Prépa BCPST, débouchés ? hésitation de parcours

Bonjour,
Je suis actuellement en terminale et j’aimerai intégrer une prépa BCPST l’an prochain (si mes voeux sont pris).
Je me rend compte que je ne suis pas très bien renseignée sur le après-prépa BCPST : je sais que ça donne lieu à un concours pour intégrer une école d’ingénieur bien sûr. Cependant, j’hésite : je souhaiterais être ingénieur dans les biotechnologies ou le domaine de l’infectiologie, et mon rêve serait de travailler dans la recherche contre les cancers notamment par l’immunothérapie. (pas dans un sens médical, dans un sens purement recherche, sciences, etc…)
J’ai du mal à trouver des infos pour savoir dans quelle école d’ingénieur aller pour faire ça, et si le mieux, est de faire une prépa BCPST, ou une licence en université par exemple.
Aussi, j’avais entendu parler de l’ESTBB à Lyon qui faisait des master en infectiologie et qui acceptait des étudiants qui ont le diplome de licence en science et vie ou équivalent, est ce que ça correspond à la prépa BCPST aussi ?
Bref, je suis un peu perdue, et je me demandais donc si vous aviez des infos sur les débouchés prépa BCPST et école d’ingénieur dans le domaine qui m’intéresse.

Une idée des nombres de places dans chaque école :

http://www.scei-concours.fr/stat2020/bcpst.html


Si tu aimes les sciences de la Terre, tu iras peut-être dans une école des mines pour la gestion de carrières.

Merci beaucoup pour le tableau !
Hahah, non c’est plutôt la biologie et la microbio qui m’intéressent comme j’ai dit avec la recherche dans les cancers ou ingénieur en microbio/biotechnologies donc je ne pense pas finir dans les mines :smiley:

Bonjour,

Tu as plusieurs voies possibles pour faire de la recherche dans les domaines qui t’intéressent.

BCPST > ENS > Thèse
BCPST > école d’ingé > Thèse
BCPST > Fac > Thèse
Fac > Thèse
BUT > école d’ingé > thèse

Les places sont très chères pour pouvoir rester dans le monde de la recherche en France, après la thèse et de potentiels postdocs (en particulier pour tout ce qui concerne de près ou de loin la biologie).

Je te conseille donc de tenter la voie qui te donne le plus de chances d’y arriver: BCPST/ENS.
Tu pourras toujours faire BCPST/école d’ingé ou BCPST/fac et y arriver aussi.

Vu que l’OP parle d’une école d’ingénieur, il y a aussi des ingénieurs, dans le monde de la recherche, pas que des chercheurs.
La thèse et les 684 post-docs nécessaires avant d’être titulaire ne sont pas nécessaires à un ingénieur.

Oui il y a des ingénieurs. Mais mon conseil, et je connais bien le domaine, c’est de faire absolument une thèse.

J’aurais tendance à conseiller d’intégrer une école d’ingénieur, puis de faire une thèse. Devant la précarité du monde la recherche qui ne s’arrangera pas avec le projet de LPPR (malgré ce qu’ils veulent faire entendre), avoir un filet de sécurité type diplôme d’ingénieur/agrégation n’est pas du luxe, même pour un normalien.
Selon le domaine, on peut toujours espérer un poste en service de R&D. En biologie, la microbio/infectio intéresse les industriels de la pharma (contrairement à d’autres disciplines), mais c’est très différent de la recherche fondamentale où l’approche et les libertés sont tout autres.

Bonjour,
Merci de vos réponses.
Si je comprends bien il y a deux options quasiment incontournables :

  • BCPST puis école d’ingé pour diplome d’ingé puis thèse (donc doctorat)
  • BCPST puis ENS puis thèse
    Donc en ENS je n’aurais pas de diplome d’ingénieur est ce bien cela ? c’est uniquement pour but de recherche alors que si je fais école d’ingé, cela me permettrait d’avoir une sécurité ?
    (donc j’en deduis que la bcpst est un bon choix, plus qu’à trouver l’école )

Non tu as simplifié le nombre de possibilités
Elles sont très très nombreuses
Une chose est certaine, les cpge mènent à énormément de cursus possibles.
C est notamment le cas des bpcst
Tu n as donc aucune inquiétude à avoir en commençant par une bpcst.
Ensuite tu as plusieurs options.

  1. Les écoles d ingénieurs
    Voici la liste des établissements susceptibles de t interesser :
    Enstbb (Bordeaux), esbs et chembiotech (Strasbourg), les polytech de Nice (ex magistere pharmaco) Marseille et Clermont
    Les insa de Lyon et Toulouse (biochimie)
    Tu as également 2 écoles privées (supbiotech et ebi)
    Cela te fait 10 ecoles avec des modalités de recrutement différentes (concours ou dossier)
    Plus ou moins sélectives.
    Les écoles d agronomie n ont pas la sante humaine comme vocation mais certaines proposent des cursus en biotech.
    Enfin agroparitech propose un double diplôme avec Ulm

  2. l université
    2 magistères pertinents : biologie à Orsay et génétique a paris7
    Il y a également de nombreux masters intéressants notamment à l interface biologie/chimie/informatique
    3 ) les 3 ens : Ulm, Lyon et saclay.
    Tu peux les rejoindre sur concours (ultra sélectif) ou sur dossier (non fonctionnaire)
    Pour la sécurité, tu as une préparation à l agrégation de biochimie/biotech qui tourne a saclay et que tu peux rejoindre de n importe ou.

Estbb dépend de la catho de Lyon
Je ne connais pas (diplôme national délivre ?)

Tu as peut être un peu vite éliminer médecine/pharma.
Ça ne forme pas que des soignants mais aussi des chercheurs.
Au travers de cursus spécifiques
Dans les labos pharmaceutiques, ils ont un certain pouvoir
A toi de voir

N hésite pas à jouer la carte de l international dans ton cursus. Cela te créera davantage d opportunités

Les DUT en biologie ne sont pas nombreux, encore moins ceux tournés vers l’agronomie. Peut-être qu’à la rentrée, avec la réforme BUT, l’offre sera plus conséquente. À mon sens, les DUT sont une voie à ne pas négliger, surtout quand on voit qu’il y a des concours DUT pour l’ENS PS (pas en bio par contre) et des écoles d’ingénieurs dont l’X, l’APT, Télécom. Et encore, j’oublie sûrement des écoles, je ne connais pas cette voie d’admission. Les DUT peuvent aussi être admis aux ENS sur dossier (c’est le cas à Lyon, notamment au département de bio).

Le magistère de biologie d’Orsay n’est pas forcément pertinent, de mon temps en tout cas, les étudiants préféraient de loin partir pour celui de Diderot. L’agrégation SVSTU d’Orsay est très bonne par contre. Celle de BGB à l’ENS PS est assez sélective en fonction des années, les normaliens étant prioritaire; ils font attention à ne pas recruter plus d’étudiants qu’il n’y a de postes aux concours (10 depuis 2 ans, mais avant c’était 6).

father attire ton attention sur une alternative très intéressante, les pharmaciens (cursus industrie) sont très demandés dans le privé ! Pour peu qu’ils fassent un DD type MBA ou business, c’est le jackpot, mais on s’éloigne de la recherche.

Sur Orsay 3 m2 de microbiologie
Et 2 d infectiology dont 1 international avec Pasteur.
Certains peuvent être suivis dans le cadre du magistère
Aucune idée de ce qu ils valent.
Certains sont mutualises avec Diderot

Je pense que les M2 sont de bonne qualité avec UEs conjointes ENS PS. Il me semble que les normaliens ont accès aux UEs de leur école de droit, les étudiants extérieurs à l’ENS PS, eux, doivent candidater UE par UE. S’ils ne se pas retenus, il reste des UEs à l’université pour compléter.

Enfin pour en revenir au sujet, la recherche reste un secteur très compétitif et que le deviendra davantage. Si je ne me trompe pas, tu n’as d’expérience en recherche. C’est un domaine avec ses particularités, tu t’en feras une idée plus précise en allant voir de quoi il en retourne dans un labo. Vouloir faire de la recherche c’est aussi être mobile, notamment hors hexagone, ce qui n’est pas toujours simple plus vieux. La recherche à l’étranger est radicalement différente : plus de moyens, salaires plus attractifs, mais pas de postes permanents à moins d’être PI ou senior scientist avec une compétence recherchée sur plateforme.

À encadrer, voire à épingler - information très importante :

asaipuol, post:12, topic:132551 a écrit:

la recherche reste un secteur très compétitif et qui le deviendra davantage.

faire de la recherche c’est aussi être mobile, notamment hors hexagone, ce qui n’est pas toujours simple plus vieux.

vieux, c’est à partir de quel âge ? 35 ans ??

La mobilité hors « hexagone » en France - dans les outremers - les perspectives d’un chercheur me semblent assez limitées. (Par exemple en termes d’infrastructures et équipements)

Les candidats se focaliseront donc sur l’étranger dont les pays membres de l’Union européenne

Pour être précis, vieux ça veut dire conjoint+éventuellement enfants
Nouveau job/nouvelles écoles/nouveaux amis, etc…

Bonjour,
Tout d’abord merci de vos réponses ! Je vais étudier chaque école de plus près, je me suis renseignée pour les magistères à Paris, et il y en a un qui m’intéresse beaucoup.
Le seul problème étant que Paris est loin de chez moi (Alsace) et que je ne sais pas si je pourrais avoir le financement pour payer un appart + le magistère.
J’ai découvert aussi ce qu’était un magistère car je n’en avais aucune idée.
Pour ce qui est de la voie médecine/pharmacie, en effet cela m’intéresse moins que le cursus de sciences sans médecine, de plus les concours sont très sélectifs pour rentrer en PACES je crois et je préfère laisser cela à ceux qui veulent vraiment devenir médecin plus tard. De toute façon c’est trop tard pour formuler un voeu, les voeux parcoursup sont déjà validés depuis quelques mois.
Quant au domaine de la recherche, effectivement je n’ai pas d’expérience professionnelle là dedans mais j’avais entendu dire que c’était très compétitif, et que de plus la France ne donnait pas beaucoup de moyen à l’innovation et aux chercheurs ?

Le magistère est gratuit (ou presque)
Mais suivre des études loin de chez soi a effectivement un coût.
Si tu es alsacienne, l esbs et chembiotech te tendent les bras après ta bpcst.
C est assez sélectif car il y a peu de places.
Cela ne t empêchera nullement de poursuivre en doctorat après ton diplôme d inge.
Qui plus est l industrie pharmaceutique allemande et suisse est toute proche

Un exemple parmi d autres :
http://ecahe.eu/w/index.php/NanoFar_-_European_Doctorate_in_nanomedicine_and_pharmaceutical_innovation

Tu seras financée pour ton phd

Tu as de la chance : l université de Strasbourg a une réputation certaine en chimie et à l interface avec la bio/info
Un master original dont le 1er semestre est à Strasbourg, le second à Milan finance par une bourse erasmus…

http://isddteach.sdv.univ-paris-diderot.fr/fr/presentation.html#presentation

arthurr8852, post:15, topic:132551 a écrit:

Pour être précis, vieux ça veut dire conjoint+éventuellement enfants
Nouveau job/nouvelles écoles/nouveaux amis, etc…

C’est exactement ce à quoi je faisais référence :grin:

Tu parles de contraintes financières, tu as demandé des internats avec tes voeux BCPST ? Les prix sont bien plus accessibles que les loyers parisiens et tu es entouré. Il y a aussi les internats hors lycées type Jean Zay. Si jamais tu vas à la fac, tu pourras toujours tenter le 2nd concours de l’ENS de Lyon. En étant normalien-élève, on est rémunéré (être indépendant financièrement à 20 ans c’est un luxe !).

Oui, en France on investit très peu dans la recherche. Le LPPR prévoit un investissement à hauteur de 3% de PIB de mémoire, est-ce suffisant ? Je ne sais pas. Pour avoir fait un peu de recherche à l’étranger, il n’y a pas photo : on ne perd pas de temps à faire des choses qui peuvent être achetée/sous-traitée, on fait de la vraie science et pas des tâches " ingrates " qui nous font perdre la moitié de notre journée. Tu es encore un peu jeune, je pense qu’il faut que tu te diriges vers une (ou des) disciplines qui t’intéressent dans un premier temps, ton projet mûrira tout seul. Les stages (obligatoires ou volontaires) te permettront déjà d’y voir plus clair.

Comme Ens Lyon demande une mineure pour le 2nd concours, la chimie est une option qui se défend si le cursus universitaire post bac est privilégié.

Saclay propose également un 2nd concours mono disciplinaire.

J espère sa liste de prepas bien faite…
1 seule bpcst dans l académie de Strasbourg ?

Bonjour,
Pour éclaircir un peu le sujet, oui je n’ai demandé qu’une prépa BCPST à Jean Rostand. Ce n’était pas du fait de ma volonté, j’aurais voulu mettre des voeux dans d’autres prépas. Cependant, mon père a voulu que je ne mette des voeux qu’en Alsace, pour des raisons déjà financières, mais surtout parce qu’il est un peu surprotecteur et ne veut pas que je quitte le domicile familial. J’ai demandé l’internat à la prépa, et je n’ai convaincu mon père que de justesse.
Peut on tenter le concours de l’ENS de Lyon aussi après la Prépa ? Et comment se fait il qu’on soit rémunéré durant le cursus, il s’agit d’une alternance?