Master CFP et autres masters de physiques, avis témoignages.

Bonjour à tous,

Voilà après 2 années d’écoles d’ingénieur, je suis maintenant en stage de troisième année à l’étranger et je commence très sérieusement à réfléchir au master de recherche que je vais devoir faire pour obtenir le diplôme de l’ESPCI.

Je réfléchis très sérieusement à faire une candidature pour le master Concept Fondamentaux de la Physique de l’ENS/l’X/l’UPMC, et en particulier je suis très intéressé par les parcours de physique quantique et de physique fondamentale ( et éventuellement en matière condensée) . J’aurais donc voulu savoir si vous aviez des témoignages, des avis sur ces masters. Je suis en particulier preneur de toutes informations sur le parcours de physique fondamentale sur ce qu’on y fait, sur le contenu des cours et les débouchés que peuvent donner un tel master.

Par ailleurs, connaissez vous d’autres formations équivalentes ou d’un niveau proche dans ces même domaines en France ou à l’étranger ? Si oui quels sont les cours qui y sont donnés, les débouchés, etc. … ?

Merci de vos réponses par avance

La recherche t’intéresse ?

y a des anciens de ce master sur le forum
fais une recherche thématique sur le forum
De fait c’est clairement orienté recherche
MP* : une orientation originale pour l’ESPCI avec j’imagine l’idée déjà de faire dans la physique théorique

Je n’ai pas fait moi même ce master, mais à peu près tous mes collègues thésards l’ont fait et j’en connais des enseignants. En fait je connais surtout MQ et matière condensée.

C’est un excellent master, je dirais le meilleur en physique fondamentale. Du coup c’est pas forcément évident d’y entrer, surtout physique théorique et quantique.
Sur le contenu des cours, le site internet te renseigne mieux que moi. Mais je crois que le choix est assez étendu.

Le stage: ça varie suivant les options, mais il est en général pas très long (2 mois), vers février, et une partie peut être à mi-temps (du coup c’est mieux s’il est en ile de france, ce qui peut limiter).
Clairement le stage n’est pas le point fort de ce master. Mais comme il est tôt, il peut aider à choisir la thèse (contrairement à Lyon par ex, où le stage dure 4 mois mais commence en avril, soit un peu tard pour la thèse).

Au niveau des débouchés, clairement la recherche. Mais il paraît que pas mal de gens de physique théorique vont dans le privé ensuite (genre banques etc.). Typiquement, les normaliens d’Ulm qui veulent partir dans le privé.

Au niveau des profs : des bons et des moins bons, comme partout. Dans ce master, ils ont quand même la particularité d’être tous d’excellents chercheurs, mais cela ne dit rien sur la qualité des cours (mais ça donne des contacts pour la thèse).

Master à peu près équivalent que je connais bien qu’un peu moins renommé (il y en a surement d’autres) : ENS Lyon, mais il y aura beaucoup moins de choix d’options. Mais le stage est plus long. Lyon c’est parfait pour astrophysique.
Après il y a plein d’autres masters en île de France, plus spécialisés, faut chercher au cas pas cas. Ils seront moins renommés, mais bon c’est pas forcément grave.
Mais à chaque fois, les débouchés d’un master recherche, c’est quand même la recherche…

A noter : si on veut faire une thèse avec une bourse d’une ED d’île de France, une rumeur prétend qu’il vaut mieux faire son master en île de France.

Ciou a écrit:

Bonjour à tous,

Voilà après 2 années d’écoles d’ingénieur, je suis maintenant en stage de troisième année à l’étranger et je commence très sérieusement à réfléchir au master de recherche que je vais devoir faire pour obtenir le diplôme de l’ESPCI.

Je réfléchis très sérieusement à faire une candidature pour le master Concept Fondamentaux de la Physique de l’ENS/l’X/l’UPMC, et en particulier je suis très intéressé par les parcours de physique quantique et de physique fondamentale ( et éventuellement en matière condensée) .
le master ICFP et donc tous ses parcours (phy thé, phy Q, mat cond et phys macro) est un master de physique fondamentale.
J’aurais donc voulu savoir si vous aviez des témoignages, des avis sur ces masters. Je suis en particulier preneur de toutes informations sur le parcours de physique fondamentale sur ce qu’on y fait, sur le contenu des cours et les débouchés que peuvent donner un tel master.
Je vais supposer que tu parles de physique quantique. C’est un très bon master et qui n’a pas vraiment d’équivalent en france. Le master de l’ENS Lyon étant bien plus proche de phy Thé que de phy Q (d’ailleurs chaque année des lyonnais vont à Ulm en quantique car il ne trouve pas leur bonheur sur lyon). Une formation se rapprochant un peu de phy Q serait le master de physique de toulouse qui propose des choses assez proches ou le master MPQ de diderot (mais qui est quand meme très différent quand on y regarde de près).

Pour le contenu des cours (tu as toutes ces infos sur le site): le grand avantage de la formation est que tu as une grande liberté dans le choix des cours (tu peux prendre des cours dans chaque parcours si la compatibilité horaire est assurée) ce qui te permet d’avoir des cours dans un grand nombre de domaine. Il n’y a pas une formation en france en physique qui te permet d’avoir un plus grand éventail de cours. Au premier semestre tu as (en physique quantique): seconde quantification de la physique quantique et** physique statistique hors équilibre** puis d’autres cours optionnels (au moins 3 à choisir). Le descriptif des cours est assez exhaustif sur le site.

Pour le deuxième semestre tu as le stage (qui débute en janvier). En sortant de phy Q tu es très bien reçu partout. C’est limite si on ne te déroule pas le tapis rouge que ca soit en ile de france ou en province. En province par exemple, il m’a suffit d’envoyer un mail avec mon cv pour etre pris pour un stage (avec thèse financée assurée derrière). Après pour les excellents labos c’est un peu plus compliqué mais dans l’ensemble tout le monde trouve un stage qui lui plait.

Après deux mois de stage, tu as le second semestre et le stage à mi temps. Là c’est la liberté totale (au moins 4 cours à choisir) pour les cours et tu as le choix entre de très nombreux domaines (physique quantique (atomes froids, optique quantique), phys des hautes énergies (modèle standard, QCD, théorie électrofaible), théorie de grande unification (théorie des cordes, introduction à la supersymétrie), modèle du big bang (cosmologie), supraconductivité, matière condensée (matière de dirac), etc.) Bref c’est noel avant l’heure. :smiley:

Les débouchés c’est en général une thèse de phys fonda ou appliquée. Typiquement environ 40% de la promo (à la louche) fini au LKB (le laboratoire de référence en physique quantique et l’un des tous tous meilleurs au monde), certains partent à l’étranger, dans d’autres labos de phys fonda ou au CEA. Ce master est fait pour continuer en thèse. Après ta thèse tu peux très bien bifurquer dans le privé ou continuer dans la recherche académique, tout dépendra des choix que tu auras fait (sujet de stage, missions doctorales, etc.)

Par ailleurs, connaissez vous d’autres formations équivalentes ou d’un niveau proche dans ces même domaines en France ou à l’étranger ? Si oui quels sont les cours qui y sont donnés, les débouchés, etc. … ?

Merci de vos réponses par avance
Comme dit plus haut, il n’y a pas de vrai équivalent de phy Q en france. Pour etre gentil on peut citer le MPQ de diderot ou le master de toulouse mais c’est quand meme à chaque fois un ou deux bons tons en dessous.

Dans le domaine de la physique quantique c’est vraiment la référence et il n’y a pas un laboratoire de physique quantique en france (sur ceux que je connais en tout cas et ca couvre un certain nombre de labos en ile de france ou en province) où il n’y a pas un certain nombre d’anciens de phy Q (en tant qu’élève ou enseignant) ce qui fait qu’il est très connu partout en france. Il est également extrêmement réputé (grace au niveau des étudiants sélectionnés et à la qualité et la diversité de la formation). En france, comme dit précédemment, il n’y a pas une formation aussi disciplinaire avec un aussi grand éventail de cours. A l’étranger, pour une formation classique en physique quantique, en europe il y a cambridge qui propose une excellente formation et s’appuie sur de très bons labo, l’allemagne doit surement en avoir une vu les chercheurs qui y sont (max bloch), de meme pour innsbruck en autriche.
Aux etats-unis, tu as le groupe harvard/mit qui est très actif en physique quantique donc leur formation au niveau graduate doit etre de grande qualité.

Pour finir je parlerais de la sélectivité un peu plus: il est rare qu’un ESPCI aille en phy Q ou en phy Thé (en moyenne environ 1 par an). Ceux que je connais étaient très bien classés (dans les deux trois premiers de la promo sans forcément bossé beaucoup) mais ont pour la plupart eu un peu de mal car la formation de l’ESPCI est loin d’etre aussi poussée en physique que les ENS ou les universités parisiennes. Mais rien d’insurmontable, juste du travail à fournir.

Si tu as d’autres questions n’hésite pas :grin:

Pour modérer un peu l’enthousiasme de van_fanel, je dirais que ce(s) master(s) doit beaucoup à son vivier de recrutement, à savoir Ulm et Polytechnique + les meilleurs de quelques autres formations. On n’échappe pas à notre système…

C’est comme en prépa, c’est pas parce qu’on intègre louis le grand qu’on va intégrer l’X.
Si on est dernier au master CFP, par exemple parce qu’on n’a pas le niveau technique pour suivre, les chances pour la bourse de l’ED sont compromises. Alors que si on torche dans un master un peu moins bourrin (genre nanosciences à Saclay, surement plein d’autres), on aura plus de chances pour la bourse.
Je peux vous dire qu’un CFP non normalien qui n’a pas les notes pour une bourse de thèse, ben on peut rien faire pour lui… (vu cette année)

A noter, le matière condensée de CFP est moins bourrin que théorique et MQ… et aussi un poil moins sélectif.

Sur les tapis rouges et la comparaison CFP/Lyon:
Effectivement on accueille les CFP à bras ouverts, mais cela concerne n’importe qui qui est payé pendant ses études et qui a un financement de thèse quasi automatique (parce qu’on a besoin de le payer ni en stage ni en thèse). Et même n’importe qui qui est capable d’avoir un financement de thèse, quel que soit son master.
Bien que venant du master de Lyon, effectivement moins centré sur la MQ, c’est très clairement moi qui ai choisi ma thèse et pas le labo qui m’a choisie (enfin je sais pas pour le LKB, j’ai pas essayé). Et ce alors que ma thèse c’est de la MQ expérimentale dans un groupe tout à fait respectable et que je n’avais pas des notes de folie en master (mais genre pas du tout).

Raphaëlle a écrit:

Pour modérer un peu l’enthousiasme de van_fanel, je dirais que ce(s) master(s) doit beaucoup à son vivier de recrutement, à savoir Ulm et Polytechnique + les meilleurs de quelques autres formations. On n’échappe pas à notre système…
A noter que je ne parlais que de phy Q et non des autres parcours. En particulier matière condensée et phys macro sont bien moins sélectifs que phy thé et phy Q et il existe des formations équivalentes voire meilleures que ces deux masters (rien qu’en ile de france il y a SMNO/nanomat pour la matière condensée et PTSC pour la phys macroscopique).
Et pour phy Q, c’est surtout des ulmites, le nombre d’X est assez anecdotique (1 ou 2 cette année, soit moins que le nombre de Cachanais, de Lyonais et d’universitaires).
C’est comme en prépa, c’est pas parce qu’on intègre louis le grand qu’on va intégrer l’X.
Si on est dernier au master CFP, par exemple parce qu’on n’a pas le niveau technique pour suivre, les chances pour la bourse de l’ED sont compromises. Alors que si on torche dans un master un peu moins bourrin (genre nanosciences à Saclay, surement plein d’autres), on aura plus de chances pour la bourse.
Je peux vous dire qu’un CFP non normalien qui n’a pas les notes pour une bourse de thèse, ben on peut rien faire pour lui… (vu cette année)
entièrement d’accord et ca ne contredit en rien mes propos. On en discutait d’ailleurs avec Corderaide sur un autre fil il y a quelques temps. Phy Q est un très bon master, très réputé, pas un accès garanti en thèse. Et cette année, même des normaliens de phy Q se sont retrouvés sans financement et n’ont donc pas de thèse pour l’an prochain. L’idéal étant d’etre classé dans les 10 premiers pour envisager très sereinement l’ED (cette année par exemple, pas mal de personnes nous ont indiqué que pour certaines ED les dés étaient déjà plus ou moins jetés avant les auditions)
A noter, le matière condensée de CFP est moins bourrin que théorique et MQ… et aussi un poil moins sélectif.
matière condensée et phys macro ne bénéfie clairement pas du meme prestige que phy Q et phy thé (et sont moins sélectifs). Par contre dire qu’il est moins bourrins que phy Q ca dépend. Dire que phy thé est bourrin ok (notamment à cause du programme l’UE de TQC obligatoire qui est bien hardcore) par contre pour les autres parcours ca dépend beaucoup des UE optionnels que l’étudiant choisit. Des élèves de phy Q qui se font un programme très tranquille, il y en un nombre non négligeable.
Sur les tapis rouges et la comparaison CFP/Lyon:
le tapis rouge ne concernait que phys Q, pas les autres parcours (phy thé dans une certaine mesure). En revanche, il ne s’agissait nullement d’une comparaison avec lyon.
Effectivement on accueille les CFP à bras ouverts, mais cela concerne n’importe qui qui est payé pendant ses études et qui a un financement de thèse quasi automatique (parce qu’on a besoin de le payer ni en stage ni en thèse). Et même n’importe qui qui est capable d’avoir un financement de thèse, quel que soit son master.
euh phy Q contient pas mal d’étudiants non normaliens ou polytechniciens (des universitaires mais aussi des ulmites non normaliens ou des magistériens de lyon par exemple) et ceux ci ont autant de facilités à être accepté. Idem pour phy thé.
Bien que venant du master de Lyon, effectivement moins centré sur la MQ, c’est très clairement moi qui ai choisi ma thèse et pas le labo qui m’a choisie (enfin je sais pas pour le LKB, j’ai pas essayé). Et ce alors que ma thèse c’est de la MQ expérimentale dans un groupe tout à fait respectable et que je n’avais pas des notes de folie en master (mais genre pas du tout).
ca ne m’étonne pas. Le master de lyon est quand meme bien réputé (deuxième master de france en phy théorique quand meme :grin: ). Pour le LKB, ce n’est pas parce que de nombreux phy Q y font leur thèse, que des étudiants venant d’autres formations n’ont aucune chance d’y accéder.

Tout d’abord merci à tous pour vos réponses aussi longues et inspirées
Kiwai10 a écrit:

La recherche t’intéresse ?

Très clairement c’est pour ça que j’ai fait l’ESPCI d’ailleurs (je n’étais pas admissible aux ENS)
Pater a écrit:

MP* : une orientation originale pour l’ESPCI avec j’imagine l’idée déjà de faire dans la physique théorique
Dommage c’est pas forcément vrai, j’aime aussi beaucoup manipulé de temps en temps (c’est mon coté ESPCI qui ressort). Par contre il est vrai que je suis très intérressé par la théorie (je fais actuellement un stage d’analyse théorique de phénomènes quantiques dans un labo industriel à l’étranger) et par le physique fondementale. D’où mes questions sur le master CFP.

Merci beaucoup à van-fanel et à Raphaëlle pour leurs précisions !

Je me demande quand même si le parcours de physique théorique n’est pas un peu handicapant pour l’avenir (difficulté trouver une thèse , labos, …) et sur quels sujets ont peu bien être amené à travailler au quotidien après un tel master.

Par ailleurs, j’adore la mécanique quantique et la physique des particules/de la matière mais je suis aussi très intrigué et passionné par la possibilité de décrire le mondes et les phénomènes qui nous entourent simplement à partir de quelques équations/théories. Je n’ai cependant pour l’instant que peu (pour ainsi dire pas ) de de connaissances académiques en relativité, théories des cordes, des symétries etc et je n’arrive pas bien à me représenter la difficulté dans l’apprentissage de ces théories et dans leur compréhension. Pourriez vous me donner une idée de cette difficulté ? Est ce que l’on peut être dégoutté par l’aspect purement formel de ces cours ou reste -t-il une composante physique forte (je ne veux pas faire de la physique quasi purement mathématique où on bourrine les calculs mais plutôt quelque chose où on travail les modèles et les théories en utilisant leur interprétations physiques pour décrire/comprendre/analyser les phénomènes)

Quel parcours vous semble le plus correspondre à mon profil ?

Enfin avez vous eu des échos du masters « Dispositifs Quantiques » de l’X ?

van_fanel a écrit:


Merci des précisions.
Je ne faisais que donner un contre point de vue, pour nuancer un peu, mais effectivement mes infos sont beaucoup moins précises :wink:
van_fanel a écrit:

Bien que venant du master de Lyon, effectivement moins centré sur la MQ, c’est très clairement moi qui ai choisi ma thèse et pas le labo qui m’a choisie (enfin je sais pas pour le LKB, j’ai pas essayé). Et ce alors que ma thèse c’est de la MQ expérimentale dans un groupe tout à fait respectable et que je n’avais pas des notes de folie en master (mais genre pas du tout).
ca ne m’étonne pas. Le master de lyon est quand meme bien réputé (deuxième master de france en phy théorique quand meme :grin: ). Pour le LKB, ce n’est pas parce que de nombreux phy Q y font leur thèse, que des étudiants venant d’autres formations n’ont aucune chance d’y accéder.
Mon point, c’est de relativiser l’importance du master. Je pense que c’est moins une question de master que de normalien (=financement) ou pas…
Et cette année, même des normaliens de phy Q se sont retrouvés sans financement et n’ont donc pas de thèse pour l’an prochain.
Ca concerne beaucoup de normaliens?
J’ai entendu parlé d’un cas comme ça (cette année), mais apparemment c’était plus un pb administratif qu’autre chose…

Ciou a écrit:

Je me demande quand même si le parcours de physique théorique n’est pas un peu handicapant pour l’avenir (difficulté trouver une thèse , labos, …) et sur quels sujets ont peu bien être amené à travailler au quotidien après un tel master.

Par ailleurs, j’adore la mécanique quantique et la physique des particules/de la matière mais je suis aussi très intrigué et passionné par la possibilité de décrire le mondes et les phénomènes qui nous entourent simplement à partir de quelques équations/théories. Je n’ai cependant pour l’instant que peu (pour ainsi dire pas ) de de connaissances académiques en relativité, théories des cordes, des symétries etc et je n’arrive pas bien à me représenter la difficulté dans l’apprentissage de ces théories et dans leur compréhension. Pourriez vous me donner une idée de cette difficulté ? Est ce que l’on peut être dégoutté par l’aspect purement formel de ces cours ou reste -t-il une composante physique forte (je ne veux pas faire de la physique quasi purement mathématique où on bourrine les calculs mais plutôt quelque chose où on travail les modèles et les théories en utilisant leur interprétations physiques pour décrire/comprendre/analyser les phénomènes)

Quel parcours vous semble le plus correspondre à mon profil ?

Enfin avez vous eu des échos du masters « Dispositifs Quantiques » de l’X ?
Je vais donner mon avis très personnel, qui ne concerne que l’enseignement que j’ai eu à Lyon :
Après la prépa, j’étais convaincue de vouloir faire de la physique théorique, Astrophysique etc.
En L3, j’ai eu le cours de relativité (restreinte), et là je me suis dit que j’y comprenais vraiment rien (au sens où je n’arrivais pas à me faire une représentation des choses), et du coup ce n’était que des calculs. Franchement, au niveau de la physique, j’en ai appris autant qu’en lisant science et vie junior. Mais j’imagine que tu as dû toi aussi avoir un cours de relat restreinte?
Puis j’ai eu des cours de maths, j’imagine pour préparer à la relativité générale et tout ça, ça m’a ennuyée et je n’avais pas la motivation pour les apprendre sérieusement (c’était cours de maths = pas de physique).
Du coup, en M2, j’avais abandonné depuis longtemps l’idée de faire de la physique mathématique/théorique etc. Mais j’ai quand même tenté d’aller au cours de TQC (théorie quantique des champs). Malheureusement, c’était fait par un gars de physique mathématique, c’est à dire un gars qui me semblait plus intéressé à nous apprendre de la technique que de la physique (ou alors je n’ai pas su voir la physique, c’est possible aussi). Pour donner une idée, pendant ma scolarité on a dû m’enseigner une dizaine de manières différentes de résoudre un oscillateur harmonique, de la manière la plus compliquée possible. C’est cool, mais pour la physique, bof.
Bref, j’ai arrêté rapidement.

Le problème de ces cours il me semble, c’est que si on n’est pas mega au taquet sur la technique, on se focalise dessus et on n’arrive pas à voir la physique. Du coup, c’est souvent pas facile d’y aller en touriste, pour voir ce que c’est.

Donc à la question peut-on être dégouté par l’aspect formel des cours, je dis OUI! :grin:
Mais j’imagine on peut aussi ne pas l’être…

Sur les débouchés du master physique théorique, tu dis que ça pourrait être handicapant, je ne pense pas. Quand tu es capable de faire physique théorique, tu t’adapteras à tout y compris à l’expérimental. Surtout si tu viens de l’ESPCI, on sait que tu es quelqu’un qui sait ce que c’est des manips. Par contre, faut survivre au M2 :grin:

Si tu hésites en théorie et expérimental, je dirais que le CFP de MQ est le mieux. Si tu n’es pas pris, matière condensée doit aussi le faire, il y a pas mal d’options communes avec MQ…

MAster dispositif quantique : je connais pas spécialement, j’ai plus entendu parler de celui de nanophysique. A priori c’est bien, mais plus pour les expérimentateurs (donc, d’après la nomenclature française : moins de théorie = moins de prestige)

Raphaëlle a écrit:

Mon point, c’est de relativiser l’importance du master. Je pense que c’est moins une question de master que de normalien (=financement) ou pas…

Ca concerne beaucoup de normaliens?
J’ai entendu parlé d’un cas comme ça (cette année), mais apparemment c’était plus un pb administratif qu’autre chose…
en physique quantique, il y a eu (parmi ceux que je connais) deux cas pathologiques parmi les normaliens: un ulmite et un cachanais. Pour le cachanais il y a eu un problème avec le directeur de thèse (situation vraiment exceptionnelle il a pas eu de bol) malgré l’attribution d’un financement par cachan mais après pas mal de sueurs froides ca s’est arrangé grâce à l’administration de Cachan. Pour l’ulmite, il s’agissait (selon lui mais aucune confirmation officielle) d’un problème administratif venant d’ulm. Cependant, d’une il a finalement été rejeté par l’ED et de deux beaucoup pensent (personnellement je n’ai pas d’avis la dessus) que compte tenu de ses résultats il ne pouvait malheureusement pas espérer avoir une AMN. Sachant qu’il y avait environ 15 normaliens (toutes ENS comprises) ca ne représente qu’une minorité.
Mais cela est aussi dû à la baisse des contrats doctoraux alloués par l’état. Cette année, la différence a été assez violente et même des masters qui d’habitude placent >90% d’étudiants en thèse (physique quantique d’ICFP ou NPAC) ont eu pas mal de problèmes. D’ailleurs cette année, tous les parcours d’ICFP ont eu des problèmes pour caser des étudiants avec des résultats en M2 trop justes :confused: .
Ciou a écrit:
Tout d’abord merci à tous pour vos réponses aussi longues et inspirées

Merci beaucoup à van-fanel et à Raphaëlle pour leurs précisions !

Je me demande quand même si le parcours de physique théorique n’est pas un peu handicapant pour l’avenir (difficulté trouver une thèse , labos, …) et sur quels sujets ont peu bien être amené à travailler au quotidien après un tel master.
Je suis en gros complétement d’accord avec Raphaëlle mais je vais essayer d’apporter quelques infos supplémentaires. :blush:

faire une thèse de physique théorique (enfin surtout des postdocs) est bien plus handicapants que faire le M2 de physique théorique. C’est plus difficile de repiquer vers le privé (surtout si on a aucune expérience de l’industrie). Pour les débouchés d’après masters:
la plupart (tu t’en doutes bien) se lancent dans une thèse. En général, en physique des particules (théorique ou en phénoménologie: étude du modèle standard, faire le lien entre la théorie et les expériences du CERN, etc.), cosmologie (modèle du big bang), relativité générale, physique statistique ou physique au delà du modèle standard (théorie des cordes, boucles, etc.).

Maintenant plusieurs bémols:
-il y a très peu de postes de permanent (que ca soit en france ou à l’étranger) en physique théorique. En moyenne pour les très bons qui obtiendront un poste il faut compter 5 à 6 années de postdocs (=enchainer des CDD mal payés de 1 ou 2 ans chacun) avant d’etre recruté comme permanent. Ca veut dire (en comptant les trois ans de thèses) quatre changements de postes avec tout ce qui va avec (changer d’endroit tous les deux ans, ne jamais pouvoir faire de plans pour l’avenir, l’inquiétude qui va avec la précarité de son poste, ne pas forcément pouvoir développer de vie de famille (pas évident quand on change d’endroit tous les deux ans) et ne pas faire d’achat immobilier (acheter une maison avec un prêt sur 20 ans pour y vivre 6 mois/1 an ca ne vaut pas vraiment le coup) :frowning:. Ca peut aussi poser problèmes pour la cotisation pour la retraite par exemple ). Tout ca est à prendre en compte, sachant que pour ceux qui n’ont pas la chance d’etre recruté comme permanent la situation est encore plus critique (à moins d’aller aux etats-unis où on peut trouver des contrats de plusieurs années (6-7 ans));

-il faut etre bien classé pour avoir une thèse. Le responsable de physique théorique (Bilou pour les intimes :grin: ) a prévenu la promo dès le début d’année qu’il fallait viser le 14 de moyenne (ce qui correspond au TOP 10 en gros) pour espérer raisonnablement une bourse (sachant que pour l’ensemble de la promo il n’y en aurait à priori que 4 (+ ou -1) :open_mouth: ). Ca s’est confirmé cette année: tous les mals (trop moyennement) classés n’ont pas eu de bourses et étaient (fin juin en tout cas) à la recherche d’une solution de secours (autre master, thèse à l’étranger, thèse financée, etc.).

Par ailleurs, j’adore la mécanique quantique et la physique des particules/de la matière mais je suis aussi très intrigué et passionné par la possibilité de décrire le mondes et les phénomènes qui nous entourent simplement à partir de quelques équations/théories.

Je n’ai cependant pour l’instant que peu (pour ainsi dire pas ) de de connaissances académiques en relativité, théories des cordes, des symétries etc
la relativité restreinte est faite en L3-M1, le principal problème est la compréhension de la physique qu’il y a derrière. Le formalisme et les maths est plutot facile à saisir.
La relativité générale est un ton au dessus et peut etre assez moche (géométrie différentielle) mais ca se fait avec un peu de travail pour devenir à l’aise avec les concepts.

Symétries (=théorie des groupes): c’est niveau M1-M2 et là ca devient déjà plus compliqué. Les maths qu’il y a derrière sont moins triviales (algèbre de Cartan, de Lie et compagnie ca peut commencer à devenir vraiment moche).
Théorie des cordes: niveau fin de M2 de physique théorique. là c’est bien bien bourrin. Après il y a tout un foin autour de la théorie des cordes alors que ce n’est qu’une théorie à la marge de la physique et qui pour l’instant n’est meme pas une théorie physique (au sens de falsifiable).

et je n’arrive pas bien à me représenter la difficulté dans l’apprentissage de ces théories et dans leur compréhension. Pourriez vous me donner une idée de cette difficulté ?
pour la relativité (restreinte et générale) un apprentissage en autodictate est selon moi possible (il y a plusieurs bons cours en ligne qui donnent des bases très solides. Le tout est de ne pas être rebuté par le formalisme. La théorie des groupes, c’est quand même un sacré morceau et ca nécessite selon moi bien plus de travail et d’investissement. Les cordes par contre c’est une tout autre paire de manches. D’une part parce qu’à une époque c’était cool de faire des cordes. Résultats il y a une tripotée de références écrites par des centaines d’auteurs différents qui bien souvent ne maitrisent pas totalement les maths qu’il y a derrière. Du coup, difficile de trouver des cours clairs, précis et corrects. Tu trouves vraiment de tout et n’importe quoi en cordes. D’autre part, c’est un domaine extrement spéculatif (aucune prédiction physique vérifiable) et par conséquent, les chercheurs partent dans toutes les directions et aucun moyen de savoir par où commencer son apprentissage. Le cours de corde d’ICFP (communs à tous les parcours) est assez horrible et beaucoup l’abandonnent ou le prennent en option facultative.
Est ce que l’on peut être dégoutté par l’aspect purement formel de ces cours ou reste -t-il une composante physique forte (je ne veux pas faire de la physique quasi purement mathématique où on bourrine les calculs mais plutôt quelque chose où on travail les modèles et les théories en utilisant leur interprétations physiques pour décrire/comprendre/analyser les phénomènes)
oui il est possible de sortir d’un cours en étant écœuré par tout le formalisme. Certains cours d’ICFP ressemblent vraiment à des cours de maths et il faut s’accrocher pour voir la physique derrière. Mais ca dépend vraiment de chacun. Par exemple moi ce que je faisais (depuis le M1) c’est qu’à chaque cours assez mathématique, je lisais en parallèle un livre de vulgarisation sur le sujet. Ca permet de comprendre les concepts qu’il y a derrière tout le formalisme, d’encrer ce qu’on fait en cours dans le réel et de voir où l’on va arriver.
Quel parcours vous semble le plus correspondre à mon profil ?
je dirais physique quantique sans hésiter. A mon humble avis, tu auras trop de lacunes pour le parcours de physique théorique (on fait peu de relat et de théorie des groupes à l’ESPCI) et en plus celui-ci est quand meme assez coloré hautes énergies. Avec physique quantique, tu as au moins 3 options à choisir toi meme, ca te permet de te faire un parcours avec la coloration que tu veux. Par exemple, en suivant l’UE de théorie quantique des champs de physique quantique et en faisant juste un peu (les bases) de théorie des groupes tu pourras sainement suivre les cours de physique des particules/hautes énergies du second semestre (modèle standard, interaction électrofaible, chromodynamique quantique) tout en ayant eu les bases nécessaires pour les autres domaines (supraconductivité, atomes froids, optique quantique, matière de dirac, etc.). Pour le peu que tu travailles un peu la RG de ton coté (cette fois ci juste les basounettes meme pas les bases) tu peux aussi suivre le cours de cosmologie sans problèmes. Pour l’UE de cordes, dans tous les cas peu importe le parcours je la conseillerais en optionnel peu importe le parcours que tu prends.

Après je conseillerais plutot: matière condensée puis théorique puis physique des liquides.

Enfin avez vous eu des échos du masters « Dispositifs Quantiques » de l’X ?
Il s’agit en fait du master de diderot et non de l’X. C’est le master MPQ dont je parlais dans mon précédent post :sunglasses: (ils ont juste changé de nom récemment (l’an dernier je crois) :wink: )

PS: si tu souhaites des cours de relativité, théorie des groupes ou physique quantique pour compléter la formation de l’ESPCI pour arriver avec toutes les bases nécessaires pour débuter ICFP théorique ou quantique n’hésite pas à demander.

PPS: des discussions concernant physique théorique d’ICFP: forums.futura-sciences.com/orien … sique.html

forums.futura-sciences.com/orien … rique.html

(un ESPCI intéréssé par la physique théorique): forums.futura-sciences.com/orien … rique.html

PPPS: cette année un étudiant de l’ESPCI (d’origine brésilienne il me semble) à fait le parcours de physique théorique. Tu peux essayer de le contacter pour savoir ce qu’il en a pensé.

Merci beaucoup à vous deux ! Vous me confortez dans mon idée initiale de candidater principalement au master de PQ qui me semble effectivement plus adapté à ce que je veux faire.

Par ailleurs, peut on facilement et légitimement candidater à plusieurs parcours du CFP et le justifier ?

Encore une petite question, j’ai vu de l’UPMC proposé aussi le master CFP, je suppose que c’est le même et que les candidaatures/étudiants sont les mêmes.

PS: si tu souhaites des cours de relativité, théorie des groupes ou physique quantique pour compléter la formation de l’ESPCI pour arriver avec toutes les bases nécessaires pour débuter ICFP théorique ou quantique n’hésite pas à demander.
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Je suis tout à fait preneur (ça va éventuellement m’occuper pendant mes soirées de mes 6 mois de stage à l’étranger) !! Merci beaucoup

Ciou a écrit:

Merci beaucoup à vous deux ! Vous me confortez dans mon idée initiale de candidater principalement au master de PQ qui me semble effectivement plus adapté à ce que je veux faire.

Par ailleurs, peut on facilement et légitimement candidater à plusieurs parcours du CFP et le justifier ?
tout à fait. La candidature se fait en ligne et on te demande de lister les parcours qui t’interessent par ordre de préférence donc aucun problème pour candidater à plusieurs parcours.
Encore une petite question, j’ai vu de l’UPMC proposé aussi le master CFP, je suppose que c’est le même et que les candidaatures/étudiants sont les mêmes.
Oui oui c’est le même master. Il est piloté par Ulm mais il existe plusieurs établissements partenaires (paris VI, VII et XI et l’X). La candidature est la même (il faut postuler sur le site de l’ENS) et une fois admis tu peux t’inscrire dans n’importe quel établissement (sauf si tu étais déjà étudiant d’un des établissements partenaires).
Je suis tout à fait preneur (ça va éventuellement m’occuper pendant mes soirées de mes 6 mois de stage à l’étranger) !! Merci beaucoup
En général on arrive toujours à s’occuper le soir pendant les stages :smiley: Mais comme on ne sait jamais:

Relativité restreinte: c’était/c’est le cours qui était/est dispensé à Ulm et à Jussieu. Il suffit largement pour aborder la théorie quantique des champs d’ICFP. Les parties 3, 4 et 5 sont les plus importantes si tu n’as pas vu les notations d’Einstein (indispensable en théorie des champs et en relativité générale) cqed.org/IMG/pdf/m1tcc.pdf

mécanique quantique: l’ancien cours d’Ulm et de Jussieu. C’est un très bon cours et l’auteur (Claude Aslangul) a écrit des bouquins de mécanique quantique (deux tomes plus un tome d’exercices corrigés), qui sont des excellentes références (avec le Tannoudji et le Sakurai). Je trouve ce cours très bon mais contrairement aux références de relativité il nécessite d’avoir déjà eu un cours d’introduction à la physique quantique: jontrot.free.fr/docs/Physique-qu … itrise.pdf
un autre cours (mais que je trouve personnellement moins bon): eleves.ens.fr/home/bolgar/M% … ntique.pdf.
Pour aller plus loin et voir quelles sont les applications de la physique quantique (en physique des solides, physique atomique, etc.): phys.ens.fr/cours/cours-mip/MagL6Complet.pdf (mais ce n’est clairement pas un cours nécessaire)

symétrie en physique et introduction à la théorie des groupes :la référence internationale dans le domaine/ Jean Bernard Zuber lpthe.jussieu.fr/~zuber/Cour … e-2014.pdf

Pour la culture (et aller un peu plus loin que la relativité restreinte):

Relativité générale: cours d’introduction de niveau M1 www2.iap.fr/users/blanchet/images/coursRG.pdf

Génial merci beaucoup !

Tiens, j’allais créer un topic pareil pour le même master :smiley:

J’ai lu les posts de van_fanel et de Raphaelle, du coup je vous dis merci aussi. Par contre je me demandais, le master CFP avec la thématique matière condensée est-il adapté pour quelqu’un qui veut faire de la PhyStat ? Notamment pour enchaîner avec une thèse en PhyStat…
Je trouve justement que ce master (master.physique.upmc.fr/fr/m2/sc/msa.html) me convient mieux que le CFP niveau cours, mais je crains qu’il soit plus difficile de trouver une thèse dans un bon labo, avec un bon encadrement et avec financement après.
Quels bons tuyaux pour la physique statistique ?

Someone1348 a écrit:

Tiens, j’allais créer un topic pareil pour le même master :smiley:

J’ai lu les posts de van_fanel et de Raphaelle, du coup je vous dis merci aussi. Par contre je me demandais, le master CFP avec la thématique matière condensée est-il adapté pour quelqu’un qui veut faire de la PhyStat ? Notamment pour enchaîner avec une thèse en PhyStat…
Il y a effectivement quelques élèves qui font une thèse en phy stat (au LPS par exemple) en sortant de mat cond mais honnetement je ne pense pas que ca soit le plus adapté. Phy thé et Phys macro me semblent bien plus adaptés (en prenant le cours de théorie statistique des champs au premier semestre :smiling_imp: )
Je trouve justement que ce master (master.physique.upmc.fr/fr/m2/sc/msa.html) me convient mieux que le CFP niveau cours, mais je crains qu’il soit plus difficile de trouver une thèse dans un bon labo, avec un bon encadrement et avec financement après.
ce parcours du master de systèmes complexes est plus appliqué que ICFP ou que le parcours PTSC de systèmes complexes (ca ne veut pas dire moins bien attention). Ainsi il n’est pas rare que des étudiants aillent directement dans le privé ou fassent une thèse CIFRE.
Pour les thèses. C’est quand meme un bon master (meme si le niveau moyen des étudiants sera plus bas qu’en quantique ou théorique) et vu les responsables (Martine Ben Amar et surtout Emmanuel Trizac ont également des responsabilités à ICFP) je me ferais pas trop de souci.
Quels bons tuyaux pour la physique statistique ?
j’aurais en effet tendance à d’abord conseiller phys macroscopique d’ICFP (et phy thé meme si phy thé est assez connoté hautes énergies (au sens large)) ou systèmes complexes (PTSC et MSA) plutôt que matière condensée. Pour te faire une idée des débouchés tu peux consulter les sujets de stages/thèses proposés pour chaque parcours (liste non exhaustive bien entendu mais ca donne une idée):
par exemple pour physique théorique: stagescfp.phys.ens.fr/consult.php?parc=00001
pour physique macro ca doit être stagescfp.phys.ens.fr/consult.php?parc=00005 mais vu que le site ne marche pas actuellement pas moyen de vérifier :frowning:

pour systèmes complexes: master.physique.upmc.fr/fr/m … hese2.html

EDIT: après avoir consulté les propositions de thèses du master de SC, j’aurais tendance à conseiller ICFP. En effet, on ne voit à priori aucune proposition émanent des laboratoires de physique théorique ( orsay: ipht.cea.fr/Phocea-SPhT/ast_visu … id_ast=109 par exemple) alors qu’on y fait de la très belle phy stat (pour ceux qui aiment la phy stat :grin: )

Merci beaucoup van_fanel :slight_smile: pourvu que l’ENS règle ses problèmes de serveur :wink:
Heureusement j’ai encore quelques mois pour choisir et pour parler avec des profs !

Je trouve qu’il manque un bon site référençant et classant les masters de manière générale

Tu fais pas une thèse au CEA finalement Ciou?

pcjanson a écrit:

Tu fais pas une thèse au CEA finalement Ciou?
Euh tu dois confondre avec quelqu’un d’autre je pense :slight_smile:. J’ai encore 2 ans avant la thèse !