Disparites sociales en prepas?

Bonne conlusion, je trouve, qui appuie le contraste.

Je trouve qu’en fait ces dernières années le gouvernement a tenté de mettre fortement en valeur l’apprentissage (combien de pub à la télé ???) alors qu’il y a un net déclin du nombre d’étudiants s’aventurant vers des études scientifiques et bien évidemment pas assez d’informations concernant les dispositions pour y accèder facilement.

snip77 a écrit:

[quote=« Adeana »]
hum je pense qu’on peut pas vraiment comparer…
Les gens ayant des moyens sont souvent des gens dont les parents ont fait des études et connaissent ce milieu, ils aident et soutiennent plus leur enfant dans leurs études et les dirigent vers des prépas ou autre
Dans les milieu moins favorisés, les enfants sont bien sur moins aidés par leur parents (enfin pas toujours, ça dépend des cas) et ont ne leur présentent pas forcément les prépas (je suis sure qu beaucoup ne savent pas ce que c’est).

Ce que je déplore c’est surtout le manque d’information au niveau des études supérieurs mais dans les deux sens…

certains ne sont pas informés sur les prépas, d’autres ne connaissent pas d’autres filières !

Moi par exemple je n’ai jamais entendu parlé de BEP ou autres, et j’ai appris cette année qu’en S, il y avait des S-SVT mais aussi des S-SI…
Je suis complètement d’accord
moi je suis arrivé en prépa « par hasard » et ma mère ne sait toujours pas vraiment ce que je fais et ne savait même pas que ça existait
le seul truc qu’elle m’a demandé c’est si après ça paye bien ? ^^
[/quote]

Idem! J’ai appris l’existence des prépa en janvier quand ma prof m’a demandé pourquoi je ne pensais pas faire un dossier vu mon niveau. D’ailleurs mes voeux étaient fait un peu au hasard vu que je ne savais rien et que j’étais très mal renseignée…
Une chose était sure, on m’avait dit que c’était particulièrement utile d’y aller quand on avait le niveau, même si c’est pour retourner en fac après. :smiley:

Ma mère a du mal à comprendre ce que je lui ai expliqué de la prépa, elle pense que c’est un peu comme le lycée et que je vais m’en sortir des doigts dans le nez :laughing:

En tout cas, je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent que la prépa est chère, sauf dans le privé peut-être, mais rien qu’en étant en Internat, même avec les livres et tout à acheter, ça coutera toujours moins cher que payer un appart, la fac (où il y a aussi d’autres livres, etc à acheter).

Sinon, internat (parcequ’on pas tous l’internat) de côté, c’est pas très différent.

snip77 a écrit:

Je trouve qu’en fait ces dernières années le gouvernement a tenté de mettre fortement en valeur l’apprentissage (combien de pub à la télé ???) alors qu’il y a un net déclin du nombre d’étudiants s’aventurant vers des études scientifiques et bien évidemment pas assez d’informations concernant les dispositions pour y accèder facilement.

C’est pas faux. Disons que c’est récent, le manque de scientifique… Mais le problème c’était que des gens dénigraient vraiment toute forme d’apprentissage. Si on prend le système allemand, c’est un équivalent de la filière générale… ce qui à mon avis est une bonne chose.

Vive les scientifiques, mais pourquoi pas l’apprentissage ! ^^ J’pense qu’il faudrait démystifier la prépas… C’est très dûr, mais on est pas obligé d’être premier de la classe pour devenir ingénieur… et à priori y a une place pour tout le monde.(jusqu’à la première année…)

Et là ça pourrait(devrait) intéresser tout le monde ! :wink:

YLS a écrit:

C’est tout une étude sociologique qu’il faudrait mener (et je suis persuadé qu’elle serait très intéressante, j’attends de voir le premier bouquin à sortir là-dessus)

Va faire un tour du côté de Bourdieu, tu devrais trouver ton bonheur.

Il manque un suivit personnel de l’élève dans le secondaire.
Concernant les « disparitées sociales », le systeme Francais donne toutes les chances pour accéder au supérieur, regardez le systeme d’aides sur critères sociaux.
Allez voir le systeme Américain.

Je n’ai lu le sujet -que je trouve interessant mais polémique, au passage- qu’en diagonale.
Il est clair que, comme partout, et tout le temps (à part, pendant quelques révolutions, et carnaval :grin: ), les gens qui ont les moyens, les gens les mieux informés etc.. sont favorisés(puisque savent, ou peuvent, ou les deux). Et le fait que la prépa ne soit pas une exception ne me choque pas…Cependant, des efforts ont été fournis et sont à fournir. (voir ici)
Si les « pauves » ne sont pas assez présents en prépas, la prépa permet à ceux qui y sont de monter l’escalier social.

omamar3131 a écrit:

Si les « pauves » ne sont pas assez présents en prépas, la prépa permet à ceux qui y sont de prendre l’ascenseur social.

Rogntudju! Je déteste cette expression bidon d’« ascenceur social ».
Les études, et en particulier la prépa, sont un escalier: il faut se bouger les fesses et travailler dur pour y réussir, il ne s’agit pas tranquillement d’appuyer sur un bouton.

Mû a écrit:

[quote=« omamar3131 »]
Si les « pauves » ne sont pas assez présents en prépas, la prépa permet à ceux qui y sont de prendre l’ascenseur social.
Rogntudju! Je déteste cette expression bidon d’« ascenceur social ».
Les études, et en particulier la prépa, sont un escalier: il faut se bouger les fesses et travailler dur pour y réussir, il ne s’agit pas tranquillement d’appuyer sur un bouton.
[/quote]

Voilà, c’est édité. :grin:
(Et les handicapés? Comment font-ils? Et ceux à qui ont a mis des batons dans les roues?)

la proportion des élèves d’origine modeste dans les quatre plus grandes écoles - Polytechnique, Ena, HEC et Normale sup - a chuté de 29 % au début des années 50 à seulement 9 % au milieu des années 90. Même Bourdieu n’aurait pu imaginer une telle reproduction sociale des élites. Employés et ouvriers, qui représentent encore aujourd’hui plus de 60 % de la population active, n’envoient que 6 % de leurs enfants à l’Ena, moins de 1 % à Polytechnique, 3,4 % dans les écoles de commerce et 6,1 % dans les écoles d’ingénieurs. Dans le même temps, la part des enfants de cadres et de professions intellectuelles supérieures (cadres, chefs d’entreprise, enseignants du second degré ou du supérieur, etc.) atteint 85 % des institutions les plus prestigieuses et 62 % de l’ensemble des élèves des grandes écoles.

L’appellation « chef d’entreprise » ne veut rien dire, car un artisan est un chef d’entreprise aussi pourtant on ne peut pas considérer qu’il appartienne à une classe relativement aisée, du moins pas plus aisée que celles des employés comme tu dis. Ce n’est donc pas une profession intellectuelle supérieure, sans vouloir dénigrer quiconque bien sûr, mais tout le monde sait qu’on peut faire dire ce qu’on veut aux statistiques…

HXN a écrit:

la proportion des élèves d’origine modeste dans les quatre plus grandes écoles - Polytechnique, Ena, HEC et Normale sup - a chuté de 29 au début des années 50 à seulement 9 au milieu des années 90. Même Bourdieu n’aurait pu imaginer une telle reproduction sociale des élites. Employés et ouvriers, qui représentent encore aujourd’hui plus de 60 de la population active, n’envoient que 6 de leurs enfants à l’Ena, moins de 1 à Polytechnique, 3,4 dans les écoles de commerce et 6,1 dans les écoles d’ingénieurs. Dans le même temps, la part des enfants de cadres et de professions intellectuelles supérieures (cadres, chefs d’entreprise, enseignants du second degré ou du supérieur, etc.) atteint 85 des institutions les plus prestigieuses et 62 % de l’ensemble des élèves des grandes écoles.

Il faut demander à Jacques Marseille l’autorisation de pomper ses articles dans le Point. :laughing:

Effectivement, je pense qu’il faut citer vos sources s’il y a lieu.
Par ailleurs, je pense également qu’il faut éviter de déballer des argumentaires non personnels.

On pourrait faire la même étude sur les facs de médecine, les facs de droit, les écoles de notariat, les écoles de publicité…

Il faut arrêter de tout le temps fustiger le système des CPGE et des grandes écoles.

Je plussoie sur le flou du concept de « chef d’entreprise », c’est du foutage de gueule intégral.

De toute façon, fumer c’est pas bon pour la santé.

En d’autres mots, on tourne en rond :grin: .

D a écrit:

[quote=« YLS »]
C’est tout une étude sociologique qu’il faudrait mener (et je suis persuadé qu’elle serait très intéressante, j’attends de voir le premier bouquin à sortir là-dessus)
Va faire un tour du côté de Bourdieu, tu devrais trouver ton bonheur.
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D’ailleurs, si je ne m’abuse, parlons des enfants de Bourdieu. ^^

Mode troll on.

Ps : le plagiat, c’est le mal !