Oui oui, fakbill ! En lisant un peu ce qui s’est dit, tu as un exemple aussi avec le fait qu’on ait noté une explosion du nombre de blessés à la tête alors que l’on venait de lancer des casques plus sécurisés 
fakbill a écrit:
non plus le moment ca va mais avec les stats ca peut vite glisser…
Ce n’est pas mon objectif, ce que je veux, c’est montrer aux gens des « paradoxes », ou en d’autres termes des erreurs courantes souvent peu connues
Et montrer aussi que certains raisonnements ne sont pas évidents. Le tout sur des exemples qui peuvent amuser la galerie 
Allez, le paradoxe de Simpson. Vous allez le voir, celui-là peut être très vicieux, il est difficile à présenter autrement qu’avec un exemple et incite très sérieusement à se méfier des pourcentages par la suite
Les chiffres ici sont réels* et illustrent bien la chose.
Face à une maladie qui touche les hommes comme les femmes, deux traitements ont été développés : un traitement A et un traitement B. On cherche à comparer leur taux de succès pour voir lequel est le meilleur.
On fait le test à 350 patients et on voit :
pour tous les patients : A guérit 78 *(273/350)* et B guérit 83 (289/350).
Pourtant, un autre médecin regarde exactement les mêmes données, et en les classant selon qu’ils soient des hommes ou des femmes, il trouve un résultat inverse :
pour les femmes : A guérit 93 *(81/87)* et B guérit 87 (234/270) ;
pour les hommes : A guérit 73 *(192/263)* et B guérit 69 (55/80).
En d’autres termes, lorsque l’on regarde tous les patients, B est un meilleur traitement. Mais lorsque l’on regarde tous les hommes, ou lorsque l’on regarde toutes les femmes, A est un meilleur traitement 
Comment est-ce possible ? Quel est le meilleur traitement ?
Autre exemple avec les mêmes chiffres :
Une petite académie cherche à voir combien de ses 350 étudiants de taupe ou de ses 350 étudiants de BCPST intégrait une école à l’issue de la prépa.
En taupe, ils sont 78 *(273/350)* et en BCPST, 83 (289/350).
Pourtant, après avoir essayé de regarder ce qu’il en était indépendamment pour les filles et les garçons, il trouve :
pour les filles: les taupes intègrent à 93 *(81/87)* et les BCPST à 87 (234/270) ;
pour les garçons : les taupes intègrent à 73 *(192/263)* et les BCPST 69 (55/80).
En d’autres termes, lorsque l’on regarde tous les préparationnaires, les bio intègrent plus que les taupes… Mais lorsque l’on regarde les filles, les taupes intègrent plus que les bios, et lorsque l’on regarde les garçons, les taupes intègrent plus que les bios 
Comment est-ce possible ?
Voilà, vicieux donc, car difficile à comprendre au premier abord, très fréquent en pratique (et il est dur de s’apercevoir que l’on est dans une telle configuration), et qui peut renverser totalement des conclusions.
- à la différence prêt qu’il ne s’agit pas d’hommes ou de femmes comme variable explicatives, mais de taille de calculs rénaux, mais je trouve ça plus clair avec des hommes et des femmes. Source : bmj.bmjjournals.com/cgi/content/ … /6967/1480.