N’avons-nous pas perdu notre temps en prépa ? Nous ne l’avons pas tous vécu comme cela, c’est vrai, mais pour certains, ce fut deux années d’enfermement, de privations, à étudier des choses pas franchement passionnantes tout en résistant à des profs éternellement insatisfaits, qui croyaient en nous, mais qui semblaient en attendre toujours plus. Oui, il faut toucher ses limites, donner tout ce que l’on peut … Oui mais bon …
Tout ce travail m’a paru bien ridicule, lors des écrits et encore plus lors des oraux, où l’admission dans telle ou telle école se joue en quelques dizaines de minutes. Deux ans pour ça. Deux ans sans s’être questionné sur le métier d’ingénieur, sans savoir ce que l’on veut faire, sans ouverture sur le monde, deux ans à viser une école généraliste, la mieux classée possible pour pouvoir choisir après, pour ne pas se fermer de porte. N’avions-nous pas mieux à faire à dix-huit ans ?
Moi, j’en connais un qui avait sûrement mieux à faire que de venir sur ce forum. ![]()
Faire 5/2 à 20 ans ? ![]()
C’est vrai que je comprends que pas mal de monde préfèrent deux ans à baigner dans la médiocrité et l’absence d’exigence. Chacun son truc.
Non, tu viens de profiter de ce qu’il y a de mieux, que tu ne retrouveras plus jamais plus tard.
Je suis d’accord avec une chose : le manque de réflexion sur l’orientation.
Pour le reste, c’est plus mal d’apprendre à bosser pendant deux ans, ne voir que l’admission serait quelque peu réducteur.
Deux ans pour un bon métier pendant toute une vie c est un bon contrat. Mon père est Medecin. Et la oui on peut se poser la question vu la longueur et la difficulté permanente des études année après année. Alors que dans notre cas après deux ans c est bien plus cool
Je peux répondre en tant que maman, j’ai vu mon fils gagner en maturité pendant la prépa, en rigueur, solidarité, ténacité. Franchement j’ai rencontré ses copains de prépa et j’ai vu des ptits gars à la tête bien pleine et surtout bien faite, avec une capacité de réflexion bien supérieure à celle de jeunes de leur âge et une analyse critique de la société et de l’actualité plutôt réjouissante. C’est pas des maths et de la physique mais c’est peut être plus important.
Manque l’orientation gros bémol de la prépa tout à fait d’accord.
Les résultats de concours peuvent être cruels mais tu iras dans une école ou les stages et éventuellement échanges internationaux pourront te permettre de construire ton parcours pro, c’est pas fini !
Pour les etudes tu as raison
Pour le job, cela depend du genre de medecin et du genre d inge…
Je ne pense pas vénérer la prépa (il y a d’autres voies pour devenir ingénieur - mais globalement je reste convaincue que celle-ci forme bien les têtes si on la prend dans le bon sens). En tout cas je viens d’une bonne prépa (sans être le top du top), mais je n’ai pas fait de classe étoile, et j’étais complètement hors concours pour les écoles A++.
Et quand bien même, le résultat obtenu après la prépa n’a pas de corrélation directe avec la façon dont la prépa a été vécue. Les lycées "A++ top prestige ", ce n’est pas l’enfer mais ce n’est pas non plus les bisounours. Tout le monde n’arrive pas en cours le matin en chantant joyeusement son bonheur d’être heureux. C’est la même chose pour les moins sélectives.
Je commence à avoir croisé pas mal d’étudiants (anciens et actuels) en prépa et en école d’ingénieurs (dans le cadre de ce forum, de mon emploi et… d’une autre activité moins rémunératrice
), la majorité étant en début de carrière ou pas encore diplômés (disons que 90% de la tranche va de 17 à 35 ans environ), et on retrouve à tous les niveaux de prépa et d’école des personnes qui ont été très épanouies comme en souffrance.
S’il faut être moins laconique dans la réponse (je doute que ça soit utile, si ça se trouve le posteur ne se reconnectera jamais ^^) :
- si on vit la prépa comme un enfermement et une privation, FAUT SE BARRER !* Il y a d’autres voies pour devenir un bon ingénieur, même pour intégrer les écoles « prestigieuses ». Mon très cher compagnon, qui n’avait pas l’intention de se laisser « priver » et « enfermer », faisait la fête les jeudi, vendredi, samedi et dimanche soir pendant sa première année de prépa
. Bon du coup pour la suite, il est parti en DUT. Mais je ne pense pas qu’il aurait obtenu une meilleure école (en fait il en aurait probablement obtenu une moins bonne) s’il avait moins fait la fête et qu’il avait continué en spé.
- Perso (et je rappelle, j’étais en classe non étoilée, et ECP/Mines Paris/Etc n’étaient pas du tout dans mon viseur, j’en étais trop loin) , je me suis rarement autant éclaté intellectuellement qu’en prépa. Les maths c’était passionnant, vraiment, et on en trouve d’autres comme moi, qui ont clairement aimé faire de l’algèbre. De même, la physique de sup me paraissait très calculatoire, mais certaines tranches du programme de spé (en PC) sont extrêmement intéressantes. J’ai mal vécu le vide intellectuel qui a suivi en école (et dans une partie de ma vie professionnelle) : j’ai adoré faire des sciences à un tel niveau de rigueur intellectuel et avec une telle précision.
- Même si l’on est jeune en prépa,
il faut vite comprendre que ce ne sont pas les profs qu’il faut chercher à satisfaire (comment être heureux si vous attendez que ça soit une autre personne qui vous offre sa satisfaction ? C’est peine perdue… J’espère que vous n’êtes pas pareil en couple, ça doit être l’enfer…), c’est soi-même. Si vous êtes satisfait de vous-même cela suffit.En prépa, on est le seul à se mettre la pression.(autre exemple : ma petite sœur qui avait pour objectif de faire une prépa pour acquérir des bases solides, et ensuite passer en L3 en université. Elle ne s’est pas mis une pression monstre, elle s’est mis la pression nécessaire à faire l’effort pour atteindre le niveau nécessaire. Ca aurait été stupide de s’en demander 4 fois plus…). Si les profs en attendent toujours plus c’est parce qu’ils sont là pour ça, c’est leur rôle de pousser chacun à donner le meilleur de soi-même. On peut choisir de ne pas recevoir tout ce qu’ils ont à transmettre, comme on peut choisir de se pendre à leurs lèvres.Chacun sa croix : ne prenez pas de force celle que quelqu’un d’autre aimerai vous faire porter mais choisissez-en vous-même le poids.
En revanche pour le questionnement sur le métier d’ingénieur et sur l’ouverture sur le monde… C’est davantage discutable, là on a de vrais arguments sur les limites de la classe préparatoire. C’est un système qui n’est pas fait pour s’ouvrir sur le monde en réalité, on considère que cette part là viendra en école d’ingénieur (qui d’ailleurs, si elle est pauvre en terme d’avancée intellectuelle, est très riche en terme d’ouverture).
On peut difficilement tout faire à la fois : apprendre la rigueur et le dépassement de soi demande du temps, et les journées ne font que 24h.
Et l’ouverture sur le monde, en soi, elle a normalement commencé bien longtemps avant l’entrée en prépa… Une fois en classe, on est adulte, on a le droit d’ouvrir les journaux, de profiter des grandes vacances pour voyager, de lire des livres.
(autre anecdote : en sup, moi la PCSI, je lisais davantage de livres que mes colocataires en hypokhâgne…
)
Le métier d’ingénieur… Les mieux placés pour en parler, ce sont les ingénieurs. Les profs de lycée sont paumés sur le sujet (ils savent juste que bonnes notes = viser une prépa). Les profs de prépa, cela dépend beaucoup de sur « qui on tombe » : certains ont été ingénieurs et savent bien en parler, les autres sont souvent beaucoup moins renseignés et manquent de vécu.
Disons que pour moi, l’idéal serait de prévoir des conférences d’orientation et des tables rondes pour inciter les élèves à se poser les bonnes questions avant de s’inscrire pour les concours…
Bonjour freter90,
Si tu écris ce message, c’est que tu as été déçu.
Tu es loin d’être seul, moi aussi j’ai été déçu, plutôt deux fois qu’une car je suis en 5/2.
Mon histoire est semblable à celles de centaines de taupins chaque année : Élève bon/brillant au lycée qui décide d’intégrer une prépa sans trop savoir ce qui l’attend et pour justement avoir à choisir plus tard.
Après deux ans, les résultats m’ont paru médiocre et là ce sont les oraux qui m’ont fait mal.
Je décide d’intégrer une école moyenne et de retenter la 5/2, là encore des résultats plus de décevants à cause du côté aléatoire des oraux.
Je connais plein de gens qui n’ont pas une once de raisonnement logique, ayant fait un TIPE complètement pipo et qui se retrouve à Supaéro, Supélec ou encore ENSTA… Certains te diront les yeux dans les yeux qu’ils sont bons et qu’ils ont travaillé plus que toi et d’autres (honnêtes) t’avoueront qu’ils sont tombés sur des examinateurs gentils. Après l’X, ENS, ECP ou Ponts sont très sélectives, et les gens qui les intègrent le méritent vraiment et ont un très bon niveau.
Quoi qu’il en soit, tu as toujours un enseignement à tirer de toute épreuve et ce qu’elle que soit le résultat. En prépa, j’ai appris à travailler, et ce à marche forcée, laissant mes états d’âmes et autres problèmes d’adolescents. Peut-être est-ce ça être adulte? Ce double échec, m’a aussi permis de réaliser que bien que j’aie une volonté inébranlable (très franchement en spé ou en 5/2 être admissible aux Mines-ponts me paraissait utopique…) , il n’en reste pas moins vrai, que je reste humain avec mes doutes et mes échecs qui font partie de moi.
Selon moi, le métier d’ingénieur est mot générique, qui désigne tout et n’importe quoi. Du conseiller, au métier purement technique. C’est métier vaste qui t’offre plein d’opportunités. S’il est important que tu aies un projet professionnel et une idée un tant soit peu générale de ton futur métier, il est aussi important que tu aies une vue d’ensemble du métier, qui est polyvalent et où tu seras amené à travailler dans divers domaines et que peut-être dans 10 ans tu travailleras dans quelque chose qui sera à l’opposé de ta formation en école d’ingénieur.
Il te reste le choix de 5/2 si tu veux à tout prix avoir une autre école. Dans tous les cas, si tu intègres une école ou que tu fasses 5/2 tu as tout à gagner. Rien que le fait que tu interroges d’une telle sorte sur le système, montres que tu as grandement gagné en maturité.
Si tu veux parler, tu peux poster ici même ou me contacter par message privé, ce sera avec plaisir que je te répondrai.
Bon courage !
Les gens qui feed le troll avec des pavés… ![]()
Il ne s’agit en aucun cas d’un troll. Il s’agit d’un taupin qui se sent mal et déboussolé.
Retiens-toi de lancer de tels propos inappropriés pour ce genre de topic.
Troll ou pas troll (c’est quand même étrange qu’il ne réponde pas à tous ces messages..), la question mérite être abordée. De nombreux taupins font actuellement l’amer constat de la vacuité des concours.
Le petit nouveau à 15 messages sur le forum, qui vient faire la morale au vieux de la vieille qui sait détecter les trolls (demande aux modos
), devrait lui aussi se retenir de lancer de tels propos inappropriés. ![]()
Et puis ce n’est qu’un topic de forum, je n’ai pas craché sur la tombe de Simone Veil (faisons dans l’actu), calme-toi. ![]()
ps. Je te donne un indice pour détecter un troll. À ton avis, si je vais sur forum musulman pour lancer une discussion « N’avons-nous pas raté quelque chose dans la vie en ne mangeant pas de porc ? », c’est du troll ou non ? ![]()
pps. Autre indice pour détecter un troll qui marche bien en ce moment, tu vas faire un tour sur le 18-25 de jvcom et tu regardes les topics « prépa », généralement t’auras un p’tit malin qui se vantera de troller prepa.org. Je te laisse aller vérifier. ![]()
T’aurais du laisser les gens répondre, ça aurait été drôle de voir plusieurs pages sérieuse puis d’un coup l’op qui vient « ah dsl c’était un troll » ![]()
S’il est bon, il ne viendra pas se vanter d’un troll, au contraire. ![]()
J’ai fait une mauvaise manipulation avec mon compte freter90 qui l’a rendu inactif, j’ai contacté les administrateurs du forum et j’attendais qu’il soit débloqué pour vous contacter, en attendant j’ai créé celui là pour vous dire que non, je ne suis pas un « Troll », pour le coup j’ai mieux à faire que d’aller écrire des faux messages sur des forums …
Je me suis juste posé des questions pendant cette année sur l’utilité de ce que je faisais en classe prépa et je voulais savoir si d’autres personnes avaient vécu cela. Je me dis que j’aurai sûrement un bon métier, que ça m’a appris la rigueur, mais après deux ans dans une « bonne prépa », comme les gens disent, de Lyon, j’ai l’impression que j’ai un peu perdu mon temps. Ceux qui vont dans les meilleures écoles ne l’ont pas vécu comme cela, ils ne se sont pas posé de questions, bon au lycée, bon en prépa, bonne école d’ingénieur … C’est dommage. (Et le fait qu’il faille se justifier de ne pas être un « troll » lorsque l’on aborde ce sujet me prouve que peu de personnes se posent ces questions)
Mais pour en avoir parlé autour de moi, je sais que certains comme moi, ont fini en prépa parce qu’ils étaient bons au lycée et que ça leur semblait être la seule voie possible pour devenir ingénieur (les autres voies étaient négligées car jugées pas assez bonnes pour un bon élève de lycée). Je ne regrette pas ce que j’ai fait, mais je pense qu’il n’est pas mauvais de parler un peu du fonctionnement « fermé de la prépa », le fait que certains (même s’ils sont moins nombreux qu’avant) en souffrent, et le manque d’information pour un bon élève de lycée (le parcours tout tracé lycée/prépa/école).
5/2 et tu auras sans doute une meilleure école
bah le système est ce qu’il est et il faut s’y adapter ou passer son chemin.
La prépa est par définition une préparation aux concours. Son rôle n’est pas prioritairement d’orienter mais bien de préparer.
Et franchement, le lycée et le bac est maintenant un truc normal, les écoles après prépa sont souvent une plaisanterie ou malheureusement on ne fait pas grand chose (bon je pousse il y en a des biens mais pas si nombreuse).
Mais notre prépa est quand même d’excellente qualité. On y apprend l’effort, la rigueur, l’analyse, le raisonnement entre autre. Les enseignants sont les meilleurs de toute la chaine. Du parcours de la maternelle au diplôme, je trouve que c’est le maillon fort.
Mais je suis d’accord que le maillon faible c’est l’orientation d’ailleurs en prépa comme au lycée.