Francais Mines 2012

Remy0903 a écrit:

[quote=« taupin91 »]

[quote=« Remy0903 »]
Je ne vous ait pas tous lu mais c est incroyable que personn nait compris comme moi.
Pour moi c etait evident que l auteur voulaut dire EN GROS que etre juste ce nest pas quappliquer la justice a la lettre. Mais etre souple , s adapter aux situations. Il compare le ft detre juste a un habit qui ft juste et apres mesquin etc! Il inclu ds le ft detre juste cet aspect mesquin et chiche. Les exempkes des oeuvres collent parftmt ( le pere qui entere son pere alors quil na pa le droit,oreste qualifie de juste alors quil tue sa mere ..). Bef pr etre juste il fo parfois contourner la loi. Jpeu etrebhs mintnant mais bon
Bah si,lis mon post,c’est ce que j’ai compris aussi,regarde mon plan.Ouff,je suis pas le seul
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Oui A Pe pres Mais lorsque lauteur dit :etre juste cest aussi netre que juste, la majorite des personnes ont compris que a partir du moment ou une fois on est pas juste, cela suffit pour ne pas etre qualifie de juste. Mais en philo il ne fo pas prendre les citations a la letre et tjs siteresser a la suite. Moi ausi come tt le monde javais compris sa. Me en lisant lidee de lhabit etrique, justice econome etc… On voit clairement la contradiction. Finalement je pense quil voulait dire que pr etre juste, il fo parfois " ne pas letre ". Voila je ne sais pas si cest ce que tu penses taupin91
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Oui moi aussi j’ai compris ça,c"était le sujet de ma deuxieme partie,mais j’ai compris aussi de "étriqué,chiche,mesquin’ qu’il y a nécessité de critiquer la justice,c était ma premiere partie,puis finalement j’ai choisi comme superflu la religion et l’éthique.Bref,je pense que la citation est assez riche,on peut en dégager plusieurs points de vue,on le dit toujours dans les rapports,on doit pas donc s’inquiéter :s

Ce sujet était de loin le sujet de français le plus ambiguë qu’il m’eut été donné de voir. Oo
Il m’a bien fallu une bonne heure pour le comprendre pleinement (ou, du moins, tenter de le comprendre. )

Et, je viens de voir que j’ai compris exactement la même chose que Razzi qui a, par ailleurs, défini mon plan dans son message :grin: :
razzi a écrit:

Sinon je pense au contraire que l’auteur a bien voulu signifier que être juste c’est n’être que juste, ne faire que le juste necessaire et suffisant, le juste juste en somme, mais que cette justice n’est pas applicable aux hommes, on doit donc défénir une justice humaine, qui aurait pour ambition de se rapprocher de cette justice juste.

c’est à peu près le plan que j’ai fait, mais j’ai du « céder » à la facilité du plan en deux parties, par manque de temps et de moyens…j’espère ne pas être pénalisé gravement pour ca

bullquies a écrit:

j’ai compris que c’était la justice qui se contentait d’appliquer des lois en « faisant l’économie » de la réflexion et de la distinction des cas.
En gros on peut pas vraiment remplacer un juge par un ordinateur qui remplit un tableau et qui vous sort le verdict…
J’ai compris ça comme ça
Que la justice ne devait pas se restreindre à n’être que le juste, sinon, elle devient paradoxalement injuste, elle a besoin d’un « indispensable superflu » (oxymore → paradoxe?) pour être meilleur

Et en gros je me suis posé la problématique bateau de « est-ce vraiment le cas ? »

Et genre j’ai dit que chez Eschyle, la justice commutative des Erinyes était - du point de vue de l’auteur - mauvaise ou au moins insuffisante, et qu’elle a besoin d’un quelque chose en plus (ici, le tribunal, le jugement, superflu pour l’époque dès lors qu’on savait Oreste coupable de l’acte dont on l’accusait.
D’autres trucs un peu du genre dans les œuvres, je crois que j’ai eu du mal à utiliser Pascal autrement que pour dire « Pascal est pour que justice (humaine) = le juste », et surtout ma troisième partie est un peu « fourre-tout » par manque de temps. J’espère que ça ne se verra pas trop.

bonjour les amis j aimerai bien avoir l enoncé du sujet de dissertation Centrale 2012 ,
merci d avance et bonne chance pour la suite _

La justice est une contrainte de sens avant d’être une contrainte physique

Antoine GARAPON
Pour l’enoncé entier, tu pourras l’avoir ici : http://www.concours-centrale-supelec.fr/CentraleSupelec quand le lien voudra bien fonctionner.

Voici un sujet bien compliqué mais assez intéressant néanmoins.

Le sujet est basé entièrement sur une grande ambiguïté, et sur le double sens du mot « juste ». Si dans un premier temps on peut penser qu’il s’agit du « juste » de justice, il n’en est rien. Il s’agit en fait du juste de « justesse » (au sens d’insuffisance).
Si une première lecture rapide pourrait laisser penser « qu’être juste » se résume à une stricte application des lois, ce n’est en réalité pas le cas. Au contraire, la comparaison vestimentaire, de même que la tournure restrictive initiale, insiste ici sur la « justesse ». Vladimir Jankélévitch souligne l’injustice du prétendu « juste », qui se contente en réalité d’appliquer des lois trop « étriqué[es], chiche[s], mesquin[es] ». Une justice dénoncée par l’auteur du Traité des Vertus, qu’il juge manquant de générosité, et qu’il qualifie « d’économe ».

Dans la seconde partie de l’énoncé du sujet, Vladimir Jankélévitch s’emploie à relever ce qui manque au « juste » qui en réalité se fourvoie : le « battement », les « bavure[s] » qui lui permettraient de déborder du champ d’application trop restreint s’il s’accordait, au contraire, une « marge de sécurité ». En parlant enfin d’un « indispensable superflu », l’auteur fait ici un oxymore qui traduit un nouveau paradoxe (renforcé par l’antithèse du « superflu qui n’est pas tant luxe que minimum vital »). La véritable justice selon lui procéderait au delà du simple cadre de la Loi.

Idée de plan :
I - Certes, la justice ne peut se réduire à la seule légalité et doit s’accorder des marges de manœuvre ;
II - Cependant, on ne peut ignorer que les formes instituées de la justice soient nécessaires au vivre-ensemble ;
III - Il faut donc par conséquent tenir compte des situations singulières afin d’agir justement en respectant les carcans tout en cherchant à les adapter.

xpLosIve. a écrit:

Le sujet est basé entièrement sur une grande ambiguïté, et sur le double sens du mot « juste ». Si dans un premier temps on peut penser qu’il s’agit du « juste » de justice, il n’est est rien. Il s’agit en fait du juste de « justesse » (au sens d’insuffisance).
Si une première lecture rapide pourrait laisser penser « qu’être juste » se résume à une stricte application des lois, ce n’est en réalité pas le cas. Au contraire, la comparaison vestimentaire, de même que la tournure restrictive initiale, insiste ici sur la « justesse ». Vladimir Jankélévitch souligne l’injustice du prétendu « juste », qui se contente en réalité d’appliquer des lois trop « étriqué[es], chiche[s], mesquin[es] ». Une justice dénoncée par l’auteur du Traité des Vertus, qu’il juge manquant de générosité, et qu’il qualifie « d’économe ».
YES \o/ !
(c’est exactement ce que j’ai fait… J’espère ne pas être déçu…)

Mince, je voulais comparer avec ce que j’avais fait, mais en fait, j’ai aucun souvenir de ce que j’ai fait… ^^" (mémoire sélective vous avez dit?)