Bonjour,
Peut être ce message est-il légèrement prématuré, les résultats des CCP n’étant pas encore tombés, mais comme je me fais peu d’illusions sur mes performances aux oraux, j’écris tout de suite.
Suites à mes résultats aux oraux des mines cette année, je tenais à vous faire part de mes interrogations pour l’année prochaine.
Je suis classé dans la fin des 800e à l’issue des oraux des mines, il me reste donc peut être un espoir pour Télécom Bretagne, cela dit, la formation dispensée ne correspond pas du tout à mes attentes, donc je commence à envisager une 5/2.
pour commencer, un bref récapitulatif de mes résultats au concours cette année aidera peut être à situer mon propos :
concours Ens Cachan : un peu plus de 400e avec 238pts, le dernier admissible en ayant 241
concours Mines-Ponts : 24pts d’avance après les écrits, pas loin de 900e après les oraux
concours Centrale-Supélèc : une hécatombe complète, me plaçant à titre d’exemple, à 130 points de l’admissibilité à Centrale Nantes, à 260 points de Paris
concours CCP : admissible avec 330 points (12.7 de moyenne), pour une barre à 224
concours E3A : je m’en réfère totalement au mail de mon prof de SI : 11.49 de moyenne, pour une barre à 11.50 sur les arts
Je vais maintenant essayer de vous faire une présentation de mon projet professionnel :
-
d’un point de vue scientifique, je crois (c’est toujours dur de savoir précisément dès la spé) vouloir m’orienter vers des filières de type : énergie et procédés, c’est à dire garder un peu d’élec, pas mal de méca, en gardant toujours en tête l’aspect énergétique des systèmes étudiés. Mais au delà de ça, je suis et je reste, un passionné de sciences théoriques, et bien que n’en voulant pas faire l’aspect principal de ma future profession, il m’importe de me cultiver de façon un minimum plus pointue qu’en lisant des « pour la science » sur des sujets divers tels que l’astrophysique, la physique quantique, etc
-
d’un point de vue professionnel, je suis malheureusement partagé entre l’idée que je me fais du métier d’ingénieur (la vision historique de l’ingénieur, plutôt R&D donc, ou au moins gestion de projet, avec une gestion plus d’ordre technique que managériale), et l’enseignement, voies à priori très dissociées.
A partir de ma vision de taupin, j’en ai donc déduis deux possibilités :
> le métier « d’enseignant-chercheur » , où la recherche serait une recherche appliquée à l’industrie . Un des professeur des arts & métiers exerce même ,d’après mon père, un métier « d’enseignant-ingénieur » .
> le métier d’ingénieur, tout en étant un intervenant régulier dans une ou plusieurs écoles supérieures
=> Cette façon de voir les choses m’a amené à m’intéresser à plusieurs écoles des mines, à savoir les mines de Nancy, pour lesquelles j’aurais volontiers abandonné lâchement Michelet (mon lycée actuel, à Vanves), l’ENSTA ParisTech, dont la plaquette est pour moi une source de rêves et d’envie absolument inépuisable, ou encore, sans originalité aucune, les ponts et chaussés ou les Mines ParisTech. Les formations dispensées dans chacune de ces écoles m’orientant plutôt vers le deuxième projet professionnel précité.
Une autre alternative qui me paraît tout à fait envisageable, et qui, elle aussi, a le don de laisser mon imagination divaguer agréablement : l’ENS Cachan, qui pour le coup, m’oriente à priori plus vers le premier projet professionnel. Choix d’autant plus intéressant depuis que je sais qu’au prix d’une année passée au Collège des Ingénieurs, ou à Science Po, ou autre, un Normalien peut tout à fait prétendre à un poste d’ingénieur en bonne et due forme, avec en plus, la fameuse étiquette du Normalien.
Cette possibilité (qui est bien assez générale pour ne pas risquer de disparaître dans quelques années, d’autant plus que c’est une voie de plus en plus empruntée par les Normaliens) me fait « placer à égalité » dans mes désirs, Normale avec les autres écoles citées précédemment, le métier d’ingénieur étant par nature plus évolutif que celui de chercheur, point que je trouve plutôt rassurant.
**
La question principale est, tout bêtement : alors, 5/2 ou non ? ** Ai-je mes chances l’an prochain d’intégrer sur une des écoles qui, à l’heure actuelle m’intéresse ?
Il existe en effet quelques ccp correspondant à mes goûts, si on oublie le bonus « culture scientifique », à savoir phelma, ense3, ensma, ensmm, mais j’avoue ne m’être renseigné que très superficiellement, puisque je m’étais arrêté à une documentation approfondie sur les mines de Nancy (que j’ai même quelques temps pensé refuser , avant que ce ne soient elles qui me refusent
)
Une dernière interrogation subsiste,
J’ai la possibilité de faire ma 5/2 en PSI* dans un très bon lycée parisien, devrais-je envisager sérieusement cette possibilité ?
Je n’y vois pour le moment aucun avantage, alors que Michelet : c’est bien, c’est joli, c’est proche de chez moi, pas de frayeur du changement, pas de mauvaises surprises possibles, un probable meilleur classement au sein de la classe me permettra sûrement d’avoir cette fameuse confiance en soi qui change beaucoup de choses pendant des concours, deux camarades avec lesquels je m’entend très bien sont sûrement, eux aussi, de futurs 5/2.
PS : tout commentaire, question, ou même objection à mon projet seront évidemment les bienvenus !
PS² : vous aurez remarqué que je ne connais rien à Centrale, si vous pensez pouvoir faire coller certaines de ces écoles, ou d’autres, à mes projets, ne vous privez surtout pas !
Merci de votre attention , j’espère de tout coeur des réponses au choix : constructives ou motivantes !