Ils ont bien raison: Une part non négligeable de ceux qui torchent X/ENS se sont contentés de survoler leurs cours rapidement la veille des concours, ils n’ont pas eu besoin d’ouvrir un seul livre pendant leurs deux années de prépa, certains n’ont même presque jamais assisté aux cours, ils venaient uniquement aux DS et les torchaient en la moitié du temps.
Yamashita Ren a écrit:
Laisse tomber, les mecs de ce forum ont un egotrip sur le fait de pas bosser …
Effectivement ils sont en surnombre. Mais c’est comme ça dans beaucoup de domaine. Les jeux vidéos par exemple, où le gars te dit qu’il joue depuis quelques jours, alors que sa page Steam prouve le contraire. Quand on a pas grand chose il faut bien se trouver des talents ou faire croire qu’on en a, quitte à les exagérer à l’extrême.
Et pour ceux qui y croient, ben ils aiment ça s’agenouiller face à quelqu’un de « supérieur ». Il suffit de prendre l’exemple de The TJFK : il était la victime de tout le forum jusqu’à qu’il mette Ulm dans sa signature.
Ces personnes existent, mais ils doivent se compter sur les doigts de la main.
Avoir Ulm en bossant très peu et en n’ayant jamais bossé avant la prépa, ce n’est pas tabou … C’est simplement impossible. Je me fie au bon sens : dans les personnes que je connais à Ulm (ça comprend plusieurs promo), déjà ils bossaient tous à fond, et avaient déjà beaucoup d’avance avant la prépa, ou ont fait 5/2.
S’il y avait des gens aussi forts qu’on le prétend, alors ils devraient assimiler beaucoup plus vite que quelqu’un qui a bossé beaucoup durant la prépa.
Or on m’a fait état de tout au plus 1 personne dans ce cas. Et rien ne dit que cette personne n’avait pas déjà fait une grosse parti du programme de sup et de spé en 1ere terminale.
Etant donné qu’en prepa 99.9% disent bosser, c’est plutôt à moi de vous demander comment vous pouvez croire à de telles absurdités (ce 1 pour mille), tout en étant surs de vous.
Déjà, on est passé de « très bonne école » à « Ulm ». C’est quand même pas pareil d’intégrer l’ECP ou d’intégrer Ulm.
Quant à la facilité d’assimilation, je ne sais pas à Ulm, mais dans les écoles que je connais, il y a de très nettes différences au sein d’une promo en terme d’assimilation des cours. Certains en école bossent pas mal sans avoir de meilleures notes que d’autres qui vont en dilettante aux examens. A moins que là encore, dans les écoles, tout le monde bosse énormément mais fasse semblant de s’amuser à la place.
Necklor a écrit:
Avoir Ulm en bossant très peu et en n’ayant jamais bossé avant la prépa, ce n’est pas tabou … C’est simplement impossible. Je me fie au bon sens : dans les personnes que je connais à Ulm (ça comprend plusieurs promo), déjà ils bossaient tous à fond, et avaient déjà beaucoup d’avance avant la prépa, ou ont fait 5/2.
Arrêtez tout! Son argument puissant vient de me convaincre. Si tous les ulmites qu’il connaît sont des bosseurs, alors tous les ulmites sont des bosseurs.
De la même façon, aucun des gens que je connais ne souffrent d’elephantiasis. J’en déduis que la maladie n’existe pas.
Necklor, ou les syllogisme à l’envers.
The TJFK a été une belle victime aussi quand il est parti en couilles à ouvrir 18 topics trollesques par jour.
Sinon, pour ajouter mon grain de sel, les gens qui intègrent X/Ulm absolument sans taffer, ça doit arriver maximum une fois par an, mais par contre, des gens qui les intègrent en se contentant d’être concentré en cours, de faire tous les DM et tous les DS (qu’ils torchent, certes, avec leurs facilités), et qui passent le plus clair de leur temps à jouer à Mario Kart et à la coinche, regarder Doctor Who ou échanger des Rubik’s Cube perchés, j’en ai eu au moins trois dans ma classe en spé.
Le français et les langues n’ont aucune importance car ils sont modérément coefficientés, et aussi parce que les résultats dans ces matières sont hautement décorrélés de la quantité de travail fournie. Un ami a eu 18 à Centrale en Français sans avoir lu les œuvres, en ayant dormi en cours toute l’année et en bachotant quelques dissert’ en une après-midi. Les langues, ça peut se travailler en cours, mais pour environ 80% des gens, le niveau est quasiment le même à l’entrée qu’à la sortie (souvent parce que peu considèrent que ça vaut le coup de passer du temps là-dessus plutôt que de travailler les matières scientifiques). J’ai la chance d’avoir beaucoup vécu à l’étranger, ce qui m’a rendu bilingue en anglais, et récupérer 20 à l’écrit et l’oral de Centrale et des Mines sans jamais le travailler, c’était vraiment bénéf’ (excusez la prétention, mais en même temps c’est essentiellement grâce à l’expatriation).
Ok pour les langues, mais tout ce qui est physique, chimie et SI, ça aussi ça ne demande aucun travail ? On peut les torcher en assistant au cours en spectateur et sans rien travailler chez soi ?
Oui il y a des gens qui y arrivent. Peut être pas pour la chimie orga par contre…
Une meilleure maitrise d’une partie obscure d’un cours de prépa que tout le monde s’est contenté d’ignorer peut s’avérer utile une fois intégré dans une école.
Personnellement j’ai toujours eu des facilités ( facilités de lycée, fausses facilités ), et je me suis tout de même toujours démerdé pour bosser plus que les autres. Savoir quel type de personnes devrait bosser et quel autre type peut s’en abstenir est assez futile en somme. La meilleure option c’est de bosser, pas seulement pour intégrer en ne se plaçant que dans une optique purement académique, mais pour apprendre tout simplement, pour améliorer sa compréhension des choses abstraites comme concrètes..
Pour élargir : Le travail ça paie toujours à un moment ou à un autre. Penser le travail comme un simple outils pour intégrer c’est déjà faire preuve d’étroitesse d’esprit, les choses durables se construisent sur le long terme. Analogie parfaite : le politicien qui entame des réformes drastiques dans le but d’améliorer les conditions d’un pays dans l’immédiat en vue d’une ré-élection / Celui qui décide d’entamer des réformes sur plusieurs décennies qui pourront bénéficier aux générations futures.
Quand on dit que la prépa c’est plus que du bourrage de crâne… 
Syylar a écrit:
Penser le travail comme un simple outils pour intégrer c’est déjà faire preuve d’étroitesse d’esprit, les choses durables se construisent sur le long terme.
Syylar, ton propos est comme d’habitude étonnamment mâture dans la bouche d’un terminale.
Cependant, pour les légions de larbins poussifs et laborieux dont je fais partie, l’objectif de la prépa n’est pas de développer des compétences qui me serviront plus tard, mais uniquement d’intégrer. Une fois que tu as fini ta journée de treize heures, tu n’as en général plus vraiment la foi pour taffer des notions qui ne tomberont jamais en concours, quelque utiles fussent elles en réalité. Il y a déjà suffisamment de pain sur la planche.
Arky a écrit:
[quote=« Transcender »]
Ok pour les langues, mais tout ce qui est physique, chimie et SI, ça aussi ça ne demande aucun travail ? On peut les torcher en assistant au cours en spectateur et sans rien travailler chez soi ?
Tu remplaces la SI par l’info.
La physique si tu suis bien en cours et (surtout) en TD, tu as généralement de quoi développer un bon sens physique qui te dispense d’apprendre bêtement des formules.
Par contre la chimie ça se bosse si tu veux des bonnes notes. Ca dépend du concours que tu vises pour savoir si c’est intéressant ou pas.
[/quote]
En MP, je dirais plutôt:
La chimie si tu suis bien en cours et (surtout) en TD, tu as généralement de quoi développer un bon sens chim… heu, bref, qui te dispense d’apprendre bêtement des formules.
Par contre la physique ça se bosse si tu veux des bonnes notes.
La chimie une fois que tu connais ton cours et que tu as fait le tour des quelques exos type de chaque chapitre c’est bouclé. Idem pour la SI. La physique c’est plus conséquent par contre…