Bonjour
Afin de n’ennuyer personne, je résume ma question.
Tant en sup qu’en spé , j’avais l’habitude de citer dans mes dissertations d’autres auteurs que ceux des livres au programme. Je présente également quelques exemples tirés de mes lectures antérieures. Bien entendu, je n’oublie pas qu’il y a un programme, aussi, je cite aussi les auteurs des 3 bouquins .. Ceci ne m’a jamais pénalisé et j’ai réussi à majorer les ds maintes fois …
Mais j’ai peur que cela ne soit apprécié par le correcteur, puisqu’on demande explicitement, et ceci à tous les concours, de méditer le sujet de la dissertation à la lumière des oeuvres..
Pensez-vous que cela puisse être pénalisant ?
merci 
Oui, les citations d’auteurs différents de ceux au programme sont assez mal vus. En fait tout dépend du niveau où se place ta copie : pour une très bonne copie, on tolérera un peu de HP, voire on l’encouragera si ça améliore la réflexion. Mais en général, c’est juste un étalage de culture qui n’apporte rien. L’important est donc de se concentrer sur les auteurs au programme ; après, selon ton niveau, tu peux plus ou moins broder.
On pourrait penser que ça diffère selon la difficulté des concours ; il n’en est rien. En fait, je pense que les ENS sont probablement un des concours où il faut être le plus respectueux des règles « classiques » apprises en prépa, même si elles paraissent rébarbatives et laissant peu de place à l’imagination. Si rien n’a changé, la moitié (au moins) des correcteurs (il y en a deux) est psychorigide, et est capable de mettre une note aléatoire (aléatoirement basse, s’entend) à une copie pour des questions de forme et non de fond. Enfin, ça, c’est l’impression que j’en ai eu en tant qu’élève… 
on a pas le droit d’utilser les oeuvre pour l’epreuve de francais ?
moi j’ai l’impression que la notation ne différait pas des autres concours
Peut-être es-tu tombé sur l’autre moitié 
koala (h4pc) a écrit:*
moi j’ai l’impression que la notation ne différait pas des autres concours
Je suppose que tu as eu à peu près la même note qu’aux autres concours si tu dis ça… Peut-être que tu as eu de la chance et que tu es tombé sur un correcteur « normal » 
En tout cas, sur les trois concours que j’ai passés (Mines, X, ENS), comme l’ENS m’intéressait plus que l’X qui m’intéressait plus que les Mines, j’ai fait preuve de plus de sérieux pour l’épreuve de français de l’X que pour celle des Mines, et plus de sérieux pour l’épreuve de français des ENS que pour celle de l’X… Et mes notes ont été dans l’ordre inverse.
Conclusion de mon expérience personnelle : moins on fait sérieusement les épreuves de français, mieux on les réussit 
Et pour l’épreuve de l’ENS, je connais énormément de personnes qui ont eu une note très basse… Peut-être qu’il se trouve que les gens avec lesquels je m’entends le mieux sont les gens qui ont un peu la même façon de penser que moi, et peut-être qu’on a pas la même façon de penser que les correcteurs des ENS
Ça pourrait être une explication 
Enfin je serais curieuse de connaître la répartition des notes sur l’ensemble des candidats…
Ragoudvo a écrit:
rien n’a changé, la moitié (au moins) des correcteurs (il y en a deux) est psychorigide, et est capable de mettre une note aléatoire (aléatoirement basse, s’entend) à une copie pour des questions de forme et non de fond.
cerise a écrit:
Conclusion de mon expérience personnelle : moins on fait sérieusement les épreuves de français, mieux on les réussit
C’est pas rassurant du tout ce que vous venez de dire

Sincérement, vous pensez que la préparation pour l’épreuve de français est inutile
puisque de toute façon la note sera donné aléatoirement.
et puis
koala (h4pc) a écrit:*
moi j’ai l’impression que la notation ne différait pas des autres concours
ça veut dire quoi ? Qu’on va foirer le français à tous les coups … Développe un peu Mr Koala 
(Et moi qui est fier d’avoir pu relire les oeuvres une autre fois
)
Ibrahim_89 a écrit:
Sincèrement, vous pensez que la préparation pour l’épreuve de français est inutile
puisque de toute façon la note sera donné aléatoirement
« On peut échouer par hasard l’épreuve de philo aux concours, mais on ne peut pas la réussir par hasard ». Ma prof de philo
D’ailleurs pour ce qui est des citations, elle nous a dit que les correcteurs appréciaient que les étudiants aient un peu de culture littéraire à condition que celle-ci soit utilisée de manière judicieuse et de manière raisonnable et bien entendu pas au détriment des œuvres au programmes.
Après, c’est peut-être différent pour les ENS via MP
Ce qui est apprécié avant tout : la rigueur de la démonstration + une expression française de qualité (donc peu ou pas de fautes de français) ; des citations, se rapportant au sujet, peuvent être bienvenues, elles restent secondaires…
Kleiter ne dit pas le contraire, que je sache… 
La référence aux oeuvres est évidemment le fond de l’argumentation, on ne peut pas disserter dans le flou ou sur des généralités d’où les oeuvres seraient absentes. Une citation peut venir s’y ajouter.
ben, le problème, c’est qu’on ne peut pas mettre zéro ou 2/20 à une copie bien construite et qui connaît les oeuvres, même s’il n’y a pas de citations (souhaitables, évidemment).

je dirai même plus: ça fait tache ! c’est donc une **tâche **ardue !
Bon, ce n’est pas méchant, personne n’est à l’abri de ce problème (parfois embêtant) de l’accentuation correcte.
Exemples : les deux côtés >< les valeurs cotés ;
la cote des valeurs >< la côte normande ;
ça alors ! >< çà et là ;
le jeûne du ramadan >< le jeune qui jeûne…
il eut faim >< à moins qu’il n’eût faim ;
la somme due, c’est dû !
pêcher n’est pas pécher !
le Bénin et le Benelux ;
le faîte >< la chose faite ;
un a priori, a posteriori ; à la rigueur…
