Nouveau classement de l'étudiant

Strelok a écrit:

Je comprends pas en quoi la poursuite par une thèse est signe d’excellence académique.

  1. Faut ressortir tout le dossier « La France en retard sur les doctorats par rapport à d’autres pays ».
  2. les écoles doctorales ne sélectionnent pas des branquignols dans le cursus long de doctorat…

à défaut d’autres indicateurs, c’en est un de facile à récupérer auprès des administrations des diverses écoles doctorales.

En plus, un doctorant n’est pas chômeur le temps de ses études, donc l’indicateur d’insertion des diplômés n’en pâtit pas. Après, un ingénieur-docteur devrait normalement trouver du boulot, même sans l’aide de son doctorat si on est en France.

Tu réponds pas à Strelok.

Ce qu’il dit c’est que le doctorat c’est aussi une question de choix, de préférences personnelles.
On peut avoir un très bon niveau académique et rentrer dans la vie active en sortant d’école.

Jean-Porte a écrit:

Tu réponds pas à Strelok.

Ce qu’il dit c’est que le doctorat c’est aussi une question de choix, de préférences personnelles.
On peut avoir un très bon niveau académique et rentrer dans la vie active en sortant d’école.
+1
Hier à supélec j’ai eu droit à une pub par des docteurs, recruteurs spécialisés etc qui disaient en très gros qu’ils préféraient les docteurs parce qu’ils avaient certaines qualités.

La naïveté de certains responsables fait de la peine à voir. C’est comme entendre un HEC dire qu’il ne recrutera que des HEC etc.

Jean-Porte a écrit:

rentrer dans la vie active en sortant d’école [sans faire de doctorat].
Oui, en France, oui. Je le sais bien, j’ai que mon pq^W diplôme d’ingénieur, pas de doctorat derrière… :frowning:
bullquies a écrit:
La naïveté de certains responsables fait de la peine à voir.
Oui d’ailleurs y a un problème en France de la trop grande place prise par les ingénieurs grandes écoles par rapport aux ingénieurs docteurs.

Même Polytechnique veut augmenter son nombre d’ ingénieurs docteurs, alors qu’il y a plus de 15 ans, j’avais lu une fois sur la carte de visite d’un X l’étonnante mention « PhD » (le gars expliquait en toute honnêteté à ses interlocuteurs européens que son diplôme de l’X valait bien un PhD…)

justement je voulais dire l’inverse: pour quel poste ai-je vraiment besoin d’un ingénieur-docteur? Pour quel poste ai-je besoin d’un ingé pas docteur? Et plus globalement, pour la société entière: former des docteurs est-il toujours rentable?

strelok a écrit:

Pour les « enquetes d’insertions » c’est exhaustif ou ca ne concerne que les gens qui répondent ? Parce que je vais voir l’ENSTA, je vois que 19% des mecs continuent en thèse, ca me semble anormalement élevé mais peut être que je suis pas au fait des taux actuels.
Contrairement aux années précédentes, ils sont allés chercher les données directement dans les rapports rendus par les différentes écoles à la CTI. Du coup,* a priori* c’est exhaustif et crédible.
Pour l’ENSTA et les presque 20% de doctorants, je peux vérifier mais ça me parait juste.

bullquies a écrit:

justement je voulais dire l’inverse: pour quel poste ai-je vraiment besoin d’un ingénieur-docteur? Pour quel poste ai-je besoin d’un ingé pas docteur? Et plus globalement, pour la société entière: former des docteurs est-il toujours rentable?
excellente question, et franchement, dépend, pour le management, qui est une des grandes missions de l’ingénieur, je ne vois pas la plus value d’un PhD. Un double cursus de type droit administratif, « business school » est plus attirant.

Tablasco a écrit:

[quote=« strelok »]
Pour les « enquetes d’insertions » c’est exhaustif ou ca ne concerne que les gens qui répondent ? Parce que je vais voir l’ENSTA, je vois que 19% des mecs continuent en thèse, ca me semble anormalement élevé mais peut être que je suis pas au fait des taux actuels.
Contrairement aux années précédentes, ils sont allés chercher les données directement dans les rapports rendus par les différentes écoles à la CTI. Du coup,* a priori* c’est exhaustif et crédible.
Pour l’ENSTA et les presque 20% de doctorants, je peux vérifier mais ça me parait juste.
[/quote]
Pour des écoles du même « calibre »

ENSTA: 19%

Arts et métiers: 4%
Supélec: 6%
Ponts: 8%
Telecom: 8%
Supaero: 10%
Centrale Paris: 10%
Centrale Lyon: 14%
Mines Paris: 14%

Étonnants ces chiffres pour l’ENSTA je trouve. On vous encourage à faire une thèse à l’école ?

nous on nous encourage, mais la plupart n’en ont rien à foutre…

bullquies a écrit:

nous on nous encourage, mais la plupart n’en ont rien à foutre…
20% des 1A veulent faire une école de commerce, on peut pas tout avoir comme profil :slight_smile:

squaro a écrit:

[quote=« bullquies »]
nous on nous encourage, mais la plupart n’en ont rien à foutre…
20% des 1A veulent faire une école de commerce, on peut pas tout avoir comme profil :slight_smile:
[/quote]
on peut étuidier toute sa vie, mais ça ne servira à rien ^^

bullquies a écrit:

Et plus globalement, pour la société entière: former des docteurs est-il toujours rentable?
Avec le raccourcissement des cycles technologiques, très bonne question :wink: un « bon » MSc est à mon avis plus rentable (cf. big data) qu’un PhD « moyen ».

Et un « bon » PhD est plus rentable qu’un MsC « moyen ». :wink:

Le fait est qu’à l’étranger on aime bien les PhD parce que c’est la filière la plus sélective ; en France, c’est plutôt les écoles d’ingé / commerce, en Inde les IIT, etc.

Marronnier de la presse étudiante : « En France, les titulaires de doctorat connaissent plus de difficultés d’insertion que ceux de masters et souffrent d’un taux de chômage trois fois supérieur à la moyenne des docteurs des pays de l’OCDE. »

Pourquoi la France est-elle damnée des damnées au sein de l’OCDE ?

letudiant.fr/educpros/actual … 9002253312

Sans avoir lu l’article, la phrase ne démontre pas grand chose.

Par exemple, si vous avez une proportion plus importante d’étudiants en sociologie ou en littérature qui font un doctorat qu’en sciences, forcément… Avec les écoles d’ingénieurs, c’est évidemment le cas, alors qu’un étudiant allemand dans la même situation fera pratiquement toujours un doctorat. Il faudrait regarder dans une même filière, par exemple comparer les ingénieurs qui font un Phd et ceux qui n’en font pas dans un domaine donné.

Autre cas que j’ai rencontré : un Phd par défaut .
Quand j’étais à Rennes chez Orange Labs pas mal de docteurs en Info étaient là (leur témoignage) car ils n’avaient pas réussi à trouver un bon travail à la sortie de leur école…

Je me souviens aussi d’avoir entendu que les PhD sont des gens très organisés qui sont en général parvenus à la fois à : étudier, travailler, se marier, élever des gamins en bas âge (grâce à une haute spécialisation multi-tâches temps réel : en biberonnage et changement de couches), et qu’ensuite ça peut en faire des hauts potentiels et des talents pour le top management.

Source : sans doute une étude de chercheurs en sociologie il y a quelques années. Peut-être aux États-Unis.

pboulerie a écrit:

et qu’ensuite ça peut en faire des hauts potentiels et des talents pour le top management.
Il y a quand même un monde d’écart entre la vie d’entreprise et le vie académique! :slight_smile:

Lieux communs lieux communs…on ne va pas loin avec ca.
Le grade de Dr. est reconnu dans les pays où il est assez difficile de l’obtenir.
En france c’est parfois un peu facile.

Facts:
Un ingé sorti de la filière classique prépa n’a jamais eu à répondre qu’à des questions bien posées pour obtenir son diplome (qui, il faut le rappeller, est donné à bac plus 2 puisqu’on ne vire pratiquement presonne en école).
Un type ayant une thèse montre qu’il sait gérer un programme sur 3 ou 4 ans pour en tirer qqch de concret.

Quel est l’avantage d’un PhD sur 3ans d’expérience en tant qu’ingé?
Ben ca dépend…c’est là que les lieux communs sont risibles.
Si on veut faire de la R&D pointue, il serait bon d’être pointu dans son domaine. PhD presque obligatoire.
Si on veut faire des projets avec certaines agences européennes, le PhD est aussi bien vu.
Par contre, (portes ouvertes tout ca…):

  1. il faut que le PhD en question intéresse l’industrie…ce qui n’est pas toujours le cas.
  2. on peut très bien faire carrière sans PhD en tant qu’ingé. Tout dépend de ce qu’on vise comme poste…tout comme on ne fait pas un MBA pour faire un MBA mais pour évoluer vers des postes qui correspondent.

Les sociologues peuvent bien sociologuer tout ce qu’ils veulent et les revues classer ce qu’ils veulent selon des critères à la noix mais ca ne change pas le fait qu’on embauche UNE personne. Pas un profil.

De plus, le rapport entre une thèse CIFRE très « concrète » et une thère en maths plus ou moins pures n’a rien à voir.
Le problème principal des PhD qui rament pour trouver un taf est, dans le cadre qui nous occupe:

  1. soit un PhD trop accadémique sur des thèmes dont l’industrie ne en gros que faire.
  2. soit l’ingé qui n’arrive pas à répondre clairement à la question « mais pourquoi vous avez fait une thèse?? ».

Quand on fait prépa un poil par hasard, puis qu’on intègre l’école la mieux classée possible sans trop savoir ce qu’on y enseigne et qu’on finit par fait une thèse « parce que bon… » alors oui, on risque d’avoir un peu de mal à expliquer qu’on est la bonne personne pour un poste donné.

The_One : c’est bien pour ca que les CIFRE existent…par contre oui le rapport entre PhD et talent pour le top mgt est nul. Pour le top mgt il faut des connaissances en mgt donc un MBA ou du moins des connaissances en gestion.
Le top mgt c’est la stratégie. Les gens ne comprennent souvent pas ca. Le top mgt n’est par là pour faire de l’opérationnel (ca c’est le niveau2) mais il est là pour faire de la stratégie. Quand il n’en fait pas ca donne le désastre PSA par exemple.