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E3A Option Informatique MP 2017Sujet et corrigé

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Faisable en Sup
  • Arbres binaires et récursivité
  • Complexité algorithmique
  • Listes et tableaux
  • Suites récurrentes linéaires (Fibonacci)
  • Programmation dynamique
  • Graphes non orientés pondérés et algorithme de Floyd-Warshall

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  • Rapport du jury : non disponible

Présentation du sujet

Arbres binaires « peignes », complexité algorithmique, décomposition de Zeckendorf et plus courts chemins dans un graphe
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L'exercice 1 étudie une famille particulière d'arbres binaires appelés peignes, leur reconnaissance, et une opération de rotation permettant de les ranger. L'exercice 2 étudie plusieurs méthodes, sur des listes puis sur des tableaux, pour déterminer les élèves absents d'une classe, en comparant leurs complexités. L'exercice 3 étudie la suite de Fibonacci, la décomposition de Zeckendorf d'un entier et son codage binaire associé. L'exercice 4 applique l'algorithme de Floyd-Warshall, en Python, au calcul des plus courts trajets dans le graphe d'un réseau de métro.

  1. 1Exercice 1 : arbres binaires « peignes »On définit les arbres peignes, stricts et rangés, on écrit des fonctions OCaml de reconnaissance, puis une opération de rotation permettant de ranger un peigne quelconque.
  2. 2Exercice 2 : recherche des élèves absentsOn écrit des fonctions déterminant les entiers absents d'une liste, d'abord en manipulant des listes puis en utilisant un tableau représentant une salle de classe, en comparant les complexités obtenues.
  3. 3Exercice 3 : suite de Fibonacci et décomposition de ZeckendorfOn étudie le calcul efficace des termes de la suite de Fibonacci, la décomposition de Zeckendorf d'un entier comme somme de termes de Fibonacci non consécutifs, et son codage binaire associé.
  4. 4Exercice 4 : plus courts trajets dans un réseau de métroOn modélise un réseau de métro par un graphe non orienté pondéré par des durées de trajet, et on met en œuvre, en Python, l'algorithme de Floyd-Warshall pour calculer les durées minimales entre toutes les paires de stations.

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L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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e3a 2017 : option informatique

Exercice 1

On suppose défini le type arbre de la manière suivante :
type arbre =
    |Feuille of int
    |Noeud of arbre * arbre ;;
On dit qu'un arbre est un peigne si tous les noeuds à l'exception éventuelle de la racine ont au moins une feuille pour fils. On dit qu'un peigne est un strict si sa racine a au moins une feuille pour fils, ou s'il est réduit à une feuille. On dit qu'un peigne est rangé si le fils droit d'un noeud est toujours une feuille. Un arbre réduit à une feuille est un peigne rangé.
Figure 1 : un peigne à cinq feuilles
  1. Représenter un peigne rangé à 5 feuilles.
  2. La hauteur d'un arbre est le nombre de noeuds maximal que l'on rencontre pour aller de la racine à une feuille (la hauteur d'une feuille seule est 0 ). Quelle est la hauteur d'un peigne rangé à n feuilles? On justifiera la réponse.
  3. Ecrire une fonction est_range : arbre → bool qui renvoie true si l'arbre donné en argument est un peigne rangé.
  4. Ecrire une fonction est_peigne_strict : arbre → bool qui renvoie true si l'arbre donné en argument est un peigne strict. En déduire une fonction est_peigne : arbre → bool qui renvoie true si l'arbre donné en argument est un peigne.
  5. On souhaite ranger un peigne donné. Supposons que le fils droit N de sa racine ne soit pas une feuille. Notons A_1 le sous-arbre gauche de la racine, f l'une des feuilles du noeud N et A_2 l'autre sous-arbre du noeud N. On va utiliser l'opération de rotation qui construit un nouveau peigne où
  • le fils droit de la racine est le sous-arbre A_2;
  • le fils gauche de la racine est un noeud de sous-arbre gauche A_1 et de sous-rabre droit la feuille f.
Figure 2 : une rotation
(a) Donner le résultat d'une rotation sur l'arbre de la figure 1.
(b) Ecrire une fonction rotation : arbre → arbre qui effectue l'opération décrite ci-dessus. La fonction renverra l'arbre initial si une rotation n'est pas possible.
(c) Ecrire une fonction rangement : arbre → arbre qui range un peigne donné en argument, c'est à dire qu'il renvoie un peigne rangé ayant les mêmes feuilles que celui donné en argument. La fonction renverra l'arbre initial si celui-ci n'est pas un peigne.

Exercice 2

Dans une classe de n élèves, les élèves sont numérotés de 0 à n − 1. Un professeur souhaite faire l'appel, c'est à dire déterminer quels élèves sont absents.

Partie A

  1. Ecrire une fonction mini : int list → (int * int list) qui prend en argument une liste non vide d'entiers distincts, et renvoie le plus petit élément de cette liste, ainsi que la liste de départ privée de cet élément (pas forcément dans l'ordre initial).
  2. En notant k la longueur de la liste donnée en argument, quelle est la complexité en nombre de comparaisons de la fonction précédente?
  3. En utilisant la fonction mini, écrire une fonction absents : int list → int → int list qui, étant donné une liste non vide d'entiers distincts et n, renvoie, dans un ordre quelconque, la liste des entiers de [0; n − 1] qui n'y sont pas.
  4. En notant k la longueur de la liste donnée en argument, quelle est la complexité en nombre de comparaisons (en fonction de n et k ) de la fonction précédente?

Partie B

Dans cette partie, une salle de classe pour n élèves est décrite par la donnée d'un tableau à n entrées. Si tab est un tel tableau et i un entier de [0; n − 1], alors tab. (i) donne le numéro de l'élève assis à la place i (ou -1 si cette place est vide).
5. Ecrire une fonction asseoir : int list → int → int vect, qui prend en argument une liste non vide d'entiers distincts et un entier n, et renvoie un tableau représentant une salle de classe pour n élèves où chaque élève de la liste à été assis à la place numérotée par son propre numéro. Les entiers supérieurs ou égaux à n seront ignorés.
6. En déduire une fonction absent2 : int list → int → int list qui étant donné une liste non vide d'entiers distincts et un entier n, renvoie la liste des entiers de [0; n − 1] qui n'y sont pas. Les entiers supérieurs ou égaux à n seront ignorés.
7. En notant k la longueur de la liste donnée en argument, quelle est la complexité en nombre de lectures et d'écritures dans un tableau (en fonction de n et k ) de la fonction précédente?

Partie C

Dans cette partie indépendante des précédentes, les élèves sont déjà assis en classe.
8. On considère la fonction place : int vect → unit suivante :
let rec place tab i =
    if i <> -1 then
    begin
        let temp=tab.(i) in
        tab.(i) <- i;
        place tab temp
    end;;
On note classe le tableau [| − 1; 4; 5; − 1; 3; 0|] (on suppose n = 6 dans cette question). Donner le tableau classe après l'exécution de place classe 1. On donnera l'état de la variable classe à chaque appel récursif de la fonction.
9. On considère la fonction placement : int vect → int → unit ci-dessous :
let placement tab n =
    for i=0 to n-1 do
        if tab.(i) <> -1 && tab.(i) <>i then
        begin
            let temp=tab.(i) in
            tab.(i) <- -1;
            place tab temp
        end
    done;;
Si classe est un tableau d'entiers (les entiers positifs sont distincts) représentant une classe, que fait placement classe?

Exercice 3

On rappelle la définition de la suite de Fibonacci :
{F_0 = 0; F_1 = 1; F_n = F_(n − 1) + F_(n − 2) pour n ≥ 2

Partie A. Calcul des termes de la suite

  1. On considère la fonction fibo : int → int suivante :
let rec fibo = function
|0->0
|1->1
|n->fibo (n-1) + fibo (n-2);;
Pourquoi est-ce une mauvaise idée d'utiliser cette fonction pour calculer F_n ?
2. Ecrire une fonction fibo2 : int → int qui, étant donné n, calcule F_n en effectuant un nombre linéaire en n d'additions.

Partie B. Décomposition de Zeckendorf

Pour n ∈ ℕ, on appelle décomposition de Zeckendorf de n une décomposition de n comme somme de termes distincts (d'indices supérieurs ou égal à 2 ) de la suite de Fibonacci, de telle manière qu'il n'y ait pas deux termes d'indices consécutifs dans la somme. Autrement dit, il existe des indices c_1, c_2, …, c_k tels que :
  • c_0 ≥ 2,
  • pour tout i < k, c_(i + 1) > c_i + 1 (pas d'indices consécutifs),
  • n = ∑_(i = 0)^k F_(c_i).
Par exemple, 2 + 5 = F_3 + F_5 est une décomposition de Zeckendorf de 7 (avec c_0 = 3 et c_1 = 5 ), alors que 3 + 5 = F_4 + F_5 n'est pas une décomposition de Zeckendorf de 8 car F_4 et F_5 sont deux termes consécutifs de la suite de Fibonacci.
3. Déterminer une décomposition de Zeckendorf de 20,21 et 22 .
4. Montrer que tout entier strictement positif admet une décomposition de Zeckendorf (on admet qu'elle est unique).

Partie B. Codage de Fibonacci

On appelle codage de Fibonacci d'un entier positif k un tableau tab de 0 et de 1 indiquant par des 1 les indices des termes de la suite de Fibonacci utilisés dans la décomposition de Zeckendorf de k (tab.(0) indique alors si F_2 est utilisé dans la représentation). On remarque que par définition de la décomposition de Zeckendorf, tab ne peut contenir deux 1 consécutifs.
[|0; 1; 0; 1|] est ainsi un codage de Fibonacci de 7
5. Ecrire une fonction decode : int vect → int qui traduit en entier une représentation de Fibonacci d'un entier.
6. (a) Decrire sans l'implémenter une fonction plusun : int vect → int vect, qui à partir d'une représentation de Fibonacci d'un entier k, renvoie une représentation de Fibonacci de l'entier k + 1.
(b) Decrire sans l'implémenter une fonction moinsun : int vect → int vect, qui à partir d'une représentation de Fibonacci d'un entier k non nul, renvoie une représentation de Fibonacci de l'entier k − 1.

Exercice 4

Dans cet exercice, les programmes seront écrits avec le langage Python. On pourra utiliser si besoin la bibliothèque numpy :
  • zeros([n, p]) renvoie un tableau bidimensionnel ( n, p ) rempli de 0 ;
  • si T est un tableau bidimensionnel, T[i, j] accède à l'élément ligne i et colonne j de ce tableau.
Le réseau de métro d'une grande ville comporte N stations réparties sur un certain nombre de lignes interconnectées (par exemple, pour la ville de Lyon, on a N = 40 avec 4 lignes).
On représente ce réseau par un graphe non orienté G = ([|0, N − 1|], A) défini par :
  • l'ensemble des sommets est [|0, N − 1|]; on a numéroté les stations de 0 à N − 1. Le sommet i du graphe G représente la station i;
  • A désigne l'ensemble des arêtes de G. Un arête entre les sommets i et j (éléments de [|0, N − 1|] ) n'existe que si les stations i et j sont des stations adjacentes sur une même ligne de métro. Ce graphe est représenté par la liste Liste_A (donnée en variable globale) de ses arêtes sous la forme [i, j] tels que i < j.
  1. Ecrire une fonction voisin_G qui prend en entrée un entier i ∈ [|0, N − 1|] et reourne la liste des sommets adjacents à i dans G.
    On suppose le graphe G connexe et on cherche à déterminer le trajet le plus rapide entre deux stations du réseau.
    Soit duree la fonction définie sur A qui attribue à une arête (i, j) la durée du trajet entre la station i et la station j en minutes, arrondie sur un nombre entier.
    Un trajet entre deux stations i et j correspond à un chemin dans G qui part de i et arrive en j. La durée d'un tel trajet i = i_0 → i_1 → ⋯ → i_n = j utilisant n arêtes est la somme des durées des arêtes:
duree(i = i_0 → i_1 → ⋯ → i_n = j) = ∑_(k = 0)^(n − 1)duree((i_k, i_(k + 1)))
Pour simplifier, on ne tient pas compte des durées correspondant aux changements de métro.
On dispose de la liste Duree des listes [i, j, duree(i, j)], pour 0 ≤ i ≤ j ≤ N − 1 tels que (i, j) ∈ A. On note D la valeur
D = sum([U[2] for U in Duree ])
2. Soient i, j deux sommets de G. Démontrer qu'il existe au moins un trajet de durée minimale entre i et j.
Pour i, j sommets de G, on note δ_(min)(i, j) la durée minimale d'un trajet entre i et j.
3. Soient i, j deux sommets de G. Soit i = i_0 → i_1 → ⋯ → i_n = j un chemin dans G qui part de i et arrive en j en utilisant n arêtes ( n ≥ 1 ). On suppose que ce chemin réalise un trajet de durée minimale entre i et j. Justifier que pour tout k entre 1 et n, i = i_0 → i_1 → ⋯ → i_k est un trajet de durée minimale entre i_0 et i_k et i_k → ⋯ → i_n = j est un trajet de durée minimale entre i_k et j.
4. En déduire, pour i et j distincts tels que (i, j) ∉ A, une expression de δ_(min)(i, j) en fonction des valeurs δ_(min)(i, k) et δ_(min)(k, j) pour k parcourant la liste des sommets de G à l'exception de i et j. Justifier votre réponse.
5. Définir Tinit le tableau bidimensionnel ( N, N ) tel que
∀(i, j) ∈ [|0, N − 1|]^2, Tinit[i, j] = {0, si i = j; duree (i, j), si (i, j) ∈ A; D, sinon
  1. Définir la fonction FW qui prend en antrée un tableau bidimensionnel (N, N)T et retourne le tableau bidimensionnel (N, N)T^′ défini par
∀(i, j) ∈ [|0, N − 1|]^2, T^′[i, j] = min(T[i, j], T[i, k] + T[k, j], k ∈ [|0, N − 1|])
  1. Ecrire un programme qui, en utilisant le tableau Tinit et la fonction FW, permet de calculer un tableau bidimensionnel ( N, N ) dont le ( i, j )-ième coefficient vaut δ_(min)(i, j), pour tous sommets i et j. Combien d'itérations sont-elles nécessaires pour conclure?
  2. Expliquer comment modifier le programme pour obtenir un trajet de durée minimale entre i et j pour tous sommets i, j. On ne demande pas de le programmer précisément mais d'expliquer ce qu'il faudrait ajouter au programme précédent pour obtenir de plus ces informations.

Questions fréquentes

5 questions
Sur quels chapitres porte ce sujet d'option informatique e3a MP 2017 ?
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Sur quels chapitres porte ce sujet d'option informatique e3a MP 2017 ?

Il porte sur les structures de données arborescentes, la complexité des algorithmes sur les listes et tableaux, les suites récurrentes et la programmation dynamique appliquée aux graphes.

Les quatre exercices sont-ils indépendants ?

Oui, l'énoncé propose quatre exercices distincts et indépendants, chacun portant sur une structure de données ou un algorithme différent.

Qu'est-ce qu'un arbre « peigne » dans l'exercice 1 ?

C'est un arbre binaire particulier où tous les nœuds, sauf éventuellement la racine, ont au moins une feuille pour fils ; l'exercice étudie comment reconnaître un tel arbre et le ranger par une opération de rotation.

Qu'est-ce que la décomposition de Zeckendorf étudiée dans l'exercice 3 ?

C'est l'écriture unique d'un entier comme somme de termes de la suite de Fibonacci d'indices non consécutifs, qui permet de coder cet entier par un tableau binaire sans deux 1 consécutifs.

Quel algorithme est mis en œuvre dans l'exercice 4 sur le réseau de métro ?

L'algorithme de Floyd-Warshall, qui calcule par améliorations successives la durée minimale de trajet entre toutes les paires de stations d'un réseau représenté par un graphe pondéré.

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