Un bel exo que j’ai vu qui peut se résoudre sans aucun calcul. On prend un bulle on souffle dessus que se passe-t’il?
pcjanson a écrit:
Un bel exo que j’ai vu qui peut se résoudre sans aucun calcul. On prend un bulle on souffle dessus que se passe-t’il?
on souffle dessus==> création d’un dépression du coté ou la personne souffle ===> pression moindre d’un coté de la bulle que de l’autre ==> force qui s’exerce ==> mouvement de la bulle dans le sens opposé de la personne qui a soufflé ?? ( bon il est 6 h j’ai pas encore dormi, si je dis de la m**** ,j’ai une excuse)
C’est vrai que ce n’est pas clair du tout. Moi j’imaginais une bulle de savon dans l’air ![]()
Oui pardon je n’ai pas été clair. Elle est dans l’air. La réponse attendue était quelle forme va -t’elle prendre?
Intuition première : ça dépend de la force du souffle et surtout de s’il s’exerce de façon uniforme sur toute la bulle (champs constant) ou s’il s’exerce sur un point particulier.
Intuition seconde : dans le cas d’un champ uniforme, elle va rester ronde.
A 100nK, la longueur d’onde de de Broglie est plus grande que la distance entre particules. Le gaz devient dégénéré (a 3D sans interactions, ca donne un condensat de Bose Einstein ou une mer de Fermi en fonction du spin) et ne peux plus etre décrit par la statistique de Boltzmann.
Pour mesurer sa température, une facon de faire est de mesurer sa distribution d’énergie et de fitter avec \frac{1}{1 \pm \exp{-E/k_b T}}
Laboratoire Kastler Brossel…ha on a les experts du refroidissement laser là ![]()
Sans entrer trop dans le détail histoire de ne pas perdre tout le monde : Quel sont les chalenges actuels dans le domaines?
on a fait des condensats ok (Nobel tout ca). Quelles sont les prochaines étapes? Jouer avec pour mesurer des constantes de la physique fondamentale? faire des condensats plus gros? que sais je??
pour ce qui est de « qu’est ce que mesure un thermomètre », personne n’a donné la bonne réponse (qui est cachée dans un de mes postes).
Euh là comme ça, je dirais que non : )
Nous, on utilise des lasers et des champs magnétiques (mais pas super intenses, quelques centaines de Gauss) pour refroidir des atomes de Lithium 6 et de Potassium 40 à quelques nK.
L’idée, c’est qu’un gaz d’atomes froids est complètement tunable : on peut régler la forme d’un potentiel extérieur, la force des interactions entre particules, voire simuler des champs de jauge (par exemple pour faire en sorte que nos atomes neutres se comportent comme des particules chargées dans un champ électromag). On crée comme ça un simulateur quantique, qui permet d’étudier n’importe quel problème dont on sait reproduire le hamiltonien.
Les enjeux sont donc là : imaginer comment reproduire un hamiltonien arbitraire avec des atomes froids. On cherche comme ça de la supraconductivité, de l’effet Hall, de l’effet Kondo, de la localisation d’Anderson ou, pourquoi pas, du rayonnement Hawking. Je ne sais pas à quel point développer, dites moi si vous en voulez plus sur la simulation quantique ![]()
D’ailleurs, si certains parmi vous ont envie de passer jeter un oeil à une jolie manip, n’hésitez pas à me faire signe : )
Et pour le thermomètre, je dirais : une mesure de la température moyenne du thermomètre ?
Une mesure de la température moyenne du thermomètre : VOILA
il mesure SA température.
Ca peut sembler idiot mais c’est piégeux car on pense souvent que la température lue est « celle du machin dont on voulait mesurer la température ». Ce n’est vrai que si le thermomètre est bien à la meme T et si l’équlibre n’a pas fait changer la T du milieu qu’on voulait mesurer.
cool je viens d’apprendre ce qu’était l’effet Kondo.
Nico_ a écrit:
Bah il mesure sa propre température non ?
(tu vois Tan Phi faut pas avoir peur de passer pour un idiot
)
Ça ne t’allait pas comme réponse ? Pas compris la différence
Bon Penangol je vais relire ce que tu as écrit deux ou trois fois pour y comprendre quelque chose ![]()
Pour dire les choses d’une manière peut être plus compréhensible.
En mécanique, pour décrire le comportement d’un système, tu dois donner toutes les forces qui s’éxercent dessus (et la masse de la particule). A partir de là, le PFD te dit comment le système va évoluer. Deux systèmes de natures complètement différentes mais dont le PFD s’écrit de la même manière (genre : un électron dans un champ électrostatique ou un bille dans un champ gravitationnel uniforme) se comportent exactement de la même manière.
Voilà le problème : on veut décrire des systèmes de N particules en interactions et c’est horriblement compliqué. Alors on simplifie la réalité physique pour proposer un modèle. Mais ce modèle est il bon ? Ou est il trop simplifié ? Autrement dit, le système décrit par le modèle a t il les propriétés du système réel ou pas ? Pour le savoir, il faut résoudre les équations du modèle, mais c’est analytiquement hors de portée et numériquement irréalisable pour N>10…
Alors une solution est d’utiliser un simulateur. On règle notre gaz d’atomes froids pour qu’il se comporte exactement suivant le modèle et on observe son comportement. Si ça colle avec le système de départ et qu’on retrouve les mêmes propriétés, c’est que le modèle avait les bon ingrédients. Sinon, c’est que le modèle est foireux. (En réalité, on ne peut bien sûr montrer que la non validité du modèle et jamais sa validité).
Tout le jeu à partir de là est de réussir à maitriser le gaz pour lui permettre de reproduire n’importe quel modèle ; et ce n’est pas toujours facile. Par exemple, comment reproduire le comportement d’un électron dans un champ magnétique ? Une idée est d’utiliser la force de Coriolis, qui a la même tête que la force de Lorentz, en faisant une analogie entre champ magnétique et vecteur de rotation, charge électrique et masse.
C’est un peu plus clair ?
c’est très très clair ![]()
Merci
Et ça à l’air très intéressant !
@Nico_ il peut y avoir une grande difference entre les deux notions en pratique. Par exemple, imaginons un oscillateur. Ses frequences d oscillation dependent de la temperature de l oscillateur. Si nous placons un thermometre a cote afin de mesurer cette temperature, nous mesurons en fait la temperature du thermometre qui n est pas necessairement la meme que celle de l’oscillateur. Ce qui peut etre dramatique dans la regulation de l oscillateur. Une facon simple d esquiver ce probleme est d utiliser judicieusement la relation entre temperature et frequence pour differentes frequences, ainsi on mesure la temperature de l oscillateur et pas une autre temperature.
Penangol a écrit:
C’est un peu plus clair ?
Oui en effet je n’avais pas du tout compris ça, là je retrouve des méthodes que je « connais »
Benoit.Hamelin : je ne comprends toujours pas…
Ma réponse c’est bien « on mesure la température du thermomètre » ![]()
On est d accord. Je voulais juste donner un exemple pratique qui insiste sur l importance de bien faire la difference.
fakbill a écrit:
Une mesure de la température moyenne du thermomètre : VOILA
il mesure SA température.
Ca peut sembler idiot mais c’est piégeux car on pense souvent que la température lue est « celle du machin dont on voulait mesurer la température ». Ce n’est vrai que si le thermomètre est bien à la meme T et si l’équlibre n’a pas fait changer la T du milieu qu’on voulait mesurer.cool je viens d’apprendre ce qu’était l’effet Kondo.
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On s’est bien rendus compte de ça en cours de transferts thermiques car on a vu un exo dans lequel le rayonnement d’une paroi froide ruinait la température mesurée de plusieurs dizaines de degrés. Il y avait un cache isolant pour protéger le thermomètre du rayonnement (ou plutôt pour lui permettre de rayonner)
Dubblee a écrit:
On s’est bien rendus compte de ça en cours de transferts thermiques car on a vu un exo dans lequel le rayonnement d’une paroi froide ruinait la température mesurée de plusieurs dizaines de degrés.
Et à l’ESPCI on s’en rend compte aussi en TP(la même série de TP où on manipule (plus ou moins selon qu’il y a un enseignant dans les parages ou pas…) de l’azote liquide)
Je viens de m’acheter un laser pour faire des photos pause longue chez un indien vendeur à la sauvette en Italie, pour un prix dérisoire (entre 12 et 20€ annoncés marchandés sans soucis à 6€)
J’aimerais connaitre la puissance du laser. Pour ça, imaginez un maximum de méthodes, si elles sont facilement mises en oeuvre c’est un bénéfice.
Des idées :
- Lire l’étiquette. Pas de chance elle m’indique juste que c’est un cat III (>1mW) d’une puissance inférieure à 200mW
- Méthode énergétique : calculer l’énergie contenue dans la pile et faire fonctionner le laser jusqu’à épuisement en mesurant le temps. Inconvénient : il faudrait connaitre le rendement global des piles jusqu’à la sortie optique
- En estimant la portée : pointer sur des objets de plus en plus éloignés jusqu’à ne plus voir la tâche, mesurer la distance par google maps. Une fois qu’on a la distance comment revenir à la puissance ? (absorptivité linéique de l’air pour l’aller retour et comment prendre en compte la réflexion sur la surface éclairée ?)
- En utilisant un luxmètre : j’ai un luxmètre sur mon téléphone mais j’ai peur de le griller. De plus il semble pas très précis puisque pour une journée ensoleillée normalement au soleil il m’indique 2600 lux au lieu de.. 50 à 100 000. Ou alors un appareil photo : mesurer l’exposition ponctuelle sur une lampe, puis sur le laser. Là encore j’ai un peu peur de griller le capteur et de la précision.
D’autres idées ?
Par échauffement ça me semble voué à l’échec
avec une photodiode correctement calibrée? ![]()
mettre une photodiode (pour la couleur qui correspond) en série avec une résistance dont on fera varier la valeur pour ne pas saturer la photodiode lorsqu’on pointe le laser dessus.
Ensuite il faut qqch qui est déjà connu…