Arfeur a écrit:
Je parlais bien évidemment de quelqu’un ayant fais un IUT puis une école par la suite. D’autre part, lorsqu’on passe par un IUT, on va devoir rattraper un peu le niveau en maths avec des cours supplémentaires ou plus de travail en école d’ingénieur. Un prépa, lui, ne rattrape pas ce qui a été vu en IUT.
Crois-moi, l’IUT ne rattrape pas ce qui a été vu en prépa. Il suffit de comparer les rythmes de travail dans les deux formations pour s’en convaincre…
Je suppose que cela diffère grandement en fonction des écoles. Dans la mienne, qui était très théorique et portée sur la formalisation mathématique, les deux admis sur titre avaient un bagage bien moins adapté à l’enseignement dispensé… et jamais ces dernières années un BTS ou un IUT n’a été pris ; le niveau, même comblé par une prépa ATS, n’est tout simplement pas suffisant.
Arfeur a écrit:
J’ai fais un an de prépa et un IUT, au final l’IUT m’aura beaucoup plus apporté pour ma réussite en école d’ingénieur, mon année d’échange ou mes stages.
C’est tout à fait possible, et cela dépend en réalité des profils. 
Tan Phi a écrit:
Je ne mesure rien du tout, j’ai juste pris le taux d’admission pour les supposé 10 meilleures écoles d’ingénieurs, que je trouve pertinent mise à part le fait qu’ils ne prennent pas en compte l’ENS.
On peut considérer que prés de 100% des élèves, si ils le pouvaient, iraient dans une des ces dix meilleures écoles et donc que seulement 13.4%, pour la PSI, y arrive pour la moyenne nationale.
L’indicateur du taux d’admission n’est absolument pas pertinent. Quelques raisons (et j’en oublie) :
le découragement des élèves face à la difficulté supposé de l’intégration d’une école fait que beaucoup ne s’inscrivent pas au concours, ce qui fausse l’indicateur ; c’est loin d’être négligeable entre les mines et l’X où on peut passer du simple au triple en nombre de candidats (et donc dans le ratio…) ;
la spécialisation de certaines écoles influe sur le nombre de candidats ;
la façon de s’inscrire aux concours (certains sont un ensemble, d’autres proposent de payer à l’école) influe sur le nombre de candidats aux écoles ;
un candidat qui pourrait être admis dans les dix « meilleures » écoles va baisser le ratio dans neuf d’entre elles alors qu’il y était admissible, ce qui fausse d’autant plus l’indicateur.
De surcroît, je viens de te montrer qu’on pouvait trouver des ratios plus défavorables que l’X pour des écoles totalement inconnues ; même en admettant, comme tu le dis, que le ratio est valable pour les 10 « meilleurs écoles », en le comparant à celui de l’INSA, tu fais de facto l’hypothèse qu’elle est équivalente… Pour nous prouver qu’elle est équivalente. 
À titre d’illustration, dans ma prépa, tout le monde, loin de là, ne va pas dans les meilleures écoles, puisqu’à côté de trois classes étoilées figurent trois classes non-étoilées. Tiens-toi bien : sur l’ensemble de la promotion, un seul a présenté l’INSA. Un seul. Tu comprendras que pour comparer le ratio de l’ENSAM et de l’INSA, il faudrait que ce soit à peu près des candidats de même niveau pour que ça ait un sens ; ce ne semble absolument pas être le cas.
Bref, l’indicateur n’est absolument pas pertinent pour représenter une quelconque sélectivité ou difficulté d’intégration ; pour tenter d’apporter une quelconque valeur à la chose, il faudrait y ajouter un rang de dernier intégré, ce qui reste très difficile puisque les concours sont disjoints.
Ce chiffre est d’ailleurs très bas et je pense que plus de 13.4% des gens de terminales ont l’ambition d’avoir une de ces écoles, c’est à dire que parmi eux, plusieurs vont refuser l’Insa pour une école qu’ils ne pourront avoir.
Honnêtement, sans aucune méchanceté, une telle interprétation d’un simple ratio démontre de graves lacunes en logique et en compréhension de chiffres qui sont loin d’être du niveau de la prépa.
Tan Phi a écrit:
En revanche, je connais des étudiants brillants de terminale parti dans des écoles post-bac, ne pas avoir le niveau, et qui se sont retrouvé en IUT ou en BTS. Quel parcours est risqué ?
C’est qu’ils n’étaient pas si brillants que ça…
Si c’est être ne pas être brillant que de ne pas correspondre à la façon dont sont enseignées et évaluées certaines notions en école, je connais des polytechniciens qui sont sacrément idiots.
Dans tout les cas, ils arriverons à avoir une bonne école après leur IUT ou BTS si ils travaillent sérieusement.
Permets-moi de poser un sérieux doute là dessus lorsque l’on voit le nombre de places disponibles, surtout dans « les meilleures écoles ».
J’ai un parcours qui m’a permis de me faire une idée sur les diverses formations et l’avis que les gens s’en font. Je regrette que les gens de prepa dévalorisent les formations post bac ou les IUT.
Je n’ai aucun a priori. Cependant, dans les deux services où j’ai eu la chance de travailler, avoir une école post-bac ou un IUT fait sourire la personne qui trie les CV pour l’audace du candidat, puis le met dans la corbeille papier (recyclage oblige). Et pourtant elle n’a pas fait prépa…
Quand je vois quelques bons amis, partis en prépa, que je n’ai pas réussi à beaucoup voir pendant deux ans avoir au final une CCP ou même repartir à l’Insa, en seconde année après une spé alors que ces même personnes auraient pu directement aller à l’Insa, je n’ai pas envie que la même chose arrive à d’autres de mes amis.
Quand je vois quelques bons amis, partis en école, qui s’y sont plantés et qui se retrouvent finalement avec une IUT ou une école polytech alors qu’ils auraient facilement eu une CCP en prépa, ou aller à l’UTC ou à l’INSA directement en 3A (ce qui reste très accessible), je n’ai pas envie que la même chose arrive à d’autres de mes amis.