Maths (et glande) en école

Je cherche pas à appliquer mes connaissances en maths, je veux faire des études qui me passionnent. Si ça mène seulement à un métier pipo dénué de sciences, ça ne me dérange pas vraiment.

Parce que pour ne rien vous cacher, j’ai clairement autre chose à foutre de ma vie que de taffer encore 3 ans au lieu de profiter de ma jeunesse. Là encore j’ai le sentiment (peut être faux) que ça va jouer à l’encontre de l’X et des ENS, où il faut continuer de bosser encore pas mal. Qu’en est-il des autres écoles?
Donc si je comprends bien et caricature un peu tu veux faire des études de maths qui te passionnent mais attention, en ayant autre chose à faire que bosser en dehors des cours parce qu’on n’est pas jeune toute sa vie, et en se foutant un peu du job qui suit tant qu’il n’y a pas de physique (avec usage intensif du mot « pipo » dont on se demande un peu la signification qu’il a pour toi. S’agit-il d’un job où l’on ne résout pas quotidiennement des EDP ?). Ah oui, et étudier à Paris c’est la classe :sunglasses:

Au final, ça mériterait un peu plus de réflexion, parce que j’ai bien du mal à croire que quelqu’un qui veuille à tout prix faire des études passionnantes soit à ce point blasé et désintéressé de l’activité qui l’occupera à plein temps (oui parce qu’en école c’est plutôt du mi temps. Au final si les cours ne sont pas tous intéressants, il reste énormément de temps libre pour approfondir ce qu’on aime ou alors il y a la possibilité de sécher des cours…) pendant les premières années suivant l’obtention de son diplôme. Ou plutôt, j’ai du mal à croire que dans 2 ou 3ans tu seras désintéressé, alors peut être vaudrait-il mieux que dès maintenant tu te poses plus de questions sur ce que peut représenter un « job pipo », parce que tu donnes l’impression de croire que tous les « jobs pipo » sont à mettre dans le même sac.
Downham a écrit:

Du coup les écoles que j’avais déjà repérées et que vous me citez qui semblent me correspondre seraient :
-Mines de Paris (plus généraliste mais prestigieuse et c’est dans le 5ème :grin: )
-Ponts (apparemment ils ont une filière maths appliquées/info qui pourrait être top si la finance ne me plait pas :wink: )
-Supélec
-Télécom Paris
-ENSTA (ça me semblait plus orienté vers de la physique appliquée, bienque relativement géneraliste n’est-ce pas?)
-ENSAE
-ENSIMAG
-Les Centrales (ça ne dépend pas de laquelle?)

@Piroud : effectivement l’ENSIMAG correspond bien à mon projet, mais pour des raisons de prestige je lui préfèrerais Télécom Paris qui semble être du même style, en mieux (et dans Paris!)
Et justement, à part l’ENSIMAG et Télécom, quelles écoles pourrait on qualifier d’« école d’informatique »? Supélec rentre-t-elle dedans?
Je ne vois pas pourquoi tu ne mets pas l’ECP dans ta liste vu les autres écoles que tu y mets alors qu’à l’ECP tu as la possibilité de ne plus faire un seul cours de physique à partir de la fin de la première année et que même en première année, assister aux cours de physique est facultatif. Les Ecoles Centrales, comme les jobs, ne sont pas à mettre dans le même panier. Elles proposent toutes des cursus et des cours différents, et l’ECP est notoirement un cran au dessus du point de vue des recruteurs qui cherchent des gens généralistes.

Typiqement, tu auras le même ordre de grandeur de cours de physique aux mines de Paris ou à l’ECP ou à l’ENSTA dans leurs troncs communs.

Retard a écrit:

Les Ecoles Centrales, comme les jobs, ne sont pas à mettre dans le même panier. Elles proposent toutes des cursus et des cours différents
Ouais enfin ça c’est un peu à nuancer quand même, les options sont assez proches les unes des autres dans les 5 Centrales françaises, on a une bonne partie des accords de double diplôme en commun, sans compter la mobilité possible dans une autre Centrale en 3A.

Masselotte a écrit:

[quote=« Retard »]
Les Ecoles Centrales, comme les jobs, ne sont pas à mettre dans le même panier. Elles proposent toutes des cursus et des cours différents
Ouais enfin ça c’est un peu à nuancer quand même, les options sont assez proches les unes des autres dans les 5 Centrales françaises, on a une bonne partie des accords de double diplôme en commun, sans compter la mobilité possible dans une autre Centrale en 3A.
[/quote]
Les options sont du grand classique des écoles généralistes : info, maths app, énergie, bio, btp… qu’on retrouve dans les centrales comme dans d’autres écoles.
Les écoles paristech ont aussi une stratégie de groupe, ça n’empêche pas la différence.

Retard a écrit:

Les Ecoles Centrales, comme les jobs, ne sont pas à mettre dans le même panier. Elles proposent toutes des cursus et des cours différents, et l’ECP est notoirement un cran au dessus du point de vue des recruteurs qui cherchent des gens généralistes.
L’ECP est un cran au-dessus pour certains secteurs très élitistes (dans lesquels vont 5% d’une promo de l’ECP); pour le reste, un recruteur ne fait la différence entre un ECP et un ECx uniquement sur le salaire d’embauche (et encore). Il y a même des secteurs (audit financier chez EY, conseil en SI chez Accenture ou data science) où un Centrale Lille aura plus de chances qu’un ECP :wink:
Il y a peu de différences entre la formation d’un centralien passé par l’ECP ou passé par l’ECx (le cursus de formation est harmonisé entre les Centrales). La principale différence c’est la qualité du réseau ECP, où le top management est plus représenté (mais une école comme l’ECLi n’a pas à rougir, avec des DG/PCA d’entreprises comme le CIC, Essilor ou encore Europcar).

On ne va pas épiloguer sur des pages, mais je ne suis pas vraiment d’accord :

C’est sûr que quelqu’un qui a suivi une formation en data analysis comme c’est possible à l’ECl part avec un avantage pour un poste de data scientist sur quelqu’un qui n’a jamais eu de cours à ce sujet (c’est d’ailleurs une différence entre les formations de ces deux écoles), et pour Accenture, je n’ai vraiment pas le ressenti que les ECl ont eu plus de chances que moi. (Après c’est sûr que si on demande à un senior manager qui vient de Centrale lille qui il préfère… :grin: )

Pour le cran au dessus, il y a quand même un certain nombre de groupes qui proposent (pas toujours de manière « publique ») des graduate program ou équivalents pour lesquels l’ECP partira avec un avantage parce que diplômé d’une école cible. De même pour de nombreuses sortes de conseil (ie je ne parle spécialement de BCG que je ne connais) où vu que les consultants sont vendus au client CV à l’appui, avoir un JD ECP fait meilleure impression qu’avoir un JD centrale lille.
Et bien évidemment, il y a aussi le salaire à l’entrée qui n’est pas si anodin que ça vu que les augmentations quand il y en a sont ensuite généralement indexées dessus.

Alors que au contraire, je ne partirais pas du principe que l’avantage de l’ECP est d’avoir plus de top managers puisque les top managers de grands groupes représentent une population très réduite dans laquelle pas mal de gens se sont payés un diplôme annexe :smiley:

Après, il est bien évident que tout ça reste un choix de riche et que ça reste deux écoles qui permettent de belles carrières…

Retard a écrit:

On ne va pas épiloguer sur des pages, mais je ne suis pas vraiment d’accord :

C’est sûr que quelqu’un qui a suivi une formation en data analysis comme c’est possible à l’ECl part avec un avantage pour un poste de data scientist sur quelqu’un qui n’a jamais eu de cours à ce sujet (c’est d’ailleurs une différence entre les formations de ces deux écoles), et pour Accenture, je n’ai vraiment pas le ressenti que les ECl ont eu plus de chances que moi. (Après c’est sûr que si on demande à un senior manager qui vient de Centrale lille qui il préfère… :grin: )

Pour le cran au dessus, il y a quand même un certain nombre de groupes qui proposent (pas toujours de manière « publique ») des graduate program ou équivalents pour lesquels l’ECP partira avec un avantage parce que diplômé d’une école cible. De même pour de nombreuses sortes de conseil (ie je ne parle spécialement de BCG que je ne connais) où vu que les consultants sont vendus au client CV à l’appui, avoir un JD ECP fait meilleure impression qu’avoir un JD centrale lille.
Et bien évidemment, il y a aussi le salaire à l’entrée qui n’est pas si anodin que ça vu que les augmentations quand il y en a sont ensuite généralement indexées dessus.

Alors que au contraire, je ne partirais pas du principe que l’avantage de l’ECP est d’avoir plus de top managers puisque les top managers de grands groupes représentent une population très réduite dans laquelle pas mal de gens se sont payés un diplôme annexe :smiley:
kissékalaplugross? c’est retard!

Downham a écrit:

Je m’oriente plus vers de l’informatique, éventuellement de la finance quand j’aurais compris en quoi ça consiste réellement, d’où aussi mon intérêt pour des cours pipos.
Euh sans blague, j’ai l’impression que l’ENS irait juste parfaitement. Faut arrêter de croire que l’on ne peut faire que prof ou chercheur à la sortie. Très particulièrement en info (encore avant-hier on avait toute une journée avec des grosses boites d’informatique qui venaient pavaner en file indienne pour essayer de nous donner envie d’aller chez eux).
Après y’a un cursus finance après quelques années, et crois moi, je ne pense pas que les mecs qui y sont vont ensuite bosser pour l’état (sauf ceux des corps).
Bref, stop aux préjugés please.

L X pour toi serait vraiment top je pense si tu ratés cette année le concours essaye 5/2 qui sait ?
Tu vas pouvoir à partir De la 2À abandonner physique,chimie,SI…et même en première année il n y a qu un cours de physique et c est physique statistique donc beaucoup de maths !

dans ce cas là autant aller à supélec plutôt que de faire 5/2 pour aller dans une école qui te fait perdre un an de plus…

@Retard:

  • tu parles de BCG et du conseil en strat qui représente une population infime d’une promo ECP (un Centrale Lille sec a même été pris chez McKinsey il y a pas longtemps, tu vois :wink:)
  • pour les graduate program: encore tu parles de cas particuliers comme si c’était une généralité; combien d’ECP sont partis en GP sur ta promo? Tu verras, c’est un nombre négligeable.
  • pour le salaire d’embauche: ce n’est pas une généralité (mais certaines grilles à niveau d’expérience égale sont plus favorables à l’ECP), et les augmentations sont généralement indexées plus sur ta performance (et ta capacité à gérer la politique :grin:), et ça on l’apprend aussi bien à l’ECP qu’à l’ECLi :wink:
  • oui je maintiens que la différence fondamentale entre ECP et ECx c’est la qualité du réseau des anciens non les cours

Le « cran au-dessus » c’est de la pure fiction créée par la sphère dans laquelle tu évolues. C’est comme dire que l’X est un cran au-dessus de l’ECP. Et oui l’ECP est ‹ un cran au dessus › des ECx si tu considères les secteurs très élitistes que tu as mentionnés :wink: mais pour le mainstream consumer (l’entreprise lambda qui cible des JD au profil centralien), ce n’est vrai que pour le salaire de base à l’embauche s’il y a grille.

Edit: comparaison sur LinkedIn des top 10 employeurs:
ECLi: EDF, SoGé, PSA, Accenture, Total, Renault, BNP, EY, Thalès, CGI
ECP: SoGé, BNP, EDF, Total, Renault, PSA, Air Liquide, BCG, Thalès, Accenture
=> 8 sur 10 sont communs :grin:

Jiawang a écrit:

L X pour toi serait vraiment top je pense si tu ratés cette année le concours essaye 5/2 qui sait ?
Tu vas pouvoir à partir De la 2À abandonner physique,chimie,SI…et même en première année il n y a qu un cours de physique et c est physique statistique donc beaucoup de maths !
En 1A, c’est méca Q il me semble.
Ensuite en 2A, il faut au moins choisir au moins 5 matières différentes parmi physique, maths, maths app, méca, info, bio, chimie et éco.

Arky a écrit:

[quote=« Downham »]
Je m’oriente plus vers de l’informatique, éventuellement de la finance quand j’aurais compris en quoi ça consiste réellement, d’où aussi mon intérêt pour des cours pipos.
Euh sans blague, j’ai l’impression que l’ENS irait juste parfaitement. Faut arrêter de croire que l’on ne peut faire que prof ou chercheur à la sortie. Très particulièrement en info (encore avant-hier on avait toute une journée avec des grosses boites d’informatique qui venaient pavaner en file indienne pour essayer de nous donner envie d’aller chez eux).
Après y’a un cursus finance après quelques années, et crois moi, je ne pense pas que les mecs qui y sont vont ensuite bosser pour l’état (sauf ceux des corps).
Bref, stop aux préjugés please.
[/quote]

corderaide a écrit:

Va à l’ENS si tu veux faire des maths pour les maths, ça ne ferme absolument pas les portes du privé, loin de là.
Merci de me l’avoir précisé, effectivement je raisonnais jusqu’ici avec les préjugés habituels. Du coup les ENS gagnent des points pour moi.
Retard a écrit:
Donc si je comprends bien et caricature un peu tu veux faire des études de maths qui te passionnent mais attention, en ayant autre chose à faire que bosser en dehors des cours parce qu’on n’est pas jeune toute sa vie, et en se foutant un peu du job qui suit tant qu’il n’y a pas de physique (avec usage intensif du mot « pipo » dont on se demande un peu la signification qu’il a pour toi. S’agit-il d’un job où l’on ne résout pas quotidiennement des EDP ?). Ah oui, et étudier à Paris c’est la classe :sunglasses:
J’ai pas dit que j’avais la science infuse, si je viens poser des questions ici c’est précisément parce que je cherche des réponses. Je dis « pipo » parce que ça se dit visiblement, mea culpa si j’en déforme le sens que je ne saisis certes pas à 100%. Ce que j’entends par là, c’est « un job où tu n’utilises plus ton bagage scientifique ». Où t’es plus cadre qu’ingénieur. Si y’a moyen de continuer à faire des maths sans être chercheur ou prof je fonce, mais ça existe? (vraie question, pas rhétorique). Du coup ingé info ça m’intéresse bien j’ai dit, ça rejoins un peu ça.
Et je veux bien te confesser que je trouve le 5ème plus séduisant que Chatenay-Malabry :wink:
Jiawang a écrit:
L X pour toi serait vraiment top je pense si tu ratés cette année le concours essaye 5/2 qui sait ?
Tu vas pouvoir à partir De la 2À abandonner physique,chimie,SI…et même en première année il n y a qu un cours de physique et c est physique statistique donc beaucoup de maths !
Promis si je songe à la 5/2 je ferais un topic pour que vous puissiez débattre gaiement

ingénieur c’est un titre
cadre c’est un truc des conventions collectives françaises : tu peux etre cadre sans encadrer personne d’autre que toi
Un ingénieur est en général cadre en démarrant en tout cas en sortant du top ten c’est plus que probable
Ton choix c’est d’éviter de recourir à une expertise technique dans le début de ta carrière
mais il faut intégrer que :
1°) Le % d’ingénieur recourant à la technique stricto sensu au fil de leur de leur carrière va s’amenuisant
Pour autant comme le rappelerait Fakbill cela n’interdit pas de faire jouer ton expérience (pour caricaturer : un pont avec un tablier de 3mm c’est suspect..)
2°) Les maths constituent une expertise
Tu ne veux faire ni chercheur ni ingénieur : fais ingénieur de recherche (elle est sympa celle-là)
Comme te l’as expliqué Arky qui sait de quoi il parle; aucun pb pour trouver un job dans une grosse boite US après un bi-cursus math/ino dans une ENS. Comme cela tu joins l’utile à l’agréable; tu suis des cours sympa et tu te trouves un bon job en sortie.
C’est évidemment vrai dans une grosse généraliste mais un petit moins vrai avec ts les cours.. pipo
et si tu veux absolument étudier dans le 5ème passe Chimie paris :slight_smile:

L’X c’est le meilleur plan, hors ENS, pour maximiser l’étude des maths et minimiser la physique expérimentale. Vu le retour qu’on a des anciens élèves, j’ai l’impression que dans les autres écoles ils passent leur temps à faire des TP ou de l’ordi et ça donne pas envie :cry:

Le seul souci avec l’X c’est qu’il ne suffit malheureusement pas de la vouloir pour l’avoir…

Downham a écrit:

[
J’ai pas dit que j’avais la science infuse, si je viens poser des questions ici c’est précisément parce que je cherche des réponses. Je dis « pipo » parce que ça se dit visiblement, mea culpa si j’en déforme le sens que je ne saisis certes pas à 100%. Ce que j’entends par là, c’est « un job où tu n’utilises plus ton bagage scientifique ». Où t’es plus cadre qu’ingénieur. Si y’a moyen de continuer à faire des maths sans être chercheur ou prof je fonce, mais ça existe? (vraie question, pas rhétorique). Du coup ingé info ça m’intéresse bien j’ai dit, ça rejoins un peu ça.
Oui cela existe. Mais soyons clair, ce sont des maths appliquées, pas tout à fait les maths de prépas. Une des différences essentielles, c’est qu’on recherche une solution qui peut être approchées, mais calculable en un temps « raisonnable » (cf. ce qu’on a pu te dire sur la complexité en prépa).
Un exemple pour illustrer un domaine qui n’est pas abordé en prépa: l’optimisation combinatoire. Ce sont des problèmes dans le domaine discret, où le plus souvent les solutions optimales sont inatteignables en un temps « raisonnable ». Par exemple, un problème qui est d’actualité: l’optimisation d’un réseau de distribution d’énergie. Où faut il poser des lignes, construire des centres de production complémentaires, des « carrefours », avec un cahier des charges qui fait quelques dizaines de pages, depuis les régions où l’on ne peut pas faire passer des lignes HT de 400.000V jusqu’à la distribution (au sens maths du terme) de l’énergie verte en fonction des saisons.
Je peux fournir qq entreprises qui recrutent sur ce profil pointu, mais je suis loin de pouvoir être exhaustif.

hors finance, des M2R comme le MVA ou le MPRO renseignent assez bien sur ce que l’on y fait pendant et après :
math.ens-cachan.fr/version-f … aster-mva/
uma.ensta-paristech.fr/mpro/
..

Salut,
Je vais un peu prêcher pour ma crémerie, après je ne sais pas à quel niveau tu veux faire des maths… Personnellement j’étais vraiment fan en prépa mais je voulais devenir ingénieur et pas faire de la recherche donc j’ai pas mis la priorité sur l’ENS (Cachan dans mon cas), à Supaéro j’ai découvert qu’il y avait pas mal de maths en tronc commun (peut être même plus que nécessaire). Je trouve pas mal de faire des maths (appliquées) parce que quel que soit le métier d’ingénieur que tu feras tu pourras mettre en oeuvre des méthodes que tu as vues.
A Supaéro :
:arrow_right: Tu peux suivre une L3 Maths Fondamentales en parallèle de la 1A à l’Université Paul Sabatier
:arrow_right: En 1A il y a 6 cours de maths de tronc commun qui sont tous très sérieux et pas pipo : (Initiation à MATLAB, Analyse complexe et fonctions holomorphes, Simulation numérique et optimisation,Analyse fonctionnelle et Hilbertienne, Analyse Harmonique, Probabilités)
:arrow_right: En fin de 1A il y a une majeure mathématiques financières avec 4 cours de Maths (Théorie des jeux…)
:arrow_right: En 2A il y a un gros cours sur les EDP en 2 parties (Hyperbolique et Elliptique)
:arrow_right: Il y a en fin de 2A 4 cours électifs de maths : Processus Stochastiques, Simulation numérique, Distribution et opérateurs, Contrôle optimal
:arrow_right: Pour la 3A il y a une Majeure de maths (SXS) en parallèle de laquelle on te propose un M2R de Mathématiques. Cette majeure est très en contact avec les entreprises (Airbus, Thalès, Total, Météo France…)

Bon après t’es pas obligé de suivre tous les parcours, mais il y a moyen de faire des maths à Supaéro, sans parler de tous les cours qui sont hyper matheux (Filtrage, Aérodynamique…) où tu utilises/apprends pas mal de concepts mathématiques.

Je le dis je le répète : sauf cas très particulier, un ingé se sert de ax+b, un peu de trigo, de sens physique (là ça commence à poser parfois pb…) et il doit communiquer avec des gens pour les faire bosser, les convaincre, les écouter et j’en passe (et là ça pose aussi problème pour certains).
Un des problèmes étant que la prépa ne prépare pas du tout à cela. Pire, elle en donne une image « merdique,sale,pipo »…

fakbill a écrit:

Je le dis je le répète : sauf cas très particulier, un ingé se sert de ax+b, un peu de trigo, de sens physique (là ça commence à poser parfois pb…) et il doit communiquer avec des gens pour les faire bosser, les convaincre, les écouter et j’en passe (et là ça pose aussi problème pour certains).
Un des problèmes étant que la prépa ne prépare pas du tout à cela. Pire, elle en donne une image « merdique,sale,pipo »…
c’est pas vcrai, je fais plein d’autres trucs.
Bon non en fait, mon ordinateur les fait pour moi, car ouais, une transformée de fourrier, j’vais pas me la taper à la main, pas sur que ça ferait plaisir à mon chef de passer des heures dessus.
Mais oui, le sens physique, souvent, toujours, et ça…
Par contre oui, il y a bien la moitié de mon temps où c’est « le bureau des pleurs » , et selon mon humezur je suis d’un côté ou l’autre du bureau.

Après Taupin :

Initiation à MATLAB => comme quasi toute école d’ingénieur, assez important à connaitre
Analyse complexe et fonctions holomorphes => un « classique » mais pas obligatoire
Simulation numérique et optimisation => comme « souvent » car les ingé « production » et « recherche » simulent plus qu’ils ne réalisent, car ça peut couter cher de réaliser
Analyse fonctionnelle et Hilbertienne => un « classique » mais pas obligatoire
Analyse Harmonique => un fondamental, a fortiori si tu as de l’électronique et du signal, je crois bien que le passage temps ↔ fréquence est bien un des concepts « techniques » que j’utilise le plus souvent (d’ailleurs on me voit souvent entendre parler du mot de spectre :wink: )
Probabilités => pareil, tu le retrouve partout, notamment car l’enseignement « de base » de lycée / prépas est souvent nettement insuffisant dans le domaine.

Ce qui est intéressant, c’est se rendre compte que finalement ces 6 thèmes assez « classiques » mériteraient peut être une intégration aux cours de prépas, contre d’autres cours que je trouve moins … évident. Après à voir, si la prépas est « juste » là pour former des ingénieurs, ou pas… (et je crois au « ou pas »)

hatonjan : oui oui je ne parlais que des trucs qu’on fait « de tête » pour se faire une idée. Bien sûr les ingé en général utilisent souvent de gros logiciel qui font de gros calculs numériques…mais pour juger de la validité du résultat, c’est bien souvent ax+b,trigo et sens physique (qui inclu de savoir en crois à quel contenu spectral s’attendre donc à pouvoir dire si une FFT à une bonne tête ou pas (car oui on calcule des FFT et « jamais » des TF en pratique).

Initiation à MATLAB => ou python ou peut importe. L’important étant de se faire une idée de ce qui est simple ou pas en traitement de l’info en 2014. Par exemple, extraitre des infos de 1.10^5 petits fichiers au format txt est une trivialité.
Analyse complexe et fonctions holomorphes => on m’a raconté ca en 1A et je ne m’en suis mais alors jamais servi. Jamais. Même pas pour un cours de 2A ou 3A…c’est dire l’importance du machin pour un ingé moyen. L’intégration avec les contours avait une grande importance à l’époque où le numérique n’existait pas car ca permet de trocher des tonnes de calcul d’intégrales. Ce sport n’a plus aucun intéret pour un ingé moyen en 2014…mais le cours reste en 1A :frowning:
Simulation numérique et optimisation => faut voir. apprendre les algo classique d’optimisation ok MAIS il ne faut pas perdre trop de temps dans les détails et montrer aux étudiants ce qu’est un code d’optimisation moderne, toujours afin qu’il se fasse une idée de ce qui est « gros » ou pas. Recoder les gradients conjugués from scratch en XXX n’a presque pas d’intéret en école.
Analyse fonctionnelle et Hilbertienne => moui???
Analyse Harmonique => ca dépend quoi. Fourier ca devient très vite très très technique et extrement dur si on veut le faire proprement mathematiquement parlant (lire : ce n’est plus du tout du niveau « école » mais plutôt M2 de maths pures voire bien plus). Par contre, comprendre le th de Shannon est indispensable (pas les détails mais « pourquoi ca marche ») et comprendre ce qu’est exactement une FFT aussi (non, ce n’est pas juste une « TF dont on sample le résultat…c’est plus subtile que ca »).
Probabilités => là encore…parler de tribu je veux bien mais pour ingé ce qui compte ce serait d’avoir un peu de bon sens en proba stat…connaitre les lois classiques…ce genre de choses…

« Après à voir, si la prépas est « juste » là pour former des ingénieurs, ou pas… (et je crois au « ou pas ») »
C’est bien le problème…on ne sait plus trop quel est le but de la prépa. Si c’est seulement « filtrer par le biais d’un concours l’accès à tout un panel de postes plus ou moins (de moins ne moins) en relation avec les sciences dures » alors ca devient un beau gachis.