Le métier d'ingénieur... un métier lassant?

Bonjour ,

2 Août 2010 … Je suis dans une situation assez particulière me laissant toujours le choix entre une MPSI a Janson-de-Sailly et une faculté de médecine. J’ai , depuis de longues années, hésité entre faire une carrière d’ingénieur et celle de médecin. J’ai en terminale arbitrairement choisi de faire MPSI… mais depuis quelques jours, une faculté de médecine m’a ouvert ses portes et je dois avouer que je viens de me rendre compte que je ne me suis pas convaincu quant à la non-poursuite d’études médicales au profit d’une école d’ingenieur…

J’ai donc essayé de dresser les points positifs et négatifs de chaque formation…

Ingénieur après prépa:
+** Formation Courte**. Possibilité d’être autonome a 23/24 ans…

  • Si je fais ce métier, je compte y aller via la prépa … C’est une voie exigeante, mais réputée et formatrice.
  • Salarié… à moins d’ouvrir son entreprise, il y’a toujours un chef au-dessus de soi.
  • Métier qui me semble routinier, répétitif… travail de bureau « barbant » à la longue… devoir aller au bureau à 8h en ressortir à 18h…

Médecine:

  • Formation longue(environ 12 ans pour de la chirugie). Pas de véritable autonomie financière possible avant 30 ans… quoi qu’à 25 ans , il y’a en quelque sorte un salaire comparable à celui d’un jeune ingénieur diplômé d’une école « normale ». Mais revers de la médaille, il faut faire beaucoup de gardes pour espérer avoir ce salaire… les journées s’enchaînent et selon ce que j’ai pu lire dans un forum, il faut compter dans les 70heures/ semaine de travail ! ( pour avoir ce que l’ingénieur touche dès 23 ans avec 35h/semaine… avc un parcours moins « fatiguant »…)
  • Je ne suis pas du genre à apprendre des tonnes de bouquins… J’arrivais d’ailleurs difficilement a finir la lecture des oeuvres de français qui était au programme au lycée… Cependant, quand j’ai vu les bouquins de prépas qui font 1500 pages, qu’il y’a un Dunod ou y’a " 1500 formules à connaitre" … je me dis que même en prépas, même s’il y’a beaucoup de réflexion, il y’a également beaucoup de choses à apprendre … Est-ce-que je me trompe sur ce point?
  • En étant libéral, il y’a beaucoup d’autonomie : pas de chef au-dessus de soi, on peut aller travailler « quand on veut » , l’emploi du temps est beaucoup plus flexible que celui d’un ingénieur. Sinon, il y’a aussi le fait que plus on travaille plus on touche un salaire important , alors qu’en étant ingénieur , le salaire est fixe… que l’on bosse énormément ou pas ( il y’a des primes etc etc). Et, je ne trouve que c’est plus juste d’avoir la possibilité de travailler plus pour gagner plus lorsqu’on le souhaite.
  • Aspect humanitaire: Je pense que médecin est l’un des métiers les plus nobles qui puisse exister étant donné qu’il s’agit des vies de patients qui sont sauvés… Travailler avec médecin sans frontières, aider les gens les plus démunis … les soigner et voir leur regard plein de respect envers leur médecin.
  • Possibilité d’ouvrir une clinique et donc d’être à la fois médecin ET « chef d’entreprise » .
  • Possibilité d’exercer son métier de médecin… ou , si on est dégouté par la médecine… d’ouvrir une entreprise dans un domaine qui n’a rien à voir avec la médecine… ( alors qu’étant ingénieur, si l’on veut pratiquer la médecine, il est impossible de le faire… à moins de vouloir obtenir son diplôme de médecin à 40 ans…).

Pour en revenir à mon sujet initial, j’avais choisi au cours de cette année assez « arbitrairement » de faire MPSI vu que j’adore les maths.
Cependant, je pense avoir fait une grosse erreur mais heureusement que j’ai toujours la possibilité de la corriger: j’ai réfléchi aux études avant de réfléchir au métier… à la finalité des études ( sachant que les études ne sont que le moyen d’atteindre cette finalité et on a trop souvent tendance à l’oublier).

Je voudrais donc votre avis concernant ce dilemme mais pas uniquement… Je voudrais des témoignages d’ingénieurs mais aussi d’élèves véritablement motivés par le fait de devenir ingénieur m’expliquant pourquoi ils ont choisi cette voie et… est-ce-que vous ne trouvez pas votre métier lassant? Est-ce-que vous supportez bien le fait d’être salarié? , avec un chef au-dessus de soi… ?? Y’en a-t-il qui regrettent leur choix et qui finalement comme beaucoup sont allés en prépas sont « trop savoir ce qu’ils veulent faire? » ( c’est impressionnant le nombre de personnes à qui je parle et qui me disent qu’ils vont en prépas sans trop savoir pourquoi…et c’est vraiment sidérant tout de même) .

… Voila j’hésite beaucouuup entre médecine et ingénieurie… J’essaie d’analyser les 2 métiers pour voir où je pourrais me sentir le mieux… J’ai vraiment besoin de votre aide ( que ce soit les ingénieurs, ceux qui veulent le devenir…) afin d’essayer d’avoir le portrait le plus juste du métier d’ingénieur afin de pouvoir le comparer au métier de médecin que je crois bien connaitre.

Merci beaucoup. :slight_smile:

Je peux pas vraiment t’aider étant donné que je n’ai pas vraiment la connaissance des deux milieux, mais j’ai vraiment l’impression que tout ce que tu connais des deux métiers c’est des gros clichés. Tu crois vraiment que quand t’es un médecin généraliste à ton compte c’est si bien que ça de voir passer 30 mamies par jour qui veulent des prescriptions pour leur 1001 douleurs? La médecine c’est pas comme Dr House. Même quand t’es chirurgien, tu fais souvent les mêmes opérations. Le métier de médecin est au moins aussi répétitif que celui d’ingénieur.

salut,
c’est bien normal mais ton message est plein d’idée reçues. Quelques une:

  • le médecin travaille « quand il veut » et ses horaires sont « plus flexibles ». Je suppose que tu n’as pas de parents médecins?
  • il faut apprendre 1500 formules en prépa. C’est extrêmement loin de la vérité. Quand on comprend, on a très peu d’efforts de mémoire à faire en prépa (et quand on comprend pas, essayer de tout apprendre par coeur ne mène à rien).

Et puis l’essentiel: le boulot d’ingénieur est un boulot lassant. En gros, tout ce qui touche de près ou de loin à des sciences, de l’organisation, du management est couramment fait par des ingénieurs. Il y a même beaucoup d’ingénieurs qui travaillent par exemple dans le domaine de la médecine: sur l’imagerie médicale, la conception d’outils d’assistance pour la médecine (en particulier chirurgie mais pas seulement), l’organisation des hôpitaux, la conception de prothèses, les outils statistiques pour le diagnostic, la fabrication de médicaments, les dispositifs électroniques pour assister les personnes malades ou dépendantes (diabétiques, personnes agées)…

On peut travailler devant son ordinateur, dans une usine, sur des chantier, dans des administrations, dans des laboratoires…

En fait, mis à part les métiers de la médecine et du droit, il faut vraiment se creuser la tête pour trouver des métiers qu’on ne peut pas faire après des études d’ingénieur. (mais évidemment il y a aussi une grande variété de formation d’ingénieur…)

Bien sûr ça ne veut pas dire qu’il vaut mieux choisir une carrière d’ingénieur plutôt que de médecin.

Pour ce qui concerne les études (et pas le métier lui-même), un point négatif pour médecin : l’énorme sélection à la fin de la première année. À prendre en compte aussi pour faire ton choix, je pense. S’il y a plus de places dans les écoles d’ingénieur que d’étudiants en CPGE, il y a en revanche un écrémage massif à la fin de la première année de médecine.

D’accord avec Cecrops sur les horaires des médecins…mon père est vétérinaire libéral et crois-moi, il est loin de travailler quand il veut!
De plus, quand tu n’as pas de « chef au-dessus de toi », je peux t’assurer que tu as d’autres contraintes pas plus enviables!

De plus, pour ce qui est de l’ingénieur aux 35h, je n’en ai jamais vu. Tous les ingénieurs que je connais ont des horaires plus flexibles (mais ça les amène à bosser bien plus de 35h/semaine!)

Il faut savoir aussi que tu peux faire de la recherche après la prépa, si le métier d’ingénieur te botte pas plus que ça.

Pour avoir un frère en médecine, le par-coeur y est encore plus présent et ce même dans les matières scientifiques.
Tu as évidemment la première année, un bourrage de crâne bien plus intensif que la prépa, avec de la physique et de la chimie du même niveau mais moins guidés (bref plus durs), mais aussi de la bio, bref de tout, et il y a beaucoup moins de temps et de cours pour expliquer, faire des exos,…
La 2° année est plus tranquille (mais ce n’est pas non plus la glande), mais à partir de la 3°, si tu as des ambitions de spécialisation, l’ECN va te faire bosser comme un taré. Sérieusement, alors que nous sommes à peu près du même niveau en sciences, je suis en vacances par rapport à mon frère…

Pour les formules, ce n’est rien par rapport à tous les os, les muscles, les tendons, les cartilages… que tu devras assimiler par coeur, au point qu’en découpant un poulet tu devras pouvoir dire quel est le nom de ce que touche ton couteau. Ca dépend de la fac… mais pas beaucoup. Et quand, en prépa, avoir compris le point de départ et le cheminement peut te faire retrouver un résultat, en médecine, tu dois connaître le nom du muscle et ce qu’il touche, point.
Et évidemment, pas d’encadrement, le programme c’est à toi de l’établir et de t’y tenir.

Pour les 35h de l’ingénieur, si tu es en placard à balais oui, mais mon père, qui a pourtant toujours refusé de monter en grade trop vite pour ne pas se couper de sa famille, s’arrête rarement de bosser avant 1h du matin pour être au boulot à 7. Pourquoi ? Depuis 3 ans son entreprise a fermé le recrutement (crise dans l’automobile), son équipe comptait 40 personnes, il y a eu des plans de départs volontaires, ils sont désormais 30 avec le même boulot. Et évidemment pas question de s’arrêter.
Je cite un cas un peu extrême, mon frère lui aussi ingénieur a eu les conséquences inverses (moins de boulot, salaire fortement augmenté pour l’empêcher de partir). Mais il n’en reste pas moins que même dans un bureau à faire de la paperasse (là où il faisait, avant la crise, un boulot passionnant qui le faisait voyager aux 4 coins de l’Europe et du Maghreb), il est bien au-delà de 35h.

Etre ingénieur ça peut emmener vers des tas de postes différents. La médecine est, c’est clair, plus diverse (et encore, il y a des dentistes qui ne sont là que pour faire 10 extractions des 4 dents de sagesse dans la semaine et ont gagné leur smic, ou des opticiens qui font la même chose avec des cataractes), mais aussi plus exigeante, parce qu’il est possible de vouloir rester dans un poste peu exigeant, avec les défauts que tu cites.

Le libéral ou l’ouverture d’une clinique a d’énormes défauts : d’abord un boulot réellement titanesque (un chef a ses avantages) mais aussi un coût énorme (les assurances coûtent un bras, et de plus en plus, merci les procès façon US). Et surtout, fais tes enfants vite, tu ne les verras pas grandir…

Bref, tu as de quoi faire 2 métiers passionnants je pense. Je ne suis pas neutre étant donné que j’ai moi-même refusé médecine en voyant ce que mon frère endurait (mais qui le passionne, et de plus en plus, maintenant qu’il est externe et qu’il touche au quotidien des hôpitaux), et je ne prends que des exemples personnels sans grande valeur, si ce n’est de contre exemples. Si ça peut t’aider dans ton choix…

tom pouce a écrit:

Pour avoir un frère en médecine
De même… deux ans pour rien ça fait mal… et cette année parmi mes amis, même les meilleurs se sont plantés!
Mais j’avoue que le programme de médecine a l’air très intéressant! par contre… 130 places pour beaucoup plus de 1000 élèves (environ à grenoble) c’est peu alors qu’il y a assez de place dans les écoles d’ingé pour tous les élèves de prépa!
Après, j’ai un ami qui a fait un semestre de prépa PCSI, ça ne lui a pas plu, il a donc arrêté en cours d’année pour bosser au macdo mais aussi les cours de pcem1 (à grenoble c’est sur CDrom) et là il a réussi! (mais la rigueur de travail exigée en prépa a peu être aidé)
bref, si tu va en prépa, tu peux toujours te réorienter et aller en médecine, l’inverse est beaucoup plus difficile!
(je défends ma filière quoi!!: ingénieur c’est le pied^^)

feych20 a écrit:

Bonjour ,

Ingénieur après prépa:
+** Formation Courte**. Possibilité d’être autonome a 23/24 ans…

  • Si je fais ce métier, je compte y aller via la prépa … C’est une voie exigeante, mais réputée et formatrice.
  • Salarié… à moins d’ouvrir son entreprise, il y’a toujours un chef au-dessus de soi.
  • Métier qui me semble routinier, répétitif… travail de bureau « barbant » à la longue… devoir aller au bureau à 8h en ressortir à 18h…
    Salarié: personnellement, ça ne me dérange pas du tout d’être sous la responsabilité d’autres personnes, en fait tout dépend de tes collègues et de ta hiérarchie, d’eux dépend l’ambiance et si tu te sent bien ou pas à ton poste
    routinier: chaque jour amène son lot de problèmes différents (technique, financier…) et en plus, tu peux changer de métier relativement facilement: passer de la qualité au BE par exemple. en quelques années, j’ai fait 3 postes différents (BE, méthodes, projet) et travaillé sur plusieurs projets et sur plusieurs sites (et même quand j’étais débutant, j’était à 40h/sem en moyenne)

Je trouve qu’il y a un bon nombre de cliché dans ce que tu racontes, attention de ne pas te faire avoir !
Tu peux aussi rajouter qu’en médecine, une fois arrivé à l’hôpital, tu couches avec n’importe qui, tu rencontres des cas extraordinaires, …

Pour ingénieur : Une orientation qui assure une certaine stabilité de vie.
Salarié => Un chef n’est pas forcément génant, à moins de vivre dans le cliché du méchant patron (notons qu’il y a aussi de méchants employés).
Métier routinier => Un métier, ca évolue, on change de poste, etc, les jours ne sont pas les mêmes du tout.

Pour médecine : Une orientation qui selon moi nécessite une réelle passion.
Autonomie & Humanitaire ne vont pas ensemble.
Si tu es autonome, tu as un cabinet et tu passe ton temps à faire des check-up ou diagnostiquer les problèmes bénins : Répétitif et loin du clichés « je sauve des vies ».
Si tu n’est pas autonome, genre un hopital, tu sauves des vies (et encore il y a beaucoup de bénins/répétitions), mais tu ne comptes plus tes heures.

Merci à tous pour vos réponses.

J’essaierai dans ce post de répondre à chacun d’entre vous ^^.
bogoss91 a écrit:

mais j’ai vraiment l’impression que tout ce que tu connais des deux métiers c’est des gros clichés

Je ne pense pas que ce soit le cas. J’ai plus l’impression que c’est la réalité telle qu’elle est réellement… Après, c’est peut-être qu’une impression, mais j’ai essayé de parler avec des médecins et ingénieurs expérimentés mais aussi de jeunes ingénieurs, et c’est ce qui est récurrent …
Cecrops a écrit:

le médecin travaille « quand il veut » et ses horaires sont « plus flexibles ». Je suppose que tu n’as pas de parents médecins?

Mes 2 parents sont médecins… Leurs horaires sont plus flexibles que les ingénieurs que je connais. C’est vrai qu’au bout du compte, ils ont un emploi du temps disons similaire à celui d’un ingénieur … Mais ils ont la liberté de choisir où ils veulent travailler le lundi matin , le lundi après-midi … Et puis, quand ils veulent commencer la journée a 9h au lieu de 8h … ils ont la liberté de le faire, ce qui ne me semble pas possible pour un ingénieur salarié…
Cecrops a écrit:

Quand on comprend, on a très peu d’efforts de mémoire à faire en prépa

Je suis d’accord avec toi… Mais il y’a aussi je pense beaucoup de formules à apprendre… sans chercher à trop les comprendre… Je me trompe?
Cecrops a écrit:

En fait, mis à part les métiers de la médecine et du droit, il faut vraiment se creuser la tête pour trouver des métiers qu’on ne peut pas faire après des études d’ingénieur. (mais évidemment il y a aussi une grande variété de formation d’ingénieur…)

Soit… :smiley: … Mais, qu’est-ce-que l’ingénieur finalement? … est-ce-vraiment un métier ou en quelque sorte un « statut »?.. parceque comme l’indique ta phrase : « des métiers qu’on ne peut pas faire après des études d’**ingénieur ** » … il semblerait que finalement, l’ingénieur n’est pas un métier en tant que tel…
Cecrops a écrit:

Bien sûr ça ne veut pas dire qu’il vaut mieux choisir une carrière d’ingénieur plutôt que de médecin

:smiley: :smiley:

Pour ce qui concerne les études (et pas le métier lui-même), un point négatif pour médecin : l’énorme sélection à la fin de la première année. À prendre en compte aussi pour faire ton choix, je pense
Je ne suis pas concerné par cette sélection en fin de 1ère année… vu que je ne compte pas puisque je ne peux plus faire mes études médicales en France, du moins cette année. :slight_smile:. ( vu que je suis déjà inscrit en MPSI à Janson…)
Piero a écrit:
D’accord avec Cecrops sur les horaires des médecins…mon père est vétérinaire libéral et crois-moi, il est loin de travailler quand il veut!
De plus, quand tu n’as pas de « chef au-dessus de toi », je peux t’assurer que tu as d’autres contraintes pas plus enviables!
Quelles contraintes? ^^
thom’s a écrit:
Il faut savoir aussi que tu peux faire de la recherche après la prépa, si le métier d’ingénieur te botte pas plus que ça.
La recherche m’intéresse encore moins… si ce n’est … pas du tout.
tom pouce a écrit:
Pour avoir un frère en médecine,
Merci de partager ton expérience. :slight_smile:
le par-coeur y est encore plus présent et ce même dans les matières scientifiques.
Tu as évidemment la première année, un bourrage de crâne bien plus intensif que la prépa, avec de la physique et de la chimie du même niveau mais moins guidés (bref plus durs), mais aussi de la bio, bref de tout, et il y a beaucoup moins de temps et de cours pour expliquer, faire des exos,…
Pour ce qui est du par-coeur… oui il n’y a que ça…
D’ailleurs j’ai peur un peu de ne pas réussir les études médicales parceque je n’arrive pas à apprendre beaucoup de choses…

Pour ce qui est de la difficulté de la physique et de la chimie, je ne pensais pas qu’il y’avait une comparaison possible avec la prépa… et je suis d’ailleurs étonné que ce soit le même niveau.

Et évidemment, pas d’encadrement, le programme c’est à toi de l’établir et de t’y tenir.
Je ne me suis jamais vu en Fac… ce que tu viens de citer m’effraie également un peu… Mais je me dis que normalement au fil des mois, j’apprendrais à travailler en autonomie , sans encadrement.
Depuis 3 ans son entreprise a fermé le recrutement
… c’est encore un tracas en moins quand on est médecin … pas besoin de faire attention au marché du travail…

feych20 a écrit:

Je suis d’accord avec toi… Mais il y’a aussi je pense beaucoup de formules à apprendre… sans chercher à trop les comprendre… Je me trompe?
Tu te trompes lourdement. En prépa, on part de rien, et on construit tout. Il y a quelques théorèmes en maths qu’on ne démontre pas, mais ils sont très loin d’être des trucs sortis du chapeau sans aucune logique.
En physique c’est pareil, on part de principes (qui eux forcément tombent un peu du ciel) qui sont finalement très simples, et on aboutit à tout plein de trucs rigolos.

J’hésitais aussi au lycée, et ce qui m’a fait pencher vers la prepa, c’est le niveau de stress, qui n’est pas le meme que celui qu’on a en tant qu’ingenieur…
Et puis j’ai l’impression que la vie de famille en tant que médecin n’est pas le top, enfin, tu dois le savoir bien mieux que moi vu ta situation familliale.

feych20 a écrit:

Je suis d’accord avec toi… Mais il y’a aussi je pense beaucoup de formules à apprendre… sans chercher à trop les comprendre… Je me trompe?
ça, ce serait plutôt le cas en médecine en fait.. ^^
thom’s a écrit:
Il faut savoir aussi que tu peux faire de la recherche après la prépa, si le métier d’ingénieur te botte pas plus que ça.
Je pense que ça ne le botte pas parce qu’il n’a pas idée de la diversité qu’offre le métier, en fait.
feych20 a écrit:
Pour ce qui est du par-coeur… oui il n’y a que ça…
D’ailleurs j’ai peur un peu de ne pas réussir les études médicales parceque je n’arrive pas à apprendre beaucoup de choses…
médecine, c’est vraiment QUE du bourrage de crâne la première année d’après ce que je vois de ce que fait mon petit ami. La sélection se fait d’ailleurs pas mal en partie sur des trucs qui au final ne seront pas franchement centraux dans la suite des études de médecine. Si tu as du mal à apprendre par coeur, tu vas vraiment trainer de la patte, mon mec a des pages et des pages à apprendre par coeur en première année. Et c’est de la « psycho » et ou de l"éthique", des trucs comme ça. En France en tout cas, ça se passe comme ça.
feych20 a écrit:
Pour ce qui est de la difficulté de la physique et de la chimie, je ne pensais pas qu’il y’avait une comparaison possible avec la prépa… et je suis d’ailleurs étonné que ce soit le même niveau.
C’est vraiment très très dur, beaucoup d’élèves « zappent » la physique parce que c’est dur, pas beaucoup d’ED, des profs pas toujours au top, des fautes dans les polys,sujets de concours retors à souhait…
feych20 a écrit:
Je ne me suis jamais vu en Fac… ce que tu viens de citer m’effraie également un peu… Mais je me dis que normalement au fil des mois, j’apprendrais à travailler en autonomie , sans encadrement.
Le problème c’est qu’en médecine, une semaine de perdue, c’est déjà la mer à boire à rattraper… Sérieusement :confused: Tu peux pas de permettre d’attendre le « fil des mois » (en même temps, en prépa c’est le même genre, sauf que t’as le prof pour t’engueuler et faire des ds régulièrement… C’est pas le cas en médecine. Si y’a un tutorat, c’est déjà mieux, mais c’est en général très mal organisé.)
Mon copain non plus n’était pas du tout du genre « fac » en fait, il a eu beaucoup de mal à s’habituer, à apprendre à ne pas être encouragé sans cesse, à être bazardé un peu tout seul dans le cursus. D’un naturel timide, en plus, il s’est pas spécialement fait d’amis, on travaillait ensembles. La fac, surtout en médecine, je trouve ça a priori (je suis pas encore en prépa) plus dur que la prépa, surtout en venant du lycée ou t’as l’habitude d’être bichonné.
feych20 a écrit:
… c’est encore un tracas en moins quand on est médecin … pas besoin de faire attention au marché du travail…
ça, ça risque de changer, du moins en France. Je me souviens qu’à la rentrée 2009 les profs de la fac de mon copain avaient fait une conférence pour expliquer les posisbles futures réformes, ça donnait pas envie… Moins le choix quant à l’endroit où ouvrir son cabinet, changements quant au salaire… C’est un métier et un cursus en cours de réforme. Les certitudes sont (peut être) à revoir.

Aussi, ne penses-tu pas que tu choisis médecine pour te rapprocher de tes parents, pour coller un peu à ce qu’ils peuvent attendre de toi, ou pour te rapprocher d’eux ? On a un peu parlé, et je sais que tu entretiens une très bonne relation avec tes parents, c’est pour ça que je te pose ces questions =)

Bonne chance en tout cas !

Mwais, c’est vrai que la médecine c’est pas facile mais le message précédent me semble un peu dramatiser les choses quand même. Comparer la prépa et la médecine en terme de difficulté et de méthodes n’est certes pas facile et n’a pas toujours de sens mais il ne faut pas non plus caricaturer.

On entend tout le temps que la médecine est beaucoup plus sélective… c’est vrai dans le sens ou le taux de réussite infiniment plus faible mais en réalité c’est essentiellement du à la différence de public. Beaucoup de gens vont en médecine sans avoir la moindre chance d’y réussir, ce qui fait augmenter la sélectivité. De façon équivalente, on peut dire que le fait la sélection à l’admission prépa et l’image d’élitisme qu’elle véhicule par exemple (deux choses qui sont liées) font baisser la sélectivité.
Pour essayer d’y voir plus clair, il y a environ 15000 places aux concours post-prépa et 7500 pour la médecine. A vous de voir les estimations que vous pouvez faire. Dans mon lycée (on ne peut plus « moyen » :slight_smile:), la plupart des élèves en tête de classe sont allés en prépa…

La médecine fait beaucoup plus appel à la mémoire que la prépa, ça c’est certain, mais dire que la médecine n’est QUE du bourrage de crane est excessif, notamment parce que pour la quasi totalité des gens, retenir de grandes quantités d’informations sur une longue période sans méthode n’est pas possible. Pour réussir en médecine, il ne faut pas être un autiste surdoué avec une mémoire photographique extraordinaire, il faut comprendre ce qu’on lit, tisser des lien entre les notions et travailler avec méthode. Donc fondamentalement, c’est la même chose qu’en prépa sauf qu’effectivement, là le curseur est plus poussé vers l’effort de mémoire et la compréhension de bases relativement simples que sur l’appropriation du cours et la réutilisation dans différents contextes.

Pour connaître des gens en médecine mais surtout pour avoir donné des cours en médecine, il me semble que le programme de chimie est souvent proche de celui de pcsi sauf qu’en maths sup, on ne considère en général pas trop que la chimie soit très difficile et cette matière est beaucoup plus descriptive que les autres. Donc certes, laus taupins est avantagés par le fait d’avoir des cours de meilleure qualité, mais justement comme c’est très descriptif, dans que moindre mesure que pour les autres cours. Et à ce que j’ai pu constaté, les taupins passent une fraction bien plus faible de leur temps de travail là-dessus.
Pour la physique, je crois qu’il n’y a pas de comparaison. Dans les fac que je connais, c’est vraiment pas grand chose, incomparable avec la prépa. Donc dire que c’est « très très dur », moi je veux bien mais part rapport à quoi? Si c’est par rapport à la prépa, ça me paraît assez faux.

Quant au manque d’encadrement, il n’ajoute pas en tant que tel de difficulté à la formation puisque les élèves ont un concours à la fin et pas un examen. Par contre, c’est une vraie barrière pour les élèves de milieux défavorisés: il est bien évident qu’être d’une famille de médecins ou de professeurs par exemple est dans ce cas un gros avantage et les cours particuliers ou prépa médecine peuvent aider mais coutent très très cher.
Malheureusement, ce n’est que mon analyse et je n’ai pas d’étude sur le sujet (je ne cherches pas maintenant), si quelqu’un en a, ça peut être intéressant de poster!
Donc d’après moi, ça ne rend pas vraiment les choses plus difficiles! Ca rend les choses plus faciles aux gens débrouillards et/ou de milieu favorisés et ça pénalise les gens qui ont besoin de plus d’encadrement et/ou qui sont de milieux plus modestes.

Quand aux méthodes pour être autonome, bein oui, ça s’apprend. Alors c’est sûr que ça ne se fait pas du jour au lendemain après le bac, mais aux aides extérieures ci-dessus près, oui, ça s’apprend seul au fur et à mesure sur le tas et c’est normal.

Enfin la fac, je crois ce n’est pas plus dur pour tout le monde. Mais en tout cas, il est clair que contrairement à ce que la majorité des gens pensent, ce n’est pas forcément plus facile non plus.

Au passage, tout le monde n’a pas envie d’être « bichoné ». La prépa, c’est quand même un formatage important des jeunes adultes. En plus, ça dépend beaucoup de chacun mais à 18 ans, il y a des gens qui se sentent vraiment plus adolescent et pour qui le fonctionnement du lycée et de la prépa est pénible.

Okk, merci à tous pour vos interventions … Je crois que je me suis fait une idée globale plus précise sur les 2 métiers (et les 2 filières).

Maintenant j’aurai une toute dernière question.

Si après un an de prépa (MPSI) je souhaite me réorienter en fac… Est-ce possible de se réorienter vers une fac de médecine? ( il me semble que l’on peut se réorienter que vers les fac de maths, phy , chimie…pour un MPSI )

feych20 a écrit:

Si après un an de prépa (MPSI) je souhaite me réorienter en fac… Est-ce possible de se réorienter vers une fac de médecine? ( il me semble que l’on peut se réorienter que vers les fac de maths, phy , chimie…pour un MPSI )
Tu peux bien évidemment te réorienter dans n’importe quelle fac du monde. Par contre, tu n’auras pas forcement une équivalence partout.
Pour les fac de maths et de physique, le conseil de classe de MPSI peut décider de valider ou non ton année (ce qui correspond en gros, à l’obtention de crédits ECTS utilisés dans le supérieur) et en conséquence, te permettre de rentrer en 2ème année de licence (parfois, l’université demande quand même un examen de niveau).
Sinon, dans tous les cas, tu peux redémarrer n’importe quelle fac à partir de la 1ère année. C’est donc le cas pour médecine puisque pour rentrer en 2ème année de médecine, il faut impérativement être passé par le concours et le numerus clausus qui va avec.

A noter également les passerelles (j’ai pas lu le topic) : certains médecins peuvent obtenir un diplôme d’ingénieur/école de commerce (double diplôme mais qui demande beaucoup de boulot) et il existe la possibilité de rentrer en D1 sur titre (3ème année de médecine) pour quiconque possédant un diplôme sanctionnant une formation BAC +5 (donc les ingénieurs en particulier). Pour cette admission, c’est vraiment au cas par cas et il y a très peu de places (ne surtout pas croire que c’est un bon plan qui permet d’éviter le concours du PCEM1, ce serait illusoire).

feych20 a écrit:

[quote=« Piero »]
D’accord avec Cecrops sur les horaires des médecins…mon père est vétérinaire libéral et crois-moi, il est loin de travailler quand il veut!
De plus, quand tu n’as pas de « chef au-dessus de toi », je peux t’assurer que tu as d’autres contraintes pas plus enviables!
Quelles contraintes? ^^
[/quote]
Comme le dit mon père qui est vétérinaire, tes patrons, c’est tes clients…

Ce que t’imposent tes responsabilités en tant que patron sont autant de contraintes que tu n’as pas en étant employé.
Mais en étant employé tu as d’autre contraintes…

Faut pas croire le cliché « Je n’ai pas de patron, je fais ce que je veux, yahouuu liberté, liberté chérie!!! »
Tu as des contraintes dans les deux cas, ce ne sont simplement pas les mêmes!

EDIT : après avoir lu ton dernier poste : oui c’est tout àa fait possible, je connais plusieurs personnes qui sont parties en fac de médecine après une année de sup en prépa. Par contre pas d’équivalence, il fallait repartir en P1. Mais avec l’avantage d’une bonne méthode de travail acquise en prépa…

Cecrops a écrit:

Au passage, tout le monde n’a pas envie d’être « bichoné ». La prépa, c’est quand même un formatage important des jeunes adultes. En plus, ça dépend beaucoup de chacun mais à 18 ans, il y a des gens qui se sentent vraiment plus adolescent et pour qui le fonctionnement du lycée et de la prépa est pénible.
En prépa, on ne cherche pas forcément à être bichonné. Cela dépend de comment on y vit.

Bon… Je tiens à remercier de nouveau tous ceux et celles qui ont participé à ce topic et de ce fait m’ont considérablement aidé à faire mon choix.

Voila et … A bientôt sur ce forum … :grin: :grin: