[quote=« Hitmine, post:17, topic:140192 »]
Ici je crois qu’il a été question de physique quantique (?), ce qui reste très très vague. Pas sûr que le projet soit si clair…
Je ne suis pas dans ce domaine, donc parfois lorsqu’il veut m’expliquer, c’est du chinois.
Ce qui lui plairait c’est par exemple l’intrication quantique, ou alors travailler au CERN ou sur le projet ITER, ou le nucléaire. (pour sa partie recherche).
Il a bcp de projets, et les études pourraient lui permettre d’affiner plus précisément ce qu’il voudrait faire plus tard.
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Sur des projets comme le CERN ou Iter il y a egalement de redoutables questions d ingenierie à traiter.
Pour la fusion nucléaire (iter ou autres), il y a des masters dédiés.
On rejoint d ailleurs ce qui a été évoqué plus haut comme le master PHE.
Vous ne pouvez pas savoir à l’avance quelle pourrait être une voie porteuse dans 6/7 ans à moins de disposer d’une certaine prescience qui à elle seule est une voie porteuse.
Ce n’est certainement pas un titre ni une sorte de diplôme (qui n’est un pré-requis pour rien) qui va le protéger de l’avenir. L’important ce sont ses compétences (chier dans les ascenseur ou péter le matériel des voisins comme on peut l’apprendre en école d’ingé ne font pas partie des compétences acquises directement valorisable), et l’on apprend plein de jolies choses au magistère de physique d’Orsay.
(il pourra même devenir prof et quelque chose me dit qu’a la vitesse où l’on organise la pénurie dans 6/7 ans prof sera une rareté, la loi de l’offre et la demande aidant, qui sera hautement négociable)
Après la prépa, j’etais admis au magistère de physique à Orsay. Je n’étais pas inquiet de l’employabilité mais plutôt de la charge de travail qui me faisait penser à la prépa (je ne dis pas nécessairement que c’est vrai). J’ai préféré une école d’ingénieurs avec un M2 intégré à la 3eme année : Télécom Physique Strasbourg et M2 astrophysique (il y a d’autres parcours possible). Ensuite j’ai préparé la thèse en astrophysique en lien avec un projet spatial. Ce n’est pas forcément le bon parcours pour de la physique purement théorique (un copain de l’école a fait un M1 de math par correspondance en parallèle de l’école puis est parti faire un second M2 ensuite avant sa thèse en Math fondamentale), mais pour de la physique appliquée (expériences, traitement de données, …) c’est très bien.
Aussi, lors de l’audition pour l’admission au magistère, les membres du jury m’ont franchement déconseillé les écoles du groupe Polytech, car le niveau de physique n’est pas du tout le même.
Sur des projets comme le CERN ou Iter il y a egalement de redoutables questions d ingenierie à traiter.
Pour la fusion nucléaire (iter ou autres), il y a des masters dédiés.
Oui.
Beaucoup de problèmes de matériaux aussi pour ITER.
Il y a bien d’autres masters permettant de poursuivre en thèse sur des sujets relativement appliqués (physique des plasmas par exemple), masters compatibles avec des écoles.
Parcourez par exemple la page des sujets de thèses proposés au CEA. Thèses Archive - INSTN et les intitulés de masters cités.
Il faut voir si ce genre de sujets peut l’intéresser, ou si c’est vraiment de la physique théorique fondamentale qui est visée.
D’où l’intérêt de préciser le projet.
Il a beaucoup été question d’enseignement, est-ce que c’est qqchose qui le tente ? Tout le monde n’est pas emballé par le registre lycée-licence qui constitue le gros des besoins.
Il y a 20 ans, le CEA prenait fortement en compte l école faite avant le doctorat pour déterminer le salaire d embauche.
Après si on veut faire un magistère, on fait un magistère, faut quand même pas se faire des noeud au cerveau. Y a aucune lois qui force à intégrer une école.
Il y a 20 ans, le CEA prenait fortement en compte l école faite avant le doctorat pour déterminer le salaire d embauche.
C’est toujours le cas
Ici en effet le cas est simple finalement. C’est beaucoup plus difficile pour les étudiants qui ne savent pas encore vers où se diriger après la prépa (ce qui était un peu mon cas).
P.S. oui, « magistère », je n’ai pas trouvé comment éditer le post.
[quote=« themorningrain, post:26, topic:140192 »]
Il y a 20 ans, le CEA prenait fortement en compte l école faite avant le doctorat pour déterminer le salaire d embauche.
C’est toujours le cas
Ici en effet le cas est simple finalement. C’est beaucoup plus difficile pour les étudiants qui ne savent pas encore vers où se diriger après la prépa (ce qui était un peu mon cas).
P.S. oui, « magistère », je n’ai pas trouvé comment éditer le post.
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Ah oui? Parce que j’y fais mon stage de bac+5 en ce moment et je crois qu’ils ont changé leur politique sur celui-ci, tous les stages de m2 sont à la même rémunération. Pour l’après je n’en sais rien.
Pour éclairer un peu le sujet sur un aspect qu’on a mal abordé, il convient bien de différencier ce qu’on appelle la physique théorique et la physique fondamentale.
La physique théorique c’est une branche de la physique qui s’intéresse à décrire à l’aide d’un formalisme très mathématisé les lois de la physique dans leur aspect le plus élémentaire (c’est l’étude du modèle standard de la physique des particules, la relativité général et tuti quanti). C’est ce domaine spécifiquement qui est incroyablement bouché (non pas que le reste ne le soit pas mais pas autant).
La physique fondamentale c’est plus généralement faire de la physique qui cherche à décrire les phénomènes à toutes les échelles sans rechercher d’application. On peut faire de la physique fondamentale sur des domaines très proches d’applications (c’est le cas de la quantique par exemple).
Par exemple en ce moment je fais un stage de recherche en physique fondamentale des matériaux au CEA où je fais des simulations quantique pour comprendre la plasticité d’alliages métalliques. C’est donc de la physique fondamentale mais je sais que en poursuivant dans cette voie je pourrais me « recycler » dans l’industrie dans les matériaux. Tout ça pour dire que depuis le magistère d’Orsay on peut faire énormément de physique différentes et toutes ne sont pas aussi « risqués ».
[quote=« Liovava, post:8, topic:140192 »]
Eviter la piste de recherche en physique trop théorique via le magistère seul. Il vaut mieux être normalien ou X pour être prépositionné (et encore).
Merci pour la réponse, ça correspond à ce que j’ai pu lire.
Dans le magistère, il est dit que 80% continuent en thèse.
Si je comprends bien, les 80 % correspondent essentiellement à la physique appliquée ?
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Ce n’est pas si binaire entre théorique et appliqué.
La physique fondamentale est large, elle peut conduire à moyen terme à des applications.
La physique théorique est une branche beaucoup plus restreinte.
Elle vise à faire avancer les théories… on est beaucoup plus en amont.
La physique appliquée correspondrait plutôt à de la R&D. Très grossièrement.
Si votre fils a encore un large éventail de possibles c’est parfait.
Conserver des portes ouvertes comme je l’ai indiqué pour ne pas s’embarquer dans une impasse, voir en fonction de ses résultats au fur et à mesure.
Il va rapidement comprendre en revanche l’omniprésence de l’informatique et de l’anglais quel que soit le domaine qu’il choisira.
oui, « magistère », je n’ai pas trouvé comment éditer le post.
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Vous ne pouvez pas savoir à l’avance quelle pourrait être une voie porteuse dans 6/7 ans à moins de disposer d’une certaine prescience qui à elle seule est une voie porteuse.
Effectivement, je ne lis pas dans le marc du café, je ne suis pas luddiste mais si on occulte le côté franco français (un coup on sort du nucléaire puis qq années après, on investit), sans se tromper l’énergie, les nanotechnologies, le nucléaire (fusion, fission) , l’espace … etc ne représentent pas, à mon avis, de gros risques, mais effectivement il y a toujours des risques.
Il a beaucoup été question d’enseignement, est-ce que c’est qqchose qui le tente ? Tout le monde n’est pas emballé par le registre lycée-licence qui constitue le gros des besoins.
Si c’est professeur chercheur, oui, mais en lycée ou même en prépa, vraiment pas (il n’y a pas de jugement de valeur), c’est un choix.
Une possibilité qui a été peu discutée jusqu’ici est celle d’une césure pendant l’école d’ingénieur pour aller faire un M1 de physique. Toutes les écoles d’ingénieur proposent l’option d’une césure après la deuxième année (et dans mon expérience personnelle, sont en mesure d’en accorder une exceptionnellement après la première année à un étudiant vraiment attiré par des études universitaires qui envisage de quitter l’école). Ça peut être le moment d’aller apprendre de la physique à la fac en faisant un M1 de physique fondamentale, sans perdre l’option du diplôme d’ingénieur.
Je pense que ce sur quoi s’accordent la plupart des intervenants jusqu’ici, c’est :
s’il s’agit d’obtenir un M2 estampillé physique, puis de faire une thèse en physique non théorique, ça peut se faire à partir d’une école d’ingénieur type ENSTA/Télécom Physique/IOGS.
s’il s’agit vraiment de faire de la physique théorique, il faut une formation plus spécialisée comme celle dispensée dans le magistère.
Faire une césure pour aller se consacrer entièrement à un M1 peut être une option pour envisager un M2 de physique théorique par la suite.
C’est une décision difficile à prendre, et ce qui est sûr, c’est que faire une formation en physique théorique + obtenir un diplôme d’ingénieur n’est pas faisable en 3 ans.
Tout est possible tout est réalisable. Le risque étant qu’après une 1A en école d’ingé le rythme soit perdu pour des études académiques.
A un moment je pense qu’il ne faut pas trop se prendre la tête et croire en sa bonne étoile, il est admis au magistère, c’est ce qu’il voulait, qu’il y aille, et comme il va faire ce qu’il faut pour poursuivre son projet, il aura bien la thèse qu’il veut.
Envisager un chemin compliqué dans l’unique but d’obtenir en plus un diplôme à vertu décorative pour briller lors des réunions de famille et rassurer ses parents est le meilleur moyen de se perdre en route.
Tout est possible tout est réalisable. Le risque étant qu’après une 1A en école d’ingé le rythme soit perdu pour des études académiques.
A un moment je pense qu’il ne faut pas trop se prendre la tête et croire en sa bonne étoile, il est admis au magistère, c’est ce qu’il voulait, qu’il y aille, et comme il va faire ce qu’il faut pour poursuivre son projet, il aura bien la thèse qu’il veut.
Envisager un chemin compliqué dans l’unique but d’obtenir en plus un diplôme à vertu décorative pour briller lors des réunions de famille et rassurer ses parents est le meilleur moyen de se perdre en route.
100% d’accords avec ça. Personnellement je suis très reconnaissant à mes parents de ne pas être intervenu dans mon choix et de m’avoir laissé aller dans une école absolument inconnue au bataillon alors que j’avais la possibilité d’intégrer CS. Résultat j’étudies ce qui me plait et je me dirige pleinement épanoui dans ce que je fais vers de la recherche en physique (bon ok la situation n’est pas complètement transposable puisque j’aurais un diplôme d’ingé quand même).
Il est mature et intelligent il doit pouvoir suivre la voie qu’il aura décidé de lui même.
[quote=« Ajax59, post:39, topic:140192 »]
c’était à une époque où
euh… on parle de 2023 là.
Du coup je commence à trouver gênant de voir tous ces ingénieurs soutenir mordicus qu’un parcours universitaire c’est parfait.
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En l’occurrence l’école était 30ème pour l’Etudiant (15ème aujourd’hui) contre 2ème pour supelec, autant dire que pour quelqu’un de non averti il y a pas photo. On peut débattre de ça mais c’est pas le sujet.
J’ai beau relire je ne trouve pas où il est écrit qu’un parcours universitaire était parfait?
Le message est tout simplement que je ne comprends pas pourquoi on entretient cette idée (française) qu’un parcours universitaire c’est un « risque » comme si on allait finir à la rue alors qu’au contraire un diplôme d’ingé serait la garantie de la « réussite » (on peut mettre ce qu’on veut derrière). C’est bien sur un avis qui n’engage que moi mais je pense que le meilleur moyen de justement « réussir » c’est de faire ce qu’on aime et aller où l’on veut aller, et dans ce genre de parcours d’excellence il y aura quoi qu’il arrive des belles opportunités (d’autant plus si on va les chercher). Que le fils du posteur aille dans un parcours plutôt qu’un autre à titre personnel ça ne me fait pas grand chose mon point est que ça doit être un choix personnel.
(Je ne dis pas que le posteur essaye d’influencer dans un sens son fils j’en sais rien c’est sans doute juste du renseignement et ça montre des parents soucieux de l’avenir de leurs enfants, mais en l’occurrence j’en ai rencontré des enfants qui ont été « orientés » par leurs parents et spoiler ça amène pas à des super choses (ennui, regrets…))