Bon, j’avoue que j’ai appris la signification d’ENS il y a quelques jours, donc je ne ne connais pas grand chose sur le sujet… Mais j’aimerais vous poser une petite question! J’aimerais entrer en CPGE littéraire, à Aix en Provence plus précisément, et comme je veux faire prof (de francais), 2 possibilités s’offrent à moi:
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Je rejoins la fac, puis je passe ma licence pour me retrouver à l’IUFM… Ca dure 1 an, puis je tente de passer le Capes.
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Je tente de réussir le concours pour entrer à l’ENS, qui prépare directement à l’agrégation, ca parait tout de suite moins accessible! 
Ma question est: que faire? En fait j’aimerais savoir si l’ENS prépare à l’agreg mais aussi au capes en cas d’échec?
Si tu es pris à l’ENS, c’est que logiquement, tu as le niveau d’avoir l’agreg.
Lien pouvant intéresser : viewtopic.php?t=9143&highlight=
Merci pour le lien! En meme temps, l’IUFM prépare aussi au CAPES, et pourtant, il y en a beaucoup qui le rate 2 ou 3 fois à cause de la difficulté…!
2 possibilités… théoriques, car compte tenu de la difficulté du concours d’entrée en ENS et du nombre restreint de places offert, c’est plus le concours qui choisit que les étudiants…
Néanmoins, la formation en CPGE est une excellente préparation aux concours passés ensuite, CAPES et AGREG. Donc, même les étudiants qui n’intègrent pas une ENS et rejoignent la filière « classique » ont d’excellentes chances de réussite aux concours d’enseignement.
En général, quand on prépare l’AGREG, on passe aussi le CAPES puisqu’il y a un tronc commun dans les programmes
après, rien ne t’empeche de passer le concours et de te poser la question si tu le réussi 
Franchement, si tu te sens d’attaque pour une prépa n’hésite même pas : ou tu as l’ENS, et alors c’est la fête, ou tu ne l’a pas, et alors tu rejoins avec une equivalence la fac DIRECTEMENT en licence 3, donc non seulement tu n’as pas perdu de temps mais en plus tu es mieux préparée que les autres, plus habituée à bosser (à priori, il y a toujours des cas particuliers), donc tu as plus de chance de reussir le capes. Bref, tu verra bien si tu as le niveau, tente toujours ! Et apparemment les taux d’échec à l’agreg sont très faibles à l’ENS, au pire tu redouble sans être payé, c’est une excellente préparation.
sachant tout de même que des équivalences sont accordées avec la L3 complète après examen du dossier (par les profs de la fac) et généralement sous-admissibilité à l’ENS. Sinon, il faut repasser quelques épreuves de la Licence en septembre .
Donc cuber en khâgne (cad faire une 2e khâgne) et être sous-admissible (ou admissible évidemment) permet d’entrer en M1 ou de n’avoir que très peu d’épreuves à repasser.
« Aie confiance, crois en la prépa, qu’elle puisse veiller sur toi … »
Plus sérieusement, je plussoie.
Ben déjà si je réussis à aller en prépa, ce serait pas mal!! Merci de vos infos et de vos conseils! 
xenia a écrit:
sachant tout de même que des équivalences sont accordées avec la L3 complète après examen du dossier (par les profs de la fac) et généralement sous-admissibilité à l’ENS. Sinon, il faut repasser quelques épreuves de la Licence en septembre .
Donc cuber en khâgne (cad faire une 2e khâgne) et être sous-admissible (ou admissible évidemment) permet d’entrer en M1 ou de n’avoir que très peu d’épreuves à repasser.
Est-ce bien sûr ? Comment 2 ans (3 si l’on redouble) passées après le bac en classes prépas, qui ne délivre aucun diplôme et n’apporte aucune expérience professionnelle reconnue à ce titre, pourraient donner une équivalence à bac+3 ? Je pense, si ça existe, que c’est totalement hors-la-loi… Y’a-t-il réellement des précédents, ou est-ce par « ouïe-dire » (auquel cas
…) ? Si c’est le cas, il faudrait peut-être s’inquiéter de savoir si c’est légal, ce qui me surprendrait fort…
Alea/4£34 a écrit:
Si tu es pris à l’ENS, c’est que logiquement, tu as le niveau d’avoir l’agreg.
« Logiquement », peut-être… Mais il faut savoir qu’en 2ème année d’IUFM (donc après avoir réussi les écrits et les oraux du CAPES), notre promo comptait un normalien (d’Ulm je crois) qui n’avait pas le niveau pour l’agreg…
Tiens, nous avons notre St Thomas sur le forum!
Alors le système d’équivalence est parfaitement légal, il s’agit d’une avancée permettant aux CPGE et à l’Université de travailler en étroite collaboration. Les éudiants sous-admissibles à une ENS reçoivent les ECTS de L1 et L2 , ceux qui cubent et sont sous-a peuvent recevoir les ECTS de L3 , en général toutefois on leur demande de repasser quand même une ou quelques épreuve(s).Ceci dépend des universités, certaines, plus exigeantes que d’autres, demandent que les étudiants passent 30% des épreuves de L3. La proposition d’ECTS émane du conseil de classe qui se tient à l’issue des résultats d’admissibilité (permettant de savoir qui est admissible ou sous-admissible) et est ensuite validée par l’Université, réunie en commission de validation des acquis.
xenia a écrit:
Tiens, nous avons notre St Thomas sur le forum!
Passons
…
xenia a écrit:
Alors le système d’équivalence est parfaitement légal, il s’agit d’une avancée permettant aux CPGE et à l’Université de travailler en étroite collaboration. Les éudiants sous-admissibles à une ENS reçoivent les ECTS de L1 et L2 , ceux qui cubent et sont sous-a peuvent recevoir les ECTS de L3 , en général toutefois on leur demande de repasser quand même une ou quelques épreuve(s).Ceci dépend des universités, certaines, plus exigeantes que d’autres, demandent que les étudiants passent 30% des épreuves de L3. La proposition d’ECTS émane du conseil de classe qui se tient à l’issue des résultats d’admissibilité (permettant de savoir qui est admissible ou sous-admissible) et est ensuite validée par l’Université, réunie en commission de validation des acquis.
L’explication diffère quelque peu du propos initial : il est maintenant question, « en général (…) de repasser quand même une ou quelques épreuve(s) ». Mais Saint-Bourricot continue de croire qu’une équivalence pure et dure sans examen écrit d’aucune sorte serait illégale. Que ça existe dans les faits, ça c’est encore autre chose. Si c’est illégal et que quelqu’un met son nez là-dedans, ça ne fera pas long feu.
J’insiste: j’ai dit « en général » puisque l’attribution des ECTS se fait sur concertation CPGE et Université, cette dernière restant souveraine. Selon les conventions signées entre les lycées de CPGE et les universités, les acquis sont validés en totalité ou partiellement. Il y a ainsi des khâgneux ayant cubé, sous-admissibles à Lyon, qui ont pu valider leur L3 complète. C’est rare, j’en conviens, la plupart des universités exigeant, comme je l’ai souligné, que quelques épreuves soient passées en septembre.
Tout ceci n’a rien d’illégal et chacun peut venir « y mettre son nez » , ce n’est que l’application intelligente de la déclaration de Bologne de juin 1999, dans le cadre de la mise en place du LMD.
Le message initial à l’intention des étudiants restant tout de même que les années de CPGE ne les privent pas de la validation des acquis dans le cadre des ECTS, même en cas d’échec à l’ENS. Cela me semble devoir être souligné pour répondre à l’interrogation quant au choix CPGE ou FAC/IUFM.
Je prends note. Mais je persiste à trouver suspect que des étudiants de prépas puissent valider un diplôme à bac+3. Si je compare les programmes de maths des CPGE (MP* pour prendre le plus haut niveau) et de L3, et même en tenant compte d’un certain hors-programme qui peut être « commis » (
) dans certains lycées et certaines classes, je vois mal comment un étudiant brillant de prépa pourrait prétendre à une équivalence totale avec le L3. A quelques cas exceptionnels qu’on ne doit probablement pas rencontrer tous les ans, j’imagine que même le major d’Ulm et/ou de l’X peut difficilement prétendre maîtriser suffisament l’analyse complexe, la théorie de la mesure et autres passages obligés de L3 pour avoir une équivalence totale. Quelques semaines leur suffiront là où d’autres mettent quelques mois voire deux ans, mais ça se limite à une poignée de personnes qui n’ont pas à demander une équivalence en L3 vu qu’ils ont eu ces écoles…
Bref, tout cela me semble suspect dans la mesure où ce qui semble impossible pour les maths (et la physique, et probablement la bio, la chimie…) est réalisable en « Lettres » : faudrait-il « moins » travailler dans ces domaines ? Je ne voudrais pas (re)lancer une polémique sur la différence entre les sciences et les lettres (travail exigé, approche « loisir » de la discipline…), mais tout cela ne me semble guère jouer en faveur des « humanités » (
)…
Je reste ouvert à toute information qui me permettrait de comprendre la différence de traitement que peut recevoir un étudiant de cpge scientifique et un autre de lettres…
xenia a écrit:
J’insiste: j’ai dit « en général » puisque l’attribution des ECTS se fait sur concertation CPGE et Université, cette dernière restant souveraine. Selon les conventions signées entre les lycées de CPGE et les universités, les acquis sont validés en totalité ou partiellement. Il y a ainsi des khâgneux ayant cubé, sous-admissibles à Lyon, qui ont pu valider leur L3 complète. C’est rare, j’en conviens, la plupart des universités exigeant, comme je l’ai souligné, que quelques épreuves soient passées en septembre.
Tout à fait. Et heureusement qu’on a droit à cela parce que sinon on hésiterait beaucoup plus à khûber.
Le système que décrit xenia est sans cesse perfectionné, si bien que dès cette année, je crois que Paris IV accorde à tous les khûbes sous-admissibles à l’ENS la licence donc le niveau L3 (je n’ai pas trop écouté ce qu’a dit notre prof parce que ça ne me concernait pas encore, mais elle a dit que c’était une assez grande avancée parce qu’on n’avait pas seulement l’équivalence, mais bel et bien le diplôme comme si on avait fait nos 3 années de L à la fac). Il y a pas mal de cafouillages parce que c’est un peu compliqué (mes « explications » le prouvent
), mais on n’a pas à se plaindre…
Effectivement, Ben, Paris IV est l’une des universités pionnières acceptant l’octroi de L3 complet aux sous-admissibles, certaines facs de province sont plus sourcilleuses..
bourricot, ce que tu ne comprends pas, c’es que l’attribution de crédits ECTS ne se fait pas seulement en fonction de la somme de connaissances acquises au cours du cursus.L’ECTS repose sur le principe de l’évaluation :
- de la somme de travail fourni (évalué en nombre d’heures par an).
- de compétences acquises et pouvant être acquises au vu de la formation déjà effectuée et des aptitudes qui ont été révélées dans le cursus.
- des connaissances finales.On peut considérer à ce sujet que certaines connaissances sont acquises en MP* et pas en fac, et inversement. Si on met un étudiant de L3 devant un exercice donné au Major de Ulm, il ne sera pas forcément capable de le réaliser.Cela ne conduit personne à dire que les étudiants entrant en M1 n’ont pas le niveau.
bourricot a écrit:
Mais Saint-Bourricot continue de croire qu’une équivalence pure et dure sans examen écrit d’aucune sorte serait illégale.
C’est légal car autorisé officiellement, maintenant, ça peut être un non-sens, mais c’est autorisé.
Je ne pense pas que ce soit légal, et je pense même qu’avec la signature du décret faisant entrer les prépas dans le LMD, ça risque de devenir plus difficile à faire passer, parce que les descriptifs de parcours d’études et les grilles deviennent nationales et que les crédits joints sont strictement de 60 par an.
Ca se pratiquait en filière littéraire et permettait aux facs de recruter de bons étudiants.
xenia a écrit:
bourricot, ce que tu ne comprends pas, c’es que l’attribution de crédits ECTS ne se fait pas seulement en fonction de la somme de connaissances acquises au cours du cursus.L’ECTS repose sur le principe de l’évaluation :
- de la somme de travail fourni (évalué en nombre d’heures par an).
- de compétences acquises et pouvant être acquises au vu de la formation déjà effectuée et des aptitudes qui ont été révélées dans le cursus.
- des connaissances finales.On peut considérer à ce sujet que certaines connaissances sont acquises en MP* et pas en fac, et inversement. Si on met un étudiant de L3 devant un exercice donné au Major de Ulm, il ne sera pas forcément capable de le réaliser.Cela ne conduit personne à dire que les étudiants entrant en M1 n’ont pas le niveau.
Si, si, je comprends bien. Mais mon objection reste entière.
Que certains théorèmes ne soient pas vus à la fac quand ils le sont en MP* à bac+2 n’est pas réellement le fond du problème. Le fond du problème, c’est que des pans entiers de théories fondamentales soient étudiés à la fac en L3 et pas en classes prépas.
Effectivement, la plupart des étudiants de M2, voire en thèse ne sauront probablement pas résoudre sans aide la plupart des exercices donnés aux oraux d’Ulm (j’ai vu des doctorants échouer au CAPES : pas le même genre de travail à fournir et de connaissances à mobiliser…). Mais si l’on fait passer un partiel de L3 à un étudiant de classes prépas, il échouera à coup sûr (sauf cas très exceptionnel déjà signalé : une fois tous les trois ans ?). Or, tous les étudiants qui ont leur L3 auront « réussi » (i.e. à avoir au moins 10) le même examen. Ca ne me semble pas équitable comme système. Et surtout ça me fait froid dans le dos de savoir qu’un étudiant de prépas (même MP* très fort…) pourrait sauter directement en M1 sans passer par L3. Il faut peut-être conclure une bonne fois pour toute : ça ne peut pas se faire ! C’est impossible de suivre en M1 sans faire la L3 (même si on la fait en un semestre au lieu de deux, comme ça se pratique dans les ENS. Et tant mieux pour eux : moi j’ai trouvé le temps long en licence
…).
Que le passage bac+2 → bac+4 puisse se faire en lettres ou dans certaines sections non scientifiques continue de me laisser perplexe… (mais pas polémiste : je veux simplement comprendre
).
Bien, il se peut que les UFR de math imposent certaines épreuves, pour contrôler la maîtrise et l’acquisiton de connaissances fondamentales.Je n’en sais rien pour cette matière.
Pour les matières littéraires, il me semble que la méthodologie est aussi bien acquise en fac qu’en prépa. Pour les connaissances , en lettres par exemple, si le programme diffère entre les deux formations, c’est dans le corpus, donc au final, sachant qu’aucune formation en 3 ans ne permet d’étudier l’ensemble des oeuvres de la litérature mondiale (ou francophone) depuis Gutenberg, on peut estimer que les étudiants reçoivent une culture qualitativement et quantitativement équivalente, sans être exhaustive.
Pour les ECTS, il s’agit d’étudiants sous-admissibles en 2e Khâgne, donc en bac+3 à qui on donne l’équivalence du L3 , donc du bac +3 (et non bac +2 admis en M1)
Maintenant, je réalise que ce système choque, au vu des réponses.POur rassurer les sceptiques, je préciserai donc que sur une promotion de khâgne, ce système ne profite qu’à très peu d’étudiants (quelques % seulement).