patronym a écrit:
[quote=« patronym »]
Ce topic est sympa mais j’aimerai savoir pourquoi tous ceux qui veulent plus que bien gagner leur vie font de la finance au lieu de devenir entrepreneur ?
Ma question manque t’elle de sens ?? 
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tentative de réponse :
Parce que pour être entrepreneur, il faut être capable de gérer des personnes, prendre des risques, avoir une vision d’avenir, être compétent tant sur le plan de la gestion, de la communication que sur le plan technique. Alors qu’on finance, il suffit de travailler dur comme un galérien de prépa, et ça c’est bien plus facile et plus tranquille.
Etre un patron, c’est aussi créer de la richesse qui sera partagée par la nation, et ce point de vue est devenu totalement secondaire dans l’esprit de beaucoup.
Donc finalement, l’orientation de ceux qui veulent « bien gagner leur vie » est clair.
Sachant qu’un entrepreneur il va bosser comme un mec en M&A sans forcément avoir un ROI immédiat.
Alors que le mec en M&A se tue à la tache, mais à la fin du mois il a son gros chèque.
Tout simplement le risque, je dirais.
Devenir entrepreneur, c’est se jeter à l’eau sans aucune garantie de réussite. Et il est je pense plus probable d’atteindre les 6 (ou 7) chiffres annuels en travaillant dans la finance qu’en étant à son compte.
Juste pour répondre pour le métier entrepreneur :
- Il y a en quand même pas mal en France, mais bcp de fondateurs viennent d’HEC, ESSEC, ESCP, et moins d’ingénieurs (mais il y en a !)
- Il y a moins « d’exit » connu comme la revente d’Instragram à 1 Milliard. On peut entreprendre partout, mais la Silicon Valley reste une place privilégiée pour ceux qui ont de très grosses ambitions (pas de généalites, tout dépend de ton service)
- Entreprendre ce n’est pas espérer que son produit aura du sucess. C’est en fait l’exact contraire : trouver le produit qui aura du succès . Il y a une méthodologie, ce n’est pas la loterie
- Si possible on entreprend à 2 ou 3, et trouver ces personnes est très difficile et souvent le principal pb est la discorde
- Entreprendre c’est investir son temps/argent : travailler sans gagner d’argent pendant un temps. Tout le monde ne peut se permettre financièrement/psychologiquement
- Entreprendre c’est d’abord échouer. Très dur à accepter dans la mentalité Française
PS : un très beau succès français d’entrepeneuriat en ce moment c’est Criteo fondé par 3 ingénieurs (1 Supélec et 2 Mines)
Il n’est pas question ici de business mais de perspective de première embauche d’un ingénieur (pas d’un mécano) dans les 2 à 3 prochaines années …
C’est tout à fait lié. Si un secteur va bien, il va recruter du personnel , de l’ouvrier à l’employé peu qualifié jusqu’ à l’encadrement technique (au sens large) et administratif en passant par des rôles de techniciens.
Le secteur de la maintenance automobile recrtute des ingénieurs diplômés:
- organismes de contrôle et de certification
- maintenance du matériel de diagnostic et d’intervention
- vente et achat de matériel (activité technico-commerciale )
- formation du personnel qui intervient sur les véhicules et de l’encadrement
- chez les équipementier et constructeur, pour leur activité liée à la maintenance
Effectivement, au niveau d’une entreprise, l’augmentation des bénéfices n’est pas forcément en corrélation avec celle du chiffre d’affaire, bien qu’elle le soit souvent.
Par contre, si la tendance pour un secteur donné , pour un pays donné est à la hausse des bénéfices, il y correspond alors une tendance globale à la hausse du chiffre d’affaire.
Et qui dit hausse du chiffre d’affaire dit augmentation de l’activité. Aussi bien les secteurs tertiaires que secondaires emploient directement ou indirectement des diplômés d’école d’ingé (exemple de l’informatique).
Un secteur en expension offre alors plus de perspectives intéressantes aux ingénieurs qu’un secteur qui dégraisse.
Effectivement, certains secteurs emploient plus d’ingés que d’autres (exemple extrême hotellerie-restauration en comparaison avec l’aéronautique).
Mais en regardant de près, une part importante du chiffre d’affaire de l’hotellerie est depensée en informatique-internet qui emploie des ingés.
Comme tu l’as souligné, il est déjà plus juste de parler de chiffre d’affaires que de bénéfices, car les bénéfices, ça va, ça vient… ça reste du court terme et ça ne décide pas les grandes orientations d’une boîte.
Mais même en regardant le chiffre d’affaires et son évolution, on n’en déduit pas forcément les secteurs qui peuvent, pour toi, être intéressants par la suite :
- l’élasticité entre le chiffre d’affaires et le besoin en main d’œuvre en ingénierie peut considérablement varier selon les secteurs ;
- le chiffre d’affaires et les bénéfices peuvent se faire très essentiellement à l’international, pendant que le groupe dégraisse en France (ou inversement) ;
- enfin, il ne faut pas regarder que l’offre d’emplois mais aussi la demande ; certains secteurs embauchent peu, mais très peu d’ingénieurs s’y destinent aussi et il est possible d’y faire de superbes carrières.
Non, c’est pas une blague. Bien sûr, je ne parle pas de l’hotelier du coin qui a trois chambres, pas de site Web etc..
Par contre, pour n’importe qu’elle moyenne et grande entreprise, la part du CA dépensée en informatique-internet ne descend jamais en dessous de 10%.
Dans ces 10% , on trouve l’amortissement du matériel et du logiciel, la formation, les frais d’exploitation etc .. ça grimpe vite.
Une façon de verifier cela est de constater la part du secteur informatique dans le PIB.