WikiPrépaLivrets

Corrigé détaillé Banque PT Physique B PT 2024

Pompe à chaleur, réseau de chauffage et chimie des pnictogènes

Le sujet en bref

Sujet moyen · Machines thermiques et systèmes ouverts, Oxydoréduction et électrochimie, Mécanique des fluides · 45 incontournables · 34 questions de première année
Afficher ou masquer la section

Cette épreuve complète de la Banque PT 2024 associe une section de physique appliquée (thermodynamique industrielle et mécanique des fluides) à une section de chimie minérale et générale. La première partie propose une étude réaliste d'une pompe à chaleur air/eau pour le chauffage domestique : formalisme ditherme classique, exploitation graphique experte du diagramme enthalpique du fluide R410A, transition environnementale vers le fluide R32, puis dimensionnement hydraulique de la vidange d'un ballon de stockage et des pertes de charge d'un plancher chauffant.

La seconde section aborde de façon transversale la chimie de l'azote et du phosphore : liaisons chimiques et thermodynamique chimique, suivi cinétique par manométrie d'ordre 1, dosage d'oxydoréduction des nitrates en retour, calorimétrie de dissolution, courbes courant-potentiel lors d'un dépôt de zinc et compacité cristalline du chlorure d'ammonium. Très formateur, ce sujet balaie les fondamentaux des programmes de deuxième année avec un ancrage technologique prononcé.

Difficulté
Moyen, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 3 h 55 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

45 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

60 questions rapides et accessibles
Afficher ou masquer la section
Points à signaler : données en annexe
  • Données en annexe

    Le tracé du cycle thermodynamique demandé en Q12 (partie B) doit être réalisé sur le diagramme enthalpique (h, \log P) du fluide R410A fourni en annexe à la fin du sujet.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

66 questions
Afficher ou masquer la section

Partie A : Modèle ditherme

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : pompe à chaleur, cycle de carnot

Présenter sous forme de schéma annoté, le principe de fonctionnement d'une pompe à chaleur ditherme fonctionnant entre une source chaude thermostatée (de température ) et une source froide thermostatée (de température ).

Voir l'indice

Dessiner un schéma bloc situant le fluide caloporteur au centre et deux thermostats de températures respectives T_C et T_F, avec des flèches orientées vers le fluide pour les grandeurs algébriques Q_C, Q_F et W.

Observer les électronégativités de Pauling respectives de N et H pour orienter les dipôles de liaison \vec{p}_{\text{liaison}}, puis faire la somme vectorielle selon l'axe de symétrie de la molécule.

Voir la réponse courte

Schéma de principe d'une PAC recevant W et Q_F, et fournissant le transfert thermique Q_C à la source chaude.

Voir le corrigé complet

Une pompe à chaleur (PAC) est une machine thermique réceptrice ditherme dont l'objectif est de transférer de l'énergie thermique vers un milieu à chauffer (la source chaude à température T_C) à partir d'un milieu extérieur plus froid (la source froide à température T_F < T_C), ce qui nécessite un apport d'énergie noble sous forme de travail mécanique W.

Selon la convention thermodynamique algébrique usuelle (grandeurs comptées positivement lorsqu'elles sont reçues par le fluide) :

  • Q_F > 0 : transfert thermique reçu de la source froide à température T_F ;
  • W > 0 : travail mécanique reçu du compresseur ;
  • Q_C < 0 : transfert thermique reçu de la source chaude (le fluide cède de la chaleur à la source chaude, soit un transfert effectif -Q_C = |Q_C| > 0 vers celle-ci).
Signaler une erreurSommaire

Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : premier principe, pompe à chaleur

On considère comme système thermodynamique le fluide de la pompe à chaleur. Préciser, en justifiant, les signes de transfert thermique reçu par le système de la part de la source chaude, de transfert thermique reçu par le système de la part de la source froide et de travail mécanique reçu de la part du système mécanique sur un cycle de fonctionnement.

Voir l'indice

Raisonner sur l'objectif d'une pompe à chaleur qui doit transférer de l'énergie thermique à la source chaude (Q_C < 0) en prélevant de la chaleur à l'extérieur (Q_F > 0) grâce à un apport de travail mécanique (W > 0).

Identifier la présence d'atomes d'hydrogène liés à un hétéroatome très électronégatif porteur de doublets non liants (liaisons hydrogène) ainsi que les interactions de van der Waals.

Voir la stratégie
  1. Partir de la finalité d'une pompe à chaleur pour déterminer le signe du transfert thermique avec la source chaude Q_C et avec la source froide Q_F.
  2. Utiliser les premier et second principes de la thermodynamique sur un cycle pour en déduire rigoureusement le signe du travail mécanique W.
Voir la réponse courte

Justification des signes selon le fluide : W > 0 et Q_F > 0 reçus, Q_C < 0 cédé à la source chaude.

Voir le corrigé complet

Sur un cycle de fonctionnement d'une pompe à chaleur :

  • Signe de Q_C : le rôle d'une pompe à chaleur est de chauffer la source chaude (l'habitation ou l'eau sanitaire). Le fluide frigorigène cède donc de l'énergie sous forme thermique à cette source, soit en convention récepteur pour le fluide :

    \boxed{Q_C < 0}
  • Signe de Q_F : la pompe à chaleur puise de l'énergie thermique dans le milieu extérieur (la source froide) pour la transférer vers la source chaude. Le fluide reçoit donc un transfert thermique de la part de la source froide :

    \boxed{Q_F > 0}
  • Signe de W : d'après le premier principe de la thermodynamique appliqué au fluide sur un cycle complet (\Delta U = 0) :

    W + Q_C + Q_F = 0 \implies W = -(Q_C + Q_F)

    D'après le second principe appliqué au fluide sur un cycle (\Delta S = 0) :

    \Delta S = \frac{Q_C}{T_C} + \frac{Q_F}{T_F} + S_c = 0 \quad \text{avec} \quad S_c \ge 0

    On en déduit l'inégalité de Clausius :

    \begin{aligned} \frac{Q_F}{T_F} &\le -\frac{Q_C}{T_C} \end{aligned}

    Comme T_C > T_F > 0 et Q_C < 0, on obtient :

    \begin{aligned} Q_F &\le - \frac{T_F}{T_C} Q_C < - Q_C \end{aligned}

    Ainsi, Q_C + Q_F < 0, ce qui impose :

    \boxed{W > 0}

    La machine est réceptrice de travail mécanique : du travail doit être fourni au fluide (par le compresseur) pour faire passer de la chaleur d'une source froide vers une source chaude (énoncé de Clausius du second principe).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : efficacité, premier principe

Définir l'efficacité (ou ) de cette pompe à chaleur. L'exprimer en fonction uniquement des transferts thermiques et .

Voir l'indice

Écrire le rapport entre la grandeur utile cédée à la source chaude |Q_C| et l'énergie motrice payante W, puis substituer W grâce au premier principe appliqué au fluide sur un cycle complet.

Comparer la capacité de l'ammoniac et de la phosphine à former un réseau tridimensionnel de liaisons hydrogène à l'état liquide au vu des électronégativités de N et P.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le principe général d'évaluation de l'efficacité d'une machine thermique : le rapport entre l'énergie utile (fournie au milieu à chauffer) et l'énergie coûteuse (consommée pour faire fonctionner le cycle).
  2. Utiliser le premier principe de la thermodynamique appliqué au fluide sur un cycle complet pour éliminer le travail W.
Voir la réponse courte

Définition COP = -Q_C/W, puis utilisation du premier principe W + Q_C + Q_F = 0 pour obtenir COP = -Q_C/(Q_C + Q_F).

Voir le corrigé complet

Pour une pompe à chaleur, l'objectif est de chauffer la source chaude. L'énergie utile est donc le transfert thermique cédé à la source chaude, soit -Q_C (grandeur positive, puisque Q_C < 0). L'énergie coûteuse est le travail mécanique fourni par l'opérateur au fluide au cours du cycle, soit W > 0.

L'efficacité (ou coefficient de performance, noté COP) s'écrit par définition :

COP = \frac{\text{énergie utile}}{\text{énergie coûteuse}} = -\frac{Q_C}{W}

Le fluide décrivant un cycle de fonctionnement, son énergie interne est une fonction d'état, d'où :

\Delta U_{\text{cycle}} = 0

D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué au fluide sur un cycle :

W + Q_C + Q_F = 0 \implies W = -(Q_C + Q_F)

En injectant cette relation dans la définition du COP, on obtient l'expression demandée en fonction uniquement des transferts thermiques :

\boxed{COP = \frac{Q_C}{Q_C + Q_F} = \frac{-Q_C}{-Q_C - Q_F}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : deuxième principe, efficacité

Déterminer l'expression de l'efficacité (ou ) de la pompe à chaleur en fonction de et respectivement température de la source chaude et température de la source froide, de l'entropie créée au cours d'un cycle de fonctionnement que l'on notera et de . Donner son ordre de grandeur pour une machine réelle.

Voir l'indice

Combiner l'expression du premier principe cyclique avec celle du second principe \Delta S_{\text{cycle}} = Q_C/T_C + Q_F/T_F + S_c = 0 pour exprimer Q_C en fonction de T_C, T_F, W et S_c.

Calculer la variation algébrique des nombres stœchiométriques gazeux \Delta_r \nu_g pour déterminer le sens de déplacement imposé par une augmentation de la pression.

Voir la stratégie

Pour exprimer le coefficient de performance en fonction de T_C, T_F, S_c et W :

  1. On écrit les premier et second principes de la thermodynamique pour le fluide décrivant un cycle fermé (\Delta U = 0 et \Delta S = 0).
  2. On élimine le transfert thermique avec la source froide Q_F entre les deux bilans pour exprimer Q_C en fonction de W, S_c, T_C et T_F.
  3. On en déduit l'expression du \mathrm{COP} = -Q_C/W, puis on donne son ordre de grandeur pratique.
Voir la réponse courte

Deuxième principe \Delta S_{cyc} = Q_C/T_C + Q_F/T_F + S_c = 0, élimination de Q_F et ordre de grandeur usuel de 3 à 5.

Voir le corrigé complet

Le fluide subit un cycle de transformations, ses fonctions d'état retrouvent donc leur valeur initiale en fin de cycle.

Le premier principe appliqué au fluide sur un cycle donne :

\Delta U = W + Q_C + Q_F = 0 \implies Q_F = -W - Q_C

Le second principe appliqué au fluide sur un cycle s'écrit :

\Delta S = S_e + S_c = \frac{Q_C}{T_C} + \frac{Q_F}{T_F} + S_c = 0

où S_c \ge 0 est l'entropie créée sur le cycle due aux irréversibilités.

En substituant l'expression de Q_F dans le bilan entropique :

\begin{aligned} \frac{Q_C}{T_C} + \frac{-W - Q_C}{T_F} + S_c &= 0 \\ Q_C \left( \frac{1}{T_C} - \frac{1}{T_F} \right) &= \frac{W}{T_F} - S_c \\ Q_C \left( \frac{T_F - T_C}{T_C T_F} \right) &= \frac{W - T_F S_c}{T_F} \end{aligned}

On isole le transfert thermique reçu de la source chaude Q_C :

Q_C = \frac{T_C}{T_F - T_C} (W - T_F S_c) = - \frac{T_C}{T_C - T_F} W + \frac{T_C T_F}{T_C - T_F} S_c

Par définition (question 3), l'efficacité s'écrit \mathrm{COP} = -\dfrac{Q_C}{W}, d'où :

\boxed{\mathrm{COP} = \frac{T_C}{T_C - T_F} - \frac{T_C T_F}{T_C - T_F} \frac{S_c}{W} = \frac{T_C}{T_C - T_F} \left( 1 - \frac{T_F S_c}{W} \right)}

Pour une pompe à chaleur réelle fonctionnant par exemple entre l'extérieur à environ 0\,^\circ\mathrm{C} (273\text{ K}) et un intérieur ou plancher chauffant à environ 35\,^\circ\mathrm{C} (308\text{ K}), l'efficacité de Carnot théorique vaut :

\mathrm{COP}_{\text{Carnot}} = \frac{308}{35} \approx 8{,}8

En tenant compte des diverses irréversibilités (pertes de charge, transferts thermiques sous écarts de température finis, frottements), l'efficacité d'une pompe à chaleur réelle a pour ordre de grandeur :

\boxed{\mathrm{COP} \approx 3 \text{ à } 5}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : efficacité, deuxième principe

Représenter graphiquement l'évolution du en fonction de (en considérant , et constants).

Voir l'indice

Analyser la dépendance affine de l'efficacité en fonction de S_c à W, T_C et T_F fixés : repérer l'ordonnée à l'origine et le signe de la pente.

Rappeler la convention de référence thermodynamique pour l'état standard de référence d'un élément chimique sous sa forme allotropique la plus stable.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation établie à la question 4 reliant le \mathrm{COP} à l'entropie créée S_c.
  2. Identifier la nature de la fonction mathématique \mathrm{COP} = f(S_c) (fonction affine décroissante).
  3. Déterminer les points caractéristiques : valeur maximale en S_c = 0, et valeurs particulières pour S_c \ge 0.
  4. Tracer la courbe dans le domaine physiquement accessible imposé par le second principe (S_c \ge 0).
Voir la réponse courte

Tracé d'une droite décroissante en fonction de S_c, partant du maximum théorique de Carnot pour S_c = 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question 4, l'efficacité de la pompe à chaleur s'écrit :

\mathrm{COP}(S_c) = \frac{T_C}{T_C - T_F}\left(1 - \frac{T_F S_c}{W}\right) = \mathrm{COP}_{\text{Carnot}} - \left(\frac{T_C T_F}{(T_C - T_F)W}\right) S_c

À W, T_C et T_F fixés, le \mathrm{COP} est une fonction affine strictement décroissante de l'entropie créée S_c, avec une pente négative :

\frac{\mathrm{d}(\mathrm{COP})}{\mathrm{d}S_c} = -\frac{T_C T_F}{(T_C - T_F)W} < 0

Les points remarquables de cette évolution sont :

  • En S_c = 0 (fonctionnement réversible) : \mathrm{COP}(0) = \mathrm{COP}_{\text{Carnot}} = \dfrac{T_C}{T_C - T_F}.
  • Pour S_c = \dfrac{W}{T_C} : \mathrm{COP} = 1 (le système dissipe le travail uniquement sous forme de chaleur vers la source chaude sans puiser à la source froide, Q_F = 0).
  • Pour S_c = \dfrac{W}{T_F} : \mathrm{COP} = 0 (le fluide ne fournit plus aucun transfert thermique à la source chaude).

En vertu du second principe de la thermodynamique, l'entropie créée est nécessairement positive ou nulle (S_c \ge 0).

Signaler une erreurSommaire

Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : réversibilité, cycle de carnot

Interpréter physiquement le cas .

Voir l'indice

Associer l'annulation de la création d'entropie S_c au cas limite idéal d'un cycle réversible et reconnaître l'expression du COP de Carnot.

Appliquer la loi de Hess en reliant l'enthalpie standard de la réaction aux enthalpies standard de formation des réactifs et des produits.

Voir la réponse courte

Cas limite réversible sans irréversibilité interne ni externe, correspondant à l'efficacité maximale de Carnot.

Voir le corrigé complet

Le terme S_c représente l'entropie créée au cours d'un cycle de fonctionnement de la pompe à chaleur.

Le cas S_c = 0 correspond à un fonctionnement réversible de la machine :

  • toutes les transformations subies par le fluide sont mécaniquement et thermiquement réversibles (absence de frottements visqueux, transferts thermiques sous un gradient de température infinitésimal avec les sources) ;
  • l'efficacité atteint alors sa valeur théorique maximale pour des sources aux températures T_C et T_F, appelée efficacité de Carnot :

    \boxed{\mathrm{COP}_{\text{rev}} = \mathrm{COP}_{\text{Carnot}} = \frac{T_C}{T_C - T_F}}

Pour toute machine réelle, des irréversibilités sont inévitablement présentes (S_c > 0), de sorte que le deuxième principe de la thermodynamique impose toujours \mathrm{COP} < \mathrm{COP}_{\text{Carnot}}.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

A.1

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : moment dipolaire, électronégativité, géométrie des molécules

Dans le cas de l'ammoniac , reproduire le schéma de la Figure 1 en indiquant les polarisations des liaisons. En justifiant, indiquer si l'ammoniac est une molécule polaire ou apolaire. Représenter alors son éventuel moment dipolaire (qu'il n'est alors pas nécessaire de calculer).

Voir la stratégie
  1. Comparer les électronégativités de l'azote et de l'hydrogène fournies dans les données afin de déterminer la polarisation des liaisons \mathrm{N-H} et attribuer les charges partielles.
  2. Examiner la géométrie moléculaire (pyramide trigonale) pour évaluer la somme vectorielle des moments dipolaires de liaison ou la coïncidence des barycentres des charges partielles positives et négatives.
  3. Représenter le schéma annoté avec les charges partielles et le moment dipolaire permanent \vec{p} le long de l'axe de symétrie d'ordre 3, en précisant la convention d'orientation choisie.
Voir la réponse courte

Liaisons \mathrm{N-H} polarisées vers N ; géométrie pyramidale (AX_3E_1) conférant un moment dipolaire global permanent non nul.

Voir le corrigé complet

1. Polarisation des liaisons \mathrm{N-H} :

D'après le tableau périodique fourni :

\chi(\mathrm{N}) = 3{,}0 \quad \text{et} \quad \chi(\mathrm{H}) = 2{,}1

L'atome d'azote étant nettement plus électronégatif que l'atome d'hydrogène (\Delta\chi = 0{,}9 > 0{,}4), les doublets liants des liaisons \mathrm{N-H} sont déplacés vers l'azote. Chaque liaison \mathrm{N-H} est donc polarisée :

  • l'azote porte une charge partielle négative -3\delta (avec \delta > 0) ;
  • chaque atome d'hydrogène porte une charge partielle positive +\delta.

2. Caractère polaire de l'ammoniac :

La molécule de \mathrm{NH}_3 adopte une géométrie de pyramide à base triangulaire (groupe de symétrie \mathcal{C}_{3v}) avec un angle au sommet \alpha = 107^\circ \neq 120^\circ :

  • le barycentre des charges partielles négatives G_- est confondu avec le noyau de l'atome d'azote \mathrm{N} ;
  • le barycentre des charges partielles positives G_+ est situé au centre de gravité du triangle équilatéral formé par les trois atomes d'hydrogène, dans un plan situé en dessous de l'azote.

Comme G_- \neq G_+, les moments dipolaires des trois liaisons \mathrm{N-H} ne se compensent pas : la somme vectorielle est non nulle.

\boxed{\text{La molécule d'ammoniac }\mathrm{NH}_3\text{ est polaire.}}

3. Schéma et moment dipolaire :

Par raison de symétrie, le moment dipolaire global \vec{p} est porté par l'axe de symétrie ternaire \mathcal{C}_3 de la pyramide.

Selon la convention de la physique en vigueur au programme de CPGE (\vec{p} = q\,\vec{G_-G_+} avec q > 0), le vecteur \vec{p} est orienté de la charge négative vers la charge positive, c'est-à-dire du sommet \mathrm{N} vers la base des atomes d'hydrogène (la convention inverse parfois utilisée en chimie est également acceptée).

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : liaison hydrogène, interaction de van der waals

Lorsqu'on refroidit l'ammoniac gazeux à une température inférieure à sa température d'ébullition, on obtient de l'ammoniac liquide. Nommer la ou les forces assurant la cohésion de l'ammoniac liquide et indiquer les ordres de grandeur des énergies associées.

Voir la réponse courte

Cohésion assurée par liaisons hydrogène (\sim 20\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}) et forces de Van der Waals (\sim 1\text{ à }10\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}).

Voir le corrigé complet

La cohésion de l'ammoniac liquide \mathrm{NH}_3(\ell) est assurée par deux types d'interactions intermoléculaires :

  1. Les liaisons hydrogène (ou ponts hydrogène) : un atome d'hydrogène lié à l'azote (atome très électronégatif et de petite taille) porte une charge partielle positive \delta^+ significative, tandis que l'azote porte une charge négative 3\delta^- et un doublet non liant. Il s'établit ainsi des liaisons hydrogène intermoléculaires entre le doublet non liant de l'azote d'une molécule et l'atome d'hydrogène d'une molécule voisine (\mathrm{N-H\cdots N}).
  2. Les interactions de van der Waals :

    • interactions dipôle permanent – dipôle permanent (Keesom), la molécule étant polaire ;
    • interactions dipôle permanent – dipôle induit (Debye) ;
    • interactions dipôle instantané – dipôle induit (London), présentes entre toutes les espèces chimiques.

Les ordres de grandeur des énergies molaires d'interaction correspondantes sont :

\boxed{ E_{\text{H}} \approx 10 \text{ à } 40\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \quad \text{pour la liaison hydrogène} }
\boxed{ E_{\text{vdW}} \approx 0{,}1 \text{ à } 10\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \quad \text{pour les interactions de van der Waals} }

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : liaison hydrogène, changement d'état

Interpréter la différence de température d'ébullition de l'ammoniac et de la phosphine.

Voir la stratégie
  1. Comparer la nature des interactions intermoléculaires présentes dans les deux phases liquides à partir des électronégativités des atomes \mathrm{N}, \mathrm{P} et \mathrm{H}.
  2. Identifier la présence de liaisons hydrogène intermoléculaires dans l'ammoniac liquide et leur absence dans la phosphine liquide.
  3. Conclure sur la cohésion des liquides et relier cette cohésion à la température d'ébullition.
Voir la réponse courte

\mathrm{NH}_3 forme des liaisons hydrogène intermoléculaires absentes dans \mathrm{PH}_3, augmentant fortement sa température d'ébullition.

Voir le corrigé complet

La température d'ébullition sous pression fixée reflète l'énergie nécessaire pour rompre les interactions intermoléculaires assurant la cohésion de la phase liquide :

  • Pour l'ammoniac \mathrm{NH_3} : d'après les données, \chi(\mathrm{N}) = 3{,}0 et \chi(\mathrm{H}) = 2{,}1, d'où une forte différence d'électronégativité \Delta\chi = 0{,}9. L'azote étant petit, très électronégatif et porteur d'un doublet non liant, des liaisons hydrogène intermoléculaires s'établissent dans \mathrm{NH_3}(\ell), en plus des interactions de van der Waals. L'énergie d'une liaison hydrogène est typiquement de 10\text{ à }40\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}.
  • Pour la phosphine \mathrm{PH_3} : l'électronégativité du phosphore est \chi(\mathrm{P}) = 2{,}2, très proche de celle de l'hydrogène (\Delta\chi = 0{,}1). Les liaisons \mathrm{P-H} sont quasi-apolaires, le volume atomique de \mathrm{P} est plus grand, et il ne s'établit aucune liaison hydrogène entre molécules de \mathrm{PH_3}. La cohésion de \mathrm{PH_3}(\ell) n'est assurée que par de faibles interactions de van der Waals (essentiellement de dispersion de London), d'énergie typique inférieure à 5\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}.

Les liaisons hydrogène confèrent à l'ammoniac liquide une cohésion bien plus importante que celle de la phosphine liquide. Il faut donc fournir davantage d'énergie thermique pour vaporiser \mathrm{NH_3}, ce qui explique que :

\boxed{T_{\text{éb}}(\mathrm{NH_3}) = -33\,^\circ\mathrm{C} \gg T_{\text{éb}}(\mathrm{PH_3}) = -133\,^\circ\mathrm{C}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

A.2

Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : déplacement d'équilibre, quotient de réaction

Déterminer l'influence d'une élévation pression à température et composition constantes sur l'équilibre (). Justifier.

Voir la stratégie

Pour prévoir le sens de déplacement ou de rupture d'un équilibre chimique lors d'une perturbation :

  1. Exprimer le quotient de réaction Q_r en fonction de la pression totale P, des fractions molaires x_i des constituants gazeux et des activités des phases condensées.
  2. Évaluer la variation de Q_r lors d'une augmentation de P à composition constante (x_i constants) et température fixée (donc K^\circ(T) constante), puis comparer Q_r à K^\circ(T) pour en déduire le sens de l'évolution spontanée.
Voir la réponse courte

\Delta \nu_g > 0, une hausse de pression déplace l'équilibre dans le sens qui consomme du gaz (sens indirect).

Voir le corrigé complet

Considérons l'équilibre de décomposition (R1) :

4\,\mathrm{PH_3(g)} = \mathrm{P_4(s)} + 6\,\mathrm{H_2(g)}

En assimilant les gaz à des gaz parfaits et le solide \mathrm{P_4(s)} à une phase condensée pure seule dans sa phase (activité a(\mathrm{P_4(s)}) = 1), le quotient de réaction s'écrit :

Q_r = \frac{a(\mathrm{P_4(s)}) \cdot a(\mathrm{H_2(g)})^6}{a(\mathrm{PH_3(g)})^4} = \frac{1 \cdot \left(\dfrac{P_{\mathrm{H}_2}}{P^\circ}\right)^6}{\left(\dfrac{P_{\mathrm{PH}_3}}{P^\circ}\right)^4}

En introduisant les fractions molaires dans la phase gazeuse (P_i = x_i P), il vient :

Q_r = \frac{x_{\mathrm{H}_2}^6}{x_{\mathrm{PH}_3}^4} \left(\frac{P}{P^\circ}\right)^{6 - 4} = \frac{x_{\mathrm{H}_2}^6}{x_{\mathrm{PH}_3}^4} \left(\frac{P}{P^\circ}\right)^{\Delta_r \nu_g}

où la variation du nombre de moles stœchiométriques gazeuses vaut :

\Delta_r \nu_g = 6 - 4 = +2 > 0

À l'équilibre initial, Q_r = K^\circ(T). À température constante, la constante thermodynamique d'équilibre K^\circ(T) est inchangée. Si l'on augmente la pression totale P à composition constante (fractions molaires x_i constantes), le terme (P/P^\circ)^2 croît, ce qui entraîne :

Q_r > K^\circ(T)

Le critère d'évolution spontanée impose alors que le système évolue dans le sens d'une diminution de Q_r, c'est-à-dire dans le sens indirect (formation de phosphine \mathrm{PH_3}).

\boxed{\text{L'élévation de pression déplace l'équilibre dans le sens indirect (sens inverse).}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : enthalpie standard de formation, état standard

Dans les données en début d'énoncé, on peut lire «  ». En déduire une information sur l'espèce .

Voir la réponse courte

Le phosphore blanc \mathrm{P}_4(\mathrm{s}) constitue l'état standard de référence de l'élément phosphore à 298 K.

Voir le corrigé complet

Par définition conventionnelle en thermochimie, l'enthalpie standard de formation d'un corps pur est nulle à toute température si et seulement si ce corps pur est un corps simple pris dans son état standard de référence (forme allotropique la plus stable ou conventionnellement retenue sous la pression de référence P^\circ = 1\text{ bar}).

Puisque \Delta_f H^\circ(\mathrm{P}_4(\mathrm{s})) = 0, on en déduit que :

\boxed{\mathrm{P}_4(\mathrm{s}) \text{ est le corps pur simple constituant l'état standard de référence de l'élément phosphore.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : loi de hess, enthalpie standard de réaction

Déterminer la valeur de l'enthalpie standard de la réaction ().

Voir la stratégie

Pour calculer l'enthalpie standard d'une réaction à partir des enthalpies standard de formation des réactifs et des produits, on applique la loi de Hess. On rappelle que, par convention, l'enthalpie standard de formation d'un corps pur simple dans son état standard de référence (\mathrm{H_2(g)} et \mathrm{P_4(s)}) est nulle.

Voir la réponse courte

Calcul de l'enthalpie standard de réaction par la loi de Hess : \Delta_r H^\circ = -4\Delta_f H^\circ(\mathrm{PH}_3).

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction (R1) s'écrit :

4\,\mathrm{PH_3(g)} = \mathrm{P_4(s)} + 6\,\mathrm{H_2(g)}

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de réaction associée s'exprime par :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= \sum_i \nu_i\,\Delta_f H^\circ(A_i) \\ &= \Delta_f H^\circ(\mathrm{P_4(s)}) + 6\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{H_2(g)}) - 4\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{PH_3(g)}) \end{aligned}

Or, d'après les données fournies :

  • \Delta_f H^\circ(\mathrm{P_4(s)}) = 0 ;
  • \Delta_f H^\circ(\mathrm{H_2(g)}) = 0 (\mathrm{H_2(g)} étant l'état standard de référence du dihydrogène à la température considérée) ;
  • \Delta_f H^\circ(\mathrm{PH_3(g)}) = 5{,}6\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}.

Il vient donc :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= 0 + 6 \times 0 - 4 \times 5{,}6\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \\ &= -22{,}4\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r H^\circ = -22{,}4\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : entropie standard de réaction

En justifiant, déterminer le signe de l'entropie standard de la réaction ().

Voir la réponse courte

La réaction crée des moles gazeuses (\Delta \nu_g = +2 > 0), donc l'entropie standard de réaction est strictement positive.

Voir le corrigé complet

L'entropie molaire standard d'une espèce à l'état gazeux est très largement supérieure à celle d'une phase condensée (S_{\mathrm{m}}^\circ(\text{gaz}) \gg S_{\mathrm{m}}^\circ(\text{solide})), en raison de la liberté de translation et du désordre microscopique bien plus grands dans la phase gazeuse.

La variation d'entropie standard d'une réaction faisant intervenir des gaz est donc gouvernée par la variation de la quantité stœchiométrique de gaz \Delta \nu_{\mathrm{g}} :

\Delta \nu_{\mathrm{g}} = \sum_{i \in \text{gaz}} \nu_i = 6 - 4 = +2 > 0

Puisque la réaction s'accompagne d'une production nette de matière gazeuse (\Delta \nu_{\mathrm{g}} > 0), le désordre du système augmente au cours de la réaction. L'entropie standard de la réaction (R1) est donc strictement positive :

\boxed{\Delta_r S^\circ > 0}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : constante d'équilibre, enthalpie libre standard de réaction

Exprimer littéralement la constante d'équilibre de la réaction () en fonction, entre autres, de son enthalpie standard de réaction et de son entropie standard de réaction.

Voir la stratégie
  1. Relier la constante d'équilibre K^\circ à l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ à la température T.
  2. Exprimer \Delta_r G^\circ en fonction de l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ et de l'entropie standard de réaction \Delta_r S^\circ.
  3. En déduire l'expression littérale de K^\circ.
Voir la réponse courte

Utilisation de \Delta_r G^\circ = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ = -RT \ln K^\circ pour exprimer K^\circ(T).

Voir le corrigé complet

Par définition, l'enthalpie libre standard de la réaction (R1) à la température T s'exprime par :

\Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ(T) - T\,\Delta_r S^\circ(T)

D'autre part, la constante thermodynamique d'équilibre K^\circ(T) est reliée à l'enthalpie libre standard de réaction par la relation fondamentale :

\Delta_r G^\circ(T) = - R T \ln K^\circ(T)

où R désigne la constante molaire des gaz parfaits et T la température absolue.

On en déduit :

\begin{aligned} \ln K^\circ(T) &= -\frac{\Delta_r G^\circ(T)}{R T} \\ &= -\frac{\Delta_r H^\circ(T) - T\,\Delta_r S^\circ(T)}{R T} \\ &= \frac{\Delta_r S^\circ(T)}{R} - \frac{\Delta_r H^\circ(T)}{R T} \end{aligned}

En prenant l'exponentielle, il vient l'expression littérale de K^\circ :

\boxed{K^\circ = \exp\left( \frac{\Delta_r S^\circ}{R} - \frac{\Delta_r H^\circ}{R T} \right)}

que l'on peut également écrire sous la forme équivalente :

K^\circ = \exp\left( -\frac{\Delta_r H^\circ - T\,\Delta_r S^\circ}{R T} \right)

Résultat

Signaler une erreurSommaire

A.3

Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : enthalpie standard de réaction

En justifiant la réponse, indiquer si au cours de la transformation l'opérateur doit chauffer ou refroidir le réacteur afin de maintenir la température constante.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le caractère thermique de la réaction (R1) déterminé à la question Q6 à partir du signe de son enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ.
  2. En déduire le signe du transfert thermique échangé avec l'extérieur lors de l'avancement de la réaction dans le sens direct à température constante.
  3. Conclure sur l'action requise par l'opérateur pour maintenir la température constante.
Voir la réponse courte

Selon le signe endothermique ou exothermique de \Delta_r H^\circ, le réacteur doit être chauffé ou refroidi pour maintenir T constante.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q6, l'enthalpie standard de la réaction (R1) vaut :

\Delta_r H^\circ = -22{,}4\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} < 0

La réaction de décomposition de la phosphine est donc exothermique.

Lors de son déroulement dans le sens direct, elle libère spontanément de l'énergie sous forme thermique au sein du réacteur. En l'absence d'échange thermique (système adiabatique), la température du milieu réactionnel augmenterait.

Pour maintenir la température rigoureusement constante à T = 800\text{ K}, le système doit céder cette énergie thermique vers l'extérieur :

\boxed{\text{L'opérateur doit refroidir le réacteur.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : avancement

Dresser un tableau d'avancement pour la réaction () en indiquant une ligne pour l'état initial et une ligne à un état d'avancement quelconque.

Voir la réponse courte

Tableau d'avancement molaire à l'instant initial et à un instant t quelconque avec avancement \xi.

Voir le corrigé complet

La réaction de décomposition thermique de la phosphine est :

4\,\mathrm{PH_3(g)} = \mathrm{P_4(s)} + 6\,\mathrm{H_2(g)} \quad (R1)

À l'instant initial t = 0, le réacteur ne contient que la quantité n_0 de phosphine gazeuse (en présence du catalyseur solide \mathrm{SiO_2(s)}).

Le tableau d'avancement en quantités de matière s'écrit :

Équation chimique4\,\mathrm{PH_3(g)} = \mathrm{P_4(s)} + 6\,\mathrm{H_2(g)}
ÉtatAvancementn(\mathrm{PH_3})n(\mathrm{P_4})n(\mathrm{H_2})
Initial (t=0)\xi = 0n_000
En cours (t)\xin_0 - 4\xi\xi6\xi

La quantité totale de matière de gaz à l'instant t est alors :

n_{g}(t) = n(\mathrm{PH_3}) + n(\mathrm{H_2}) = (n_0 - 4\xi) + 6\xi = n_0 + 2\xi
Signaler une erreurSommaire

Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : gaz parfait, avancement

Établir l'équation ci-dessous liant la pression initiale dans le réacteur, la pression totale à l'instant , et la pression partielle en phosphine à l'instant :

Voir la stratégie
  1. Exprimer la pression initiale P_0, la pression totale P(t) et la pression partielle P_{\mathrm{PH}_3}(t) en fonction des quantités de matière gazeuses à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits, le volume V et la température T étant constants.
  2. Éliminer l'avancement \xi(t) entre l'expression de la pression totale P(t) et celle de la pression partielle P_{\mathrm{PH}_3}(t).
Voir la réponse courte

Expression des pressions en fonction de l'avancement \xi via la loi des gaz parfaits, puis élimination de \xi.

Voir le corrigé complet

Le réacteur étant de volume V indéformable et maintenu à la température T constante, le modèle des gaz parfaits donne :

  • à l'état initial (t = 0), seul le gaz \mathrm{PH}_3 est présent :

    P_0 = \frac{n_0 R T}{V}
  • à une date t quelconque, la pression totale dépend de la quantité totale de gaz n_g(t) = n_0 + 2\xi (d'après le tableau d'avancement de la question Q10) :

    P = \frac{n_g(t) R T}{V} = \frac{(n_0 + 2\xi) R T}{V} = P_0 + 2\,\frac{\xi R T}{V}

    On en déduit l'expression du terme lié à l'avancement :

    \frac{\xi R T}{V} = \frac{P - P_0}{2}

La pression partielle en phosphine s'exprime selon :

P_{\mathrm{PH}_3} = \frac{n(\mathrm{PH}_3) R T}{V} = \frac{(n_0 - 4\xi) R T}{V} = P_0 - 4\,\frac{\xi R T}{V}

En injectant l'expression de \dfrac{\xi R T}{V}, on obtient :

\begin{aligned} P_{\mathrm{PH}_3} &= P_0 - 4\left(\frac{P - P_0}{2}\right) \\ &= P_0 - 2(P - P_0) \end{aligned}

D'où la relation demandée :

\boxed{P_{\mathrm{PH}_3} = 3P_0 - 2P}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : gaz parfait

En déduire l'expression de la concentration molaire en phosphine dans la phase gazeuse en fonction, entre autres, de la pression totale et de la pression initiale .

Voir la stratégie
  1. Exprimer la concentration molaire C_{\mathrm{PH}_3} à partir de l'équation d'état des gaz parfaits appliquée à la phosphine gazeuse.
  2. Injecter la relation reliant la pression partielle P_{\mathrm{PH}_3} aux pressions P_0 et P obtenue à la question Q11.
Voir la réponse courte

Concentration molaire déduite de la pression partielle : C_{\mathrm{PH}_3} = P_{\mathrm{PH}_3}/(RT) = (3P_0 - 2P)/(RT).

Voir le corrigé complet

Dans le modèle des gaz parfaits, la pression partielle de la phosphine vérifie :

P_{\mathrm{PH}_3} V = n_{\mathrm{PH}_3} R T

La concentration molaire de la phosphine dans le volume V du réacteur s'écrit donc :

C_{\mathrm{PH}_3} = \frac{n_{\mathrm{PH}_3}}{V} = \frac{P_{\mathrm{PH}_3}}{R T}

En utilisant l'expression établie à la question Q11, P_{\mathrm{PH}_3} = 3P_0 - 2P, il vient :

\boxed{C_{\mathrm{PH}_3} = \frac{3P_0 - 2P}{R T}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : ordre de réaction, vitesse de réaction

En vous basant sur la Figure 2, montrer que la décomposition de la phosphine obéit à une loi de vitesse d'ordre 1, et établir une relation entre les concentrations molaires et , le temps et la constante de vitesse associée à ().

Voir la stratégie
  1. Examiner les trois régressions linéaires proposées sur la figure 2 afin d'identifier l'ordre cinétique qui linéarise les mesures.
  2. Exprimer la vitesse de réaction volumique conventionnelle en prenant en compte le nombre stœchiométrique de \mathrm{PH}_3.
  3. Intégrer l'équation différentielle obtenue pour relier C_{\mathrm{PH}_3}(t), C_0, t et k.
Voir la réponse courte

Linéarité de \ln(C/C_0) en fonction du temps confirmant un ordre 1, d'où la loi intégrée C_{\mathrm{PH}_3}(t) = C_0 \mathrm{e}^{-kt}.

Voir le corrigé complet

La figure 2 présente le test de trois ordres cinétiques classiques :

  • Tracé de C_{\mathrm{PH}_3} = f(t) : la courbe présente une concavité marquée et les points s'écartent nettement de la droite de régression, ce qui exclut l'ordre 0 ;
  • Tracé de 1/C_{\mathrm{PH}_3} = g(t) : les points forment une courbe convexe, ce qui exclut l'ordre 2 ;
  • Tracé de \ln C_{\mathrm{PH}_3} = h(t) : les points expérimentaux sont rigoureusement alignés selon une droite d'équation y = -5{,}05\cdot 10^{-4}\,t - 6{,}93.

Cet alignement confirme que la réaction de décomposition obéit à une loi de vitesse d'ordre 1 par rapport à la phosphine.

Pour la réaction (R1) :

4\,\mathrm{PH}_3(g) = \mathrm{P}_4(s) + 6\,\mathrm{H}_2(g)

conduite à volume V constant, la vitesse volumique de réaction v s'écrit conventionnellement :

v = -\frac{1}{4}\frac{\mathrm{d}C_{\mathrm{PH}_3}}{\mathrm{d}t}

D'après la loi de vitesse d'ordre 1 associée à (R1) :

v = k\,C_{\mathrm{PH}_3}

On en déduit l'équation différentielle régissant la concentration en phosphine :

\frac{\mathrm{d}C_{\mathrm{PH}_3}}{\mathrm{d}t} = -4k\,C_{\mathrm{PH}_3}

Par séparation des variables et intégration entre t = 0 (où C_{\mathrm{PH}_3}(0) = C_0) et l'instant t :

\begin{aligned} \int_{C_0}^{C_{\mathrm{PH}_3}(t)} \frac{\mathrm{d}C_{\mathrm{PH}_3}}{C_{\mathrm{PH}_3}} &= -4k \int_0^t \mathrm{d}t \\ \ln\left(\frac{C_{\mathrm{PH}_3}(t)}{C_0}\right) &= -4kt \end{aligned}

soit sous forme exponentielle :

\boxed{C_{\mathrm{PH}_3}(t) = C_0\,\mathrm{e}^{-4kt}}

ou sous forme logarithmique :

\boxed{\ln C_{\mathrm{PH}_3}(t) = \ln C_0 - 4kt}

La pente de la droite du graphe \ln C_{\mathrm{PH}_3} = h(t) s'identifie ainsi à -4k.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : constante de vitesse

Déterminer la valeur de .

Voir la réponse courte

Détermination de la constante de vitesse k via la pente de la droite \ln(C/C_0) = -kt.

Voir le corrigé complet

D'après la régression linéaire associée au tracé de \ln C_{\mathrm{PH}_3} = h(t) sur la figure 2, l'équation de la droite s'écrit :

y = -5{,}05 \cdot 10^{-4}\,x - 6{,}93

Le coefficient directeur de cette droite correspond à la pente identifiée à la question précédente (Q13) :

\text{pente} = -4k = -5{,}05 \cdot 10^{-4}\text{ s}^{-1}

On en déduit l'expression et la valeur de la constante de vitesse k associée à la réaction (R1) :

\begin{aligned} k &= \frac{5{,}05 \cdot 10^{-4}}{4} \\ k &= 1{,}26 \cdot 10^{-4}\text{ s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{k = 1{,}26 \cdot 10^{-4}\text{ s}^{-1}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : temps de demi-réaction, vitesse de réaction

Établir l'expression littérale du temps nécessaire à la décomposition de 90

Voir la stratégie
  1. Traduire la condition « décomposition de 90\,\% de la phosphine » sur la concentration restante C_{\mathrm{PH}_3}(\tau).
  2. Utiliser la loi cinétique intégrée établie à la question Q13 pour exprimer \tau en fonction de k.
Voir la réponse courte

À t = \tau, C(\tau) = 0{,}10\,C_0 = C_0 \mathrm{e}^{-k\tau}, ce qui conduit directement à \tau = (\ln 10)/k.

Voir le corrigé complet

Lorsque 90\,\% de la phosphine initiale a été décomposée, il en reste 10\,\% dans le milieu réactionnel. À l'instant t = \tau, la concentration en phosphine vérifie donc :

C_{\mathrm{PH}_3}(\tau) = (1 - 0{,}90)\,C_0 = 0{,}10\,C_0 = \frac{C_0}{10}

D'après la loi cinétique intégrée obtenue à la question Q13 :

C_{\mathrm{PH}_3}(\tau) = C_0\,\mathrm{e}^{-4k\tau}

En égalant les deux expressions :

\begin{aligned} \mathrm{e}^{-4k\tau} &= 0{,}10 = 10^{-1} \\ -4k\tau &= \ln(0{,}10) = -\ln 10 \end{aligned}

On en déduit l'expression littérale du temps \tau :

\boxed{\tau = \frac{\ln 10}{4k}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : constante de vitesse

Évaluer en secondes.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression de \tau établie à la question Q15 : \tau = \dfrac{\ln 10}{4k}.
  2. Remplacer le terme 4k par la valeur opposée de la pente de la régression linéaire issue de la Figure 2 (ou la valeur de k déterminée à la question Q14) et utiliser la valeur approchée \ln 10 \approx 2{,}3 fournie en début d'énoncé.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de la durée \tau à partir de la valeur de k précédemment trouvée.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q15, le temps \tau s'exprime sous la forme :

\tau = \frac{\ln 10}{4k}

D'après l'équation de la droite de régression linéaire de la Figure 2 (question Q13 et Q14) :

4k = 5{,}05 \times 10^{-4}\text{ s}^{-1}

L'énoncé donne pour approximation numérique \ln 10 \approx 2{,}3. On effectue l'application numérique :

\begin{aligned} \tau &= \frac{2{,}3}{5{,}05 \times 10^{-4}} \\ &= \frac{23\,000}{5{,}05} \approx 4{,}55 \times 10^3\text{ s} \end{aligned}

En respectant les deux chiffres significatifs de la donnée \ln 10 \approx 2{,}3, on obtient :

\boxed{\tau \approx 4{,}6 \times 10^3\text{ s}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Partie B : Fonctionnement de la pompe à chaleur à fluide R410A

Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : pompe à chaleur

À l'aide du Document 1, identifier la source chaude et la source froide ainsi que le système mécanique qui échange un travail avec le fluide de la pompe à chaleur.

Voir l'indice

Observer attentivement les flèches de circulation des fluides externes sur le schéma bloc du Document 1 pour distinguer l'air extérieur du circuit d'eau du module hydraulique.

Observer la création de moles de gaz au cours de la réaction pour conclure quant à la variation du désordre microscopique.

Voir la stratégie

Pour identifier les sources thermiques et l'organe échangeant du travail avec le fluide frigorigène à partir du Document 1 :

  1. La source froide cède de l'énergie thermique au fluide ; sa température diminue donc lors de la traversée de l'échangeur correspondant.
  2. La source chaude reçoit de l'énergie thermique du fluide pour chauffer l'habitation ; sa température augmente donc lors de la traversée de l'échangeur associé.
  3. Le système mécanique couplé au fluide de la pompe à chaleur est l'organe qui reçoit ou fournit du travail mécanique à ce dernier.
Voir la réponse courte

Identification de l'air extérieur (source froide), de l'eau du chauffage (source chaude) et du compresseur électrique.

Voir le corrigé complet

D'après l'analyse du Document 1 :

  • Source froide : Il s'agit de l'air extérieur. Au niveau de l'échangeur 1, l'air entre à -3\,^\circ\text{C} et ressort refroidi à -8\,^\circ\text{C}, cédant ainsi de l'énergie thermique au fluide frigorigène.
  • Source chaude : Il s'agit de l'eau du circuit de chauffage (module hydraulique / plancher chauffant). Au niveau de l'échangeur 2, l'eau entre à 26\,^\circ\text{C} et ressort réchauffée à 33\,^\circ\text{C}, recevant de l'énergie thermique de la part du fluide frigorigène.
  • Système mécanique échangeant un travail avec le fluide : Il s'agit du compresseur, actionné par un moteur électrique, qui fournit un travail mécanique au fluide pour élever sa pression de la basse pression (P_b = 4{,}2\text{ bars}) à la haute pression (P_h = 22\text{ bars}).
Signaler une erreurSommaire

Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : changement d'état, pompe à chaleur

Au contact de quelle source doit être mis le condenseur ? Identifier l'échangeur, présent sur le document 1, concerné en justifiant la réponse.

Voir l'indice

Se souvenir que le condenseur est l'organe au sein duquel le fluide libère de la chaleur à haute pression pour chauffer le réseau de chauffage.

Utiliser l'expression de l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ et la relation fondamentale \Delta_r G^\circ = -RT \ln K^\circ.

Voir la stratégie
  1. Identifier le signe du transfert thermique au niveau du condenseur pour déterminer s'il cède ou reçoit de la chaleur, et en déduire la source avec laquelle il échange.
  2. Associer cette source à l'échangeur correspondant sur le Document 1 à l'aide des températures et des pressions indiquées.
Voir la réponse courte

La condensation du fluide étant exothermique, le condenseur transfère de l'énergie à la source chaude.

Voir le corrigé complet

Dans le condenseur, le fluide frigorigène subit une désurchauffe, une liquéfaction puis un sous-refroidissement (transformations 2 \to 3 \to 4 \to 5). Ces étapes s'accompagnent d'une libération d'énergie : le fluide cède un transfert thermique au milieu extérieur (q < 0). Par conséquent :

\boxed{\text{Le condenseur doit être mis au contact de la source chaude.}}

Sur le Document 1, il correspond à l'échangeur 2 :

  • Il se situe dans le module hydraulique au contact du circuit de chauffage (eau du ballon de stockage). L'eau y entre à 26\,{^\circ}\mathrm{C} et en ressort chauffée à 33\,{^\circ}\mathrm{C} vers le plancher chauffant, ce qui prouve qu'elle reçoit de la chaleur du fluide.
  • Il fonctionne sous la haute pression (P_h = 22\text{ bars}), en sortie du compresseur.
\boxed{\text{Le condenseur est l'échangeur 2.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : changement d'état, pompe à chaleur

Au contact de quelle source doit être mis l'évaporateur ? Identifier l'échangeur, présent sur le document 1, concerné en justifiant la réponse.

Voir l'indice

Rappeler que l'évaporateur permet au fluide frigorigène de capter de l'énergie thermique à basse pression depuis le milieu extérieur.

Déterminer le signe du transfert thermique pour une transformation exothermique à température imposée à l'aide du premier principe.

Voir la réponse courte

La vaporisation du fluide étant endothermique, l'évaporateur prélève de l'énergie à la source froide extérieure.

Voir le corrigé complet

Dans une pompe à chaleur, l'évaporateur est le siège d'un changement d'état liquide \rightarrow vapeur endothermique : le fluide frigorigène doit donc recevoir un transfert thermique (q > 0). Il doit par conséquent être mis en contact avec la source froide (l'air extérieur) pour lui prélever de l'énergie thermique.

Sur le document 1, cet organe correspond à l'échangeur 1, situé dans l'unité extérieure :

  • le fluide y circule à basse pression (P_b = 4{,}2\text{ bar}) ;
  • l'air extérieur le traversant se refroidit en passant de -3\,^\circ\text{C} à -8\,^\circ\text{C}, ce qui confirme qu'il cède de la chaleur au fluide.
\boxed{\text{L'évaporateur est en contact avec la source froide (l'air extérieur) et correspond à l'échangeur 1.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en BCPST1

Notions : premier principe, laminage

En appliquant le premier principe à l'écoulement permanent à travers le détendeur en déduire la nature de la transformation subie par le fluide.

Voir l'indice

Appliquer la forme massique du premier principe pour un écoulement stationnaire dans une tuyauterie sans travail mécanique utile (w_i = 0) et calorifugée (q = 0).

Compléter le tableau stœchiométrique classique en quantités de matière en fonction de n_0 et de l'avancement molaire \xi, en distinguant phases gazeuse et solide.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe pour un système ouvert en écoulement stationnaire entre l'entrée (état 5) et la sortie (état 6) du détendeur.
  2. Identifier les termes de travail utile et de transfert thermique à partir des caractéristiques du détendeur données dans l'énoncé.
  3. Conclure sur la grandeur thermodynamique conservée pour déterminer la nature de la transformation.
Voir la réponse courte

Détente sans travail utile ni transfert thermique (\Delta h = w_u + q = 0), transformation isenthalpique.

Voir le corrigé complet

Le premier principe pour un fluide en écoulement permanent à une entrée (état 5) et une sortie (état 6) s'écrit :

\Delta_{(5,6)} (h + e_c + e_p) = h_6 - h_5 + \Delta e_c + \Delta e_p = w_i + q

Selon les hypothèses et les données du document 2 :

  • les variations d'énergies cinétique et potentielle massiques sont négligées : \Delta e_c \approx 0 et \Delta e_p \approx 0 ;
  • le détendeur ne comporte aucune pièce mécanique mobile, il n'échange donc aucun travail utile (ou indiqué) avec le fluide : w_i = 0 ;
  • la traversée est adiabatique : q = 0.

Le bilan d'énergie se réduit ainsi à :

h_6 - h_5 = 0 \iff h_6 = h_5
\boxed{\text{La détente subie par le fluide à travers le détendeur est isenthalpique.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : transformation adiabatique, réversibilité

La transformation subie par le fluide dans le compresseur est considérée isentropique dans un premier temps. Comment peut-on justifier cette hypothèse ?

Voir l'indice

Invoquer la rapidité de la compression devant le temps caractéristique des échanges thermiques avec l'extérieur ainsi que l'absence théorique de frottements visqueux.

Exprimer d'une part la pression totale P(t) et d'autre part la pression partielle P_{\mathrm{PH}_3}(t) en fonction de \xi, puis éliminer \xi entre ces deux relations.

Voir la stratégie

Une transformation est isentropique si la variation d'entropie du fluide entre l'entrée et la sortie est nulle (\Delta_{(e,s)} s = 0). D'après le second principe en écoulement stationnaire :

\Delta_{(e,s)} s = s_e + s_c = \frac{q}{T_{\text{paroi}}} + s_c

L'hypothèse isentropique repose donc sur deux justifications distinctes : le caractère adiabatique (q \approx 0) et le caractère réversible (s_c \approx 0).

Voir la réponse courte

Compression rapide sans échange thermique notable avec l'extérieur (adiabatique) et supposée sans frottements (réversible).

Voir le corrigé complet

Pour qu'une transformation soit considérée comme isentropique, elle doit être à la fois adiabatique et réversible :

  1. Caractère adiabatique (q \approx 0) :
    La traversée du compresseur par le fluide est très rapide (temps de séjour très court) et les parois de l'organe sont calorifugées. Les transferts thermiques avec le milieu extérieur sont donc tout à fait négligeables devant le travail mécanique échangé (|q| \ll |w_i|).
  2. Caractère réversible (s_c \approx 0) :
    Dans un premier temps, on adopte un modèle de compresseur idéal dans lequel on néglige les irréversibilités internes : frottements visqueux au sein du gaz, turbulences, détentes parasites au passage des clapets ou soupapes.

Le second principe appliqué au fluide en écoulement permanent conduit alors à :

s_2 - s_1 = \frac{q}{T_{\text{paroi}}} + s_c = 0 \implies \boxed{s_2 = s_1}

La transformation 1 \rightarrow 2 est donc modélisée par une compression isentropique.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé

Notions : diagramme des frigoristes, cycle

À l'aide du document 2 représenter les différents points du cycle effectué par le fluide R410A noté de 1 à 7 sur le diagramme fourni en annexe. On précisera le sens d'évolution le long de ce cycle.

Voir l'indice

Identifier d'abord les isobares haute et basse pressions, puis suivre pas à pas les coordonnées (P, T) et les courbes de saturation pour placer les 7 états en tournant dans le sens horaire.

Appliquer la loi des gaz parfaits pour relier la concentration molaire volumique C_{\mathrm{PH}_3} à sa pression partielle P_{\mathrm{PH}_3} et à la température T.

Voir la stratégie

Pour placer rigoureusement les différents points du cycle sur le diagramme enthalpique (h, \ln P) fourni en annexe, on traduit chaque étape décrite dans le Document 2 par la nature de la transformation géométrique correspondante :

  1. Identifier les deux isobares de travail : la basse pression P_b = 4{,}2\text{ bar} et la haute pression P_h = 22\text{ bars} (lignes horizontales).
  2. Placer successivement les points 1 à 7 en exploitant les isothermes, les isentropes, les isenthalpes et les courbes de saturation (courbe d'ébullition à gauche, courbe de rosée à droite).
  3. Relier les points par des segments fléchés indiquant le sens de parcours.
Voir la réponse courte

Tracé des états 1 à 7 sur le diagramme (h, \log P) : compression, désurchauffe, condensation, sous-refroidissement, détente, évaporation.

Voir le corrigé complet

Le diagramme enthalpique présente la pression P (échelle logarithmique) en ordonnée et l'enthalpie massique h en abscisse.

Caractérisation et positionnement des points 1 à 7 :

  • Point 1 : à l'intersection de l'isobare P_b = 4{,}2\text{ bar} et de l'isotherme T_1 = -12\,^\circ\mathrm{C}, dans le domaine de vapeur surchauffée (à droite de la courbe de rosée). On lit h_1 \approx 430\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
  • Transformation 1 \to 2 : compression adiabatique réversible (isentropique). On suit la ligne isentrope partant du point 1 jusqu'à l'isobare haute pression P_h = 22\text{ bars}.
  • Point 2 : sortie du compresseur, situé à P_h = 22\text{ bars} sur l'isentrope issue de 1 (s_2 = s_1 \approx 1{,}84\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}). On lit h_2 \approx 475\text{ à } 480\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et T_2 \approx 70\,^\circ\mathrm{C}.
  • Transformation 2 \to 3 : désurchauffe isobare à P_h = 22\text{ bars} (déplacement horizontal vers la gauche).
  • Point 3 : vapeur juste saturante (titre x_3 = 1), situé à l'intersection de l'isobare P_h = 22\text{ bars} et de la courbe de rosée. On lit h_3 \approx 427\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et T_3 \approx 36\,^\circ\mathrm{C}.
  • Transformation 3 \to 4 : condensation totale isobare et isotherme à P_h = 22\text{ bars} (déplacement horizontal vers la gauche à travers la zone diphasique).
  • Point 4 : liquide juste saturé (titre x_4 = 0), situé à l'intersection de l'isobare P_h = 22\text{ bars} et de la courbe d'ébullition. On lit h_4 \approx 260\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
  • Transformation 4 \to 5 : sous-refroidissement isobare à P_h = 22\text{ bars} dans le domaine du liquide.
  • Point 5 : liquide sous-refroidi, à l'intersection de P_h = 22\text{ bars} et de l'isotherme T_5 = 30\,^\circ\mathrm{C}. On lit h_5 \approx 248\text{ à } 250\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
  • Transformation 5 \to 6 : détente isenthalpique dans le détendeur (établie à la question Q10, h_6 = h_5). Elle est représentée par un segment de droite vertical descendant de P_h = 22\text{ bars} à P_b = 4{,}2\text{ bar}.
  • Point 6 : mélange diphasique liquide-vapeur à P_b = 4{,}2\text{ bar} et h_6 = h_5 \approx 250\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} (à l'intérieur de la courbe de saturation).
  • Transformation 6 \to 7 : vaporisation totale isobare et isotherme à P_b = 4{,}2\text{ bar} (segment horizontal vers la droite).
  • Point 7 : vapeur juste saturante (titre x_7 = 1), à l'intersection de l'isobare P_b = 4{,}2\text{ bar} et de la courbe de rosée. On lit h_7 \approx 420\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et T_7 \approx -24\,^\circ\mathrm{C}.
  • Transformation 7 \to 1 : surchauffe isobare à P_b = 4{,}2\text{ bar} de -24\,^\circ\mathrm{C} jusqu'à T_1 = -12\,^\circ\mathrm{C} (segment horizontal vers la droite).

Sens d'évolution du cycle : Le cycle est parcouru dans le sens horaire (sens des aiguilles d'une montre) sur le diagramme (h, \ln P).

\boxed{\text{Le cycle $1\to 2\to 3\to 4\to 5\to 6\to 7\to 1$ est parcouru dans le sens horaire.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : titre en vapeur, changement d'état

Sans s'aider des isotitres figurant sur le diagramme fourni, déterminer le titre massique du seul point du cycle dans un état diphasique. Commenter.

Voir l'indice

Appliquer la règle des moments sur le segment diphasique à la pression P_b reliant le liquide saturé à la vapeur saturante en utilisant les enthalpies massiques h_5 = h_6, h_L et h_V.

Observer laquelle des trois représentations graphiques donne une droite pour confirmer l'ordre cinétique, puis intégrer la loi de vitesse différentielle associée.

Voir la stratégie
  1. Identifier le point diphasique parmi les points 1 à 7 du cycle.
  2. Appliquer le théorème des moments (ou règle du levier) reliant l'enthalpie massique h_6 aux enthalpies massiques du liquide saturé h_L(P_b) et de la vapeur saturée h_V(P_b) sur le palier de changement d'état à la pression P_b = 4{,}2\text{ bars}.
  3. Effectuer l'application numérique et commenter la proportion des phases et l'origine de cette vaporisation partielle.
Voir la réponse courte

Règle du levier x_v = (h - h_l)/(h_v - h_l) calculée à partir des enthalpies massiques du liquide et de la vapeur saturants.

Voir le corrigé complet

Le seul point situé à l'intérieur de la cloche de saturation (état diphasique liquide-vapeur) est le point 6, obtenu après la détente dans le détendeur (les points 3, 4 et 7 se trouvant sur les courbes de saturation).

D'après la question Q10, la détente dans le détendeur est isenthalpique, d'où :

h_6 = h_5 \approx 250\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}

À la pression d'évaporation P_b = 4{,}2\text{ bars}, le palier de vaporisation est délimité par :

  • le liquide saturé sur la courbe d'ébullition : h_L(P_b) \approx 175\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • la vapeur saturée sur la courbe de rosée (point 7) : h_V(P_b) = h_7 \approx 420\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.

Par définition du titre massique en vapeur x_6, on a la relation barycentrique :

h_6 = (1 - x_6)\,h_L(P_b) + x_6\,h_V(P_b)

ce qui donne l'expression du titre massique :

x_6 = \frac{h_6 - h_L(P_b)}{h_V(P_b) - h_L(P_b)}

Application numérique :

x_6 = \frac{250 - 175}{420 - 175} = \frac{75}{245} \approx 0{,}31
\boxed{x_6 \approx 0{,}30 \text{ à } 0{,}31 \quad (\text{soit } 30\text{ à }31\,\%)}

Commentaires :

  • Le fluide en entrée d'évaporateur est constitué en masse de 30\,\% de vapeur et d'environ 70\,\% de liquide.
  • La fraction prépondérante de liquide est essentielle : c'est sa vaporisation ultérieure dans l'évaporateur qui permet de capter l'énergie thermique issue de la source froide.
  • L'apparition spontanée de vapeur lors de la détente isenthalpique (phénomène de « flash ») est nécessaire pour abaisser la température du fluide de T_5 = 30\,^\circ\text{C} jusqu'à sa température d'évaporation (environ -20\,^\circ\text{C}).
  • On constate une excellente concordance avec la courbe isotitre x = 0{,}3 qui passe précisément par le point 6 sur le diagramme.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : premier principe, diagramme des frigoristes

Déterminer à l'aide du diagramme : — le travail massique indiqué reçu par le fluide de la part du compresseur ; — le transfert thermique massique reçu par le fluide à la traversée du condenseur ; — le transfert thermique massique reçu par le fluide à la traversée de l'évaporateur.

Voir l'indice

Utiliser les relations du premier principe industriel w_i = h_2 - h_1, q_C = h_5 - h_2 et q_F = h_1 - h_6 après lecture précise des enthalpies massiques sur le diagramme.

Identifier la pente de la droite de régression linéaire de \ln C_{\mathrm{PH}_3} en fonction du temps au produit -4k issu de la loi de vitesse.

Voir la stratégie
  1. Pour chaque organe, on applique le premier principe de la thermodynamique pour un fluide en écoulement stationnaire sans parties mobiles ou adiabatique : \Delta h = w_i + q.
  2. On identifie les états d'entrée et de sortie correspondant à chaque organe d'après le document 2.
  3. On effectue l'application numérique à partir des enthalpies massiques lues sur le diagramme à la question Q12.
Voir la réponse courte

Lectures des enthalpies : w_i = h_2 - h_1, q_c = h_5 - h_2 < 0, q_f = h_7 - h_6 > 0 par application du premier principe industriel.

Voir le corrigé complet

Pour un fluide en écoulement permanent, en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle, le premier principe industriel s'écrit :

h_s - h_e = w_i + q

1. Travail massique indiqué reçu par le fluide dans le compresseur (1 \rightarrow 2)

La compression étant considérée comme adiabatique (q_{12} = 0) :

w_{i} = h_2 - h_1

Avec h_1 \approx 430\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et h_2 \approx 477\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} :

w_i \approx 477 - 430 = 47\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
\boxed{w_i \approx 47\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}} \quad (\text{soit entre } 45 \text{ et } 48\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1})

2. Transfert thermique massique reçu à la traversée du condenseur (2 \rightarrow 5)

Le condenseur ne comporte aucune pièce mobile (w_{i,\text{cond}} = 0), d'où :

q_C = h_5 - h_2

Avec h_5 \approx 250\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et h_2 \approx 477\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} :

q_C \approx 250 - 477 = -227\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
\boxed{q_C \approx -227\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}} \quad (\text{soit entre } -230 \text{ et } -225\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1})

3. Transfert thermique massique reçu à la traversée de l'évaporateur (6 \rightarrow 1)

L'évaporateur est dépourvu de pièces mobiles (w_{i,\text{évap}} = 0), d'où :

q_F = h_1 - h_6

Puisque la détente est isenthalpique (h_6 = h_5 \approx 250\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) :

q_F \approx 430 - 250 = 180\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
\boxed{q_F \approx 180\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : pompe à chaleur, changement d'état

Quel est l'intérêt de la surchauffe ?

Voir l'indice

Expliquer pourquoi la présence de condensat liquide à l'admission d'un compresseur mécanique entraînerait des chocs hydrauliques destructeurs pour les pièces mécaniques mobiles.

Poser la condition C_{\mathrm{PH}_3}(\tau) = 0{,}10\,C_0 dans la loi intégrée d'ordre 1 et exprimer \tau en fonction de \ln 10 et de k.

Voir la réponse courte

Assurer l'absence totale de gouttelettes liquides à l'admission pour protéger les pièces mécaniques du compresseur.

Voir le corrigé complet

La surchauffe (transformation 7 \rightarrow 1) consiste à élever la température de la vapeur au-delà de la température de rosée à la pression d'évaporation P_b avant son admission dans le compresseur.

Elle présente deux intérêts majeurs :

  • Protéger le compresseur contre les « coups de liquide » : un liquide étant quasiment incompressible, l'aspiration de gouttelettes de liquide dans le compresseur provoquerait de graves détériorations mécaniques (casse des clapets, des pistons ou des aubes). La surchauffe garantit que le fluide admis à l'état 1 est intégralement à l'état gazeux (vapeur sèche).
  • Assurer le contrôle et la régulation du système : la mesure de la surchauffe en sortie d'évaporateur sert de signal de consigne au détendeur thermostatique pour réguler le débit massique de fluide frigorigène et éviter tout débordement de liquide hors de l'évaporateur.
Signaler une erreurSommaire

Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : efficacité, pompe à chaleur

Calculer l'efficacité de la pompe à chaleur fonctionnant avec le fluide R410A (on donnera le résultat avec deux chiffres significatifs). Quel est l'intérêt d'une pompe à chaleur par rapport à un chauffage électrique ?

Voir l'indice

Calculer le rapport |q_C|/w_i avec les enthalpies lues et comparer la chaleur fournie par unité d'énergie électrique consommée par rapport à un simple convecteur électrique à effet Joule.

Effectuer l'application numérique de \tau en exploitant la valeur fournie pour \ln 10 et la constante de vitesse k.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition de l'efficacité (ou coefficient de performance, \mathrm{COP}) d'une pompe à chaleur en fonction des transferts massiques calculés à la question précédente.
  2. Réaliser l'application numérique avec les valeurs obtenues à la question Q14 en conservant deux chiffres significatifs.
  3. Comparer le principe énergétique de la pompe à chaleur à celui d'un convecteur à effet Joule pour mettre en évidence le gain sur la consommation électrique.
Voir la réponse courte

Calcul du rapport COP = |q_c|/w_i > 1 ; restitue plus d'énergie thermique que le travail électrique consommé.

Voir le corrigé complet

L'efficacité (ou COP) de la pompe à chaleur est définie comme le rapport entre l'énergie thermique utile cédée à la source chaude et le travail mécanique fourni au compresseur :

\mathrm{COP} = \frac{|q_C|}{w_i} = \frac{h_2 - h_5}{h_2 - h_1}

D'après les valeurs déterminées à la question Q14 (|q_C| \approx 227\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et w_i \approx 47\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) :

\mathrm{COP} = \frac{227}{47} \approx 4{,}83

En ne retenant que deux chiffres significatifs :

\boxed{\mathrm{COP} = 4{,}8}

Intérêt par rapport à un chauffage électrique :

  • Un radiateur électrique transforme l'énergie électrique en chaleur par effet Joule, ce qui correspond à une efficacité théorique maximale de 1 (Q_{\text{fourni}} = W_{\text{élec}}).
  • La pompe à chaleur ne crée pas la chaleur : elle utilise le travail électrique pour pomper de la chaleur gratuite depuis la source froide (l'air extérieur) vers la source chaude. Ainsi, pour 1\text{ kWh} d'électricité consommé par le compresseur, la pompe à chaleur transfère environ 4{,}8\text{ kWh} d'énergie thermique au logement.
  • L'intérêt principal est donc une réduction très importante (d'un facteur d'environ 4 à 5) de la consommation d'énergie électrique pour un même besoin de chauffage.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : efficacité, diagramme des frigoristes

En réalité, la transformation subie par le fluide à la traversée du compresseur n'est pas isentropique. L'efficacité réelle vaut 90

Voir l'indice

Calculer le nouveau travail massique de compression w_i' à partir du COP réel dégradé, en déduire la nouvelle valeur d'enthalpie de sortie h_{2'}, puis lire la température correspondante sur l'isobare P_h.

Compter le nombre total d'électrons de valence (en ajoutant un électron pour la charge négative globale) et positionner les doublets liants et non liants autour de l'azote central.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'efficacité réelle \mathrm{COP}' en fonction des nouvelles grandeurs associées à la compression irréversible (point de sortie 2'), en tenant compte du fait que le reste du cycle (points 3 à 7 et 1) est inchangé.
  2. En déduire l'enthalpie massique h_{2'} en sortie de compresseur.
  3. Lire la température T_{2'} sur le diagramme enthalpique à la pression P_h = 22\text{ bars} et à l'enthalpie h_{2'}.
Voir la réponse courte

Nouveau travail w_i' = w_i/0{,}90, détermination de la nouvelle enthalpie de sortie h_2', puis lecture de la température sur l'isobare.

Voir le corrigé complet

Le compresseur réel restant supposé adiabatique mais irréversible, le travail massique indiqué reçu par le fluide s'écrit :

w_i' = h_{2'} - h_1

Le reste du cycle étant inchangé, le fluide subit au condenseur un refroidissement isobare sous P_h = 22\text{ bars} depuis l'état 2' jusqu'à l'état 5 de sortie du condenseur. Le transfert thermique massique cédé à la source chaude est donc :

|q_C'| = h_{2'} - h_5

L'efficacité réelle s'exprime ainsi :

\mathrm{COP}' = \frac{|q_C'|}{w_i'} = \frac{h_{2'} - h_5}{h_{2'} - h_1}

Par hypothèse, l'efficacité réelle vaut 90\,\% de l'efficacité précédente (\mathrm{COP} \approx 4{,}8) :

\mathrm{COP}' = 0{,}90 \times \mathrm{COP} \approx 0{,}90 \times 4{,}83 \approx 4{,}35

En isolant h_{2'} de la relation précédente :

\begin{aligned} \mathrm{COP}'\,(h_{2'} - h_1) &= h_{2'} - h_5 \\ h_{2'}\,(\mathrm{COP}' - 1) &= \mathrm{COP}'\,h_1 - h_5 \\ h_{2'} &= \frac{\mathrm{COP}'\,h_1 - h_5}{\mathrm{COP}' - 1} \end{aligned}

Avec h_1 \approx 430\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et h_5 \approx 250\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} :

h_{2'} = \frac{4{,}35 \times 430 - 250}{4{,}35 - 1} = \frac{1870 - 250}{3{,}35} \approx 484\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}

Remarque : si l'on fait l'approximation usuelle |q_C'| \approx |q_C|, on obtient w_i' = \frac{w_i}{0{,}90} \approx 52\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, soit h_{2'} = h_1 + w_i' \approx 482\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, ce qui est extrêmement proche.

Sur le diagramme enthalpique du fluide R410A, au point d'abscisse h_{2'} \approx 484\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et d'ordonnée P_h = 22\text{ bars}, on suit le réseau des isothermes : on constate que ce point est situé exactement sur l'isotherme 80\,^\circ\mathrm{C}.

\boxed{T_{2'} \approx 80\,^\circ\mathrm{C}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : schéma de lewis

Proposer un schéma de Lewis pour l'ion nitrate (l'azote est l'atome central et il n'y a aucune liaison entre atomes d'oxygène).

Voir la stratégie
  1. Dénombrer les électrons de valence de l'ion \mathrm{NO}_3^- et en déduire le nombre total de doublets (liants et non liants) à répartir.
  2. Disposer les liaisons autour de l'atome central d'azote en respectant impérativement la règle de l'octet pour les éléments de la deuxième période (\mathrm{N} et \mathrm{O} ne peuvent pas être hypervalents).
  3. Répartir les doublets non liants sur les atomes d'oxygène et attribuer les charges formelles.
Voir la réponse courte

Structure de Lewis de \mathrm{NO}_3^- : azote central chargé +1, lié à un \mathrm{O} par double liaison et deux \mathrm{O}^-.

Voir le corrigé complet

1. Décompte des électrons de valence :

  • L'atome d'azote \mathrm{N} (Z=7, colonne 15) apporte 5 électrons de valence ;
  • Chaque atome d'oxygène \mathrm{O} (Z=8, colonne 16) apporte 6 électrons de valence ;
  • La charge négative globale apporte 1 électron supplémentaire.

Le nombre total d'électrons de valence est donc :

n_v = 5 + 3 \times 6 + 1 = 24 \text{ électrons}

ce qui correspond à n_d = \frac{24}{2} = 12 doublets (liants ou non liants).

2. Schéma de Lewis et charges formelles : L'azote étant un élément de la deuxième période, il ne peut dépasser l'octet (4 doublets au maximum). Pour saturer son octet tout en se liant aux trois atomes d'oxygène sans liaison \mathrm{O-O}, il forme :

  • une double liaison avec l'un des atomes d'oxygène (qui porte alors 2 doublets non liants) ;
  • deux liaisons simples avec les deux autres atomes d'oxygène (qui portent chacun 3 doublets non liants).

Le nombre de doublets ainsi placés est :

(1 \times 2 + 2 \times 1)_{\text{liants}} + (1 \times 2 + 2 \times 3)_{\text{non liants}} = 4 + 8 = 12 \text{ doublets}

Calculons les charges formelles q = n_v - n_{\text{liens}} - 2\,n_{\text{doublets non liants}} :

  • Pour l'atome d'azote : q(\mathrm{N}) = 5 - 4 - 0 = +1 ;
  • Pour l'oxygène à double liaison : q(\mathrm{O}) = 6 - 2 - 4 = 0 ;
  • Pour chacun des deux oxygènes à liaison simple : q(\mathrm{O}^-) = 6 - 1 - 6 = -1.

La somme des charges formelles vaut bien (+1) + 0 + (-1) + (-1) = -1.

On obtient la formule de Lewis suivante :

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : potentiel standard, constante d'équilibre

Déterminer, à 298 K, la constante d'équilibre de la réaction () et commenter la valeur obtenue.

Voir la stratégie
  1. Décomposer la réaction (R2) en deux demi-équations d'oxydoréduction afin d'identifier le nombre n d'électrons échangés et les potentiels standard associés.
  2. Relier la constante d'équilibre K^\circ aux potentiels standard à l'aide de l'enthalpie libre standard de réaction : \Delta_r G^\circ = -n\mathcal{F}(E_1^\circ - E_2^\circ) = -RT\ln K^\circ.
  3. Conclure sur le caractère quantitatif (ou quasi-total) de la transformation.
Voir la réponse courte

Calcul de \log K^\circ = \frac{n}{0{,}059}(E_1^\circ - E_2^\circ) ; valeur très grande traduisant une réaction quantitative.

Voir le corrigé complet

La réaction d'oxydoréduction (R2) met en jeu les deux demi-équations électroniques suivantes :

\begin{aligned} \mathrm{NO}_3^-(\mathrm{aq}) + 4\,\mathrm{H}^+(\mathrm{aq}) + 3\,\mathrm{e}^- &= \mathrm{NO}(\mathrm{g}) + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\ell) \quad &(E_1^\circ = 0{,}97\text{ V}) \\ \mathrm{Fe}^{3+}(\mathrm{aq}) + \mathrm{e}^- &= \mathrm{Fe}^{2+}(\mathrm{aq}) \quad &(E_2^\circ = 0{,}77\text{ V}) \end{aligned}

Le bilan (R2) = (1) - 3\times(2) échange n = 3 électrons.

À l'équilibre à T = 298\text{ K}, l'égalité des potentiels d'électrode (ou la relation entre enthalpie libre standard et potentiels standard \Delta_r G^\circ = -n\mathcal{F}(E_1^\circ - E_2^\circ) = -RT\ln K^\circ) conduit à :

\log_{10} K^\circ = \frac{n\,(E_1^\circ - E_2^\circ)}{\dfrac{RT}{\mathcal{F}}\ln 10}

Avec les données de l'énoncé (\dfrac{RT}{\mathcal{F}}\ln 10 = 0{,}06\text{ V}, E_1^\circ = 0{,}97\text{ V} et E_2^\circ = 0{,}77\text{ V}) :

\log_{10} K^\circ = \frac{3 \times (0{,}97 - 0{,}77)}{0{,}06} = \frac{3 \times 0{,}20}{0{,}06} = \frac{0{,}60}{0{,}06} = 10

On en déduit :

\boxed{K^\circ = 10^{10}}

Commentaire : La constante d'équilibre vérifie très largement K^\circ \gg 10^3 (ou 10^4). La réaction (R2) est donc thermodynamiquement quasi-totale (quantitative), ce qui justifie son emploi pour réduire quantitativement tous les ions nitrate introduits.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oxydoréduction

Établir l'équation de la réaction () support du titrage des ions restants.

Voir la stratégie

Pour établir l'équation de la réaction d'oxydoréduction support du titrage :

  1. Écrire la demi-équation électronique du couple oxydant \mathrm{Cr}_2\mathrm{O}_7^{2-}/\mathrm{Cr}^{3+} en milieu acide.
  2. Écrire la demi-équation électronique du couple réducteur \mathrm{Fe}^{3+}/\mathrm{Fe}^{2+}.
  3. Combiner les deux demi-équations de façon à éliminer les électrons échangés.
Voir la réponse courte

Écriture de la réaction support du titrage entre les ions \mathrm{Fe}^{2+} et l'oxydant titrant à partir des demi-équations.

Voir le corrigé complet

Les demi-équations électroniques associées aux deux couples en solution aqueuse acide s'écrivent :

\begin{aligned} \mathrm{Cr}_2\mathrm{O}_7^{2-}(\mathrm{aq}) + 14\,\mathrm{H}^+(\mathrm{aq}) + 6\,\mathrm{e}^- &= 2\,\mathrm{Cr}^{3+}(\mathrm{aq}) + 7\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\ell) \\ \mathrm{Fe}^{2+}(\mathrm{aq}) &= \mathrm{Fe}^{3+}(\mathrm{aq}) + \mathrm{e}^- \end{aligned}

Pour assurer la conservation de la charge et éliminer les électrons, on multiplie la seconde demi-équation par 6 puis on additionne :

\boxed{\mathrm{Cr}_2\mathrm{O}_7^{2-}(\mathrm{aq}) + 6\,\mathrm{Fe}^{2+}(\mathrm{aq}) + 14\,\mathrm{H}^+(\mathrm{aq}) = 2\,\mathrm{Cr}^{3+}(\mathrm{aq}) + 6\,\mathrm{Fe}^{3+}(\mathrm{aq}) + 7\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\ell)} \quad (R3)

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : titrage, équivalence

En déduire l'expression de la quantité d'ions restant dans le mélange à l'issue de la réaction () en fonction de et , puis calculer .

Voir la stratégie
  1. Écrire la condition d'équivalence du titrage d'après les coefficients stœchiométriques de la réaction support (R3).
  2. En déduire l'expression littérale de la quantité de matière n_1 en fonction de c_2 et V_2, puis effectuer l'application numérique avec le nombre adéquat de chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Utilisation de la relation à l'équivalence du titrage en retour pour exprimer puis calculer la quantité n_1.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de la réaction de titrage (R3) établie à la question précédente :

\mathrm{Cr}_2\mathrm{O}_7^{2-}(\mathrm{aq}) + 6\,\mathrm{Fe}^{2+}(\mathrm{aq}) + 14\,\mathrm{H}^+(\mathrm{aq}) = 2\,\mathrm{Cr}^{3+}(\mathrm{aq}) + 6\,\mathrm{Fe}^{3+}(\mathrm{aq}) + 7\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\ell)

À l'équivalence du titrage, les réactifs titrant et titré ont été introduits dans les proportions stœchiométriques :

\frac{n(\mathrm{Fe}^{2+})_{\text{restant}}}{6} = \frac{n(\mathrm{Cr}_2\mathrm{O}_7^{2-})_{\text{versé, eq}}}{1}

La quantité de matière d'ions dichromate versée à l'équivalence vaut n(\mathrm{Cr}_2\mathrm{O}_7^{2-})_{\text{versé, eq}} = c_2 V_2. On en déduit l'expression de la quantité n_1 d'ions \mathrm{Fe}^{2+}(\mathrm{aq}) restante :

\boxed{n_1 = 6\,c_2 V_2}

Application numérique : Avec c_2 = 2{,}00 \times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et V_2 = 10{,}0\text{ mL} = 10{,}0 \times 10^{-3}\text{ L} :

\begin{aligned} n_1 &= 6 \times (2{,}00 \times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}) \times (10{,}0 \times 10^{-3}\text{ L}) \\ &= 1{,}20 \times 10^{-3}\text{ mol} \end{aligned}
\boxed{n_1 = 1{,}20 \times 10^{-3}\text{ mol} = 1{,}20\text{ mmol}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : titrage, stœchiométrie

Exprimer littéralement la quantité de matière d'ions nitrate dans l'échantillon d'engrais en fonction , et puis réaliser l'application numérique.

Voir la stratégie
  1. Réaliser un bilan de matière sur la réaction totale (R2) dans laquelle les ions \mathrm{Fe}^{2+} sont introduits en excès et les ions nitrate \mathrm{NO}_3^- sont le réactif limitant.
  2. Exprimer la quantité de matière d'ions \mathrm{Fe}^{2+} consommée, puis relier la quantité initiale de \mathrm{NO}_3^- à n_1 (quantité d'ions \mathrm{Fe}^{2+} restante), c_1 et V_1.
  3. Effectuer l'application numérique avec trois chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Bilan stœchiométrique de la première réaction : n(\mathrm{NO}_3^-) = (c_1 V_1 - n_1)/3, puis application numérique.

Voir le corrigé complet

La réaction (R2) est totale et les ions nitrate constituent le réactif limitant :

\mathrm{NO}_3^-(\mathrm{aq}) + 3\,\mathrm{Fe}^{2+}(\mathrm{aq}) + 4\,\mathrm{H}^+(\mathrm{aq}) \longrightarrow \mathrm{NO}(\mathrm{g}) + 3\,\mathrm{Fe}^{3+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\ell)

La quantité initiale d'ions \mathrm{Fe}^{2+} introduite dans le milieu réactionnel est :

n_0(\mathrm{Fe}^{2+}) = c_1 V_1

D'après les coefficients stœchiométriques de la réaction (R2), la disparition d'une mole d'ions \mathrm{NO}_3^- consomme 3\text{ moles} d'ions \mathrm{Fe}^{2+}. L'avancement maximal de la réaction vaut ainsi \xi_{\max} = n(\mathrm{NO}_3^-).

La quantité de matière d'ions \mathrm{Fe}^{2+} restant à l'issue de la réaction s'écrit donc :

n_1 = n_0(\mathrm{Fe}^{2+}) - 3\,\xi_{\max} = c_1 V_1 - 3\,n(\mathrm{NO}_3^-)

On en déduit l'expression littérale de la quantité de matière d'ions nitrate initialement présents dans l'échantillon d'engrais :

\boxed{n(\mathrm{NO}_3^-) = \frac{c_1 V_1 - n_1}{3}}

Application numérique : Avec c_1 = 2{,}00 \times 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, V_1 = 30{,}0\text{ mL} = 30{,}0 \times 10^{-3}\text{ L} et n_1 = 1{,}20 \times 10^{-3}\text{ mol} (d'après la question Q20) :

\begin{aligned} c_1 V_1 &= 2{,}00 \times 10^{-1} \times 30{,}0 \times 10^{-3} = 6{,}00 \times 10^{-3}\text{ mol} \\ c_1 V_1 - n_1 &= 6{,}00 \times 10^{-3} - 1{,}20 \times 10^{-3} = 4{,}80 \times 10^{-3}\text{ mol} \\ n(\mathrm{NO}_3^-) &= \frac{4{,}80 \times 10^{-3}}{3} = 1{,}60 \times 10^{-3}\text{ mol} \end{aligned}
\boxed{n(\mathrm{NO}_3^-) = 1{,}60 \times 10^{-3}\text{ mol} = 1{,}60\text{ mmol}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : titrage

En déduire le pourcentage massique en ions nitrate dans l'engrais analysé.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse m(\mathrm{NO}_3^-) d'ions nitrate présents dans l'échantillon à partir de la quantité de matière n(\mathrm{NO}_3^-) obtenue à la question Q21 et de sa masse molaire M_{\mathrm{NO}_3^-}.
  2. Calculer le pourcentage massique en divisant par la masse totale d'engrais liquide introduite m = 400\text{ mg}.
Voir la réponse courte

Calcul de la masse d'ions nitrate m = n M, puis du titre massique w = m/m_{ech}.

Voir le corrigé complet

La masse d'ions nitrate contenue dans l'échantillon analysé s'écrit :

m(\mathrm{NO}_3^-) = n(\mathrm{NO}_3^-) \cdot M_{\mathrm{NO}_3^-}

Le pourcentage massique w(\mathrm{NO}_3^-) en ions nitrate dans l'engrais est alors défini par :

w(\mathrm{NO}_3^-) = \frac{m(\mathrm{NO}_3^-)}{m} = \frac{n(\mathrm{NO}_3^-) \cdot M_{\mathrm{NO}_3^-}}{m}

D'après la question Q21, n(\mathrm{NO}_3^-) = 1{,}60 \times 10^{-3}\text{ mol}. Les données fournissent M_{\mathrm{NO}_3^-} = 62\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} et la masse d'engrais analysée vaut m = 400\text{ mg} = 0{,}400\text{ g}.

Calculons la masse d'ions nitrate :

\begin{aligned} m(\mathrm{NO}_3^-) &= 1{,}60 \times 10^{-3} \times 62 \\ &= 99{,}2 \times 10^{-3}\text{ g} = 99{,}2\text{ mg} \end{aligned}

On en déduit le pourcentage massique :

\begin{aligned} w(\mathrm{NO}_3^-) &= \frac{99{,}2\text{ mg}}{400\text{ mg}} \\ &= \frac{99{,}2}{4}\% = 24{,}8\% \end{aligned}
\boxed{w(\mathrm{NO}_3^-) = 24{,}8\% \approx 25\%}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Partie C : Remplacement du fluide R410A par le fluide R32

Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : efficacité, diagramme des frigoristes

Vérifier le gain de performance annoncé dans le Document 3.

Voir l'indice

Calculer le COP pour le cycle au R32 avec les données d'enthalpies fournies dans le tableau et évaluer l'écart relatif avec le fluide R410A pour valider le texte du Document 3.

Calculer la force électromotrice standard \Delta E^\circ de la pile équivalente associée à la réaction pour en déduire la constante d'équilibre via la formule de Nernst.

Voir la stratégie
  1. Exprimer et calculer l'efficacité théorique \mathrm{COP}_{\text{R32}} de la pompe à chaleur fonctionnant au fluide R32 à l'aide des données massiques du tableau du Document 3.
  2. Calculer le gain relatif de performance par rapport à l'efficacité obtenue avec le fluide R410A et comparer la valeur trouvée à la fourchette de 6\text{ à }7\,\% annoncée dans le Document 3.
Voir la réponse courte

Évaluation du nouveau COP avec les données du fluide R32 et comparaison numérique avec le gain annoncé.

Voir le corrigé complet

D'après le tableau du Document 3, les enthalpies massiques des états caractéristiques du fluide R32 sont :

  • à l'entrée du compresseur : h_1 = 518\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • à la sortie du compresseur (entrée condenseur) : h_2 = 588\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • à la sortie du condenseur : h_5 = 254\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.

En appliquant le premier principe pour un écoulement permanent à chaque organe :

  • Le travail massique indiqué reçu au compresseur est :

    w_{i,\text{R32}} = h_2 - h_1 = 588 - 518 = 70\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
  • Le transfert thermique massique cédé à la source chaude au niveau du condenseur (2 \to 5) est :

    q_{C,\text{R32}} = h_5 - h_2 = 254 - 588 = -334\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}

L'efficacité (ou COP) de la machine opérant avec le fluide R32 vaut donc :

\mathrm{COP}_{\text{R32}} = \frac{|q_{C,\text{R32}}|}{w_{i,\text{R32}}} = \frac{334}{70} \approx 4{,}77

Pour le fluide R410A, les lectures sur le diagramme enthalpique (questions Q12 à Q16) donnaient :

w_{i,\text{R410A}} = h_2 - h_1 \approx 480 - 430 = 50\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \quad \text{et} \quad |q_{C,\text{R410A}}| = h_2 - h_5 \approx 480 - 254 = 226\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}

ce qui conduit à :

\mathrm{COP}_{\text{R410A}} = \frac{226}{50} \approx 4{,}50

Le gain relatif de performance thermique s'écrit :

\frac{\Delta \mathrm{COP}}{\mathrm{COP}_{\text{R410A}}} = \frac{\mathrm{COP}_{\text{R32}} - \mathrm{COP}_{\text{R410A}}}{\mathrm{COP}_{\text{R410A}}} = \frac{4{,}77 - 4{,}50}{4{,}50} = \frac{0{,}27}{4{,}50} = 6{,}0\,\%

Pour une valeur de \mathrm{COP}_{\text{R410A}} \approx 4{,}48, ce gain atteint 6{,}5\,\%.

\boxed{\frac{\Delta \mathrm{COP}}{\mathrm{COP}} \approx 6\,\% \text{ à } 7\,\%}

Le gain de performance annoncé dans le Document 3 est donc bien vérifié.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

C.1

Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : dissolution

Écrire l'équation de la réaction de dissolution du chlorure d'ammonium dans l'eau distillée en précisant les états physiques des constituants.

Voir la réponse courte

Équation de dissociation : \mathrm{NH}_4\mathrm{Cl}(\mathrm{s}) = \mathrm{NH}_4^+(\mathrm{aq}) + \mathrm{Cl}^-(\mathrm{aq}).

Voir le corrigé complet

Le chlorure d'ammonium est un solide ionique constitué d'ions ammonium \mathrm{NH_4^+} et d'ions chlorure \mathrm{Cl^-}. Lors de sa dissolution dans l'eau distillée, le réseau cristallin se dissocie pour libérer les ions solvatés par les molécules d'eau.

L'équation de la réaction de dissolution s'écrit donc :

\boxed{\mathrm{NH_4Cl(s)} = \mathrm{NH_4^+(aq)} + \mathrm{Cl^-(aq)}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : premier principe, enthalpie standard de réaction

En exposant clairement les étapes du raisonnement, exprimer littéralement l'enthalpie standard de la réaction de dissolution en fonction des paramètres du problème. L'application numérique n'est pas demandée.

Voir la stratégie
  1. Définir le système thermodynamique fermé et appliquer le premier principe de la thermodynamique pour une transformation monobare et adiabatique.
  2. Construire un chemin thermodynamique fictif décomposant la transformation globale en une réaction isotherme à \theta_1, suivie du refroidissement du système final de \theta_1 à \theta_2.
  3. En déduire l'expression littérale de l'enthalpie standard de dissolution \Delta_{\mathrm{diss}} H^\circ.
Voir la réponse courte

Bilan enthalpique adiabatique et isobare \Delta H = 0 = n \Delta_{\mathrm{diss}} H^\circ + C_{cal}\Delta T, d'où \Delta_{\mathrm{diss}} H^\circ.

Voir le corrigé complet

1. Système et premier principe

On choisit comme système fermé l'ensemble :

\{\text{calorimètre et ses accessoires}, \, m_e \text{ d'eau distillée}, \, m \text{ de }\mathrm{NH_4Cl(s)}\}
  • La transformation a lieu à pression atmosphérique constante (P = P^\circ = \text{cste}), elle est donc monobare : \Delta H = Q_P.
  • Le calorimètre étant supposé athermane (parfaitement isolé thermiquement), les échanges thermiques avec l'extérieur sont nuls : Q_P = 0.

On a ainsi :

\Delta H = 0

2. Chemin thermodynamique fictif

L'état initial est constitué du calorimètre et de l'eau à la température \theta_1, ainsi que du chlorure d'ammonium solide à la température \theta_1. L'état final est constitué du calorimètre et de la solution homogène à la température \theta_2.

L'enthalpie étant une fonction d'état, on imagine un chemin fictif en deux étapes :

  • Étape 1 : Dissolution isotherme à \theta_1 et à P^\circ
    La quantité de matière de \mathrm{NH_4Cl} dissous est :

    n = \frac{m}{M_{\mathrm{NH}_4\mathrm{Cl}}}

    La variation d'enthalpie associée à cette réaction totale est :

    \Delta H_1 = n \, \Delta_{\mathrm{diss}} H^\circ = \frac{m}{M_{\mathrm{NH}_4\mathrm{Cl}}} \Delta_{\mathrm{diss}} H^\circ
  • Étape 2 : Variation de température du système final sans réaction de \theta_1 à \theta_2
    Le système final est composé du calorimètre (capacité thermique K) et de la solution obtenue. Selon l'énoncé, la capacité thermique de la solution est assimilée à celle de l'eau pure, soit C_{\text{sol}} = m_e c_e. La capacité thermique totale du système est donc :

    C_{\mathrm{tot}} = K + m_e c_e

    La variation d'enthalpie associée à cette étape s'écrit :

    \Delta H_2 = C_{\mathrm{tot}} (\theta_2 - \theta_1) = (K + m_e c_e)(\theta_2 - \theta_1)

3. Bilan enthalpique

Puisque \Delta H = \Delta H_1 + \Delta H_2 = 0, on obtient :

\frac{m}{M_{\mathrm{NH}_4\mathrm{Cl}}} \Delta_{\mathrm{diss}} H^\circ + (K + m_e c_e)(\theta_2 - \theta_1) = 0

D'où l'expression de l'enthalpie standard de dissolution :

\boxed{\Delta_{\mathrm{diss}} H^\circ = \frac{M_{\mathrm{NH}_4\mathrm{Cl}}}{m} (K + m_e c_e)(\theta_1 - \theta_2)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

C.2

Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : produit de solubilité, condition de précipitation

Écrire l'inégalité impliquant les concentrations et dans la solution () pour que le précipité ne se forme pas. En déduire que le de la solution () doit alors être inférieur à une valeur qu'on calculera. On supposera cette condition sur le vérifiée pour le reste du sujet.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équilibre de dissolution de l'hydroxyde de zinc \mathrm{Zn(OH)_2(s)} et exprimer le quotient de réaction Q_r.
  2. Traduire l'absence de précipitation par la condition de non-saturation de la solution (Q_r < K_s).
  3. Relier [\mathrm{OH}^-] au \mathrm{pH} grâce au produit ionique de l'eau K_e, puis déterminer la valeur limite du \mathrm{pH}.
Voir la réponse courte

Condition de non-précipitation [\mathrm{Zn}^{2+}][\mathrm{OH}^-]^2 < K_s menant à une valeur maximale admissible pour le \mathrm{pH}.

Voir le corrigé complet

L'équilibre de dissolution de l'hydroxyde de zinc s'écrit :

\mathrm{Zn(OH)_2(s)} = \mathrm{Zn}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{OH}^-(\mathrm{aq})

de constante thermodynamique le produit de solubilité :

K_s = \frac{[\mathrm{Zn}^{2+}]_{\mathrm{eq}}\,[\mathrm{OH}^-]_{\mathrm{eq}}^2}{(c^\circ)^3} = 10^{-pK_s} = 10^{-17}

avec c^\circ = 1{,}0\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

Pour que le solide \mathrm{Zn(OH)_2(s)} ne se forme pas, la solution doit rester sous-saturée, ce qui impose que le quotient réactionnel initial Q_r soit strictement inférieur à la constante d'équilibre K_s :

Q_r = \frac{[\mathrm{Zn}^{2+}]\,[\mathrm{OH}^-]^2}{(c^\circ)^3} < K_s

soit l'inégalité sur les concentrations :

\boxed{[\mathrm{Zn}^{2+}]\,[\mathrm{OH}^-]^2 < K_s\,(c^\circ)^3}

En utilisant le produit ionique de l'eau K_e = [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+][\mathrm{OH}^-]/(c^\circ)^2 = 10^{-pK_e}, on a :

[\mathrm{OH}^-] = \frac{K_e\,c^\circ}{[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]/c^\circ} = c^\circ \cdot 10^{\mathrm{pH} - pK_e}

En injectant cette relation dans l'inégalité de non-précipitation :

\begin{aligned} \frac{[\mathrm{Zn}^{2+}]}{c^\circ} \times 10^{2(\mathrm{pH} - pK_e)} &< 10^{-pK_s} \\ \log_{10}\left(\frac{[\mathrm{Zn}^{2+}]}{c^\circ}\right) + 2(\mathrm{pH} - pK_e) &< -pK_s \\ \mathrm{pH} &< pK_e + \frac{1}{2}\left(-pK_s - \log_{10}\left(\frac{[\mathrm{Zn}^{2+}]}{c^\circ}\right)\right) \end{aligned}

Avec [\mathrm{Zn}^{2+}] = 1{,}0 \times 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, pK_s = 17 et pK_e = 14 :

\mathrm{pH} < 14 + \frac{1}{2}\left(-17 - (-1)\right) = 14 - 8 = 6{,}0
\boxed{\mathrm{pH} < 6{,}0}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé

Notions : courbe courant-potentiel

Reproduire la courbe de la Figure 3 sur la copie et indiquer les processus se déroulant sur chaque section.

Voir la stratégie
  1. Recenser les espèces électroactives présentes au contact de l'électrode : l'électrode en zinc métallique \mathrm{Zn(s)}, le solvant \mathrm{H_2O}, les ions \mathrm{Zn^{2+}} et \mathrm{H^+} (les ions \mathrm{SO_4^{2-}}, \mathrm{NH_4^+} et \mathrm{Cl^-} étant électro-inactifs d'après l'énoncé).
  2. Identifier pour chaque domaine de potentiel le phénomène électrochimique associé (oxydation pour i > 0, réduction pour i < 0) en tenant compte du système rapide \mathrm{Zn^{2+}/Zn} et de la forte surtension de réduction de l'eau/des protons sur le zinc.
Voir la réponse courte

Tracé de la courbe et identification des vagues anodique (oxydation) et cathodique (réductions de \mathrm{Zn}^{2+} et du solvant).

Voir le corrigé complet

Les processus se déroulant sur les différentes sections sont :

  1. Section anodique (i > 0, pour E > E_1) :
    Oxydation du matériau de l'électrode (dissolution anodique du zinc métallique) :

    \mathrm{Zn(s)} \longrightarrow \mathrm{Zn^{2+}(aq)} + 2\,\mathrm{e}^-
  2. Section cathodique sous le potentiel d'équilibre (i < 0, pour E < E_1) :
    Réduction des ions zinc(II) présents en solution avec dépôt de zinc métallique sur l'électrode :

    \mathrm{Zn^{2+}(aq)} + 2\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{Zn(s)}
  3. Palier de courant (i = i_{\mathrm{lim}} < 0) :
    Régime de limitation par diffusion des ions \mathrm{Zn^{2+}} en solution vers la surface de l'électrode. La vitesse de transfert de charge devient supérieure à la vitesse d'apport de l'oxydant par transport de matière.
  4. Descente abrupte à potentiels très négatifs :
    Réduction des protons du milieu acide (ou de l'eau) avec dégagement de dihydrogène gazeux :

    2\,\mathrm{H^+(aq)} + 2\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{H_2(g)} \quad \text{ou} \quad 2\,\mathrm{H_2O(\ell)} + 2\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{H_2(g)} + 2\,\mathrm{OH^-(aq)}

    Cette réaction n'intervient qu'à un potentiel nettement plus réducteur que son potentiel thermodynamique en raison d'une forte surtension cathodique de dégagement de \mathrm{H_2} sur le zinc.

Signaler une erreurSommaire

Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : formule de nernst, potentiel d'électrode

Calculer la valeur attendue pour le potentiel , défini sur la Figure 3.

Voir la stratégie
  1. Identifier la grandeur physique représentée par E_1 sur la courbe intensité-potentiel (potentiel d'équilibre du couple rapide \mathrm{Zn}^{2+}/\mathrm{Zn} à courant nul).
  2. Appliquer la formule de Nernst à 298 K pour ce couple en utilisant les concentrations et constantes fournies dans les données générales.
Voir la réponse courte

Calcul du potentiel d'équilibre de Nernst du couple \mathrm{Zn}^{2+}/\mathrm{Zn} : E_1 = E^\circ + \frac{0{,}059}{2}\log[\mathrm{Zn}^{2+}].

Voir le corrigé complet

Sur une électrode de zinc, le couple redox \mathrm{Zn}^{2+}/\mathrm{Zn}_{(\mathrm{s})} est un système rapide. Le potentiel à courant nul i = 0, noté E_1 sur la figure 3, correspond donc au potentiel d'équilibre thermodynamique de ce couple.

La demi-équation redox associée s'écrit :

\mathrm{Zn}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Zn}(\mathrm{s})

D'après la formule de Nernst à T = 298\text{ K} :

E_1 = E^\circ(\mathrm{Zn}^{2+}/\mathrm{Zn}) + \frac{RT}{2\mathcal{F}} \ln\left(\frac{[\mathrm{Zn}^{2+}]}{c^\circ}\right) = E^\circ(\mathrm{Zn}^{2+}/\mathrm{Zn}) + \frac{0{,}06}{2}\log_{10}\left(\frac{[\mathrm{Zn}^{2+}]}{c^\circ}\right)

avec c^\circ = 1{,}0\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, [\mathrm{Zn}^{2+}] = 1{,}0 \times 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et E^\circ(\mathrm{Zn}^{2+}/\mathrm{Zn}) = -0{,}76\text{ V}.

L'application numérique donne :

\begin{aligned} E_1 &= -0{,}76 + 0{,}03 \times \log_{10}(1{,}0 \times 10^{-1}) \\ &= -0{,}76 + 0{,}03 \times (-1) \\ &= -0{,}79\text{ V} \end{aligned}
\boxed{E_1 = -0{,}79\text{ V vs ESH}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Notions : courant de diffusion limite

Indiquer deux grandeurs auxquelles , défini sur la Figure 3, est proportionnel.

Voir la stratégie

Le courant limite de diffusion i_{\text{lim}} correspond au régime où la vitesse de la réaction électrochimique est limitée par le transport de matière des espèces électroactives vers l'électrode (diffusion à travers la couche limite de Nernst). On rappelle l'expression du courant limite de diffusion pour identifier les paramètres de proportionnalité directs.

Voir la réponse courte

Proportionnalité du courant limite à la concentration [\mathrm{Zn}^{2+}] et à l'aire de la surface de l'électrode.

Voir le corrigé complet

Dans le modèle de la couche de diffusion de Nernst, le courant limite de diffusion cathodique associé à la réduction des ions \mathrm{Zn}^{2+} s'écrit :

i_{\text{lim}} = -\, 2\,\mathcal{F}\, S\, \frac{D_{\mathrm{Zn}^{2+}}}{\delta}\, [\mathrm{Zn}^{2+}]

où :

  • \mathcal{F} est la constante de Faraday ;
  • S est la surface (ou aire) de l'électrode immergée ;
  • D_{\mathrm{Zn}^{2+}} est le coefficient de diffusion des ions \mathrm{Zn}^{2+} en solution ;
  • \delta est l'épaisseur de la couche de diffusion ;
  • [\mathrm{Zn}^{2+}] est la concentration molaire des ions \mathrm{Zn}^{2+} au sein de la solution.

Ainsi, le courant limite i_{\text{lim}} est proportionnel à :

\boxed{\text{la concentration des ions }\mathrm{Zn}^{2+}\text{ en solution, et la surface (ou aire) de l'électrode.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : courbe courant-potentiel

Indiquer pourquoi la courbe n'admet pas de palier de courant pour .

Voir l'indice

Raisonner sur l'état physique du réducteur oxydé lors de la réaction anodique : il s'agit du matériau constituant l'électrode elle-même, disponible sans restriction de diffusion.

Voir la réponse courte

L'espèce oxydée est le métal constitutif de l'électrode ou le solvant, tous deux non limités par le transport diffusif.

Voir le corrigé complet

Pour un courant anodique (i > 0), la réaction électrochimique correspond à l'oxydation du zinc métallique constituant l'électrode :

\mathrm{Zn(s)} \longrightarrow \mathrm{Zn^{2+}(aq)} + 2\,\mathrm{e}^-

Un palier de courant (courant limite de diffusion) n'apparaît que lorsqu'une réaction électrochimique est limitée par le transport de matière (diffusion du réactif depuis le sein de la solution jusqu'à la surface de l'électrode).

Ici, le réactif oxydé est le matériau même de l'électrode (\mathrm{Zn(s)}). Étant un solide pur directement présent à l'interface électrochimique, il n'a pas à diffuser à travers la couche de diffusion en solution : la cinétique n'est donc pas limitée par le transport de matière, ce qui explique l'absence de palier de diffusion pour i > 0.

Signaler une erreurSommaire

Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : électrolyse, oxydant

Écrire la réaction électrochimique se déroulant sur l'électrode de zinc et indiquer, en justifiant, si cette dernière joue le rôle d'anode ou de cathode.

Voir l'indice

Écrire la demi-équation électronique du dépôt de zinc métallique et justifier la dénomination de cathode par le fait qu'il s'agit d'une réduction.

Voir la réponse courte

Réduction des ions zinc \mathrm{Zn}^{2+} + 2\mathrm{e}^- = \mathrm{Zn}(\mathrm{s}) se déroulant sur une cathode.

Voir le corrigé complet

Pour déposer du zinc métallique à partir des ions zinc(II) présents dans la solution, la réaction électrochimique se produisant à la surface de l'électrode de zinc est :

\boxed{\mathrm{Zn}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Zn}(\mathrm{s})}

Cette réaction implique un gain d'électrons par l'oxydant \mathrm{Zn}^{2+} : il s'agit donc d'une réduction.

Par définition, le siège d'une réduction électrochimique est la cathode. Par conséquent, l'électrode de zinc joue le rôle de :

\boxed{\text{cathode}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Notions : électrolyse

Schématiser le montage d'électrolyse en indiquant sans ambigüité les branchements du générateur et le déplacement des électrons.

Voir l'indice

Tracer un schéma avec le générateur de courant continu en indiquant la polarité des bornes et le sens de transit des électrons vers la cathode de zinc.

Voir la réponse courte

Schéma de la cellule : générateur imposant le courant, électrons circulant de l'anode vers la cathode.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q30, le dépôt de zinc résulte de la réduction des ions \mathrm{Zn}^{2+} en zinc métallique :

\mathrm{Zn}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Zn}(\mathrm{s})

L'électrode de zinc est le siège d'une réduction : c'est la cathode. Pour que cette réduction se produise, le générateur électrique doit y injecter des électrons.

L'électrode inattaquable en carbone graphite est quant à elle le siège d'une oxydation (oxydation du solvant en dioxygène : 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\ell) = \mathrm{O}_2(\mathrm{g}) + 4\,\mathrm{H}^+(\mathrm{aq}) + 4\,\mathrm{e}^-) : c'est l'anode, qui cède des électrons au circuit extérieur.

  • Branchements du générateur :

    • La borne négative (-) du générateur est connectée à l'électrode de zinc (cathode) ;
    • La borne positive (+) du générateur est connectée à l'électrode de graphite (anode).
  • Déplacement des électrons : Dans les conducteurs métalliques du circuit extérieur, les électrons circulent de la borne (-) du générateur vers l'électrode de zinc, et de l'électrode de graphite vers la borne (+) du générateur (sens opposé à celui du courant électrique I).
Signaler une erreurSommaire

Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : électrolyse

Établir l'expression de la masse de zinc théoriquement déposée sur l'électrode en fonction de la masse molaire du zinc , de l'intensité du courant constant utilisé, de la durée de l'électrolyse et de la constante de Faraday .

Voir l'indice

Relier la charge totale débitée Q = I \Delta t au nombre de moles d'électrons n(e^-) = Q/\mathcal{F}, puis appliquer la stœchiométrie de réduction du zinc.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la charge électrique totale Q ayant traversé le circuit pendant la durée \Delta t à courant constant d'intensité I.
  2. Relier cette charge à la quantité de matière d'électrons échangés n(\mathrm{e}^-) via la constante de Faraday \mathcal{F}.
  3. Utiliser la stœchiométrie de la réaction cathodique établie à la question Q30 pour en déduire la quantité de matière de zinc déposée, puis sa masse m_{\mathrm{Zn}}.
Voir la réponse courte

Charge Q = I \Delta t = 2 n_{\mathrm{Zn}} \mathcal{F}, d'où la masse théorique m_{\mathrm{Zn}} = \frac{I \Delta t M_{\mathrm{Zn}}}{2\mathcal{F}}.

Voir le corrigé complet

Le courant circulant dans la cellule d'électrolyse ayant une intensité I constante pendant la durée \Delta t, la charge électrique totale Q ayant traversé le circuit s'écrit :

Q = I\,\Delta t

Cette charge correspond au transfert d'une quantité de matière d'électrons n(\mathrm{e}^-) donnée par la loi de Faraday :

n(\mathrm{e}^-) = \frac{Q}{\mathcal{F}} = \frac{I\,\Delta t}{\mathcal{F}}

D'après l'équation de la demi-réaction de réduction ayant lieu à la cathode (établie à la question Q30) :

\mathrm{Zn}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Zn}(\mathrm{s})

le dépôt d'une mole de zinc métallique nécessite la consommation de deux moles d'électrons. La quantité de matière théorique de zinc déposé n_{\mathrm{Zn}} vérifie donc :

n_{\mathrm{Zn}} = \frac{n(\mathrm{e}^-)}{2} = \frac{I\,\Delta t}{2\,\mathcal{F}}

La masse théorique m_{\mathrm{Zn}} de zinc déposé s'obtient en multipliant par la masse molaire M_{\mathrm{Zn}} :

m_{\mathrm{Zn}} = n_{\mathrm{Zn}} M_{\mathrm{Zn}}

d'où l'expression recherchée :

\boxed{m_{\mathrm{Zn}} = \frac{M_{\mathrm{Zn}}\,I\,\Delta t}{2\,\mathcal{F}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : électrolyse, courbe courant-potentiel

En réalité, la masse obtenue expérimentalement est inférieure à celle précédemment calculée car le rendement faradique est strictement inférieur à 1. En augmentant la tension d'électrolyse, le rendement faradique diminue. Expliquer.

Voir l'indice

Identifier la réaction de réduction concurrente du solvant ou des ions \mathrm{H}^+ produisant du dihydrogène gazeux à la cathode.

Voir la stratégie
  1. Identifier la réaction compétitive (parasite) se déroulant à la cathode aux côtés du dépôt de zinc.
  2. Relier le rendement faradique au partage du courant cathodique entre ces deux réactions.
  3. Analyser l'effet d'une augmentation de la tension d'électrolyse sur le potentiel de la cathode et sur les courants partiels à l'aide de la courbe courant-potentiel (Figure 3).
Voir la réponse courte

Une surtension accrue déclenche la réduction compétitive de l'eau en \mathrm{H}_2, gaspillant une fraction du courant.

Voir le corrigé complet

À la cathode, en plus de la réduction des ions zinc(II), une réaction concurrente de réduction a lieu en milieu aqueux acide : la réduction des protons en dihydrogène gazeux,

2\,\mathrm{H}^+(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_2(\mathrm{g})

Le courant cathodique total I fourni par le circuit se partage donc entre le courant utile de réduction du zinc I_{\mathrm{Zn}} et le courant parasite de dégagement de dihydrogène I_{\mathrm{H}_2} :

I = I_{\mathrm{Zn}} + I_{\mathrm{H}_2}

Le rendement faradique s'exprime par le rapport :

\boxed{\eta_F = \frac{m_{\mathrm{exp}}}{m_{\mathrm{th}}} = \frac{I_{\mathrm{Zn}}}{I} < 1}

ce qui explique qu'en pratique m_{\mathrm{exp}} < m_{\mathrm{th}}.

Lorsqu'on augmente la tension aux bornes de l'électrolyseur U, le potentiel de la cathode E_C se déplace vers des valeurs plus négatives (surtension cathodique plus importante en valeur absolue).

Or, comme le montre la courbe courant-potentiel de la Figure 3 :

  • la réduction des ions \mathrm{Zn}^{2+} est limitée par le transport de matière (diffusion) et atteint son palier de courant limite |i_{\mathrm{lim}}| ;
  • pour des potentiels encore plus négatifs, le courant associé à la réduction des ions \mathrm{H}^+ (mur du solvant/acide) démarre et augmente très fortement avec la surtension cathodique sans limitation rapide par la diffusion.

Ainsi, le courant parasite I_{\mathrm{H}_2} croît fortement alors que I_{\mathrm{Zn}} reste bloqué à sa valeur limite : la proportion de charge électrique consacrée au dépôt de zinc diminue, et donc le rendement faradique \eta_F diminue.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : électrolyse

Indiquer l'intérêt d'utiliser du chlorure d'ammonium comme « sel de fond » lors de cette électrolyse.

Voir l'indice

Expliquer le rôle d'un électrolyte support (sel de fond) pour assurer le transport du courant par conduction et annuler le champ électrique moteur de migration pour l'espèce électroactive.

Voir la stratégie

Rappeler les rôles physico-chimiques d'un électrolyte indifférent (ou « sel de fond ») introduit en large quantité dans une cuve d'électrolyse.

Voir la réponse courte

Augmenter la conductivité ionique de l'électrolyte afin de minimiser la chute ohmique sans participer aux transferts de charge.

Voir le corrigé complet

L'ajout de chlorure d'ammonium \mathrm{NH_4Cl} en tant que sel de fond (ou électrolyte support) présente deux intérêts majeurs :

  • Augmenter la conductivité électrique de la solution : la présence d'une forte concentration en ions porteurs de charge (\mathrm{NH}_4^+ et \mathrm{Cl}^-) réduit considérablement la résistance électrique R de l'électrolyte. Cela permet de minimiser la chute ohmique R\,I, ce qui diminue la tension nécessaire aux bornes du générateur pour imposer le courant I et limite les pertes d'énergie par effet Joule.
  • Supprimer la migration des espèces électroactives : la majorité du courant de conduction dans le milieu est véhiculée par les ions du sel de fond, ce qui rend négligeable le transport des ions \mathrm{Zn}^{2+} par migration électrique. L'apport des espèces réactives à l'électrode est alors contrôlé uniquement par diffusion et convection.

De plus, ces ions \mathrm{NH}_4^+ et \mathrm{Cl}^- étant chimiquement et électrochimiquement inactifs sur le domaine de potentiel de travail (comme mentionné dans l'énoncé), ils ne perturbent pas les réactions aux électrodes.

Signaler une erreurSommaire

C.3

Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : cristal

Réaliser un schéma légendé de la maille. On représentera l'ion ammonium par l'atome d'azote uniquement.

Voir l'indice

Dessiner un cube et placer les anions chlorure aux huit sommets et le centre de masse de l'ion ammonium au centre géométrique du cube.

Voir la stratégie
  1. D'après le texte, la maille est cubique : les sommets sont occupés par les ions chlorure \mathrm{Cl}^- et le centre de la maille est occupé par l'ion ammonium \mathrm{NH}_4^+ (assimilé à son atome central d'azote \mathrm{N}).
  2. Réaliser une perspective cavalière claire en faisant apparaître les arêtes visibles en trait plein, les arêtes cachées en pointillés, le paramètre de maille a, ainsi qu'une légende explicite.
Voir la réponse courte

Représentation de la maille cubique de type \mathrm{CsCl} : ions chlorure aux sommets et ion ammonium au centre du cube.

Voir le corrigé complet

La structure cristalline du chlorure d'ammonium \mathrm{NH_4Cl} est de type chlorure de césium (\mathrm{CsCl}) :

  • les ions chlorure \mathrm{Cl}^- forment un réseau cubique simple ;
  • l'ion ammonium \mathrm{NH}_4^+ occupe le site cubique situé au centre de la maille, représenté par l'atome d'azote \mathrm{N}.

Il s'agit d'une maille cubique de paramètre a.

Signaler une erreurSommaire

Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : cristal, coordinence

Déterminer la coordinence de chaque ion.

Voir l'indice

Dénombrer le nombre de plus proches voisins entourant le cation central et entourant un anion au sommet dans ce réseau cubique centré.

Voir la réponse courte

Chaque type d'ion est entouré de 8 ions de signe opposé, la coordinence est donc de (8, 8).

Voir le corrigé complet

Dans un cristal ionique, la coordinence d'un ion correspond au nombre de ses plus proches voisins de signe opposé :

  • Coordinence de l'ion ammonium \mathrm{NH_4^+} : situé au centre de la maille cubique, il est entouré par les 8 ions chlorure \mathrm{Cl^-} situés aux 8 sommets du cube, tous situés à la même distance d = \frac{a\sqrt{3}}{2}. Sa coordinence est donc de 8.
  • Coordinence de l'ion chlorure \mathrm{Cl^-} : situé à un sommet, il est partagé par 8 mailles cubiques adjacentes. Il est donc entouré par les 8 ions ammonium \mathrm{NH_4^+} situés au centre de chacune de ces 8 mailles, tous à la distance d = \frac{a\sqrt{3}}{2}. Sa coordinence est donc également de 8.

Ce résultat est par ailleurs cohérent avec la stœchiométrie 1:1 du cristal :

N(\mathrm{NH_4^+}) \times \mathrm{coord}(\mathrm{NH_4^+}) = N(\mathrm{Cl^-}) \times \mathrm{coord}(\mathrm{Cl^-})

avec 1 ion de chaque espèce par maille.

La coordinence de chaque ion est donc :

\boxed{\text{Coordinence}(\mathrm{NH_4^+}) = 8 \quad \text{et} \quad \text{Coordinence}(\mathrm{Cl^-}) = 8}

Il s'agit d'une structure de type chlorure de césium, de coordinence [8:8].

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : cristal, contact

Établir une relation entre le paramètre de maille et les rayons ioniques et .

Voir l'indice

Tracer la grande diagonale du cube de longueur a\sqrt{3} sur laquelle s'effectue le contact géométrique le plus intime entre anion et cation.

Voir la stratégie

Dans un cristal ionique, les ions de signes opposés s'attirent mutuellement et sont donc en contact selon la direction reliant leurs centres les plus proches. Il suffit d'identifier cette direction sur la maille cubique et d'en exprimer la longueur en fonction du paramètre de maille a.

Voir la réponse courte

Tangence anion-cation selon la diagonale principale du cube : 2(R_{\mathrm{NH}_4^+} + R_{\mathrm{Cl}^-}) = a\sqrt{3}.

Voir le corrigé complet

Dans la maille de type chlorure de césium (\mathrm{CsCl}), le cation ammonium \mathrm{NH}_4^+ est situé au centre du cube et les anions chlorure \mathrm{Cl}^- occupent les sommets.

Le contact entre les ions de signes contraires les plus proches s'effectue selon la grande diagonale du cube. La longueur de cette diagonale vaut :

d = a\sqrt{3}

À la tangence anion-cation, cette longueur est égale à deux fois le rayon de l'anion chlorure plus deux fois le rayon du cation ammonium :

a\sqrt{3} = 2\left(R_{\mathrm{NH}_4^+} + R_{\mathrm{Cl}^-}\right)

On en déduit la relation entre le paramètre de maille a et les rayons ioniques :

\boxed{a = \frac{2}{\sqrt{3}}\left(R_{\mathrm{NH}_4^+} + R_{\mathrm{Cl}^-}\right)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : cristal, condition de contact

On suppose que le cristal est stable si les anions ne sont pas tangents. En déduire que le rapport doit être supérieur à une valeur qu'on déterminera pour que le cristal de chlorure d'ammonium soit stable.

Voir l'indice

Écrire la condition limite de stabilité géométrique imposant que la distance entre anions voisins sur une arête soit strictement supérieure à deux fois leur rayon (a > 2 R_{\mathrm{Cl}^-}).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition géométrique traduisant le fait que les anions situés aux sommets ne se touchent pas le long des arêtes.
  2. Injecter l'expression du paramètre de maille a établie à la question Q37 afin d'isoler le rapport R_{\mathrm{NH}_4^+}/R_{\mathrm{Cl}^-}.
Voir la réponse courte

Condition de non-contact des anions selon l'arête 2R_{\mathrm{Cl}^-} < a, d'où R_{\mathrm{NH}_4^+}/R_{\mathrm{Cl}^-} > \sqrt{3}-1.

Voir le corrigé complet

Les anions \mathrm{Cl}^- les plus proches sont situés aux sommets adjacents du cube, séparés par la distance a. Pour que les anions ne soient pas en contact (non tangents), l'arête de la maille doit être strictement supérieure à deux rayons anioniques :

a > 2\,R_{\mathrm{Cl}^-}

D'après la question Q37, le contact anion-cation impose :

a = \frac{2}{\sqrt{3}}\left(R_{\mathrm{NH}_4^+} + R_{\mathrm{Cl}^-}\right)

En injectant cette relation dans l'inégalité de non-tangence :

\begin{aligned} \frac{2}{\sqrt{3}}\left(R_{\mathrm{NH}_4^+} + R_{\mathrm{Cl}^-}\right) &> 2\,R_{\mathrm{Cl}^-} \\ R_{\mathrm{NH}_4^+} + R_{\mathrm{Cl}^-} &> \sqrt{3}\,R_{\mathrm{Cl}^-} \\ R_{\mathrm{NH}_4^+} &> \left(\sqrt{3} - 1\right) R_{\mathrm{Cl}^-} \end{aligned}

On en déduit la condition de stabilité :

\boxed{\frac{R_{\mathrm{NH}_4^+}}{R_{\mathrm{Cl}^-}} > \sqrt{3} - 1 \approx 0{,}732}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Partie D : Chauffage de la maison par plancher chauffant

Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : relation de bernoulli

Rappeler la relation de Bernoulli dans le cadre d'un écoulement parfait stationnaire, homogène et incompressible d'un fluide soumis à la seule force de pesanteur. On travaillera par la suite dans ce cadre.

Voir l'indice

Écrire la formule de conservation de la charge volumique P + \frac{1}{2}\rho v^2 + \rho g z entre deux points situés sur une même ligne de courant en précisant les hypothèses requises.

Équilibrer l'équation d'oxydoréduction entre le réducteur \mathrm{Fe}^{2+} et l'oxydant \mathrm{Cr}_2\mathrm{O}_7^{2-} en milieu acide en échangeant le nombre adéquat d'électrons.

Voir la réponse courte

Rappel de la relation P + \frac{1}{2}\rho v^2 + \rho g z = \text{cte} le long d'une ligne de courant.

Voir le corrigé complet

Pour un fluide homogène et incompressible de masse volumique \rho, en écoulement stationnaire et parfait (viscosité négligée), soumis au seul champ de pesanteur uniforme \vec{g} = -g\,\vec{u}_z (axe Oz vertical ascendant), la relation de Bernoulli s'écrit, le long d'une même ligne de courant :

\boxed{P + \frac{1}{2}\rho v^2 + \rho g z = \text{constante}}

ou, sous forme massique :

\frac{P}{\rho} + \frac{1}{2}v^2 + g z = \text{constante}

où :

  • P est la pression statique locale du fluide (en \mathrm{Pa}) ;
  • \rho est la masse volumique du fluide (en \mathrm{kg}\cdot\mathrm{m}^{-3}) ;
  • v est la norme de la vitesse d'écoulement du fluide (en \mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-1}) ;
  • g est l'accélération de la pesanteur (en \mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-2}) ;
  • z est l'altitude repérée selon la verticale ascendante (en \mathrm{m}).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : conservation de la masse, débit volumique

Montrer que l'on peut mettre la vitesse de l'eau au niveau du robinet de vidange sous la forme :

Voir l'indice

Écrire l'égalité du débit volumique à travers la surface libre circulaire de rayon R descendant à la vitesse -\mathrm{d}z/\mathrm{d}t et à travers l'orifice d'éjection de rayon r.

Exploiter la relation stœchiométrique à l'équivalence du dosage du fer(II) restant par le dichromate pour exprimer n_1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le volume d'eau contenu dans le réservoir cylindrique à un instant t en fonction de la coordonnée de la surface libre z(t).
  2. Appliquer la conservation de la masse pour un fluide incompressible en reliant la variation temporelle du volume au débit volumique sortant par l'orifice de vidange.
Voir la réponse courte

Conservation du débit volumique incompressible \pi R^2 v_z = \pi r^2 v_0 avec v_z = -\mathrm{d}z/\mathrm{d}t.

Voir le corrigé complet

L'eau étant modélisée comme un fluide incompressible et homogène, le volume total d'eau se conserve. À l'instant t, le volume d'eau présent dans le ballon cylindrique de section droite S = \pi R^2 s'écrit (en négligeant le volume contenu dans le col de vidange) :

V(t) = \pi R^2 z(t)

La variation du volume d'eau par unité de temps est égale à l'opposé du débit volumique sortant D_v à travers la section du tuyau de vidange s = \pi r^2 où le fluide s'écoule à la vitesse moyenne v_0 :

\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}t} = - D_v = - s \, v_0 = - \pi r^2 v_0

En dérivant l'expression du volume par rapport au temps :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}t} &= \pi R^2 \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} \end{aligned}

On en déduit par identification :

\pi R^2 \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = - \pi r^2 v_0

d'où :

\boxed{v_0 = - \frac{R^2}{r^2} \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : relation de bernoulli

En appliquant la relation de Bernoulli, déterminer la vitesse en fonction de la hauteur de liquide notée , de l'accélération de la pesanteur notée et de la vitesse de la surface libre à l'altitude notée .

Voir l'indice

Appliquer Bernoulli entre la surface libre du fluide à l'altitude z et la section de sortie à l'altitude z=0, toutes deux ouvertes à la pression atmosphérique.

Écrire que la quantité de fer(II) ayant réagi avec les nitrates vaut c_1 V_1 - n_1, puis remonter aux nitrates grâce aux coefficients stœchiométriques de la réaction (R2).

Voir la stratégie
  1. Identifier une ligne de courant reliant un point de la surface libre à un point de la section de sortie du tuyau de vidange.
  2. Préciser la pression, la cote et la vitesse du fluide en chacun de ces deux points.
  3. Appliquer la relation de Bernoulli et isoler v_0.
Voir la réponse courte

Écriture de Bernoulli entre la surface libre et l'orifice à la pression atmosphérique : v_0 = \sqrt{2gz + v_z^2}.

Voir le corrigé complet

On applique la relation de Bernoulli rappelée à la question 19, sous l'hypothèse d'un écoulement quasi-stationnaire, le long d'une ligne de courant reliant :

  • un point A situé à la surface libre de l'eau, à la cote z(t), où la pression est la pression atmosphérique P_{\text{atm}} (le ballon étant ouvert à son sommet) et où la vitesse d'écoulement est v_z ;
  • un point B situé au niveau du robinet de vidange, à la cote z=0, où le fluide débouche à l'air libre (jet libre), soit P = P_{\text{atm}}, avec une vitesse v_0.

La relation de Bernoulli s'écrit entre ces deux points :

\begin{aligned} P_{\text{atm}} + \frac{1}{2}\rho v_z^2 + \rho g z(t) &= P_{\text{atm}} + \frac{1}{2}\rho v_0^2 + \rho g \times 0 \end{aligned}

En simplifiant par P_{\text{atm}} puis en divisant par \frac{1}{2}\rho, on obtient :

\begin{aligned} v_0^2 &= 2gz(t) + v_z^2 \end{aligned}

Les vitesses étant positives, on en déduit l'expression de la vitesse d'éjection :

\boxed{v_0 = \sqrt{2gz(t) + v_z^2}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : relation de bernoulli, formule de torricelli

Le ballon est tel que et . Quelle simplification de la relation précédente peut-on en tirer ?

Voir l'indice

Comparer l'ordre de grandeur de r et de R : en déduire que la vitesse d'abaissement v_z est négligeable devant la vitesse d'éjection v_0 (approximation de Torricelli).

Calculer la masse de nitrate m_{\mathrm{NO}_3^-} = n(\mathrm{NO}_3^-) M_{\mathrm{NO}_3^-} et faire le rapport avec la masse totale de l'échantillon d'engrais.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport des vitesses entre la surface libre et l'orifice de vidange à l'aide de la conservation du débit établie à la question Q20.
  2. Comparer numériquement v_z à v_0 compte tenu des valeurs numériques de r et R.
  3. En déduire la simplification de la formule issue du théorème de Bernoulli (loi de Torricelli).
Voir la réponse courte

Comme r \ll R, on a v_z \ll v_0, d'où la simplification de Torricelli v_0 \approx \sqrt{2gz}.

Voir le corrigé complet

D'après la conservation du débit établie à la question Q20, la vitesse d'abaissement de la surface libre v_z = -\dfrac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} est reliée à la vitesse d'éjection v_0 par :

v_z = \left(\frac{r}{R}\right)^2 v_0

Calculons le rapport des rayons :

\frac{r}{R} = \frac{5{,}0\times 10^{-3}\text{ m}}{0{,}50\text{ m}} = 1{,}0\times 10^{-2}

Il vient alors pour le rapport des vitesses :

\frac{v_z}{v_0} = \left(1{,}0\times 10^{-2}\right)^2 = 1{,}0\times 10^{-4} \ll 1

Au niveau des termes cinétiques intervenant dans la relation de Bernoulli, on a donc :

\left(\frac{v_z}{v_0}\right)^2 = 1{,}0\times 10^{-8} \ll 1 \implies v_z^2 \ll v_0^2 \quad \text{soit} \quad v_z^2 \ll 2gz(t)

La vitesse de la surface libre v_z est donc tout à fait négligeable devant la vitesse d'éjection v_0. La relation obtenue à la question Q21 se simplifie sous la forme de la formule de Torricelli :

\boxed{v_0(t) \approx \sqrt{2gz(t)}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : formule de torricelli, équation différentielle

En déduire, dans le cas de cette simplification, l'expression de la fonction que l'on exprimera en fonction de , , , et .

Voir l'indice

Remplacer v_0 par -\frac{R^2}{r^2}\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} dans la formule approchée de Torricelli, séparer les variables sous la forme \mathrm{d}z/\sqrt{z} et intégrer entre t=0 et t.

Écrire la dissociation totale du composé ionique solide au contact de l'eau en ions ammonium et chlorure hydratés.

Voir la stratégie
  1. Égaler les deux expressions de la vitesse v_0 obtenues aux questions Q20 et Q22 afin d'obtenir une équation différentielle à variables séparables sur z(t).
  2. Intégrer cette équation entre l'instant initial t = 0 (où z(0) = H_0) et un instant t quelconque.
Voir la réponse courte

Équation différentielle \frac{\mathrm{d}z}{\sqrt{z}} = -\frac{r^2}{R^2}\sqrt{2g}\,\mathrm{d}t intégrée en \sqrt{z} = \sqrt{H_0} - \frac{r^2}{2R^2}\sqrt{2g}\,t.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de continuité établie à la question Q20 et la formule de Torricelli obtenue à la question Q22, on a :

v_0 = -\frac{R^2}{r^2} \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = \sqrt{2gz(t)}

Cette équation différentielle non linéaire est à variables séparables pour z > 0 :

\frac{\mathrm{d}z}{\sqrt{z}} = -\frac{r^2}{R^2} \sqrt{2g} \, \mathrm{d}t

En intégrant entre t = 0 (où z(0) = H_0) et t :

\begin{aligned} \int_{H_0}^{z(t)} \frac{\mathrm{d}z}{2\sqrt{z}} &= -\frac{r^2}{2R^2} \sqrt{2g} \int_0^t \mathrm{d}t' \\ \left[ \sqrt{z} \right]_{H_0}^{z(t)} &= -\frac{r^2}{R^2} \sqrt{\frac{g}{2}} \, t \\ \sqrt{z(t)} - \sqrt{H_0} &= -\frac{r^2}{R^2} \sqrt{\frac{g}{2}} \, t \end{aligned}

On en déduit l'expression de la hauteur d'eau z(t) :

\boxed{z(t) = \left( \sqrt{H_0} - \frac{r^2}{R^2} \sqrt{\frac{g}{2}} \, t \right)^2}

pour tout t tel que le terme entre parenthèses reste positif (jusqu'à la vidange complète).

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : formule de torricelli

Déterminer alors l'expression littérale du temps nécessaire à la vidange complète du ballon.

Voir l'indice

Poser z(t_v) = 0 dans l'équation horaire de la hauteur de liquide obtenue à la question précédente.

Effectuer un bilan enthalpique global dans l'enceinte calorimétrique adiabatique en écrivant \Delta H = Q_P = 0 pour relier l'enthalpie de réaction au terme de variation thermique calorimétrique.

Voir la stratégie
  1. Définir la condition correspondant à la vidange complète du réservoir (z(t_v) = 0).
  2. Résoudre l'équation obtenue à partir de l'expression de z(t) établie à la question précédente.
Voir la réponse courte

Annulation de la hauteur z(t_{vid}) = 0, conduisant à t_{vid} = \frac{R^2}{r^2}\sqrt{\frac{2H_0}{g}}.

Voir le corrigé complet

La vidange est complète à l'instant noté t_v pour lequel le niveau d'eau dans le ballon s'annule :

z(t_v) = 0

D'après l'expression de z(t) obtenue à la question Q23 :

\left( \sqrt{H_0} - \frac{r^2}{R^2}\sqrt{\frac{g}{2}}\, t_v \right)^2 = 0

ce qui conduit à :

\sqrt{H_0} - \frac{r^2}{R^2}\sqrt{\frac{g}{2}}\, t_v = 0

On en déduit l'expression du temps de vidange :

\boxed{t_v = \frac{R^2}{r^2}\sqrt{\frac{2H_0}{g}}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Application numérique

Notions : formule de torricelli

Effectuer l'application numérique. On prendra et .

Voir l'indice

Calculer la valeur numérique du temps de vidange t_v en secondes puis convertir en heures et minutes.

Exprimer le quotient de réaction Q_r = [\mathrm{Zn}^{2+}][\mathrm{OH}^-]^2 et écrire la condition de non-précipitation Q_r < K_s avant de relier [\mathrm{OH}^-] au pH via K_e.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression littérale établie à la question Q24 pour le temps de vidange t_v.
  2. Convertir les données dans le système international d'unités (r en mètres).
  3. Calculer la valeur numérique en secondes, puis convertir en minutes et heures pour en apprécier l'ordre de grandeur.
Voir la réponse courte

Application numérique directe de l'expression du temps de vidange complète.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q24, la durée nécessaire à la vidange complète du ballon est donnée par :

t_v = \frac{R^2}{r^2}\sqrt{\frac{2H_0}{g}}

Les données de l'énoncé sont :

  • R = 0{,}50\text{ m} ;
  • r = 5{,}0\text{ mm} = 5{,}0 \times 10^{-3}\text{ m} ;
  • H_0 = 2{,}0\text{ m} ;
  • g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}.

On a :

\begin{aligned} \frac{R}{r} &= \frac{0{,}50}{5{,}0 \times 10^{-3}} = 100 = 10^2 \\ \left(\frac{R}{r}\right)^2 &= 10^4 \\ \sqrt{\frac{2H_0}{g}} &= \sqrt{\frac{2 \times 2{,}0}{10}} = \sqrt{0{,}40} = \frac{2}{\sqrt{10}} \approx \frac{2}{3{,}16} \approx 0{,}63\text{ s} \end{aligned}

D'où :

\begin{aligned} t_v &= 10^4 \times 0{,}632 \approx 6{,}3 \times 10^3\text{ s} \end{aligned}

En convertissant en unités usuelles :

\begin{aligned} t_v &= \frac{6{,}32 \times 10^3}{60}\text{ min} \approx 105\text{ min} \approx 1\text{ h } 45\text{ min} \end{aligned}
\boxed{t_v \approx 6{,}3 \times 10^3\text{ s} \approx 1\text{ h } 45\text{ min}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : perte de charge, bilan de puissance

À l'aide du document 4, estimer la puissance du circulateur à utiliser pour compenser les pertes de charges linéiques.

Voir l'indice

Calculer la perte de charge équivalente en hauteur d'eau sur la longueur totale du circuit, la convertir en variation de pression \Delta P, puis calculer la puissance hydraulique \mathcal{P} = D_v \Delta P.

Repérer la demi-vague anodique d'oxydation du zinc métal et la branche cathodique avec son palier de diffusion associé à la réduction des ions zinc(II).

Voir la stratégie
  1. Déterminer la perte de charge linéique totale sous forme de hauteur manométrique d'eau H_f, puis en déduire la perte de pression \Delta P_f = \rho g H_f.
  2. Convertir le débit volumique D_v dans le système international (\mathrm{m}^3\cdot\mathrm{s}^{-1}).
  3. Exprimer et calculer la puissance hydraulique \mathcal{P} que le circulateur doit fournir au fluide pour compenser cette perte de charge : \mathcal{P} = D_v \Delta P_f.
Voir la réponse courte

Calcul de la puissance hydraulique \mathcal{P} = D_v \Delta P_{perte} à partir des pertes de charges lues sur l'abaque.

Voir le corrigé complet

D'après le document 4, les pertes de charges linéiques s'élèvent à :

j = 35\text{ mm/m} = 35 \times 10^{-3}\text{ m de colonne d'eau par mètre de canalisation.}

Pour une longueur totale de canalisation L = 120\text{ m}, la perte de charge linéique totale en hauteur de fluide vaut :

H_f = j \cdot L = 35 \times 10^{-3} \times 120 = 4{,}2\text{ m d'eau.}

La variation de pression motrice correspondante à compenser par le circulateur est :

\Delta P_f = \rho g H_f

Avec \rho = 1000\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

\Delta P_f = 1000 \times 10 \times 4{,}2 = 4{,}2 \times 10^4\text{ Pa} = 0{,}42\text{ bar.}

Le débit volumique d'eau traversant le plancher chauffant est :

D_v = 6{,}0\text{ L}\cdot\text{min}^{-1} = \frac{6{,}0 \times 10^{-3}\text{ m}^3}{60\text{ s}} = 1{,}0 \times 10^{-4}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}.

La puissance hydraulique \mathcal{P} nécessaire pour compenser ces pertes de charge linéiques s'écrit alors :

\mathcal{P} = D_v \Delta P_f = \rho g H_f D_v

En effectuant l'application numérique :

\begin{aligned} \mathcal{P} &= 1{,}0 \times 10^{-4} \times 4{,}2 \times 10^4 \\ &= 4{,}2\text{ W} \end{aligned}
\boxed{\mathcal{P} = 4{,}2\text{ W}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : perte de charge, bilan de puissance

On préconise pour cette installation une puissance de . Comment expliquer la différence avec le résultat de la question précédente ?

Voir l'indice

Citer l'existence des pertes de charge singulières dues aux nombreux coudes du serpentin ainsi que le rendement électromécanique global du groupe motopompe.

Appliquer la formule de Nernst au potentiel d'équilibre du couple \mathrm{Zn}^{2+}/\mathrm{Zn} pour la concentration en \mathrm{Zn}^{2+} de la solution.

Voir la stratégie

Pour expliquer l'écart entre la puissance calculée à la question précédente (\mathcal{P} = 4{,}2\text{ W}) et la puissance électrique préconisée (15\text{ W}), il convient de comparer la puissance hydraulique minimale théorique pour les seules pertes régulières à la puissance électrique réellement consommée par un circulateur en conditions réelles d'exploitation.

Voir la réponse courte

Prise en compte des pertes de charge singulières supplémentaires (coudes, vannes) et du rendement du circulateur.

Voir le corrigé complet

La valeur calculée à la question Q26 (\mathcal{P} = 4{,}2\text{ W}) représente uniquement la puissance hydraulique nette nécessaire pour vaincre les pertes de charges linéiques dans un tuyau rectiligne idéal. La puissance préconisée de 15\text{ W} est supérieure pour plusieurs raisons physiques et techniques :

  1. Prise en compte des pertes de charges singulières :
    Le réseau de chauffage comporte de nombreux coudes à 180^\circ ou 90^\circ (visibles sur les schémas de pose en escargot ou en serpentin du Document 4), ainsi que des vannes, raccords, collecteurs (nourrices) et la traversée de l'échangeur thermique. Ces accidents de parcours introduisent des pertes de charges singulières non négligeables qui viennent s'ajouter aux pertes linéiques.
  2. Rendement électromécanique du circulateur :
    La puissance de 15\text{ W} préconisée est la puissance électrique absorbée par le moteur du circulateur. Or, le rendement global \eta d'un petit circulateur (produit des rendements électrique, mécanique et hydraulique de la pompe) est typiquement de l'ordre de 30\text{ à }50\,\% :

    \mathcal{P}_{\text{élec}} = \frac{\mathcal{P}_{\text{hydraulique}}}{\eta} > \mathcal{P}_{\text{hydraulique}}
  3. Marge de sécurité et vieillissement de l'installation :
    Le dimensionnement intègre une marge de sécurité pour compenser l'encrassement progressif des circuits (phénomène d'embouage ou d'entartrage augmentant la rugosité et diminuant le diamètre utile) ainsi que les variations de viscosité de l'eau selon la température (notamment lors du démarrage à froid).
Signaler une erreurSommaire

Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi de fourier, flux thermique

Quel type de pose préconiseriez-vous pour un confort d'utilisation du plancher chauffant optimal. Justifier.

Voir l'indice

Comparer la répartition spatiale des températures entre les deux configurations : remarquer que la pose en escargot alterne les tubes d'aller tiède et de retour plus froid pour un chauffage plus homogène.

Rappeler l'expression du courant limite de diffusion cathodique en fonction de la concentration du réactif en solution et de la surface de travail de l'électrode.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'évolution de la température de l'eau au fur et à mesure de son écoulement dans le circuit (échange thermique avec la dalle).
  2. Comparer la répartition spatiale de la température au sol induite par la pose en escargot (à gauche) et par la pose en serpentin (à droite).
  3. Conclure sur le choix assurant la meilleure homogénéité thermique, gage de confort.
Voir la réponse courte

Préconisation d'une pose en escargot/spirale pour alterner tubes chauds et froids et homogénéiser la température au sol.

Voir le corrigé complet

Pour un confort d'utilisation optimal, il convient de préconiser la pose en escargot (ou en spirale, représentée à gauche sur le document 4).

Justification :

  • Au cours de sa circulation dans le plancher, l'eau cède de l'énergie thermique à la pièce : sa température décroît continûment entre l'entrée (départ à 33\,^\circ\mathrm{C} d'après le document 1) et la sortie (retour à 26\,^\circ\mathrm{C}).
  • Dans une pose en serpentin, l'eau chaude entre d'un côté de la pièce et ressort de l'autre côté. Cela génère un fort gradient thermique unidirectionnel à travers la pièce : une zone nettement plus chaude du côté de l'entrée et une zone plus froide du côté du retour, source d'inconfort pour les occupants.
  • Dans une pose en escargot, le tube chemine de la périphérie vers le centre, puis repart du centre vers la périphérie en s'intercalant entre les spires aller. Ainsi, un tube aller (plus chaud) est en permanence juxtaposé à un tube retour (plus froid). Cette alternance compense localement le refroidissement du fluide et assure une température de surface très homogène sur l'ensemble de la pièce.
\boxed{\text{Préconisation : pose en escargot, pour garantir une température de sol homogène.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Banque PT Physique B PT 2024 ?

Surtout 4 chapitres : Machines thermiques et systèmes ouverts (23 % des questions, parties A, B et C), Oxydoréduction et électrochimie (17 %, partie C), Mécanique des fluides (14 %, partie D) et Atomistique, liaisons et cristallographie (12 %). Plus ponctuellement : Thermodynamique chimique et équilibres, Cinétique chimique, Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation, Changements d'état du corps pur, Premier et second principes de la thermodynamique…

Peut-on travailler le sujet Banque PT Physique B PT 2024 dès la première année (PTSI) ?

En partie : 33 questions sur 66 (50 %) ne demandent que le programme de PTSI. Blocs abordables : la partie A en entier (Q1 (partie A) à Q6 (partie A)), la partie B en entier (Q17 (partie B) à Q22 (partie B)), la sous-partie A.1 (Q1 (partie A) à Q3 (partie A)) et la sous-partie C.3 (Q35 (partie C) à Q38 (partie C)). Avec les autres programmes de première année : 33 en MPSI, 33 en PCSI, 15 en MP2I, 18 en TSI1 et 30 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Banque PT Physique B PT 2024 ?

Environ 4 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie C est la plus longue (environ 55 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Banque PT Physique B PT 2024 ?

Aucune question n'est vraiment difficile : toutes sont cotées 1 ou 2 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Banque PT Physique B PT 2024 ?

Questions de cours : Q1 (partie A) (pompe à chaleur), Q2 (partie A) (premier principe), Q3 (partie A) (efficacité), Q6 (partie A) (réversibilité), Q10 (partie B) (premier principe), Q11 (partie B) (transformation adiabatique), Q19 (partie D) (relation de bernoulli), Q2 (partie A) (liaison hydrogène)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q12 (partie B) (diagramme des frigoristes), Q13 (partie B) (titre en vapeur), Q14 (partie B) (premier principe), Q16 (partie B) (efficacité), Q20 (partie D) (conservation de la masse), Q21 (partie D) (relation de bernoulli), Q22 (partie D) (relation de bernoulli), Q23 (partie D) (formule de torricelli)….

Où gagner des points facilement dans le sujet Banque PT Physique B PT 2024 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (58 sur 66), par exemple : Q1 (partie A) à Q11 (partie B), Q13 (partie B), Q15 (partie B), Q16 (partie B), Q19 (partie D), Q21 (partie D) à Q25 (partie D), Q27 (partie D) à Q10 (partie A), Q12 (partie A) à Q23 (partie C) et Q25 (partie C) à Q38 (partie C). Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q20 (partie D) et Q11 (partie A).

Le sujet Banque PT Physique B PT 2024 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury conclut que l'épreuve a été globalement assez bien réussie et sélective, avec de bonnes copies traitant l'ensemble du sujet, mais relève des lacunes récurrentes sur les applications numériques et le vocabulaire de la thermodynamique.

Comment définir la constante de vitesse k de la réaction en Q13 (partie A) ?

Par rapport à la vitesse de réaction : avec le nombre stœchiométrique 4 de \mathrm{PH}_3 dans (R1), la vitesse s'écrit v = -\frac{1}{4}\frac{\mathrm{d}C_{\mathrm{PH}_3}}{\mathrm{d}t} = k\,C_{\mathrm{PH}_3}. L'intégration donne \ln(C_{\mathrm{PH}_3}/C_0) = -4kt, ce qui conditionne la pente mesurée en Q14 (partie A).

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
–
0 question réussie sur 66

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 66 questions de ce corrigé. Votre sélection reste sur cet appareil.

S'entraîner sur les mêmes chapitres

Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

Signaler une erreur

Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q1) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin.

Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.