E3A Mathématiques 2 MP 2017Sujet et corrigé
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Calculatrices interdites
On note
ℝ[X] la
ℝ - algèbre des polynômes à coefficients dans
ℝ . Pour tout polynôme P , on note
P^′ son polynôme dérivé.
Étant donné un entier natureln, [ [0, n] ] désigne l'ensemble des entiers naturels compris entre 0 et
n .
Étant donné un entier naturel
Partie I.
Soit
φ l'application :
Soit
n un entier naturel non nul. On note
ℝ_n[X] le
ℝ -espace vectoriel des polynômes de degré
⩽ n .
- Démontrer que
φ induit surℝ_n[X] un endomorphisme. On noteφ_n cet endomorphisme. - Expliciter la matrice de
φ_n sur la base canonique deℝ_n[X] . - Déterminer les valeurs propres et les sous-espaces propres de
φ_n . L'endomorphismeφ_n est-il diagonalisable? - Démontrer que
φ_n est un automorphisme deℝ_n[X] . - En déduire qu'il existe une unique famille de polynômes
s_0, s_1, …, s_n telle que :
(a)∀i ∈ [ [0, n] ], φ_n(s_i) = (X^i)/(i!) ,
(b)(s_0, s_1, …, s_n) est une base deℝ_n[X] . - On note Id l'endomorphisme identité de
ℝ_n[X] etδ l'endomorphisme induit par la dérivation sur leℝ -espace vectorielℝ_n[X] . Justifier :
- En déduire l'expression de
s_i en fonction de X , pour touti dans[ [0, n] ] .
Dans le reste du problème, on considère les deux familles de polynômes
(S_n)_(n ∈ ℕ) et
(T_n)_(n ∈ ℕ) définies par :
Dans les parties II, III et IV, on admettra le résultat suivant qui est démontré indépendamment dans la partie V :
Soitn un entier naturel
⩾ 2 . Toutes les racines complexes du polynôme
S_n ont un module
< n .
Soit
Partie II.
- Donner le tableau de variations de
S_3 . Représenter sur un même graphique les courbes des fonctionsS_1, S_3 ainsi que la fonction exponentielle (x ↦ e^x ) en s'attachant à respecter la position relative de ces trois courbes. - Soit
n ∈ ℕ . Démontrer que le polynômeS_n n'a pas de racine réelle sin est pair et a une unique racine réelle simple sin est impair. (Indication : On pourra faire une démonstration par récurrence.)
Dans la suite du problème, on note
α_n l'unique racine réelle de
S_n , pour tout entier naturel impair
n .
10. On se propose d'étudier le comportement de la suite(α_(2n + 1))_(n ∈ ℕ) lorsque
n tend vers
+ ∞ .
(a) Justifier que la suite(α_(2n + 1))_(n ∈ ℕ) est décroissante. (Indication : On pourra étudier le signe de
S_(2n + 1)(α_(2n − 1)) .)
(b) Soit(v_m)_(m ∈ ℕ) une suite de nombres réels qui converge vers un nombre réel
ℓ .
i. Soitε un nombre réel
> 0 . Justifier qu'il existe un entier naturel
M tel que :
10. On se propose d'étudier le comportement de la suite
(a) Justifier que la suite
(b) Soit
i. Soit
ii. En déduire que la suite
(S_m(v_m))_(m ∈ ℕ) converge vers
e^ℓ .
(c) En déduire que la suite(α_(2n + 1))_(n ∈ ℕ) diverge vers
− ∞ .
(c) En déduire que la suite
Partie III.
Soit
h la fonction de la variable réelle
x définie par :
- Étudier la fonction
h . Représenter son graphe surℝ . - Démontrer qu'il existe une fonction
g de classeC^∞ de] − ∞, 1[ dans] − ∞, 1[ telle que :
Représenter le graphe de
g . L'étude précise de
g n'est pas demandée.
13. Démontrer qu'il existe un unique nombre réelρ tel que
h(ρ) = − 1 .
14. Démontrer queρ est dans l'intervalle
] − 1/2, − 1/4 [. Indication : on pourra utiliser le fait que
ln2 ⩾ (13)/(20) .
15. Soitz un nombre complexe tel que :
|z| ⩽ 1 et
|ze^(1 − z)| ⩽ 1 . Soit
n un entier naturel.
(a) Justifier l'égalité :
13. Démontrer qu'il existe un unique nombre réel
14. Démontrer que
15. Soit
(a) Justifier l'égalité :
(b) En déduire que :
(c) En déduire que
T_n(z) ≠ 0 .
16. Soitn un entier naturel impair
⩾ 3 . Démontrer que
α_n est dans l'intervalle
] − n, nρ[ .
16. Soit
Partie IV.
Pour tout entier naturel
m , on pose
γ_(2m + 1) = α_(2m + 1)/(2m + 1) .
17. Démontrer que pour tout nombre réelu et tout entier naturel
n , on a :
17. Démontrer que pour tout nombre réel
- Soit
m une entier naturel. On noten = 2m + 1 . Justifier l'égalité :
- En déduire que la suite
(∫_(γ_(2m + 1))^0 h(t)^(2m + 1) dt)_(m ∈ ℕ) est une suite convergente et expliciter sa limite. - Démontrer que
(∫_(γ_(2m + 1))^ρ h(t)^(2m + 1) dt)_(m ∈ ℕ) est une suite convergente et expliciter sa limite. - Déterminer un équivalent de
α_(2m + 1) .
Partie V.
Cette partie a pour but de démontrer le résultat admis dans les parties précédentes : Si
n est un entier naturel
⩾ 2 , les racines complexes du polynôme
S_n ont un module
< n .
22. Soitp un entier naturel non nul. Soient
α_1, …, α_p des nombres complexes de module
⩽ 1 . Soient
θ_1, …, θ_p des nombres réels
> 0 . On suppose que
|∑_(i = 1)^p θ_i α_i| = ∑_(i = 1)^p θ_i .
(a) Démontrer queα_1, …, α_p sont des nombres complexes de module exactement 1.
(b) On suppose dans cette question seulementp = 2 et
α_1 = 1 . Soit
t un nombre réel tel que
α_2 = e^(it) . En développant
|θ_1 + θ_2 e^(it)|^2 , justifier que
α_2 = 1 .
(c) Dans le cas général, démontrer queα_1 = α_2 = ⋯ = α_p .
23. Soit P dansℝ[X] de degré
n ⩾ 2 . On note
a_0, …, a_n ses coefficients :
22. Soit
(a) Démontrer que
(b) On suppose dans cette question seulement
(c) Dans le cas général, démontrer que
23. Soit P dans
On suppose que
a_0 = a_1 > a_2 > ⋯ > a_(n − 1) > a_n > 0 .
(a) Justifier que ni 0 , ni 1 , ne sont des racines de P .
(b) Déterminer les coefficients du polynôme(X − 1)P(X) .
(c) Démontrer que les racines complexes de P ont un module> 1 . Indication : on pourra raisonner par l'absurde et utiliser la question 22c.
24. Soit Q dansℝ[X] de degré
n ⩾ 2 . Soient
a_0, …, a_n ses coefficients :
(a) Justifier que ni 0 , ni 1 , ne sont des racines de P .
(b) Déterminer les coefficients du polynôme
(c) Démontrer que les racines complexes de P ont un module
24. Soit Q dans
On suppose que
0 < a_0 < a_1 < ⋯a_(n − 2) < a_(n − 1) = a_n . Justifier que les racines complexes de Q ont un module
< 1 .
25. Conclure.
25. Conclure.
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