Bonjour, je cherchais des informations sur les E.N.S et j’ai vu qu’ils y en avaient trois :Ulm lyon et cachan.
Quelle est la différence entre les trois E.N.S?
car par exemple pour les PT seul cachan est accéssible.
La spécification choisie à l’E.N.S dépend t-elle de la filière (MP,PC,PT…)
?
merci pour vos réponse.
admin08 a écrit:
Quelle est la différence entre les trois E.N.S?
car par exemple pour les PT seul cachan est accéssible.
Ben… C’est pas les mêmes emplacements 
Cachan permet aussi de faire des maths ou de la physique, mais également (plus qu’ailleurs) des S.I., semble-t-il.
La spécification choisie à l’E.N.S dépend t-elle de la filière (MP,PC,PT…)
?
A Ulm non (on peut faire ce qu’on veut du moment que le projet est « cohérent » : on peut rentrer en concours MPI et faire de la philo…). Ailleurs, un peu plus, je crois.
La vocation originale de l’ENS de Cachan était de former dans les disciplines techniques : elle s’appelait jadis l’ENSET (jusqu’en 1985), E.T. pour Enseignement Technique (et pas…).
J’y ai passé des oraux pour un concours orienté vers la technique dans les années 90, mais à l’époque on nous avait dit qu’on pouvait toujours « s’arranger » (j’étais plus attiré par le département physique appliquée, mais bon je n’avais pas le niveau…). Je pense que c’est toujours un peu vrai, mais c’est à vérifier.
En ce qui concerne les maths à Cachan, je crois qu’elles étaient très orientées vers l’analyse jusqu’il n’y a pas encore longtemps, mais je ne sais pas si les choses ont changé (peut-être avec le nouveau campus de Ker Lann ?). C’est en tout cas ce que j’ai cru comprendre quand j’ai passé les oraux. Je regardais un panneau sur le concours de la filière maths à l’entrée de l’école, et on expliquait qu’on y faisait des tas de choses intéressantes : de l’analyse, de l’algèbre, de la géométrie, etc. Apparemment un élève algébriste dans l’âme avait dû être déçu car il avait griffoné quelque chose sur le panneau qui laissait clairement à penser qu’il y avait un peu publicité mensongère en ce qui concernait l’algèbre
. Cela étant dit, en L3 et M1 on doit pouvoir choisir librement ses UV et faire de l’algèbre, vu qu’il y en a une quantité non négligeable avec le reste. Du reste, un ami a fait une thèse à Cachan, c’était de l’analyse et il me semble bien qu’il m’avait dit qu’on ne faisait pas d’algèbre là-bas. A vérifier, c’était il y a pas mal d’années.
Enfin, pour vérifier tout cela et plus, une seule solution : ENS dans Google ! Les sites des écoles te renseigneront déjà bien.
bourricot a écrit:
En ce qui concerne les maths à Cachan, je crois qu’elles étaient très orientées vers l’analyse jusqu’il n’y a pas encore longtemps, mais je ne sais pas si les choses ont changé (peut-être avec le nouveau campus de Ker Lann ?). C’est en tout cas ce que j’ai cru comprendre quand j’ai passé les oraux. Je regardais un panneau sur le concours de la filière maths à l’entrée de l’école, et on expliquait qu’on y faisait des tas de choses intéressantes : de l’analyse, de l’algèbre, de la géométrie, etc. Apparemment un élève algébriste dans l’âme avait dû être déçu car il avait griffoné quelque chose sur le panneau qui laissait clairement à penser qu’il y avait un peu publicité mensongère en ce qui concernait l’algèbre
. Cela étant dit, en L3 et M1 on doit pouvoir choisir librement ses UV et faire de l’algèbre, vu qu’il y en a une quantité non négligeable avec le reste. Du reste, un ami a fait une thèse à Cachan, c’était de l’analyse et il me semble bien qu’il m’avait dit qu’on ne faisait pas d’algèbre là-bas. A vérifier, c’était il y a pas mal d’années.
Un ami prof à la fac m’a expliqué qu’effectivement, Cachan était plus orientée analyse, mais… Bon, il semble que ça n’ait pas trop d’influence pour le début (L3 et M1). Ensuite, on peut toujours aller faire un M2 et une thèse ailleurs (Paris 6, Paris 7…). Plusieurs personnes sorties de Cachan ont fait une thèse d’algèbre en tous cas (mon prof de spé par exemple, et d’autres connaissances).
pour le moment en maths, j’ai trois modules : algèbre, intégration et probabilité, caclul différentiel. En gros les trois parties de la troisième année de licence.
Ensuite pour le M1, il y a des options à choisir, mais dans tous les cas on aura des cours à paris 7.
Pour info, à Lyon également on peut aller dans n’importe quel département, peu importe le concours d’entrée (des PC qui vont en maths, info, ou bien des MP qui suivent des cours de géologie ou biologie). Mais bon, c’est sûr qu’il y a peu de reconversion maths->géologie… Par contre il n’y a pas de lettres à l’ens lyon, donc on ne va pas entrer au département philo..
raorg a écrit:
Par contre il n’y a pas de lettres à l’ens lyon, donc on ne va pas entrer au département philo..
Ben, et tes voisins ? J’ai compris récemment ce qu’était l’ENS « LSH » en passant devant
!
(Depuis le temps que je voyais ce sigle sur le forum sans comprendre ce que ça désignait
.)
Ce sont nos voisins, mais ce n’est pas la même école.. Donc je suppose qu’à priori il est impossible de devenir élève de LSH, sauf peut-être cas exceptionnel. Par contre on peut y suivre quelques cours, bien entendu.
À Ker Lann, les profs sont analystes, mais on suit la majorité de nos cours à la fac (déjà en première année, et encore plus en deuxième année). En première année, il y a plus d’analyse que d’algèbre, mais en deuxième année, c’est nous qui choisissons ce que nous faisons, donc libre à nous de faire plus d’algèbre (c’est mon cas).
cerise a écrit:
À Ker Lann, les profs sont algébristes
Euh… si mes souvenirs sont bons, sur l’École ils sont plutôt portés analyse numérique ; et à la fac les trois piliers sont l’algèbre-géométrie, les probabilités et l’analyse numérique.
À moins que Greg et Michel Pierre n’aient enfin vus la lumière 
Mais il suffit de lire l’intégralité du message de Cerise pour s’apercevoir d’un lapsus. Mais j’avoue que, moi aussi, ça m’a fait bondir au plafond de lire que « à Ker Lann, les profs sont algébristes ». 
Ceci dit, vous en connaissez beaucoup, des Ker Lannais algébristes universitaires [c’est une vraie question] ? Les gens en poste stable de recherche (Maître de Conf ou CNRS) de ma promo sont tous des analystes (au sens très large… à l’exception d’un informaticien semi-algèbre semi-analyse qui nous parle des « epsilon-pgcd »). On a un algébriste actuellement Agrégé préparateur à Cachan-Cachan (poste semi-stable donc). Un autre qui galère pas mal, qui est ATER…
Jean Starynkévitch a écrit:
Ceci dit, vous en connaissez beaucoup, des Ker Lannais algébristes universitaires [c’est une vraie question] ? Les gens en poste stable de recherche (Maître de Conf ou CNRS) de ma promo sont tous des analystes (au sens très large… à l’exception d’un informaticien semi-algèbre semi-analyse qui nous parle des « epsilon-pgcd »). On a un algébriste actuellement Agrégé préparateur à Cachan-Cachan (poste semi-stable donc). Un autre qui galère pas mal, qui est ATER…
Pourtant tu étais à cette réunion d’anciens :
bretagne.ens-cachan.fr/math/ … ?id=Dixans
J’ai édité mon message et corrigé mon lapsus 
cerise a écrit:
J’ai édité mon message et corrigé mon lapsus 
… révélateur
. Encouragements : vive l’algèbre
!
Y’a d’autres trucs intéressants à part l’algèbre et l’analyse, il y a la topologie, la théorie des nombres, les probas tout ca 
Bah, la topo c’est le préalable à toute analyse un peu sérieuse, et la théorie des nombres c’est majoritairement de l’algèbre… Non ? 
Ragoudvo a écrit:
…et la théorie des nombres c’est majoritairement de l’algèbre… Non ?
Attention, tu pourrais te faire rappeler à l’ordre : la théorie analytique des nombres existe et n’est pas facile, je crois. Du reste, à haut niveau, analyse, algèbre, probas, etc., c’est comme le corps pur près du point triple : les frontières ont tendance à disparaître.
bourricot a écrit:
c’est comme le corps pur près du point triple
Qui ça ? Où ? 
(Sans ça, oui, c’est bien ce qui m’avait été maintes fois répété ; les frontières érigées au début deviennent plus ou moins artificielles et floues.)
Heu je distingue perso algèbre et théorie des nombres, par exemple le théorème des nombres premiers se rapproche beaucoup de l’analyse, à travers les fonctions complexes et tout.
D’ailleurs il n’y a pas une mais des théorie des nombres, y’a la théorie analytique, algèbrique, géométrique, élémentaire (l’arithmétique classique) et il parait même que la théorie combinatoire des nombres existe
.
Et puis la topologie peut s’étudier pour elle même sans servir de base à l’analyse!
Certes les frontières sont floues, mais elles existent.
Enfin bref c’était juste un trait d’humour au début car je voyais qu’il n’y avait que deux branches citées 