Mon école ne me convainc pas

Bonjour,

Je suis dans une école que dans le milieu on qualifierait communément de « bonne école » (top 10). Je dirai pas laquelle, ce n’est pas mon propos. Je dirai juste que je l’avais choisie ne sachant pas trop que faire plus tard car j’étais intéressé par à peu près tout et et le programme de formation semblait proposer à peu près tout. Maintenant j’ai une vision plus claire et un domaine en tête.

L’école se targue d’être généraliste et de former fièrement des « ingénieurs généralistes » (c’est pas moi qui le dit, c’est la scolarité, les profs, le directeurs de formation etc qui nous le répètent comme un dogme à toutes les occasions).

Or ça fait plusieurs années que je traîne sur le forum et je sais bien qu’un ingénieur généraliste ça n’existe pas. J’en suis plus que jamais convaincu.
En plus d’être très éparpillé notre tronc commun est très lourd (en volume horaire) et empêche de se documenter un peu sérieusement en autodidacte sur un sujet auquel on se destine en approfondissant seul une matière à mi-temps/tiers temps (avec des livres par exemple) si on veut aussi sérieusement étudier les UE imposées (pour avoir le diplôme, accessoirement).

L’école est reconnue dans certains domaines mais pas tellement dans celui que je veux malgré ses laboratoires, et d’ailleurs, les cours de ce domaine que j’ai faits sont bâclés et très loin de donner des bases suffisantes, ou inutilisables en pratique (car autocentrés et qui ne donnent pas d’état de l’art suffisamment solide pour travailler avec en entreprise).

Voilà mon pb : ce diplôme d’ingénieur ne me sera probablement d’aucune utilité dans mon avenir professionnel. J’ai vraiment l’impression d’attendre le temps qui passe et de travailler pour rien (certes pour valider le diplôme, mais sans avoir de crédibilité auprès de mes futurs employeurs). La devise « généraliste » ad nauseam de l’école ne me convainc pas du tout.

Je ne veux pas donner l’impression de me plaindre et être défaitiste, mais à niveau bac+4 je me pose sérieusement la question de ma légitimité en tant qu’ingénieur malgré toujours aucune compétence solide dans le domaine dans lequel je souhaite poursuivre… à cause de la politique/volonté généraliste poussée à outrance, je trouve de mon école.
Qu’en pensez vous ?

Sans savoir quelle est ton ecole, ni quel domaine tu vises, difficile de donner un avis.
Bon,le principe d’une ecole generaliste, c’est justement de ne pas aller en profondeur d’un domaine et de voir une multitude de sujet, donc cela n’est pas une surprise
As tu l’opportunite de choisir une expertise de derniere annee en lien avec le domaine que tu souhaites ?
As tu un stage entre la 4e et la 5eme annee ?

Si cela peut te rassurer, apres 2 ans aux Arts, j’avais l’impression de ne savoir rien faire, et je me suis surpris sur ce que j’ai pu faire pendant mon stage entre la 4e et 5e annee

kingt75, post:1, topic:133113 a écrit:

je sais bien qu’un ingénieur généraliste ça n’existe pas. J’en suis plus que jamais convaincu.

A l’exception (au hasard) des ingénieurs systèmes, des architectes projets, des responsables techniques.. ? (Qui sont censés s’interfacer et avoir des entrées/sorties avec tous les autres métiers du système/projet)

kingt75, post:1, topic:133113 a écrit:

L’école est reconnue dans certains domaines mais pas tellement dans celui que je veux malgré ses laboratoires, et d’ailleurs, les cours de ce domaine que j’ai faits sont bâclés et très loin de donner des bases suffisantes, ou inutilisables en pratique (car autocentrés et qui ne donnent pas d’état de l’art suffisamment solide pour travailler avec en entreprise).

Plusieurs problèmes.. Déjà, tu ne nous proposes pas le domaine qui t’intéresse.
Ensuite, le jour ou les cours serviront à donner une base solide pour travailler en entreprise… (ya une raison pour laquelle les formations existent, et les nouveaux embauchés doivent en faire un certain nombre.)
Tu as besoin d’avoir quelques idées en place, comment ça se passe dans l’industrie / monde réel, ça s’apprend pas en école. (non pas que ce soit bien ou mauvais, c’est pas le sujet. C’est comme ça.)
Tes bases académiques, même basounettes servent à pouvoir constuire plus rapidement ton savoir faire en entreprise, pas à le définir directement. (sauf pour des métiers bien spéciifques, ou plus proches de la recherche/études)

kingt75, post:1, topic:133113 a écrit:

ce diplôme d’ingénieur ne me sera probablement d’aucune utilité dans mon avenir professionnel.

Evidemment non !
En France, les diplômes jouent encore pas mal sur les recrutements, et tu es dans une très bonne école, donc ça te sera d’une utilité immédiate.
Ensuite, ce diplôme t’ouvrira la porte de tes stages. Ces stages seront ta seule expérience professionnelle, donc ton point le plus utile pour démarrer ton avenir professionnel.
Enfin, ce diplôme signifie aussi que tu sais des choses, et révèle en quelques sortes ta capacité de travail / de compréhension, etc. C’est pas le contenu de tes cours académiques qui intéresse une boîte, mais le fait que t’as été capable de les suivre, que tu as des méthodes de travail, une capacité de synthèse, machin toussa.
Etc., tu sais sans doute que cette phrase est fausse !

kingt75, post:1, topic:133113 a écrit:

je me pose sérieusement la question de ma légitimité en tant qu’ingénieur malgré toujours aucune compétence solide dans le domaine

ça s’appelle le syndrome de l’imposteur, et c’est un doute maladif qui touche énormément de gens, quels que soient leurs âges et leurs carrières.
Un peu l’inverse d’un Dunning-Kruger. C’est normal et il faut parvenir à lutter contre ces doutes et remises en cause, parce qu’ils sont infondés, et dangereux.
C’est un versan bien noir du diktat de l’individualisme social, mais il faut jeter ces idées à la poubelle, et parvenir à être clairvoyant.

Certains articles récents utilisent des classifications [Young et al 11, Abrams et al. 21,] :
A toi de voir dans quelle « case », tu es, et à réagir pour lutter contre ça. C’est un vrai fléau, et ça demande un gros travail sur soi pour atténuer cette sensation.

  1. Les « perfectionnistes » se fixent des attentes extrêmement élevées, et même s’ils atteignent 99 % de leurs objectifs, ils vont se sentir comme des échecs. Une toute petite erreur les amènera à remettre en question leurs propres compétences.

  2. Les « experts » ressentent le besoin de connaître chaque information avant de démarrer un projet et recherchent constamment de nouvelles certifications ou formations pour améliorer leurs compétences. Ils ne postuleront pas à un emploi s’ils ne répondent pas à tous les critères de l’affichage, et ils pourraient hésiter à poser une question en classe ou à prendre la parole lors d’une réunion au travail parce qu’ils ont peur de paraître stupides s’ils ne connaissent pas déjà la réponse.

  3. Lorsque le « génie naturel » doit lutter ou travailler dur pour accomplir quelque chose, il ou elle pense que cela signifie qu’il ou elle n’est pas assez bon. Ces personnes sont habituées à ce que les compétences viennent facilement, et lorsqu’elles doivent faire des efforts, leur cerveau leur dit que c’est la preuve qu’elles sont une imposture.

  4. Les « solistes / solitaires » pensent qu’ils doivent accomplir des tâches seuls et que, s’ils ont besoin de demander de l’aide, cela signifiera qu’ils sont dans l’échec ou dans l’imposture.

  5. Les « surhommes » ou les « super-femmes » se forcent à travailler plus dur que leur entourage, pour prouver qu’ils ou elles ne sont pas des imposteurs. Ils ressentent le besoin de réussir dans tous les aspects de la vie – au travail, en tant que parents, en tant que partenaires – et peuvent se sentir stressés lorsqu’ils n’accomplissent pas quelque chose.
    "

metalilypad, post:3, topic:133113 a écrit:

[quote=« kingt75, post:1, topic:133113 »]
je sais bien qu’un ingénieur généraliste ça n’existe pas. J’en suis plus que jamais convaincu.

A l’exception (au hasard) des ingénieurs systèmes, des architectes projets, des responsables techniques.. ? (Qui sont censés s’interfacer et avoir des entrées/sorties avec tous les autres métiers du système/projet)
[/quote]

je ne suis pas d’accord avec ceci: les inge systemes, architectes projets, chef de projet, etc ne sont pas des ingenieurs generalistes. certes, ils doivent avoir une vision plus globale mais ils ont leur propre metier, et ne sont pas sense faire le metier de l’inge etude, du logisticien, de l’acheteur, ou de tout autre personne avec qui ils sont en contact.
par contre, effectivement, une formation generaliste peut etre un plus pour ces metiers (mais sans etre obligatoire)

Au po
Tu as pondu un beau laïus… de généralités.
Si tu veux des solutions, fournis ton école et la spécialité que tu vises.
Sans ces infos qui ne relèvent pas du secret défense, l initiative reste stérile.
L objectif n étant absolument pas de faire dans le school bashing mais de fournir un autre éclairage.

Pour les écoles « non spécialisées d’entrée de jeu » la première année (parfois deux) de tronc commun est nécessaire avant de pouvoir aller dans un « département » ou « une spécialisation » ou une « couleur », enfin bref de choisir de s’orienter vers un secteur proposé par l’école ou même un double diplôme. Ces possibilités d’orientation sont accessibles sur les sites des écoles ou en se renseignant auprès d’elles pour choisir parmi les écoles intégrables pendant les concours mais là c’est trop tard :grin: . La (ou les 2) première(s) année(s) te permet(tent) de prendre le temps de " trouver ta voie" en connaissance de cause. Les stages (voire une année de césure), souvent plus intéressants (car plus de choix) dans une école renommée ou dédiée, te permettront aussi d’approfondir dans le domaine que tu as choisi.
Donc si tu es en 1A post-prépa depuis 2 mois il n’y a pas le feu au lac.
Et si tu es en 2A depuis 2 mois choisis bien le ou les stages, voire l’échange universitaire, que tu vas être amené à faire prochainement.
Sinon tu peux tout arrêter et recommencer un autre cursus :open_mouth:

Si cela peut rassurer le PO, personnellement je préfère quelqu’un qui a la culture du doute que quelqu’un qui débarquerait en prétendant tout savoir du métier d’ingénieur,cela prouve une certaine lucidité et humilité. En sortant d’école tu auras une certaine culture de l’ingénieurie mais il te faudra un peu de temps pour faire tes preuves, nous sommes tous, sans exception, passé par là. J’ai moi même longtemps cultivé ce syndrome de l’imposteur en sortant aussi d’une école généraliste les Arts et Métiers. Si tu as des passions,ce qui très sain, cultivent les dans le temps dont tu disposes et bon courage pour la suite.

Merci pour les réponses
En un sens, ça me rassure un peu.
@ father, je ne voulais pas vraiment discuter de mon cas. Le but était plutôt d’engager la discussion comme l’ont fait les autres contributeurs. Ce qui m’intéresse c’est l’info. J’ai commencé à prévoir le futur pour m’y engager (DD, etc).
Cela dit ça continue de m’étonner, quand je vois les étudiants étrangers en double diplôme qui ne comprennent pas le système français contraint etc… quand eux en bac+4 font déjà tout à la carte depuis longtemps et savent pas mal de chose sur leur domaine…

kingt75, post:1, topic:133113 a écrit:

En plus d’être très éparpillé notre tronc commun est très lourd (en volume horaire) et empêche de se documenter un peu sérieusement en autodidacte sur un sujet auquel on se destine en approfondissant seul une matière à mi-temps/tiers temps (avec des livres par exemple) si on veut aussi sérieusement étudier les UE imposées (pour avoir le diplôme, accessoirement).

Si tu te demandes à quoi sert le label « ingénieur généraliste », dis-toi qu’en entreprise tu passeras ton temps à sauter du coq à l’âne, à devoir gérer plusieurs projets n’ayant parfois rien à voir, avec des deadlines diverses et la nécessité de se documenter sur tel ou tel sujet technique.

Comme dit plus haut, ce que vendent ces écoles c’est des diplômés ayant ces capacités. L’expertise académique est quelque chose qui périme très vite (d’autant plus si les cours sont déjà périmés, ce qui est courant). Personne n’embauche un jeune diplômé pour son expertise technique mais pour sa capacité à se plonger sérieusement (comme tu dis) dans un ou plusieurs sujets, avec éventuellement des connaissances ou des notions qui referont surface rapidement.

Par ailleurs, le côté généraliste est là pour alimenter la curiosité et la culture générale. Ceci dit quand j’étais étudiant j’avais le même avis que toi, j’imagine que ça fait partie de l’apprentissage.

kingt75, post:1, topic:133113 a écrit:

Ce qui m’intéresse c’est l’info. J’ai commencé à prévoir le futur pour m’y engager (DD, etc).

Rien ne périme aussi vite que ça, surtout quand je vois le niveau des cours donnés en école d’ingé (nb j’enseigne la programmation).
C’est relativement simple à apprendre en autodidacte (avoir un profil github, un bon classement sur codingame), car les cours ne suffiront jamais à devenir un expert. Par ailleurs c’est un domaine où il est important d’avoir une bonne culture générale car on ne fait presque jamais de l’info pour faire de l’info - il y a un métier derrière avec son propre domaine de compétences.

Dis-toi bien que la chance des études c’est de pouvoir apprendre tout ce que tu n’auras pas l’opportunité d’apprendre ailleurs.
Quel pourrait-être l’intérêt de se focaliser sur des outils et des méthodes qui ne seront peut-être pas ceux de l’endroit ou tu vas atterrir, voir pire encore qui seront surannées ?

Ce dont l’entreprise à besoin, tu l’apprendras dans l’entreprise. Et en règle générale le monde du travail est plus dominé par « idées préconçues et absence de bagage théorique » que le contraire, donc voir arriver quelqu’un d’un peu plus cultivé que les autres peut avoir son intérêt.

(Après si tu voulais faire des montres il fallait aller à Besançon, et des assiettes à Limoge, mais je suppose que ton projet n’est pas aussi précis)

kingt75, post:9, topic:133113 a écrit:

Rien ne périme aussi vite que ça, surtout quand je vois le niveau des cours donnés en école d’ingé (nb j’enseigne la programmation).



kingt75, post:10, topic:133113 a écrit:
Quel pourrait-être l’intérêt de se focaliser sur des outils et des méthodes qui ne seront peut-être pas ceux de l’endroit ou tu vas atterrir, voir pire encore qui seront surannées ?

Certes mais il y a beaucoup de notions suffisamment universelles pour mériter d’être enseignées à niveau licence et master (je pensais à l’informatique théorique et à l’algorithmique qui sont des outils utiles).

Pas sûr de bien comprendre Puffin. Tu veux dire que les langages évoluent si rapidement ?

Avant les accords de Bologne (lmd), la question s était posée de porter à 4ans la durée des études en école d inge.

Seule l espci suit ce schéma et encore, le diplôme d inge est désormais délivré à bac+5.

Les écoles centrales sont les écoles dont le tronc commun est le plus long.
C est également celles dont le % de dd a l étranger est le plus élevé. La boucle est bouclée.

metalilypad, post:11, topic:133113 a écrit:

Certes mais il y a beaucoup de notions suffisamment universelles pour mériter d’être enseignées à niveau licence et master

Opération révolution ! Tu réuni tout tes petits copains qui veulent apprendre les mêmes choses, vous toquez à la porte du directeur des études et vous dites que vous voulez apprendre ça ou ça. Il refuse, vous vous débrouiller pour inviter tel ou tel ponte du domaine, et vous organisez des conférences.
Vous êtes des grandes personnes majeures !

(Blague d’architecte sur le sujet : un de mes prof nous avait raconté qu’un jour ils étaient allés voir le directeur des beaux-arts (un graveur) en lui disant qu’ils souhaiteraient inviter Mies Van der Rohe, réponse de l’interessé : « je ne connais pas cette demoiselle »)

metalilypad, post:11, topic:133113 a écrit:

Pas sûr de bien comprendre Puffin. Tu veux dire que les langages évoluent si rapidement ?

Cela dépend du langage mais oui la plupart évoluent, plus vite en tout cas que l’équivalent dans les cours scientifiques. Les enseignants ne suivent pas toujours (ça prend du temps de rafraîchir un cours). De plus, une fois arrivé en entreprise il faudra surtout se faire aux frameworks et pratiques locales, ce qui ne peut guère être enseigné.

Pour l’algorithmie et la partie théorique, tu as juste besoin d’un ordinateur pour te former à ce qui te semble manquer dans ta formation. Je conseille à mes étudiants de développer un projet personnel un peu ambitieux, ou bien d’aller se frotter aux sites de compétitions de programmation qui permettent d’en apprendre pas mal sur l’algo et les performances.

metalilypad, post:8, topic:133113 a écrit:

Merci pour les réponses
En un sens, ça me rassure un peu.
@ father, je ne voulais pas vraiment discuter de mon cas. Le but était plutôt d’engager la discussion comme l’ont fait les autres contributeurs. Ce qui m’intéresse c’est l’info. J’ai commencé à prévoir le futur pour m’y engager (DD, etc).
Cela dit ça continue de m’étonner, quand je vois les étudiants étrangers en double diplôme qui ne comprennent pas le système français contraint etc… quand eux en bac+4 font déjà tout à la carte depuis longtemps et savent pas mal de chose sur leur domaine…

De ce que m’en a dit mon aîné (ce n’est qu’un point de vue non extrapolable) pour avoir été confronté dans ses stages (2) et échange universitaire (1) à l’étranger où il a un peu cotoyé des diplômés ou des étudiants venant d’un cursus « étranger », notamment d’Amérique du Nord. Attention lui a fait une bonne école après une bonne prépa et s’est spécialisé dès la 2A et il a cotoyé s’agissant des « strangers » des profils normaux, pas des gonzes venant de Stanford, du MIT et consorts.
Il a constaté que tant que les « strangers » restaient dans leur domaine courant, ils étaient normalement bons mais dès que ça sortait de l’ordinaire, qu’il fallait s’adapter, ça paniquait parfois et ça pouvait bricoler un moment pour trouver la solution. En gros ils avaient appris à bien exécuter, mais beaucoup moins à s’adapter.
Pour lui la formation en prépa en plus de donner de solides bases théoriques apprenait aussi à raisonner pour résoudre un problème et le tronc commun de 1A, voire 2A, permettait d’avoir une vue (d’une partie) des technologies plus élargie même si très succincte.
Et, ayant fait une année de césure, il a surpris sa maître de stage américaine durant son SFE qui lui a vite retiré les jobs « basiques » qu’elle lui avait confiés (du moins ceux qu’il n’avait pas finis) pour lui confier un travail plus expert.
Dans son cas prépa+école française+stages intéressants = meilleures capacités et efficacité que les « strangers ».
Pour une fois que ça va dans le bon sens pourquoi vouloir changer ce qui fonctionne ?
De toutes façons le système prépas+écoles pour les ingés n’est pas le seul en France et de loin, il y a aussi les écoles post-bacs et certaines études universitaires plus des passerelles un peu partout, etc…

Il ne faut pas voir la valeur de l’école au niveau du contenu académique des cours mais plutôt sous les angles de l’étiquette du nom de l’école sur ton cv + double diplome accessibles.
Ton parcours se construira surtout par le choix de tes stages (beaucoup plus faciles à trouver en tant élève ingénieur) ainsi que le choix de ton option 3A.
Les 1A-2A ne sont pas passionnantes en école généraliste, profites en pour t’investir dans tes passions, réfléchir à ton projet pro, et accessoirement travailler suffisamment pour avoir accès au Double Diplome et à l’option 3A de tes rêves. Pas la peine de travailler jusqu’à 22h comme en prépa, c’est le moment d’apprécier ton temps libre! S’investir dans des assoces est souvent une bonne idée pour animer ces années.

metalilypad, post:16, topic:133113 a écrit:

Il ne faut pas voir la valeur de l’école au niveau du contenu académique des cours mais plutôt sous les angles de l’étiquette du nom de l’école sur ton cv + double diplome accessibles.

Alors ça je l’encadre et je le ressortirais pour plus tard. Malheureuse il ne faut pas dire ça !

Lire le post en entier, c’est plus difficile mais c’est mieux.

Elle a raison, le sésame ouvre les premières portes, la reconnaissance d’un certain niveau académique. La 1A et 2A ne sont pas toujours épanouissantes mais permettent d’avoir un bagage utile. Certains en ont besoin pour se laisser plus de temps.

Le choix de l’école est fait. Il faut maintenant construire le parcours (stage, dd ou M2. Il est personnalisable.

Bonne continuation :slight_smile:

Moi je me suis bidonné en lisant que l’école est une Top10 qui arrive à convaincre des étudiants étrangers d’étudier chez elle !!! (alors qu’ils auraient pu choisir d’aller voir ailleurs)

metalilypad, post:8, topic:133113 a écrit:

Cela dit ça continue de m’étonner, quand je vois les étudiants étrangers en double diplôme qui ne comprennent pas le système français contraint etc… quand eux en bac+4 font déjà tout à la carte depuis longtemps et savent pas mal de chose sur leur domaine…

Sachant que même dans l’école de Petaouchnok classé 211e dans le Top210 de France, le même constat serait possible.

Moi je fais aussi le pari que l’OP est à CentraleSupélec.

Pourquoi y serait-il allé par hasard ??

\