Le debating

Connaissez vous le Debating ?
Malheureusement, il faut attendre les grandes écoles pour commencer un entraînement sérieux, alors qu’il existe déjà un concours de Debating entre les écoles, très réputé.
Le jeu consiste un débattre en Anglais sur un sujet quelconque, tous les coups étant permis (dans la limite des règles du forum évidemment).

Puisque tous les prépas ne sont pas Anglais, je propose de débattre en Français sur tout et n’importe quoi, d’exercer sur ce post nos talents oratoires, et qui sait, de désigner le/la plus grand(e) débateur(euse) du forum.

Je propose un premier sujet, qui m’apparaît en écrivant ces lignes, en effet, je me dis que les littéraires sont bien plus entraînés à ce genre de concours. D’un autre côté, les matheux ont un esprit clair (très schématiquement évidemment).
Alors, quelle discipline permet de débattre au mieux ?

Ni les matheu ni les litteraires. LES ECO BIEN SUR entre les deux ^^ Pourquoi?? parceque c est les meilleur bien entendu :laughing: (vous avez vu ca le sens de l argumentation ^^) ok je sors :arrow_right: :arrow_right:

Untitled a écrit:

Alors, quelle discipline permet de débattre au mieux ?

Ce n’est pas du tout pareil de débattre par écrit et par oral.

Par oral, il faut savoir jouer de son corps, de sa voix, de ses yeux, … C’est bien plus complexe qu’on ne pourrait le croire !

C’est bien vrai. De plus, il y a une aisance de hierarchisation et de mise en forme à l’écrit (par exemple, je peux me corriger avant de poster ce message), qui est beaucoup plus difficile à mettre en oeuvre à l’oral.

Sans parler du fait que tout le monde n’est pas forcément parfaitement à l’aise dans un débat oral. :wink:

peut-être parce que je suis à l’aise à l’oral mais je trouve le débat oral plus facile.

Tout d’abord parce qu’il y a plus de moyens de persuasion ( son corps, sa voix…) Ensuite pour ceux aimant la rhétorique elle est beaucoup plus facilement utilisable à l’oral qu’à l’écrit ( exemple : une anaphore est plus puissante à l’oral qu’à l’écrit)

Enfin, parce qu’à l’oral la vitesse de réflexion est primordiale.

En tant que spectatrice les débats ( intelligents) oraux sont bien plus vivants ( et donc souvent passionnant) que les débats écrits. mais s’ils sont fait à deux les débats écrits sont les plus complets.

Quant à la participation, je préfère oral parce qu’il est plus facile de comprendre à l’oral qu’à l’écrit. ( c’est probablement d’ailleurs pour ça que les profs ne se contentent pas de donner des polys et de lire leur journal pendant les cours mais qu’ils expliquent à l’oral)

Apres l’écrit est peut-être plus égalitaire, c’est exact :wink:

Personnellement, je suis magicien.
J’ai passé toute ma sup’ à faire de la magie, et je sais m’y prendre avec un spectateur. Donc le débat oral, je connais.
Mais depuis mon épreuve TIPE d’aujourd’hui (ou j’ai parlé 2 min de mon tipe avant de passer à autre chose sur demande des examinateurs), je vois que l’écrit est aussi important.

Exemple : réfuter qqun oralement, c’est surtout un jeu de scène, jeu que je maitrise pas trop mal. Il suffit qu’un personne soit plus « populaire » ou meilleur acteur pour renverser vos arguments.

A l’écrit, tout change, un argument reste un argument. De plus, le temps d’écrire sur le forum, on peut le peaufiner, l’étoffer. C’est alors que le débat devient intéressant, enfin des idées pertinentes qui se font face, tout en gardant une part de « jeu de scène » !!

Exemple :

ok je sors :arrow_right: :arrow_right:
C’est pour ça que le niveau de conversation est devenu d’un coup plus interessant… Merci lamenace.

Petit exemple pour illustrer la différence écrit/oral.

Il y a 1 ou 2 semaines, nous avons fait une sortie avec ma classe de terminale pour fêter la fin du bac, avec les profs. Le soir, nous avons enchaîné plusieurs parties de loup garou [je ne sais pas si vous connaissez, c’est un jeu où il faut débattre et convaincre les autres joueurs de tuer un autre et pas vous. C’est très subtil, il faut cogiter et démêler le vrai du faux tout en lançant soi même des rumeurs…]. Et il s’est avérré que on pouvait facilement retrouver les personnes qui avaient eu de très bonnes notes à l’oral de Français de première. Notamment un gars pas très brillant en Français, mais beau parleur, a eu 19 et s’est souvent retrouvé sur le podium lors de cette soirée.

Voila, j’aurais aimé le faire en anglais mais je ne suis pas assez bon.

Maximator le Brutal a écrit:

Il y a 1 ou 2 semaines, nous avons fait une sortie avec ma classe de terminale pour fêter la fin du bac, avec les profs. Le soir, nous avons enchaîné plusieurs parties de loup garou [je ne sais pas si vous connaissez, c’est un jeu où il faut débattre et convaincre les autres joueurs de tuer un autre et pas vous. C’est très subtil, il faut cogiter et démêler le vrai du faux tout en lançant soi même des rumeurs…]. Et il s’est avérré que on pouvait facilement retrouver les personnes qui avaient eu de très bonnes notes à l’oral de Français de première. Notamment un gars pas très brillant en Français, mais beau parleur, a eu 19 et s’est souvent retrouvé sur le podium lors de cette soirée.

Tss mais ce jeu faut pas y jouer comme ça, c’est pas drole xD
Faut sortir des arguments bidon, du genre « lui c’est un loup-garou parce qu’il porte un t-shirt rouge », « lui on l’élimine en premier parce que je l’aime pas », etc… Bon c’est mieux si on est dans un état un peu euphorique pour une raison x, y, ou z (ou b, ça peut très bien être une raison b, non?)

Pour ce qui est du debating, c’est drole à l’oral, à l’écrit moins je pense, comme disent les gens on peut mieux jouer sur les arguments et moins sur la prestance, mais ça enlève la part de jeu, vous trouvez pas?
L’an dernier (en 5/2, donc), je faisais du théatre avec une troupe de gens complètement allumés, et on faisait parfois cet exercice de débat sur un thème complètement débile en impro totale. 3 participants, un présentateur et deux « dabateurs », le thème est choisi 15 secondes avant (pour ou contre l’éradication des baleines à bosses?, par ex), on choisit qui fait le « oui », qui fait le « non », et lorsque le débat commence, le présentateur présente (si, si !!) les deux protagonistes, leur donnant un nom et une fonction, ce qui leur impose un « style » dans leurs arguments/personnalité/attitude, non choisi à l’avance, et le débat commence, le role du présentateur étant ensuite d’arbitrer les temps de parole et de contenir les éventuelles prises de bec (ou de mains ^^), tout en essayant de « captiver l’audience », comme dans un débat télévisé.
C’est très drole à jouer, vraiment !

Au fait Untitled, si ça te dit de discuter un peu de magie, prend mon msn, moi aussi j’en fais depuis un an :slight_smile:

Le Debating est en général gagné par l’X ou l’ENSAE, souvent devant sciences po à l’ENA. L’année où j’y avais participé, l’équipe du debating de l’ENSAE était composée essentiellement d’anciens taupins. Tu as donc la réponse à la question posée dans le premier message.

PS : mais une règle essentielle, c’est que l’humour est de mise, et pour cela il ne faut pas trop se prendre au sérieux !

gardener a écrit:

[quote=« Maximator le Brutal »]
Il y a 1 ou 2 semaines, nous avons fait une sortie avec ma classe de terminale pour fêter la fin du bac, avec les profs. Le soir, nous avons enchaîné plusieurs parties de loup garou [je ne sais pas si vous connaissez, c’est un jeu où il faut débattre et convaincre les autres joueurs de tuer un autre et pas vous. C’est très subtil, il faut cogiter et démêler le vrai du faux tout en lançant soi même des rumeurs…]. Et il s’est avérré que on pouvait facilement retrouver les personnes qui avaient eu de très bonnes notes à l’oral de Français de première. Notamment un gars pas très brillant en Français, mais beau parleur, a eu 19 et s’est souvent retrouvé sur le podium lors de cette soirée.
Tss mais ce jeu faut pas y jouer comme ça, c’est pas drole xD
Faut sortir des arguments bidon, du genre « lui c’est un loup-garou parce qu’il porte un t-shirt rouge », « lui on l’élimine en premier parce que je l’aime pas », etc… Bon c’est mieux si on est dans un état un peu euphorique pour une raison x, y, ou z (ou b, ça peut très bien être une raison b, non?)
[/quote]

ahah totalement d’accord : « et le village se réveille, sauf un villageois, il est mexicain et oui et oui. » « 'tain les gars ça fait trois fois que vous me virez en premier parce que je suis mexicain !!! je joue jamais là !!! » :smiley:

PS : mais une règle essentielle, c’est que l’humour est de mise, et pour cela il ne faut pas trop se prendre au sérieux !

Of course, une réplique cinglante qui fait rire l’auditoire ne peut que vous apporter victoire !!

Quand à un éventuel rapprochement entre le Debating et le loup garou,… je ne vois vraiment pas :smiley:.

Le loup garou c’est pas compliqué, suffit d’attendre que quelqu’un propose une personne et de répéter son nom en tapant des poings sur la table. Pour peu qu’il y ait plus de 3 personnes dans le jeu ça marche systématiquement..

Ça n’a rien d’intellectuel comme jeu.

Je plussoie le fait que les littéraires ne soient pas particulièrement avantagés dans ce genre de " trucs ". Seuls les taupins ont une conception aussi utilitariste de la langue, et les " intellectuels " préfèrent dialoguer paisiblement plutôt que débattre.

Seuls les taupins ont une conception aussi utilitariste de la langue, et les " intellectuels " préfèrent dialoguer paisiblement plutôt que débattre.

On va loin dans le préjugé la… C’est sans doute un des apprentissages de la filière littéraire : La Dialectique éristique (ceux qui ont lu Schopenhauer me comprendront).

Mais voyons mes amis, le vrai philosophe doit embrasser toutes les connaissances ; peut on dire qu’un étudiant en préparatoire littéraire le fasse ? Alors que rien n’empêche un taupin de lire (et beaucoup) et d’acquérir des connaissances littéraires… En revanche, se frotter a la science seul est quasi-insurmontable…

Voyons, voyons…

Je crois que le débat est lancé la ? Hihi… :smiling_imp:

Darunia a écrit:

Seuls les taupins ont une conception aussi utilitariste de la langue, et les " intellectuels " préfèrent dialoguer paisiblement plutôt que débattre.
On va loin dans le préjugé la… C’est sans doute un des apprentissages de la filière littéraire : La Dialectique éristique (ceux qui ont lu Schopenhauer me comprendront).

Mais voyons mes amis, le vrai philosophe doit embrasser toutes les connaissance ; peut on dire qu’un étudiant en préparatoire littéraire le fasse ? Alors que rien n’empêche un taupin de lire (et beaucoup)…

Voyons, voyons…

Je crois que le débat est lancé la ? Hihi… :smiling_imp:

J’aime beaucoup Shopi, c’est vraiment rigolo. Y’avait un peu de provoc’, mais c’est vrai que personnellement ce genre de débats me gonfle ( cf quelques topics auxquels j’ai participé ).

La plupart des problèmes que l’on pose ( Le succès est-il conditionné par le seul travail? Quels raisons poussent les acteurs à la grève? etc. ) sont des sujets qui ont été épluchés par les sciences humaines. Et comme science, certains résultats sont là, résultats toujours décevants car ne prenant jamais parti pour un côté ou l’autre, et bien souvent proposant une troisième voie, parfois entre les deux précédentes, parfois dans une direction totalement opposée.

Bref, brasser dans de l’air, c’est au mieux une perte de temps, au pire s’auto-persuader de sa puissance. Le débat, c’est relou. La science, c’est mieux.

M’enfin c’est pas à vous, scientifiques, que je vais expliquer ça.

Untitled a écrit:

Puisque tous les prépas ne sont pas Anglais, je propose de débattre en Français sur tout et n’importe quoi, d’exercer sur ce post nos talents oratoires

Ah mais c’est déjà le fort de forum.prepas.org. Tu vas dans la section « Questions générales sur la prépa », tu prends n’importe quel post dépassant les deux pages et t’es sur et certain de tomber sur un débat. Y a vraiment pas besoin de post spécial pour ça ici.

Pour répondre quand même (sinon c’est un peu du troll), je dirai que c’est les littéraires.

PS : Gardener, tu entends quoi exactement par « magie » ?

Blinis a écrit:

Je plussoie le fait que les littéraires ne soient pas particulièrement avantagés dans ce genre de " trucs ". Seuls les taupins ont une conception aussi utilitariste de la langue, et les " intellectuels " préfèrent dialoguer paisiblement plutôt que débattre.

Je croyais que c’était plutôt en raison de l’humour, c’est pour cela que j’ai ajouté l’aspect ne pas se prendre au sérieux.

Croire que ceux qui ne font pas ta formation ne sont pas des intellectuels c’est faire preuve d’une manque d’ouverture d’esprit. Alors sache que la 4ème de ma classe en latin, (moi j’étais 3ème), qui avait mon niveau en français (notes équivalentes), qui était bien plus faible en philo, a été 3ème refusée au concours de l’ENS Ulm passée en hypokhâgne, et qu’elle a intégré en khâgne. Quoique plutôt au dessus d’elle en lettres, et bien au dessus en sciences, je n’ai pas intégré cette école, même pas en 5/2. Un taupin moyen a un niveau en lettres équivalent à celui qui permet d’être à la limite d’être admis à Ulm dès la HK ! La réussite en lettres dépend bien davantage du niveau intellectuel (ou financier) de ta famille ; on ne fait pas appel à ton intelligence, mais au capital intellectuel de ta famille. D’ailleurs mon meilleur ami, issu d’une famille de profs de lettres à la fac ou d’énarques, parlait le latin et le grec ancien couramment. Ses trois seules notes inférieures à 18 au bac sont en sport, physique et maths. Et lorsqu’il a été admis en maths sup, il est devenu l’honneur de la famille ; malgré la présence d’un ex-membre de l’IUF en lettres dans icelle.

Sans compter que les examinateurs en lettres des concours Ulm A/L et X préfèrent lire les copies de l’X, selon deux d’entre elles le niveau du premier quartile est beaucoup plus haut à l’X.

Et regarde la vidéo de Darcos, peut-être seras tu surpris du niveau en lettres d’un IG lettres (ce qui est censé être un summum, pour ceux qui ne sont pas chercheurs) ; et ne parlons pas de l’incapacité à effectuer un produit en croix qui sert pourtant tous les jours…

edp a écrit:

Un taupin moyen a un niveau en lettres équivalent à celui qui permet d’être à la limite d’être admis à Ulm dès la HK !

:open_mouth: Un taupin MOYEN ?
Si c’était le cas, ça se aurait, voyons…

OMG edp, on a déjà eu cette conversation, je ne tiens pas à remettre ça.

Lis tout de même que dans mon message j’ai fait références aux " intellectuels " avec guillemets. Et prends cette marque de second degré au sérieux.

Aussi, sache que je partage la plupart de tes idées concernant la reproduction sociale etc. Mais prends garde à ce que tu dis : le nombre d’exceptions à la reproduction dans les séries littéraires n’est pas fortement en dessous de celui des classes scientifiques. Les fils d’ouvriers sont relativement nombreux en séries scientifiques, ils le sont relativement moins en séries littéraires, mais il existent, j’en suis la preuve. Chez moi, pas le latin, pas de Sartre, mais plutôt l’Equipe et du Mary Higgins Clark. Et je ne suis pas le seul.

Quant à dire que le niveau de l’X en littérature est plus élevé que celui d’Ulm, je laisserai les lecteurs en juger, mais permets-moi d’être sceptiques, non pas par un jugement de valeur ( ressors-moi les déclarations de tes camarades enseignants, elles n’ont aucune valeur ), mais par un simple constat : les élèves ne passent pas les mêmes épreuves. C’est tout. On a déjà des difficultés à comparer deux copies de la même épreuve, comment veux-tu juger sur des épreuves différentes?

Pour terminer, puisque tu es un scientifique, je te renvoie aux études scientifiques qui ont traité du sujet, et tu liras clairement que si tu mets HEC à part ( où la reproduction est énorme ), l’X et les ENS sont sur la même grille. La tendance est même à une nouvelle baisse de la mobilité sociale à ce niveau depuis une dizaine d’années. Je te renvoie donc aux articles de Thélot et Euriat, ainsi que dans une moindre mesure à Marie Duru-Bellat.

Pour finir, les opinions personnelles, les ragots de droite ou de gauche ( " j’ai entendu dire que ", " parmi mes amis un certain nombre " etc. ) ne m’intéressent pas. Il existe des contre-exemples partout. C’est un très mauvais outil d’argumentation qui fait pédaler les gens dans la choucroute. Des faits, des faits, des faits.

NOTA : Pour ceux qui étaient intéressés par la question de l’intelligence, de l’inné etc., voici un petit article extrait d’un bouquin qui peut être intéressant > Observatoire des inégalités
Prenez votre courage à deux mains, lisez-le, et on en discute.

Rq : tu t’es quand même surpassé, pour le coup. " La réussite en lettres dépend bien davantage du niveau intellectuel (ou financier) de ta famille ; on ne fait pas appel à ton intelligence, mais au capital intellectuel de ta famille ". Penses-y deux secondes, et vois où ça te mène.

Oui désolé de m’être emporté, ce terme, quoique entre parenthèses, m’a un peu échaudé.

Cependant quelques éclaircissements :

Blinis a écrit:

Quant à dire que le niveau de l’X en littérature est plus élevé que celui d’Ulm, je laisserai les lecteurs en juger, mais permets-moi d’être sceptiques, non pas par un jugement de valeur ( ressors-moi les déclarations de tes camarades enseignants, elles n’ont aucune valeur ), mais par un simple constat : les élèves ne passent pas les mêmes épreuves. C’est tout. On a déjà des difficultés à comparer deux copies de la même épreuve, comment veux-tu juger sur des épreuves différentes?

Je ne veux pas juger, car je suis moi-même incompétent. Je fais confiance aux experts qui me le disent (en privé évidemment). Et je ne crois pas avoir écrit que « le niveau de l’X en littérature est plus élevé que celui d’Ulm », mais plutôt que le niveau ** du premier quartile ** est plus élevé ** en lettres ** à l’X qu’à Ulm. J’en étais moi-même le premier surpris, et quand je l’ai entendu de deux personnes indépendantes …

Evidemment il y a des contre-exemple partout ! Je connais même un ancien Ulm B/L qui est CR CNRS en économie mathématique (mais il n’a fait que des maths à Ulm, recommançant en L1, et d’autre part il est dans le département SHS) ; j’avoue ne connaître aucun matheux en maths passé par Khâgne, par contre dans mes connaissances j’ai bien deux agrégés de lettres passés par maths sup. L’une est prof de grec ancien à l’Université, l’autre travaille au final comme économiste à l’INSEE (mais je te rassure, il a passé l’agreg de lettres parallèlement à sa formation en sciences économiques, après sa maths spé). Je pense que si un jour tu te retrouves comme moi à enseigner à l’université, et si comme moi tu es curieux de rencontrer les collègues des différentes disciplines, tu feras le même constat que moi, car ce constat est commun à tous ceux qui s’ouvrent vers les autres.

Je lirais les études que tu me recommandes, mais il me semble que pour au moins l’une d’entre elle tu devrais remplacer le mot « scientifique » par « sociologique ». En tant que scientifique, et pour avoir moi-même fait un peu de sociologie (amateur), je pense qu’utiliser le terme scientifique n’importe comment ne fait pas honneur ni à la science, ni à son étymologie. C’est vrai que l’aspect « utilitariste » dans l’usage de la langue me force à être précis.
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