Ca va, il est moins amusant que le classement Usine nouvelle, qui met UTC Compiègne devant à peu près tout le monde, (y compris Mines et Ponts), et n’a pas CentraleSupélec dans son top 50 ![]()
Je crois que malgré son amour des critères extensifs notre prophète local a eu la présence d’esprit de foutre le camp de ce classement ![]()
Notons l’ancien classement du Nouvel Obs, qui mettait Centrale Paris en première place, l’Ecole de la Gendarmerie en deuxième place et l’UTC Compiègne en troisième place. ![]()
Franchement depuis que je vois que beaucoup de CCP notamment chimie sont dans le groupe B avec des Fesic et Polytech, je me demande si un élève bon mais sans plus doit encore faire une classe prépa.
Qu’en pensez-vous ?
PS : Je note qu’A&M continue sa descente aux enfers, bientôt rattachés aux INSA ???
C’est toujours le débat « fait-on une classe prépa pour avoir une bonne école ou une bonne formation ? », mais je remarque que les prépa intégrées CPP offrent une bonne alternative tant qu’on ne cherche pas à avoir une A+.
C’est pas faux …
Le classement de l’Etudiant (et les groupes créés) ne vaut (valent) RIEN, donc ne te triture pas la tête là-dessus. C’est du délire de journaleux, qui ne représente ni les goûts et attentes des taupins, ni ceux des entreprises.
Il ne vaut rien quand on regarde les critères, les barêmes associés et la manière inéquitable avec laquelle les écoles répondent aux questionnaires. Par exemple, pour la moyenne au bac des élèves, certaines écoles comme celles des Mines donnent la moyenne de TOUS les élèves (y compris ceux qui viennent de BTS/DUT&co) pour toutes leurs formations (pas seulement les filières historiques généralistes plus prestigieuses et sélectives), tandis que d’autres vont donner la moyenne de leurs taupins uniquement. Du coup, tu crois que les « petites mines » recrutent à 15 de moyenne, alors qu’en vérité, post-prépa les élèves viennent avec 16,5 au bac. Et bing, -2 points pour ces écoles… Et la liste de ce genre d’abus est grande. Et je ne vais pas détailler la validité des critères choisis, du genre « % d’emploi à l’étranger »… Du coup, les écoles de fonctionnaires, c’est de la merde ? Bref, ça ne vaut rien.
Et l’ENAC en 4 si ma mémoire est bonne.
Dans l’article descriptif, ils parlaient d’une étudiante à Centrale Paristech partie étudier au MIT de Harvard.
Je n’invente rien, c’était écrit mot pour mot.
Les critères sont peut-être bidons (quels critères généraux ne le seraient-ils pas pour comparer Supélec à Agro ou L’ESPCI aux Arts?) mais au moins le résultat à le mérite d’être moins incohérent que d’habitude. Depuis 2012 environ, l’Etudiant & Cie présentent des classements auto-proclamés « iconoclastes » (IMT Atlantique devant l’X, Centrale Lyon devant les Mines ou l’UTC quelque part entre les Ponts et l’ESPCI). J’exagère à peine.
Certes l’ENSTA et l’ESCPI occupent des places anormalement basses dans le classement 2018 mais, dans sa globalité, il a le mérite d’être un peu plus cohérent avec la réalité que ceux d’il y a quelques années. Je ne suis pas un chantre de la méritocratie républicaine mais je me suis toujours dit qu’une personne peu renseignée, pas dans le « sérail », pouvait se retrouver à choisir l’ESILV au lieu des Mines, des Ponts ou de Centrale avec ces classements idiots (je prend un exemple extrême). Alors que ces dernières écoles lui auraient offertes, parce qu’elles sont faites pour cela, une infinité de possibilité supplémentaires. Mais il ne le saura jamais. Alors que certains savent. Quand on brouille les pistes, ce sont toujours les mêmes qui sont les victimes.
Ce classement devient de plus en plus surréaliste. On se demande si ces sorties presse ne visent pas juste à ébranler les positions figées depuis des décennies des Grandes Ecoles , en utilisant des indicateurs pour lesquels la plupart des écoles peuvent obtenir des notes favorables donc non discriminantes (excellence académique = note du bac / proximité entreprises/ouverture internationale ).En revanche dans la réalité quand on scanne encore un peu mieux le monde du travail , le classement au prestige ne bouge pas ou très peu .
Qu’on l’accepte ou pas la valeur du diplôme est très liée d’abord aux portes qu’il permet d’ouvrir et des trends moyens de carrières des diplômés …possibilités qui en boucle nourrissent la valeur du diplôme.
Le classement des taupins habituel X Ecp Mp Ponts supelec supaero Telecom Ensta Ensae en groupe A puis Ecl Mines St etienne Nancy A&metiers Centrale Nantes lille Insa Lyon Utc Compiegne en deuxième cercle demeure à mon avis incrusté dans la tête des employeurs
Sans ajouter à ce vieux débat je ne comprends pas pourquoi aucune méthodologie ne parle du prestige de l’ecole ou « branding » en interrogeant les employeurs en general et en classant les qualites des parcours moyens.
C’est surtout un classement qui félicite les décisions prises par les écoles allant dans le sens des politiques et des « « progressistes » » du modèle des GE :
-plus gros/fusion
-recrutement ailleurs que dans ces saloperies d’élitistes de CPGE
-vive l’apprentissage (ça coûte moins cher, youpi)
-etc.
Tout en gardant X, Centrale, Mines et Ponts en tête pour faire sérieux, quand même (là où l’Usine Nouvelle en a rien à faire).
Bref, de la manipulation à peine dissimulée.
Comme quoi, malgré ce que tu sembles penser, cette manipulation est très efficace, même sur toi, puisque jamais de la vie INSA Lyon et UTC n’ont fait historiquement partis du « deuxième cercle » pour les taupins et recruteurs (ni même centrales Nantes et Lille, mais là c’est un autre débat sur la notion « historique »). Par contre, AgroParisTech et ESPCI, oui.
Petit à petit, l’oiseau fait son nid. ![]()
Complètement d’accord avec les commentaires précédents sur les incohérences des classements. Je note quand même un point intéressant, c’est la place des Ponts en 3ieme position maintenant. Avec la fusion de ECP et Supelec, on se demande si le nouveau classement va ressembler à celui-ci:
- X
- Mines Paris
- Ponts
- CentraleSupelec
- Telecom Paris
- ENSTA
- Supaero
- ENSAE
Si l’Etudiant adopte la methodologie prestige/marque et parcours des anciens il fera de l’effet une année mais les suivantes il devra abandonner car son papier ne se vendra plus et risquera une rupture des relations commerciales avec de nombreux établissements qui se retrouveront toujours éclairés par une réalité qui dérange.
Je pense qu’il y a des intérêts financiers derrière ces classements pour le journal d’abord puis pour les établissements souhaitant dorer leur image (sans préjuger de la qualité de leur travail) , qu’ils ont une très faible valeur informationnelle et peuvent largement tromper les parents et futurs etudiants.
Laisser croire que Centrale Nantes est devant Telecom Paris est une mystification quels que soient les critères artificiels utlisés pout arriver à cette conclusion
lol
L’EIVP, les ENS, l’ENAC, l’Ecole de Police/Gendarmerie, feu les IUFM, celles de pompier/infirmerie, l’ENM, etc. sont des écoles inutiles ? Les fonctionnaires, en France, c’est la colonne vertébrale de la société (et je préfère savoir ça entre les mains de l’Etat que d’acteurs privés, même avec tous les défauts de l’Etat) et sans ça notre société s’effondre.
Le problème avec ces classements c’est surtout qu’ils ne représentent absolument pas la réalité des entreprises.
Je connais pas un employeur (à iso compétence évidemment) qui préférera un UTC Compiègne ou un IMT Atlantique à un ENSTA.
Ca fait de la désinformation auprès des étudiants qui vont se ruer dans ces écoles en se disant que l’ENSTA est moins bien classée (chez les entreprises).
C’est parfait, ça fait une sélection naturelle supplémentaire. Y’a pas que les qualités académiques qui comptent, y’a aussi le bon sens.
(Bon ok en vrai ça va surtout amplifier le déterminisme social.)
Pourquoi ? C’est ESPE maintenant (juste un changement de nom dû au rattachement aux universités). Par contre, de la part d’un normalien, je m’attendais plus à « feues les écoles normales » (pas sup) où là effectivement la Gauche a tué une formation (et son plus important vivier, créant ainsi sa perte future, mais ça, c’est une autre histoire
).
Encore l’ENSTA, ça va, l’école a une place honorable, mais il y a des écoles qui sont tellement sous-notées dans ce « classement », genre Supoptique (IOGS) ou ESTP (même si je ne la porte pas dans mon cœur, la mettre au même rang qu’EPITA, c’est un peu fort de café
).
hypothèse très forte
Genre c’est l’hypersélectivité de l’ENM qui implique le manque de magistrats dans le système judiciaire français ?
HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA
(Si y’a un manque de personnel judiciaire, la cause première c’est un manque de moyens pour la justice, qui ne peut plus remplir son office, de la même façon que la fac ne peut plus remplir ses missions ni d’enseignement ni de recherche de manière satisfaisante.)
Pour la sacralisation des contrôleurs… allez voir le traitement des contrôleurs espagnols avant de dire que les français le sont (spoiler : y’a un proverbe qui dit « riche comme un contrôleur aérien », chez les espagnols).
J’ai énormément de mal avec les Schröderiens, parce que l’expérience prouve que dans beaucoup de pays qui s’y sont mis, le secteur privé fait moins bien et coûte en moyenne nettement plus cher que le public. On peut par exemple prendre le cas du ferroviaire anglais, massivement privatisé sous Tatcher, qui aujourd’hui est dans un état lamentable, coûte plus cher qu’en France et ne propose pas un meilleur service. Au point où les conducteurs de train ont peur de prendre certaines lignes.
Enfin bref, arrêtons là le hors-sujet, puis j’ai une crampe aux zygomatiques avec le coup de l’ENM.
Pour l’ENS, son existence a eu beaucoup de sens à une époque. Notamment en tant qu’ascenseur social.
Maintenant, sa suppression serait complètement idiot : on dégagerait certes une certaine somme, mais elle ne serait pas immense et on perdrait par contre un vivier important de gens très talentueux (parmi les plus brillants). Qui plus est, le corps enseignant en prépa est sans aucun doute le corps enseignant le mieux formé de tous les corps d’enseignant en premier cycle de faculté. Idem, malgré ses carences (créer aujourd’hui un tel corps n’aurait aucun sens), le supprimer causerait beaucoup plus de dégâts que de bénéfices.
D’où la direction que prennent les ENS : si supprimer le statut de normalien n’a pas un intérêt énorme, le transformer pour qu’il serve effectivement à former des futurs serviteurs de l’Etat et récupérer les sommes délivrées pour les acteurs privés fait sens.
@parent T’as surtout une méconnaissance totale de comment (doit) fonctionne(r) le système (ce n’est pas une insulte, hein, juste un constat que l’on fait chez une très grande partie de la population), mais comme tu le dis, ce n’est pas le lieu pour discuter de ça.