ParKourSup : Acte II

J’ouvre le présent sujet pour discuter et faire un debrief autour de la première cuvée de ParcourSup.



Et ça commence de manière… intéressante. F.Vidal réfléchirait à un classement des vœux en attente pour accélérer les désistements.



<LINK_TEXT text=« https://www.lemonde.fr/campus/article/2 … 01467.html »>Parcoursup : la ministre prête à « réfléchir » à un classement des vœux</LINK_TEXT>

Pour réduire les délais d’attente, les deux syndicats hostiles à la réforme de Parcoursup, l’UNEF (2e organisation étudiante) et le Snesup-FSU (qui représente les personnels de l’enseignement supérieur) ont jugé « indispensable » de revenir à la hiérarchie des vœux. La Conférence des présidents d’université recommande également de prévoir un classement des vœux, « peut-être après le bac », à la fin du mois de juin. Quant aux deux syndicats qui ont soutenu la création de Parcoursup, la FAGE (1re organisation étudiante) et le SGEN-CFDT, ils ont demandé mercredi à la ministre d’être « plus ouverte » sur cette question, et ont proposé de réintroduire la hiérarchisation « exclusivement » durant la phase complémentaire de Parcoursup, qui se déroule cette année du 26 juin au 21 septembre, et qui permet aux candidats de postuler à des formations ayant encore des places disponibles.



L’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche préconise de son côté de conserver l’esprit de la réforme, en laissant aux candidats le soin de trancher parmi les propositions qui leur ont été faites, selon l’agence spécialisée AEF. Mais elle estime que ce « n’est pas contradictoire avec des dispositions qui permettraient d’accélérer le processus de choix », et propose que chaque candidat puisse identifier, sur la plate-forme et sans que les établissements en aient connaissance, deux ou trois « vœux podium » (leurs vœux préférés), dès le début de la procédure. S’ils reçoivent une proposition d’admission sur l’un de ces « vœux podium », ils pourraient conserver les autres « vœux podium » en attente, mais devraient abandonner tous leurs autres vœux.



Ces différentes suggestions ont finalement été entendues. « Sur la hiérarchisation, j’ai dit qu’on ne reviendrait pas sur une hiérarchisation initiale dès le processus, mais un comité » rendra ses conclusions « à la fin du mois et cela me permettra d’annoncer des modifications », a encore dit Frédérique Vidal vendredi sur Franceinfo.

Bon, je refais pas le « on vous l’avait bien dit » (et j’envoie pas mon CV au ministère de l’ESR), mais faut avouer que ce rétropédalage est salutaire.



Autant j’ai « légèrement » critiqué la formule ParcourSup, autant l’idée de classer les vœux parmi ceux où l’on est accepté/en attente, ça me semble un bon compromis entre la vitesse d’exécution d’APB (qui demandait de faire plein d’analyses de cas), et le choix étape par étape de PS avec toutes les dérives absurdes que ça a engendré.



Bon, s’ils avaient pu y penser y’a quatre mois je gage que tout le monde aurait apprécié.

en complement (merci father pour le lien)

<LINK_TEXT text=« https://www.nouvelobs.com/education/201 … ursup.html »>Ces grandes prépas n'ont pas fait le plein. Victimes de Parcoursup ?</LINK_TEXT>



le bilan que j’en tire, vu de l’exterieur (je n’ai pas d’enfant dans le systeme scolaire francais, et je ne suis pas prof)


  • systeme extrement lent pour la plupart des eleves, donc qui favorise ceux qui ont les moyens d’attendre
  • communication calamiteuse, et surtout des annonces ambigues, qui ont semblees ete faites pour pousser les « oui definitifs »
  • mise en place d’une selection a l’universite
  • demande d’internat mal gere par Parcours sup



    un point que l’on ne saura probablement jamais est le nombre d’eleve qui ont abandonne leur voeu « de reve » a cause des temps de reponse

<LINK_TEXT text=« http://orientation.blog.lemonde.fr/2018 … arcoursup/ »>http://orientation.blog.lemonde.fr/2018/09/17/il-faut-absolument-fluidifier-parcoursup/</LINK_TEXT>

le premiere partie de l’interview concerne le ressenti de Parcoursup pour les prepas

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  • systeme extrement lent pour la plupart des eleves, donc qui favorise ceux qui ont les moyens d’attendre



    un point que l’on ne saura probablement jamais est le nombre d’eleve qui ont abandonne leur voeu « de reve » a cause des temps de reponse

Ne pas oublier de conseiller aux parents qui ont les moyens de soutenir les mises de leurs enfants d’apprendre à ceux-ci à jouer au poker.

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Y a-t-il des données à ce sujet ? L’impression que j’ai eue c’est plutôt un blocage du système avec des listes d’attente figées, mais avec au final des étudiants allant dans des formations qu’ils avaient eues depuis relativement longtemps tout en conservant en liste d’attente le plus possible des vœux inaccessibles.



La notion de « vœu podium » me semble pas mal du tout. En revanche j’ai du mal à comprendre comment fonctionnerait un classement uniquement en phase complémentaire, vu que des formations ont apparu très tardivement dans le processus.



Sinon rendez-vous dans 3 ans, quand mon second gamin sera concerné (il va se manger la réforme du bac, le pauvre, ça promet) :grin:

Oui ça semble a priori un bon compromis ces idées. Merci à Siro d’avoir initier ici le débat et la réflexion autour de ce sujet.

Les mesures au fil de l’eau ont clairement été improvisées (en quelques jours), c’est dommage de ne pas avoir planifié plus en amont les différentes étapes de PS (ou de les avoir expliquées pédagogiquement).



Bref… c’est bien que la ministre revienne en arrière (on se rappellera les grands « nous ne reviendrons pas sur le classement pour ParcourSup » avec le torse bombé). Moi j’aurais proposé plus radical : à la réception des admissions, chaque élève a jusqu’au bac pour faire le choix d’un seul vœu parmi ceux acceptant l’élève, classement des vœux en attente, et 72h après la fin du bac verrouillage des classement, réaffectation. Idem après rattrapage. Dernière session fin août. Comme APB mais avec classement ultérieur aux résultats (ce qui empêche littéralement les facs et formations de classer les élèves en favorisant ceux qui mettent le vœux en premier).



Par contre Vidal ne remet pas en cause la sélection pour entrer en licence. Et ça ça me chagrine davantage.

Au contraire c’est une très bonne chose. De laisser ce qui est important à mes yeux : L’accès à l’Université ne se fait qu’avec le Bac.



Un article intéressant —> <LINK_TEXT text=« https://www.liberation.fr/debats/2018/0 … le_1621802 »>Sélection universitaire : «Pas nés sous la même étoile…» – Libération</LINK_TEXT>



Je cite : « La réforme de l’accès à l’enseignement supérieur entend conditionner à des «attendus» l’entrée des étudiants dans chaque filière. Officiellement, il s’agit de lutter contre l’échec à la fac. En réalité, le «plan étudiants» du gouvernement n’est qu’une vaste machine à trier. »



« Bref, le système scolaire reste l’un des piliers de la reproduction sociale, certes, mais les efforts de démocratisation scolaire ont aussi aidé la mobilité sociale ascendante des classes populaires stabilisées et des (petites) classes moyennes, et cela, on le dit moins. »



« Pour autant, le système scolaire français reste structurellement profondément inégalitaire. D’un côté, des grandes écoles et leurs classes préparatoires, pour lesquelles les élèves sont sélectionnés tôt, couvés dans des établissements au taux d’encadrement élevé et qui contribuent largement à la reproduction sociale (environ 50 d’enfants de cadres supérieurs et 15 d’enfants d’ouvriers-employés, alors que ces catégories représentent respectivement 15 (1) et 50 de la population active). De l’autre, des universités aux capacités d’accueil réduites comme peau de chagrin, des personnels précarisés et des budgets de plus en plus contraints : la loi LRU (2007) a conduit à l’assèchement des caisses et à l’extrême mise sous tension des établissements universitaires, les rendant inefficaces pour mieux dénoncer leur incurie et imposer, au nom de l’autonomie, des mesures d’austérité. L’argent ne manque pas pourtant lorsqu’il s’agit d’alimenter Labex, Idex, chaires d’excellence, primes en tous genres pour «stars» de la recherche, sans parler des 5, 5 milliards du Crédit d’impôt recherche (CIR), devenu une véritable niche fiscale pour certaines entreprises et constituant autant de financements perdus pour la recherche publique. »



" Et, à travers la réforme qui vient, c’est la première fois que s’exprime autant le refus de la démocratisation scolaire. Celle-ci ouvrait ce droit simple : permettre à ceux qui le souhaitent, une fois le baccalauréat obtenu - or, tout le monde ne l’a pas, 78 de bacheliers dans une classe d’âge en 2016, 40 pour un bac général - de fréquenter l’université et la filière de son choix."



« 1) On nous assène des chiffres qui font peur : selon les lieux (Assemblée, médias) et les personnes (ministre, députés LREM…) qui s’expriment, on parle de 50 à 70 d’échecs en licence ! Pourquoi pas 80 ou plus ? elon les données statistiques du ministère, parmi les nouveaux inscrits en licence 1 (L1), environ 40 chaque année passent en L2 ; environ 30 redoublent ; environ 30 ne se réinscrivent pas (ceux qui sont dits avoir «abandonné»). Ces chiffres ne sont pas nouveaux et étaient déjà presque identiques au début des années 60 selon les archives statistiques du ministère. En d’autres termes, ils ne sont pas liés à la massification, à l’arrivée en masse des bacheliers professionnels ou à une baisse du niveau généralisée des bacheliers. Ils varient aussi fortement selon les universités. »



2) La qualité injuste et absurde du tirage au sort, tout le monde la reconnaîtra, mais elle a été une pratique très marginale, et il existe d’autres moyens que ce plan étudiants pour la supprimer.



Cette réforme universitaire qui vient révèle, in fine, son vrai visage, idéologique : «En finir avec le mythe de l’université pour tous» (selon les propres mots du président Macron), bref interdire aux élèves des classes populaires et moyennes d’accéder aux études supérieures de leur choix. En un mot, les enfermer définitivement dans un destin scolaire qui sera leur tombeau social"



Un autre article : → <LINK_TEXT text=« https://www.humanite.fr/pourquoi-toute- … tue-645446 »>Pourquoi toute sélection à l’entrée à l’université doit-elle être combattue ? - L'Humanité</LINK_TEXT>



Je cite "L’accès à l’université grâce à l’obtention du baccalauréat est pourtant l’un des piliers de ce qu’il nous reste de contrat social. "



« Les arguments se bousculent contre la sélection : la lutte contre les inégalités, l’accélération des mutations technologiques qui imposent des facultés d’adaptation que facilitent l’analyse et un champ de connaissances peu segmenté, l’histoire qui enseigne qu’une civilisation solide se nourrit de connaissances toujours plus nombreuses et partagées. La formule d’Abraham Lincoln résume le tout : « Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance. » »



"Mais, sous les termes fallacieux de lutte contre l’échec et d’orientation individualisée, la réponse proposée s’inscrit dans le prolongement des réformes libérales conduisant à exclure les étudiants des classes populaires et à renforcer l’autonomie des universités au détriment d’un service public de l’enseignement supérieur et la recherche.



« Plutôt que de céder à la sélection, interrogeons les raisons de l’échec à l’université et mettons les moyens nécessaires pour le combattre. Comment tolérer que moins de 8 des enfants d’ouvriers accèdent au niveau Master, contre plus de 33 des enfants de cadres ? Où est la République lorsqu’on légifère pour favoriser l’élitisme et la reproduction sociale ? Le courage, c’est de sortir de la logique décliniste et d’investir dans notre avenir. L’éducation est un placement collectivement rentable, qu’un ancien banquier ne devrait pas saborder pour financer des cadeaux fiscaux aux plus fortunés. »



« Les fameux « attendus » de la novlangue macronienne vont autoriser les universités à choisir la sauce à laquelle les étudiants seront croqués. Faudra-t-il, ici, avoir fait du latin ? connaître La Boétie ? avoir un brevet de saut à l’élastique ? un oral de culture générale, peut-être ? Ce qui peut sembler raisonnable sur le papier est socialement inégalitaire. »



"

Vous connaissez ce phénomène : <LINK_TEXT text=« https://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/ … derization »>https://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/Flanderization</LINK_TEXT> ?

Tout le monde n’a pas les capacités pour suivre les études supérieures mais c’est pas en sélectionnant sur les notes d’anglais et de philo qu’on peut savoir si un élève est bon en psycho/socio/STAPS…

Je suis certain que tu te trouves très drôle et pertinent.

Quelle désolation… :roll_eyes:

Le système suisse est fondé sur la préférence nationale, je ne pense pas qu’il soit pertinent de comparer le taux de chômage de ses ressortissants à celui de pays plus ouverts comme la France.

STAPS est ultra engorgée, il me semble.



Pour APB en 2017, c’était une des filières les plus en tension :

Tirage au sort dans 115 formations, dont 42 en STAPS



Bilan : tous les vœux 1 absolus de PACES ont fait l’objet d’une proposition d’admission, comme l’avait promis le ministère, après avoir réuni les universités concernées pour augmenter les capacités d’accueil de certaines d’entre elles.



En revanche, 115 filières ont de nouveau dû recourir au tirage au sort. Parmi elles, la filière STAPS correspond à 42 de ces 115 formations (soit 36,5 % du total). Les autres mentions les plus fréquemment concernées sont les sciences de l’éducation (12 formations), les arts du spectacle (six formations), la psychologie (quatre formations), le droit (quatre formations), et l’information et communication (quatre formations).

<LINK_TEXT text=« https://www.letudiant.fr/etudes/parcour … staps.html »>Deuxième phase d'APB 2017 : ça passe en PACES, mais pas en STAPS - L'Etudiant</LINK_TEXT>



Peu de raison que ça ne soit pas le cas aujourd’hui.



En outre, PS a introduit une discrimination très forte selon l’origine géographique des étudiants, notamment à Paris où c’était le plus criant de loin. Discrimination géographique qui est de faite une discrimination sociale, d’une part, et d’autre part qui allait à l’encontre complète de ce que les UFR voulaient. C’est là encore un non-sens, parce que ça n’est même pas les facs qui ont la main sur la façon dont elles classent les candidats, ce qui rend le système bien foireux.

Quelques places de plus ou de moins ne changeront pas les débouchés de ces filières.

Alors, autant ne pas ajouter l’injustice du tirage au sort à l’incertitude de leur avenir professionnel.

un grand succès ..





!(<LINK_TEXT text=« https://nsa39.casimages.com/img/2018/09 … 588738.jpg »>https://nsa39.casimages.com/img/2018/09/18/180918065308588738.jpg</LINK_TEXT>)

Et tu veux prouver quoi avec cette photo ?

Si je balance une photo d’une salle d’attente bondée aux urgences à l’hôpital, en concluras-tu qu’il faut restreindre l’accès aux soins à certains pour éviter l’embouteillage ?

Je cherchais à prouver que Parcoursup avait été contresélectif sur l’humour. C’est fait.

Ce problème de moyens existait et existe indépendamment de Parcoursup ou d’APB.

Bonsoir La-Erta,



Petite précision ce n’est pas parce que je partage un article de Libération (il n’est pas extrémiste) ET de l’Humanité que j’adhère 100% aux idées d’extrêmes gauches ou que j’appartiens à ce mouvement d’extrême-Gauche. De plus il y a une très grande différence entre "Libération (plusieurs « Gauches » et « L’humanité ».





Ce n’est pas parce que j’ai certaines convictions que je suis pour le blocage des Universités ainsi que des violences. Je suis absolument contre le blocage. Ce n’est pas ma conception des choses. On peut débattre et faire avancer les choses sans violence.



« À force d’associer les universités au laxisme généralisé, bien souvent au détriment des étudiants et des enseignants motivés et dévoués, les diplômes délivrés en viennent à ne valoir que le prix du papier sur lesquels ils sont imprimés. Qui osera prétendre qu’un master 2 en sociologie à Nanterre a la même valeur que le diplôme de n’importe quel IEP de province aux yeux d’un employeur ? »



Je ne suis pas vraiment d’accord avec ça il y a de très bons Masters qui sont équivalents à une formation dans un IEP. Les entreprises prennent des bons candidats des écoles d’ingé ou des bons candidats Universitaires.





« il a de plus grandes incitations à s’inscrire pour éviter de passer tout de suite par la case « marché du travail » ou « pole emploi ».



C’est même là le miracle de l’université de masse, où les facs sont engorgées par des étudiants qui n’y ont pas nécessairement leur place, au grand dam de ceux qui y sont par choix, comme des enseignants qui souhaiteraient éviter de faire de la garderie en lieu et place de leurs cours. On imagine assez facilement que ces « passagers clandestins » sont une proie facile, et un véritable terreau de recrutement pour les pseudo-révolutionnaires de campus.
 » C’est un point de vue mais je ne le partage pas. Et non l’Université n’est pas une voie de garage.



« Rien n’est plus idiot. Tout le monde n’a pas vocation à faire des études supérieures, et peut-être même pas à faire le collège. Quel que soit le talent d’un professeur, il n’atteindra pas les objectifs supérieurs avec tous ses élèves. La créativité, la finesse d’analyse et l’esprit critique ne sont pas accessibles à tous. Et ce n’est pas forcément une catastrophe. Certains élèves par exemple n’ont tout simplement pas les capacités d’apprentissage jusqu’au niveau visé. Quel que soit votre entraînement sportif, si vous faites de la tachycardie, vous ne serez pas un marathonien. Point. Les capacités physiques sont inégalement réparties. La plupart des gens ne pratiqueront pas le sport au-delà du divertissement ou de l’hygiène. On fait du foot pour passer un bon moment avec les copains et on va à la gym pour ne pas trop grossir.



Et c’est très bien. Le cerveau est un organe comme les autres. Il n’y a aucune raison de croire qu’il soit différent des autres et que tous les cerveaux aient le même potentiel.c’est que certains élèves n’ont pas les capacités pour apprendre les choses à un coût raisonnable.

Je parle des efforts, du temps, voire des souffrances de l’élève lui-même. Il faudrait aussi tenir compte des parents, des camarades et de tous les autres acteurs de l’école qui subissent les effets indirects de l’échec scolaire.la volonté. Ignorance is bliss. Peu de gens aiment la vérité au-delà de ce qui améliore leur salaire ou permet de gagner au Trivial Pursuit. Qui ose vraiment connaître et pratiquer l’esprit critique ? Il faut comprendre ce que cela implique et le prix à payer. L’esprit critique suppose un saut dans la foi bien plus redoutable que tous les dogmes : mettre en danger les certitudes qui fondent nos relations sociales et nos habitudes personnelles, en espérant qu’il sortira quelque chose de bon de notre réflexion. »




Là encore c’est un point de vue. Mais il y en a d’autres.



Sinon absolument en Suisse comme en Allemagne l’apprentissage est valorisé contrairement en France. Il faudrait aussi le valoriser en France comme les filières techniques et professionnelles d’ailleurs. Ce sont de belles filières aussi.



Aussi aucun journal n’est neutre et pas orienté politiquement .(Sauf exceptions) Il y a toujours une ligne éditoriale. Et c’est normal.



Ensuite il ne faut pas généraliser. Les filières engorgées sont rares (Psycho, Stapps, et certaines filières en SHS) cependant cela dépend grandement des régions. Dans certaines régions il y a des tirages au sort mais c’est minoritaire. Globalement il y a assez de places pour les étudiants.



Ensuite il y a énormément de débouchés aussi dans les sciences Humaines (Psychologie,Sociologie,Lettres…).

Sinon absolument en Suisse comme en Allemagne l'apprentissage est valorisé contrairement en France. Il faudrait aussi le valoriser en France comme les filières techniques et professionnelles d'ailleurs. Ce sont de belles filières aussi.

Oui mais ca contredit absolument une doxa postée il y a qq jours par l’ami Siro.



En CH, la contrepartie est une sorte de « préorientation » qui se fait très tôt, notamment vers les filières courtes ou apprentissage.

C’est un pour ça que je plaidais pour une terminale « renforcée et orientante », contre mon ami Siro qui défendait en gros la méconnaissance du bachelier à savoir ce qu’il veut faire et le droit à essayer plusieurs L1.

M

Mais Padpad le collégien entre la 6ème et la 3ème a le temps de savoir si il veut faire une seconde seconde générale et technologique ou une seconde professionnelle non ?



Même si il va en seconde générale ET technologique il peut décider de faire un bac technologique (STMG,STI2D,STL). Ou de s’inscrire à l’Université dans la filière de son choix ou même de faire un CAP.



La seconde professionnelle ne devrait pas être une voie de garage. Si on prend la pâtisserie ou la boulangerie, jusqu’à où on peut aller c’est vraiment intéressant. ( D’un CAP Pâtisserie à travailler dans des grands restaurants). Personnellement j’admire autant les pâtissiers et les boulangers que les scientifiques. Il y a une grande différence entre un pain au chocolat d’un artisan boulanger et un pain au chocolat industriel.



Mais on peut très bien prendre le temps de choisir en essayant plusieurs formations ou plusieurs L1 à l’Université.