double diplôme Magistère Physique Orsay et école d'ingénieur

Bonjour à tous

Mon fils vient d’être accepté au Magistère de Physique d’Orsay, il est ravi et il va l’accepter. Il est admissible aux grandes mines, il va passer les oraux, mais il y a peu de chance qu’il accepte (peut-être s’il obtient les mines de paris ou ENTSA Paris).

Ma question : est ce qu’il y a possibilité de faire le magistère et d’obtenir un diplôme d’ingénieur en parallèle ?
Il veut faire une thèse après le master, mais on ne sait jamais, donc le diplôme d’ingénieur serait un plus pour la recherche d’emploi.

J’ai cherché sur le site du magistère, il est indiqué que certains arrêtent en cours pour rejoindre une école d’ingénieur.
J’ai demandé à Chat GPT qui me dit qu’après le magistère, il est possible de rejoindre une école d’ingénieur, mais quid si c’est en même temps ? Est ce que c’est possible, qq soit l’école d’ingénieur, ça serait surtout pour être diplômé ingénieur.

Je crois que sup optique (i o g s) permet de faire les deux en même temps

il n’est pas admissible à l’IOGS (6 en français et 7 en anglais, ça ne pardonne pas)

father, post:1, topic:140192 a écrit:

Bonjour à tous

Mon fils vient d’être accepté au Magistère de Physique d’Orsay, il est ravi et il va l’accepter. Il est admissible aux grandes mines, il va passer les oraux, mais il y a peu de chance qu’il accepte (peut-être s’il obtient les mines de paris ou ENTSA Paris).

Ma question : est ce qu’il y a possibilité de faire le magistère et d’obtenir un diplôme d’ingénieur en parallèle ?
Il veut faire une thèse après le master, mais on ne sait jamais, donc le diplôme d’ingénieur serait un plus pour la recherche d’emploi.

J’ai cherché sur le site du magistère, il est indiqué que certains arrêtent en cours pour rejoindre une école d’ingénieur.
J’ai demandé à Chat GPT qui me dit qu’après le magistère, il est possible de rejoindre une école d’ingénieur, mais quid si c’est en même temps ? Est ce que c’est possible, qq soit l’école d’ingénieur, ça serait surtout pour être diplômé ingénieur.

Non, en intégrant le magistère il n’aura pas la possibilité de rejoindre une école d’ingénieur pendant ou après (du moins pas les écoles sélectives niveau mines ponts/centrales) puisque l’intégration se ferait par la voie universitaire qui nécessite de ne pas avoir fait deux années de prépa. En revanche certaines écoles du plateau propose de suivre des cours au magistère en parallèle (de mémoire supop, l’ensta et CS mais peut être d’autres) mais il faut d’abord intégrer ces écoles et ensuite s’inscrire au magistère bien dans ce sens là, et c’est parait-il une charge de travail très importante.

Après j’ai envie de dire si il est sur de vouloir continuer dans l’académique (recherche ou enseignement ) pourquoi faire? Orsay est une excellente formation pour.

Alhyane, post:4, topic:140192 a écrit:

Après j’ai envie de dire si il est sur de vouloir continuer dans l’académique (recherche ou enseignement ) pourquoi faire? Orsay est une excellente formation pour.

Sans vouloir rentrer dans les polémiques, la situation des finances publiques, et indirectement de la recherche pourrait être compromis dans les prochaines années , donc le métier d’ingénieur serait un atout pour son avenir professionnel.

Alhyane, post:4, topic:140192 a écrit:

du moins pas les écoles sélectives niveau mines ponts/centrales

Je pensais plutôt les écoles du réseau polytech, qui sont intégrées dans les universités, ou d’autres écoles du privé

Bravo à votre fils pour son admission au magistere d Orsay.
Il est effectivement superflu de disserter sur l avenir de la recherche française.
Il faut qd même noter qu on peut faire de la recherche ailleurs qu en France.
Evidemment un bon niveau d anglais facilite les choses… d autant que la recherche se fait beaucoup en anglais.

Comme rappelé par Chase le combo magistere/inge doit absolument être pensé dans l autre sens.
Votre fils devra y réfléchir s il peut intégrer l ensta.
Avec en tête qu il verra d autres choses à l Ensta et que le cumul des 2 emplois du temps sera ardu.

Un magistere c est une l3, un m1 et un m2.
Rien ne l empêchera de postuler à une école d inge après son m1 s il a changé d avis et avant de faire une thèse.
Ça lui fera perdre 1an (en suivant un m2r en dernière année).
Je penserais d abord à iogs, assez indépendante dans son recrutement.
Plutôt qu a polytech saclay (qui a néanmoins des cursus en électronique et en photonique).
Dans les autres pistes : phelma, physique strasbourg, (espci ?)
Les Insa de rennes et Toulouse
Etc…
Ne pas non plus surestimer le diplôme d inge franco-français.
Un magisterien d Orsay qui fait une thèse de physique pas trop théorique (en Cifre ou non) n a sans doute pas trop de mal à se caser.
S il se débrouille en anglais.

Je rejoins les réponses précédentes et j’en profite pour signaler la difficulté actuellement pour entrer dans la recherche en physique, notamment théorique mais peut-être pas que.

Pour rappel la recherche et l’enseignement supérieur en France ont perdu près d’un milliard d’€ au budget rien que cette année et l’an prochain risque d’être encore pire.

Pour la physique théorique : à ce jour le contexte français et international est très compromis pour entrer dans la recherche.
Eviter la piste de recherche en physique trop théorique via le magistère seul. Il vaut mieux être normalien ou X pour être prépositionné (et encore).

L’étranger est bouché aussi : USA étudiants étrangers malvenus, UK même les grandes facs ne peuvent plus accorder de subventions aux non britanniques - et les frais d’inscription atteignent des sommes astronomiques x3 ans minimum. UE tout le monde est en difficulté, on trouve des propositions mais précarisantes (4 ans à 700€ mensuels).
Puis tous les autres pays actuellement en guerre, ou Amérique du sud précarisant aussi.
Du coup, une offre reçoit actuellement entre 200 et 500 candidatures…

Ensuite il faut savoir que cela reste très difficile de trouver un premier post-doc en physique théorique, puis un 2ème et les suivants. Compliqué de se stabiliser quelque part dans ce domaine.

De plus en plus d’étudiants, même des bons, font un deuxième M2 après un M2 théorique pour retenter une entrée en thèse mais cela n’aboutit pas pour les cas que je connais.

Il vaut mieux (à ce jour) tenter une voie « fondamentale avec applications » et orienter tout son parcours en ce sens.

S’il décroche l’ensta je pense que c’est le meilleur plan.
Cette école permet de devenir ingénieur + elle est très ouverte sur la recherche et permet de suivre le complément magistère.

Si pas de diplôme d’ingénieur pour assurer, en magistère seul il faut assurer ses arrières :

  • en ciblant dès la L3 un stage de recherche dans un domaine pas purement théorique
  • en profitant d’une césure équivalente à la quatrième année de l’ENS PS pour :
  • suivre la prépa agreg de Paris-Saclay
  • ou faire l’année Arteq en visant un projet mêlant fondamental et applications
  • ou Aria (je n’ai pas d’info).
    Et bien viser stratégiquement son M2, ne pas choisir un M2 uniquement théorique (impasse si on ne décroche pas de thèse, ce qui est donc très probable actuellement sur un domaine purement théorique).

J’édite pour ajouter que l’anglais et l’informatique seront incontournables et pratiqués au quotidien (avec déjà certains cours en anglais dès le Mag1).

+1
J ai lu que les très bons de l ensta pouvait suivre le master des très hautes énergies avec les X et les Eth…
Physique des plasmas toussa

En venant de l’ENSTA on peut faire sa dernière année en THe à l’X et enchaîner avec une thèse à l’X.
En venant de la filière universitaire, hors ENS, c’est plus compliqué.

L’un des cas que l’on m’a relatés a réussi à intégrer le M2 THE de l’X en deuxième M2 après un premier M2 réussi en physique théorique en province où il n’a pas du tout été aidé pour trouver une thèse (ni même un stage). Mais échec aussi à trouver une thèse à l’issue de ce prestigieux M2.

J’ai même vu passer des offres de thèse en physique théorique sur l’Adum qui précisaient le nom du candidat retenu (offre publiée par obligation mais déjà fléchée, comme beaucoup). Le texte expliquait que l’équipe n’aurait qu’un contrat de thèse cette année et qu’il serait attribué à cette personne qui avait 19 de moyenne générale dans un M2 prestigieux.
Ou encore des offres publiées dont on avançait soudain la date limite de candidature de plusieurs mois pour fermer immédiatement la fenêtre de réponse.

ça donne une idée de la faisabilité actuellement…

Édifiant !
Merci

Ceci etant dit pour une these ce qui compte c’est

  1. le directeur de these
  2. le directeur de these
  3. le directeur de these
  4. le labo
    5.le labo
  5. l’université de ratachement

Passer l’agreg peut etre une bonne idée pour plusieurs raisons : etablir « sa valeur » avec un bon rang (plus facile à dire qu’a faire) et avoir un plan B en fin de these. De ce point de vue, la priorité est d’aller quelques part avc une bonne prepa aggreg.

Apres il faut parfoir ecouter les messages que l’univers vous addresse…

Bonjour,

Mon conseil : laissez-le faire les études qu’il veut, c’est-à-dire le magistère. Une école d’ingénieur et un magistère ne peuvent pas être suivis assidûment en même temps avec des résultats suffisamment brillants pour faire une thèse après.

Je parle en connaissance de cause : j’ai intégré une grande école d’ingénieur après la prépa, et je l’ai quittée au bout d’un an pour aller faire des études de sciences fondamentales à la fac. J’ai fait une thèse, je suis actuellement en post-doc (dans un domaine un peu « bouché » aussi) et je suis heureux dans ce que je fais, ce que je n’aurais pas été après l’école d’ingénieur.

Après la thèse, trouver un poste de chercheur n’est pas évident, mais on a un milliard de plans B dans le privé ou dans l’enseignement : il ne finira pas au chômage, ne vous inquiétez pas pour lui.

On entend bien.
Mais sans l ecole et sans le domaine de la these ça sonne un peu creux.
Pourquoi tous ces mystères ?
Be specific.
Même si c est juste pour illustrer ça donne du corps au témoignage.

L’école était centrale Lyon, le domaine de la thèse la géométrie arithmétique (des maths fondamentales).

J’ai simplement peur qu’à force de se faire des soucis au sujet de son avenir professionnel, on oublie l’épanouissement de ce jeune homme qui a l’air de savoir assez clairement ce qu’il veut faire (et apprendre !) par la suite.

Merci pour le retour.
Effectivement c est le grand écart entre les maths fondamentales et centrale lyon.
On ne décourage jamais les taupins qui forment un tel projet.
Pourquoi le ferait on pour ceux qui veulent faire de la physique…
Aujourd’hui il y a des accords entre certaines écoles d inge et des ens.
En physique je pense à iogs
En maths à l ensae.

GLafon, post:13, topic:140192 a écrit:

Mon conseil : laissez-le faire les études qu’il veut, c’est-à-dire le magistère.

Qqun de suffisamment décidé ne se laissera pas freiner par une poignée d’inconnus sur un Forum (il rencontra des obstacles autrement plus sérieux)…
L’idée est de fournir des éléments de réflexion.

Une école d’ingénieur et un magistère ne peuvent pas être suivis assidûment en même temps

Le magistère n’est jamais qu’un L3/M1/M2 avec qqs UE en plus.
Suivant le domaine, le M2 se fait très bien en école.

Donc comme souligné par father tout dépend du combo école/M2. Les écoles Centrales n’ont pas la réputation de bien se prêter à un parcours plutôt fondamental.

Ici je crois qu’il a été question de physique quantique (?), ce qui reste très très vague. Pas sûr que le projet soit si clair…

Outre les écueils bien exposés par houlala il y a aussi le risque de se rendre compte qu’on n’apprécie pas la vie de laboratoire.

mais on a un milliard de plans B dans le privé ou dans l’enseignement : il ne finira pas au chômage, ne vous inquiétez pas pour lui.

Je serais plus prudent sur le « milliard de plan B ». Un bac+5 ne finit pas au chômage, mais avec des solutions plus ou moins satisfaisantes.

Déjà merci à tous ceux qui m’ont répondu, c’était très éclairant.

ecureuil38, post:15, topic:140192 a écrit:

L’école était centrale Lyon, le domaine de la thèse la géométrie arithmétique (des maths fondamentales).

J’ai simplement peur qu’à force de se faire des soucis au sujet de son avenir professionnel, on oublie l’épanouissement de ce jeune homme qui a l’air de savoir assez clairement ce qu’il veut faire (et apprendre !) par la suite.

c’est exactement cela. l’idéal serait de concilier sa passion, ses envies ET une voie porteuse pour son avenir professionnel. Je pense qu’il ne faut pas que se faire plaisir, mais de réfléchir aux domaines qui lui permettraient d’avoir un bon avenir professionnel (bon ne veut pas forcément dire que rémunérateur, mais aussi qui lui plairait) .
Je connais des personnes qui adoraient les maths et qui après leurs études, se sont orientés dans la finance (c’était il y a 25 ans, à l’époque où les banques recrutaient), je voudrais lui éviter une formation trop théorique, avec un avenir professionnel trop restreint. Et je pourrais également parler d’un ancien ami qui a fait des études bio-médicales, et lorsque je l’ai revu, il était commercial (prospecteur médical) dans un laboratoire pharmaceutique … etc

Désolé pour la digression, mais c’était pour bien expliquer mon point de vue et mon fils, même s’il peut être têtu, il a conscience qu’il n’y a pas que le court terme.

Hitmine, post:17, topic:140192 a écrit:

Ici je crois qu’il a été question de physique quantique (?), ce qui reste très très vague. Pas sûr que le projet soit si clair…

Je ne suis pas dans ce domaine, donc parfois lorsqu’il veut m’expliquer, c’est du chinois.
Ce qui lui plairait c’est par exemple l’intrication quantique, ou alors travailler au CERN ou sur le projet ITER, ou le nucléaire. (pour sa partie recherche).
Il a bcp de projets, et les études pourraient lui permettre d’affiner plus précisément ce qu’il voudrait faire plus tard.

Liovava, post:8, topic:140192 a écrit:

Eviter la piste de recherche en physique trop théorique via le magistère seul. Il vaut mieux être normalien ou X pour être prépositionné (et encore).

Merci pour la réponse, ça correspond à ce que j’ai pu lire.

Dans le magistère, il est dit que 80% continuent en thèse.
Si je comprends bien, les 80 % correspondent essentiellement à la physique appliquée ?

Pas nécessairement.