Alors c esujets sur la justice, vous a t-il inspiré de bonne choses.
Personnelement, je me suis souvenu d’une dissert faire en classe et qui s’y rapprochait.
J’ai tout claqué…
Comment vous avez compris le truc?
Moi j’ai rien compris du tout, j’ai beau cherché… la phrase n’était pas claire, puis c’est quoi la justice économe??
La justice qui n’est que juste dont il parle avant, c’est ce que j’ai compris.
j’ai compris que c’était la justice qui se contentait d’appliquer des lois en « faisant l’économie » de la réflexion et de la distinction des cas.
En gros on peut pas vraiment remplacer un juge par un ordinateur qui remplit un tableau et qui vous sort le verdict…
J’ai compris qu’il souhaitait que le justice reste sobre et ne tombe pas dans les excès.
Ca m’a fait pensé à ce qu’ils disent à la fin du livre de pascal (le commentaire) que selon lui la justice c’est que des hommes qui prennent des grands aires, s’abille pour impressionner (hermine, cap etc.).
Apres sinon mes arguments sont toujours les même à chaque dissert ![]()
Pourquoi rester sobre? Il préconise bien le superflu?Je savais que jankelevitch est un philosophe de l’amour et de la morale, donc j’ai pensé qu’il dénoncait cette sobriété.
murthag87 a écrit:
J’ai compris qu’il souhaitait que le justice reste sobre et ne tombe pas dans les excès.
J’ai compris exactement le contraireC’est ce qui est génial avec cette citation.
Être juste, c’est aussi *n’*être que juste, comme un habit qui habille « juste » et fait par suite étriqué, chiche, mesquin. La justice économe habille juste, sans nul battement, bavure ni marge de sécurité, sans même cet indispensable superflu qui n’est pas tant luxe que minimum vital.Vladimir Jankélévitch Traité des vertus
Finalement je me rend compte que j’ai peut-etre fait un gros contre-sens.
Mais au début je comprend que pour être vraiment juste il faut se contenter de n’être que juste. Le « que » peut aussi signifier que c’est insuffisant ![]()
La suite en revanche, que je ne comprenait pas, donne raison aux commentaires précédents.
Ce que j’ai compris, c’est que être juste, dans le sens d’une conduite juste, impose de ne jamais être dans l’excès : c’est le point de vue des moralistes. Mais quand on applique ce principe à l’exercice même de la justice, ca ne tient plus, car une justice qui se limite, qui évite toute surrenchère dans l’action, est insuffisante. Et il faut en quelque sorte que quelque chose d’extérieur à la probité s’ajoute à la justice.
Après, ca reste hautement spéculatif et j’avoue que ca explique pas entièrement la première phrase.
Moi j’ai rien compris à la phrase, j’avais plusieurs signification possible et je savais pas laquelle était la bonne. Du coup, j’ai dû prendre une décision sur le sens que ça avait pour continuer ma dissert… Ca m’a pris pas mal de temps du coup j’ai vraiment fini à l’arrache… :s
Sinon, en lisant les autres analyses, ce que j’ai finalement décidé se rapproche assez de l’analyse d’Ixnay… On verra bien. ![]()
J’ai compris la deuxième phrase comme Ixnay, par contre, la première, je ne l’ai toujours pas comprise ![]()
En même temps, l’auteur joue sur le sens des mots, comment est on censé savoir ce qu’il voulait dire…
Exactement l’inverse pour moi ![]()
J’ai dis que la justice ne doit pas entrer dans ce jeu là et dois rester fidèle à ce qu’elle représente (impartialité…), et qu’elle ne dois pas devenir un pouvoir à part.
J’ai ensuite nuancé et disant que la justice doit tout de même « impressionner » pour être crainte (occasion parfaite de caser une citation d’eschyle).
Au final je suis quand même content d’avoir compris le sujet de travers parce que sinon je pense que j’aurai bloqué.
C’est vrai que le sujet est difficile à comprendre. Surtout qu’il y pas mal d’ambiguités sur les termes du sujet. Le « aussi » ça laisse penser qu’il ajoute à propos de quelque chose dont il a déjà parlé. De même pour la justice économe. c’est un truc qu’il a du définir avant. Bref, la citation était ambiguë. J’ai compris en gros qu’il était contre l’idée qu’être juste n’est donné que par la donnée de n’être que juste. Idée que j’ai développé avec la seconde phrase, lorsqu’il parce de cet « indispensable » superflu, « luxe », et « minimum vital ».
La première phrase était plus compréhensible je trouve et servait pour la deuxième. Moi aussi j’ai eu un gros beug à propos de « justice économe ». Est-ce qu’il fallait comprendre « justice économe » (groupe nominal) comme quand on parle de « justice sociale » ou comprendre justice « économe » (économe adjectif qualificatif de justice)… Le deuxième sens me paraissait plus logique. La deuxième phrase était pleine de paradoxe. Le " « cet » indispensable superflu", ça m’a catapulté direct. Comment un superflu peut être indispensable??? C’est superflu…
Le « cet » est mis pour quoi??? Paradoxe de ouf quand même… Puis, parler de « marge de sécurité », complètement larguée. ![]()
Au final j’ai quand même compris que d’après Jankélévitch, la justice qu’il qualifie d’économe est une justice restrictive, qui en voulant être dans une juste mesure est, paradoxalement, dans une mesure (beaucoup) trop juste, délaissant de côté ce minimum vital qui fait qu’on peut lui donner le nom même de justice. Bref, trop de restriction tue la restriction. Pire, tue la justice.
Dans mon développement j’ai essayé d’étayer ses propos pour finir par une critique et bien sûr, par des « solutions » en citant Pascal, qui préconise une progression de la valeur de justice en chacun… patati patata.
3h ça suffit pas. je l’ai vraiment fini à l’arrache. ![]()
On verra bien…
majosweet a écrit:
La deuxième phrase était pleine de paradoxe. Le " « cet » indispensable superflu", ça m’a catapulté direct. Comment un superflu peut être indispensable??? C’est superflu…
Le « cet » est mis pour quoi??? Paradoxe de ouf quand même…
C’est pas un paradoxe, c’est un oxymore…
Moi ce sujet j’ai utilisé justement la polysémie du mot juste dans être juste qui pouvait évoquer juste au sens de justice ou juste au sens étriqué ou trop petit.
La deuxième phrase justement pour moi indiquait qu’une justice qui « n’est que juste » (soit qui fait appliquer la loi au pied de la lettre) manque d’une certaine souplesse qui est cet « indispensable superflu ». Ce dernier justement signifie que cette notion de « marge de sécurité » avec la loi est indispensable même si au premier abord elle peut sembler superflu.
Voilà en tout cas de quelle manière j’ai compris le sujet.
L’indispensable superflu reflète le fait que toute cette force d imagination n aide en rien à prendre des sentences plus justes mais est essentiel à leur application non?
Serafon a écrit:
La deuxième phrase justement pour moi indiquait qu’une justice qui « n’est que juste » (soit qui fait appliquer la loi au pied de la lettre) manque d’une certaine souplesse qui est cet « indispensable superflu ».
Oui, yavait un peu de ça aussi. J’en ai parlé dans un de mes paragraphes ce qui m’a permis de reclaquer « summum jus, summa injuria » etc…
Au final, on est déja 3 ou 4 à avoir pris la citation dans ce sens là, c’est plutôt bon signe.