KaiM a écrit:
Je serais intéressé par une solution niveau sup, parce que pour ma part, je m’en suis pas sorti sans utiliser quelques résultats du cours de topologie de spé…
Difficile de s’en passer.
Si f est dérivable sur [a,b] et si f’(a).f’(b)<0, alors il existe c entre a et b tel que f’(c)=0.
Soit f une solution non identiquement nulle, x_0 un point où f n’est pas nulle et (a,b) le plus grand intervalle contenant x_0, mais aucun zéro de f.
Alors a=-oo ou f(a)=0 ; de même, b=+oo ou f(b)=0. Donc (a,b)=]a,b[.
D’autre part, sur ]a,b[, f et f’ ne s’annule pas, donc sont de signe constant, f par continuité, f’ d’après le résultat rappelé au-dessus (Darboux).
Cas 1 : Si f’>0 sur ]a,b[, f est croissante et b=+oo. On résout l’équation par séparation de variable : f(x)=(x-Cste)^2. On en déduit que a est fini et que Cste=a.
Cas 2 :Si f’<0 sur ]a,b[, un raisonnement analogue conduit à : a=-oo, b fini et f(x)=(x-b)^2.
Dans les deux cas : un intervalle non borné.
Intuitivement, on voit les raccordements possibles : 0 partout, 0 puis (x-a)^2, (x-b)^2 puis 0, (x-b)^2 puis 0 puis (x-a)^2, (x-a)^2 partout.
Je reprends le cas 1. Soit f est nulle sur ]-oo,a] et on est en présence du second type de raccordement.
Soit f n’est pas partout nulle sur ]-oo,a] ; on pourra trouver b<a tel que sur ]-oo,c[ f(x)=(x-c)^2. Comme sur [a,b] on ne peut caser d’intervalle non borné, f y est nulle. Le cas a=b correspond au raccordement du dernier type, le cas a>b au raccordement du quatrième type.
On termine le cas 2 de même.
Et on fait une synthèse.