oui justement : je me posais la question (qui est un peu un troll) de savoir si le fait de comprendre comment ca fonctionne aidera à trouver de nouveau matériaux utilisables à la grande échelle.
La réponse est bien sûr : on n’en sais RIEN mais si on ne cherche pas on ne trouvera jamais.
J’ai un peu cherché sur le net mais je ne suis pas très satisfait des réponses.
Est-ce qu’un skieur lourd/ bobsleigh lourd descend vraiment intrinsèquement plus vite les pistes ?
Est-ce vraiment une question de poids ? Ou est-ce la masse musculaire probablement importante des champions qui fait que les skieurs qui descendent vite sont lourds ?
Je me suis demandé la même chose après une séance de luge (de nuit) avec des collègues.
Là, il y avait clairement une question de poids car, dans une neige molle, on restait parfois limite coincé dans certaines courbes.
Ca ne compensait pas du tout le fait de peser plus lourd.
Même…ce n’est pas clair du tout…tout dépend comment varient les frottement en fonction de la masse.
Pour ce qui est du ski de compet, ce qui compte, c’est de pouvoir maintenir la bonne trajectoire. Je pense que c’est beaucoup beaucoup plus important que le peu de vitesse qu’on puisse gagner en ayant un plus de masse sur une neige dure.
En saut à ski par contre, il doit y avoir un optimum…mais ça reste très théorique…
AlexZeta : ta réponse est très « française » et la mienne très « anglaise ».
Tu commences par les équations pour dire à la fin « on ne sait pas trop ».
Je commence par donner une réponse au feeling puis, si je n’ai pas trop la flemme alors je sors qlqs équations.
Je le redis : ce qui compte, c’est sont les appuis dans les courbes.
Pour ce qui est du saut à ski, j’ai tendance à croire que, si tu personnes ont le même volume et la même forme, alors le plus lourd est avantagé. Cela dit, ce qui compte beaucoup c’est la poussée au bon moment. Ca nécessite un physique explosif donc ça avantage un certain morphotype…
Et un engin mécanique ? Mettons un bobsleigh sur un tobogan de glace tout droit ?
Le plus lourd arrivera forcément le premier en bas ?
[Edit] : les équations ci-dessus semblent dire que le bob le plus lourd arrivera le premier… C’est curieux mais je n’en suis pas convaincu ![]()
Un bobsleigh part à l’arrêt (non tu crois??
) et il va donc falloir le pousser pour le faire avancer au tout début.
D’ailleurs, il donne toujours le temps sur cette partie « plate ».
Cette phase semble être ultra importante et c’est alors le rapport poids/puissance qui compte.
Pour la suite, un bob se pilote. Je suppose que la trajectoire est également ultra importante.
Bon…
mgh = 1/2 m v² donc m ne joue qu’au niveau des frottements.
En bob, je dirais que, plus on est lourd, plus les patins vont se « planter » dans la glace donc moins ça va avancer…mais ça doit être négligeable.
Les frottements fluides sont les même pour tout le monde en bob.
dismiss Penagol
![]()
Hum…les commentateurs ont dit que, à la fin de la compet, l’équipage de bob était pesé et ne devait pas dépasser 600 et qlqs kg.
De deux choses l’une:
Soit le poids aide un peu quand même.
Soit c’est une règle qui n’a pas grand chose de physique.
je pense que, toutes choses étant égales par ailleurs, le poids aide MAIS ce n’est rien comparé à la poussée initiale et au talent du pilote.
Armanio a écrit:
dismiss Penagol
Ha oui, j’avais completement zappé !
Voila un truc sur le refroidissement d’atomes, tout traité avec des outils prepa : )
Penangol a écrit:
[quote=« Armanio »]
dismiss Penagol
Ha oui, j’avais completement zappé !
Voila un truc sur le refroidissement d’atomes, tout traité avec des outils prepa : )
[/quote]
Merci Pen. La page 4 me fait particulièrement rêver
fakbill a écrit:
Je me suis demandé la même chose après une séance de luge (de nuit) avec des collègues.
Là, il y avait clairement une question de poids car, dans une neige molle, on restait parfois limite coincé dans certaines courbes.
Ca ne compensait pas du tout le fait de peser plus lourd.
Même…ce n’est pas clair du tout…tout dépend comment varient les frottement en fonction de la masse.Pour ce qui est du ski de compet, ce qui compte, c’est de pouvoir maintenir la bonne trajectoire. Je pense que c’est beaucoup beaucoup plus important que le peu de vitesse qu’on puisse gagner en ayant un plus de masse sur une neige dure.
En saut à ski par contre, il doit y avoir un optimum…mais ça reste très théorique…
Pour la théorie c’est assez facile.
Aux hautes vitesses les frottements de l’air deviennent importants si ce n’est primordiaux. Et pour la vitesse limite due au frottements de l’air elle augmente avec la racine de la taille :
On pose juste mg sin(a) = 1/2 ρ S V² Cx (je vous laisse deviner les variables)
Sauf que m=k1 l^3 et S = k2 l^2
Pour les frottements solides on a juste
mg sin(a) = f mg donc la masse (la taille) se simplifie
Aussi, les skieurs qui ont un grand rapport m/s vont plus vite indépendamment de leur taille (les gros en quelque sorte)
Edit : j’avais pas vu les messages au dessus ![]()
Grosse question au sujet des frottements : je suis pas du tout convaincu par le modèle de Coulomb pour ce qui est du ski. Si je glisse sur une luge absolument énorme et flexible ça frotte pareil que sur les carres de mes petits skis ?
Dubblee a écrit:
Grosse question au sujet des frottements : je suis pas du tout convaincu par le modèle de Coulomb pour ce qui est du ski. Si je glisse sur une luge absolument énorme et flexible ça frotte pareil que sur les carres de mes petits skis ?
Les lois de Coulomb sont plutôt adaptées pour modéliser les frottements secs entre solides. Pour le contact ski/neige c’est en effet très tiré par les cheveux…
oui en effet. L’interface ski neige est un truc très très complexe…regarder les problèmes de fartage aux JO ![]()
Une autre :
Quelle est la raison justifiée pour laquelle les avions mesurent les altitudes en pieds et les vitesses en noeuds, mais les masses en kilogrammes et les volumes en litres ?
C’est tradi ?
Penangol a écrit:
C’est tradi ?
Un peu, mais traditionnellement on avait aussi les livres anglaises et les gallons anglais. Alors pourquoi avoir changé les livres vers le SI mais les vitesses et les altitudes non ? (c’est volontaire)
Les masses et volumes mesurent quoi ? La masse de l’avion et le volume total de l’avion ?
Tu as la masse de l’avion, certaines masses de l’avion (masse à vide, masse des passagers, masse maximale à l’atterrissage/décollage). Le volume c’est pour le fuel principalement, mais pour le fuel on hésite entre volume (par exemple quand on paie le fuel, au litre) et masse (pour faire le lien entre la quantité du fuel et la masse de l’avion) mais sans s’y limiter.
Enfin, l’altitude est quasi toujours mesurée par l’altimètre et la vitesse par la sonde pitot (ce sont deux indices !)
Une idée comme ça : Vitesse et altitude sont mesurées par des instruments de bord, donc l’unité choisie est liée au constructeur de ces instruments (anglo-saxon quasi exclusivement ?) alors que les masses et volume de fret et de carburant sont mesurées sur les aéroports du monde entier au moment de l’appareillage -->U.S.I. ?
Il y a un peu de ça. La raison que j’évoque n’est pas respectée par un constructeur d’avions français nommé Robin par exemple.
Pour les masses et volumes oui, il y a eu des soucis de conversion qui ont mené à des incidents ou accidents donc on a été forcés de tout passer en SI. Mais on reste volontairement en noeuds et pieds.