Est-ce ces barres que l’on baisse ou que l’on monte qui absorbent les neutrons ?
Je crois me souvenir de plaques de plomb qui absorbent les neutrons en trop, mais je n’en suis pas sur du tout
Les barres de controle ne sont pas en plomb pour une bonne raison que je te laisse trouver et qui n’a rien à voir avec la physique atomique ![]()
Pour ce qui est de la question initiale, c’est une histoire de « lent/rapide »
Je vous laisse chercher/trouver.
Maintenant que j’y pense le plomb c’est plutôt pour faire des « miroirs » pour les ondes gamma, ce que l’on ne doit pas vraiment rechercher dans un réacteur nucléaire
et puis il a un point de fusion ridiculement bas
oui c’est surtout ca…elles seraient un peu molles tes barres de controle ![]()
Coté « physique nucléaire », quel est l’effet des barres de controle? C’est ca la bonne question ![]()
Bah ya des phénomènes de diffusion des neutrons! Si je me souviens bien d’un exo de colle, c’est le centre des barreaux qui contient le matériau fissile, et le reste n’est là que pour contrôler la densité de neutrons; c’est d’ailleurs comme ça qu’on retrouvais la masse critique dont on parle souvent.
les barres de contrôle ne contiennent pas de combustible. Elles sont baissées quand on veut ralentir un peu la réaction.
La question est : au vu de ce que j’ai dit dans mon autre post, comment se fait-il que l’on puisse contrôler le récteur alors que quelques 100000 générations de neutrons se succèdent chaque seconde ?
J’imagine qu’il doit y avoir un phénomène qui fait varier la capacité d’absorption des barres, par exemple en fonction de la « concentration » en neutrons ou de la température (si la réaction s’emballe, ça chauffe plus et ça absorbe plus). Après, j’ai du mal à imaginer quel pourrait être le phénomène en question ?
neutrons lents/ neutrons rapides…google…et vous trouverez ![]()
Lurker a écrit:
J’imagine qu’il doit y avoir un phénomène qui fait varier la capacité d’absorption des barres, par exemple en fonction de la « concentration » en neutrons ou de la température (si la réaction s’emballe, ça chauffe plus et ça absorbe plus). Après, j’ai du mal à imaginer quel pourrait être le phénomène en question ?
Comme dit fakbill, c’est une histoire de différentes sortes de neutrons. Ce que je n’ai pas dit dans mon premier post c’est que l’ors d’une fission les neutrons sont créés de plusieurs marnières : évidemment, la simple réaction de fission, mais aussi par désintégration radioactive de produits de fission, ce qui donne des neutrons différés. Ceux-ci, en étant relâchés dans le réacteur plusieurs secondes plus tard, permettent de le contrôler : en effet, mettons que la réaction s’emballe. Il y a deux types de neutrons créés à un instant t : ceux créés par les nouvelles réactions de fissions, qui comme la réaction s’emballe sont de plus en plus nombreux, mais aussi ceux qui sont créés de manière différés, dont la quantité est fonction de la puissance qu’atteignait le réacteur il y a plusieurs secondes. Autrement dit, lorsque le réacteur s’emballe, une petite fractions des neutrons ne s’emballe qu’avec un certain retard, ce qui permet de contrôler le réacteur en ralentissant la vitesse à laquelle la puissance augmente. Du coup, les barres de contrôle ont le temps de descendre et d’absorber le surplus de neutrons.
Lurker a écrit:
J’imagine qu’il doit y avoir un phénomène qui fait varier la capacité d’absorption des barres, par exemple en fonction de la « concentration » en neutrons ou de la température (si la réaction s’emballe, ça chauffe plus et ça absorbe plus). Après, j’ai du mal à imaginer quel pourrait être le phénomène en question ?
En fait je te cite une deuxième fois car tu dis quelque chose d’intéressant qui peut avoir un lien avec la sécurité intrinsèque d’un réacteur.
Si on nomme k le rapport \frac{nombre \ de \ neutron \ de \generation \ i+1}{nombre \ de \ neutron \ de \generation \ i} (on doit avoir k=1 pour que la réaction soit stable, si k>1, le réacteur va produire de plus en plus de puissance), on pourrait se demander que vaut \frac{dk}{dT} avec T la température de ce qu’il y a autour du combustible (réfrigérant, barres…).
Le principe est qu’il faut ce coefficient soit négatif : ainsi, si la température augmente, il va se produire une boucle de rétroaction qui baisse le nombre de réaction, et stabilise naturellement le réacteur.
Ainsi, on montre qu’il existe une zone de température dans laquelle ce coefficient est négatif, et le réacteur a une sorte de sécurité intrinsèque.
Dan le réacteur de tchernobyl, le fait que ce coefficient soit positif dans une zone de température atteinte par le réacteur a aidé à provoquer la réaction dévastatrice : comme il y avait de plus de en plus de réactions, la température de réfrigérant a augmenté, et comme celle ci augmentait, le nombre de réactions augmentait encore plus vu que \frac{dk}{dT} était positif.
Bonjour,
C’est un peu tard pour réviser.
bonjour,
je me demande : quels sont les effets d’une absence de pression extérieure sur notre organisme, genre si on se retrouve téléporté dans l’espace que nous arrive-t-il? (à part l’absence d’oxygène). je sais pas si c’est con comme question mais autant quand y a trop de pression on meurt comprimé autant là je ne vois pas si il y a des effets ou pas. merci à ceux qui éclaireront ma lanterne
Question que je me suis posé ce matin :
On se place dans une mer totalement immobile. Quelle est la taille maximale d’une bulle ? Peut-elle être aussi grosse que l’on veut ?
Bonus : quelle forme a-t-elle ?
Tan Phi a écrit:
Bonus : quelle forme a-t-elle ?
Je vois pas pourquoi elle serait pas sphérique.
Justement, je me demandais si, compte tenu du gradient de pression, elle n’était pas exactement sphérique… Ce qui se verrait sur les bulles de grosse taille.
Seulement a-t-on un équilibre pour les bulles de grosses tailles, puisqu’il me semble qu’il est plus stable d’avoir de petites bulles.
Peut-être qu’on doit tenir compte des tensions de surface et de la pression de laplace?
Je sais que les bulles dans l’air sont sphériques car c’est la forme qui permet de donner un extrema d’énergie potentielle en minimisant la surface de contact… Mais je pense que là on néglige les variations de pression dans l’air.
Pour faire intervenir une énergie quelconque, il faut faire intervenir le travail d’une force… et quoi de mieux que le travail des forces de pression! Donc à mon avis, la bulle tendra à avoir une forme ovale en cherchant à minimiser sa surface de contact avec les zones de plus grandes pression, qui seront vers le bas!
Mais là tu supposes que ta bulle ne bouge pas?
petit-scarabé a écrit:
bonjour,
je me demande : quels sont les effets d’une absence de pression extérieure sur notre organisme, genre si on se retrouve téléporté dans l’espace que nous arrive-t-il? (à part l’absence d’oxygène). je sais pas si c’est con comme question mais autant quand y a trop de pression on meurt comprimé autant là je ne vois pas si il y a des effets ou pas. merci à ceux qui éclaireront ma lanterne
un indice: tu as une surface de l’ordre du m². Quelle force s’exerce sur ta cage thoracique si tu as encore de l’air dans les poumons mais qu’il n’y a plus d’air à l’extérieur?
Même question si tu n’as plus rien dans les poumons.
Je rappelle que dans un champ de pression uniforme, l’intégrale sur une surface fermée de P_0 .\vec{dS} est le vecteur nul
petit-scarabé a écrit:
bonjour,
je me demande : quels sont les effets d’une absence de pression extérieure sur notre organisme, genre si on se retrouve téléporté dans l’espace que nous arrive-t-il? (à part l’absence d’oxygène). je sais pas si c’est con comme question mais autant quand y a trop de pression on meurt comprimé autant là je ne vois pas si il y a des effets ou pas. merci à ceux qui éclaireront ma lanterne
en plus du problème déjà évoqué, l’eau a tendance à se vaporiser à pression nulle…
cela dit dans 2011 l’odyssée de l’espace, Dave fait une ballade « en apnée » dans le vide. Je ne sais pas quelle validité on peut accorder à cette scène
une rapide recherche Google m’a permis de trouver CA