Ce n’est pas grave du tout, on a tous un petit quelque chose qu’on peut améliorer, notre belle langue française est quand même sacrément difficile ! Et puis… qui est parfait ?
Pendant que j’ai la parole, quelques erreurs de taille à ne pas faire :
- « quelle que soit son opinion » et non : quelque soit son opinion ;
- quel que soit le sort… et non; quelque soit le sort ;
- quoi qu’il en soit et non : quoiqu’il en soit ;
- il remboursa les quelque (et non ; quelques) 200 euros ;
- problème du tiret : "c’est-à-dire mais : tout à fait (pas de tiret) ; un procès-verbal mais : un compte rendu (pas de tiret) ;
- trois pour cent (et pas : trois pourcent / trois pourcents) ; deux cen**ts euros mais : deux cent **cinquante euros ;
- il me demande ce que je veux et non: qu’est-ce que je veux ;
- venez-vous en amis ? mais : venez vous changer ! (problème du tiret)
- un exercice fatigant ; l’homme fatiguant le cheval ;
- un article provocant ; …le provoquant en duel ;
- des ennuis pécunaires (et pas : pécuniers!) ; il est anglais, il parle anglais ; mais: l’Anglais arriva.

D’après ma prof en spé, il est absolument obligatoire de faire référence aux trois œuvres au programme, mais pas nécessairement par citation, pour elle d’ailleurs même si elles sont très efficaces, il faut plutôt les éviter car à moins d’en connaitre une cinquantaine par œuvre, on est « tenté » de placer celle qu’on connait ce qui induit une fermeture de la pensée, et risque de hors sujet… Elle déconseillait donc aux élèves moyens d’en mettre mais de multiplier les références précises aux livres..
Les références a d’autres œuvres sont très dangereuses, à part en intro et conclusion, ça dépend du correcteur…
Pour ce qui est de la notation j’ai eu 5,43 à centrale (dernier de la classe) et 19 aux mines (premier)… Même méthodologie pour les deux, même sentiment de réussite « moyenne » en sortant…
Amusant, j’ai eu un peu le même parcours que toi.
10 à Centrale, 18,4 aux Mines. Et pourtant, j’avais eu l’impression de m’en être bien sorti aux deux concours.
De même, un de mes amis, exceptionnel en français et vice-major à l’X, avait surtorché les Mines et eu 5 à Centrale.
Aux Mine, je crois me souvenir qu’il y a une double correction. A Centrale, je ne pense pas. Peut-être encore le mythe de l’escalier magique 
Moi, je recommande au contraire d’avoir une banque de 40 citations suffisamment floues mais jolies et efficaces pour s’adapter à tout. D’accord, c’est ultra scolaire. Oui, j’étais contre cela en sup. Mais après avoir eu 2/20 au concours interne de fin de sup en faisant une dissertation s’appuyant sur des références à des passages des livres, ben j’ai changé mon fusil d’épaule. Par principe, je suis en désaccord, mais en pratique, il faut bien ça pour le concours.
A noter, une autre stratégie adoptée par certains de mes camarades l’an dernier : la dissertation unique ! Peaufinée sur un an, avec un plan très vaste, toute la charpente est déjà faite, citations incluses. Reste plus qu’à apporter des corrections mineures pour s’adapter au sujet du jour. Le pire, c’est que cela a marché pour certains… aux cinq concours 
A se demander pourquoi ils mettent encore des oeuvres au programme et des cours de français en prépa si c’est pour en arriver là.
Si on veut seulement trier les candidats qui savent écrire un peu de français,un sujet du style « raconter vos vacances » suffit.
de toute manière ça m’étonnerait qu’ils recherchent des gens ayant de vraies capacités d’analyse et d’argumentation en Français, vu les sujets bateaux qui sont donnés
Oui on est pas à ULM AL 
Ils cherchent (j’espère) à vérifier que le candidat sait aligner deux lignes de Français à peu près correct (dejà que notre niveau moyen en langues étrangères fait hurler le monde entier de rire, autant tester si le Français est maitrisé…)
Oui tu peut même citer des auteurs qui n’existent pas. Lors du concours blanc j’ai finit ma dissertation par un "car selon Berginski « a trop vouloir se chercher on finit par se perdre » " ce qui, a ma grande surprise, passa inaperçu, j’ai même eu le droit a un petit oiseau a coté.
Ceci dit je pense ne pas qu’il soit judicieux tenter le coup le jour du concours
Bonjour,
je tombe par hasard sur votre discussion. Ayant participé à la correction de l’un des concours que vous citez, je vous incite à suivre les conseils qui sont donnés dans les rapports des concours qui vous intéressent (voir les sites des écoles). Ces rapports sont la seule source fiable à laquelle vous pouvez vous référer. Les correcteurs rédigent ces rapports précisément pour que tous les candidats soient à égalité devant les épreuves qui leur sont imposées (qu’ils soient de Paris ou de Province, qu’ils aient un professeur au courant ou pas).
Pour la pratique du concours des ENS : le message est simple et prévisible. L’écrasante majorité des copies corrigées présentent des citations. Ces citations ne servent à rien si elles ne sont pas analysées et utilisées avec pertinence. Il vaut mieux analyser une séquence narrative précisément mais sans citation textuelle plutôt que citer une phrase exacte et ne rien en faire. Une copie peut recevoir une excellente note sans citation (c’est très rare) ; une copie peut recevoir une note catastrophique en citant énormément (c’est beaucoup plus courant). Bref, ne citez pas pour faire joli ou pour montrer que vous avez appris quelques citations.
Le plus important reste l’analyse du sujet et la finesse des raisonnements mis en oeuvre.
Bon courage,
Urlu
Il est bien connu qu’aux ENS le francais est la pour le folklore.
On en pense ce qu’on en veut mais ce n’est pas un critère de sélection face à une belle copie de maths (et heureusement).
Bizarrement je m’en servait que rarement (une à deux citations par parties, souvent une sous-partie se développait autour de cette citation) et j’ai eu des résultats assez inattendus… (5-15-5-15 et c’est donné dans l’ordre de passages des concours (Mines-Centrales-CCP-e3a)
Pourtant j’ai travaillé de la même façon (un 15 à CCP quand c’est ce qu’on vise on essaye de l’atteindre) et je n’ai pas compris…
Donc bon je pense que c’est à la guise du correcteur et que ce n’est pas la présence de citation qui changera miraculeusement la note. (Ce n’est pas non plus une raison pour faire l’impasse dessus car comme Ragoudvo le dit ca aide à l’admission mais aussi à l’intégration. Cas personnel!)
Il est bien connu qu’aux ENS le francais est la pour le folklore.
On en pense ce qu’on en veut mais ce n’est pas un critère de sélection face à une belle copie de maths (et heureusement).
fakbill
Aux concours des Ens (MP), la dissertation de français est coefficientée 8 (certes c’est une épreuve d’admission, en ce sens, ce n’est pas grâce au français que l’on pourra être admissible) alors que les maths à l’écrit (épreuve 1 et 2) sont coefficientées 10 au total. Je l’admets les coefficients de l’oral ont tôt fait, et heureusement, de rétablir la logique de la sélection scientifique.
Je souhaitais rétablir ces évidences.
à partir du moment où elle ne compte pas pour l’admissibilité, il n’y a aucun sens à comparer avec les coefficients de l’écrit de maths. Les écrits de maths servent à être admissible, les oraux de maths servent à être admis, le français à pas grand chose
Et c’est bien pour ca que la majorité des candidats se fichent un peu de cette épreuve (pour ne pas dire bcp..)
Pour les élèves un peu « juste » en sciences, l’épreuve de français est importante car elle peut grandement aidé dans l’admissibilité (et l’admission également). Donc à ne pas négliger ! 
Exemple : un candidat était premier ou second sur liste d’attente après l’été. Donc pas pris. Il est en magistère chez nous ; il serait probablement normalien s’il était resté jusqu’au bout des épreuves de français et LV1…