kingt75, post:1, topic:133113 a écrit:
je sais bien qu’un ingénieur généraliste ça n’existe pas. J’en suis plus que jamais convaincu.
A l’exception (au hasard) des ingénieurs systèmes, des architectes projets, des responsables techniques.. ? (Qui sont censés s’interfacer et avoir des entrées/sorties avec tous les autres métiers du système/projet)
kingt75, post:1, topic:133113 a écrit:
L’école est reconnue dans certains domaines mais pas tellement dans celui que je veux malgré ses laboratoires, et d’ailleurs, les cours de ce domaine que j’ai faits sont bâclés et très loin de donner des bases suffisantes, ou inutilisables en pratique (car autocentrés et qui ne donnent pas d’état de l’art suffisamment solide pour travailler avec en entreprise).
Plusieurs problèmes.. Déjà, tu ne nous proposes pas le domaine qui t’intéresse.
Ensuite, le jour ou les cours serviront à donner une base solide pour travailler en entreprise… (ya une raison pour laquelle les formations existent, et les nouveaux embauchés doivent en faire un certain nombre.)
Tu as besoin d’avoir quelques idées en place, comment ça se passe dans l’industrie / monde réel, ça s’apprend pas en école. (non pas que ce soit bien ou mauvais, c’est pas le sujet. C’est comme ça.)
Tes bases académiques, même basounettes servent à pouvoir constuire plus rapidement ton savoir faire en entreprise, pas à le définir directement. (sauf pour des métiers bien spéciifques, ou plus proches de la recherche/études)
kingt75, post:1, topic:133113 a écrit:
ce diplôme d’ingénieur ne me sera probablement d’aucune utilité dans mon avenir professionnel.
Evidemment non !
En France, les diplômes jouent encore pas mal sur les recrutements, et tu es dans une très bonne école, donc ça te sera d’une utilité immédiate.
Ensuite, ce diplôme t’ouvrira la porte de tes stages. Ces stages seront ta seule expérience professionnelle, donc ton point le plus utile pour démarrer ton avenir professionnel.
Enfin, ce diplôme signifie aussi que tu sais des choses, et révèle en quelques sortes ta capacité de travail / de compréhension, etc. C’est pas le contenu de tes cours académiques qui intéresse une boîte, mais le fait que t’as été capable de les suivre, que tu as des méthodes de travail, une capacité de synthèse, machin toussa.
Etc., tu sais sans doute que cette phrase est fausse !
kingt75, post:1, topic:133113 a écrit:
je me pose sérieusement la question de ma légitimité en tant qu’ingénieur malgré toujours aucune compétence solide dans le domaine
ça s’appelle le syndrome de l’imposteur, et c’est un doute maladif qui touche énormément de gens, quels que soient leurs âges et leurs carrières.
Un peu l’inverse d’un Dunning-Kruger. C’est normal et il faut parvenir à lutter contre ces doutes et remises en cause, parce qu’ils sont infondés, et dangereux.
C’est un versan bien noir du diktat de l’individualisme social, mais il faut jeter ces idées à la poubelle, et parvenir à être clairvoyant.
Certains articles récents utilisent des classifications [Young et al 11, Abrams et al. 21,] :
A toi de voir dans quelle « case », tu es, et à réagir pour lutter contre ça. C’est un vrai fléau, et ça demande un gros travail sur soi pour atténuer cette sensation.
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Les « perfectionnistes » se fixent des attentes extrêmement élevées, et même s’ils atteignent 99 % de leurs objectifs, ils vont se sentir comme des échecs. Une toute petite erreur les amènera à remettre en question leurs propres compétences.
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Les « experts » ressentent le besoin de connaître chaque information avant de démarrer un projet et recherchent constamment de nouvelles certifications ou formations pour améliorer leurs compétences. Ils ne postuleront pas à un emploi s’ils ne répondent pas à tous les critères de l’affichage, et ils pourraient hésiter à poser une question en classe ou à prendre la parole lors d’une réunion au travail parce qu’ils ont peur de paraître stupides s’ils ne connaissent pas déjà la réponse.
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Lorsque le « génie naturel » doit lutter ou travailler dur pour accomplir quelque chose, il ou elle pense que cela signifie qu’il ou elle n’est pas assez bon. Ces personnes sont habituées à ce que les compétences viennent facilement, et lorsqu’elles doivent faire des efforts, leur cerveau leur dit que c’est la preuve qu’elles sont une imposture.
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Les « solistes / solitaires » pensent qu’ils doivent accomplir des tâches seuls et que, s’ils ont besoin de demander de l’aide, cela signifiera qu’ils sont dans l’échec ou dans l’imposture.
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Les « surhommes » ou les « super-femmes » se forcent à travailler plus dur que leur entourage, pour prouver qu’ils ou elles ne sont pas des imposteurs. Ils ressentent le besoin de réussir dans tous les aspects de la vie – au travail, en tant que parents, en tant que partenaires – et peuvent se sentir stressés lorsqu’ils n’accomplissent pas quelque chose.
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