Hésitation entre l'ensma, l'enac et l'ensta bretagne

Bonsoir tout le monde.

Ayant eu des résultats non satisfaisants en 3/2, j’ai décidé de faire une 5/2 (toujours en MP non étoilée, à cause d’un manque de place…) pour pouvoir intégrer une école d’ingénieurs proposant une formation dans l’aérospatial car depuis très longtemps, j’aimerai travailler dans le domaine du spatial (NASA/ ESA ou entreprises privées telles qu’Ariane, Airbus Space and Defense…) dans les systèmes spatiaux, les matériaux ou la propulsion spatiale.
Mon premier choix était donc logiquement l’ISAE Supaéro.
Ma 5/2 s’est très bien passée, j’ai beaucoup progressé dans toutes les matières MAIS j’ai raté l’admissibilité à quelques points (je ne suis pas boursier, donc je n’ai pas pu profiter des 30 points qu’ont les 5/2 boursiers, qui m’auraient permis d’être admissible puisqu’il me manquait 8 points…), mon rêve d’intégrer Supaéro tombe à l’eau…

Il me reste donc concrètement les banques CCP et Mines telecom dans lesquelles j’ai des (plus ou moins) bonnes moyennes (13.5 à CCP et 13 aux Mines telecoms).
Mon objectif est toujours de travailler dans l’aéronautique et surtout le spatial. Devant moi, il y a 3 écoles qui sont dans ce domaine-là : l’ISAE-ENSMA, l’ENAC (ces 2 écoles sont dans le groupe ISAE) et l’ENSTA Bretagne.

1ère possibilité d’orientation :
→ Partir à l’ENSMA, bien bosser et accéder à une 3A à Supaero et, par la suite, présenter mon dossier aux Masters Spécialisés de Supaero.

Questions :

  1. L’ENSMA est-elle une école réputée dans le domaine spatiale ? Un professeur m’a dit que c’était la « petite soeur » de Supaéro mais vaut-elle vraiment le coup au vu de ses positions dans les différents classements des écoles d’ingénieurs et sa facilité d’accès (rang médiant 1835 en MP en 2023) ?

  2. D’après un autre professeur, l’embauche dépendrait en réalité des stages en entreprise et du projet réalisé en école. Le notoriété de l’école est-elle si importante aux yeux des entreprises telles qu’Airbus, Thalès ou la NASA, l’ESA ?

2ème possibilité :
→ Faire de même avec l’ENAC (ce qui me gène à l’ENAC est le manque de physique mécanique, cette école étant plutôt basée sur la gestion aéroportuaire)

Questions :

  1. Je sais qu’on peut candidate pour les masters spécialisés de Supaero avec notre dossier et en fonction du cycle ingénieur que l’on a fait. Est-il possible de postuler à un master spécialisé de Supaero après l’ENAC qui est une école dirigée dans la gestion aéroportuaire ?

  2. Je me suis renseigné pour l’ENAC Fonctionnaire qui est une filière très alléchante. Mais je trouve qu’elle est restrictive puisqu’on doit travailler 7 ans pour la DGAC. Savez-vous s’il est possible de travailler au BEA (une possibilité dont je ne ferme pas la porte) ?

3ème possibilité :
→ Intégrer l’ENSTA B en IETA, l’expérience militaire pourrait m’intéresser mais je ne comprends pas bien les emplois au sein de la DGA

Questions :

  1. Etant donné qu’approximativement 20% des IETA ont une proposition pour Supaero, pensez-vous que cela vaille le coup de partir en IETA pour viser Supaero ? Sachant que l’aspect militaire ne me déplait pas du tout (c’est un atout je trouve, en terme d’expérience)

  2. A-t-on véritablement le choix entre les 6 spécialités de Supaero quand on est IETA (sur le site de l’ensta b, on parle de parcours « constructions aéronautiques ») ?

  3. Est ce que le cycle ingénieur Supaero en passant par les IETA est plus intéressant qu’un master Spécialisé ? Les entreprises privilégient-elles les ingénieurs Supaero ou les ingénieurs d’une autre école (comme l’ENSMA) avec un master spécialisé de Supaero dans leur domaine d’embauche ?

Je suis désolé pour ce long message, étant vraiment déçu de mes admissibilités aux écrits, je me pose beaucoup de questions, surtout que mon joker de 5/2 a été utilisé et que la 7/2 en prépa MP n’existe plus…

Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire !

Je crois que ENAC c’est bien pour gérer un aéroport. (Je caricature.)

En outsider sur Mines-Telecom, au cas où tu raterais tes oraux, il y a aussi IMT Mines d’Alès.

Et oui, le choix des stages peut colorer un CV, le diplôme ne fait pas tout.

7/2 en candidat libre, il vaut mieux ne faire que 5/2 et grandir un peu en intégrant une bonne école à la rentrée prochaine.

Quant au MS, le diplôme s’appelle Mastère Spécialisé (avec un e à la fin), et ça peut se faire à la place de la dernière année d’ingénieur et c’est payant et cher (parfois pris en charge par une entreprise en alternance).


PS J’ai exagéré pour le domaine d’activité de l’ENAC.

Comme father le conseille, il faut aussi se faire une idée par l’éventail de masters d’une école d’ingénieurs. Sans réduire cette école à ses seuls masters.

Par exemple : https://www.enac.fr/fr/les-masters-en-aeronautique

Sans fermer tous les points et notamment la question sur le bea (éloigné du spatial).

2 remarques :
Enac ce n est pas forcément que du aéroportuaire.
Il y egalement toute l avionique.
Par contre ni meca (structures propulsion etc) ni matériaux.

Cela n a aucun sens de comparer des débouchés civils avec des débouchés militaires.

L aéro spatiale c n est pas que la mécanique. Il y a beaucoup de non mécanicien chez Thales et Airbus (dont une bonne dose d enac)
Enac fonctionnaire c est très confortable, c est la garantit d une carrière riche et diversifiée. Mais depuis la dissolutions de CENA les opportunités R et D doivent forcément être moindre.

Ingénieur de l’armement ça doit le faire aussi de manière similaires mais dans un style plus militaire…

Si on veut faire de la mécanique alors c est l ENSMA.
Oui Thales et airbus sont des entreprises de culture française ou l e prestige de l école a une importance durable.
Mais les temps changent, les écoles en questions sont de bonnes écoles et on a le droit d aller travailler ailleurs.
W.

Un exemple de parcours ISAE-ENSMA → NASA :
https://etudiant.lefigaro.fr/article/etudes/ingenieur-de-la-nasa-a-24-ans-decouvrez-le-parcours-de-ce-jeune-francais-20231124/

Ingénieur de l’armement, c’est le corps À+ pour des polytechniciens.

ENSTA-Bretagne ce sont les IETA.

C est vrai que le spatial ne selimite pas à l améca.
Il faut de l’électronique embarquée, des télécom, des capteurs, etc…
Des disciplines enseignées à l’Enac.
C est la différence entre supaéro on l on peut quasiment tout faire et des ccp plus spécialisées.
Il faut donc choisir son camp entre ensma à dominante méca/thermo (mais pas que) et l Enac (à dominante elec/info/automatique/telecom). C est un choix assez structurant.

Sur un autre plan : enac fonctionnaire ou IETA c’est encore autre chose (peut être plus de variété dans les postes possibles pour les IETA ?).

Pour fermer 2 points :

  1. les 5 voies de supaero accessibles (ca me semble large) :
    https://www.ensta-bretagne.fr/sites/default/files/2020-06/3volets_ieta_2020-v2.pdf

  2. le de supaero se situe aux alentours de 25 : cf source ci-dessus.
    Ca fait donc 11 places pour 44 recrues.
    En tenant compte des fana du naval et de la pyro, disons qu il faut finir dans les 15 premiers.
    Faire un search su rle forum.

Quelques commentaires en vrac, je n’épluche pas forcément tout.

piroud, post:1, topic:136611 a écrit:

il y a 3 écoles qui sont dans ce domaine-là : l’ISAE-ENSMA, l’ENA

Estaca c’est sur quel concours déjà ? On en trouve aussi qui font du spatial.
Il y a également pas mal de formations de niveau master qui sont accessibles en double diplôme à plusieurs écoles, du moment qu’elles ont un background en physique suffisament poussé.
Et pas mal d’autres écoles qui ont une spécialisation « quelconque », au sens, pas estampillée spatial, mais dont le métier est indispensable dans le secteur.

Suffit d’être un bon électronicien, et de pouvoir lire les ECSS pour être un électronicien spatial :grin: (on pourra remplacer électronicien dans la phrase par n’importe quoi, hein méca, therm, matériau, radiation, optique, software, ..)

piroud, post:1, topic:136611 a écrit:

(NASA/ ESA ou entreprises privées telles qu’Ariane, Airbus Space and Defense…) dans les systèmes spatiaux, les matériaux ou la propulsion spatiale.

Pour ces deux entreprises (je suppose que tu penses à ADST) le choix d’école importera moins que le premier stage et tes différentes spécialisations / expériences précédentes. Pour les YGT de l’ESA, j’ai l’impression que c’est trop loterie pour avoir un lien avec les écoles.
Bosser en agence, c’est souvent un boulot assez différent de l’industrie, au passage.



piroud, post:1, topic:136611 a écrit:

  1. L’ENSMA est-elle une école réputée dans le domaine spatiale ?

On trouve des ex-Ensma dans plusieurs boites en France, oui. (il me semble en avoir aperçu lors de propales)
En dehors de quelques cas, la réputation d’une école n’aura que peu de poids par rapport à ton premier stage. (en dehors du fait qu’elle peut te permettre d’accéder à certains stages plus facilement que d’autres.)

piroud, post:1, topic:136611 a écrit:

  1. D’après un autre professeur, l’embauche dépendrait en réalité des stages en entreprise et du projet réalisé en école. Le notoriété de l’école est-elle si importante aux yeux des entreprises telles qu’Airbus, Thalès ou la NASA, l’ESA ?

Un peu pour TAS/ADS. Moins pour être embauché que pour des grilles. Quoique, avec la nouvelle convention.. TBD..
Pour l’ESA, je ne comprends pas les critères des YGT. Ceux que j’ai vu dans des sections voisines ont des profils parfois très atypiques. Par contre, pour être staff, il faut au minimum quelques années d’expérience pro dans le spatial. (généralement au moins 4)
Et donc, l’ESA ne juge pas beaucoup sur les écoles, beaucoup plus sur les accomplissements au cours de ces années de réalisation. (quand tu participes à telle ou telle mission, de près ou de loin, il y a quelqu’un en interne qui en aura entendu parler, et qui ira regarder ce que tu auras fait.)

piroud, post:1, topic:136611 a écrit:

  1. Je sais qu’on peut candidate pour les masters spécialisés de Supaero avec notre dossier et en fonction du cycle ingénieur que l’on a fait. Est-il possible de postuler à un master spécialisé de Supaero après l’ENAC

Fort probable, tant que tu remplis les acquis nécessaires (à vérifier selon chaque master)

piroud, post:1, topic:136611 a écrit:

→ Intégrer l’ENSTA B en IETA, l’expérience militaire pourrait m’intéresser mais je ne comprends pas bien les emplois au sein de la DGA

L’implication de la DGA dans le spatial est très particulière, et amène à un univers assez particulier. Il faut se poser la question si on apprécie ce type de contexte. Par exemple, la DGA, ne « fabrique » pas grand chose.
D’un point de vue « idéologique », la convention de l’ESA commence son deuxième article par « pacifique ». :wink:

Bonjour,
Je remercie toutes les personnes qui m’ont apporté des informations !

Etant plus intéressé par la mécanique et la thermique et après avoir consulté les différents syllabus, il me semble que l’ensta b et l’ENSMA sont les deux écoles qui pourraient plus me correspondre.

J’ai eu des échos de camarades en 1A à l’ENSMA qui stipulent un changement dans le cursus de l’école, celui-ci serait donc orienté un peu plus dans le dimensionnement à partir de la rentrée en Septembre 2024. Est-ce que quelqu’un aurait plus d’informations sur ce changement ?
De plus, en regardant les différents classements des écoles d’ingénieurs, (Figaro, Etudiant, DAUR…) je vois que l’ENSMA possède un classement plutôt bas par rapport à l’ENAC, l’ensta b etc… Je sais que ces classements sont à prendre avec des pincettes mais savez-vous pourquoi il y a cette différence de classements ?

Aussi, mon professeur de mathématiques m’a parlé du parcours « Talents » qui permet à des étudiants d’écoles d’ingénieurs proposant ce parcours-là, de suivre un double diplôme à Supaéro et ainsi présenter les concours pour être fonctionnaire de l’Etat. En faisant des recherches, les résultats que je trouve restent flous… Pouvez-vous m’aiguiller sur ce parcours ?

Pour finir, comme évoqué dans mon précédent message, certains mastères spécialisés de Supaéro m’intéressent fortement (après le cycle ingénieur). J’ai remarqué que les débouchés après un de ces mastères et le cycle ingénieur Supaéro ne diffèrent pas tant que ça. Savez-vous la ou les différences entre le cycle ingénieur et les mastères spécialisés de Supaéro (hors contenu, plutôt en terme de débouchés et de « reconnaissance » aux yeux des groupes industriels et des agences telles que l’ESA ou la NASA) ?

Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me relire :slight_smile:

Qu appelles tu dimensionnement ? Calcul de structures/RDM ?

Concernant les classements, c’est simple : si tu vois un classement qui mixe ensma et enac c est simple : poubelle. Ca n a aucun sens de comparer 2 écoles qui ne forme pas aux mêmes metiers.
(sans parler des enac fonc)
Et si tu veux vraiment creuser le truc tu regardes comment le classement en construit, quelle note est attribuée à chaque critère, etc… bref tu analyses pour te forger ta propre opinion.

Pour ce qui est de la sélectivité ensta B est effectivement plus sélective qu ensma.
Mais sans la coloration aero sauf :

  • à faire un double diplome à l’étanger (ou la 3A à supaero ou à l’ensma :slight_smile:)
  • ou à faire IETA ET en étant retenu pour les constructions aeronautiques). 1an de service+3ans d’études+6ans dus à la DGA.

Concernant le parcours talents, j edécouvre.
Ca ne me semble pas flou … mais nouveau.
(Au-delà de la délivrance d’un double diplôme d’ingénieur, il permettra en principe d’accéder à des concours « Talents » spécifiques qui pourraient être ouverts dès le printemps 2025 : on dirait du Coluche)
https://ecoledesponts.fr/parcours-talents
Le site de l’ensta sur ce thème… est vérolé.
C est pas rassurant pour l’école de la sécurité.

Il faut que tu sois boursier. Est ce le cas ?
Et il faut que l’école ou tu as été admis mette en place ce parcours.
Dans le cas des ponts ca permet de présenter le concours des IPEF (ouvert en principe aux X/ENS/Enpc/agro paris)
Je ne connais pas la liste des ecoles éligibles (l engees en fait partie par exemple pour les IPEF)

Pour l estaca :
https://www.estaca.fr/actualites/parcours-talents-preparer-concours-grands-corps-etat-supaero/
ca permet de présenter le coprs de l’armement ouvert aux X (prncipalement) / ENS/supaero/ensta

La logique voudrait que les écoles du groupe isae et l’ensta bretagne (DGA) en fasse partie.
Renseigne toi.
Evidemment ce sera très sélectif. L idée sera sans doute de conditionner l accès au corps de l armement à des résultats suffisants dans l’ecole de départ ET dans l école d’arrivée (ensta/supaero : ce point là est effectivement un peu flou). Mais ca reste une opportunité.
Ne t attends pas à un boulevard pour le corps de l’armement…
C est la chasse gardée des X. Ce sera certainement du compte goutte.
j’ignore si ce sera fleché : les ensta B finissant à l’ensta et les ensma à supaero. Point à creuser également.

Au passage je viens de découvrir que les ieta seront recrutés sur mines télécom (comme aujourd’hui) mais qu il y aura également un curus civil équivalent sur ce même concours.
https://www.ensta-paris.fr/fr/ensta-bretagne-et-ensta-paris-fusionneront-en-20252026

On peut supposer que les meilleurs élèves civils de ce futur cursus seront également éligibles au parcours talents… (?)

Pour la dernière question, la différence est que tu n es PAS ingénieur supaéro.
Quant à savoir si cela aura un impact sur ta carrière personne ne pourra le prédire.
Ca dépendra de la boite et du parcours.
De toute façon tu n as pas ce choix. C est donc un non sujet.
Tu pourras postuler à un MS supaero après n importe quelle ecole d ingé.
Evidemment ton admission depend de ton parcours (résultats stages projets etc…)
L idée n étant sans doute pas d’étudier 2 fois la même chose mais d approfondir les choses.

Depuis Ensta B tu peux à ce jour accèder à Georgia Tech et Cranfiled pour l aero.
Mais ca coute un bras.

Tu peux espérer une certaine convergence dans les accords entre ensta B en ensta P d’ici 2026… mais rien de certain (poli milano, KTH, TUM…)

[doublon]

JeanN, post:10, topic:136611 a écrit:

un changement dans le cursus de l’école

Au passage, personne ne regarde/connait les syllabus.
On progresse dans le spatial en y découvrant le monde professionnel. Le seul bagage académique vraiment nécessaire est le minimum pour découvrir un métier/domaine d’application. (et survivre à ses ECSS.)
C’est par exemple pour ça que ton stage comptera beaucoup plus que tes connaissances académiques. A partir du moment ou tu as un peu de culture physique/scientifique, et un diplôme (M2/ing c’est obligatoire pour l’ESA par exemple) le reste tu apprend(ra)s

JeanN, post:10, topic:136611 a écrit:

Savez-vous la ou les différences entre le cycle ingénieur et les mastères spécialisés de Supaéro (hors contenu, plutôt en terme de débouchés et de « reconnaissance » aux yeux des groupes industriels et des agences telles que l’ESA ou la NASA) ?

Pas grand chose. Le bénéfice principal de Supaéro pourra être dans le relationnel : un certain nombre de professeurs/labos/groupes de Supaéro sont bien connus des agences (ESA/CNES) et des groupes toulousains. (en particulier côté SCAO, système, et composants électroniques ; en méca, je ne sais pas.)

Il y a un peu de soustraitance vers certains labos, et quelques partenariats historiques avec différents acteurs du spatial.

Au passage, les (deux) grands groupes français sont plutôt des LSI et n’occupent pas une position si dominante que ça dans le spatial. Beaucoup d’entreprises de taille variable gravitent autour des agences, et font des choses tout à fait remarquable. Ne te focalise pas maintenant sur des entreprises, d’ici à ce que tu rentres dans le monde pro, pas mal de choses auront changé.
[/quote]

piroud, post:1, topic:136611 a écrit:

  1. Je me suis renseigné pour l’ENAC Fonctionnaire qui est une filière très alléchante. Mais je trouve qu’elle est restrictive puisqu’on doit travailler 7 ans pour la DGAC. Savez-vous s’il est possible de travailler au BEA (une possibilité dont je ne ferme pas la porte) ?

Je te confirme que c’est possible, et même c’est presque obligatoire, les quelques 60 enquêteurs du BEA au Bourget sont tous des ENAC fonctionnaires. Il y en a seulement entre 5 et 10 recrutés en contractuels pour des spécialités spécifiques qui ne sont pas enseignées à l’ENAC et c’est souvent des missions en CDD en plus, pas toujours mais souvent, comme par exemple les experts en acoustique, (les fameux :laughing: )

Mais si tu fais une école d’ingé autre que l’enac de toute façon t’as presque aucune chance d’intégrer un jour le BEA.

Après faire ENAC fonctionnaire ne t’assure évidemment pas d’avoir un poste au BEA direct en sortie d’école, tu peux l’avoir en cours de carrière.

autobox, post:8, topic:136611 a écrit:

Sur un autre plan : enac fonctionnaire ou IETA c’est encore autre chose (peut être plus de variété dans les postes possibles pour les IETA ?).

Ca a l’air sombre ENAC fonc parceque personne ne sait ce qu’ils font mais en vrai ca reste très varié, t’as un important panel de métiers accessibles, tous à la DGAC certes mais des métiers variés. (Après plus ou moins que IETA j’en sais rien je ne connais pas trop les postes possibles en IETA)

En tout cas voici quelques exemples de postes accessibles à des IEEAC :

  • Enquêteur spécialisé sur les crash aériens (BEA)
  • Cadre dans un centre de contrôle aérien au service technique ou exploitation (équipes de contrôle, concepteurs de procédures, etc)
    -Chef de Sub étude dans un centre de contrôle (gère les REX, la gestion des risques etc)
    -Responsable du système de management intégré (la aussi lié à la sécurité
    -Chef de Pôle au service technique
    -Chargé de mission au siège de la DGAC
    -Cadre de l’administration de l’ENAC
    -Enseignant à l’ENAC
    -Responsable de la sécurité des SI
    -Responsable processus et amélioration continue
    -Cadre supérieur au siège de la DGAC (RH etc)
    -Ingénieur cyber à la dti
    -Analyste sécurité à la Division Evaluation des risques et analyses de sécurité du siège
    -IOPS (chargé du contrôle des compagnies aériennes qui volent sur le territoire, un IOPS pour une compagnie autorisé à voler en France)
    -Inspecteur de surveillance dans une DSAC (contrôle des services de sécurité des aéroports et de l’entretien des appareils
    -Cadre pour représenter la DGAC à l’OACI à Toronto
    -Chef de programme instruction dans une tour de contrôle
    -Ingénieur d’installation de nouveaux systèmes à la DTI

Je pourrais continuer longtemps mais en vrai il y a vraiment des dizaines de métiers très variés accessibles dans les 3 grandes directions de la DGAC : DSAC, DSNA et DTA

Et il est possible de changer complètement de métier au cours de sa carrière si on le souhaite.


En tout cas le corps des IEEAC est un corps globalement d’encadrement intermédiaire, d’inspection et de règlementation. Il y a quelques postes de R&D mais c’est pas courant.

Merci pour le retour très instructif.
Ça lui donne une bonne vue sur ce que font les enac fonctionnaires.

user31, post:16, topic:136611 a écrit:

Merci pour le retour très instructif.
Ça lui donne une bonne vue sur ce que font les enac fonctionnaires.

Derien :wink:
Lui ou n’importe qui d’autre parce que c’est vrai qu’on trouve très peu d’infos sur ce que font vraiment les IENAC fonctionnaires sur internet. Je n’en suis pas un mais je travaille avec eux et j’en connais personnellement, donc ca ne me dérange pas de donner des infos dessus de temps en temps.

Grâce à la lecture de l’ensemble des messages sur la discussion et l’étude des syllabus/opportunités au sein des écoles, j’ai pu me faire une idée un peu plus claire concernant le classement de mes voeux pour SCEI.
Merci beaucoup à tout le monde pour les informations !