) &\implies \mathrm{i}k_1(A - B) = -\kappa C \iff A - B = \mathrm{i}\frac{\kappa}{k_1}C \end{aligned}

Ce qui conduit à :

B = \frac{k_1 - \mathrm{i}\kappa}{k_1 + \mathrm{i}\kappa}\,A \quad \text{et} \quad C = \frac{2k_1}{k_1 + \mathrm{i}\kappa}\,A

L'expression de la fonction d'onde pour E < V_0 est ainsi :

\boxed{\psi(x) = \begin{cases} A\left(\mathrm{e}^{\mathrm{i}k_1 x} + \dfrac{k_1 - \mathrm{i}\kappa}{k_1 + \mathrm{i}\kappa}\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}k_1 x}\right) & \text{pour } x < 0 \\[1em] A\,\dfrac{2k_1}{k_1 + \mathrm{i}\kappa}\,\mathrm{e}^{-\kappa x} & \text{pour } x > 0 \end{cases}}

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : marche de potentiel, réflexion totale

Déterminer la vitesse au-dessous de laquelle un neutron est totalement réfléchi par la marche de potentiel, qu'on exprimera en fonction de et .

Voir l'indice

Relier l'énergie cinétique du neutron à la vitesse v. La condition de réflexion totale est E \le V_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie mécanique E du neutron incident dans la région x < 0 où le potentiel est nul.
  2. Utiliser le critère de réflexion totale (E \le V_0) établi à la question précédente pour en déduire la vitesse critique v_c.
Voir la réponse courte

Condition de réflexion totale E < V_0, d'où la vitesse critique v_c = \sqrt{2V_0/m}.

Voir le corrigé complet

Dans la région incidente x < 0, l'énergie potentielle est nulle (V(x) = 0). L'énergie totale E du neutron se réduit donc à son énergie cinétique :

E = \frac{1}{2} m v^2

D'après la question 4, la réflexion est totale lorsque le coefficient de réflexion en intensité vaut R = |r|^2 = 1, ce qui correspond à la condition :

E \le V_0

Pour E > V_0, une onde transmise progressive existe pour x > 0 et la réflexion n'est que partielle (R < 1).

La vitesse critique v_c délimitant ces deux régimes correspond à l'égalité E_c = V_0, soit :

\frac{1}{2} m v_c^2 = V_0

On en déduit l'expression de la vitesse limite de réflexion totale :

\boxed{v_c = \sqrt{\frac{2V_0}{m}}}

Résultat

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Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : réflexion totale, composante normale de la vitesse

On envoie un faisceau parallèle de neutrons monocinétiques de vitesse sous incidence oblique sur une paroi de nickel. On admet que les composantes de la vitesse parallèles à la paroi sont conservées lors de l'interaction avec celle-ci, et que le calcul du coefficient de réflexion fait pour une incidence normale reste valide, sous incidence oblique, pour la composante de la vitesse normale à la paroi. La figure ci-après représente la fraction de neutrons réfléchis en fonction de l'angle entre la paroi et la direction du faisceau. Déterminer, à partir de cette courbe, la valeur numérique de pour le nickel.

Voir l'indice

Projeter la vitesse incidente selon la normale à la paroi (v_\perp = v_0 \sin\theta \approx v_0\theta). Lire graphiquement l'angle critique \theta_c marquant la fin du plateau R = 1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la composante de la vitesse normale à la paroi en fonction de la vitesse incidente v_0 et de l'angle rasant \theta.
  2. Relier la condition de réflexion totale v_\perp \le v_c à l'angle critique de réflexion totale \theta_c.
  3. Lire la valeur de \theta_c sur le graphe fourni et en déduire la valeur numérique de v_c.
Voir la réponse courte

Lecture de l'angle critique de réflexion totale sur le graphe, puis détermination numérique de v_c = v_0 \sin\theta_c.

Voir le corrigé complet

L'angle \theta étant défini entre la paroi et la direction du faisceau (angle rasant), la composante de la vitesse du neutron normale à la paroi s'écrit :

v_\perp = v_0 \sin\theta

D'après l'énoncé et le résultat de la question 5, la réflexion sur la paroi est totale dès lors que la composante normale de la vitesse vérifie :

v_\perp \le v_c \iff \sin\theta \le \frac{v_c}{v_0}

L'angle critique \theta_c en deçà duquel le coefficient de réflexion vaut R = 1 vérifie donc \sin\theta_c = \frac{v_c}{v_0}. Comme \theta_c \ll 1\text{ rad}, on utilise l'approximation aux petits angles \sin\theta_c \approx \theta_c, ce qui donne :

v_c = v_0 \theta_c

Sur la courbe représentant le coefficient de réflexion en fonction de \theta, on observe un plateau de réflexion totale (R = 1) pour \theta \in [0 \,;\, \theta_c], suivi d'une chute brutale du coefficient de réflexion. On lit précisément à la cassure :

\theta_c = 0{,}010\text{ rad} = 1{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ rad}

Avec v_0 = 500\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, on obtient l'application numérique :

v_c = 500 \times 1{,}0 \cdot 10^{-2} = 5{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{v_c = 5{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 7

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : coefficient de réflexion, marche de potentiel

Exprimer la fraction de neutrons réfléchis en fonction de et de l'angle en-dessous duquel il y a réflexion totale.

Voir l'indice

Utiliser la conservation de la composante tangentielle et le coefficient de réflexion théorique R = |r|^2 = \left|\frac{k_{1\perp} - k_{2\perp}}{k_{1\perp} + k_{2\perp}}\right|^2 avec k_{1\perp} \propto \theta et k_{2\perp} \propto \sqrt{\theta^2 - \theta_c^2}.

Voir la stratégie
  1. Relier l'énergie associée au mouvement normal à la paroi à l'angle d'incidence rasant \theta, en utilisant la conservation de la composante tangentielle de la vitesse.
  2. Exprimer les vecteurs d'onde k_1 et k_2 de part et d'autre de la marche en fonction de \theta et de l'angle critique \theta_c, sous l'approximation des petits angles (\theta \ll 1).
  3. En déduire le coefficient de réflexion R(\theta) = |r|^2 en distinguant les cas \theta \leqslant \theta_c et \theta > \theta_c.
Voir la réponse courte

Expression du coefficient de réflexion sous incidence oblique en fonction de \theta et de l'angle critique \theta_c.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la composante de la vitesse parallèle à la paroi est conservée. Le mouvement selon la normale x à la paroi est donc régi par l'équation de Schrödinger unidimensionnelle établie aux questions précédentes, avec pour énergie cinétique normale :

E_\perp = \frac{1}{2}m v_\perp^2 = \frac{1}{2}m (v_0 \sin\theta)^2

L'angle critique \theta_c correspond au seuil de réflexion totale, pour lequel l'énergie normale incidente compense exactement la hauteur de marche V_0 = \frac{1}{2}m v_c^2, soit :

v_0 \sin\theta_c = v_c \iff \sin\theta_c = \frac{v_c}{v_0}

Les angles mis en jeu étant très petits (\theta \sim \theta_c \approx 10^{-2}\text{ rad} \ll 1), on utilise l'approximation des angles rasants : \sin\theta \approx \theta et \sin\theta_c \approx \theta_c = \frac{v_c}{v_0}.

La fraction de neutrons réfléchis est donnée par le coefficient de réflexion en intensité R(\theta) = |r|^2 :

  • Si \theta \leqslant \theta_c : l'énergie normale est inférieure à la hauteur de marche (E_\perp \leqslant V_0). Il y a réflexion totale, d'où :

    R(\theta) = 1
  • Si \theta > \theta_c : l'énergie normale dépasse la marche (E_\perp > V_0). D'après la question Q4, l'amplitude de réflexion s'écrit r = \frac{k_1 - k_2}{k_1 + k_2} avec :

    k_1 = \frac{\sqrt{2m E_\perp}}{\hbar} \approx \frac{m v_0 \theta}{\hbar} \quad \text{et} \quad k_2 = \frac{\sqrt{2m(E_\perp - V_0)}}{\hbar} \approx \frac{m v_0}{\hbar}\sqrt{\theta^2 - \theta_c^2}

    Le coefficient de réflexion vaut alors :

    R(\theta) = \left(\frac{k_1 - k_2}{k_1 + k_2}\right)^2 = \left(\frac{\theta - \sqrt{\theta^2 - \theta_c^2}}{\theta + \sqrt{\theta^2 - \theta_c^2}}\right)^2

En résumé, la fraction de neutrons réfléchis s'exprime par :

\boxed{R(\theta) = \begin{cases} 1 & \text{si } \theta \leqslant \theta_c \\ \left(\dfrac{\theta - \sqrt{\theta^2 - \theta_c^2}}{\theta + \sqrt{\theta^2 - \theta_c^2}}\right)^2 = \left(\dfrac{1 - \sqrt{1 - (\theta_c/\theta)^2}}{1 + \sqrt{1 - (\theta_c/\theta)^2}}\right)^2 & \text{si } \theta > \theta_c \end{cases}}

Remarque : sans l'approximation des petits angles, il suffirait de remplacer \theta et \theta_c par \sin\theta et \sin\theta_c.

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques ; Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : indice de réfraction, loi de snell-descartes

Le phénomène de réflexion totale peut se décrire par une analogie optique, en assimilant le faisceau de neutrons de vitesse à un rayon lumineux, et la paroi à un milieu transparent d'indice , l'indice de l'air étant par ailleurs supposé égal à 1. Exprimer l'indice en fonction de et .

Voir l'indice

Traduire la loi de Descartes à l'angle critique rasant \cos\theta_c = n, puis utiliser le développement limité à l'ordre deux ou la relation n = k_2/k_1 = \sqrt{1 - V_0/E}.

Voir la stratégie
  1. Identifier la relation de Snell-Descartes pour la réfraction en faisant attention à la définition de l'angle \theta, qui est ici un angle de rasance (angle par rapport au dioptre) et non l'angle d'incidence usuel mesuré par rapport à la normale.
  2. Exprimer la condition de réflexion totale à l'angle critique \theta_c, puis relier cet angle aux vitesses v_0 et v_c.
  3. Retrouver de manière équivalente l'indice à partir du rapport des normes des vecteurs d'onde dans les deux milieux.
Voir la réponse courte

Analogie avec les lois de Snell-Descartes à l'angle critique pour exprimer l'indice relatif n = \sqrt{1 - (v_c/v_0)^2}.

Voir le corrigé complet

Soit un rayon arrivant sous un angle de rasance \theta par rapport à la surface du milieu. L'angle d'incidence classique par rapport à la normale à la surface est i = \frac{\pi}{2} - \theta.

D'après la loi de Snell-Descartes pour la réfraction au dioptre séparant le vide (ou l'air d'indice 1) et la paroi d'indice n < 1 :

1 \cdot \sin i = n \sin i_t \iff \cos\theta = n \sin i_t

où i_t est l'angle de réfraction par rapport à la normale.

La réfraction n'est possible que si \sin i_t \le 1, c'est-à-dire \cos\theta \le n. Il y a réflexion totale dès que :

\cos\theta > n

L'angle critique \theta_c, en deçà duquel la réflexion est totale (\theta \le \theta_c), vérifie donc :

n = \cos\theta_c

Or, d'après la question Q6, la réflexion totale a lieu lorsque la composante normale de la vitesse est inférieure à la vitesse critique v_c :

v_0 \sin\theta_c = v_c \implies \sin\theta_c = \frac{v_c}{v_0}

On en déduit :

n = \sqrt{1 - \sin^2\theta_c} = \sqrt{1 - \left(\frac{v_c}{v_0}\right)^2}
\boxed{n = \sqrt{1 - \frac{v_c^2}{v_0^2}}}

Remarque : Comme \theta_c \ll 1 (ici \theta_c \approx 10^{-2}\text{ rad}), l'indice est très légèrement inférieur à 1 :

n \approx 1 - \frac{1}{2}\left(\frac{v_c}{v_0}\right)^2 = 1 - \frac{\theta_c^2}{2} \approx 1 - 5 \cdot 10^{-5}

Résultat

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Partie II : Ralentissement des neutrons

1 · Première étape : échange d'énergie avec des atomes

Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : choc élastique, quantité de mouvement

Pour simplifier, on considère que le neutron heurte de plein fouet, à la vitesse , un noyau atomique immobile de masse , avec , et qu'il repart dans la même direction, mais en sens inverse, à la vitesse (on désigne par la norme de la vitesse, qui est positive). Cette collision communique au noyau une vitesse , dite « de recul ». Écrire la conservation de la quantité de mouvement pour le système (neutron+noyau).

Voir l'indice

Projetter la quantité de mouvement totale sur l'axe colinéaire au mouvement incident en tenant compte du fait que le neutron repart en sens inverse.

Voir la stratégie
  1. Définir le système isolé constitué du neutron et du noyau cible dans le référentiel d'étude galiléen.
  2. Choisir un axe orienté par le vecteur unitaire \vec{u}_x dans le sens du mouvement initial du neutron.
  3. Exprimer les vecteurs vitesse avant et après le choc en tenant compte des normes et des sens imposés par le texte, puis projeter la relation de conservation de la quantité de mouvement.
Voir la réponse courte

Bilan de quantité de mouvement sur un choc frontal 1D : mv = -mv' + Amv_R.

Voir le corrigé complet

On étudie le système isolé \{\text{neutron} + \text{noyau}\} dans le référentiel du laboratoire, supposé galiléen. Lors de la collision, les forces extérieures sont négligées devant les forces d'interaction mutuelle (approximation d'un choc instantané), de sorte que la quantité de mouvement totale du système est conservée :

\vec{P}_{\text{initial}} = \vec{P}_{\text{final}}

Soit un axe (Ox) orienté suivant la direction et le sens de la vitesse incidente du neutron, de vecteur unitaire \vec{u}_x :

  • Avant la collision :

    \begin{aligned} \vec{v}_n &= v\,\vec{u}_x \quad (v > 0) \\ \vec{v}_{\text{noyau}} &= \vec{0} \end{aligned}

    La quantité de mouvement initiale s'écrit :

    \vec{P}_{\text{initial}} = m v\,\vec{u}_x
  • Après la collision :

    \begin{aligned} \vec{v}'_n &= -v'\,\vec{u}_x \quad (v' > 0 \text{ car le neutron repart en sens inverse}) \\ \vec{v}_R &= v_R\,\vec{u}_x \quad (v_R > 0) \end{aligned}

    La quantité de mouvement finale s'écrit :

    \vec{P}_{\text{final}} = -m v'\,\vec{u}_x + A m v_R\,\vec{u}_x

Par projection sur l'axe (Ox), la conservation de la quantité de mouvement donne :

m v = -m v' + A m v_R

soit, en simplifiant par la masse m du neutron :

\boxed{v = -v' + A v_R}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : choc élastique, énergie cinétique

L'énergie cinétique du système est conservée dans la collision. Écrire l'équation correspondante. En déduire le rapport en fonction du nombre de masse du noyau.

Voir l'indice

Écrire la conservation de l'énergie cinétique totale, éliminer la vitesse de recul v_R grâce à la relation issue de Q9, et factoriser sous la forme (v - v')(v + v').

Voir la stratégie
  1. Exprimer la conservation de l'énergie cinétique totale du système avant et après la collision.
  2. Éliminer la vitesse de recul v_R à l'aide de la relation de conservation de la quantité de mouvement établie à la question précédente.
  3. Factoriser par (v + v') \neq 0 pour isoler le rapport v'/v.
Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie cinétique combinée à celle de l'impulsion pour obtenir v'/v = (A-1)/(A+1).

Voir le corrigé complet

Le choc étant élastique, l'énergie cinétique totale du système isolé \{\text{neutron} + \text{noyau}\} est conservée au cours de la collision :

\frac{1}{2}mv^2 = \frac{1}{2}m{v'}^2 + \frac{1}{2}Am\,v_R^2

En simplifiant par \frac{1}{2}m, on obtient :

\boxed{v^2 = {v'}^2 + A\,v_R^2}

D'après la question Q9, la conservation de la quantité de mouvement s'écrit :

v_R = \frac{v + v'}{A}

En injectant cette expression dans la conservation de l'énergie cinétique :

v^2 - {v'}^2 = A \left(\frac{v + v'}{A}\right)^2 = \frac{(v + v')^2}{A}

En reconnaissant une identité remarquable et sachant que v + v' > 0 :

\begin{aligned} (v - v')(v + v') &= \frac{(v + v')^2}{A} \\ v - v' &= \frac{v + v'}{A} \\ A(v - v') &= v + v' \\ (A - 1)v &= (A + 1)v' \end{aligned}

On en déduit l'expression du rapport des vitesses :

\boxed{\frac{v'}{v} = \frac{A - 1}{A + 1}}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : choc élastique, cas limite

Vérifier le résultat obtenu dans les limites et .

Voir l'indice

Examiner la limite A \to 1 (masses égales, transfert maximal) et la limite A \to \infty (paroi infiniment lourde, rebond élastique sans perte de vitesse).

Voir la réponse courte

Vérification des limites : réflexion totale à même vitesse pour A \to \infty et arrêt du neutron pour A \to 1.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, le rapport des vitesses du neutron s'écrit :

\frac{v'}{v} = \frac{A - 1}{A + 1}

Limite A \to \infty :

\lim_{A \to \infty} \frac{v'}{v} = \lim_{A \to \infty} \frac{1 - 1/A}{1 + 1/A} = 1 \implies v' = v

Un noyau infiniment lourd (Am \gg m) est équivalent à un obstacle fixe. Lors d'un choc élastique frontal contre une paroi indéformable au repos, le neutron rebondit en inversant simplement sa vitesse sans perdre d'énergie cinétique, la vitesse de recul du noyau tendant vers zéro (v_R = \frac{2v}{A+1} \to 0).

Limite A \to 1 :

\lim_{A \to 1} \frac{v'}{v} = 0 \implies v' = 0

Lorsque la masse du noyau est égale à celle du neutron (collision frontale élastique entre deux particules identiques, comme un neutron incident sur un proton), le neutron incident cède l'intégralité de sa quantité de mouvement et de son énergie cinétique à la particule cible (v_R = v). Le neutron s'immobilise complètement, réalisant un « carreau ».

Ces deux limites sont donc parfaitement conformes aux lois de la mécanique des chocs élastiques :

\boxed{\lim_{A \to \infty} \frac{v'}{v} = 1 \quad \text{et} \quad \lim_{A \to 1} \frac{v'}{v} = 0}

Résultat

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Question 12

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Structure de la matière › Atomistique et classification périodique

Notions : ralentisseur de neutrons, section efficace

Le ralentisseur utilisé dans l'expérience est du dideutérium (nombre de masse ). Commenter ce choix. Par ailleurs, on travaille avec du dideutérium liquide plutôt que gazeux. Pour quelle raison ?

Voir l'indice

Discuter de la masse proche de celle du neutron pour maximiser le transfert d'énergie, de la très faible section efficace de capture neutronique du deutérium et de la densité volumique du liquide par rapport au gaz.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'efficacité du transfert d'énergie cinétique en fonction de A d'après les résultats des questions Q10 et Q11, et justifier le rejet de A=1 par des considérations de capture neutronique.
  2. Comparer les densités particulaires des phases liquide et gazeuse pour en déduire l'impact sur le libre parcours moyen des neutrons et l'encombrement du dispositif.
Voir la réponse courte

Masse proche du neutron sans absorption parasite pour A = 2 ; densité volumique élevée en phase liquide.

Voir le corrigé complet

1. Choix du dideutérium (A=2) :

  • D'après le résultat de la question Q10, le rapport des vitesses après collision frontale est :

    \frac{v'}{v} = \frac{A-1}{A+1}

    Pour que le transfert d'énergie soit le plus efficace possible, il faut que A soit le plus proche possible de 1. Pour A=2, on a v'/v = 1/3, ce qui correspond à une perte de près de 89\,\% de l'énergie cinétique du neutron dès le premier choc frontal.

  • Le noyau le plus léger existant est le proton (A=1, hydrogène ordinaire), qui permettrait théoriquement une perte d'énergie encore plus rapide (v'=0). Cependant, l'hydrogène ordinaire présente une section efficace de capture neutronique non négligeable (\mathrm{n} + {}^1\mathrm{H} \to {}^2\mathrm{H} + \gamma), ce qui entraînerait une perte importante du flux de neutrons. Le deutérium (A=2) présente une section efficace de capture radiative extrêmement faible : il ralentit très efficacement les neutrons sans les absorber.

2. Choix de la phase liquide :

  • La densité volumique atomique n du dideutérium liquide est de l'ordre de 10^3 fois supérieure à celle du gaz dans les conditions usuelles.
  • Le libre parcours moyen d'un neutron entre deux collisions, donné par \ell = \frac{1}{n\sigma} (où \sigma est la section efficace de diffusion élastique), est donc considérablement plus faible en phase liquide qu'en phase gazeuse. Cela permet d'obtenir le nombre requis de collisions dans un volume compact.
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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : choc élastique

Dans ce ralentisseur, combien de collisions successives faut-il pour faire passer la vitesse d'un neutron de à ?

Voir l'indice

Exprimer la relation de récurrence v_N = (1/3)^N v_0 pour A = 2 et résoudre 3^N = 10^4 par encadrement des puissances de 3.

Voir la stratégie
  1. Utiliser le rapport de vitesse déterminé à la question Q10 pour A = 2 afin d'obtenir le facteur d'atténuation de la vitesse lors d'une collision frontale.
  2. Exprimer la vitesse du neutron après N collisions successives sous la forme d'une suite géométrique.
  3. Résoudre l'inéquation sur N pour atteindre une vitesse inférieure ou égale à 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
Voir la réponse courte

Décroissance géométrique de la vitesse v_n = v_0 ((A-1)/(A+1))^n, d'où le nombre minimal de chocs frontaux.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, le rapport de la vitesse après collision sur la vitesse avant collision pour un choc frontal avec un noyau de nombre de masse A s'écrit :

\frac{v'}{v} = \frac{A-1}{A+1}

Pour le deutérium (A = 2), chaque collision frontale réduit la vitesse d'un facteur :

\frac{v'}{v} = \frac{2-1}{2+1} = \frac{1}{3}

En supposant que le neutron subit N collisions frontales successives, sa vitesse après N chocs vaut :

v_N = v_0 \left(\frac{1}{3}\right)^N

On cherche le nombre minimal N de collisions nécessaires pour que la vitesse passe de v_0 = 10^7\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} à une valeur v_N \le v_f = 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

\left(\frac{1}{3}\right)^N \le \frac{v_f}{v_0} = \frac{10^3}{10^7} = 10^{-4} \iff 3^N \ge 10^4

Calculons les puissances successives de 3 :

\begin{aligned} 3^4 &= 81 \\ 3^8 &= 81^2 = 6\,561 < 10^4 \\ 3^9 &= 3 \times 6\,561 = 19\,683 > 10^4 \end{aligned}

Après 8 collisions, la vitesse est encore de l'ordre de 10^7 / 6\,561 \approx 1\,524\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} > 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. Il faut donc 9 collisions pour passer sous le seuil fixé :

\boxed{N = 9\text{ collisions}}

Résultat

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Rayonnement thermique

Notions : mode de transfert thermique, rayonnement thermique

En pratique, ce mécanisme ne permet pas de diminuer indéfiniment la vitesse des neutrons, car les noyaux ne sont pas immobiles, mais ont un petit mouvement dû à l'agitation thermique. Pour le limiter, on maintient le ralentisseur à très basse température. Mais si le flux de neutrons venant du réacteur est important, l'énergie qu'ils transmettent aux noyaux lors des collisions réchauffe le ralentisseur. Rappeler les trois modes de transfert thermique permettant d'évacuer la chaleur du ralentisseur. Lequel des trois devient inopérant à basse température ?

Voir l'indice

Citer conduction, convection et rayonnement. Utiliser la loi de Stefan-Boltzmann en T^4 pour déterminer le mode qui s'éteint aux très basses températures.

Voir la stratégie
  1. Citer les trois modes fondamentaux de transfert thermique en rappelant brièvement leur mécanisme physique.
  2. Analyser la dépendance en température du flux associé à chaque mode pour identifier celui qui s'annule le plus rapidement lorsque la température tend vers le zéro absolu.
Voir la réponse courte

Conduction, convection et rayonnement ; le rayonnement en T^4 devient inopérant à basse température.

Voir le corrigé complet

Les trois modes de transfert thermique sont :

  • La conduction thermique : transfert d'énergie de proche en proche au sein de la matière sans déplacement macroscopique de celle-ci, régi par la loi de Fourier ;
  • La convection : transfert d'énergie thermique couplé à un déplacement macroscopique de matière au sein d'un fluide, modélisé localement par la loi de refroidissement de Newton ;
  • Le rayonnement thermique : transfert d'énergie sous forme d'ondes électromagnétiques émises par tout corps porté à une température T, sans support matériel nécessaire.

D'après la loi de Stefan-Boltzmann, la puissance surfacique totale rayonnée par un corps est proportionnelle à la puissance quatrième de sa température absolue :

\varphi_{\text{ray}} \propto T^4

Tandis que les transferts par conduction et par convection dépendent linéairement d'une différence de température \Delta T (au premier ordre), le flux radiatif net s'effondre très rapidement à très basse température (le dideutérium est maintenu à T \sim 20\text{ K}, où (20/300)^4 \approx 2\cdot 10^{-5}).

\boxed{\text{Le rayonnement thermique devient inopérant à basse température.}}

L'évacuation de la chaleur doit alors reposer exclusivement sur la conduction ou la convection forcée (circulation d'hélium ou de deutérium fluide cryogénique).

Résultat

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Question 15

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : transfert thermique, changement d'état

Lorsque la température descend au-dessous de , le dideutérium se solidifie. Quels sont les avantages et les inconvénients d'un tel ralentisseur solide, par rapport à un ralentisseur liquide ?

Voir l'indice

Songer à la réduction supplémentaire de l'agitation thermique, à l'absence de convection pour évacuer la chaleur et aux risques liés aux contraintes mécaniques ou aux défauts d'irradiation.

Voir la réponse courte

Densité accrue mais suppression de la convection et mauvaise homogénéisation thermique dans le solide.

Voir le corrigé complet

Le passage à l'état solide (T < 18\text{ K}) présente des avantages et des inconvénients notables pour la modération des neutrons :

Avantages :

  • Diminution de l'agitation thermique : à température plus basse (T < 18\text{ K}), l'énergie thermique moyenne des noyaux k_B T est encore plus faible. Le phénomène de réchauffement des neutrons lents par collision avec les noyaux en mouvement (« up-scattering ») est fortement réduit, ce qui permet d'obtenir des neutrons à des vitesses encore plus faibles.
  • Augmentation de la densité : la densité volumique du solide est supérieure à celle du liquide, ce qui réduit le libre parcours moyen des neutrons et rend le modérateur plus compact et efficace.

Inconvénients :

  • Évacuation thermique dégradée : dans un solide, la convection et la circulation de fluide sont impossibles ; le transfert thermique repose uniquement sur la conduction. La conductivité thermique du dideutérium solide étant médiocre, le dépôt d'énergie par le flux intense de neutrons et de rayonnements gamma du réacteur crée d'importants gradients thermiques (points chauds) et risque de faire fondre ou sublimer localement le solide.
  • Endommagement sous irradiation : le réseau cristallin accumule des défauts et des espèces radicalaires créées par radiolyse. Leur recombinaison peut libérer brutalement de l'énergie (effet Wigner), posant des problèmes majeurs de sûreté. De plus, un solide ne peut pas être renouvelé ou filtré en continu par pompage, contrairement à un liquide.
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2 · Deuxième étape : élimination des neutrons rapides par un guide

Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : réflexion spéculaire, trajectoire

On choisit un système de coordonnées cartésiennes dont l'axe est parallèle à l'axe du tube, les axes et étant dirigés suivant les côtés de sa section carrée. On note la vitesse d'entrée du neutron. À quelles conditions ressort-il à l'autre extrémité, dans la limite d'un tube infiniment long ? Dessiner l'allure de sa trajectoire dans le tube en projection sur le plan puis sur le plan .

Voir l'indice

La particule conserve sa vitesse axiale v_x et subit des réflexions spéculaires sur les faces latérales : quelle condition doit vérifier la vitesse normale lors de chaque impact ?

Voir la stratégie
  1. Analyser l'effet d'une réflexion sur chaque type de paroi (parois normales à \vec{u}_y et à \vec{u}_z) sur les composantes de la vitesse du neutron.
  2. Exprimer les conditions portant sur les vitesses normales pour assurer la réflexion totale à chaque rebond, ainsi que la condition assurant la progression vers la sortie.
  3. Représenter l'allure des trajectoires projetées dans les plans (x,y) et (x,z), qui correspondent à des lignes brisées périodiques totalement découplées.
Voir la réponse courte

Conditions de réflexion totale v_y \le v_c et v_z \le v_c ; trajectoire en zig-zag par réflexions spéculaires.

Voir le corrigé complet

Les quatre parois du tube de section carrée sont délimitées par y \in [0, a] et z \in [0, a], l'axe x étant l'axe longitudinal du tube.

  • Pour avancer vers la sortie du tube (située à x > 0), la composante longitudinale de la vitesse doit être strictement positive :

    v_x > 0
  • Les parois latérales sont orthogonales à l'axe y (en y = 0 et y = a). Lors d'un choc sur l'une de ces parois, la vitesse normale est |v_y|. D'après l'énoncé, la réflexion est totale si et seulement si cette composante est inférieure à la vitesse critique v_c. Lors d'une réflexion spéculaire élastique, les composantes tangentielles v_x et v_z sont conservées, tandis que la vitesse normale est inversée : v_y \leftarrow -v_y. La norme |v_y| est donc invariante au cours des réflexions. Ainsi, si |v_y| < v_c, toutes les réflexions ultérieures sur ces parois restent totales ; si |v_y| \ge v_c, le neutron traverse la paroi dès le premier impact et s'échappe du tube.
  • De même, les parois supérieure et inférieure sont orthogonales à l'axe z (en z = 0 et z = a). La composante normale de la vitesse est |v_z|, et la condition de réflexion totale s'écrit de manière identique : |v_z| < v_c.

Dans la limite d'un tube infiniment long, pour que le neutron ne soit jamais perdu par transmission à travers les parois et atteigne la sortie, il faut et il suffit que :

\boxed{v_x > 0 \quad \text{et} \quad |v_y| < v_c \quad \text{et} \quad |v_z| < v_c}

Entre deux collisions, le mouvement est rectiligne uniforme. Lors d'un choc sur une paroi y = \text{cste}, v_x reste constant et v_y change de signe : dans le plan (x,y), la trajectoire est une ligne brisée en zigzag de pente alternée \pm v_y / v_x. Le comportement est parfaitement analogue dans le plan (x,z), avec une pente \pm v_z / v_x. Les mouvements selon y et selon z étant indépendants, les périodes spatiales des rebonds dans ces deux plans sont en général différentes.

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : guide d'onde, réflexion totale

Pour améliorer encore la sélection en vitesse, on courbe le tube pour former un arc de cercle de rayon , avec (voir schéma ci-dessous).

Expliquer sans calcul pourquoi cette courbure permet d'éliminer certains neutrons rapides.

Voir l'indice

Dans un tube courbé, l'absence de ligne de visée directe impose aux neutrons d'effectuer au moins un choc sur la paroi extérieure, éliminant ceux dont la composante normale dépasse v_c.

Voir la stratégie
  1. Noter que dans un guide droit, des neutrons très rapides peuvent traverser sans encombre en ligne directe ou sous des angles si faibles que leur vitesse normale reste inférieure à v_c.
  2. Analyser l'effet géométrique de la courbure : suppression de la ligne de visée directe et obligation de heurter la paroi extérieure.
  3. Relier la vitesse normale d'impact à la vitesse totale pour en déduire l'élimination des neutrons trop rapides.
Voir la réponse courte

La courbure empêche la vue directe : tout neutron heurte la paroi avec un angle non nul, éliminant les plus rapides.

Voir le corrigé complet

Dans un tube rectiligne, des neutrons très rapides se propageant parallèlement ou quasi-parallèlement à l'axe du tube le traversent sans jamais subir de réflexion, ou avec une composante de vitesse transverse inférieure à v_c : ils ne sont donc pas éliminés.

La courbure du guide supprime toute ligne de visée directe entre l'entrée et la sortie :

  • Tout neutron est contraint d'effectuer au moins une collision avec la paroi concave (extérieure) pour être guidé et dévié le long de l'arc de cercle.
  • Au point d'impact, la trajectoire rectiligne incidente forme un angle non nul avec la paroi tangente. La composante de la vitesse normale à la paroi est donc proportionnelle à la vitesse totale du neutron.
  • Si le neutron est trop rapide, cette vitesse normale dépasse la vitesse critique v_c : la réflexion totale n'a plus lieu, le neutron traverse la paroi de nickel et s'échappe du tube.

Seuls les neutrons suffisamment lents subissent une réflexion totale et peuvent ainsi être guidés jusqu'à la sortie.

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : trajectoire rectiligne, géométrie

Nous étudions maintenant quantitativement la sélection en vitesse opérée par le tube courbé. Pour simplifier cette étude, nous nous limitons dans toutes les questions qui suivent au cas d'un neutron entrant dans le tube avec une vitesse dirigée suivant l'axe , représentée par une flèche horizontale sur le schéma. Sa distance au bord extérieur du tube est notée , avec . Exprimer en fonction de et de l'abscisse à laquelle il heurte la paroi, comptée à partir de l'entrée dans le tube.

Voir l'indice

Écrire l'équation du cercle extérieur x^2 + (R-z)^2 = R^2 et effectuer un développement limité sachant que z \ll R.

Voir la stratégie
  1. Repérer le centre de courbure C de la paroi extérieure du tube, de rayon de courbure R.
  2. Décrire la trajectoire rectiligne du neutron et appliquer le théorème de Pythagore dans le triangle formé par le centre de courbure, le point d'entrée et le point d'impact.
  3. Utiliser l'approximation z \ll R pour en déduire l'abscisse x.
Voir la réponse courte

Équation géométrique du cercle et de la trajectoire tangente pour trouver x \approx \sqrt{2Rz}.

Voir le corrigé complet

Le neutron se propage en ligne droite à vitesse constante dans la direction de l'axe horizontal x, tangent à la courbure du tube à l'entrée.

Notons C le centre de courbure de la paroi extérieure du guide, de rayon R. À l'entrée du tube (x = 0), le neutron se trouve à une distance z de la paroi extérieure, donc à la distance R - z du centre de courbure C.

Sa vitesse étant perpendiculaire au rayon vecteur initial reliant C au point d'entrée, la distance du neutron au centre C, après avoir parcouru l'abscisse x, s'écrit d'après le théorème de Pythagore :

d(x) = \sqrt{(R - z)^2 + x^2}

Le neutron heurte la paroi extérieure lorsque cette distance atteint le rayon R :

\begin{aligned} (R - z)^2 + x^2 &= R^2 \\ R^2 - 2Rz + z^2 + x^2 &= R^2 \\ x^2 &= 2Rz - z^2 = 2Rz\left(1 - \frac{z}{2R}\right) \end{aligned}

Comme z \ll R, on néglige le terme d'ordre supérieur z^2, ce qui donne au premier ordre :

\boxed{x = \sqrt{2Rz}}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : angle d'incidence, géométrie

Exprimer l'angle entre la vitesse et la paroi au point d'impact en fonction de et .

Voir l'indice

L'angle d'impact rasant est donné géométriquement par \tan\theta \approx \theta \approx x/R, ou par dérivation de la flèche z(x).

Voir la stratégie
  1. Identifier la géométrie au point d'impact : la trajectoire du neutron étant rectiligne et horizontale (parallèle à l'axe x), l'angle \theta entre le vecteur vitesse et la paroi tangente est égal à l'angle dont a tourné la tangente au cercle de rayon R depuis l'entrée du tube.
  2. Relier cet angle à la position x ou à la distance z, puis utiliser l'approximation des petits angles justifiée par z \ll R.
Voir la réponse courte

Relation trigonométrique liant l'angle d'impact à l'abscisse : \theta \approx x/R \approx \sqrt{2z/R}.

Voir le corrigé complet

Le neutron entre dans le tube avec une vitesse horizontale \vec{v} = v\,\vec{u}_x.

La paroi extérieure est un arc de cercle de rayon R. Notons \theta l'angle au centre interceptant l'arc entre l'entrée (x = 0) et le point d'impact d'abscisse x. Par orthogonalité, la tangente à la paroi au point d'impact est inclinée de l'angle \theta par rapport à l'horizontale. L'angle entre la direction de la vitesse et la paroi est donc exactement cet angle \theta.

D'après la géométrie du cercle :

\sin\theta = \frac{x}{R} \quad \text{et} \quad \cos\theta = \frac{R - z}{R} = 1 - \frac{z}{R}

Comme z \ll R, l'angle \theta est très petit (\theta \ll 1). En effectuant un développement limité à l'ordre 2 de \cos\theta :

\cos\theta \approx 1 - \frac{\theta^2}{2} = 1 - \frac{z}{R}

On en déduit immédiatement :

\frac{\theta^2}{2} \approx \frac{z}{R}

ce qui donne pour l'angle d'incidence rasant :

\boxed{\theta = \sqrt{\frac{2z}{R}}}

Remarque : On retrouve le même résultat en utilisant le résultat de la question précédente x = \sqrt{2Rz} et l'approximation \theta \approx \sin\theta = \frac{x}{R} = \frac{\sqrt{2Rz}}{R} = \sqrt{\frac{2z}{R}}.

Résultat

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : réflexion totale, vitesse limite

Montrer que le neutron est réfléchi si est inférieur à une vitesse limite qu'on exprimera en fonction de , et .

Voir l'indice

La condition de réflexion au premier impact s'écrit v_\perp = v\sin\theta \approx v\theta \le v_c. Remplacer \theta par son expression en fonction de z et R.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la composante de la vitesse normale à la paroi au point d'impact, v_\perp, en fonction de la vitesse incidente v et de l'angle \theta formé avec la paroi.
  2. Utiliser l'approximation des petits angles (\theta \ll 1) et le résultat de la question 19.
  3. Appliquer la condition de réflexion totale v_\perp < v_c pour dégager la vitesse limite recherchée.
Voir la réponse courte

Condition de réflexion v\sin\theta \le v_c approchée en v \le v_c\sqrt{R/(2z)}.

Voir le corrigé complet

Au point d'impact sur la paroi externe, l'angle entre le vecteur vitesse du neutron et le plan tangent à la paroi est noté \theta. La composante de la vitesse perpendiculaire à la paroi s'écrit donc :

v_\perp = v \sin\theta

Comme z \ll R, l'angle \theta déterminé à la question 19 est très petit (\theta \ll 1), ce qui permet d'effectuer l'approximation au premier ordre :

\sin\theta \approx \theta = \sqrt{\frac{2z}{R}}

La vitesse normale au moment du choc vaut ainsi :

v_\perp \approx v \sqrt{\frac{2z}{R}}

D'après l'énoncé, le neutron est réfléchi si sa composante de vitesse normale est strictement inférieure à la vitesse critique v_c, soit :

v_\perp < v_c \iff v \sqrt{\frac{2z}{R}} < v_c

Le neutron est donc réfléchi si et seulement si sa vitesse v est inférieure à une vitesse limite notée v_{\mathrm{lim}}(z) :

\boxed{v_{\mathrm{lim}} = v_c \sqrt{\frac{R}{2z}}}

Résultat

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : symétrie, réflexion spéculaire

Justifier sans calcul que si le neutron est réfléchi lors de son premier contact avec la paroi, alors il parvient jusqu'à l'extrémité du tube.

Voir l'indice

Remarquer que la trajectoire entre deux rebonds successifs sur la paroi cylindrique forme une corde géométrique de longueur constante, conservant l'angle d'incidence.

Voir la stratégie

Pour justifier qu'un neutron réfléchi au premier contact se propage sans perte jusqu'à la sortie :

  1. invoquer la nature spéculaire de la réflexion et la géométrie circulaire de la paroi extérieure ;
  2. en déduire la constance de l'angle d'incidence lors de tous les chocs ultérieurs.
Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie et invariance par rotation de la paroi circulaire assurant un angle d'impact constant.

Voir le corrigé complet

Le mouvement entre deux rebonds s'effectue en ligne droite dans le plan horizontal du tube.

  • La paroi extérieure étant un cylindre d'axe vertical et de section circulaire de rayon R, toute trajectoire rectiligne reliant deux points d'impact constitue une corde de ce cercle.
  • Par symétrie géométrique d'un cercle, l'angle formé par une corde avec la tangente au cercle est identique à ses deux extrémités.
  • La réflexion étant élastique et spéculaire (conservation de la norme de la vitesse et égalité des angles d'incidence et de réflexion), le neutron repart après chaque choc sous le même angle \theta par rapport à la paroi extérieure.

L'angle d'impact et la composante normale de la vitesse restent donc strictement identiques à chaque rebond successif.

De plus, l'éloignement maximal du neutron par rapport à la paroi extérieure au cours de chaque trajet rectiligne vaut z \le a : le neutron ne heurte donc jamais la paroi interne et reste guidé le long de la paroi externe par des rebonds successifs (effet de « galerie des murmures »).

La condition de réflexion totale étant vérifiée au premier impact (v_\perp < v_c), elle le demeure à chacun des impacts suivants : le neutron est guidé sans perte jusqu'à l'extrémité du tube.

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : vitesse critique, guide d'onde

Exprimer en fonction de , et la vitesse en deçà de laquelle le tube laisse passer tous les neutrons.

Voir l'indice

Pour que tous les neutrons soient transmis quelle que soit leur position d'entrée z \in [0, a], la condition de réflexion doit être satisfaite pour le cas le plus défavorable (z = a).

Voir la stratégie
  1. Rappeler la condition de transmission établie aux questions précédentes pour un neutron injecté à la position z.
  2. Identifier la position d'injection z \in [0, a] la plus défavorable pour la réflexion.
  3. En déduire la vitesse maximale v^* garantissant la transmission quel que soit le point d'entrée dans le guide.
Voir la réponse courte

Prise en compte du pire cas z = a, conduisant à v^* = v_c \sqrt{R/(2a)}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q20 et la question Q21, un neutron injecté à une distance z de la paroi extérieure du tube est réfléchi (et parvient jusqu'à la sortie du guide) si sa vitesse vérifie :

v < v_{\mathrm{lim}}(z) = v_c \sqrt{\frac{R}{2z}}

Les neutrons entrent dans le guide sur toute la section de côté a, c'est-à-dire pour z \in [0, a].

La fonction z \mapsto v_{\mathrm{lim}}(z) est strictement décroissante avec z : plus un neutron pénètre loin du bord extérieur, plus l'angle d'impact \theta = \sqrt{2z/R} est grand, et plus la composante normale de sa vitesse v_\perp \approx v\theta est importante.

Le cas le plus défavorable correspond donc à la distance maximale à la paroi extérieure, soit z = a. Pour que tous les neutrons soient transmis, quelle que soit leur position d'entrée z \in [0, a], il faut et il suffit que la condition de réflexion soit vérifiée pour z = a :

\forall z \in [0, a], \quad v < v_{\mathrm{lim}}(z) \iff v < v_{\mathrm{lim}}(a)

La vitesse limite recherchée est ainsi :

\boxed{v^* = v_c \sqrt{\frac{R}{2a}}}

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : ordre de grandeur, vitesse critique

Calculer pour , en prenant pour la valeur déterminée à la question 6.

Voir l'indice

Faire l'application numérique directe avec a = 0{,}07\text{ m}, R = 14\text{ m} et la valeur de v_c obtenue à la question 6.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression de la vitesse seuil de transmission intégrale v^* établie à la question 22.
  2. Identifier les valeurs numériques fournies par l'énoncé (a = 0{,}07\text{ m}, R = 14\text{ m}) et le résultat de la question 6 (v_c = 5{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).
  3. Effectuer l'application numérique avec le nombre approprié de chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Application numérique de la formule établie avec les valeurs numériques de v_c, R et a.

Voir le corrigé complet

D'après la question 22, la vitesse maximale en deçà de laquelle tous les neutrons incidents sont transmis par le guide courbé s'écrit :

v^* = v_c \sqrt{\frac{R}{2a}}

Les données numériques sont :

  • v_c = 5{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (déterminée à la question 6) ;
  • R = 14\text{ m} ;
  • a = 0{,}07\text{ m}.

On calcule le rapport sans dimension :

\frac{R}{2a} = \frac{14}{2 \times 0{,}07} = \frac{14}{0{,}14} = 100 \implies \sqrt{\frac{R}{2a}} = 10

Il vient ainsi directement :

v^* = 5{,}0 \times 10 = 50\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{v^* = 50\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : probabilité de transmission, distribution spatiale

Les neutrons entrent dans le tube uniformément répartis sur sa section. Déterminer en fonction de et la probabilité pour qu'un neutron entrant à la vitesse ressorte à l'autre extrémité du tube. Le tube permet-il d'éliminer complètement les neutrons rapides ?

Voir l'indice

Déterminer l'intervalle admissible [0, z_{\max}(v)] tel que v \le v_{\mathrm{lim}}(z) et calculer le rapport des aires z_{\max}/a. Conclure quant aux neutrons entrant très près de la paroi (z \to 0).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition sur la position initiale z pour qu'un neutron de vitesse v soit transmis, en reliant v_{\mathrm{lim}}(z) à la vitesse critique v^* déterminée en Q22.
  2. Calculer la probabilité de transmission comme la fraction de la section d'entrée occupée par les neutrons vérifiant cette condition.
  3. Analyser le comportement de cette probabilité pour v \gg v^* afin de conclure sur l'élimination des neutrons rapides.
Voir la réponse courte

Calcul de l'intervalle z transmis donnant P = (v^*/v)^2 ; transmission non nulle pour les neutrons très près du bord.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q20 et Q21, un neutron injecté à une distance z de la paroi extérieure avec une vitesse v suivant x est réfléchi (et parvient jusqu'à l'extrémité du tube) si et seulement si :

v \le v_{\mathrm{lim}}(z) = v_c \sqrt{\frac{R}{2z}} \iff z \le \frac{R}{2}\left(\frac{v_c}{v}\right)^2

D'après la question Q22, la vitesse caractéristique v^* est définie par v^* = v_c \sqrt{\dfrac{R}{2a}}, ce qui permet de réécrire cette condition sous la forme :

z \le a \left(\frac{v^*}{v}\right)^2

Les neutrons étant uniformément répartis sur la section carrée du tube et la condition de transmission étant indépendante de la coordonnée selon l'axe transverse y, la variable spatiale z est distribuée uniformément sur l'intervalle [0, a].

  • Si v \le v^* : on a a\left(\dfrac{v^*}{v}\right)^2 \ge a. Tous les neutrons entrants satisfont la condition de réflexion quel que soit z \in [0, a], d'où :

    P(v) = 1
  • Si v > v^* : seuls les neutrons entrant avec z \in \left[0, a\left(\dfrac{v^*}{v}\right)^2\right] sont transmis. La probabilité vaut alors :

    P(v) = \frac{a \left(\frac{v^*}{v}\right)^2}{a} = \left(\frac{v^*}{v}\right)^2

On obtient donc la probabilité de transmission :

\boxed{P(v) = \begin{cases} 1 & \text{si } v \le v^* \\ \left(\dfrac{v^*}{v}\right)^2 & \text{si } v > v^* \end{cases}}

Élimination des neutrons rapides :
Non, le guide courbé ne permet pas d'éliminer complètement les neutrons rapides. Pour toute vitesse v > v^*, la probabilité de transmission reste strictement positive (P(v) > 0). Les neutrons injectés extrêmement près de la paroi externe (z \to 0) l'abordent sous un angle rasant \theta \approx \sqrt{2z/R} si faible que la composante normale de leur vitesse vérifie v_\perp = v\theta < v_c : ils subissent une réflexion totale et cheminent le long de la paroi externe jusqu'à la sortie (mode dit de « galerie acoustique » ou whispering gallery).

Résultat

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Question 25

DifficileTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : analyse dimensionnelle, chute libre

Déterminer, par un argument dimensionnel, à quelle condition portant sur et il est légitime de négliger l'effet de la gravité pour déterminer la trajectoire des neutrons dans le tube. Cette condition est-elle vérifiée ici ?

Voir l'indice

Comparer l'accélération centripète minimale v^{*2}/R subie lors du guidage à l'accélération de la pesanteur g, ou calculer la flèche de chute verticale sur la longueur du tube.

Voir la stratégie
  1. Identifier les grandeurs pertinentes régissant le problème : la vitesse v^*, le rayon de courbure R et l'accélération de la pesanteur g.
  2. Construire, par analyse dimensionnelle, le nombre sans dimension pertinent comparant l'effet de la pesanteur à la dynamique horizontale/courbe du neutron.
  3. Effectuer l'application numérique avec les valeurs de l'énoncé (g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, R = 14\text{ m}, v^* = 50\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) et conclure quant à la validité de l'approximation.
Voir la réponse courte

Comparaison de la flèche de chute libre \frac{1}{2}g t^2 à a, ou accélération centripète v^{*2}/R \gg g.

Voir le corrigé complet

Les grandeurs physiques intervenant dans le mouvement du neutron sont la vitesse v^*, la dimension spatiale caractéristique de courbure R, et l'accélération de la pesanteur g, de dimensions respectives :

[v^*] = \mathrm{L\cdot T^{-1}}, \quad [R] = \mathrm{L}, \quad [g] = \mathrm{L\cdot T^{-2}}.

La seule combinaison adimensionnelle indépendante (à une puissance près) que l'on peut former à partir de v^*, R et g est :

\Pi = \frac{{v^*}^2}{gR}.

Physiquement, ce rapport compare l'accélération centripète caractéristique liée à la trajectoire courbée a_c \sim \frac{{v^*}^2}{R} à l'accélération de la pesanteur g (ou, de façon équivalente, la déflexion verticale sous l'effet de la gravité \Delta z \sim g \tau^2 \sim g \frac{R^2}{{v^*}^2} à la dimension R, sur un temps de parcours typique \tau \sim \frac{R}{v^*}).

Il est donc légitime de négliger les effets de la pesanteur devant l'effet de guidage si l'accélération de pesanteur est très inférieure à l'accélération caractéristique de la courbure :

\boxed{\frac{{v^*}^2}{gR} \gg 1 \quad \Longleftrightarrow \quad v^* \gg \sqrt{gR}}

Application numérique : Avec g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et R = 14\text{ m} :

\begin{aligned} \sqrt{gR} &= \sqrt{10 \times 14} = \sqrt{140} \approx 11{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 12\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, \\ \frac{{v^*}^2}{gR} &= \frac{50^2}{140} = \frac{2500}{140} \approx 18. \end{aligned}

Comme v^* = 50\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} est significativement supérieur à \sqrt{gR} \approx 12\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (le rapport vaut environ 18 \gg 1), la condition est bien vérifiée ici.

Résultat

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3 · Troisième étape : ralentissement par une turbine

Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Cinématique et dynamique du point

Notions : changement de référentiel, réflexion spéculaire

On se place tout d'abord dans le référentiel dans lequel la turbine est au repos. Déterminer sans calcul, mais en l'illustrant par un schéma, la trajectoire du neutron.

Voir l'indice

Effectuer un changement de référentiel galiléen vers le référentiel de la turbine. Déterminer la vitesse relative incidente et tracer le demi-cercle suivi par réflexion spéculaire continue.

Voir la stratégie
  1. Se placer dans le référentiel lié à la turbine, galiléen car en translation rectiligne et uniforme par rapport au référentiel du laboratoire.
  2. Déterminer la vitesse relative incidente du neutron par la loi de composition des vitesses.
  3. Décrire le guidage du neutron le long de la surface concave par réflexions élastiques rasantes successives.
Voir la réponse courte

Dans le repère de la turbine, le neutron suit le profil courbe de la pale et effectue un demi-tour.

Voir le corrigé complet

Le référentiel \mathcal{R}_t lié à la turbine est en translation rectiligne et uniforme à la vitesse v_t \vec{u}_x par rapport au référentiel du laboratoire (supposé galiléen) : il s'agit donc d'un référentiel galiléen.

Dans ce référentiel, la vitesse initiale relative du neutron s'écrit, d'après la loi de composition des vitesses :

\vec{v}_{\mathrm{rel, entrée}} = (v_n - v_t)\,\vec{u}_x

Comme v_n > v_t, le neutron pénètre dans la turbine avec une vitesse relative horizontale dirigée vers la droite, tangentiellement au bord inférieur de la plaque.

En l'absence de gravité et de frottements, le neutron subit le long de la surface concave une série continue de réflexions élastiques spéculaires sous incidence rasante. Sa trajectoire épouse donc la paroi et décrit un demi-cercle.

Par conservation de l'énergie cinétique dans \mathcal{R}_t, la norme de la vitesse relative reste constante au cours du guidage. Le neutron ressort ainsi au niveau du bord supérieur après avoir effectué un demi-tour (180^\circ), avec une vitesse relative horizontale dirigée vers la gauche :

\vec{v}_{\mathrm{rel, sortie}} = -(v_n - v_t)\,\vec{u}_x
\boxed{\text{Dans le référentiel de la turbine, la trajectoire du neutron est un demi-cercle le long de la paroi.}}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Cinématique et dynamique du point

Notions : composition des vitesses, ralentissement

On revient dans le référentiel du laboratoire. Comment faut-il choisir pour que la vitesse du neutron soit presque nulle à la sortie de la turbine ?

Voir l'indice

Exprimer la vitesse de sortie dans le référentiel du laboratoire par composition des vitesses \vec{v}_{\mathrm{sortie}} = \vec{v}_{\mathrm{rel, sortie}} + \vec{v}_t et annuler le résultat.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de composition des vitesses pour exprimer la vitesse du neutron à la sortie de la turbine dans le référentiel du laboratoire.
  2. Déterminer la condition sur v_t annulant cette vitesse de sortie.
Voir la réponse courte

Loi de composition des vitesses en translation : v_{lab} = 2v_t - v = 0, soit v_t = v/2.

Voir le corrigé complet

D'après la loi classique de composition des vitesses, la vitesse \vec{v}_{\mathrm{lab}} du neutron à la sortie de la turbine dans le référentiel du laboratoire s'écrit en fonction de sa vitesse relative \vec{v}_{\mathrm{rel}} dans le référentiel lié à la turbine et de la vitesse d'entraînement \vec{v}_t = v_t\,\vec{u}_x :

\vec{v}_{\mathrm{lab,\,sortie}} = \vec{v}_{\mathrm{rel,\,sortie}} + \vec{v}_t

D'après le résultat de la question précédente (Q26), le demi-tour élastique du neutron sur la paroi impose :

\vec{v}_{\mathrm{rel,\,sortie}} = -(v_n - v_t)\,\vec{u}_x

On en déduit l'expression de la vitesse du neutron dans le référentiel du laboratoire à la sortie :

\begin{aligned} \vec{v}_{\mathrm{lab,\,sortie}} &= -(v_n - v_t)\,\vec{u}_x + v_t\,\vec{u}_x \\ &= (2v_t - v_n)\,\vec{u}_x \end{aligned}

Pour que la vitesse du neutron soit nulle (ou presque nulle en tenant compte de la dispersion en vitesse du faisceau incident), il faut donc choisir :

\boxed{v_t \approx \frac{v_n}{2}}

Résultat

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Partie III : Rebonds gravitationnels et effets quantiques

1 · Étude du mouvement classique

Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie mécanique, pesanteur

Établir la relation entre la hauteur du rebond et la vitesse verticale au moment où le neutron touche le miroir.

Voir l'indice

Appliquer la conservation de l'énergie mécanique entre le miroir (z = 0) et le sommet de la trajectoire parabolique (z = H).

Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie mécanique dans le champ de pesanteur uniforme : H = v_0^2/(2g).

Voir le corrigé complet

On étudie le mouvement vertical d'un neutron de masse m dans le référentiel du laboratoire, supposé galiléen. L'axe vertical (Oz) est orienté vers le haut, l'origine z = 0 étant située sur le miroir horizontal.

Pendant son vol libre, le neutron n'est soumis qu'au poids \vec{P} = -m g \vec{u}_z, force conservative dont dérive l'énergie potentielle de pesanteur :

E_{\mathrm{p}}(z) = m g z \quad (\text{en choisissant } E_{\mathrm{p}}(0) = 0).

Le choc sur le miroir étant parfaitement élastique, l'énergie mécanique E_{\mathrm{m}} = E_{\mathrm{c}} + E_{\mathrm{p}} est conservée au cours de tout le mouvement.

  • Juste avant le contact avec le miroir (en z = 0), la vitesse verticale a pour norme v_0, d'où :

    E_{\mathrm{m}}(z = 0) = \frac{1}{2} m v_0^2.
  • Au sommet de la trajectoire, à l'altitude maximale z = H, la vitesse verticale s'annule momentanément :

    E_{\mathrm{m}}(z = H) = m g H.

Par conservation de l'énergie mécanique E_{\mathrm{m}}(z = 0) = E_{\mathrm{m}}(z = H), on obtient :

\frac{1}{2} m v_0^2 = m g H,

soit :

\boxed{H = \frac{v_0^2}{2g}} \quad \text{ou de façon équivalente} \quad \boxed{v_0 = \sqrt{2gH}}.

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : chute libre, durée de vol

Calculer la durée entre deux rebonds successifs, qu'on exprimera en fonction de et .

Voir l'indice

Intégrer les équations horaires du mouvement uniformément accéléré pour un aller-retour vertical de hauteur H.

Voir la réponse courte

Intégration du mouvement vertical entre deux rebonds successifs : T = 2\sqrt{2H/g}.

Voir le corrigé complet

On étudie le neutron de masse m dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, muni d'un axe vertical (Oz) ascendant dont l'origine z = 0 est située sur le miroir.

Entre deux rebonds, le neutron est soumis uniquement à son poids \vec{P} = -m g \vec{u}_z. La seconde loi de Newton donne :

\ddot{z}(t) = -g

En choisissant pour origine des dates t = 0 l'instant qui suit immédiatement un rebond, le neutron part de l'altitude z(0) = 0 avec la vitesse verticale ascendante \dot{z}(0) = v_0 = \sqrt{2gH} établie à la question Q28. Les équations horaires du mouvement s'écrivent :

\begin{aligned} \dot{z}(t) &= v_0 - gt \\ z(t) &= v_0 t - \frac{1}{2}gt^2 \end{aligned}

Le rebond suivant se produit à l'instant non nul t = T tel que z(T) = 0, ce qui conduit à :

T\left(v_0 - \frac{1}{2}gT\right) = 0 \quad \implies \quad T = \frac{2v_0}{g}

En substituant v_0 = \sqrt{2gH}, on obtient :

\boxed{T = 2\sqrt{\frac{2H}{g}} = \sqrt{\frac{8H}{g}}}

Résultat

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Question 30

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie mécanique, absorption

On place à une hauteur au-dessus de la plaque de nickel, qu'on appelle « miroir », une deuxième plaque horizontale, parallèle à la première, faite dans un matériau différent qui absorbe les neutrons (voir schéma ci après). Un neutron est injecté entre les deux plaques à une hauteur au-dessus du miroir, avec . On note sa vitesse verticale au moment de l'injection. Montrer que si les plaques sont suffisamment longues, il est absorbé si est supérieure à une valeur limite qu'on exprimera en fonction de , et .

Voir l'indice

Exprimer l'énergie mécanique verticale du neutron E_z = \frac{1}{2}m v_z^2 + mgz. Le neutron touche l'absorbeur si l'altitude maximale z_{\max} = E_z/(mg) dépasse \delta.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie mécanique associée au mouvement vertical du neutron au moment de son injection.
  2. Exploiter la conservation de cette énergie mécanique lors du vol libre et lors des rebonds élastiques sur le miroir horizontal en z=0.
  3. En déduire la hauteur maximale H atteinte par le neutron et la condition sur |v_z| pour que H \ge \delta, entraînant l'absorption du neutron par la plaque supérieure.
Voir la réponse courte

Condition d'atteinte de la hauteur d'absorption \delta : |v_z| \ge \sqrt{2g(\delta - z)}.

Voir le corrigé complet

Le mouvement du neutron dans le champ de pesanteur uniforme \vec{g} = -g\vec{u}_z est conservatif. En prenant comme origine de l'énergie potentielle de pesanteur le niveau du miroir en z = 0, l'énergie mécanique associée au degré de liberté vertical s'écrit, à l'injection :

E_{m,z} = \frac{1}{2}m v_z^2 + mgz

Lors d'un éventuel contact avec le miroir en z = 0, le rebond est parfaitement élastique (sans perte d'énergie cinétique) : l'énergie mécanique E_{m,z} est donc conservée au cours de tout le mouvement vertical tant que le neutron n'est pas absorbé.

La hauteur maximale H que le neutron peut atteindre verticalement correspond au point d'annulation de sa vitesse verticale (E_{m,z} = mgH) :

H = z + \frac{v_z^2}{2g}

Deux situations se présentent selon le signe de la vitesse verticale initiale :

  • si v_z > 0, le neutron monte immédiatement et atteindrait l'altitude H s'il n'y avait pas d'obstacle ;
  • si v_z < 0, le neutron descend d'abord vers le miroir, y rebondit élastiquement à l'altitude z = 0 avec une vitesse verticale ascendante v_0 = \sqrt{v_z^2 + 2gz}, puis remonte jusqu'à l'altitude maximale H = \frac{v_0^2}{2g} = z + \frac{v_z^2}{2g}.

Dans les deux cas, le neutron atteint l'altitude H. Si les plaques sont suffisamment longues dans la direction horizontale, le neutron dispose du temps nécessaire pour atteindre son altitude maximale avant de sortir du dispositif.

Il heurtera donc la plaque absorbante située en z = \delta dès lors que :

H \ge \delta \iff z + \frac{v_z^2}{2g} \ge \delta \iff v_z^2 \ge 2g(\delta - z)

ce qui équivaut à :

|v_z| \ge \sqrt{2g(\delta - z)}

La valeur limite cherchée est donc :

\boxed{v_{z,\mathrm{lim}} = \sqrt{2g(\delta - z)}}

Résultat

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Question 31

DifficileTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : intégration, loi d'échelle

On suppose pour simplifier que les neutrons incidents sont uniformément répartis suivant et suivant , sur toute la hauteur du couple absorbeur-miroir. Si on réalise des expériences avec différentes valeurs de , montrer que le nombre de neutrons vus par le détecteur par unité de temps est proportionnel à , où est une constante qu'on déterminera.

Voir l'indice

Calculer l'aire dans l'espace des phases (z, v_z) satisfaisant le critère de non-absorption |v_z| < \sqrt{2g(\delta-z)} en intégrant par rapport à z entre 0 et \delta.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le domaine de vitesses verticales admissibles [-v_{z,\mathrm{lim}}(z), +v_{z,\mathrm{lim}}(z)] pour un neutron injecté à la hauteur z à l'aide du résultat de la question Q30.
  2. Intégrer la densité surfacique de flux (supposée constante dans l'espace des phases (z, v_z)) sur z \in [0, \delta] et sur la plage de vitesses autorisées.
  3. En déduire la dépendance en \delta et la valeur de l'exposant \alpha.
Voir la réponse courte

Intégration sur la distribution spatiale de la gamme de vitesses transmises : \Phi \propto \int_0^\delta \sqrt{\delta-z}\,\mathrm{d}z \propto \delta^{3/2}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q30, un neutron injecté à l'altitude z \in [0, \delta] n'est pas absorbé par la plaque supérieure et parvient au détecteur si et seulement si sa vitesse verticale initiale vérifie :

|v_z| \le v_{z,\mathrm{lim}}(z) = \sqrt{2g(\delta - z)}

Le flux incident de neutrons est uniformément distribué en altitude z et en vitesse verticale v_z. Le nombre différentiel de neutrons incidents par unité de temps dans l'élément \mathrm{d}z\,\mathrm{d}v_z s'écrit donc :

\mathrm{d}^2\dot{N} = C \, \mathrm{d}z \, \mathrm{d}v_z

où C est une constante caractérisant l'intensité du faisceau incident.

Pour une hauteur d'injection z fixée, l'intervalle de vitesses permettant au neutron d'atteindre le détecteur est [-v_{z,\mathrm{lim}}(z), +v_{z,\mathrm{lim}}(z)], de largeur :

\Delta v_z(z) = 2\sqrt{2g(\delta - z)}

Le nombre de neutrons détectés par unité de temps, noté \dot{N}, s'obtient en intégrant sur toute la hauteur de la fente d'entrée z \in [0, \delta] :

\begin{aligned} \dot{N} &= \int_{z=0}^{\delta} \left( \int_{-v_{z,\mathrm{lim}}(z)}^{v_{z,\mathrm{lim}}(z)} C \, \mathrm{d}v_z \right) \mathrm{d}z \\ &= 2C\sqrt{2g} \int_{0}^{\delta} (\delta - z)^{1/2} \, \mathrm{d}z \end{aligned}

En calculant l'intégrale :

\int_{0}^{\delta} (\delta - z)^{1/2} \, \mathrm{d}z = \left[ -\frac{2}{3}(\delta - z)^{3/2} \right]_0^{\delta} = \frac{2}{3}\delta^{3/2}

On en déduit l'expression du débit de neutrons détectés :

\dot{N} = \frac{4C\sqrt{2g}}{3} \, \delta^{3/2}

Le nombre de neutrons vus par le détecteur par unité de temps est donc proportionnel à \delta^\alpha avec :

\boxed{\alpha = \frac{3}{2} = 1{,}5}

Résultat

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2 · Échelles associées aux effets quantiques

Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : analyse dimensionnelle, échelle caractéristique

À partir de , et , construire par analyse dimensionnelle une longueur, un temps et une vitesse.

Voir l'indice

Poser une combinaison en loi de puissance [\hbar]^\alpha [m]^\beta [g]^\gamma et résoudre le système linéaire sur les dimensions fondamentales M, L, T.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les dimensions de \hbar, m et g dans le système fondamental (\mathrm{M}, \mathrm{L}, \mathrm{T}).
  2. Poser pour chaque grandeur recherchée un produit de puissances \hbar^\alpha m^\beta g^\gamma et résoudre le système linéaire issu de l'identification dimensionnelle.
Voir la réponse courte

Combinaison dimensionnelle de \hbar, m et g pour former l_c = (\hbar^2/(m^2g))^{1/3}, t_c et v_c.

Voir le corrigé complet

Les dimensions physiques des trois grandeurs de base sont :

  • pour la constante de Planck réduite : [\hbar] = \mathrm{M \cdot L^2 \cdot T^{-1}} ;
  • pour la masse du neutron : [m] = \mathrm{M} ;
  • pour l'accélération de la pesanteur : [g] = \mathrm{L \cdot T^{-2}}.

Cherchons une grandeur X de la forme X = \hbar^\alpha m^\beta g^\gamma. Sa dimension s'écrit :

[X] = \mathrm{M}^{\alpha + \beta} \cdot \mathrm{L}^{2\alpha + \gamma} \cdot \mathrm{T}^{-\alpha - 2\gamma}

1. Construction d'une longueur caractéristique l_0 ([l_0] = \mathrm{L}) :

\begin{aligned} \begin{cases} \alpha + \beta = 0 \\ 2\alpha + \gamma = 1 \\ -\alpha - 2\gamma = 0 \end{cases} &\iff \begin{cases} \beta = -\alpha \\ \gamma = -\frac{\alpha}{2} \\ 2\alpha - \frac{\alpha}{2} = 1 \implies \frac{3}{2}\alpha = 1 \end{cases} \iff \begin{cases} \alpha = \frac{2}{3} \\ \beta = -\frac{2}{3} \\ \gamma = -\frac{1}{3} \end{cases} \end{aligned}

On obtient ainsi la longueur caractéristique :

\boxed{l_0 = \left(\frac{\hbar^2}{m^2 g}\right)^{1/3}}

2. Construction d'un temps caractéristique t_0 ([t_0] = \mathrm{T}) :

\begin{aligned} \begin{cases} \alpha + \beta = 0 \\ 2\alpha + \gamma = 0 \\ -\alpha - 2\gamma = 1 \end{cases} &\iff \begin{cases} \beta = -\alpha \\ \gamma = -2\alpha \\ -\alpha - 2(-2\alpha) = 1 \implies 3\alpha = 1 \end{cases} \iff \begin{cases} \alpha = \frac{1}{3} \\ \beta = -\frac{1}{3} \\ \gamma = -\frac{2}{3} \end{cases} \end{aligned}

On obtient ainsi le temps caractéristique :

\boxed{t_0 = \left(\frac{\hbar}{m g^2}\right)^{1/3}}

3. Construction d'une vitesse caractéristique v_0 ([v_0] = \mathrm{L \cdot T^{-1}}) :
On peut directement former le rapport l_0 / t_0 :

v_0 = \frac{l_0}{t_0} = \left(\frac{\hbar^2}{m^2 g} \cdot \frac{m g^2}{\hbar}\right)^{1/3} = \left(\frac{\hbar g}{m}\right)^{1/3}
\boxed{v_0 = \left(\frac{\hbar g}{m}\right)^{1/3}}

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : ordre de grandeur, analyse dimensionnelle

Estimer les ordres de grandeur de ces trois quantités.

Voir l'indice

Injecter les valeurs numériques approchées fournies en tête d'énoncé (\hbar = 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s}, g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, m = 10^{-27}\text{ kg}).

Voir la stratégie

Pour estimer les ordres de grandeur de la longueur l_0, du temps t_0 et de la vitesse v_0, on utilise les expressions obtenues à la question Q32 et les valeurs numériques fournies en début de sujet :

\hbar = 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s},\quad g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2},\quad m = 10^{-27}\text{ kg}.
Voir la réponse courte

Calcul numérique des ordres de grandeur : l_c \sim 6\ \mu\text{m}, t_c \sim 1\text{ ms}, v_c \sim 1\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1}.

Voir le corrigé complet
  1. Longueur caractéristique l_0 :

    \begin{aligned} l_0 &= \left(\frac{\hbar^2}{m^2 g}\right)^{1/3} = \left(\frac{(10^{-34})^2}{(10^{-27})^2 \times 10}\right)^{1/3} = \left(\frac{10^{-68}}{10^{-53}}\right)^{1/3} = \left(10^{-15}\right)^{1/3}\text{ m} \end{aligned}
    \boxed{l_0 \sim 10^{-5}\text{ m} = 10\text{ }\mu\text{m}}
  2. Temps caractéristique t_0 :

    \begin{aligned} t_0 &= \left(\frac{\hbar}{m g^2}\right)^{1/3} = \left(\frac{10^{-34}}{10^{-27} \times 10^2}\right)^{1/3} = \left(\frac{10^{-34}}{10^{-25}}\right)^{1/3} = \left(10^{-9}\right)^{1/3}\text{ s} \end{aligned}
    \boxed{t_0 \sim 10^{-3}\text{ s} = 1\text{ ms}}
  3. Vitesse caractéristique v_0 :

    \begin{aligned} v_0 &= \left(\frac{\hbar g}{m}\right)^{1/3} = \frac{l_0}{t_0} = \frac{10^{-5}\text{ m}}{10^{-3}\text{ s}} \end{aligned}
    \boxed{v_0 \sim 10^{-2}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 1\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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3 · Étude quantique des rebonds

Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Mise en équation

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : équation de schrödinger stationnaire, puits gravitationnel

On suppose dans un premier temps le mouvement purement vertical. Écrire l'équation de Schrödinger à une dimension pour un état stationnaire d'énergie du neutron dans le champ de pesanteur terrestre. On notera la partie spatiale de la fonction d'onde.

Voir l'indice

Écrire l'équation stationnaire unidimensionnelle pour z > 0 avec le potentiel gravitationnel linéaire V(z) = mgz.

Voir la réponse courte

Écriture de l'équation de Schrödinger stationnaire 1D avec potentiel linéaire V(z) = mgz pour z > 0.

Voir le corrigé complet

L'axe vertical Oz étant orienté vers le haut avec l'origine z = 0 prise à la surface du miroir, l'énergie potentielle de pesanteur du neutron de masse m dans le champ de pesanteur uniforme s'écrit, à une constante additive près (choisie nulle en z = 0) :

V(z) = m g z \quad (\text{pour } z > 0).

L'équation de Schrödinger indépendante du temps pour un état stationnaire d'énergie E, associée à l'hamiltonien \hat{H} = -\dfrac{\hbar^2}{2m}\dfrac{\mathrm{d}^2}{\mathrm{d}z^2} + V(z), s'écrit :

-\frac{\hbar^2}{2m} \frac{\mathrm{d}^2\psi}{\mathrm{d}z^2}(z) + m g z \, \psi(z) = E \, \psi(z),

soit sous forme canonique :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2\psi}{\mathrm{d}z^2}(z) + \frac{2m}{\hbar^2} (E - mgz) \, \psi(z) = 0}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : barrière de potentiel infinie, condition aux limites

On modélise l'interaction avec le miroir par une barrière de potentiel infinie. Expliquer pourquoi cette approximation est justifiée, si la vitesse verticale du neutron est de l'ordre de grandeur de la vitesse caractéristique définie à la question 33. Quelle est alors la condition sur en ?

Voir l'indice

Comparer l'énergie caractéristique du mouvement gravitationnel E_0 = m g l_0 ou m v_0^2/2 à l'énergie de la marche V_0 = \frac{1}{2}mv_c^2, puis en déduire la valeur limite de \psi(0).

Voir la stratégie
  1. Comparer l'énergie caractéristique du mouvement vertical du neutron dans le champ de pesanteur à la hauteur de potentiel V_0 de la marche associée au nickel (ou la vitesse caractéristique v_0 à la vitesse critique v_c).
  2. Évaluer le rapport des énergies ou la longueur de pénétration de la fonction d'onde évanescente dans la paroi par rapport à l'échelle spatiale l_0.
  3. En déduire la condition aux limites imposée sur la fonction d'onde en z = 0 par la barrière infinie.
Voir la réponse courte

Énergie du neutron négligeable devant V_0, assimilé à l'infini : condition de Dirichlet \psi(0) = 0.

Voir le corrigé complet

La paroi de nickel réelle constitue une marche de potentiel finie de hauteur V_0 = \frac{1}{2} m v_c^2, où la vitesse critique pour le nickel a été déterminée à la question Q6 :

v_c = 5{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

Pour un neutron dont la vitesse verticale est de l'ordre de la vitesse caractéristique quantique v_0 \sim 10^{-2}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (établie à la question Q33), l'énergie associée est de l'ordre de E \sim \frac{1}{2} m v_0^2. Comparons cette énergie à la hauteur de la marche de potentiel :

\frac{E}{V_0} \approx \left(\frac{v_0}{v_c}\right)^2 \sim \left(\frac{10^{-2}}{5}\right)^2 = 4 \cdot 10^{-6} \ll 1.

L'énergie E du neutron est donc totalement négligeable devant V_0.

De manière équivalente, la longueur de pénétration de l'onde évanescente dans le miroir vaut :

\delta_{\mathrm{p\acute{e}n}} = \frac{1}{\kappa} = \frac{\hbar}{\sqrt{2m(V_0 - E)}} \approx \frac{\hbar}{m v_c} \sim \frac{10^{-34}}{10^{-27} \times 5} = 2 \cdot 10^{-8}\text{ m} = 20\text{ nm},

ce qui est tout à fait négligeable devant l'extension caractéristique spatiale des états gravitationnels l_0 \sim 10\text{ }\mu\text{m} (\delta_{\mathrm{p\acute{e}n}} / l_0 \sim 2 \cdot 10^{-3}).

L'approximation d'une barrière de potentiel infinie (V(z) \to +\infty pour z < 0) est donc parfaitement justifiée.

Le potentiel étant infini pour z < 0, la probabilité de présence du neutron y est rigoureusement nulle, d'où \psi(z) = 0 pour z < 0. Par continuité de la fonction d'onde en z = 0, on obtient la condition aux limites :

\boxed{\psi(0) = 0}

Résultat

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Question 36

ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : fonction d'onde, échelle spatiale

La figure ci-dessous représente, par ordre croissant d'énergie, les carrés des fonctions d'onde des quatre premiers états stationnaires, obtenus en résolvant l'équation de Schrödinger. L'extension des paquets d'onde est-elle de l'ordre de grandeur attendu ?

Voir l'indice

Comparer l'extension spatiale verticale visible sur le graphique (quelques dizaines de micromètres) à la longueur caractéristique l_0 estimée à la question 33.

Voir la stratégie
  1. Relever sur le graphique l'extension spatiale des fonctions d'onde pour les quatre premiers états quantiques.
  2. Comparer cette extension à la longueur caractéristique l_0 \sim 10\text{ }\mu\text{m} déterminée à la question Q33 ainsi qu'au point tournant classique associé à chaque énergie.
Voir la réponse courte

Comparaison de l'étalement spatial observé sur les courbes (quelques dizaines de \mu\text{m}) avec l_c.

Voir le corrigé complet

D'après la figure fournie :

  • pour l'état fondamental (n=1), la densité de probabilité |\psi_1(z)|^2 est confinée entre z = 0 et z \approx 15\text{ }\mu\text{m} ;
  • pour les trois premiers états excités (n=2, 3, 4), l'extension spatiale maximale (au-delà de laquelle la fonction d'onde s'annule) atteint respectivement environ 25\text{ }\mu\text{m}, 35\text{ }\mu\text{m} et 45\text{ }\mu\text{m}.

À la question Q33, l'analyse dimensionnelle a fourni la longueur caractéristique du problème :

l_0 = \left(\frac{\hbar^2}{m^2 g}\right)^{1/3} \sim 10\text{ }\mu\text{m}

L'extension des fonctions d'onde est de l'ordre de l_0 pour le niveau fondamental et de quelques fois l_0 pour les premiers niveaux excités.

\boxed{\text{L'extension spatiale observée (10 à 40 }\mu\text{m) est bien de l'ordre de grandeur attendu } l_0 \sim 10\text{ }\mu\text{m}.}

Résultat

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Question 37

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : puits de potentiel infini, fonction d'onde

Rappeler, sans démonstration, la forme des fonctions d'onde des états stationnaires pour un puits de potentiel infini de taille . Comparer au cas ci-dessus.

Voir l'indice

Rappeler les états sinusoïdaux \psi_n(z) \propto \sin(n\pi z/L) et souligner les asymétries du potentiel gravitationnel (longueur d'onde locale variable et queue évanescente au-delà du point tournant).

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression analytique normalisée des états stationnaires dans un puits de potentiel infini à une dimension de largeur L.
  2. Mettre en regard les propriétés géométriques du potentiel (symétrie, parois), l'allure des fonctions d'onde (longueur d'onde locale, amplitude), le comportement aux limites (pénétration sous la barrière) et la dépendance de l'extension spatiale avec l'énergie.
Voir la réponse courte

Fonctions sinusoïdales symétriques pour le puits rectangulaire comparées aux fonctions d'Airy asymétriques du puits gravitationnel.

Voir le corrigé complet

Pour une particule confinée dans un puits infini de largeur L situé entre z = 0 et z = L, le potentiel est nul pour 0 < z < L et infini ailleurs. Les fonctions d'onde spatiales normalisées des états stationnaires sont :

\boxed{\psi_n(z) = \sqrt{\frac{2}{L}} \sin\left(\frac{n\pi z}{L}\right) \quad \text{pour } z \in [0, L] \quad (n \in \mathbb{N}^*)}

avec \psi_n(z) = 0 en dehors de cet intervalle. Les énergies associées varient en E_n = \dfrac{n^2 \pi^2 \hbar^2}{2mL^2} \propto n^2.

La comparaison avec le puits gravitationnel met en évidence plusieurs différences fondamentales :

  • Forme du potentiel et asymétrie : Le puits infini est symétrique et rigide, délimité par deux parois verticales infinies en z=0 et z=L. Le puits gravitationnel est asymétrique : il comporte une paroi infinie en z=0, mais une rampe d'énergie potentielle linéaire V(z) = mgz pour z > 0.
  • Extension spatiale : Alors que la taille du puits infini est fixée à L pour tous les états, l'extension spatiale d'un état gravitationnel croît avec l'énergie E_n via la position du point tournant classique z_{c,n} = E_n / (mg).
  • Longueur d'onde locale et amplitude des oscillations :

    • Dans le puits infini, l'énergie cinétique est constante, ce qui impose une longueur d'onde spatiale uniforme \lambda_n = 2L/n et une amplitude d'oscillation strictement constante sur tout l'intervalle.
    • Dans le cas gravitationnel, l'énergie cinétique E_c(z) = E - mgz diminue avec l'altitude z. Par conséquent, la longueur d'onde locale de de Broglie \lambda_{\mathrm{dB}}(z) = \dfrac{h}{\sqrt{2m(E - mgz)}} augmente avec z (les nœuds s'écartent). De plus, l'amplitude de \psi(z) croît avec z, car classiquement la vitesse de la particule diminue au voisinage du sommet de sa trajectoire, ce qui augmente la densité de probabilité de présence |\psi(z)|^2 près du point tournant.
  • Comportement en limite de puits (queue évanescente) : Dans le puits infini, \psi_n s'annule abruptement en z=L sans pénétration. Pour le neutron dans la gravité, la fonction d'onde pénètre dans la zone classiquement interdite (z > z_c) sous forme d'une queue exponentiellement décroissante (solution de type fonction d'Airy \mathrm{Ai}).

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Question 38

DifficileTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : quantification de l'énergie, niveau fondamental

La figure ci-dessous représente le débit de neutrons reçus par le détecteur en fonction de la distance séparant le miroir et l'absorbeur. La courbe pleine correspond au résultat du calcul classique de la question 31, et les points aux mesures expérimentales, avec les barres d'erreurs associées. On remarque que le nombre de neutrons est plus faible que ne prévoit le calcul classique, et que sa variation avec n'est pas régulière mais présente des sauts. Grâce à la figure précédente, comment interprétez-vous ces résultats ?

Voir l'indice

Identifier la hauteur critique d'apparition du flux avec l'extension spatiale du niveau fondamental (n=1), puis interpréter les changements de pente successifs comme l'ouverture de niveaux discrets.

Voir la stratégie
  1. Analyser le comportement pour les très faibles hauteurs (\delta < 15\text{ }\mu\text{m}) : existence d'un seuil critique en deçà duquel le débit est nul.
  2. Relier ce seuil et les sauts ultérieurs de la courbe expérimentale aux extensions spatiales des états propres quantiques représentés sur la figure de la question précédente (Q36).
  3. Justifier pourquoi le débit réel est inférieur au débit classique continu et retrouver le principe de correspondance à grand \delta.
Voir la réponse courte

Transmission nulle sous la taille du fondamental, puis franchissement successif de seuils associés aux états discrets.

Voir le corrigé complet

L'écart manifeste entre les prédictions classiques et les mesures s'interprète par la quantification du mouvement vertical du neutron dans le puits gravitationnel :

  • Seuil d'extinction pour \delta \lesssim 15\text{ }\mu\text{m} : D'après la figure de la question Q36, l'état fondamental (n=1, E_1 = 1{,}4\text{ peV}) possède une densité de probabilité non négligeable jusqu'à une altitude z \approx 15\text{ }\mu\text{m}. Pour \delta < 15\text{ }\mu\text{m}, l'absorbeur supérieur vient recouvrir la région où s'étend la fonction d'onde du fondamental : tout neutron injecté interagit nécessairement avec l'absorbeur et est éliminé. Comme aucun état quantique d'énergie inférieure n'existe, le puits ne peut supporter aucun mode de propagation, d'où un débit rigoureusement nul sous ce seuil (contrairement à la prédiction classique continue en \delta^{3/2}).
  • Apparition de sauts et structure par paliers : Chaque état propre quantique n possède une hauteur d'extension verticale z_n \approx E_n / (mg) augmentée de la zone de décroissance exponentielle :

    \begin{aligned} z_1 &\approx 15\text{ }\mu\text{m}, & z_2 &\approx 25\text{ }\mu\text{m}, & z_3 &\approx 33\text{ }\mu\text{m}, & z_4 &\approx 41\text{ }\mu\text{m}. \end{aligned}

    Dès que l'écartement \delta dépasse l'altitude maximale du mode n, ce dernier cesse de subir l'absorption : un nouveau « canal » de transmission s'ouvre, ce qui engendre une brutale augmentation du débit mesuré. Les sauts observés expérimentalement à ces valeurs spécifiques de \delta correspondent précisément à l'admission successive des niveaux discrets n = 1, 2, 3\dots

  • Déficit global par rapport au modèle classique : En physique classique, le spectre d'énergie accessible est continu, permettant la transmission de toutes les particules d'énergie cinétique verticale compatible avec \delta. En mécanique quantique, le spectre est discret et la queue évanescente de la fonction d'onde entraîne des pertes par absorption même pour des énergies légèrement inférieures à mg\delta. Le nombre d'états transmis est donc restreint, ce qui explique que les points de mesure se situent systématiquement au-dessous de la courbe classique continue.
  • Limite des grands \delta : Pour \delta \gg l_0 (\delta \gtrsim 50\text{ }\mu\text{m}), le nombre d'états quantiques autorisés devient élevé (n \gg 1) et l'espacement relatif entre niveaux consécutifs diminue. On retrouve alors asymptotiquement le comportement classique moyen \dot{N} \propto \delta^{3/2}, conformément au principe de correspondance de Bohr.
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Question 39

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : temps de transit, ordre de grandeur

Pour que le mouvement vertical puisse être considéré comme stationnaire, il faut que le neutron ait le temps de rebondir plusieurs fois avant de ressortir. Cette condition est-elle vérifiée si le miroir et l'absorbeur ont une longueur , et si la vitesse horizontale du neutron est de l'ordre de la vitesse déterminée à la question 6 ?

Voir l'indice

Calculer le temps de vol horizontal \tau = L/v_c et le comparer à la période classique T d'un rebond pour une hauteur de quelques dizaines de micromètres.

Voir la stratégie
  1. Calculer le temps de transit horizontal \tau du neutron sur la longueur L du miroir à la vitesse horizontale v_c.
  2. Estimer la période T du mouvement vertical (durée entre deux rebonds) à l'aide des résultats des questions Q29 ou Q33 pour les hauteurs caractéristiques des états gravitationnels observés (Q36).
  3. Comparer \tau et T pour évaluer le nombre de rebonds effectués et conclure.
Voir la réponse courte

Comparaison entre temps de vol horizontal \tau = L/v_x \sim 20\text{ ms} et période d'oscillation verticale T \sim 1\text{ ms}.

Voir le corrigé complet

Le mouvement horizontal étant uniforme à la vitesse v_x \approx v_c, la durée de transit du neutron au-dessus du miroir de longueur L s'écrit :

\tau = \frac{L}{v_c}

Avec L = 10\text{ cm} = 0{,}10\text{ m} et v_c = 5{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (obtenu à la question Q6) :

\tau = \frac{0{,}10}{5{,}0} = 2{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ s} = 20\text{ ms}

D'après la question Q29, la durée classique entre deux rebonds successifs pour une hauteur maximale H est :

T = 2\sqrt{\frac{2H}{g}}

D'après la question Q36, les premiers états gravitationnels ont une extension spatiale typique comprise entre H_1 \approx 15\text{ }\mu\text{m} (état fondamental) et H_4 \approx 40\text{ à }50\text{ }\mu\text{m} :

  • Pour H \approx 15\text{ }\mu\text{m} :

    T \approx 2\sqrt{\frac{2 \times 15 \cdot 10^{-6}}{10}} = 2\sqrt{3 \cdot 10^{-6}} \approx 3{,}5\text{ ms}
  • Pour H \approx 50\text{ }\mu\text{m} :

    T \approx 2\sqrt{\frac{2 \times 50 \cdot 10^{-6}}{10}} = 2\sqrt{10^{-5}} \approx 6{,}3\text{ ms}

Ces durées sont bien du même ordre de grandeur que l'échelle de temps caractéristique quantique t_0 \sim 1\text{ ms} déterminée à la question Q33.

Le nombre de rebonds N effectués lors de la traversée est donc :

N = \frac{\tau}{T} \sim \frac{20\text{ ms}}{3{,}5\text{ à }6{,}3\text{ ms}} \approx 3\text{ à }6\text{ rebonds}

Puisque le neutron effectue plusieurs rebonds complets au cours de son passage dans le dispositif (N > 1), l'interaction répétée avec le miroir et l'absorbeur permet la sélection des états propres et l'établissement du régime stationnaire.

\boxed{\text{La condition est bien vérifiée : le neutron subit de l'ordre de 3 à 6 rebonds sur la longueur } L.}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet X-ENS Physique MPI 2024 ?

Surtout 2 chapitres : Cinématique et dynamique du point (45 % des questions, partie II) et Fonction d'onde et équation de Schrödinger (24 %, partie I). Plus ponctuellement : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Photons et dualité onde-corpuscule, Quantification et confinement, Diffusion thermique, Référentiels non galiléens et forces d'inertie…

Peut-on travailler le sujet X-ENS Physique MPI 2024 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?

En partie : 24 questions sur 39 (62 %) ne demandent que le programme de MP2I ou MPSI. Blocs abordables : la sous-partie II.2 (Q16 à Q25) et la sous-partie III.1 (Q28 à Q31). Avec les autres programmes de première année : 25 en PCSI, 21 en PTSI, 21 en TSI1 et 25 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet X-ENS Physique MPI 2024 ?

Environ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet X-ENS Physique MPI 2024 ?

Q7 (coefficient de réflexion), Q25 (analyse dimensionnelle), Q31 (intégration) et Q38 (quantification de l'énergie), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet X-ENS Physique MPI 2024 ?

Questions de cours : Q2 (équation de schrödinger), Q3 (équation de schrödinger stationnaire), Q14 (mode de transfert thermique), Q28 (énergie mécanique), Q34 (équation de schrödinger stationnaire) et Q37 (puits de potentiel infini). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (longueur d'onde de de broglie), Q4 (marche de potentiel), Q10 (choc élastique) et Q32 (analyse dimensionnelle).

Où gagner des points facilement dans le sujet X-ENS Physique MPI 2024 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (21 sur 39), par exemple : Q1 à Q3, Q5, Q8 à Q11, Q13, Q14, Q17 à Q19, Q22, Q23, Q26 à Q29, Q33 et Q34.

Quelle a été la moyenne au sujet X-ENS Physique MPI 2024 ?

Moyenne : 9,35/20 (écart-type 3,53, 267 présents).

Faut-il résoudre analytiquement l'équation de Schrödinger gravitationnelle en Q34 ?

Non : l'énoncé demande seulement d'écrire l'équation différentielle en Q34. Sa résolution mathématique, qui fait intervenir des fonctions d'Airy hors programme, n'est pas exigée : les profils des fonctions d'onde correspondantes sont directement fournis pour exploitation qualitative à la question Q36.

Comment l'angle d'incidence est-il repéré aux questions Q6 et Q7 ?

Par rapport à la paroi : \theta est un angle de rasance et non l'angle d'incidence traditionnel mesuré par rapport à la normale. La composante de la vitesse normale à la paroi s'écrit donc v \sin\theta, ce qui donne la condition de réflexion totale v_0 \sin\theta \le v_c.

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