Bonjour,
Comme beaucoup de monde j’hésite énormément entre faire une prépa mpsi ou à choisir une autre voie pour l’an prochain (je suis en terminale générale). Je vous expose la situation : j’ai toujours été première la classe, et j’ai de très bonnes notes dans les matières scientifiques. Le problème, c’est que je ne suis pas dans un très bon lycée car je suis en double-cursus danse classique à raison de 25h de pratique par semaine, et je n’ai donc pas eu la possibilité de choisir mon lycée. C’est pour cette raison que j’ignore si j’ai le niveau suffisant pour faire une mpsi. Par ailleurs, je suis très sportive comme vous l’avez compris et le sport est vraiment capital dans mon équilibre de vie : si je suis extrêmement motivée et que je fais preuve de beaucoup de discipline, aurai-je la possibilité de faire par exemple 45 min de sport tous les jours ? Si quelqu’un a de l’expérience à ce sujet je suis preneuse !
Pourquoi MPSI ? Et pas PCSI ou PTSI ??
Sinon, quels sont tes autres choix ?
Le bon point : si tu es première de classe avec 25H de pratique sportive par semaine, c’est d’une part que tu as une grosse marge de progression avec plus de temps consacré au travail scolaire, et d’autre part sûrement une bonne organisation, des points très positifs pour envisager une CPGE. Ce qui est sûr par contre, c’est que si tu choisis cette voie, il faudra trouver un équilibre différent, avec (beaucoup) moins de danse. Est-ce que 45 minutes par jour sont envisageables ? Probablement, mais rares sont les élèves qui tiennent vraiment ce genre de rythme en pratique (après une journée pleine et une ou deux colles le soir, l’envie d’aller faire du sport peut faire défaut). Ce qui est certain, c’est qu’il ne faudra bien sûr pas lâcher totalement la danse si c’est nécessaire pour ton équilibre.
Ensuite, la vraie question c’est en effet : une prépa pour faire quoi ? Quelles sont les éventuelles projections pour ce qui se passera après ? Les alternatives ?
A noter les INSA ont des filieres sportifs de haut niveau:
https://www.groupe-insa.fr/ingenieur-sportif-de-haut-niveau
w.
45 minutes chaque jour ça parait compliqué, il faut se rendre au studio, se changer, prendre une douche, revenir… donc ça prend bien plus de 45 minutes.
Si vous tenez particulièrement à garder un rythme soutenu en danse un cursus universitaire sera plus compatible avec moins de volume et des aménagements plus faciles à mettre en place.
Pourquoi une MPSI, avez-vous une idée de projet pro ?
Une pratique sportive intense, soit on en fait son métier, soit elle passe sous l’éteignoir des études supérieures. Il est impossible de courir deux lièvres à la fois.
Ma fille a abandonné toute pratique sportive en p1.
Puis a repris la danse classique en p2 et d1, et a de nouveau abandonné cette année de d2.
Je suis un ancien gymnaste (17h de gym en terminale C).
J’ai tout arrêté en fac de math. La fac demande aussi un certain volume de travail.
Bonsoir,
Voici ma vision :
Ce qui est certain, c’est que les aspects logistiques seront essentiels pour vous, afin de perdre le minimum de temps entre le lycée, l’endroit où vous ferez de la danse et votre logement … tout en intégrant que certains soirs vous pouvez avoir des colles à 19h, voire plus tard …
L’avantage que vous avez est déjà d’avoir un rythme de vie structuré (études, sport, …) et de très bonnes notes sans travailler de façon très assidue, en rajoutant forcément une certain maturité et un fort niveau d’exigences, ce sont des qualités importantes de réussite, surtout en prépa où c’est très cadré (et encadré), avec un rythme de travail régulier et conséquent.
Pour votre équilibre, il est important de continuer à faire de la danse classique, la question qui se pose est : avez-vous la possibilité de diminuer le rythme car 45 minutes par jour ça fait potentiellement beaucoup même si tout est question d’organisation et de motivation …
De mon côté j’avais ralenti le sport en prépa mais je faisais quand même 2 à 3 footings par semaine et j’ai repris en école d’ingé de façon plus intensive.
Dans tous les cas je vous conseille de ne pas arrêter le sport vu votre profil mais plutôt d’aménager le temps à y consacrer … si envisageable pour vous
Le fait ne pas être dans un très bon lycée n’est pas impactant, ce qui compte c’est votre niveau et surtout votre potentiel … N’hésitez pas à demander à vos profs ce qu’ils en pensent … Je ne connais pas le niveau de votre classe, un élément important à considérer …
En général en prépa les conseils donnés par les profs sont de consacrer 1/2 journée par semaine le w-e pour décompresser (sport, musique, voir des amis/amies, …) + de ne jamais restreindre le temps de sommeil dont vous avez besoin (toujours contre-productif …).
N’hésitez pas à formuler différents types de vœux : fac, prépa, INSA, … Vous avez encore qq jours …
Et ça vous permettra d’avoir qq mois de réflexion supplémentaire.
Bonne réflexion,
Un petit témoignage sur courir les 2 lièvres à la fois.
A l’INSA de Lyon j’avais une camarade de promotion, danse étude. Brillante scolairement parlant. Elle a continué la danse en parallèle notamment grâce aux aménagements danse étude. Elle a aussi passé ses diplômes d’état de danse.
Elle est ingénieur, elle a exercé quelques années dans le domaine puis finalement elle a décidé de vivre de la danse. Elle a fondé sa compagnie de danse.
Elle a toujours eu un pied dans les deux mondes et n’a fini par choisir définitivement que très tard donc en ayant suivi jusqu’au bout ses 2 cursus de danse et d’ingénieur.
Si le projet professionnel si prête je conseillerais vraiment de s’intéresser aux cursus danse étude de l’INSA et de toutes autres formations proposant ce type d’aménagement
+1 pour les cursus aménagés (2 années en 3 : INSA, prépa des inp…)
Il y a aussi les licences de Dauphine aménagées pour les sportifs de haut niveau, notamment la Mathématiques/Informatique : https://dauphine.psl.eu/fileadmin/mediatheque/formations/licences/2-plaquettes/brochure_talents_dauphine.pdf
Merci beaucoup pour tous vos conseils, j’ai effectivement mis sur parcoursup le parcours talent de Dauphine, (je ne sais pas si les débouchés sont bons), mais je n’ai en revanche pas mis de pcsi ou ptsi car j’aime vraiment particulièrement les mathématiques. En revanche, j’ai mis deux double-licences : mathématiques appliquées aux sciences humaines et sociales (partenariat sciencesPo - Sorbonne) ainsi que le bachelor de sciences po associé à une licence de maths (partenariat sciences po- Sorbonne aussi). Je ne sais pas dans quelle mesure ces doubles licences sont de bon niveau et si elles offrent des perspectives intéressantes pour la suite. Ce qui me fait également hésiter par rapport à la prépa est l’absence de profession en particulier que je vise pour la suite, tout est un peu flou à ce stade et je ne sais pas du tout ce que veux réellement : mais la prépa permet de ne se fermer aucune porte tout étant assez élitiste, donc c’est pour cette raison que je l’envisage… Est-ce que pour autant passer deux ans à travailler sans relâche sans faire de sport/danse est-il une bonne chose ? je vais donc me renseigner sur les différentes formations que vous mentionnez, merci beaucoup ! Et l’exemple de la personne étant parvenue à garder un pied dans les deux milieux me rassure également.
Je voulais donner un exemple positif mais je pense que c’est quelque chose de difficile sans cursus aménagé
À l’INSA de Lyon, c’est grâce aux cursus aménagés que certains ont réussi à concilier les 2 mondes. Danse étude, mais aussi sport étude. Musique étude
Je pense qu’en prépa classique c’est plus compliqué….
nb38, post:12, topic:135797 a écrit:
j’aime vraiment particulièrement les mathématiques.
Il y a quand même beaucoup de physique en MPSI. Vous n’avez pas parlé de votre dossier, si fan de maths avant tout une licence de maths collerait davantage (et vous laisserait plus de temps pour danser…).
En revanche, j’ai mis deux double-licences : mathématiques appliquées aux sciences humaines et sociales (partenariat sciencesPo - Sorbonne) ainsi que le bachelor de sciences po associé à une licence de maths (partenariat sciences po- Sorbonne aussi).
On ne va pas à SciencesPo si le but est de faire des maths. Ça va représenter un cursus très chargé, avec des débouchés relativement restreints, donc pas top si vous n’avez pas une première idée de projet pro.
Ce qui me fait également hésiter par rapport à la prépa est l’absence de profession en particulier que je vise pour la suite,
C’est le cas de presque tout le monde en prépa. L’avantage des CPGE c’est que l’éventail des possibilités reste assez ouvert par la suite
Est-ce que pour autant passer deux ans à travailler sans relâche sans faire de sport/danse est-il une bonne chose ?
Vous ne ferez pas 0 sport (c’est déconseillé) mais vous passerez de 25 à qqs heures par semaine.
Choisir c’est renoncer !
Si tu ne veux pas devenir danseuse professionnelle, tu dois accepter de mettre cette activité entre parenthèses, même si c’est une décision difficile, je te l’accorde. Je suis d’accord que courir deux lièvres, c’est très risqué et reste compliqué même dans les parcours adaptés.
Tu devras accepter deux ans de sacrifices pour revenir plus forte ! Tu auras intégré une école où tu auras alors tout le loisir de t’entrainer à nouveau. Cherche sur Internet l’exemple d’un jeune qui est maintenant à l’X et a réussi à intégrer de nouveau l’équipe de France de Kayak (je crois).
Tu dois, par contre, trouver une logistique où il te sera facile de faire du sport (à défaut de danse) car passer de 25h de danse à une vie en CPGE, il y a un fossé qui constituera un vrai challenge pour toi. Y es tu préparée ?
Si l’endroit s’y prête, tu pourras aller courir 30/40 min avant les cours, entre midi et deux certains jours dans la semaine, aller dans une salle (pour danser)…
Le week-end ça sera plus facile d’avoir des plages plus longues.
Tout est une question d’organisation, de motivation. Ce n’est pas donné à tout le monde, mais sans essayer tu ne sauras pas si tu en es capable.
je ne suis pas tout à fait d’accord avec Louve.
Les cursus aménagés sont vraiment bien pour les personnes qui ont vraiment une passion forte et prenante à côté.
Je parle essentiellement de l’INSA de Lyon, parce que c’est ce que je connais, mais d’une manière générale, se renseigner sur tous les cursus aménagées.
Je trouve que c’est une excellente raison de privilégier ces formations vis à vis d’une CPGE quand on a une passion et un haut niveau de pratique.
Perso, (évidemment ce n’est pas une statistique) toutes les personnes que j’ai côtoyé durant ma formation ayant un cursus aménagé ont tous réussi à mener de front les deux. Médaille d’or conservatoire de Lyon en piano (après il a fait une thèse en électronique je crois et il exerce dans le domaine), capitaine de hand-ball d’une équipe évoluant en nationale (qu’il a continué pendant des années en // de son métier d’ingénieur, jusqu’à ce qu’il arrête le hand à un certain âge), une en équipe de France de judo (mais qui a arrêté le judo par choix en cours de formation ingénieure), une qui a participé au JO en voile en cycle ingénieur, un champion d’Europe il me semble en escalade, et donc aussi celle qui a crée sa compagnie de danse in fine qui était ma co-promo.
En école d’ingénieur, je suis de loin 2 jeunes actuellement en préparation pour les JO de Paris.
Mais sans cursus aménagé et l’appuie de la direction de l’école, c’est impossible d’avoir 40h de pratique sportive/semaine (préparation JO oblige). Ces 2 jeunes ont énormément de mérite et toute mon admiration par ailleurs de ne jamais avoir lâché côté études et de s’accrocher à leurs 2 rêves (JO ET ingénieur)
Mener les 2 choses en parallèle demande beaucoup de discipline, d’effort, de persévérance, et selon le niveau de pratique d’être prêt à aménager (beaucoup) sa scolarité. Ce n’est clairement pas donner à tout le monde de pouvoir le faire.
Mais ca a le mérite d’être possible, je tenais à le souligner.
Mi@, nous ne sommes pas en désaccord !
Ces parcours ont le mérite d’exister, c’est possible mais ça reste compliqué.
Quand il s’agit de l’Insa Lyon, qui est une très bonne école avec de belles perspectives de carrière, on prend moins de risque évidemment.
Moi je connais un jeune que l’on a pas gardé au bout d’une année de prépa INP. Son année a été très compliquée sportivement et scolairement. Ca refroidit.
Chacun choisira bien sûr, mais si on ne veut pas devenir sportif professionnel, l’option « deux années de sacrifice » pour reprendre à fond ensuite me paraît être une bonne alternative. C’est rassurant d’assurer un diplôme pour le reste de sa vie. Ca doit dépendre bien sûr des sports, certains peuvent se pratiquer plus tard que d’autres.
Enfin, j’ai retrouvé le lien du jeune qui a choisi de faire une Prépa, qui a intégré l’X et a pu reprendre le sport à haut niveau. C’est la crème de la crème, je vous l’accorde ! On n’est pas tous égaux.
https://www.mondedesgrandesecoles.fr/portrait-augustin-reboul-triple-champion-europe-kayak-futur-ingenieur-x/
Mais le choix ce n’est pas necessairement aujourd’hui. Depenser un voeux (MPSI) et une demi douzain de sous voeux dans sa liste parcoursup c’est se donner jusqu’en juin pour reflechir à ce qu’on veut faire.
Apres il y a des gens qui arrivent à tout faire
https://journals.openedition.org/sabix/401?lang=en
en j’imagine ayant mis leur autre passion un peu entre parenthese en prepas.
A court terme c’est la question: est ce que la question c’est est ce que la posteuse souhaite mettre la danse entre parenthese durant ses années de prepas ou preferes t’elle trouver une formation moins prenante, par exemple adaptable ? Sachant qu’il en existe de fort interessante qui ne sont pas des choix par defaut.
Jusqu’en juin ca fait deux trois mois pour trouver la reponse
w.
J’ai un ami pianiste de haut niveau qui a fait deux ans de prépa, qui est rentré sur dossier à l’ENS Lyon en maths puis qui a arrêté au bout d’un an pour finalement se concentrer sur le piano, et qui est aujourd’hui concertiste. Je ne sais pas combien de temps il consacrait au piano pendant ses années de prépa, mais c’était sans doute conséquent. Après, soyons clair : faire ça, c’est vraiment difficile, choisir une formation offrant des aménagements (INSA par exemple) est un choix généralement plus raisonnable si l’on souhaite continuer une pratique sportive ou artistique à haut niveau.
D’un autre côté, et ça n’engage que moi, je n’exige pas de mes élèves qu’ils travaillent le plus possible. Il y a un investissement minimum à avoir qui est déjà très conséquent (ça ne paraît pas raisonnable d’être en dessous de 50 heures de travail par semaine tout compris), mais ça laisse une certaine marge. Si l’on décide que l’on veut garder 10 heures par semaine pour continuer sérieusement une activité, c’est possible : il faut juste bien s’organiser, et accepter que l’on n’intégrera pas forcément exactement la même école que si on avait consacré ces 10 heures à du travail scolaire. 25 heures par semaine, en revanche, je n’y crois pas trop.
J’aurais une question : Comment est accordé le statut de SHN pour la danse (classique) et la posteuse a t elle obtenu ce statut ?
Est-ce que l’INSA accepte un aménagement sans ce statut, en prouvant uniquement une pratique intensive de la discipline ?