Arriver en retard à un concours

Bonsoir,
cela peut paraître un peu débile, mais je me demande est-ce qu’arriver en retard à une matière d’un concours ( genre 10 min) vous disqualifiera automatiquement ?
Merci.

C’est à la discrétion du chef de centre, si tu es acceptée, le jury peut te pénaliser ou disqualifier (sans avoir à motiver sa décision et bien entendu sans recours possibles).

Ce ne sont pas des menaces en l’air, moi je me suis fait exclure du concours général de philo pour 5 minutes alors que la salle avait changé au dernier moment. :slight_smile:
Ce serait moins drôle pour un vrai concours…

c’est normalement explicite dans le reglement du concours
exemple pour le cc centrale

Les candidats doivent être prêts à composer avant l’ouverture des sujets, afin de limiter
les perturbations affectant le déroulement des épreuves. Toutefois, les candidats
retardataires seront acceptés dans la limite maximum d’une demi-heure. Ces candidats
remettront leurs copies en même temps que les autres candidats.

Ca ne disqualifie pas, j’ai entendu parler de certains qui sont arrivés plus d’une heure en retard à CCP et qui ont été acceptés, mais c’est clair qu’arriver en retard ne peut qu’être en ta défaveur.

Ca dépend des concours en effet, aux mines je crois qu’ils étaient strict et par exemple à X/ENS tu as le droit à 30min.
Mais pour éviter ça, prends une bonne marge, et de plus je pense que si tu arrives en retard à cause d’un problème de métro/train tu ne seras pas le seul dans ce cas et ils auront surement plus de scrupules à ne pas accepter un groupe nombreux

Cela dépend non seulement du concours mais aussi du chef de centre. C’est ainsi qui’il y a quelques années, suite à un gros problème de transport (RER), plusieurs dizaines de personnes sont arrivés en retard à l’agrégation (genre 10 minutes). Impossible de rentrer dans la salle et composer → année foutue. L’affaire a été portée devant la justice, ils ont perdu.

Ah ça me déçoit l’égalité est brisée et le concours n’est alors plus national. Il faudrait que des règles précises soient en place pour chaque centre dans la france.

Egalité ne veut pas dire égalitarisme. Dans certains centres, il fait plus froid, dans d’autres c’est plus bruyants (certains sont très bruyants), il n’y a pas, loin de là, égalité dans la composition.

oui et avant même de parler d’égalité il serait bon que l’on s’intéresse au respect scrupuleux (par les centres) du réglement national du concours.

Les anecdotes de surveillants qui décident sous leur chapeau que l’épreuve se fera sans calculette parce qu’ils confondent avec une autre et n’ont pas lu les consignes de l’épreuve en cours sont malheureusement fréquentes. En général ca remonte au chef de centre, en .. 35 minutes .. et merci pour le stress ou le temps perdu de ceux qui ont du batailler pour obtenir .. la juste application.

Quand c’est à l’écrit, et selon ce que me disait un « spécialiste en fonction » du système et du pilotage des jurys, la consigne est de « noter de manière que les « « victimes » » potentielles ne soient pas privées de l’oral, et de laisser l’oral refiltrer si nécessaire. »

Autrement dit de ne PAS ouvrir à un candidat la possibilité de contester au TA ou au CE l’épreuve écrite ce qui aurait un impact désastreux sur le process en risquant l’annulation du concours. Le jeu est de « priver le candidat d’un préjudice réel », ce qui est astucieux et accessoirement sympathique.

Il n’en reste pas moins qu’un vicieux ou un bon calculateur pourrait plaider, dans le cas où il se trouve le premier bité, et que le candidat « repêché à l’écrit suite à erreur » se trouve devant lui, que cette manip destinée à « dédommager » le candidat victime d’une erreur à l’écrit l’a privé, lui, premier bité, d’une chance d’être un cran plus haut et donc d’intégrer.

A ma connaissance il n’y a pas de JP sur le sujet, ni dans un sens ni d’ans l’autre, mais pour qu’il y en ait, il faudrait

  • que le premier bité puisse rapporter la preuve de ce qui est ci-dessus, preuve intellectuellement facile, mais matériellement complexe
  • que le tribunal accepte le principe d’une perte de chance complexe, ce qui n’est pas trop dans la tradition locale, d’une part parce que les tribunaux français ne réparent jamais intégralement la perte de chance, qui est ici « digitale » ( oui/non), et ne peut donc pas se réparer « à moitié », et d’autre part parce qu’il est maintenant admis il me semble qu’un concours c’est aussi un aléa pur assez fort, ce qi exclus la prise en compte d’un facteur du second ordre comme celui qui je visais.

Je ne sais pas comment on pourrait apporter une preuve quelconque de « j’ai été éliminé parce qu’on en a favorisé d’autres en guise de compensation » car, à ma connaissance, je n’ai JAMAIS vu ni lu de « quantité d’admissible » prévu dans les textes de concours. En d’autres termes, si n sont arrivés en retard, ont été autorisés à composés et on été admissibles, le concours peut très bien argumenter qu’il a ouvert n places de plus pour l’oral et donc que ceux non pris n’auraient quand même pas été pris…

@corderaide : ça, pour l’oral, c’est un poil plus étrange lorsque les sessions sont longues car il y a moyen de rattraper. Pour l’écrit, le problème, c’est que le rattrapage est simplement impossible.

Je plussois avec Corde : prenez avec vous un numéro de téléphone à prévenir en cas de retard et prévenez le plus tôt possible si vous voyez que vous aller être à la bourre. Aucune garantie que ça marche, mais ça ne peut qu’aider !

corderaide a écrit:

J’ai eu un maître de stage qui était big boss d’un concours (mais je ne dirais pas lequel), il a reçu un coup de téléphone pour un élève arrivé sans justification en retard (aux oraux), je l’ai vu virer ledit élève en direct. Ça fait bizarre… Donc évitez vraiment les retards, c’est vraiment mettre en danger toute son année de spé.
Pour l’histoire, je n’en suis pas fier mais moi j’ai eu une expérience plutôt positive avec les retard aux oraux.
Anglais Centrale → Arrivé 15min après (prise sur le temps de préparation du texte) et j’ai eu 19 alors que je suis loin d’être bilingue.
Maths Mines → Pas présent le matin, j’ai rattrapé l’oral entre midi et deux, j’ai eu 17 ce qui est a dessus de mon niveau habituel.
A la vue des résultats, je reste persuadé que mon désarroi, mon inquiétude visible ont créé d’entrée un sentiment de proximité avec l’examinateur qui a joué en ma faveur. Enfin je ne recommanderai pas d’arriver en retard… J’ai eu beaucoup de chance de tomber sur ces deux là ! Le pire c’est que je n’étais jamais arrivé en retard en 2 ans de prépa.

Toujours prévoir une heure de marge pour les oraux, toujours. :grin:

Je ne sais pas comment on pourrait apporter une preuve quelconque de « j’ai été éliminé parce qu’on en a favorisé d’autres en guise de compensation » car, à ma connaissance, je n’ai JAMAIS vu ni lu de « quantité d’admissible » prévu dans les textes de concours. En d’autres termes, si n sont arrivés en retard, ont été autorisés à composés et on été admissibles, le concours peut très bien argumenter qu’il a ouvert n places de plus pour l’oral et donc que ceux non pris n’auraient quand même pas été pris
Deux choses.

  1. comme tu le fais justement remarquer il faut que la barre écrit ne soit pas posée à un « nombre » mais bien à un niveau. Tu sais comme moi qu’elle est officiellement placée à un NIVEAU mais que avant de déterminer le NIVEAU, on regarde combien de grenouilles il y a de chaque côté de la barre.

  2. j’ai peut être insuffisamment décrit le process mais
    SI l’élève A est arrivé en retard ( ou respectivement s’est vu affecter la moyenne à une épreuve X ou sa copie valait 0, ou moins de la moyenne (5), par suite d’une c..ie du centre d’examen)
    et SI l’élève B lui a composé normalement.
    et SI la barre d’écrit passe
    - au dessous de l’élève B
    - au dessous de l’élève A noté X=moyenne
    - MAIS au dessus de l’élève A noté X=0 ou X=5 pour rester dans l’exemple
    et SI après le classement à l’ORAL A est classé 500ème et B est classé 600ème (ds la meme section)
    et SI après désistements, le dernier admis est classé 599ème

alors B peut dire « j’ai été éliminé parce qu’on en a favorisé d’autres (A) en guise de compensation » puisque dans ce cas,
si A s’était vu affecter 0, il ne serait pas à l’oral, et B serait 599 et admis ..

non ?

Sauf que B ne sait pas que A a été favorisé, donc tout va bien. :grin:

Mais B sait que « des gens » ont été favorisés à travers la France !

@alodorante … tu devrais aller regarder les archives de divers médias et de forum prepas pour voir comment dès qu’il y a non pas une anomalie, mais un soupçon d’anomalie, l’info est largement diffusée avec force détails ..

je préfère ne pas linker un fil d’il y a qq années où on a lu bcp d’insultes au bon sens et au calcul au sujet d’une épreuve de français,
mais le moins qu’on puisse dire c’est que ca a causé ..

En raisonnant à l’inverse, B ne sait pas non plus s’il a été favorisé ou pas. :grin:

ben si . .

  • il sait qu’il a bénéficié d’une mesure de faveur
  • il peut estimer si sans cette mesure il aurait ou pas passé la barre
  • il peut estimer où il serait classé sans cette faveur
  • et il peut même prétendre estimer savoir où il aurait été sans faveur et sans le pb de base qui lui a amené un préjudice et une faveur :slight_smile:

Adolorante a écrit:

Toujours prévoir une heure de marge pour les oraux, toujours. :grin:
Surtout quand faut prendre le RER B pour se rendre à Centrale… :unamused: