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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie MPI 2025 (page 2/3 : Partie 1 (questions 20 à 36))

Le synchrotron SOLEIL et les batteries d'accumulateurs

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Partie 1 : Problème I - le synchrotron SOLEIL (suite)

IV · Directivité du rayonnement synchrotron

Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : composition des vitesses, cinématique

On suppose que la règle de composition des vitesses est la règle de composition galiléenne. Exprimer et représenter la vitesse (par rapport à ) de la particule émise dans à la vitesse avec l'angle (figure 4). En déduire l'angle formé par avec l'axe en fonction de et de . Donner la proportion des particules émise dans le cône de demi-angle par rapport à .

Voir l'indice

Composer les vitesses de manière galiléenne \vec{v}'_p = \vec{v}_p + \vec{v} et exprimer la tangente de l'angle \theta' par le rapport des composantes orthogonales.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de composition classique (galiléenne) des vitesses pour relier la vitesse \vec{v}_p' dans \mathcal{R}' à la vitesse \vec{v}_p dans le référentiel propre \mathcal{R}.
  2. Représenter géométriquement cette somme vectorielle dans le plan xOy et exprimer \tan\theta' par trigonométrie élémentaire.
  3. Associer le domaine angulaire [-\pi/2, \, \pi/2] de l'espace propre \mathcal{R} au cône d'émission d'angle de demi-ouverture \theta' dans \mathcal{R}'.
Voir la réponse courte

Loi de composition galiléenne \vec{v}_p' = \vec{v}_p + \vec{v}, d'où \tan\theta' = v_p/v. Le demi-espace se resserre dans le cône : 50

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel \mathcal{R} lié à l'électron, la particule émise avec l'angle \theta = \pi/2 possède une vitesse :

\vec{v}_p = v_p \, \vec{e}_y

Le référentiel \mathcal{R} se déplaçant à la vitesse d'entraînement \vec{v} = v \, \vec{e}_x par rapport au référentiel \mathcal{R}', la loi de composition galiléenne des vitesses donne :

\vec{v}_p' = \vec{v}_p + \vec{v} = v \, \vec{e}_x + v_p \, \vec{e}_y

D'après le triangle rectangle formé par les composantes de \vec{v}_p' :

\tan \theta' = \frac{v_p}{v} \implies \boxed{\theta' = \arctan\left(\frac{v_p}{v}\right)}

Dans le référentiel \mathcal{R}, l'émission est isotrope dans le plan xOy. L'ensemble des particules émises dans le demi-espace x > 0 correspond à la plage angulaire :

\theta \in \left[-\frac{\pi}{2}, \, \frac{\pi}{2}\right]

ce qui représente une fraction de 1/2 (soit 50\,\%) des particules totales émises.

Par symétrie et monotonie de la composition des vitesses, ces particules correspondent dans le référentiel \mathcal{R}' à un angle compris entre -\theta' et +\theta'.

La proportion de particules émises dans le cône de demi-angle \theta' par rapport à \mathcal{R}' est donc de :

\boxed{\frac{1}{2} \quad \text{soit} \quad 50\,\%}

Résultat

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Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : vitesse de la lumière, relativité restreinte

Le calcul précédent permet de comprendre qualitativement l'anisotropie du rayonnement lorsque les particules émises sont des photons, mais ne peut être exact. Expliquer pourquoi.

Voir l'indice

Rappeler le second postulat de la relativité restreinte imposant l'invariance de la vitesse de la lumière c dans tout référentiel galiléen.

Voir la réponse courte

La vitesse des photons dans le vide est invariante et égale à c dans tout référentiel galiléen, infirmant la loi galiléenne.

Voir le corrigé complet

Le raisonnement précédent repose sur la loi de composition galiléenne des vitesses, qui n'est pas applicable aux photons pour deux raisons fondamentales :

  1. Invariance de la vitesse de la lumière : Pour des photons, la norme de la vitesse d'émission dans le référentiel \mathcal{R} de l'électron vaut v_p = c. La règle galiléenne conduit dans le référentiel \mathcal{R}' du laboratoire à une vitesse :

    \|\vec{v}_p'\| = \sqrt{v^2 + v_p^2} = \sqrt{v^2 + c^2} > c

    ce qui contredit le postulat d'Einstein stipulant que la vitesse de la lumière dans le vide est invariante par changement de référentiel galiléen et vaut strictement c.

  2. Domaine ultrarelativiste de l'électron : L'électron dans l'anneau de stockage se déplace à une vitesse v extrêmement proche de c (avec \gamma \approx 5\cdot 10^4). La cinématique newtonienne est totalement invalide et il est indispensable d'utiliser les formules de transformation relativiste des vitesses de Lorentz-Einstein.
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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : relativité restreinte, angle d'ouverture

En déduire que pour un électron ultrarelativiste du synchrotron, le demi-angle à l'intérieur duquel est émis la moitié du rayonnement est tel que . Calculer pour . Conclure.

Voir l'indice

Appliquer les relations relativistes fournies avec une particule se déplaçant à la vitesse de la lumière (v_{p\parallel} = 0, v_{p\perp} = c) et effectuer un développement pour \gamma \gg 1.

Voir la stratégie
  1. Identifier les composantes de la vitesse d'un photon émis à la limite du demi-espace avant dans le référentiel propre \mathcal{R} (\theta = \pi/2).
  2. Appliquer les formules relativistes de transformation des vitesses pour déterminer les composantes dans \mathcal{R}'.
  3. Exprimer \tan\theta' puis utiliser l'approximation ultrarelativiste (v \approx c et \gamma \gg 1) pour en déduire \theta'.
  4. Effectuer l'application numérique avec le nombre requis de chiffres significatifs et interpréter physiquement le résultat.
Voir la réponse courte

Relation relativiste des angles menant à \theta' \approx 1/\gamma = 2,0 \cdot 10^{-5}\text{ rad} : émission extrêmement collimatée vers l'avant.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel propre \mathcal{R} de l'électron, la moitié du rayonnement est émise dans le demi-espace avant (x > 0), c'est-à-dire pour des angles polaires vérifiant -\frac{\pi}{2} \leqslant \theta \leqslant \frac{\pi}{2}.

Pour les photons émis à la limite de ce domaine, à \theta = \pm \frac{\pi}{2}, la vitesse de propagation est égale à c, de sorte que ses composantes parallèle et perpendiculaire à \vec{v} = v\vec{e}_x s'écrivent :

v_{p\parallel} = 0 \quad \text{et} \quad v_{p\perp} = c

Les lois de transformation des vitesses en relativité restreinte fournies par l'énoncé donnent dans le référentiel du laboratoire \mathcal{R}' :

\begin{aligned} v_{p\parallel}' &= \frac{v_{p\parallel} + v}{1 + \frac{v\,v_{p\parallel}}{c^2}} = v \\ v_{p\perp}' &= \frac{v_{p\perp}}{\gamma\left(1 + \frac{v\,v_{p\parallel}}{c^2}\right)} = \frac{c}{\gamma} \end{aligned}

L'angle \theta' formé par \vec{v}_p' avec l'axe Ox vérifie donc :

\tan \theta' = \frac{v_{p\perp}'}{v_{p\parallel}'} = \frac{c}{\gamma v}

Dans le cas d'un électron ultrarelativiste, la vitesse de l'électron est extrêmement proche de celle de la lumière, soit v \approx c, et le facteur de Lorentz est très grand (\gamma \gg 1). L'angle \theta' est donc très petit devant 1 rad, ce qui autorise le développement à l'ordre 1 : \tan \theta' \approx \theta'. On obtient ainsi :

\boxed{\theta' \approx \frac{1}{\gamma}}

Application numérique : Pour \gamma = 5,0 \cdot 10^4 :

\theta' \approx \frac{1}{5,0 \cdot 10^4} = 2 \cdot 10^{-5}\text{ rad}
\boxed{\theta' \approx 2 \cdot 10^{-5}\text{ rad}}

Conclusion : La moitié de l'énergie rayonnée par l'électron est concentrée dans un cône d'émission vers l'avant extrêmement étroit, d'un demi-angle de l'ordre de 20\text{ }\mu\text{rad}. Le rayonnement synchrotron possède donc une directivité exceptionnelle (effet dit « effet de phare relativiste »), ce qui lui confère une brillance et une luminance phénoménales dans la direction tangentielle à la trajectoire.

Résultat

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : cinématique circulaire, longueur d'arc

Exprimer la longueur de cette fraction de trajectoire en fonction du rayon et de .

Voir l'indice

Considérer l'arc de cercle intercepté par l'angle au centre associé au balayage du cône d'émission d'ouverture 2\theta'.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition pour que le rayonnement émis en un point de la trajectoire soit perçu par l'observateur situé en M (très éloigné).
  2. En déduire l'angle de balayage du vecteur vitesse tangentiel entre les points d'entrée A_1 et de sortie A_2.
  3. Exprimer la longueur de l'arc de cercle de rayon R sous-tendu par cet angle.
Voir la réponse courte

Longueur d'arc de trajectoire sous l'angle au centre 2\theta' : L = 2 R \theta' \approx 2 R / \gamma.

Voir le corrigé complet

Le rayonnement est émis dans un cône de révolution d'axe colinéaire à la vitesse \vec{v} (tangente à la trajectoire) et de demi-angle au sommet \theta'. L'observateur situé au point lointain M (dans la direction fixe \vec{u}_M) ne perçoit ce rayonnement que si la droite de visée est contenue à l'intérieur du cône d'émission, soit :

\widehat{(\vec{v}, \vec{u}_M)} \le \theta'.

D'après la figure 5 :

  • au point A_1, l'observateur entre dans le cône d'émission : l'angle entre la vitesse \vec{v}(A_1) et \vec{u}_M vaut \theta' ;
  • au point A_2, l'observateur quitte le cône d'émission : l'angle entre la vitesse \vec{v}(A_2) et \vec{u}_M vaut -\theta'.

Entre A_1 et A_2, le vecteur tangent à la trajectoire tourne donc d'un angle total :

\Delta \alpha = 2\theta'.

La trajectoire étant circulaire de rayon R, l'angle au centre correspondant vaut également \Delta \alpha = 2\theta'. La longueur de l'arc de trajectoire A_1A_2 parcouru s'écrit donc :

\boxed{A_1A_2 = 2R\theta'}

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : effet doppler, temps de propagation

Soient et les instants auxquels l'électron, de vitesse proche de , passe en et , mesurés dans le référentiel de l'observateur. Exprimer les instants et auxquels l'observateur reçoit les signaux émis en et et en déduire que, pour l'observateur, la durée du signal reçu vaut, avec :

Montrer que :

Voir l'indice

Exprimer le temps d'arrivée de chaque signal au point d'observation M en tenant compte du temps de trajet de l'onde lumineuse, puis utiliser l'approximation 1 - v/c \approx 1/(2\gamma^2).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le temps de parcours de l'électron entre A_1 et A_2 à partir de la longueur d'arc trouvée à la question précédente.
  2. Écrire les temps de réception t_1' et t_2' en tenant compte du temps de propagation de la lumière jusqu'à l'observateur éloigné situé en M.
  3. Calculer la durée perçue \Delta t = t_2' - t_1', puis utiliser l'approximation ultrarelativiste liant (1 - v/c) au facteur de Lorentz \gamma.
Voir la réponse courte

Écriture des temps de réception t_i' = t_i + d_i/c puis approximation relativiste 1 - v/c \approx 1/(2\gamma^2), menant à \Delta t \approx R/(c\gamma^3).

Voir le corrigé complet

L'observateur M étant situé à grande distance, les rayons émis en A_1 et A_2 vers M sont quasiment parallèles à la direction moyenne d'observation. Les signaux lumineux émis aux instants t_1 et t_2 parviennent en M aux instants :

t_1' = t_1 + \frac{A_1 M}{c} \quad \text{et} \quad t_2' = t_2 + \frac{A_2 M}{c}

D'après la question Q23, la longueur d'arc parcourue par l'électron à vitesse v est A_1 A_2 = 2R\theta'. La durée du trajet de l'électron entre A_1 et A_2 est donc :

t_2 - t_1 = \frac{A_1 A_2}{v} = \frac{2R\theta'}{v}

Puisque l'angle d'ouverture \theta' est extrêmement petit (\theta' \sim 10^{-5}\text{ rad}), la projection de la trajectoire sur la ligne de visée vers M s'écrit au premier ordre en \theta' :

A_1 M - A_2 M \approx 2R\sin\theta' \approx 2R\theta'

La durée du signal reçu par l'observateur s'en déduit :

\begin{aligned} \Delta t &= t_2' - t_1' = (t_2 - t_1) - \frac{A_1 M - A_2 M}{c} \\ &= \frac{2R\theta'}{v} - \frac{2R\theta'}{c} = \frac{2R\theta'}{v} \left(1 - \frac{v}{c}\right) \end{aligned}

En utilisant l'approximation \theta' \approx \frac{1}{\gamma}, on obtient bien :

\boxed{\Delta t = \frac{2R}{\gamma v}\left(1 - \frac{v}{c}\right)}

Pour un électron ultrarelativiste (v \approx c), exprimons la différence (1 - v/c) à l'aide de la définition de \gamma :

\frac{1}{\gamma^2} = 1 - \frac{v^2}{c^2} = \left(1 - \frac{v}{c}\right)\left(1 + \frac{v}{c}\right)

Comme v \approx c, on a 1 + \frac{v}{c} \approx 2, d'où :

1 - \frac{v}{c} \approx \frac{1}{2\gamma^2}

En injectant cette relation et v \approx c dans l'expression de \Delta t :

\Delta t \approx \frac{2R}{\gamma c} \times \frac{1}{2\gamma^2}
\boxed{\Delta t \approx \frac{R}{c\gamma^3}}

Résultat

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : spectre électromagnétique, rayon x

On admet que la fréquence associée à constitue la fréquence supérieure du spectre émis. Calculer pour et . Citer le domaine du spectre électromagnétique auquel appartient le rayonnement émis à cette fréquence.

Voir l'indice

Associer la pulsation ou fréquence maximale à f_{\max} \approx 1/\Delta t et situer le résultat numérique obtenu dans l'échelle spectrale des ondes électromagnétiques.

Voir la réponse courte

Fréquence f_{\max} = 1/\Delta t = c\gamma^3/R \approx 6,6 \cdot 10^{20}\text{ Hz}, appartenant au domaine des rayons X durs / gamma.

Voir le corrigé complet

La fréquence f_{\max} associée à la durée d'impulsion \Delta t s'exprime par :

f_{\max} \approx \frac{1}{\Delta t}

En utilisant l'expression établie à la question Q24, \Delta t \approx \dfrac{R}{c\gamma^3}, il vient :

\boxed{f_{\max} \approx \frac{c\gamma^3}{R}}

Application numérique avec les données :

  • c = 3,0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
  • \gamma = 5,0 \cdot 10^4 \implies \gamma^3 = 1,25 \cdot 10^{14}
  • R = 57\text{ m}
\begin{aligned} f_{\max} &\approx \frac{3,0 \cdot 10^8 \times 1,25 \cdot 10^{14}}{57} \\ f_{\max} &\approx \frac{3,75 \cdot 10^{22}}{57} \approx 6,6 \cdot 10^{20}\text{ Hz} \end{aligned}

Avec un seul chiffre significatif imposé par l'énoncé :

\boxed{f_{\max} \approx 7 \cdot 10^{20}\text{ Hz}}

La longueur d'onde associée dans le vide vaut :

\lambda_{\min} = \frac{c}{f_{\max}} \approx \frac{3,0 \cdot 10^8}{6,6 \cdot 10^{20}} \approx 4,5 \cdot 10^{-13}\text{ m} \approx 0,5\text{ pm}

Une fréquence supérieure à 10^{19}\text{ Hz} (ou une longueur d'onde inférieure à quelques picomètres) correspond au domaine des rayons gamma (ou rayons X très durs).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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V · Principe de la spectrométrie à transformée de Fourier

Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Notions : interféromètre de michelson, tracé de rayons

Faire un schéma du dispositif, faisant apparaître les principaux éléments constitutifs de l'interféromètre, la source collimatée, le dispositif en sortie, ainsi que les rayons lumineux traversant l'interféromètre.

Voir l'indice

Représenter sur le schéma la source, la lentille collimatrice, la séparatrice, les deux miroirs plans perpendiculaires, la lentille de sortie et le détecteur en F'.

Voir la stratégie

Pour réaliser un schéma complet et rigoureux de l'interféromètre de Michelson :

  1. Représenter la chaîne optique dans l'ordre de propagation : source et système de collimation, division d'amplitude par la séparatrice, miroirs orthogonaux (configuration en lame d'air), recombinaison, et système de détection en sortie.
  2. Tracer les rayons lumineux en faisant clairement apparaître la division d'amplitude et la recombinaison en sortie.
  3. Légender précisément chaque élément mécanique et optique, en indiquant la mobilité de l'un des miroirs.
Voir la réponse courte

Schéma soigné de l'interféromètre de Michelson : source, collimateur, séparatrice, miroirs M_1 et M_2, lentille de sortie et détecteur.

Voir le corrigé complet

Le dispositif expérimental de spectrométrie par transformée de Fourier comprend les sous-ensembles suivants :

  • La source collimatée : une source lumineuse placée au foyer objet d'une lentille convergente de collimation L_c, délivrant un faisceau de rayons parallèles (incidence normale sur les miroirs).
  • L'interféromètre de Michelson en configuration lame d'air :

    • Une lame séparatrice semi-réfléchissante (S_p), inclinée à 45^\circ par rapport aux axes des faisceaux, qui sépare le faisceau incident en deux ondes de même amplitude (l'une transmise vers le miroir M_2, l'autre réfléchie vers le miroir M_1).
    • Deux miroirs plans orthogonaux de haute réflectivité : le miroir M_1 (usuellement fixe) et le miroir M_2 (mobile en translation selon son axe pour faire varier l'épaisseur d).
    • (Une lame compensatrice C_p, de même épaisseur et de même indice que S_p, peut être adjointe pour égaliser les trajets de verre dans les deux bras).
  • Le dispositif de détection en sortie :

    • Une lentille convergente de focalisation L.
    • Une photodiode placée au foyer image F' de L, recueillant le flux de l'anneau central (correspondant à l'incidence normale).
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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : interféromètre de michelson, formule de fresnel

Rappeler l'expression de l'intensité en en fonction de l'épaisseur de la lame d'air équivalente, de la longueur d'onde et de l'intensité maximale en . L'indice de réfraction de l'air est confondu avec celui du vide. Préciser quelle propriété de l'interféromètre permet d'obtenir un contraste maximal.

Voir l'indice

Utiliser la formule de Fresnel pour deux ondes cohérentes de même amplitude sous incidence normale (\delta = 2d), et mentionner le rôle d'une séparatrice équilibrée (R = T = 1/2).

Voir la réponse courte

Formule de Fresnel I = I_{\max}\cos^2(2\pi d / \lambda_m). Séparatrice semi-réfléchissante équilibrée (50/50) requise pour un contraste unité.

Voir le corrigé complet

L'interféromètre de Michelson est réglé en lame d'air d'épaisseur d, éclairé sous incidence normale (i = 0) par des rayons parallèles focalisés au foyer image F' de la lentille de sortie. L'indice de l'air étant n = 1, la différence de marche entre les deux ondes associées aux deux bras s'écrit :

\delta = 2d \cos i = 2d

Le déphasage correspondant entre les deux faisceaux est :

\Delta\varphi = \frac{2\pi}{\lambda_m}\delta = \frac{4\pi d}{\lambda_m}

D'après la formule de Fresnel pour l'interférence de deux ondes, l'intensité lumineuse au point F' s'exprime par :

\boxed{I(F') = \frac{I_{\max}}{2}\left[1 + \cos\left(\frac{4\pi d}{\lambda_m}\right)\right] = I_{\max}\cos^2\left(\frac{2\pi d}{\lambda_m}\right)}

Le contraste (ou facteur de visibilité) des franges est défini par :

C = \frac{I_{\max} - I_{\min}}{I_{\max} + I_{\min}}

Pour obtenir un contraste maximal (C = 1, soit I_{\min} = 0), il est nécessaire que les deux ondes qui interfèrent aient la même amplitude (I_1 = I_2). Cette condition est réalisée si la lame séparatrice est parfaitement semi-réfléchissante et sans pertes (facteurs de transmission et de réflexion énergétiques égaux : R = T = 1/2) et si les deux miroirs présentent le même facteur de réflexion. La présence d'une lame compensatrice identique garantit en outre la parfaite symétrie optique des deux bras.

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : interféromètre de michelson, incertitude de mesure

L'épaisseur augmente avec le temps à vitesse constante à partir du contact optique, soit . Le signal , appelé interférogramme, est donné figure 6. En déduire la longueur d'onde et estimer son incertitude-type.

Voir l'indice

Relier la période temporelle des oscillations à la vitesse du miroir par T_{\text{osc}} = \lambda_m / (2v_0) et compter le nombre d'oscillations sur l'intervalle de temps fourni.

Voir la stratégie
  1. Relier la période temporelle T du signal s(t) à la vitesse de déplacement v_0 et à la longueur d'onde \lambda_m à partir de l'expression de l'intensité établie en Q27.
  2. Mesurer T sur la figure 6 sur un grand nombre d'oscillations afin de réduire l'incertitude de lecture.
  3. Calculer \lambda_m et déterminer son incertitude-type u(\lambda_m) par une évaluation de type B liée à la lecture graphique.
Voir la réponse courte

Période temporelle T mesurée sur plusieurs franges de l'interférogramme, \lambda_m = 2 v_0 T et calcul de l'incertitude-type associée.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression obtenue à la question Q27, l'intensité au foyer F' s'écrit en incidence normale :

I(t) = \frac{I_{\max}}{2}\left[1 + \cos\left(\frac{4\pi d(t)}{\lambda_m}\right)\right]

Comme d(t) = v_0 t et s(t) = K I(t), le signal photodiode prend la forme :

s(t) = \frac{K I_{\max}}{2}\left[1 + \cos\left(\frac{4\pi v_0 t}{\lambda_m}\right)\right]

Ce signal est sinusoïdal de pulsation temporelle \Omega = \dfrac{4\pi v_0}{\lambda_m}, soit une période temporelle :

T = \frac{2\pi}{\Omega} = \frac{\lambda_m}{2 v_0} \quad \implies \quad \lambda_m = 2 v_0 T

Pour mesurer précisément la période T, on compte le nombre d'oscillations sur l'intervalle temporel le plus large possible sur la figure 6. Entre t_1 = 0\text{ s} et t_2 = 8{,}0\text{ s} (soit \Delta t = 8{,}0\text{ s}), on dénombre environ n = 22 périodes complètes (ou entre 20 et 23 selon le pointage) :

T = \frac{\Delta t}{n} \approx \frac{8{,}0}{22} \approx 0{,}36\text{ s}

On en déduit la longueur d'onde :

\lambda_m = 2 \times (7{,}0 \cdot 10^{-7}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) \times 0{,}36\text{ s} \approx 5{,}1 \cdot 10^{-7}\text{ m}

Avec la consigne d'un seul chiffre significatif :

\boxed{\lambda_m \approx 5 \cdot 10^{-7}\text{ m} = 500\text{ nm}}

(Une lecture à n = 20 périodes conduit à T \approx 0{,}40\text{ s} et \lambda_m \approx 6 \cdot 10^{-7}\text{ m}, ce qui est également recevable).

Estimation de l'incertitude-type :
La relation étant \lambda_m = \dfrac{2 v_0 \Delta t}{n}, l'incertitude relative sur \lambda_m provient principalement de la mesure de \Delta t et du comptage de n :

  • Incertitude de repérage temporel : on estime la demi-largeur de lecture sur l'axe des abscisses à \delta(\Delta t) \approx 0{,}2\text{ s}, soit, pour une distribution uniforme :

    u(\Delta t) = \frac{\delta(\Delta t)}{\sqrt{3}} \approx \frac{0{,}2}{\sqrt{3}} \approx 0{,}1\text{ s} \quad \implies \quad \frac{u(\Delta t)}{\Delta t} \approx \frac{0{,}1}{8{,}0} \approx 1{,}5\,\%
  • Incertitude sur le nombre de périodes : estimée à \delta n \approx 0{,}5 période, soit :

    u(n) = \frac{0{,}5}{\sqrt{3}} \approx 0{,}3 \quad \implies \quad \frac{u(n)}{n} \approx \frac{0{,}3}{22} \approx 1{,}4\,\%

En combinant ces deux contributions indépendantes :

\frac{u(\lambda_m)}{\lambda_m} = \sqrt{\left(\frac{u(\Delta t)}{\Delta t}\right)^2 + \left(\frac{u(n)}{n}\right)^2} \approx \sqrt{(0{,}015)^2 + (0{,}014)^2} \approx 2\,\%

D'où l'incertitude-type absolue :

u(\lambda_m) \approx 0{,}02 \times 5 \cdot 10^{-7}\text{ m} \approx 1 \cdot 10^{-8}\text{ m}
\boxed{u(\lambda_m) \approx 1 \cdot 10^{-8}\text{ m} = 10\text{ nm}}

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : longueur de cohérence, largeur spectrale

Déduire de l'interférogramme de la figure 7b une estimation de la longueur de cohérence de la source, puis de la largeur spectrale de la source. On rappelle la relation entre le temps de cohérence et la largeur en fréquence de la source :

Voir l'indice

Mesurer sur la figure 7b la durée au bout de laquelle le contraste des oscillations s'annule pour en déduire \tau_c, puis relier \Delta \lambda à \lambda_m et L_c = c \tau_c.

Voir la stratégie
  1. Relier la diminution de visibilité de l'interférogramme à la perte de cohérence temporelle : la différence de marche dans l'interféromètre vaut \delta(t) = 2\,d(t) = 2\,v_0 t.
  2. Évaluer sur la figure 7b la durée caractéristique d'atténuation des oscillations pour en déduire la longueur de cohérence L_c = \Delta\delta.
  3. Relier la largeur spectrale en fréquence \Delta\nu à la largeur spectrale en longueur d'onde \Delta\lambda grâce à la relation de dispersion \nu = c/\lambda, puis utiliser \Delta\nu \cdot \tau_c \approx 1 avec L_c = c\,\tau_c.
Voir la réponse courte

Mesure de la largeur du paquet d'onde \Delta t_c, déduction de L_c = 2 v_0 \Delta t_c puis de la largeur spectrale \Delta\lambda \approx \lambda^2 / L_c.

Voir le corrigé complet

Dans l'interféromètre de Michelson réglé en lame d'air sous incidence normale, la différence de marche introduite entre les deux bras à l'instant t vaut :

\delta(t) = 2\,d(t) = 2\,v_0 t

L'amplitude des oscillations du signal s(t) (le contraste des franges) décroît avec le temps en raison de la cohérence temporelle limitée de la source.

Sur l'interférogramme de la figure 7b, l'amplitude de modulation, maximale à t = 0 (valeur crête-à-crête de 2 unités), est divisée par deux vers t_{1/2} \approx 30\text{ s} à 35\text{ s}, et les interférences sont quasiment éteintes pour t_{\text{ext}} \approx 60\text{ s}.

En choisissant la demi-largeur de l'enveloppe temporelle (atténuation de moitié du contraste), on estime le temps caractéristique d'interférence à \Delta t \approx 30\text{ s}. La longueur de cohérence L_c correspondante s'exprime par :

L_c \approx 2\,v_0\,\Delta t

Avec v_0 = 7,0\cdot 10^{-7}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \Delta t \approx 30\text{ s} :

L_c \approx 2 \times 7,0\cdot 10^{-7} \times 30 = 4,2\cdot 10^{-5}\text{ m}

En conservant un seul chiffre significatif :

\boxed{L_c \approx 4\cdot 10^{-5}\text{ m}}

(Remarque : si l'on prend le temps d'extinction quasi-totale des franges à t \approx 60\text{ s}, on trouve L_c \approx 8\cdot 10^{-5}\text{ m}, ce qui donne le même ordre de grandeur).

La longueur de cohérence est liée au temps de cohérence \tau_c par :

L_c = c\,\tau_c

D'après la relation fournie, la largeur spectrale en fréquence vérifie :

\Delta\nu \approx \frac{1}{\tau_c} = \frac{c}{L_c}

Par ailleurs, la fréquence \nu et la longueur d'onde dans le vide \lambda sont reliées par \nu = \frac{c}{\lambda}. En différentiant au voisinage de la longueur d'onde moyenne \lambda_m :

|\Delta\nu| \approx \frac{c}{\lambda_m^2}\,\Delta\lambda \implies \Delta\lambda \approx \frac{\lambda_m^2}{c}\,\Delta\nu \approx \frac{\lambda_m^2}{L_c}

En utilisant la valeur \lambda_m \approx 5\cdot 10^{-7}\text{ m} déterminée à la question Q28 :

\Delta\lambda \approx \frac{(5\cdot 10^{-7})^2}{4\cdot 10^{-5}} \approx \frac{2,5\cdot 10^{-13}}{4\cdot 10^{-5}} \approx 6\cdot 10^{-9}\text{ m}

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{\Delta\lambda \approx 6\text{ nm}}

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : temps de cohérence, transformée de fourier

Préciser, devant quelle autre durée, la durée d'acquisition doit être « grande ».

Voir l'indice

Comparer la durée d'enregistrement T au temps caractéristique d'amortissement de l'interférogramme lié au temps de cohérence de la source.

Voir la stratégie
  1. Identifier les différentes échelles de temps caractéristiques du signal temporel s(t) issu de l'interféromètre.
  2. Justifier l'approximation de l'intégrale de Fourier (passage d'une intégrale sur un intervalle fini [0, T] à l'intégrale théorique sur [0, +\infty[).
Voir la réponse courte

La durée d'acquisition T doit être grande devant la durée du paquet d'interférences (temps de cohérence temporelle \tau_c).

Voir le corrigé complet

Pour que l'intégrale de Fourier bornée à l'intervalle [0, T] :

F(f) = \int_0^T s(t)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i} 2\pi f t}\,\mathrm{d}t

représente fidèlement le spectre continu (qui correspond formellement à une borne supérieure infinie), la durée d'acquisition T doit être grande devant :

  1. La durée de cohérence de l'interférogramme (ou temps d'amortissement du signal) \tau_{\text{signal}} \approx \dfrac{L_c}{2 v_0} (qui vaut quelques dizaines de secondes d'après la figure 7b). Ainsi, le signal modulé s'est amorti et a pratiquement disparu pour t \ge T, ce qui rend négligeable la troncature temporelle et évite les effets d'apodisation (élargissement instrumental des raies).
  2. La période d'oscillation du signal T_{\text{osc}} = \dfrac{\lambda_m}{2 v_0} \approx 0{,}36\text{ s} (déterminée à la question Q28). Cela garantit d'enregistrer un très grand nombre de périodes d'oscillation et d'obtenir une résolution spectrale instrumentale \delta f \approx \dfrac{1}{T} très petite devant la fréquence centrale f_0 = \dfrac{1}{T_{\text{osc}}}.
\boxed{T \gg \tau_{\text{signal}} \approx \frac{L_c}{2 v_0} \quad \text{et} \quad T \gg T_{\text{osc}} = \frac{\lambda_m}{2 v_0}}

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : transformée de fourier discrète, échantillonnage

Donner la fréquence d'échantillonnage . Justifier que la discrétisation de l'équation (2) s'écrit approximativement :

Voir l'indice

Calculer le pas d'échantillonnage \Delta t = T/N pour en déduire f_e = 1/\Delta t, puis identifier la somme discrète à une approximation de l'intégrale par la méthode des rectangles.

Voir la stratégie
  1. Identifier le pas temporel d'échantillonnage T_e = t_{n+1} - t_n pour en déduire la fréquence d'échantillonnage f_e = 1/T_e.
  2. Approcher l'intégrale continue de Fourier sur [0, T] par une méthode d'intégration numérique (somme de Riemann ou méthode des rectangles) en subdivisant l'intervalle en N sous-intervalles de largeur T_e.
Voir la réponse courte

Fréquence f_e = N/T et discrétisation de l'intégrale de Fourier continue par la méthode des rectangles avec pas \Delta t = T/N.

Voir le corrigé complet

Le signal temporel est échantillonné aux instants réguliers t_n = n \dfrac{T}{N} pour n \in \llbracket 0, N-1 \rrbracket. Le pas d'échantillonnage temporel (ou période d'échantillonnage) vaut :

T_e = t_{n+1} - t_n = \frac{T}{N}

La fréquence d'échantillonnage correspondante est donc :

\boxed{f_e = \frac{1}{T_e} = \frac{N}{T}}

L'expression continue de la transformée de Fourier sur la durée d'enregistrement T est donnée par la relation (2) :

F(f) = \int_{0}^{T} s(t) \, \mathrm{e}^{-\mathrm{i} 2\pi f t} \, \mathrm{d}t

En découpant l'intervalle d'intégration [0, T] en N sous-intervalles [t_n, t_{n+1}[ de même durée \Delta t = T_e = \dfrac{T}{N}, l'intégrale s'écrit sous forme d'une somme :

F(f) = \sum_{n=0}^{N-1} \int_{t_n}^{t_{n+1}} s(t) \, \mathrm{e}^{-\mathrm{i} 2\pi f t} \, \mathrm{d}t

Par la méthode des rectangles (somme de Riemann à gauche), on approxime la fonction intégrée sur chaque intervalle [t_n, t_{n+1}[ par sa valeur en t_n :

\int_{t_n}^{t_{n+1}} s(t) \, \mathrm{e}^{-\mathrm{i} 2\pi f t} \, \mathrm{d}t \approx s(t_n) \, \mathrm{e}^{-\mathrm{i} 2\pi f t_n} (t_{n+1} - t_n)

En remplaçant t_n = \dfrac{nT}{N}, t_{n+1} - t_n = \dfrac{T}{N} et s(t_n) = s_n, on retrouve bien la discrétisation souhaitée :

\boxed{F(f) \approx \sum_{n=0}^{N-1} \frac{T}{N} s_n \cdot \mathrm{e}^{-\frac{\mathrm{i} 2\pi f n T}{N}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : critère de shannon, repliement de spectre

Expliquer pourquoi la liste des fréquences est limitée à .

Voir l'indice

Énoncer le critère de Nyquist-Shannon relatif à l'échantillonnage pour éviter le phénomène de repliement spectral.

Voir la réponse courte

Théorème de Nyquist-Shannon : pour éviter le repliement de spectre, le spectre utile est borné par la fréquence de Nyquist f_e/2.

Voir le corrigé complet

La limitation de la liste des fréquences à l'intervalle \left[0, \frac{f_e}{2}\right] s'explique par deux arguments complémentaires :

  1. Théorème d'échantillonnage de Shannon-Nyquist :
    D'après le critère de Shannon, pour discrétiser et reconstruire fidèlement un signal sans phénomène de repliement spectral (aliasing), la fréquence d'échantillonnage f_e doit être au moins égale au double de la fréquence maximale f_{\max} contenue dans le signal :

    f_e \geqslant 2 f_{\max} \quad \Longleftrightarrow \quad f_{\max} \leqslant \frac{f_e}{2}

    La fréquence f_{\mathrm{N}} = \frac{f_e}{2} est la fréquence de Nyquist, borne supérieure absolue des fréquences physiques analysables sans ambiguïté.

  2. Réalité du signal et symétrie du spectre :
    Le signal mesuré par la photodiode s(t) est une grandeur physique à valeurs réelles. Sa transformée de Fourier possède donc une symétrie hermitienne :

    F(-f) = F(f)^* \quad \Longrightarrow \quad |F(-f)| = |F(f)|

    Pour un signal échantillonné à la fréquence f_e, le spectre calculé par transformée de Fourier discrète (TFD) est périodique de période f_e. Les composantes fréquentielles comprises entre \frac{f_e}{2} et f_e sont redondantes avec celles comprises entre 0 et \frac{f_e}{2} (car f \in \left[\frac{f_e}{2}, f_e\right] correspond par périodicité à f - f_e \in \left[-\frac{f_e}{2}, 0\right]).

Toute l'information spectrale utile et accessible est donc contenue dans la plage :

\boxed{f \in \left[0, \, \frac{f_e}{2}\right]}

C'est précisément ce que met en œuvre la fonction rfft (real FFT) de la bibliothèque NumPy.

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Python

Notions : transformée de fourier discrète, python

Expliquer ce que représentent les grandeurs , et .

Voir l'indice

Interpréter a comme le pas d'échantillonnage temporel \mathrm{d}t, b comme la durée totale de mesure T, et c comme la fréquence d'échantillonnage f_e.

Voir la réponse courte

Identification des paramètres de discrétisation fréquentielle du script Python : pas fréquentiel \delta f = 1/T, indices et bornes.

Voir le corrigé complet

D'après le script Python fourni :

  • Grandeur a = \text{Temps}[1] - \text{Temps}[0] :
    Elle correspond à l'intervalle de temps séparant deux mesures consécutives t_1 - t_0. Il s'agit de la période d'échantillonnage temporel (ou pas d'échantillonnage), notée usuellement T_e ou \mathrm{d}t :

    \boxed{a = T_e = \frac{T}{N}}
  • Grandeur b = N \times a :
    Elle représente le produit du nombre total d'échantillons N par le pas de temps a = T_e. Il s'agit de la durée totale d'acquisition du signal, notée T dans l'énoncé :

    \boxed{b = T}
  • Grandeur c = 1/a :
    Elle correspond à l'inverse de la période d'échantillonnage T_e. Il s'agit de la fréquence d'échantillonnage du signal, notée f_e :

    \boxed{c = f_e = \frac{1}{T_e}}

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : spectrométrie à transformée de fourier, spectre

Dans le cas de l'enregistrement réalisé en figure 7b, on obtient le spectre de la figure 8. En déduire la longueur d'onde moyenne .

Voir l'indice

Lire l'abscisse du pic principal sur le spectre en fréquence (figure 8) et utiliser la relation de correspondance fréquentielle f = 2 v_0 / \lambda_m.

Voir la stratégie
  1. Relier la fréquence temporelle f de modulation du signal de l'interférogramme à la longueur d'onde moyenne \lambda_m et à la vitesse du miroir mobile v_0.
  2. Relever la fréquence centrale f_0 du pic principal sur le spectre de la figure 8.
  3. En déduire la valeur numérique de la longueur d'onde moyenne \lambda_m avec un seul chiffre significatif, conformément aux consignes générales.
Voir la réponse courte

Relevé de la fréquence du pic spectral f_{\text{pic}}, conversion par le facteur 2v_0 pour obtenir la longueur d'onde moyenne \lambda_m.

Voir le corrigé complet

D'après les questions précédentes, l'épaisseur de la lame d'air évolue selon d(t) = v_0 t, de sorte que l'intensité lumineuse mesurée s'écrit :

I(t) = \frac{I_{\max}}{2} \left[1 + \cos\left(\frac{4\pi v_0 t}{\lambda_m}\right)\right]

La partie oscillante du signal présente donc une pulsation temporelle \omega = \frac{4\pi v_0}{\lambda_m}, soit une fréquence temporelle :

f_0 = \frac{\omega}{2\pi} = \frac{2 v_0}{\lambda_m}

On en déduit l'expression de la longueur d'onde moyenne :

\lambda_m = \frac{2 v_0}{f_0}

Sur le spectre en fréquences fourni à la figure 8, on observe un pic très net centré à la fréquence :

f_0 \approx 2,8\text{ Hz}

Avec v_0 = 7,0\cdot 10^{-7}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, on obtient :

\lambda_m = \frac{2 \times 7,0\cdot 10^{-7}}{2,8} = 5,0\cdot 10^{-7}\text{ m}

En respectant la consigne d'un unique chiffre significatif :

\boxed{\lambda_m \approx 5\cdot 10^{-7}\text{ m} = 500\text{ nm}}

Résultat

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VI · La ligne de lumière DESIRS

Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : pouvoir de résolution, spectromètre

Estimer le pouvoir de résolution du spectromètre, défini par , où est la résolution de l'interféromètre autour de la longueur d'onde , c'est-à-dire le plus petit écart de longueur d'onde mesurable. Comparer ce pouvoir de résolution à celui d'un prisme de lycée, qui sépare juste les deux raies jaunes du sodium pour lesquelles .

Voir l'indice

Exprimer la résolution en fonction du nombre d'onde \mathrm{PR} = \sigma / \delta\sigma et mesurer l'écartement le plus fin discernable sur le zoom de la figure 9.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le pouvoir de résolution PR = \frac{\lambda}{\delta\lambda} en fonction du nombre d'onde \sigma = \frac{1}{\lambda} et de sa résolution \delta\sigma.
  2. Estimer sur la figure 9 (zoom du bas) le nombre d'onde moyen \sigma ainsi que la plus petite largeur ou séparation résolue \delta\sigma.
  3. Calculer le pouvoir de résolution d'un prisme de lycée séparant deux longueurs d'onde distantes de \delta\lambda_{\mathrm{Na}} = 6\text{ nm} dans le jaune (\lambda \approx 590\text{ nm}), puis comparer les deux instruments.
Voir la réponse courte

Mesure de la largeur \delta\lambda à mi-hauteur, calcul de PR = \lambda/\delta\lambda et comparaison avantageuse avec le prisme (PR \approx 100).

Voir le corrigé complet

Le nombre d'onde est défini par \sigma = \frac{1}{\lambda}. En différentiant cette relation :

|\mathrm{d}\sigma| = \frac{\mathrm{d}\lambda}{\lambda^2} \implies \frac{\delta\sigma}{\sigma} = \frac{\delta\lambda}{\lambda}

Le pouvoir de résolution s'exprime donc directement en fonction des nombres d'onde :

PR = \frac{\lambda}{\delta\lambda} = \frac{\sigma}{\delta\sigma}

D'après la figure 9 :

  • Le nombre d'onde de la zone observée est \sigma \approx 1,13\cdot 10^5\text{ cm}^{-1}.
  • Sur le zoom inférieur, les graduations principales sont espacées de 5\text{ cm}^{-1}. La largeur à mi-hauteur d'une raie d'absorption (ou l'écart minimal séparable) occupe environ un dixième de cet intervalle, soit :

    \delta\sigma \approx 0,3\text{ à } 0,5\text{ cm}^{-1}

On en déduit l'ordre de grandeur du pouvoir de résolution :

PR \approx \frac{1,13\cdot 10^5\text{ cm}^{-1}}{0,5\text{ cm}^{-1}} \approx 2\cdot 10^5
\boxed{PR \approx 2\cdot 10^5}

(une valeur comprise entre 10^5 et 10^6 est tout à fait acceptable compte tenu de la précision de lecture).

Pour un prisme séparant les raies jaunes du sodium (\lambda \approx 5,9\cdot 10^2\text{ nm} \approx 6\cdot 10^2\text{ nm}) distantes de \delta\lambda_{\mathrm{Na}} = 6\text{ nm} :

PR_{\text{prisme}} = \frac{\lambda_{\mathrm{Na}}}{\delta\lambda_{\mathrm{Na}}} \approx \frac{6\cdot 10^2\text{ nm}}{6\text{ nm}} \approx 1\cdot 10^2
\boxed{PR_{\text{prisme}} \approx 1\cdot 10^2}

Le spectromètre de la ligne DESIRS présente un pouvoir de résolution environ 10^3 fois supérieur (trois ordres de grandeur au-dessus) à celui d'un prisme classique de lycée.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : énergie d'ionisation, gaz noble

L'absorption d'un photon par un atome de Krypton permet d'augmenter l'énergie d'un électron externe. Au-delà d'une certaine énergie, l'électron n'est plus lié au noyau. Estimer à l'aide de la figure 9 l'énergie de première ionisation du Krypton et donner le résultat en eV. Expliquer sa valeur élevée.

Voir l'indice

Repérer sur la figure 9 le nombre d'onde au-delà duquel les raies d'absorption discrètes fusionnent en un continuum, puis calculer E_i = h c \sigma_{\text{ion}} en convertissant en eV.

Voir la stratégie
  1. Repérer sur la figure 9 la convergence des raies d'absorption (série de Rydberg) vers la limite de photo-ionisation continue.
  2. Relier le nombre d'onde limite \sigma_{\mathrm{ion}} à l'énergie d'ionisation E_i par la relation de Planck-Einstein E_i = h c \sigma_{\mathrm{ion}}, puis convertir en électron-volts (\mathrm{eV}).
  3. Justifier la valeur élevée par la structure électronique du krypton (gaz noble à couche de valence saturée).
Voir la réponse courte

Seuil photoélectrique lu sur le spectre, conversion E = hc/\lambda en eV. Énergie élevée due à la stabilité de la couche saturée du krypton.

Voir le corrigé complet

L'absorption d'un photon de longueur d'onde \lambda (associé au nombre d'onde \sigma = 1/\lambda) communique à un électron une énergie :

E_{\mathrm{ph}} = h \nu = \frac{h c}{\lambda} = h c \sigma

Sur la figure 9 (en particulier sur l'agrandissement intermédiaire), on observe une série de raies d'absorption très resserrées qui s'accumulent (série de Rydberg d'états excités) vers une limite au-delà de laquelle l'électron est éjecté dans le continuum de l'état libre : c'est la limite de première ionisation. On lit sur la figure 9 le nombre d'onde de cette limite de convergence :

\sigma_{\mathrm{ion}} \approx 112\,900\text{ cm}^{-1} \approx 1,13\cdot 10^7\text{ m}^{-1}

L'énergie de première ionisation s'exprime en joules puis en électron-volts :

\begin{aligned} E_i &= h c \sigma_{\mathrm{ion}} \\ E_i(\text{eV}) &= \frac{h c \sigma_{\mathrm{ion}}}{e} \end{aligned}

Numériquement, avec les données du problème :

\frac{h c}{e} = \frac{6,6\cdot 10^{-34} \times 3,0\cdot 10^8}{1,6\cdot 10^{-19}} = 1,24\cdot 10^{-6}\text{ eV}\cdot\text{m} = 1,24\cdot 10^{-4}\text{ eV}\cdot\text{cm}

D'où :

E_i = 1,24\cdot 10^{-4} \times 112\,900 \approx 14\text{ eV}

En respectant la consigne d'un seul chiffre significatif :

\boxed{E_i \approx 1\cdot 10^1\text{ eV} \quad (\text{ou } 14\text{ eV})}

Interprétation de la valeur élevée : Le krypton (\text{Kr}, Z = 36) est un gaz noble. Sa configuration électronique fondamentale présente une sous-couche de valence entièrement remplie :

[\text{Ar}]\,3d^{10}\,4s^2\,4p^6

Cette structure à sous-couches fermées (octet 4s^2 4p^6) possède une très grande stabilité énergétique et une charge nucléaire effective élevée ressentie par les électrons périphériques. L'arrachement d'un premier électron requiert ainsi une énergie d'ionisation particulièrement élevée comparée à celle des éléments voisins du tableau périodique (alcalins notamment).

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